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Accueil du site > Tribune Libre > Ça y est : la Grande-Bretagne va commencer à « libérer l’Europe ». (...)

Ça y est : la Grande-Bretagne va commencer à « libérer l’Europe ». Ouf !

Peut-on jeter la pierre aux Anglais de vouloir sortir de cette Europe de la déception ? Ils ont au moins le courage de poser la question à leur peuple et son gouvernement, en actionnant aujourd’hui le « chapitre 50 » respecte le verdict des urnes, contrairement à nous, qui avons laissé un président tricheur se torcher sans vergogne avec la victoire du « Non » à la constitution européenne.

Cette Europe est exécrable. C’est vrai. Parce qu’elle « oblige » à vivre ensemble des peuples qui avaient la « désagréable » habitude de s’entre-massacrer tous les quarts de siècle ? Quel fanatique du « frexit » pourrait dire ça ? Parce que sans l’Europe, aussi imparfaite soit-elle, la désintégration de la Yougoslavie il y a quelques années aurait dégénéré en un nouveau carnage entre France et Allemagne. La paix, la PAIX entre ces deux frères ennemis vaut tous les désagréments.

L’Europe est, pour cela, trop précieuse pour qu’on la rejette. Et le « brexit » est une chance formidable : débarrassée du boulet britannique, l’Europe – actuellement massivement rejetée par les peuples qui la composent – peut entamer sa refondation autour d’u noyau restreint : les fondateurs plus les nations ibériques.

Ne rêvons pas, ce n’est pas demain que l’on aura une armée commune ce qui impliquerait de donner le bouton de notre force nucléaire à un Espagnol, un Italien, un Belge, un Allemand… Mais on peut avoir, rapidement, une diplomatie sinon unique du moins largement concertée. Et si on veut vraiment la relancer, on doit avoir rapidement une organisation sociale, des règles fiscales compatibles sinon communes. Parce que c’est de là que vient le rejet de l’Europe. Cette clause qui exclut le social et la fiscalité des règles communes a été imposée par les Anglais. C’est d’elle que découle les pratiques de rufians du Luxembourg, de l’Irlande, des Pays-Bas.

Refonder l’Europe c’est avant tout abroger cette clause scélérate, ainsi que le système des travailleurs détachés tout en laissant s’épanouir séparément la culture, le mode de vie, la langue évidemment, l’éducation. Ceci impliquant une prise de distance avec les « amis » et « alliés » étasuniens.

Faisons un petit retour en arrière. À l’époque de la création du Marché Commun, la Grande-Bretagne a tout fait pour le contrer, notamment en créant parallèlement une « zone de libre-échange » avec quelques pays de l’Europe du Nord. Mais les milieux d’affaires britanniques, assistant impuissant au rapide développement économique du Marché Commun sans en profiter ont poussé les politiques à demander leur adhésion.

De Gaulle - qui les connaissait bien - s’est en son temps farouchement opposé à leur entrée, en 1963 puis en 1967. Pour des raisons stratégiques : il avait compris que la Grande-Bretagne serait le cheval de Troie des États-Unis. Ce en quoi, là encore, sa vision était pertinente. Mais Rothschild-Pompidou, à la solde la City de Londres, leur ouvrit les portes et, après deux ans de négociations, la Grande-Bretagne adhéra à l’Europe en 1972, amenant dans ses bagages l’Irlande et le Danemark.

La Grande-Bretagne s’est tout de suite opposée à la seule réalisation européenne tangible, la politique agricole commune. Et le bordel européen a commencé…

Souvenons-nous, en 1979, de Margaret Thatcher réclamant, telle une virago : « I want my money back ! » Et obtenant un chèque annuel de restitution de tout ce que la Grande-Bretagne verse au budget de l’Europe. Et ça dure toujours !!! De même, Thatcher s’opposa aux tentatives de Jacques Delors d’avancer vers une certaine fédéralisation, vers une Europe intégrée d’États-Nations.

Souvenons-nous de Leon Brittan, nommé en 1989 commissaire européen à la très sainte « Concurrence ». Ultralibéral assumé, cette brute a tout fait pour donner le pouvoir aux multinationales étasuniennes et européennes. Il est à la source d’un lobby international regroupant les multinationales, le TABD (dialogue économique transatlantique), l’ancêtre de TAFTA.

Souvenons-nous de John Major qui, en 1990, proclamait que « le succès économique de la Grande-Bretagne dépend de ses coûts sociaux bas, pas de chapitre social et pas de salaire minimum ». Refusant l’application d’une des rares directives sociales de la Commission européenne, concernant une limitation du temps de travail à 48 heures et 3 semaines de congés payés, il fusilla toute tentative d’Europe sociale.

Souvenons-nous aussi de Tony Blair, le caniche de Washington, fidèle soutien de Bush dans son invasion de l’Irak et donc, à ce titre, coresponsable du foutoir actuel au Moyen-Orient. Il aurait sa place comme accusé devant le tribunal de La Haye, tout comme Sarkozy, Obama et évidemment tous les Bush…

C’est une constante de la politique extérieure britannique, lorsqu’elle met le pied dans une organisation, la Grande-Bretagne n’a qu’une chose en tête : la dominer et la façonner selon ses seuls intérêts ou sinon la faire capoter. Le premier terme de l’alternative n’étant pas réalisable, il fallait donc couler l’Europe, la faire échouer en tant que puissance politique, diplomatique, militaire. Ceci évidemment en étroite concertation avec les États-Unis.

Comment ?

D’abord en poussant à un élargissement sans frein, et le plus rapidement possible. Et ça a été l’intégration catastrophique de tous les pays de l’Est… 28 États dans une organisation où les décisions se prennent à l’unanimité ! Un « machin » rigoureusement ingouvernable, donc paralysé. C’est ce qui se passe actuellement. Et que serait-ce si on intégrait la Turquie ! Aux fous !

Ensuite freiner, par tous les moyens, toute avancée vers une plus grande intégration fédéraliste. Puis influer pour ouvrir cette Europe passoire à tous les vents d’une « mondialisation » façonnée par et pour les États-Unis (et leur cheval de Troie britannique).

Puis vint Maastricht et la création de l’Euro. Ce sont les Britanniques qui ont lutté farouchement, et avec succès, pour que la fiscalité et le social soient exclus des lois communes européennes. C’est donc à eux que l’on doit la concurrence sauvage entre pays vers le moins-disant fiscal et social. C’est à cause d’eux que des pays sans scrupule comme le Luxembourg, l’Irlande et les Pays-Bas ont mis au point des mécanismes exploitant cette faille et livrent l’Europe aux appétits sans frein des multinationales. C’est à cause d’eux que celles-ci ne paient pas d’impôts.

Quant à l’euro, non seulement ils n’y sont pas entrés, mais ils en profitent outrageusement grâce à la puissance financière de leur nid de banksters qu’est la City…

Ce ramdam autour de la sortie de la Grande-Bretagne cache le véritable problème de l’Europe devenue une colonie allemande. Ceci ne l’oublions pas, à cause de la faiblesse et du renoncement politique de la France. Frau Merkel à la baguette mène l’orchestre et la danse européenne, mais avec une musique exclusivement allemande. Avec des effets désastreux pour les nations de l’U.E. sauf… pour l’Allemagne.

Son économie est prospère ? Oui mais elle est basée sur l’exploitation éhontée de la main-d’œuvre des ex-pays de l’Est, sous payée, supportant des conditions de travail « à la chinoise ».

Elle exporte ainsi ses produits industriels avec le label « made in Germany » alors qu’ils sont souvent faits ailleurs, Tchéquie, Hongrie, Roumanie, etc. et seulement assemblés voire juste étiquetés en Allemagne.

Elle fout en l’air l’industrie laitière et l’élevage des autres pays européens, en industrialisant l’agriculture, exploitant là encore la main-d’œuvre détachée de ses marches de l’Est.

Ses décisions en matière de politique internationale sont catastrophiques, comme toujours lorsqu’elle se laisse griser par sa puissance économique.

Ainsi elle a étranglé et humilié la Grèce avec une brutalité et une morgue qu’on croyait rangées aux poubelles de l’Histoire.

Ainsi elle a ouvert toutes grandes, avec une effarante stupidité, les portes de l’Europe à une immigration sans limite… pour ensuite faire marche arrière.

Elle est allée (Frau Merkel) négocier la gestion des immigrés du Moyen-Orient - de sa propre initiative sans mandat ni même concertation de ses partenaires européens - avec le dictateur Turc Erdogan qui s’est fait une joie de lui imposer ses diktats.

Elle négocie avec la Chine ses seuls intérêts, s’implique en Ukraine comme un toutou docile des Yankees, donnant toutes facilités à l’Otan pour provoquer le voisin Russe, elle pousse à la roue pour signer au plus vite l’horreur économique qu’est le traité Tafta.

Mais elle se garde bien de s’impliquer dans les problèmes du Moyen-Orient et de l’Afrique, laissant la France s’épuiser par son effort militaire bien solitaire au profit pourtant de toute l’Europe.

Qui peut faire face à cette Allemagne à volonté hégémonique ? Comme le montre l’Histoire, seule la France est en mesure de le faire. Dès lors, l’avenir de l’Europe dépend en grande part de nous. Encore faut-il que nous le voulions et donc que nous nous débarrassions de cette caste politique ayant amplement prouvé son incompétence, sa lâcheté, sa cupidité. Dans quelques semaines nous aurons cette possibilité. Il s’agit de ne pas la laisser passer en se réfugiant derrière un « votutile » imbécile.

La victoire du « Brexit » peut être ce coup de pied dans la fourmilière qui permettra de rebattre les cartes.

 

Photo X - Droits réservés


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53 réactions à cet article    


  • Louve de France Louve de France 29 mars 15:07

    Le cheval de Troie à filé à l’Anglaise. Heureuse de ce dénouement mais paradoxalement, j’avoue être assez mitigée . Paul Sykes, éminent financier de la City est un fervent supporter du Brexit. Cela émanerait donc des hautes sphères de la finance ? D ’après ma mère, propriétaire en UK, les tickets de bus ont augmenté ce matin, les produits de base du Saint Caddie, ainsi que les cigarettes. 


    Y a t’il un lien ? 

    Jeremy Corbyn a dit que les classes laborieuses allaient payer cher ce Brexit, en effet, l’addition s’élève à plusieurs milliards. Peut-être est-il trop tôt pour se réjouir ( ou pas). 

    Wait and see...

    • Hecetuye howahkan howahkan 29 mars 15:09

      Salut Europe colonie Allemande, oui mais c est tout sauf nouveau cela a ( re ?)commence vers 1773



      • Daniel Roux Daniel Roux 29 mars 15:24

        L’anglais va t-il rester la langue de travail de l’UE ?

        Il y a quelques constantes dans l’Histoire et la plus universelle est que la culture, l’économie, la monnaie, la politique, la langue du dominant s’imposent aux dominés.

        Si l’anglais est la langue de l’UE, si la culture dominante est celle du profit, si l’économie dominante est l’exploitation des différences entre pays, si la monnaie dominante est in fine, le dollars US, si la politique dominante favorise grossièrement les multinationales, c’est sans doute parce que tout compte fait, ce sont les riches actionnaires de ces dernières qui dominent.

        « L’union européenne » n’est qu’un slogan, qu’un moyen pour contourner la volonté d’émancipation des peuples. La réalité est que Merkel va discuter seule avec Trump, comme elle le fait avec Xi Jimping, pour défendre les intérêts allemands et que Hollande fait la même chose.

        Méfiez-vous de ceux qui agitent « Reich Deutschland » comme un chiffon rouge. Ils vous trompent. Ce n’est pas l’Allemagne qui est responsable de notre déclin industriel, mais les gouvernements et les patrons Français.

         


        • Louve de France Louve de France 29 mars 15:30

          @Daniel Roux


          Très bonne question sur l’usage de la langue Anglaise au sein des institutions. Bien moins synthétique que la langue Anglaise, et plus apte a exprimer des nuances sémantiques et philologiques, le Français fut de tout temps la langue de la Diplomatie a travers le monde. Avant l’invasion Anglo-Saxonne, évidemment. 

          La clarté et la précision de la langue française devraient lui préserver sa place de Première langue.

        • baldis30 29 mars 20:22

          @Louve de France
          bonsoir,

          une langue qui n’a pas de passé simple est une langue imbécile


        • alinea alinea 29 mars 20:35

          @Louve de France
          La précision ? Vous n’y pensez pas, il faut surtout être flou !
          Quant au passé simple d’en dessous, c’est complétement autre chose !! c’est le temps du récit, contrairement au passé composé qui est le temps du discours ( langue parlée, en situation)...


        • Louve de France Louve de France 30 mars 01:11

          @alinea
          Lol ! Vous avez raison ! Je ne suis finalement pas certaine que la précision de la langue française soit adaptée aux nébuleuses de l’Union Européenne. 


          Quant au Passé Simple, je crois savoir que les grands groupes de langue asiatique n’en possèdent pas non plus...

          Un truc qui me choque dans la langue Anglaise, c’est l’absence de grammaire. 

          Y a pas de conjugaison : 

          I love

          You love

          They love...

          Ils se font pas chier, eux ! 

        • bob de lyon 30 mars 08:23

          @baldis30

          C’est, d’après  une information entendue, la première prescription d’après Brexit qui est prévue : l’abandon de l’Anglais ; les textes officiels seront transcrits en Allemand et en Français. Beaucoup de traducteurs anglo-saxons s’apprêtent à déménager.


        • alinea alinea 30 mars 11:05

          @Louve de France
          C’est bien pour ça que tout le monde se rue sur cette langue !! et que les Français adoreraient qu’on simplifie la nôtre ! Le système aspectuel du français est très complexe, et unique ! C’est passionnant, malheureusement il faut être en troisième ou quatrième année de fac pour le découvrir !! Ceci dit, tous les Français le pratiquent, comme Mr Jourdain, sans le savoir ! smiley


        • Louve de France Louve de France 30 mars 11:23

          @alinea
          Le français est une langue d’exception. Et moi qui réside a l’étranger dans un pays Anglo-Saxon, je peux vous le dire, les français sont des gens d’exception aussi ! 


          Aussi, peu de gens sont réalistes sur leur niveau en Anglais, tant la langue Anglaise que l’on apprend a l’école n’a rien a voir avec la réalité. Et le réel on se le prend en pleine gueule en Amérique !

          Beaucoup croient parler la langue Anglaise mais ils se trouvent fort dépourvus lorsqu’ils se retrouvent face a un Texan ou un Mancunien Anglais ! Faut vraiment vivre des années au contact des Anglo-Saxons pour assimiler les différentes langues Anlaises. Chaque partie du monde parle un Anglais different, tant cette langue est flexible. Elle n’a pas de règle, pas de structure. 

          Sur ce, je fais mes valises smiley Je rentre demain en Europe, pour toujours, et je suis bien contente. 

          Vive la France ! 

        • Sparker Sparker 29 mars 15:38

          Un article dans Médiapart sur le démarrage du Brexit, pas très enthousiaste, Barnier à la manoeuvre « sauver l’UE », Thérésa May « éviter l’éclatement de l’union », les financiers s’en battent tant qu’ils gardent pouvoir et profits.
          D’aucuns le dise infaisable, déjà 9 mois de préparation, deux ans max de négociation qui peuvent (si j’ai bien compris) être prorogés par le conseil européen.
          La GB est redevenue discrète sur leur plan B de sortie mais il est dans les cartons.
          La bataille va faire rage et ils ne sont pas dans l’euros eux, imagine l’enlisement pour nous...
          Plan A plan B pas d’autres solutions à court terme.


          • velosolex velosolex 29 mars 22:07

            @Sparker

            Le Brexit, c’est l’arrière pays, les victimes de la politique de Thatcher et Major...Il y a quelque chose de commun entre cette histoire anglaise, et l’élection de Trump.. Une partie des deux pays vivent dans la nostalgie de la place prépondérante qu’ils ont occupé au vingtième siècle, quand la livre et le dollar dominaient le monde....D’où interrogation et paranoïa ; C’est sûrement l’étranger le responsable. Il se passe au niveau d’un pays, ce qui se passe au niveau d’un village, et même d’un homme : Les mécanismes de défense facile se conjuguent avec la paranoïa.
             Pour les USA c’est encore un peu vrai, les américains commencent à voir à travers leurs infrastructures dévastées, sans réaliser que le paradis dans lequel ils vivaient n’était qu’une utopie, le résultat du profit de guerres impérialistes, et de savants coups de billard opportunistes....
            C’est un terrible retour de frustration et de colère qui déterminent ces « n’importe quoi » et légitiment le retour à la case départ, maintenant que le jouet est cassé... ; Mais dans les deux pays, en croyant se débarrasser des carcans bureaucratiques, écologiques,( les boucs émissaires faciles des nationalistes) on se précipite en enfer, emmenant les autres par la main, ou tentant de le faire. 
            Le danger pour eux : C’est qu’après avoir commencé à se séparer des autres, dans de beaux réflexes isolationnistes, des clivages et des fractures n’entament la cohésion relative sur laquelle ils sont construits, comme un jeu de domino qui tombent. L’ex yougo est là pour nous le rappeler. Non seulement la guerre entre les pays est maintenant superbement occultée, comme conséquence de la désintégration de l’Europe, mais aussi les clivages qui conditionnent les guerres civiles. 

          • Clocel Clocel 29 mars 17:00

            Il faudrait quand même se souvenir que les anglais crevaient à nos côtés quand la France était sous la botte teutonne...

            Si être en paix avec l’Allemagne consiste à tout lui concéder, il vaut peut-être mieux continuer à se battre, sauver au moins la vaisselle.

            Baisser son froc tout le temps ne fait qu’exciter l’adversaire, affûter son appétit.


            • Daniel Roux Daniel Roux 29 mars 17:32

              @Clocel

              Il ne faudrait pas oublier 7 siècles d’histoires pendant lesquels l’Angleterre à mener une guerre sans fin contre la France.

              Ne pas oublier non plus, que c’est la politique de l’Angleterre qui a permis la guerre de 1939, en permettant le réarmement naval du Reich contre l’avis de la France.

              « Torpillant également les dispositions du traité de Versailles et le front antihitlérien établi à Stresa, un traité naval germano-britannique est signé le 18 juin 1935, entre Ribbentrop et les Britanniques : le Royaume-Uni, sans consulter ses alliés, autorise le Troisième Reich à disposer d’une flotte de guerre allemande au tonnage limité à 35 % de celui de la marine britannique3. »


            • Daniel Roux Daniel Roux 29 mars 17:38

              Ne pas oublier que Bismark voulait la guerre contre la France en 1870 et la provoqua avec la dépêche d’Ems.

              La France n’était pas préparée, comme en 1939 et avec le même résultat. 300 000 soldats en capacité contre 700 000 du côté de la coalition Allemande.

              Le rapport entre les nations sont des rapports de force. C’est notre faiblesse qui est la première cause de notre déclin.


            • Clocel Clocel 29 mars 18:23

              @Daniel Roux

              Je doute que les pauvres types qui roupillent à jamais sous les innombrables croix blanches, dans une terre qui n’est pas la leur, étaient porteurs d’autant de perfidie et de noirs desseins...

              Hors, c’était à eux que je pensais.

              J’ai lu les derniers bouquins d’Annie Lacroix-Riz, notamment « Le choix de la défaite », je suis parfaitement éclairé sur les parties sombres de notre Histoire qui continue de s’écrire avec les successeurs des mêmes protagonistes.

              Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on peut être confiant dans l’avenir.

              Je suis d’accord avec votre vision des rapports de force.


            • Daniel Roux Daniel Roux 29 mars 18:31

              @Clocel

              Peut-être, un jour...

              S’ils savaient les vraies raisons des guerres, les soldats retourneraient leurs armes contre ceux qui leur ordonnent d’aller affronter des nids de mitrailleuses, en pantalons rouges.


            • velosolex velosolex 29 mars 21:35

              @Clocel

              Figurez vous qu’ils y ont pensé. Sont partis au front les bas du front, et puis d’autres plus éclairés....Les premiers ont rapidement compris qu’ils s’étaient faits avoir, les seconds qu’ils avaient eu raison. Ce qui n’a rien changé ni pour les uns, ni pour les autres, que l’on s’appelle Remarque, ou Barthas....

               La seule chose qu’on peut faire quand est lancé dans ce machin, c’est de tenter de garder ses membres, sa vie. Ou comment Johnny B.Goode devient Johnny got his gun.....
              Pour ceux qui critiquent les tommys, ou bien les teutons,nostalgiques du nationalisme, et amnésiques des conséquences, ne pas oublier qu’en europe, je ne vois pas trop un pays, qui n’a pas eu à un moment de son histoire entre les mains les bonnes cartes, un jeu d’enfer, et n’a pas tenté d’en profiter sur le dos des autres. Rome, les espagnols, les Portugais, les britanniques, les français et pour finir les allemands...
              .Les anciens de 14 l’auraient rêvé cette Europe sur laquelle nous crachons. Je vous le dis, le croyez pas si vous voulez, on est les enfants gâtés de l’histoire. Une telle période de paix n’a jamais existé auparavant. Ca doit nous démanger cette envie de remettre ça, d’abord les raisons d’une bonne confrontation qu’on pourra étudier dans les livres d’histoire ensuite, si l’on reste, et lire le nom des morts sur les monuments s’il en existe alors...L’homme est un animal profondément névrosé qui aspire au désastre et adore casser ses jouets, et encore mieux ceux de ses petits copains. Là, c’est l’extase. Regardez Trump. Les gorilles sont infiniment plus civilisés que cet imbécile. Qu’ils soit défendu par d’autres, ne laisse aucune illusion sur ce qui nous attend. 

            • velosolex velosolex 29 mars 22:27

              @Daniel Roux

              C’est toujours assez marrant de remonter les causes des conflits, mais aussi vain de trouver la poupée gigogne originale. La guerre de 39 est liée indubitablement à celle de 14...Qui elle même est liée à la guerre de 70...Qui est liée au développement d’un nouveau géant militaire et économique, Allemagne, qui a été crée par Napoléon Bonaparte, à travers son premier jet embryonnaire : La confédération des états du Rhin.....Napoléon qui a été crée par la révolution française, révolution qui a été crée par quelques années de récolte médiocres, entre autres....

              .Rapports de force ?...L’utilisation de la force au cours des siècles a été fait par les souverains les plus médiocres, imbus de gloire, et qui ont précipité souvent leurs peuples rapidement en enfer. Que ce soit Louis quatorze, soit disant soleil, ou ces dingues de Mussolini et Hitler. Europe n’a plus assez de force pour des troisièmes Reich de pacotille, ou des postures nostalgiques à la May.. 

            • Daniel Roux Daniel Roux 30 mars 13:24

              @velosolex

              Il n’est pas vain de chercher à connaître et à comprendre, que ce soit l’histoire ou autre chose.

              Vous ne trouvez pas étrange que les dirigeants fassent toujours les mêmes erreurs, tombent toujours dans les mêmes pièges ? Aillent toujours trop loin ?

              D’où ma conclusion, l’histoire est une résultante de deux dynamiques, la nature humaine, identique à ce qu’elle est depuis quelques millions d’années, et le hasard.

              Soyez certain que nous nous trouvons entre deux catastrophes, humaines ou naturelles. La période que nous vivons ne fait pas exception. Il se trouve juste que, pour l’instant, l’Europe de l’Ouest est sous la douche, comme on dit.
               


            • velosolex velosolex 30 mars 22:56

              @Daniel Roux
              On peut interpréter les faits historiques de bien des manières. Mais le meilleur service qu’ils peuvent nous rendre est de s’en servir, pour ne pas recommencer 100 fois les mêmes erreurs. Le nationalisme produit exactement toujours la même choses : La guerre pour résoudre les problèmes, et la guerre pour laminer les adversaires, avant le suicide collectif....

              Deux ou trois choses inédites sont arrivées dans l’histoire du monde depuis une génération : L’épuisement des richesses, l’accés aux ressources, la surpopulation, les aberrations climatiques, la pollution démentielle..."It ’s a hard rain gonna fall ! Comme disait Bob Dylan.
               La seule possibilité pour les états du monde est de s’unir, en blocs de décisions de plus en plus importants ; Et c’est pour ça que je pense que l’Europe n’est d’ailleurs qu’une étape sur le trajet...On peut refuser de l’admettre, comme un type allongé sur son lit d’hôpital, à qui un médecin présente son check up alarmant. Mais il faut savoir ce qu’on veut : Vivre, ou disparaître. C’est quasiment du darwinisme. 

            • foufouille foufouille 29 mars 17:42

              il faudra certainement deux ans avant que ça arrive.


              • Hecetuye howahkan howahkan 29 mars 18:00

                Drôle, je viens de recevoir la dernière pub email Ryanair pour l’Irlande et ça dit

                time to exit Europe ?
                escape to the UK

                c’est le moment de quitter l’Europe ?
                Évadez vous au royaume uni..

                 smiley


                • velosolex velosolex 29 mars 21:59

                  Royaume de moins en moins uni en fait, les ecossais freinant des quatre fers, réclament un référendum...Cameron s’est pris au piège de sa promesse de référendum. L"économie anglaise est piégée, que l’on prenne le problème par un bout ou par l’autre, elle se retrouve en enfer, avec demain des frais de douanes exorbitants, des conséquences en cascades...

                  Retour vers le Commonwealth et l’empire ?...Un fantasme de vieille dame et de colonel à la retraite. ...Sa seule chance de s’en sortir, c’est de tenter de cliver assez l’europe pour avoir sa peau, et faire en sorte que tous les pays suivent l’exemple britannique. Mais un anglais sur deux se définit comme européen, bien plus à Londres...

                  • Hecetuye howahkan howahkan 29 mars 22:45

                    @velosolex

                    Salut

                    et non, faux, ce ne sont pas les écossais mais les dirigeants actuels de l’écosse..

                     smiley


                  • velosolex velosolex 30 mars 10:00

                    @howahkan
                    et non faux, 62% des Ecossais ont voté contre le Brexit. 

                    Leurs dirigeants n’actant donc que les conséquences de cette vague.
                    Maintenant, c’est pas pour autant qu’ils voteront forcément pour l’indépendance.
                     Puisque seulement 55 % d’entre eux s’étaient refusés à ce grand saut en 2014, mais la donne a sèrieusement changé depuis 14

                  • julius 1ER 30 mars 11:16

                    @velosolex

                    c’est bien velosolex contrairement à beaucoup sur ce site tu vois un peu plus loin que le trottoir d’en face .... et c’est tout à ton honneur !!!!

                    revisiter l’Histoire pour comprendre le présent est absolument indispensable quand les choses ont tendance à devenir confuses et plutôt peu claires .... 

                    c’est quand même assez drôle de constater que tous ceux qui conchient l’Europe n’ont aucun projet de réserve comme si l’on pouvait arrêter le temps et retourner à des états croupion qui de toutes façons n’ont plus l’initiative économique pas à cause de l’Europe contrairement à ce que tous les veaux comme labrune , fifi et bien d’autres racontent .....
                     
                    mais simplement à cause de la structure des marchés et du gigantisme de ceux-ci ainsi que la taille des oligopoles adaptés à une économie mondiale qui depuis longtemps n’est plus à la taille de nos frontières ......
                    pour casser ce gigantisme économique transnationale il faudrait être au moins un communiste pur et dur .... ce que nos blaireaux de service ne sont même pas à l’évidence ... 

                    alors il vont continuer à nous parlez de leur situation totalement schizophène à savoir d’exit en exit simplement pour ne pas avoir à se remettre en question .... car même là une mise à niveau serait insuffisante !!!!!
                    le plus drôle dans cette ironie de l’Histoire c’est que tous ces gens ont toujours gobé la fable de la taille critique des entreprises qui devaient être immenses conditions sinequanones pour survivre 
                    et qu’ils ont voté pour cela pendant des décennies ... et qui ne comprennent plus que le village soit devenu global et plus local .... 

                    la taille des entreprises ne se réduira pas les mastodontes ne vont pas s’autodissoudre et ce ne sont pas les politiciens qui s’emploieront à faire cela il faudrait qu’ils soient tous d’accord pour cela ’« politiciens du monde entier, unissez-vous » çà aurait de la gueule .... mais ils n’y pensent même pas alors pour la plupart ils continueront à enfumer leurs électeurs avec des histoire d’exit !!!!

                  • pemile pemile 30 mars 11:22

                    @julius 1ER « d’exit en exit »

                    Vivement le breizxit que ma bretagne retrouve son « autonomie » sans avoir à porter de bonnets rouges !


                  • Hecetuye howahkan howahkan 30 mars 11:24

                    @pemile

                    Ah salut « pays » comme cela se disait à l’époque des compagnons... smiley


                  • pemile pemile 30 mars 11:34

                    @howahkan « Ah salut « pays » »

                    Salut l’immigré Irlandais. Mon post était ironique, j’ai maudit les bonnets rouges lorsqu’ils ont flingués les portiques de l’éco-taxe et la lâchitude de Ségolene !

                    Tous les discours « exit » me semblent être des utltrasolutions à la Watzlawick smiley


                  • velosolex velosolex 30 mars 12:11

                    @julius 1ER
                    Merci Julius. Content de vous trouver. L’important c’est de rester fidèle à ses valeurs, et de ne pas se laisser manipuler (par les manipulateurs qui hurlent à la manipulation et qui séduisent les âmes faibles)..Ici comme ailleurs, et du bas vers le haut, l’europe est le nouveau bouc émissaire utile, pour tenter de soumettre les gens sous une bannière, la leur..... On se moque totalement de l’histoire, ou alors on l’instrumentalise. Ne pas oublier tout de même que la première chose qu’on a demandé à l’europe est d’éviter la guerre.

                     Il semble que les peuples soient devenus aussi cons qu’en 14, quand ils partaient fleur au fusil, persuadés que la guerre allait être une bonne affaire. Remplacer guerre par Brexit, et vous avez la même ambiance. Notre continent à l’habitude se saborder, dés qu’il est lancé sur de bons rails. l’europe possédait un jeu d’enfer en 1913, tout lui réussissait..... Des philosophes, des politiques et des écrivains, tels que Romain Roland, Aristide Briand, ou Stephan Zweig rêvaient déjà à une europe, vieux rêve qu’on peut déjà émerger dans les récits d’Hugo, et même les premiers soutiens de l’aventure Bonapartiste, avant que l’affaire ne soit ce qu’elle est devenue. Mais les armées républicainesfurent dans un premier temps acueillies avec dévotion en Italie et dans les états allemands qui voyaient en eux des libérateurs. Je m’égare un peu, je ne suis pas le seul. L’Angleterre s’est lancé sans trop qu’elle le sache elle même comment, victime d’agitateurs et d’apprentis artificiers, qui ne savaient même pas ce qu’ils manipulaient, et cela continue. 
                    Quand je lis ici les certitudes des imbéciles qui font des plans certains sur la comète, avec des certitudes de géographes, je me dis qu’on n’a rien appris, et que les monuments aux morts ne servent à rien ..Bien sûr, l’Europe est vraiment perfectible, tout le monde le sait. Mais néanmoinis elle n’a pas 50 ans. Le nationalisme en a 2000 et on voudrait nous faire croire que c’est une nouveauté

                  • velosolex velosolex 30 mars 12:18

                    @pemile
                    Je suis breton comme vous. Ces bonnets rouges instrumentalisés sont bien des imbéciles, on est d’accord. L’écotaxe était un progrès considérable, un outil contre la pollution...J’ai entendu dire d’ailleurs à l’époque que c’était un projet européen. 

                    De fait, sans en être un, de plus en plus de pays l’ont acté. Et d’abord l’Allemagne. L’opportunisme pour y échapper consiste pour tous les routiers d’europe à passer par l’Alsace, totalement polluée, ce que nos cons de bonnets rouges se moquent éperdument, le détour par la bretagne n’étant pas envisageable.
                     Vous trouverez la plupart de ses imbéciles dans les franges extrémistes, bien sur anti européen, bas du front national, et naturellement climato sceptiques. Des petits Trump avec un béret leur tombant sur l’oeil. 

                  • Louve de France Louve de France 30 mars 13:07

                    @pemile

                    Les Bonnets rouges ont tout de même montré la voie de l’insoumission. Quand une classe politique subordonne l’avenir de son peuple au point de le mener à l’anéantissement complet, la voie révolutionnaire devient incontournable. 

                  • pemile pemile 30 mars 14:12

                    @Louve de France « Quand une classe politique subordonne l’avenir de son peuple au point de le mener à l’anéantissement complet »

                    Eh, tu parles des portiques de l’éco-taxe ? smiley

                    Lorsqu’il s’agit d’aider les petits producteurs ou les installations en bio, y’a moins de monde que pour voter les extensions de porcheries ou les installations de hangars à volailles ou les dérogations sur le normes de pollutions !


                  • Louve de France Louve de France 30 mars 14:23

                    @pemile
                    Je crois que cette révolte dépassait l’horizon de l’éco-taxe. 


                    Enfin j’espère ! Je suis peut-être trop optimiste. smiley

                  • julius 1ER 30 mars 16:35

                    @pemile


                    et t’en feras quoi de ton autonomie ????

                  • pemile pemile 30 mars 16:48

                    @julius 1ER « et t’en feras quoi de ton autonomie ????  »

                    Relisez, c’était ironique (ça me paraissait évident ! smiley)

                    Je suis plutôt girondin que jacobin, mais le discours de sortie de l’UE me semble n’être basé que sur le repli sur soi.


                  • Christian Labrune Christian Labrune 30 mars 00:47

                    Dès lors, l’avenir de l’Europe dépend en grande part de nous

                    Victor Ayoli,
                     
                    La France ne peut avoir un avenir que si l’Europe cesse d’en avoir un. Cette sinistre farce ne s’est déjà que trop longtemps prolongée. L’Europe, c’est l’Allemagne, et je n’ai aucune envie de devenir plus allemand, je ne le suis déjà que trop, et à mon corps défendant.
                    Vive l’Angleterre ! Vive la Québec libre ! Euh, non (lapsus) je voulais dire : Vive la France libre !


                    • bob de lyon 30 mars 08:43

                      Va-t-il falloir remonter jusqu’à 1066 ?

                      L’imbrication systémique des causes et remèdes du continuum historique est d’une telle complexité qu’il alimente en permanence les recherches des historiens.

                      Je me souviens d’une longue interview radiophonique de Monsieur Le Goff, médiéviste érudit et de talent, qui, à la question : « à quelle époque estimez-vous la fin du Moyen Âge ? » répondit brièvement mais après un long silence : « 1947 !  ».

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