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Accueil du site > Tribune Libre > Brexit, populisme, crise de l’OTAN, grèves : L’Europe, telle (...)

Brexit, populisme, crise de l’OTAN, grèves : L’Europe, telle qu’elle est

Une fois encore, le dernier vote des Anglais en faveur de Boris Johnson et donc du Brexit révèle l'hostilité toujours plus prononcée des peuples à l'égard de l'Union européenne.

Le désintérêt, et même désormais la défiance, pour ne pas dire l’opposition de plus en plus marquée des Européens pour l’Union européenne peut sembler d’autant plus surprenant après des années d’adhésion sinon d’enthousiasme portés par des figures rassurantes telles que Jacques Delors et des avancées à première vue prometteuses comme la création d’une monnaie partagée, l’euro.

C’est que le monde politique comme celui des intellectuels et des médias avait rapidement fait oublier les conditions dans lesquelles était née cette “construction” politique : une soif de paix éternelle entre pays européens traumatisés par leur déclin et les ravages de deux conflits terribles, un désir du nouveau “protecteur” américain de bâtir une alliance économique, politique et militaire capable de maintenir ces pays hors du communisme soviétique.

L’Europe de l’Ouest passée sous tutelle américaine, l’Europe de l’Est sous diktat soviétique.

L’implosion de l’Union soviétique signifia pour les Américains et leurs obligés “la fin de l’Histoire”, conformément à la thèse de Fukuyama et le triomphe du modèle économique d’outre-Atlantique.

Une alliance économique devenait une organisation politique avec ses attributs juridiques en se diffusant au centre et à l’est de l’Europe dans les pas de la tutelle militaire de l’oncle Sam représentée par les bases de l’OTAN présentes désormais de l’Irlande aux pays baltes, du Portugal à la Bulgarie.

L’Europe sous tutelle américaine n’était plus seulement celle de l’Ouest, elle devenait aussi celle du Centre et de l’Est

Mais voici que depuis peu, cette organisation politique se fissure de par l’apparition d’un rejet de plus en plus marqué des peuples.

D’abord de ceux de l’Europe centrale (Suisse, Autriche, République tchèque) suivis très vite d’Europe de l’Est (Pologne, Hongrie, Slovaque, Slovénie, Roumanie, Bulgarie), puis tout récemment d’Europe de l’Ouest (Italie, Grande-Bretagne ).

Ce qu’on a appelé “la crise migratoire” associée aux mouvements de revendication identitaires comme l’ont connu le nord de l’Espagne, de l’Italie, de la Grande-Bretagne avec le Pays basque, la Catalogne, la Lombardie, la Vénétie et l’Ecosse ont été assimilés à du populisme ou du néonationalisme selon les cas.

Ce qui aujourd’hui paraît manifeste, c’est que l’Union européenne bâtie par Jean Monnet s’est faite en ignorant la réalité des peuples, c’est-à-dire les Nations et les Régions qui les abritent. Une Europe post-moderne sans pays.

Une Europe qui chérit le nomade, c’est-à-dire celui qui est sans patrie.

Une Europe qui ignore superbement que la plus grande souffrance c’est précisément d’être sans patrie, comme l’ont, hélas, été pour leur immense malheur, le peuple juif aussi bien que Charles Baudelaire, Paul Verlaine, Frédéric Nietzsche ou, dans une moindre mesure, Stefan Zweig.

Car, comme l’a dit avec tant de force, d’évidence, de sagesse et de justice Charles de Gaulle, on n’est Européen que pour autant qu’on est Français, Allemand ou Italien et l’on pourrait ajouter Basque, Flamand, Breton, Comtois, Toscan ou Bavarois.

Aimer et vouloir l’Europe n’est donc pas dire : “ce qui était national est européen”, mais c’est affirmer que “ ce qui est national et régional est européen”.

L’Europe ne peut se rassembler à la fois dans son Unité et dans sa Diversité que par les peuples qui la composent.

Non en gommant la richesse unique au monde de ses composantes pour une uniformité artificielle et déshumanisée.

C’est ce combat pour l’Europe telle qu’elle est dans la réalité, qui lui permettra de retrouver sa grandeur, sa richesse et sa beauté qui ont fait d’elle tout au long de son Histoire un des plus grands phares de la terre des Hommes, de ses origines grecques, celtes, germaniques ou slaves aux épopées inégalées de la Renaissance, des grandes découvertes, du siècle des Lumières ou des grandes inventions. 

Alain Renaud, le 16 décembre 2019

Si cet article vous a interessé, je vous invite à lire mes deux derniers ouvrages qui viennent de paraître  : 

- La France, un destin 

- L'Europe, un destin 

Editeur l'Harmattan

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33 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 17 décembre 2019 10:13

    On se fait tuer pour des patries ou pour des industriels ?


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 17 décembre 2019 10:42

      @Séraphin Lampion
      Vous n’avez pas bien regardé la carte, regardez bien, c’est la France au 10e siècle !


    • Alain Renaud Alain Renaud 17 décembre 2019 12:29

      @Fifi Brind_acier
      C’est l’Europe grosso modo l’Europe linguistique avec quelques outrances. 


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 17 décembre 2019 12:42

      @Séraphin Lampion
      Voici la carte d’Europe des revendications indépendantistes, beaucoup plus nombreuses.
      .
      Et voici le projet final de l’Europe des régions, entièrement balkanisée.


    • JP94 17 décembre 2019 19:16

      @Alain Renaud
      Vous plaisantez ? Pour l’Ukraine, c’est totalement faux, l’ukrainien n’est pas parlé que dans la partie la plus occidentale ,tout le monde y parle russe, y compris les hypocrites fanatiques bandéristes, et dans la partie orientale on parle russe,, dans la partie médiane on utilise le surjik, ou des variantes russo-ukrainiennes sans oublier les poches de hongrois etc ...
      Prétendre que l’autrichien c’est de l’allemand, c’est un retour à l’Anschluss. Il m’est arrivé de discuter avec des Autrichiens, et on ne risque pas de confondre avec l’allemand de Stuttgart ou d’ailleurs. Les Autrichiens ont leur identité.
      Pour la France, l’Occitanie me semble bien un projet de partition de notre nation, et à part quelques réactionnaires, qui veut de l’Occitanie ?

      Cette carte me rappelle une étude parue dans la Pensée, il y a pas mal d’années.
      Les cartes du Reich, de l’UE et de l’Europe du MA coïncidaient remarquablement.

      Le but de l’UE est d’abolir la Révolution française ( vieux rêve monarchiste) et toutes les conquêtes sociales, liées d’ailleurs au concept de nation, pas de région.
      Derrière l’Europe des Régions, il y a le projet le plus rétrograde depuis Charles X ou le Congrès de Vienne.


    • Kapimo Kapimo 22 décembre 2019 22:49

      @Séraphin Lampion

      On se fait tuer d’abord pour des banquiers.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 17 décembre 2019 10:39

      Article qui commence bien et finit mal. L’auteur fait la promotion des régions, tout en critiquant l’ UE, ce qui est un oxymore. C’est l’UE qui fait la promotion des régions pour faire éclater les Etats Nations, qui gênent le capitalisme mondialisé.

      .

      Les régions seront incapables de voter des lois pour réguler le capitalisme comme peuvent le faire les Etats Nations. Il a fait disparaître les frontières : liberté de circulation des capitaux, des marchandises, des hommes et des services.

      .

      Mais cela ne lui suffit pas, il veut empêcher la taxation des multinationales, la disparition des paradis fiscaux, empêcher la séparation des banques, le retour aux monnaies nationales et aux Banques centrales, empêcher les taxations du capital, le retour aux frontières, les taxes aux importations et les quotas etc

      .

      Bref, le capitalisme veut la liberté totale du renard dans le poulailler.Il faut donc détruire les Etats Nations européens par les euro-régions, et revenir à la France du Moyen âge comme l’indique la photo ? 

      « UPR Allons-nous laisser démanteler la France ? »


      • Alain Renaud Alain Renaud 17 décembre 2019 12:16

        @Fifi Brind_acier

        Cher ami, je vous remercie de votre commentaire.

        Merci également de noter que ce n’est pas parce que l’Union européenne se sert effectivement des régions pour faire éclater les Etats Nations qu’il faut ignorer pour autant les régions. 

        Celles qui ne sont pas artificielles et purement administratives abritent elles-mêmes des peuples différents qui ont pu ou non se fondre dans une plus grande unité nationale tels les Basques, les Ecossais ou les Alsaciens.
        Pour les Basques ou les Catalans, en France plus facilement qu’en Espagne, par exemple. 

        La reconnaissance de certains peuples qui évite d’en faire des réserves d’indiens et du pur folklore pour touristes ravis n’implique pas pour autant de démanteler des pays européens qui ont presque tous leur raison d’être historique. 

        Mais plus vous ignorerez et ne reconnaîtrez pas l’existence de l’autre, plus vous pousserez précisément ces peuples sans nation au séparatisme, ce qui ne peut qu’être préjudiciable à l’Europe. 

        C’est ce que Rajoy et le Roi d’Espagne ont produit en Catalogne.
        Au lieu d’admettre que l’Espagne est une nation de nations comme le faisait le Roi « des Espagnes », ils poussent à un séparatisme mortifère au niveau européen. 

        Et ce n’est pas parce que vous reconnaitrez la diversité des populations françaises que vous voulez l’éclatement de la France.
        C’est bien au contraire, lui reconnaitre toute sa richesse. 

        Bien à vous. 


      • Captain Marlo Fifi Brind_acier 17 décembre 2019 12:35

        @Alain Renaud
        J’habite en Provence et je parle provençal, mais nous ne devons pas avoir la même analyse de la Catalogne. Peut-être n’avez-vous pas bien regardé les banderoles pendant les manifestations, elles sont écrites... en américain.
        .
        D’ailleurs, le prix Charlemagne a été remis à Bill Clinton, qui est venu à Aix la Chapelle recevoir son prix, il a fait un discours de soutien aux langues dites minoritaires, ou régionales. Ce qui est d’autant plus grotesque que les langues amérindiennes ne sont pas reconnues aux USA.



      • Captain Marlo Fifi Brind_acier 17 décembre 2019 12:51

        @Alain Renaud
        Et ce n’est pas parce que vous reconnaitrez la diversité des populations françaises que vous voulez l’éclatement de la France.
        C’est bien au contraire, lui reconnaitre toute sa richesse.
         

        .
        Mais on reconnaît toute la richesse de la France, ses terroirs et ses folklores ! D’ailleurs, les régions riches payent pour les régions pauvres, contrairement à la Catalogne ou à l’ Italie du nord, pas partageuses et qui veulent garder leur richesse pour elles... , le partage n’allait pas dans les deux sens !
        .
        Article 1er de la Constitution :
        La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.


        .
        Cela n’ira pas au delà, il faut vous faire une raison.
        Les autonomistes doivent se faire une raison aussi, ils se prennent pour Napoléon dans chacune de leurs régions, alors qu’ils sont chargés de fleurir les ronds points et de s’occuper du ramassage des ordures ménagères.


      • kirios 17 décembre 2019 17:57

        @Fifi Brind_acier

        .« C’est l’UE qui fait la promotion des régions pour faire éclater les Etats Nations, qui gênent le capitalisme mondialisé. »

        faux !

        les luttes indépendantistes sont antérieures à la communauté européenne.

        l’ UE se fout des « régions » et des pays colonisés, ce qui l’intéresse c’est la globalisation .

        Fifi Brind_acier, le nationalisme est respectable lorsqu’il est français, il l’est tout autant lorsqu’il est basque ou corse !


      • Captain Marlo Fifi Brind_acier 17 décembre 2019 19:22

        @kirios

        les luttes indépendantistes sont antérieures à la communauté européenne.

        — l’ UE se fout des « régions » et des pays colonisés, ce qui l’intéresse c’est la globalisation

        Justement, la globalisation induit la fin des Etats Nations. Et c’est justement sur ces particularités que s’appuient ceux qui veulent faire éclater les pays européens.

        Vous avez regardé la vidéo que j’ai mis en lien ? non évidemment.

        L’UPR s’appuie toujours sur des preuves, sur des faits et des documents vérifiables par tout le monde.


      • MagicBuster 17 décembre 2019 11:56

        C’est dommage on ne vois pas le califat de Cordoue sur la carte.

        Le califat de Cordoue est un État d’Ibérie musulmane gouverné par la dynastie des Omeyyades de Cordoue et qui dominait aussi une partie de l’Afrique du Nord. Succédant à l’Émirat de Cordoue avec toujours Cordoue comme capitale, il a duré jusqu’en 1031.

        C’est un détail ( ou pas ) ?


        • révolQé révolQé 17 décembre 2019 12:11

          "Mais voici que depuis peu, cette organisation politique se fissure de par l’apparition d’un rejet de plus en plus marqué des peuples.

          D’abord de ceux de l’Europe centrale (Suisse, Autriche, République tchèque) suivis très vite d’Europe de l’Est (Pologne, Hongrie, Slovaque, Slovénie, Roumanie, Bulgarie), puis tout récemment d’Europe de l’Ouest (Italie, Grande-Bretagne ).


          La France a voté NON dès le début,bien avant les pays cités ci-dessus.,

          c’est l’infâme nabot qui nous y a mis avec le traité de Lisbonne.


          En passant, j’ignorais que l’Italie se situait à l’est de l’Europe. ^^


          • MagicBuster 17 décembre 2019 12:21

            @révolQé

            Tout le monde le sait C’est la Turquie à l’est de l’Europe. ^^


          • Djam Djam 17 décembre 2019 15:05

            @ Alain Renaud

            C’est bien, Alain, vous profitez d’AV pour faire la promotion de vos ouvrages...

            Et puisque vous êtes président d’honneur de Science-Po Paris et Lyon, vous n’ignorez pas que l’on y formate « l’élite » de demain, celle qui poursuivra la vente à l’encan de notre pays.

            Et comme vous ne devez pas ignorer non plus les origines véritables du projet européen et sa claire récupération par les américains, histoire de neutraliser toute puissance hors eux-mêmes, il serait urgent de militer pour une Europe des Nations contenant seulement 9 ou 12 nations maximum.

            Contrairement au discours en boucle, quasi obsessionnel, de tous les européistes actuels, la « construction européenne » n’est pas l’unique réponse à l’empire artificiel de l’american way of life. La Chine, qui s’associera forcément à terme avec la Russie (et sans doute d’autres pays d’Asie) se charge de remplacer l’empire yankee en décomposition avancée.

            Les USA ne sont plus qu’une espèce d’énorme armée lourdingue, violente, menaçante, une mafia qui met le chaos à peu près partout où ses intérêts n’y sont pas assez ou pas encore. Elle se sert des armées résiduelles de l’oignon européen (France et Angleterre essentiellement) pour aller se faire exploser à leur place sur des terrains qu’ils reluquent.

            L’idéologie mondialiste, ça n’échappe à personne, du moins « en bas », est une pensée pathologique grave. Et ce genre de délire finit toujours très mal. On en voit les manifestations de plus en plus souvent et de plus en plus chaotique.

            « Ordo ab chaos » assurent en discrétion les mondialistes et autres « conseillers des minuscules princes » dont la gouvernance n’est rien d’autre que les ordres des technocrates bruxellois grassement payés, ceux-là, et qui n’ont certainement pas besoin de prendre le train.

            Défendre encore et toujours l’Europe ne cesse d’étonner. Toutes les conséquences de cette UE sont l’exact opposé de tous les termes bidons qui nous avait été servis pour le référendum français de 2005 : plus de paix, plus de sécurité, plus de travail, plus de stabilité, bref... le Bonheur absolu !

            Ce simple constat suffit à lui-seul à justifier que chaque nation reprenne ses billes et son destin en main. Un ensemble de pays souverains peuvent parfaitement collaborer lorsque les enjeux sont importants pour... la pérennité de leur existence propre, pas pour le Grand Marché Privé qui détruit nature et hommes.


            • kéké02360 17 décembre 2019 18:07

              @Djam

              bien dit !


            • Captain Marlo Fifi Brind_acier 17 décembre 2019 19:32

              @Djam
              il serait urgent de militer pour une Europe des Nations contenant seulement 9 ou 12 nations maximum.

              On n’en prend pas le chemin. Le mieux, c’est que chaque pays sorte de l’ UE et signe avec les pays du monde entier, des accords de coopération gagnant/gagnant, comme le font les pays de l’ Eurasie. Aucun d’entre eux ne renonce pour autant à ses frontières, à sa monnaie et faire ses propres lois.
              .
              Après le Brexit, le Pologne exit ??
              .

              « COUP DE TONNERRE : 47% DES POLONAIS SERAIENT FAVORABLES AU »POLEXIT" CONTRE 45% QUI SOUHAITENT RESTER DANS L’UE 🇵🇱
              ▶️ La presse polonaise met en avant le dernier sondage réalisé par Eurobaromètre qui révèle qu’il y aurait désormais une majorité relative de 47% des Polonais qui souhaitent que leur pays sorte de l’Union européenne (le « Polexit »). Voici par exemple ce qu’écrit « Gazeta plus » :
              -------------------------------
              ⚠️ LE PiS (parti au pouvoir) PRÉPARE-T-IL LES POLONAIS AU POLEXIT ? DÉJÀ 47% DES POLONAIS PENSENT QUE L’UNION EUROPÉENNE NUIT À LA POLOGNE.

              Une enquête a été publiée sur le site officiel de l’Union européenne qui montre que 47% des Polonais pensent que la Pologne aura un meilleur avenir en dehors de l’Union européenne.

              Le pourcentage de personnes en Pologne qui sont d’accord avec l’opinion : "Notre pays pourrait mieux faire face à l’avenir en dehors de l’UE" atteint 47% - l’un des plus élevés dans l’UE. 45% des Polonais pensent le contraire. 8% n’ont pas d’opinion sur ce sujet. cette enquête "Eurobaromètre Standard 91" a été réalisée au printemps 2019.

              Nous sommes le deuxième pays de l’UE à avoir une attitude aussi négative envers l’Union elle-même. Même les Britanniques n’ont pas une opinion aussi critique sur leur appartenance....


            • Alain Renaud Alain Renaud 17 décembre 2019 22:31

              @Djam

              On n’est jamais mieux servi que par soi-même ! 

              L’Union européenne n’est pas l’Europe.

              Je partage avec vous la volonté de bâtir l’Europe des Nations.


            • Captain Marlo Fifi Brind_acier 17 décembre 2019 19:35

              Commentaires de l’ UPR sur le sondage polonais
              ----------------------------------
              "Plusieurs fois dépecée par Par ses deux grands voisins de l’est de l’ouest (Russie et Allemagne) au cours de son histoire, isolat catholique dans un environnement majoritairement protestant ou orthodoxe, réputée pour le patriotisme intransigeant de son peuple et pour son irrédentisme, la Pologne a toujours été le « caillou dans la chaussure » des empires qui ont voulu l’asservir.

              Du temps de l’URSS et du camp socialiste, les autorités du Kremlin ne comptaient plus les soucis que leur causaient les dirigeants polonais, pourtant communistes, alors qu’ils se félicitaient de la docilité des pays comme la République démocratique allemande (RDA, Allemagne de l’est) ou la Bulgarie, composée de peuples aux mentalités et aux histoires bien différentes de la Pologne.

              🔴 De nos jours, nombreux sont les Polonais qui estiment que l’Union européenne n’est au fond qu’une dictature de même nature que la défunte URSS et son « camp socialiste » qui écrasaient leur souveraineté et leur indépendance.

              L’histoire ne se répète jamais mais elle bégaie toujours.

              ▶️ Alors que l’Allemagne et la Bulgarie comptent aujourd’hui parmi les pays où le souhait de sortir de l’UE recueille les pourcentages les moins élevés (selon le sondage disponible dans l’article ici commenté, la Pologne arrive en tête, juste après la petite Slovénie, de ceux où ce pourcentage est le plus élevé, au point d’en devenir majoritaire.

              L’affaire est d’autant plus significative que les sondages Eurobaromètre, organisme financé par l’Union européenne, sont désormais dénoncés par de nombreux spécialistes comme peu fiables et présentant un biais méthodologique systématiquement favorable aux partisans de la prétendue « construction européenne » (cf. analyse du journal danois Dagbladet du 4 décembre 2019, analysé ici https://www.upr.fr/tag/eurobarometre/ )

              Du reste, ce sondage Eurobaromètre indique qu’il n’y aurait que 42% des Britanniques favorables à la sotie de l’UE, alors que le référendum de juin 2016, puis les élections européennes de mai 2019, puis les élections générales qui viennent d’avoir lieu le 12 décembre 2019, ont prouvé et confirmé à deux reprises qu’il y a bien une majorité absolue de Britanniques (de l’ordre de 52 à 53%) qui sont en faveur du Brexit.

              ▶️ En d’autres termes, le sondage Eurobaromètre donne 10 points de moins aux partisans du Brexit qu’ils ne le sont en réalité. etc


              • Alain Renaud Alain Renaud 18 décembre 2019 11:28

                @Fifi Brind_acier

                Très juste.

                L’Allemagne est le pays d’Europe le plus américanisé depuis la Seconde Guerre mondiale. 


              • mmbbb 18 décembre 2019 18:21

                @Alain Renaud c est un peu normal non Sans l aide américaine notamment l OTAN , l Allemagne n aurait pas pesée lourd face au petit pere des peuples , qui vous le bonheur des nations .
                moi je ne critique pas les americains , mais plutot ceux qui n ont pas su me faire aimer la France Quant a l Europe ! 


              • av88 av88 17 décembre 2019 19:40

                Les état-nations doivent être éclatés (euro-régions) car avec leurs normes sociales, environnementales etc... ils nuisent à la fluidité des affaires.


                • eau-du-robinet eau-du-robinet 17 décembre 2019 22:07

                  Bonjour,

                  .

                  Non, à la balkanisation des pays appartenant à l’UE !

                  .

                  La balkanisation des états est un des objectifs majeurs des mondialistes voire des des néo-libérales. C’est ainsi qu’on affaibli les nations, par le démantèlement des états de l’UE pour mieux pouvoir spolier les biens des états, notamment par les privatisations les services publics. C’est un véritable hold-up organisé par l’oligarchie financière ! Diviser, régionaliser, pour mieux régner... tout doit être privatisé pour faire accroître la fortune des 1%, les ultrariches.

                  Quand j’évoque les privatisations je pense aux domaines rentables, les domaines non rentables resteront à la charge des contribuables !

                  .

                  Il y avait la guerre en Yougoslavie qui à conduit à la balkanisation voire au démantèlement du pays ...une guerre orchestré par l’OTAN ... la CIA

                  http://horizons.myhostpoint.ch/index0006.html?id=1541&print=1&no_cache=1
                  .

                  Un ancien agent de la CIA, Robert Baer, présente sa version de ces événements tragiques. Il explique, dans des « aveux » que les États-Unis ont volontairement exacerbé et instrumentalisé les rivalités historiques entre les différentes communautés composant la Yougoslavie. Robert Baer entra à la CIA en 1976 à l’âge de 24 ans qu’il quitta en 1997.

                  https://arretsurinfo.ch/ce-fut-un-jeu-denfant-pour-les-etats-unis-de-disloquer-letat-multiethnique-de-yougoslavie/

                  .

                  On est en phase terminale de la balkanisation des pays du proche et moyen orient, voire le plan dOded Yinon ....

                  https://www.youtube.com/watch?v=vE4DgsCqP8U
                  .

                  Il y à aussi la balkanisation de l’Ukraine ...
                  .

                  Puis il y à balkanisation programmé des pays qui composent l’UE donc la régionalisation est une des étapes.

                  .

                  Le principe de régionalisation en Europe va bien au-delà d’une simple réorganisation du vieux continent. En fait, il s’agit d’octroyer des pouvoirs politiques, économiques et financiers aux régions, ces dernières traitant directement avec les instances bruxelloises. Ce phénomène est dû aux volontés politiques allemandes qui ont su insuffler ces mesures dans le cadre de la construction européenne. Comme le rapporte le professeur en sciences politiques, Rudolf Hrbek dans la revue « Documents, revue des questions allemandes » : « Le point de départ de cette nouvelle série d’initiatives fut la résolution de la conférence des ministres-présidents d’octobre 1987 à Munich, où fut fixé comme objectif une Europe aux structures fédérales. Deux ans plus tard, les ministres-présidents des Länder créèrent un groupe de travail de leurs chancelleries d’État en lui commandant un rapport sur la position des Länder et des régions face aux développements futurs de l’Union européenne ».

                  Dans cette construction, l’élément intermédiaire, en l’occurrence l’autorité nationale, est complètement court-circuité.

                  .

                  Cette politique conduit à déstructurer les États européens afin de spolier les biens des états. Il va de soi que des pays n’appartenant pas encore à l’UE comme la Suisse doivent tôt ou tard entrer dans la danse. Comme le rapporte René Schwok, titulaire de la Chaire Jean Monnet à l’institut européen de l’université de Genève, la Suisse subit déjà l’attraction de Bruxelles. Il souligne avec satisfaction que les lois suisses sont à près de 50% issues des directives européennes.

                  http://www.comite-valmy.org/spip.php?article552
                  .
                  Le projet de la mondialisation est un véritable hold-up sur notre « démocratie » sur la liberté des citoyens ... La France est malheureusement devenue une dictature !

                  La séparation des pouvoirs n’existe plus...

                  .


                  • Alain Renaud Alain Renaud 18 décembre 2019 11:24

                    @eau-du-robinet

                    Il est bien évident, effectivement, que les peuples européens doivent s’opposer à la balkanisation de l’Europe dont la suppression de la Yougoslavie de Tito et l’éclatement de la Serbie ont été des objectifs achevés sous directive américaine ! 

                    Ce qui en aucun cas ne doit pour autant effacer la réalité de peuples et cultures propres qui font la richesse de l’Europe comme peuvent l’être les Croates, les Serbes ou les Slovènes tout autant que les Catalans ou les Écossais. 


                  • hans-de-lunéville 18 décembre 2019 12:19

                    @Alain Renaud
                    Bonjour, pouvez vous expliquer pourquoi revenir sur ax sous un autre nom ?


                  • Goldored 18 décembre 2019 08:41

                    Vive la Bretagne indépendante dans l’Europe des Peuples.

                    Bevet Breizh !


                    • Raymond75 18 décembre 2019 09:27

                      Vous semblez avoir oublié le referendum de 2005, et du vote ’non’ de la majorité des pays qui ont été consultés (après il n’y eut plus d’autres consultations), et vous oubliez la cause, toute simple, de ce rejet :

                      De Maurice Allais, français prix Nobel de sciences économiques en 1988 ; :

                      "En réalité, ceux qui, à Bruxelles et ailleurs, au nom des prétendues nécessités d’un prétendu progrès, au nom d’un libéralisme mal compris, et au nom de l’Europe, veulent ouvrir l’Union Européenne à tous les vents d’une économie mondialiste dépourvue de tout cadre institutionnel réellement approprié et dominée par la loi de la jungle, et la laisser désarmée sans aucune protection raisonnable ; ceux qui, par là même, sont d’ores et déjà personnellement et directement responsables d’innombrables misères et de la perte de leur emploi par des millions de chômeurs, ne sont en réalité que les défenseurs d’une idéologie abusivement simplificatrice et destructrice, les hérauts d’une gigantesque mystification« ...

                      Les deux idiots utiles européens

                      de la finance internationale se reconnaitrons : Jacques Delors et Pascal Lamy.

                      Le premier fut une belle prise : chrétien, responsable syndical, socialiste, ministre puis président de la Commission Européenne. Très âgé, il eut un sursaut de lucidité il y a quelques temps : »nous aurions dû faire progresser aussi l’Europe sociale" ; il aurait dû, mais il ne l’a pas fait !

                      Le second fut socialiste (bien sûr), commissaire européen du commerce, puis président de l ’OMC ; il est un partisan doctrinaire du libre échange sans aucune régulation. Malheureusement, il bouge encore ...

                      Cet authentique socialiste fut aussi (Wikipedia) :

                      ’De 1996 à 1998 inclus, Pascal Lamy est membre de la branche Europe de la RAND Corporation (RAND Europe Advisory Board9).

                      Il a également été président de la commission Prospective du CNPF, futur MEDEF jusqu’en septembre 199910.

                      Il a été à plusieurs reprises membre du bureau du club Le Siècle.

                      Il a participé très régulièrement à la conférence de Bilderberg (en 2000, 2001, 2003 et 2005), « laboratoire d’idées » réunissant les chefs d’entreprise les plus influents de la planète’

                      Avec une gauche comme cela, la finance internationale doit trembler et passer de nombreuses nuits d’insomnies !!!


                      • Raymond75 18 décembre 2019 09:34

                        Il y a deux ans je crois, le directeur de Science-Po et la directrice de l’ENA avait déploré le conformisme total de leurs étudiants, l’absence de réflexion personnelle, l’acceptation sans réserve de la pensée unique, leurs études uniquement consacrées au bachotage pour réussir les concours administratifs ...

                        Tous issus du mème milieu social : cadres sups surtout parisiens et haut fonctionnaires. Peu ou pas issus de culture scientifique ou technique, ni industrielle.

                        Ce ne sont pas ces veaux dociles qui sont capables d’analyser les problèmes de la société, et d’y proposer des solutions, encore moins de les mettre en œuvre.


                        • Raymond75 18 décembre 2019 09:41

                          Enseigne t’on, a t’on enseigné à Science Po les travaux de Maurice Allais, prix Nobel de sciences économiques en 1988 ?

                          https://www.les-crises.fr/le-testament-de-maurice-allais/


                          • pipiou2 18 décembre 2019 20:42

                            Bonjour l’analyse au marteau-pilon !

                            La victoire de Johnson (majoritaire en sièges, mais minoritaire en voix) ne signifie pas une adhésion au Brexit, où avez-vous vu jouer ça ??

                            C’est oublier tous les critères purement nationaux d’un tel scrutin.

                            Ce serait comme dire que l’élection de Macron est un soutien sans faille de la population Française à l’UE.

                            Quant à la Suisse dans l’UE, je suis pas complètement sûr.

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