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Accueil du site > Tribune Libre > Brève histoire d’une civilisation qui s’éteint

Brève histoire d’une civilisation qui s’éteint

 

Si la création est forcément destructrice, la destruction n’est pas obligatoirement créatrice. En d’autres termes, il vaut mieux avoir de bonnes idées nouvelles avant de vilipender les anciennes.

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 Les premiers royaumes israélites étaient présents dès le début du Ier millénaire av. J.-C au Proche-Orient. L’Homme a toujours eu le sens de la propriété, sens que la plupart des animaux possèdent également, ce qui le conduit souvent à des excès pour conserver ou agrandir son bien. Les religions se donnent pour mission d’arracher l’Homme à un destin purement bestial. Dans l’ancien testament, il n’y a pas de condamnation de la richesse matérielle, les patriarches sont riches en troupeaux, les rois riches en femmes, la richesse est signe d’une bénédiction. Dans le nouveau testament, les riches plus que les richesses sont flétris. C’est explicite dans l’Évangile (apocryphe) de Jacques datée de la seconde moitié du IIe siècle : « A vous maintenant, les riches ! Votre richesse est pourrie, vos vêtements sont mités. Votre or et votre argent son rouillés ; et leur rouille s’élèvera en témoignage contre vous et dévorera votre chair comme un feu. Le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs et dont vous les avez frustrés crie, et les cris des moissonneurs sont parvenus jusqu’aux oreilles du Seigneur de l’univers. » Des propos moins plus poétiques mais de même nature se trouvent dans les Évangiles écrits plus tôt. Les bases sont posées, « On ne peut servir à la fois Dieu et Mammon », le génie de l’Homme et l’or.

 Au lendemain de la mort de Jésus, ses fidèles sont une centaine tout au plus. Trois siècles plus tard, quand la liberté de culte est enfin accordée aux chrétiens, la nouvelle religion s'est répandue dans les villes et les ports du bassin méditerranéen : Jérusalem, Antioche, Éphèse, Athènes, Corinthe, Alexandrie… et plus partiellement en Occident. Esclaves comme aristocrates se convertissent.

 En 64, l’empereur Néron accuse les chrétiens d’être responsables de l’incendie de Rome. Nombreux sont alors les suppliciés. St Pierre (de son vrai nom Simon), un disciple du Christ, fut crucifié la tête en bas vers l’an 65. Souvent locales, les persécutions se poursuivent sous les différents empereurs romains qui se succèdent jusqu’à Dioclétien (244-311) qui entreprend de supprimer tous les chrétiens. La dernière et la plus sanglante des persécutions officielles du christianisme (vers 310), ne viendra toutefois pas à bout de la communauté chrétienne de l'Empire.

 Au IIIe siècle, des minorités chrétiennes sont présentes en nombre dans l’empire romain. Les valeurs qu’elles affichent (pacifisme, dignité, respect humain, monothéisme…) se révèlent peu compatibles avec celles des romains. Des persécutions sont alors organisées. Souvent dénoncés par les populations, les chrétiens sont emprisonnés, torturés, mis à mort. Ste Perpétue, au milieu des insultes de la foule, est placée dans un amphithéâtre entourée de filets avec sa servante et elles sont livrées à la fureur d'une vache sauvage qui s'acharne sur elles sans parvenir à les tuer, elles seront finalement égorgées. Ste Agathe : on lui arrache les seins avec une tenaille puis elle est trainée sur des charbons ardents. St Laurent est lacéré par des coups de fouet et rôti sur un gril. Ste Barbe a son corps déchiré avec des peignes de fer, on la brûle avec des lames rougies puis elle est décapitée par son propre père. Ste Christine : on tente de la noyer, on la plonge dans un bain d’huile bouillante puis on lui fend le crane. Sans compter qu’on la peut-être aussi mise dans un four pendant cinq jours, enfermée en compagnie de serpents venimeux, puis finalement percée de flèches. La véracité des récits n’a aucune importance : ils sont crus. Au lieu d’anéantir le christianisme, les supplices contribuent à le renforcer. Les fidèles qui, face aux tortures et aux exécutions, continuent à confesser leur foi, montrent une détermination et un courage qui rend respectable leur religion : « le sang des martyrs est une semence de chrétiens ».

 L’empereur Gallien en 260 accorde la liberté de culte aux chrétiens : s’ouvre alors une période de tolérance d’environ 40 ans pendant laquelle le christianisme s’implante. Le christianisme a indéniablement, à l’époque, modifié les conduites individuelles de ses fidèles en mettant en avant la paix, la douceur, l'humilité, la tempérance et les mœurs inclinaient vers une certaine retenue. Les chrétiens, dont de nombreux esclaves convertis, ont formé des communautés se pensant comme des groupes de saints Hommes au sein d'un État organisé où suivre une attitude politique n’était pas essentiel.

 Attribuant une victoire militaire à l’intervention du Christ, Constantin se fait le défenseur de la chrétienté. En 313, les chrétiens peuvent ne plus devoir vénérer l’empereur comme un dieu. Baptisé sur son lit de mort afin d'être lavé de tous les péchés antérieurs, Constantin restera pour l’éternité comme le premier empereur romain chrétien. Constantin fit une œuvre législative conséquente : impose le repos dominical, autorise l'affranchissement des esclaves, accorde le droit aux plaideurs de choisir entre le tribunal civil et la médiation de l'évêque, alors élu par le peuple. Il promulgue des lois contre la prostitution des servantes d'auberges (profession initiale de sa mère) et propose l'humanisation des prisons et la limitation des traitements cruels.

 Les conversions de plus en plus nombreuses ont cependant pour conséquence d’affecter la crédibilité chrétienne, dont les principes originaux sont de moins en moins respectés. Cette situation donne alors naissance au monachisme vers 270, lequel consiste, pour ses adeptes, à vivre isolé du monde sous une règle commune. L’Orient, puis l’Occident, voient se créer de plus en plus de monastères.

 À compter de ce moment, l’alliance du pouvoir et de la spiritualité va conduire non pas à des déviances mais vers une inéluctable férocité pour maintenir la cohésion du groupe créé pour vénérer l’Amour. Le Dieu-Amour peut habiter un Homme et lui permettre de s’élever au-dessus de lui même, mais si il associe avec ses semblables, ce ne sont plus ses valeurs qui in fine l’emporteront mais l’obéissance au dogme afin de fortifier, de consolider, de rendre plus puissant le groupe.

 De fait les massacres perpétrés au nom de la foi ne manquèrent pas au fil des siècles :

 -1099 Prise Jérusalem. Les croisés massacrent la population de Jérusalem, tuant musulmans et juifs (10 000 victimes environ).

 -1219 La croisade des Albigeois, les croisés massacrent les hérétiques (5 000 morts).

 -1348 Pogrom de Strasbourg. Les juifs sont rendus responsables de la peste noire, la grande majorité des habitants juifs de la ville sont massacrés par la population.

 -1572 Massacre de la Saint Barthélémy. Des milliers de protestants sont tués par les catholiques.

 -2014 République Centrafricaine. Des chrétiens et des animistes, massacrent des centaines de musulmans.

 -2015 Centrafrique. Des milliers de musulmans ont été massacrés par des milices chrétiennes. Des représailles furent organisées.

 L’Homme, plus qu’avide de biens, est avide de puissance : le groupe, l’assemblée, le clan le rendent fort même s’il n’est qu’un dans la multitude… et il se sent en sûreté. On ne peut être puissant et pur, le chemin vers l’idéal ne peut être suivi que seul en trouvant ses propres lumières par l’entendement pour ne pas tomber sous la coupe d’un maître. Transformer des repères acquis pour soi en certitudes pour les autres par la volonté de convaincre, par le prosélytisme, immanquablement conduit aux pires excès de l’intolérance. Une ‘communauté’, quelle qu’elle soit, n’a d’objectif que la domination et elle emploiera tous les moyens pour ce faire, même si elle agite des grelots enchanteurs. 

 Si l’on parle de juifs, de musulmans, de chrétiens comme de groupes organisés et structurés, il n’y a aucune chance de pouvoir ‘déclarer la paix’ au Monde. Les communautés se constituent pour combattre ou au mieux convaincre, jamais pour respecter autrui dans ses différences. Un juif, un musulman, un chrétien peuvent être angéliques ou diaboliques, roués ou sincères, respectueux ou méprisants, mais les communautés qui mettent leurs prétentions transcendantes au dessus de l’humain sont toujours diaboliques, rouées, méprisantes et de plus insincères.

 La religion catholique est devenue vertueuse quand elle s’est vue sur le point de disparaître, alors elle a mis en avant ce qui aurait toujours dû rester sa raison d’être, l’Amour. Pour les autres religions l’heure est au repliement, au mysticisme voire à la sorcellerie : chacune s’apprête à l’affrontement que chacun pressent. Mais ce n’est pas en tournant un tapis dans la bonne direction, ni en se frappant le front contre un mur en ruine, ni en aspergeant les foules qu’on tirera un tant soit peu l’Homme son insignifiance.

 Les modernes se veulent ‘fabricateurs’ de nouveaux dieux en faisant appel à une fausse science mais à de vrais cupidités qu’ils disent tempérer à coups de lois, de traités, de règlements, mais jamais ceux-ci ne réunissent plus humbles et nantis, car ils ne le peuvent pas. Dieu est mort, même s’il semble resurgir sous les oripeaux de mystiques mortifères, mais qu’en est-il de la notion d’absolu qui doit s’imposer à tous ?

  


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55 réactions à cet article    


  • Arogavox 11 mars 11:20

    La phrase clé que je retiendrai est :

    « On ne peut être puissant et pur, le chemin vers l’idéal ne peut être suivi que seul en trouvant ses propres lumières par l’entendement pour ne pas tomber sous la coupe d’un maître. »


    ... par contre je ne saurais comprendre, et me garderai donc d’interpréter les derniers mots de la conclusion :

      « la notion d’absolu qui doit s’imposer à tous » ??


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 11 mars 11:43

      @Arogavox
      À ma connaissance, le seul absolu qui vaille est l’Amour, mais j’ai peur d’être ridicule ou idiot en employant ce mot.


    • oncle archibald 11 mars 11:58

      @Jacques-Robert SIMON : « j’ai peur d’être ridicule ou idiot en employant ce mot »

      Oh que non !


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 11 mars 13:23

      @oncle archibald
      C’est vrai que nos sociétés manquent d’Amour et qu’elles le remplacent par la charité, ce qui n’a rien à voir.


    • oncle archibald 11 mars 14:53

      @Jacques-Robert SIMON : rien à voir, vraiment ?

      Je pense que vous vous crispez à l’évocation des « dames patronnesses » qui tricotent en vert caca d’oie comme disait Jacques Brel, pour reconnaitre « ses pauvres à soi ». Ça c’est de l’égoïsme en fait. La dame en question ne cherche « à faire du bien à autrui » que subsidiairement, elle veut surtout être reconnue publiquement comme une personne généreuse.

      Mais la charité, ou le partage de ce que l’on a de biens matériels et de beaux sentiments, ça peut être grandiose. 

      D’après wikipédia : Dans le langage ordinaire, la charité est une vertu qui porte à désirer et à faire le bien d’autrui. Elle rend donc service aux gens. C’est donc un acte inspiré par l’amour du prochain1. Dans le langage des théologiens, elle désigne à la fois l’amour de Dieu pour lui-même et du prochain comme créature de Dieu1. La première encyclique du pape Benoît XVI s’intitule ainsi Deus caritas est (« Dieu est amour »), en référence à la Première épître de Jean. La charité est en outre définie comme l’une des trois vertus théologales du christianisme (aux côtés de la foi et de l’espérance).


    • Arogavox 11 mars 16:06

      @oncle archibald
       Et d’abord, comme toujours, l’étymologie reste un repère incontournable !

       D’où vient l’expression « te quiero » ?

      cf wikipédia :
      "Le mot « charité » est la francisation du latin caritas, -atis, signifiant d’abord cherté, puis amour (et dont le mot anglais care, qui signifie le soin au sens le plus large, est l’un des dérivés).

      « 

       Et puis, n’est-il pas possible de songer que le soin (care) a des connexions avec la compassion (cum patio), c’est à dire avec la souffrance ? ...
        dont certain psy français a pu dire (dans »souffrance en France") qu’il la considère comme étant à la source de la capacité de penser ... 
        


    • Arogavox 11 mars 16:42

      ... autre connexion : entre « charité » et « quête » 

      (« Action de demander et de recueillir des aumônes pour les pauvres ou pour une œuvre de charité. »   cf https://fr.wiktionary.org/wiki/quête)

       Si un ’Amour’ pouvait être un absolu dé-corrélé de toute quête, (une sorte de réalité mathématique dénuée de mystère ?) qu’aurait-il d’humain ?

       Ok, en tous cas pour ne pas Le réduire à cette seule quête entre humains, qui dériverait alors vers l’erreur du solipsisme ...

        Mais il faut voir midi à sa porte : si le Mystère avait une solution (Absolu externe, ou solipsisme interne), la découvrir enlèverait anéantirait toute ambition humaine ! 

      ... et cet « Amour » pourrait-il subsister sans humain ?

       


    • Ecométa Ecométa 11 mars 17:39

      @oncle archibald

       Si le partage est à priori, comme les choses devraient être dans l’ordre : il n’y a pas besoins de charité !

      Il serait bien qu’il n’y ait pas besoins de « charité » qui n’est qu’un faux semblant, qu’un faux prétexte de riches, pour racheter ses péchés et gagner sa place dans un illusoire paradis au ciel !

      Péchez.... allez-y gaiement la main dessus et les doigts dedans...et confessez-vous ; c’est un peu trop facile : non ?


    • oncle archibald 11 mars 18:29

      @Ecométa :

      Pour moi partage et charité sont étroitement liés quand il y a un des deux intervenants qui a besoin de l’aide de l’autre. Je t’aide parce que tu en as besoin et que ça me fait plaisir de t’aider, sans aucune contrepartie autre que de partager ce plaisir avec toi.

      Rien à voir avec un comportement « d’obéissance » qui ferait de la charité un espèce de « marché » avec Dieu : tu vois je suis bien sage, j’ai obéi à ton commandement et toi tu vas m’offrir un fauteuil d’orchestre au paradis ! C’est puéril et j’espère que parmi les chrétiens plus personne ou presque ne tient ce genre de raisonnement.

      Et confidence : je crois que le paradis c’est sur terre qu’on peut essayer de le construire et effectivement ça passe par le partage. Pour le reste, peut être qu’à l’instant où l’on franchit le Rubicon le paradis c’est d’accéder à la Vérité et se rendre compte qu’on ne s’est pas trop trompé. Avez vous observé le visage des morts ? Parfois on peut y lire le bonheur !


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 11 mars 20:19

      @oncle archibald
      Je voulais séparer l’Amour qui ne se montre pas (forcément) de la charité qui elle est à destination des autres. Je suis donc d’accord avec votre commentaire sans acrimonie envers les dames patronnesses.
      PS j’aime aussi beaucoup Jacques Brel


    • mmbbb 11 mars 20:27

      @Jacques-Robert SIMON la seule certitude j au le coeur a gauche, le portefeuille a droite . Le reste m a toujours semble du bla bla je le dis aisément puisque je fus enfant de choeur et que cette morale de l Amour m a ete inculquée Bon lorsque je voyais la tartufferie des hobereaux cathos de mon village j ai compris tres tot , 


    • Claude Simon Claude Simon 11 mars 11:20

      Dans les moments les plus critiques, de questionnement vis-à-vis du reste de l’humanité, de la manifestation la plus horrible de cet être imparfait, un dieu serait nécessaire afin de croire, dans un ultime recours, à la perfection d’un Etre ou à sa bienveillance.

      La prière est la manifestation d’une requête cherchant une faveur, souvent vitale (on pensera à l’invocation du dieu tutélaire avant le combat, ou lors de massacres de population, etc).

      Mais ce besoin de sécurité en dernier recours psychologique peut être raillé lorsque les faveurs de Mammon et l’impératif de la disponibilité du besoin sont facilement assouvies, le pire devenant chose obscure. Quoique.

      Par ailleurs, le cerveau humain étant fort incapable de purger toute ignorance (il n’a que 24 heures, et encore), il comble son déficit par la croyance, le mimétisme scientiste aujourd’hui, la morale à destination sociétale émise par la classe dirigeante le plus souvent.

      « Les religions se donnent pour mission d’arracher l’Homme à un destin purement bestial. » En dehors de la religion et vis-à-vis d’une autre religion ça peut rester bestial, le plus souvent au profit du souverain.
      J’ai beau regarder les idéologies plus récentes, elles participent exactement de la même dynamique.


      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 11 mars 11:47

        @Claude Simon
        Les idéologies ’récentes" ne veulent pas élever l’Homme au-dessus de lui-même, elles veulent modeler une société, une communauté, un collectif.


      • Claude Simon Claude Simon 11 mars 13:54

        @Jacques-Robert SIMON

        Et depuis 1789 dirons-nous, période charnière pour l’industrialisation (mise en place d’un système politique et administratif plus complexe), les crimes commis par les religions ont pu être industrialisés au nom d’idéologies.
        Maintenant que le capitalisme est à 95% financier, la conquête puis l’exercice du pouvoir qui joue au allumettes avec l’expérience psychopathe , s’exercerait, et oui, par la finance et ses arbitrages.

        La société multi-ethnique ou multi-cultuelle étant souvent le produit d’une société d’échange et impérialiste (ou son sujet la république universelle), l’idéologie de l’égalité à ces sujets sert de service après-vente de vices de consentement d’ordre internationaux.

        Le citoyen chrétien n’aura pas d’objection aux conséquences qu’on lui propose, il incriminera foncièrement les causes.

        J’ai regardé les causes des massacres perpétrés avec des motifs chrétiens que vous avez cités, et j’en vois plusieurs raisons :
        réplique à des rapines ;
        réplique à une déstabilisation d’une pensée unique catholique ;
        stratégie du bouc-émissaire ;

        Rien de bien évangélique, Evangiles où la révolte et la victimisation interpellerait de trop les conditions ne serait-ce que de survie.


      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 11 mars 14:19

        @Claude Simon
        Ce qui pose problème, c’est que refuser d’entrer dans un clan, une fratrie, c’est s’exposer, ne plus être à l’abri. Peut-être, mais je n’en suis pas certain, que les réseaux sociaux permettront de trouver un palliatif.


      • Claude Simon Claude Simon 11 mars 14:32

        @Jacques-Robert SIMON

        Si vous avez besoin d’avoir le pouvoir sur autrui et d’obtenir quelconque faveur, pourquoi pas ; Sinon, au hasard la sollicitude de la confiance, si l’on croît un tant soit peu en soit, ça peut suffire.

        Les dérives claniques, ça me monte un peu vite au nez, je préfère me venger sur la moutarde.
        Ne pas se faire d’ami afin de ne pas se faire d’ennemi, histoire de contourner la psychologie de la cour de récré, c’est pas mal non plus. C’est un peu usant pour le cerveau, mais celui-çi mieux alimenté, ça m’évite de repasser le mauvais ragoût des valeurs claniques.

        Il reste cependant la famille comme refuge, évidemment.


      • Arogavox 11 mars 17:06

        @Claude Simon
        « Sinon, au hasard la sollicitude de la confiance » 
          
        >>> cela aussi reste plutôt hasardeux.
        Sans oser espérer autant qu’une confiance, qui sous-entend un engagement-pari dans la durée ... ne saurait-on se contenter d’espérer (ou même seulement de miser) sur de probables reconnaissances, ponctuelles et circonstanciées ?
        En matière de communication, on peut voir ça comme des « accusés de réception » (genre  ACK(nowledge) des protocoles de transmission numériques).
         Savoir se contenter de cela n’est pas nécessairement le signe d’une indigence d’esprit, si l’on en croit le mot de Kant :
        « On mesure l’intelligence d’un individu à la quantité d’incertitudes qu’il est capable de supporter. »


      • Claude Simon Claude Simon 11 mars 17:52

        @Arogavox

        Disons que la confiance, ou plutôt la foi, c’est supporter des problèmes qui n’ont pas, concrètement, aujourd’hui, de solutions.

        Mais l’espace-temps n’étant qu’une seule et même chose, il vous est peut-être arrivé un jour, ou une nuit, le rêve inconscient d’entrevoir la route permettant, du moins en ce qui me concerne.

        Certes, ça laisse les questions existentielles en suspens (et pleins d’autres choses aussi), mais on peut, chemin faisant, s’en faire une petite idée.

        Et, si l’on reprend Kant, dans ce que l’on appelle le trait de génie ou la fulgurance, les résoudre tous à la fois (du moins en maths ou en physique) : le reséau de neurones biologique qui attend la migration de sa pierre manquante, non ?


      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 11 mars 20:21

        @Claude Simon
        Je suis en accord avec vous : la famille est essentielle à tous égards.


      • oncle archibald 11 mars 12:19

        « le chemin vers l’idéal ne peut être suivi que seul en trouvant ses propres lumières par l’entendement »

        Certainement, mais comment connaitre l’enseignement de l’Amour tel que le propose Jésus Christ si personne ne vous transmet les évangiles qui exposent cet enseignement ?

        Une communauté de croyants qui assure la transmission du savoir parait nécessaire. Ce ne sont que les excès, les « conversions forcées », l’intolérance, la domination, qui sont détestables.

        "Une ‘communauté’, quelle qu’elle soit, n’a d’objectif que la domination et elle emploiera tous les moyens pour ce faire« .

        Pas nécessairement. Cela arrive lorsque cette communauté spirituelle s’appuie sur une communauté »politique" pour dominer. Rien ne l’y oblige même si la tentation est très forte.


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 11 mars 13:34

          @oncle archibald
          Vous avez probablement raison, une communauté n’est pas toujours, mais très souvent, un moyen d’obtenir le (un) pouvoir sur les autres. Bien entendu, la lecture ou toute autre source de ’pensées’ est incontournable pour se bâtir soi-même mais il faut fuir les prêts-à-penser, les gourous, les idoles, les ’lider maximo’, tout ce qui ressemble à un mâle ou une femelle dominant-e.


        • oncle archibald 11 mars 14:40

          @Jacques-Robert SIMON : "il faut fuir les prêts-à-penser, les gourous, les idoles, les ’lider maximo’, tout ce qui ressemble à un mâle ou une femelle dominant-e."

          Ça, ça fait partie des choses que mon papa et ma maman m’ont seriné dès mon plus jeune age. Pourtant ils allaient à la messe tous les Dimanches, et mes deux grands mères tous les jours !


        • Claude Simon Claude Simon 11 mars 16:08

          Ca, on ne me l’a jamais appris, sauf à me méfier des sectes.

          Mais bon, agoravox est bel et bien l’endroit pour être un vrai casseur d’influence.


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 11 mars 20:22

          @oncle archibald
          Mes parents étaient aussi très bien mais j’ai dû apprendre à me méfier des clans tout seul.


        • Jean Keim Jean Keim 11 mars 15:09

          Pour survivre nous devons vivre dans une communauté, mais la quête du fondamental est un voyage exclusivement solitaire, les deux ne sont pas incompatibles, la solidarité (collaboration, entraide, partage) accroissent nos chances de survivre, et cependant la vie en société doit favoriser l’épanouissement personnel.

          Nous ne savons pas ce que nous cherchons, partons de là sinon la quête est biaisée et les maîtres à penser mèneront la danse.


          • Arogavox 11 mars 18:06

            @Jean Keim
             ok, mais alors en osant cette remarque logique un peu chafouine : nous ne savons pas, donc (puisque nous ne savons pas ce que nous cherchons), ce qu’est l’épanouissement personnel ... et encore moins ce qui peut le favoriser ...


          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 11 mars 20:25

            @Jean Keim
            Pour être clair, j’ai dû simplifier un peu les situations. Il n’y a pas en effet une incompatibilité totale entre communauté et solitude (intellectuelle), mais je devais à mon avis souligner le danger des avis grégaires (et dangereux) ;


          • Jean Keim Jean Keim 15 mars 13:00

            @Arogavox

            L’épanouissement personnel n’est pas l’objet de la quête mais le point de départ, il dépend notamment du fait de se sentir en sécurité dans le sein d’une communauté.

            La quête est biaisée dès le départ si nous ne percevons pas la nature de la pensée.


          • Ecométa Ecométa 11 mars 15:57

            Il n’y a pas d’absolu... que du relatif : tout est relatif !

            Vous allez me dire que c’est là un absolu ! Non, c’est une simple évidence, car rien, absolument rien, de l’élément le plus infime de la matière à celui le plus immense tel l’univers, rien, absolument rien, n’existe par lui-même et pour lui-même ! Tout est en interaction complexe et dynamique : tout est « écosystémique » ; même en métaphysique !

            En l’occurrence c’est de relatif « HUMAIN », tout simplement d’HUMANITE, d’Altérité, dont nous avons réellement besoins ! Il nous faut convoquer urgemment le « principe d’HUMANITE » en lieu et place de cet individualisme crétin !

            L’être humain serait bien inspirer de croire en lui, simplement comme « Humain » sans distinction d’aucune sorte ; certainement pas comme « religieux », ni comme « scientifique » surtout comme scientiste car c’est le scientisme, pourtant abandonné en son temps, qui est revenu en force et qui domine la science et non une approche scientifique qui serait dans l’entendement : qui relèverait d’une bonne et saine intelligence ! Une science qui domine tout le SAVOIR !

            C’est simple, on pourrait même dire simpliste, voire même imbécile, mais pour notre époque moderne au modernisme, celle du changement pour le changement, véritable paroxysme de modernité et plus simple modernité, la science est devenue générique de savoir et du « SAVOIR » et, il n’y aurait plus de « Savoir » comme d’ailleurs de « valeurs », même de « PRINCIPES », que de nature scientifique et technique ! Au diable l’ontologie, la déontologie, l’éthique et l’altérité : tous ces acquits intellectuels humains ! Renvoyée aux calendes grecques et aux oubliettes de l’histoire la « métaphysique », cette « épistémologie » première philosophie et première interrogation sensée qui sortait l’humain de l’état de pure croyance religieuse et qui nous sortirait de cette croyance en une science pure à la Descartes.

            Une question se pose : sommes-nous plus intelligent avec notre pléthore de savoirs technoscientifiques ? Non, il semblerait que non, il semblerait même que nous soyons toujours au fond de la caverne avec les ombres qui s’agitent, même de plus en plus, car toujours aussi ignorant de la « Nature », comme des « états de nature » qui ont émergés, dont la nature humaine : nous sommes de plus en plus ignorant de l’humain et du principe d’humanité !

            le « MOI » est important, le « JE » est important,et ils ne doivent pas être négligés, mais ils ne valent que s’ils pensent et agissent « NOUS ». C’est le vrai COGITO !

            Le plus, le penser « NOUS », peut le plus, même beaucoup plus, alors que le moins, le penser « JE » ou le penser « MOI », ne pourra jamais le plus ! Ainsi, le collectif, sans tomber dans le collectivisme paroxysme du collectif, pourra suffisamment satisfaire l’individuel alors que l’individuel, et encore moins l’individualisme, paroxysme d’individualité, ne pourra jamais satisfaire le collectif !

            Pour que tout aille mieux ; en tout instant, dans toute procédure, en toute logique, dans toute méthodologie, en toute raison : pensons NOUS ; et, là, nous agirons à la fois pour nous-mêmes et pour les autres !

            Faisons nôtre l’Éthique de KANT :

            « Agis de telle sorte que la maxime de ton action puisse être érigée par ta volonté en une loi universelle » et non individuelle ou personnelle.

            « Agis de telle sorte que tu traites l’humanité en toi-même et en autrui comme une fin et jamais comme un moyen ».

            « Agis comme si tu étais législateur et sujet dans la « République » des volontés libres et raisonnables ».

            Emmanuel Kant nous dit que si la maxime de l’action a pour objectif une fin en soi, elle doit être le « raisonnable ».

            Le raisonnable et non un rationalisme technoscientiste totalement crétin car il nous envoie à notre perte !


            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 11 mars 20:30

              @Ecométa
              Un absolu me semble nécessaire pour une vie en société pour éviter les errements qui ne mènent à rien. Divers absolus ont été utilisés, la Cité, Dieu, la Nation, la République... je propose en filigrane l’Amour qui est le seul absolu non destructeur.


            • Arogavox 11 mars 22:43

              @Jacques-Robert SIMON

              absolu  ?
              définition : « Ce qui existe indépendamment de toute condition ou de tout rapport avec autre chose »

              étymologie : 

              Du latin absolutus, participe passé de absolvere (« détacher de », « séparer de », « achever »).Au XIIe siècle, le mot avait le sens de achevéparfait

            • Ecométa Ecométa 12 mars 09:51

              @Jacques-Robert SIMON

              absolu, absolue, adjectif (latin absolutus, achevé)

              Qui n’admet aucune restriction, aucune exception ni concession !

              Se dit d’un état, d’une qualité arrivés à un degré extrême.

              Se dit d’un pouvoir politique qui n’est soumis à aucune limitation, ou de la personne qui l’exerce : Un monarque absolu.

              Qui ne supporte aucune contradiction, qui ignore les nuances.

              Je me méfie des absolus et à raison ... l’histoire est la pour en témoigner ! Quant la Nation ou la République comme absolu ? Ce sont des notions d’importances, des principes importants, des cadres essentiel à la démocratie, mais pas des absolus !

              Quant à l’Amour absolu ... il peut vite passer à la haine absolue ! Je propose simplement, et sans passion, la relation à l’autre, aux autres, l’Altérité, et le vrai COGITO comme je l’ai expliqué : toujours penser : « NOUS »  ! C’est une méthode que nos devrions tous mettre en œuvre !


            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 13 mars 08:47

              @Ecométa
              Ce n’est pas l’Amour absolu qu’il faut rechercher mais comme absolu l’Amour (en dernier ressort).


            • Ecométa Ecométa 11 mars 17:27

              Et Dieu les bénit, et leur dit : Croissez, et multipliez, et remplissez la terre ; et l’assujettissez, et dominez sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur toute bête qui se meut sur la terre.

              Jusqu’à épuisement des ressources ?

              Tout comme Descartes : se rendre maître et possesseur de la nature et des états de nature, dont la nature humaine qui ne convient pas « foi de rationalisme » ! Quelle arrogance humaine que d’établir un savoir en totale négation d’un « tel quel » universel et immuable ! Quel manque de conscience et même de connaissance, aussi d’intuition, contrairement à Blaise Pascal, qui,, écologiste et même tenant de la physique quantique, ceci, bien avant l’heure, avait tout compris de la complexité des choses !

              Descartes : “Car [ces connaissances] m’ont fait voir qu’il est possible de parvenir à des connaissances qui soient fort utiles à la vie, et qu’au lieu de cette philosophie spéculative, qu’on enseigne dans les écoles, on peut en trouver une pratique, par laquelle connaissant la force et les actions du feu, de l’eau, de l’air, des astres, des cieux et de tous les autres corps qui nous environnent, aussi distinctement que nous connaissons les divers métiers de nos artisans, nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature. Ce qui n’est pas seulement à désirer pour l’invention d’une infinité d’artifices, qui feraient qu’on jouirait, sans aucune peine, des fruits de la terre et de toutes les commodités qui s’y trouvent, mais principalement aussi pour la conservation de la santé, laquelle est sans doute le premier bien et le fondement de tous les autres biens de cette vie.”

              Blaise Pascal :« Toute chose étant causée et causante, constituée et constituante, englobée et englobante (aidée et aidante, médiate et immédiate… écrivait-il) et, toutes s’entretenant par un lien naturel et insensible (lien écosystémique) qui lie les plus éloignées et les plus différentes, je tiens pour impossible de connaître les parties sans connaître le tout, non plus que de connaître le tout sans connaître particulièrement les parties ».

              Blaise Pascal avait ressenti avant tout le monde la nécessité d’une pensée et d’une approche différente de celle de Descartes ; en fait, il avait une idée de la complexité des choses quand Descartes, lui, n’en n’avait aucune et cherchait on ne sait quoi et nous cherchons encore ! Blaise Pascal était « écologiste », il partageait même une vision « quantique » du monde bien avant la physique quantique ; on peut même dire qu’il était « écosystémiste », bien avant l’heure !

              Mais tant va la cruche à l’eau...qu’à la fin elle se casse !

              La science et la technique sont-elles sans poser problème ? Non ! Il est évident de nos jours, avec le recul, que la science et la technique, si elles résolvent des problèmes et elles en résolvent sans aucun doute, qu’en même temps, la perfection n’existant pas, même scientifiquement, qu’ en même temps : elles posent de sérieux problèmes ; de tous ordres, même irrémédiablement destructeurs ! Mais voilà, et on en est encore là, « scientisme » oblige : la science et la technique résoudront elles-même les problèmes qu’elles posent !

              N’y a-t-il pas, là, comme un cercle vicieux : une circularité du raisonnement ? N’y a -t-il pas là une tautologie ? Il faut quelque chose de supérieur à la science, une ’raison’ en plus d’un rationalisme. Descartes lui-même le savait, lui qui a ouvert, après le chantier de la science, celui d’une morale provisoire mais qu’il n’a jamais pu, ou su, terminer ; se heurtant à une impossibilité à un au-delà de la science, à ce « malin génie » de la NATURE et des « états e de Nature », indépassable, complexe à souhait ; à une métaphysique qu’il a un peu trop méprisée car trop spéculative ! Ae sujet il semblerait que la philosophie ou la métaphysique soient beaucoup moins « spéculatives » que la science et la technique !

              Que penserait Descartes s’il revenait nous voir ? Resterait-t-il sur cette science sans conscience qui n’est que ruine de l’âme ; ou aurait-il développé une conscience écologique qu’avait déjà Blaise Pascal avec son « principe cognitif » !

              Nous aiderait-il à pense une science plus complexe, moins exclusive d’elle-même, écosystémique, emprunte d’écologie et inclusive des autres savoirs ?


              • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 11 mars 20:35

                @Ecométa
                La Science permet d’approcher avec rigueur et méthode une réalité (pas la réalité), cette réalité n’est ni bonne ni mauvaise, elle est simplement. Ceci étant, il faut encore transformer la (les) Science en technologies, à ce stade ce n’est plus la réalité qui importe mais le rentable.


              • Claude Simon Claude Simon 11 mars 21:29

                @J-R Simon :

                Bizarrement, la science m’intéresse fortement (fondamentale s’entend), surtout pour debunker les arnaques techniques et technologiques, inverser le progrès ou être très sélectif à son sujet.

                La grâce que peut apporter la nature vaut bien tout les joujoux technologiques vite remisés au placard des apprentis-sorciers un peu fatigués. Le progrès de Marx, j’en fais pas une religion.


              • Arogavox 11 mars 23:27

                @Jacques-Robert SIMON

                approcher une réalité (ou même seulement tenter de le faire) est un phénomène ou ’une réalité’ inclus dans ’la réalité’. Ce phénomène ne fait qu’émaner lui-même d’une réalité humaine incluse dans la réalité (réel :  Du bas latin realis (« relatif aux choses matérielles ») dérivé de res (« chose matérielle »).

                )
                  Mais cette approche inclue tout de même toute une composante d’un Art humain (« « art » dérive du latin ars, artis qui signifie « habileté, métier, connaissance technique ») qui ne se réduit pas à la recherche d’une technologie rentable, et sans laquelle l’humain ne serait pas ce qu’il est ... ni, par conséquent, le tout de la réalité qui ne serait pas ce qu’il est.
                 


              • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 12 mars 09:49

                @Arogavox
                L’Amour est, même selon une définition telle que donnée, est bien un absolu : il ne dépend de rien, ni de personne. C’est une attitude personnelle : celui qui voit ce qui est beau dans une dictée plutôt que celui qui pointe les fautes d’orthographe.
                La Science (dite exact) étudie une réalité, celle qui peut se décrire rationnellement, en donnant des armes avec un fort pouvoir prédictif. Ce n’est pas LA réalité, d’abord parce qu’elle ne cerne pas tous les aspects rationnels, et ensuite parce qu’elle ignore tout ce qui fait les sciences humaines. Les réseaux de neurones arriveront probablement à imiter les sentiments par exemple, mais ce n’est pas encore le cas.


              • Claude Simon Claude Simon 12 mars 10:04

                @Jacques-Robert SIMON

                J’ai lu que l’amour, en science, c’est le cerveau complet dans trois neurotransmetteurs : ocytocine, sérotonine et dopamine.

                Pour le bonheur, il faudra rajouter les endorphines.

                Bref, n’oubliez leurs précurseurs qui se trouvent, et oui, dans l’alimentation (ail, noisettes, banane ^^).


              • Ecométa Ecométa 12 mars 10:07

                @Jacques-Robert SIMON

                Je ne suis pas contre la science et la technique qui peuvent être utiles et nécessaires à l’humain pour évoluer mais humainement et pas exclusivement en termes technoscientistes ; mais je vois les dérives et elles sont immenses... à nous perdre en termes de d’Humanité : du principe même d’Humanité et même de démocratie !

                  « Humanisme VS principe d’humanité »

                Le vrai et seul grand principe, ce n’est pas l’humanisme, la promotion d’un savoir humain poussé au rationalisme, paroxysme de rationalité, mais l’Humanité ; ainsi la vraie mesure de l’homme ne doit pas être sa technicité ou sa scientificité, cet humanisme actionniste, matérialiste, moderniste, qui prône un progrès à tout prix et à n’importe quel prix :cette ultime valeur ne peut être que son « Humanité » !

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