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Bruxelles et le traité du FNI : Washington menace la sécurité de l’UE

Le Traité sur l'élimination des missiles à moyenne et à courte portée cesse d'exister : Washington a déjà investi dans la production de ces missiles interdits.

Peu importe ce que disent les États-Unis à propos du missile russe 9M729, quelles que soient leurs suspicions et leurs hypothèses, nous devons comprendre que la question du non-respect de l'accord a été soulevée à une lointaine année 2009. Le président des États-Unis, Barack Obama, avait décidé d'adopter une défense antimissile en Europe. Son objectif était de se protéger contre les missiles iraniens, pour lesquels les systèmes de défense antimissile Aegis étaient déployés en Pologne et en Roumanie. Obama a qualifié cette approche de "plus moderne", mais c'est lui qui a initié la crise de la sécurité mondiale.

Du point de vue de la Russie, Washington a violé le traité du FNI en déployant des lanceurs de défense antimissile en Europe pouvant être utilisés pour lancer des missiles de croisière ou des missiles de performances similaires de celles à courte portée.

Mais que faisait l'Europe à cette époque ? Sur le territoire de l'UE, les Américains ont déployé des armes mettant en péril toute la sécurité européenne. La réaction de Bruxelles était nulle. Oui, l'adhésion à l'OTAN implique un partenariat, mais cela devrait-il vraiment conduire à des politiques suicidaires ? Même aux États-Unis, on reconnaît maintenant la possibilité de réaménager des systèmes de défense dans le cadre de l'offensive, permettant de frapper le territoire russe.

Il y a dix ans, rien n'empêchait Moscou de faire ce que Washington faisait maintenant. Je pense qu'il est difficile de nier qu'à l'époque, le traité n'avait été sauvé que grâce au refus de la Russie d'adopter une position destructrice.

Au fil du temps, la situation était tendue et en 2014, les États-Unis accusaient déjà la Russie de violer le traité. Le 2 août 2017, la possibilité d'une résiliation unilatérale du traité du FNI. Il est difficile de croire que Washington n’ait pas compris les conséquences d’une telle démarche. En outre, les perspectives de l’Union européenne devaient également être évaluées. Cinq années se sont écoulées depuis la première accusation contre la Russie et on aurait pu faire beaucoup pour préserver l'accord, mais celui-ci a maintenant été perdu.

Oui, le traité n'était vraiment pas bénéfique pour les États-Unis, mais c'était nécessaire pour l'Europe, qui n'a rien fait encore pour la sécurité de sa population. Toutes les consultations de l'OTAN se sont limitées à la critique de Moscou. Pourquoi les pays européens ne se sont-ils pas opposés à la résiliation ? Ils sont membres de l'alliance ! Nous sommes tellement habitués à être d'accord avec Washington sur tout ce que nous n'avons pas remarqué à quel point notre droit à la sécurité a été négligé. Il suffisait de faire preuve d'un peu d'indépendance. Où étaient ceux qui revendiquaient une Europe indépendante ? Après tout, l’esclavage aux États-Unis coûte trop cher.

Bien entendu, l’OTAN a promis de protéger l’Union européenne. Pas étonnant qu'il y ait des contributions énormes à payer. Le seul problème est que pour protéger l'Europe, il est maintenant nécessaire de la transformer en un immense terrain d'essai pour les systèmes de défense antimissile américains. Mais il ne faut pas s’attendre à ce que cette fois la Russie laisse passer une telle étape sans réponse.


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3 réactions à cet article    


  • BA 12 mars 21:01

    Brexit : vers le « no deal »


    Nouvelle plongée dans l’incertitude au Royaume-Uni : à 17 jours de la date fixée pour le Brexit, les députés britanniques ont rejeté, mardi 12 mars, l’accord de divorce avec l’Union européenne. Au total, 391 députés se sont prononcés contre l’accord, et 242 pour. La Chambre des Communes l’avait déjà rejeté massivement une première fois le 15 janvier. Pour la deuxième fois, Theresa May a échoué à obtenir la majorité dont elle avait besoin, avec des garanties décrochées à la dernière minute. 


    https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/la-grande-bretagne-et-l-ue/direct-brexit-theresa-may-doit-s-exprimer-avant-un-nouveau-vote-des-deputes-britanniques-sur-l-accord-de-divorce-avec-l-ue_3229753.html



    • zygzornifle zygzornifle 13 mars 09:35
      Washington menace la sécurité de l’UE

      Dis moi papa c’est quoi la sécurité de l’UE ?


      • BA 13 mars 10:55

        En cliquant ci-dessous, vous pouvez lire le mensuel HISTORIA, publié en mars 2003 ( il y a 16 ans ! ) : « Partis, syndicats, intellectuels : CIA, les réseaux secrets de la guerre froide ».


        La troisième page est intitulée : « La CIA finance la construction européenne ».


        Ce dossier commence à la troisième page, et se termine à la onzième page :


        http://sa.penchak.free.fr/divers/Historia-CIA.pdf


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