C’est inhumain de laisser dormir dans sa voiture une personne paraplégique

Notre appel en faveur de Monsieur A, paraplégique a ému nombre de personnes ....
Beaucoup ont exprimé leur solidarité, d'autres, notamment des décideurs nous ont contactés.
Ce mardi matin 25 mai j'ai eu droit à trois appels téléphoniques, un de Madame la Députée, un autre de la direction de la Cohésion sociale et un troisième d'une maire adjointe de Fontainebleau avec qui j'ai pu avoir un vrai échange.
Entre temps j'ai eu droit à un message de Monsieur le Préfet m'informant qu'il s'en occupait.
Certains s'étonnent du "raffut" que nous avons occasionné !
D'abord je tiens à préciser qu'avant de communiquer largement nous avons interrogé les décideurs, ensuite il est indéniable que sans cette interpellation publique, nous n'aurions pas eu ces échos et ces pré-engagements.
Je refoule bien évidemment les bruits malveillants du type : "On te répond si vite parce que s'ouvre une période électorale !"
Qui peut penser que l'électoralisme puisse être le moteur des élus ?
Pas moi, évidemment !
Quels que soient les accélérateurs, l'important c'est que ce monsieur puisse trouver un logement adapté.
Plusieurs de mes interlocuteurs, pas ceux cités mais d'autres m'ont renvoyé vers des résidence pour séniors.
Je me suis renseigné : 80 ans est la moyenne d'âge et les tarifs dépassent les allocations AAH perçues.
Le 115 me renvoie sur un Ehpad qui ne serait pas tout à fait un Ephad : allez expliquer cela à un monsieur de 58 ans.
Je l'ai vu passer du fauteuil roulant à son siège de voiture, dévisser ses roues, plier le reste du siège, glisser le tout dans sa voiture et repartir.
Il a beaucoup d'énergie et de l'autonomie à revendre.
Mais comme je l'ai demandé une responsable du 115 : "Pourquoi ne pas lui proposer une visite sur site et une co-évaluation au lieu de se renvoyer la balle ?"
Ce monsieur demande un logement social, pourquoi ne pas lui en attribuer un, accessible ?
Des bailleurs sociaux et des CCAS me répondent qu'il n'y a pas assez de logements PMR (« personne à mobilité réduite »).
Les associations de solidarité l'ont dit et redit : on a pris beaucoup de retard
La loi ne prévoit-elle pas que le nombre de logements « accessibles » dans une construction neuve passe des 100 % prévus par la loi du 11 février 2005 à 20 % ?
Quant aux constructions anciennes, rien n'est fait ou si peu.
Je continue avec le DAL à demander et même à exiger que cet homme puisse enfin avoir un logement et si ce n'est pas possible de lui en attribuer un hébergement provisoire digne et accepté par lui.
Nous ne lâcherons rien ! La dignité et le respect du droit exigent qu'il puisse vivre dans des conditions confortables et non dans son véhicule !
Jean-François Chalot
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Une personne handicapée n'est pas un colis qu'on se repasse ! C'est un être humain qui a droit au respect !Un monsieur paraplégique dort dans sa voiture à Melun !
Vaux-le-Pénil n'échappe pas à l'urgence sociale !
Une cagnotte de la solidarité qui monte, qui monte, à Vaux-le-Pénil
Le droit au logement avant tout ! Les méthodes utilisées peuvent différer : A Vaux-le-Pénil, à Melun et ailleurs !
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