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Accueil du site > Tribune Libre > Capitalisme et Impérialisme sont les deux faces d’une même pièce (...)

Capitalisme et Impérialisme sont les deux faces d’une même pièce !

 

 

 

 

Malgré la crise mondiale qui continue de faire rage et de ravager la planète, socialement, économiquement et écologiquement, c'est une vague régressive et ultra-réactionnaire qui continue de dominer la vie politique, à l'échelle planétaire, également.

 

Selon les pays elle prend différentes formes de démagogie populiste ou de prétendu social-libéralisme, selon ce qui est le plus adapté, localement, pour obtenir la soumission des peuples, des nations, et en premier lieu, de leur classe ouvrière.

En France le « macronisme » est la forme qu'à pris cette ultra-réaction, en surclassant toutes les autres, lors de la dernière joute électorale, même si cette dernière a été en grande partie désertée par l'électorat populaire.

 

La question de savoir s'il existe encore un moyen de s'opposer à cette déferlante et de construire au moins l'embryon d'une alternative reste donc posée, et même avec de plus en plus d'acuité, à mesure que la réaction avance dans tous les domaines, et notamment sur le plan social.

 

Dans cette même période il apparaît de plus en plus évident que la France, non seulement n'est pas située à l'écart des conflits internationaux, mais y prend une part active et contribue grandement, avec les USA, à attiser les feux guerriers sur la planète.

Cela était déjà apparu une première fois avec la part prépondérante qu'elle avait pris dans le conflit en Libye.

Mais le discours de l'époque selon lequel elle était sensée devoir se défendre contre une supposée « barbarie » venue du tiers-monde commence à apparaître pour la duperie qu'il était déjà, au vu, notamment, des résultats de cette intervention.

 

Néanmoins, même en partie démasqué, ce discours fonctionne encore suffisamment pour entretenir les divisions communautaires en France et obtenir un consensus de fait pour la prolongation de l'interventionnisme impérialiste français à travers le monde.

Que ce soit en Libye ou ailleurs, cet interventionnisme ne se développe jamais que dans le sillage de l'interventionnisme impérialiste US, ou avec son accord, comme une sorte de concession « régionale » accordée par le numéro 1 à l'un de ses vassaux et allié indéfectible.

 

Compte tenu des forces de plus en plus dérisoires restant à l'opposition face à cette machine de guerre avançant à la fois localement sur le plan social, et internationalement, pour broyer la résistance des peuples néo-colonisés, la question se pose de savoir sur quel objectif tenter de mobiliser ces maigres forces restantes pour organiser un début de résistance, sinon une contre-offensive.

 

Faut-il organiser en priorité des actions de solidarité avec les luttes des peuples néo-colonisés ou bien faut-il se consacrer exclusivement à tenter de politiser les quelques luttes revendicatives qui se produisent encore sporadiquement en métropole ?

Ou bien encore, peut-on se contenter de bricoler un peu d'agit-prop sur chaque front, en dispersant les restes d'énergies et sans faire de lien réel entre ces actions ?

Auquel cas, on obtient aucune avancée décisive sur aucun des fronts, et surtout, on ne construit rien de durable et d'enraciné, en dépit de l'énergie déployée.

 

Au lieu de grandir, nos forcent s’érodent, au fil des ans, plus qu 'elles ne se renouvellent. C'est ainsi qu'elles se sont dispersées, divisées et finalement réduites à peu de choses, sinon à l'illusion et à la complaisance. Le mouvement semble avoir confondu division et multiplication !

 

Un fait essentiel devrait pourtant unir au moins les quelques uns qui se veulent encore marxistes-léninistes : le fait que nous vivions toujours, et même plus que jamais, dans la période de domination impérialiste, dans la phase impérialiste du capitalisme, c'est à dire celle de la domination du capitalisme financier sur toutes les autres formes de capitalisme.

 

Or cela signifie quoi ?

 

« La suprématie du capital financier sur toutes les autres formes du capital signifie l’hégémonie du rentier et de l’oligarchie financière ; elle signifie une situation privilégiée pour un petit nombre d’Etats financièrement « puissants », par rapport a tous les autres. »

http://www.marx.be/fr/content/iii-le-capital-financier-et-loligarchie-financiere

 

A l'époque de Lénine les puissances impérialistes étaient au nombre de cinq : Allemagne, Grande-Bretagne, France, États-Unis et Japon, qui émergeait, comme les USA, mais à une échelle moindre, au cours de la première guerre mondiale. Évidemment, au moment même où Lénine écrivait ces lignes, il fallait aussi compter la Russie tsariste, comme puissance impérialiste « émergente », mais déjà sur le point de sombrer, en tant que telle, donc.

Le principe même de la domination impérialiste reste donc celui d' « un petit nombre d’États », aujourd'hui comme hier, et la concentration du capital financier aidant, cela ne peut guère changer, sauf à réduire ce nombre, encore. Des puissances économiques régionales émergent, mais même si elles ne sont pas forcément des néo-colonies au premier degré, ce sont des puissances vassalisées, et qui doivent leur développement relatif à leur suzerain US, dans bien des cas. Elles peuvent être intégrées dans un maillage de « participations croisées », comme nous l'explique Lénine, mais ne constituent pas par elles-même des pôles impérialistes à proprement parler.

Bien évidemment, il n'y a pas de situation fixe, et précisément on voit le cas de la Chine, après une période essentiellement « comprador » sous domination financière US, réussir à constituer le second pôle financier mondial et devenir le challenger numéro 1 de son maître US, encore lui-même largement numéro 1, toutes catégories confondues.

 

De sorte que si les USA ont réussi à vassaliser leurs trois comparses européens, après avoir réduit le Japon à son périmètre insulaire et à son secteur de développement essentiellement industriel, ils se trouvent maintenant confrontés à cette puissance montante qu'il ont en fait contribuer à créer, déjà, pour abattre l'URSS, entre autres manœuvres impérialistes.

Le nombre des puissances impérialistes réellement correspondantes à la définition marxiste-léniniste reste donc limité à six : USA, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Japon, auxquelles vient donc s'ajouter le challenger chinois, carrément sur la deuxième marche du podium, en réalité.

 

Autrement dit, si les rapports de force ont bien changés, et plusieurs fois, depuis l'époque de Lénine, le nombre, étrangement, reste le même, et sauf pour la Chine, les concurrents aussi.

 

Comme on l'a encore vu et étudié récemment, en fonction des critères léninistes eux-même, il est tout à fait impossible d'adjoindre la Russie à cette liste, malgré son importance géostratégique et le rôle qu'elle joue sur la scène internationale.

Cela a donc suscité des polémiques, et même des polémiques assez violentes, mais elles n'ont fait que mettre au grand jour la démarche anti marxiste-léniniste des tenants de cette affirmation.

Certains en sont même à présenter la Russie actuelle comme l'agresseur déjà en marche contre l' « occident », et même s'ils prétendent à une « neutralité », en pratique cela équivaut à inverser les rôles, la Russie étant, à court terme, l'un des objectifs essentiels à abattre, pour l'impérialisme.

En pratique, toujours, cela équivaut non seulement à renoncer à combattre l'impérialisme, mais en fait à combattre directement dans son camp, ce que certains ont entrepris délibérément, sur le terrain, en Syrie, notamment.

 

En dehors des pôles impérialistes actuels et des pays néo-colonisés ou vassalisés, il existe donc encore un certain nombre de pays aux parcours diverses, dont la Russie, et à différents stades du développement capitaliste, en fonction de leur histoire, qui refusent de subir le joug impérialiste.

 

Ici encore, le but de l'article est de résumer la situation et non de reprendre, cas par cas, l'analyse du développement de chaque pays. Il est clair que ces situations, que l'on peut qualifier d'intermédiaires, sont complexes et variées et comprennent des aspects de différents stades du développement capitaliste, comme c'est encore le cas de la Chine, du reste, malgré une nette évolution vers une économie financière impérialiste.

 

Il est également clair que le destin de ces pays, faute d'une lutte prolétarienne conséquente et d'une direction politique prolétarienne des luttes, est soit de succomber au néo-colonialisme, soit de se transformer eux-mêmes en pôles impérialistes, comme ce fut le cas de la Chine.

Il est clair que dans ces pays le prolétariat doit à la fois combattre pour ses revendications sociales et contre l'intégration de leur pays au maillage économique impérialiste. C'est une situation particulièrement difficile, mais s'appuyer, même tactiquement, sur la volonté impérialiste de démembrement de ces pays pour combattre leur bourgeoisie nationale, c'est, assurément, une stratégie contre-productive, et, à terme, suicidaire. On a jamais vu le « socialisme » se construire à l'ombre des baïonnettes US, qui ne peuvent apporter que la désolation et la mort, selon leur nature de classe, plus que jamais révélée par toutes leurs récentes interventions.

 

Une alliance stratégique du prolétariat avec la bourgeoisie nationale est-elle encore possible dans ces pays ? Il n'y a évidemment pas de solution universelle à ce problème. La seule règle reste toujours de préserver et de renforcer l'autonomie des organisations prolétariennes, lorsqu’elles existent, et de construire le meilleur rapport de forces possible.

Dans ce type de contexte, la lutte pour l'indépendance nationale reste assez longtemps l'objectif prioritaire mais dans une certaine limite, comme on l'a vu, car la bourgeoisie nationale n'a pas la capacité de maintenir cette indépendance très longtemps et suit inévitablement l'une ou l'autre alternative, soit la soumission au néo-colonialisme, le plus souvent, soit le développement d'un nouveau pôle impérialiste.

 

Dans le cas de la bourgeoisie nationale-bureaucratique maoïste, ce fut donc une succession et une combinaison des deux aspects, via la phase comprador « Deng Xiaoping ».

 

Dans les métropoles impérialistes, comme la France, la question du rapport entre indépendance nationale et socialisme se pose évidemment de façon tout à fait différente. Même s'il s'agit d'une métropole vassalisée, comme la France l'est par rapport aux USA, il n'y a évidemment aucune alliance à envisager avec une éventuelle bourgeoisie « nationale », qui en tant que telle, n'existe plus, et il n'y a évidemment pas le moindre progressisme à imaginer plus d' « indépendance » pour le pôle impérialiste français, qui ne serait jamais qu'une restauration et/ou une extension de son pouvoir néo-colonisateur.

De plus, la bourgeoisie elle-même n'y voit aucun intérêt et cherche plutôt une meilleure intégration dans le maillage impérialiste US. Sa conception « nationale » n'est jamais que celle de ses intérêts financiers et ils ne concordent jamais, en fin de compte, avec ceux des travailleurs, systématiquement sacrifiés sur l'autel de la mondialisation.

 

Il ne reste donc rien d'une « indépendance nationale » française qui serait encore à « défendre », ou même à reconquérir dans le cadre du système capitaliste.

L'intégration de la France dans l'UE n'est qu'un aspect du maillage qui la relie à l'impérialisme US. C'est même un aspect par lequel elle y défend relativement sa place et ses intérêts, avec ses autres comparses européens, par rapport à leur suzerain US, et il n'y a pas le moindre avantage social à gagner, pas la moindre parcelle d'indépendance à « reconquérir » à l'en faire sortir, dans le cadre du capitalisme.

Par contre il apparaît évident qu'une tentative de construire une alternative réellement socialiste et prolétarienne implique un développement économique suffisamment endogène et autonome par rapport à l'impérialisme et donc une réelle indépendance nationale. De sorte que si le mot d'ordre d'indépendance nationale a un sens, ce ne peut être que comme complément et condition de la construction d'une alternative socialiste.

Dans ce cadre il est indispensable, mais dans ce cadre seulement. Il devrait donc faire partie intégrante d'un programme d'alternative socialiste prolétarienne, reposant sur une planification économique équilibrée entre forces productives et besoins sociaux réels.

Le fait qu'un tel développement économique rende nécessaire l'utilisation d'une unité de compte monétaire évaluée en valeur-travail, c'est aussi ce que l'on a vu au cours d'études et de débats précédents. Cela entraînera donc, de fait, comme conséquence, mais seulement comme conséquence, une rupture avec le système monétaire européen.

Poser le principe de cette rupture comme mot d'ordre préalable, parler de « sortie de l'Euro » comme condition préalable ou comme une avancée en soi, et non comme conséquence d'une réalisation économique socialiste, cela n'a aucun sens, sauf à engendrer des désordres économiques supplémentaires et inutiles, par dessus la crise.

Il en va de même, comme on l'a vu, pour tous les mots d'ordres tendant à faire croire qu'il serait possible de regagner une indépendance quelconque, dans le cadre du capitalisme, par la rupture avec tel ou tel organisme ou institution internationale. Ce genre de rupture formelle ne réduirait en rien, quoiqu'il en soit, la capacité répressive de l'impérialisme.

 

La seule rupture utile, pour les prolétaires de France, est celle d'avec le capitalisme, pour la construction du socialisme prolétarien.

 

Néanmoins, le développement d'une économie socialiste ne signifie pas pour autant un système totalement autarcique, qui n'est ni possible ni souhaitable. La construction du socialisme nécessite et implique échange et solidarité avec les autres peuples en lutte contre l'impérialisme. Cela peut donc aussi concerner des nations en voie de résistance contre l'impérialisme, même si pas nécessairement déjà engagées sur la voie prolétarienne du socialisme.

C'est en ce sens qu'il peut y avoir, à l'échelle internationale un front commun de fait entre le prolétariat des métropoles impérialistes et la partie la plus avancée des bourgeoisies nationales et nationales-bureaucratiques. L'affaiblissement des métropoles impérialistes est leur intérêt commun.

De plus, bon nombre de prolétaires de France ont des origines où des liens avec des pays où se déroulent des conflits attisés par l'impérialisme, et notamment l’impérialisme français. Il y a donc souvent un lien direct entre leur situation de prolétaire et les ravages de l'impérialisme. Ils sont donc les mieux placés pour comprendre qu'impérialisme et capitalisme sont les deux faces d'une même pièce.

 

C'est aussi par le biais des guerres impérialistes que se trouve maintenue la pression terroriste sur les métropoles. Loin de desservir les intérêts des impérialistes cette pression leur est utile à tous points de vue, à la fois comme prétexte pour leurs guerres et comme moyen de dominer, aussi bien par cette terreur elle-même que par les lois d'exception qui en découlent, le prolétariat et les couches populaires des métropoles.

C'est aussi une autre façon de comprendre qu'impérialisme et capitalisme sont les deux faces d'une même pièce et que l'on ne peut, d'un point de vue marxiste-léniniste, combattre l'un sans combattre l'autre.

Il fut longtemps considéré que la lutte de solidarité anti-impérialiste était en quelque sorte une activité d'un niveau politique inférieur à la lutte anti-capitaliste et au mieux un moyen d'avancer de la première à la seconde.

Ce qui est carrément, en réalité, faire bon marché de l'enseignement de Lénine sur le stade encore actuel du capitalisme qui est précisément celui de l'impérialisme.

 

Alors que c'est évidemment d'abord dans ses formes arrivées à ce stade que le capitalisme doit être combattu, fondamentalement, à notre époque, en comprenant qu'à partir de là les formes moins évoluée s'effondreront d'autant plus facilement sous la poussée du mouvement général qui emportera le tout.

Alors que tant que les citadelles et bases impérialistes des métropoles resteront debout elles auront les moyens de faire régner leur ordre sur la planète et de réprimer la moindre tentative d'indépendance, ou à tout le moins d'essayer avec la dernière énergie, comme on le voit déjà aujourd'hui par leur acharnement à se maintenir en Syrie en dépit de leur défaite sur l'essentiel des fronts.

 

Les luttes de libération nationale dans le tiers monde ont bien un rôle stratégique essentiel, mais elles ne pourront aboutir pleinement et durablement qu'en arrivant au stade de la transition socialiste, également. Et cela n'est réellement possible que si au moins un maillon essentiel des citadelles impérialistes commence à céder sous la poussée du prolétariat organisé autour d'une alternative révolutionnaire socialiste.

Ce n'est donc que dans la perspective du socialisme prolétarien que les luttes anti-impérialistes prennent véritablement leur sens, même si les stratégies sont différentes entre métropoles et pays du tiers-monde.

 

De même, sans y intégrer les luttes de solidarité anti-impérialistes, sans mettre en évidence dans notre agit-prop le lien qui les unit aux objectifs sociaux anti-capitalistes, les luttes anti-capitalistes elles-mêmes perdent leur signification et ne sont plus perceptibles comme ouvrant réellement une alternative politique dans la situation de crise systémique actuelle et de guerre impérialiste rampante sur la planète.

Ce que nous devons développer, c'est un processus de résistance globale, intégrant ces diverses aspects de la lutte, où il apparaît donc constamment que capitalisme et impérialisme sont les deux faces d'une même pièce, et le plus souvent, actuellement, du même dollar !

La question de passer de la résistance à la contre-offensive se posera donc ensuite, si, et seulement si, ce premier pas est effectué.

"C'est pourquoi l'humanité ne se pose jamais que des problèmes qu'elle peut résoudre, car, à y regarder de plus près, il se trouvera toujours, que le problème lui-même ne surgit que là où les conditions matérielles pour le résoudre existent déjà ou du moins sont en voie de devenir."

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1859/01/km18590100b.htm

Actuellement, la question du premier pas de la résistance globale est celle qui se pose, concrètement.

Luniterre

 

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Article source :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/03/capitalisme-et-imperialisme-sont-les-deux-faces-dune-meme-piece/

 

********************

Complément d'info suite à republication sur le site Bellaciao :

 

En réponse à une question posée sur Bellaciao, portant sur l'"ultra-capitalisme chinois" et les "actions impérialiste chinoises en Mer de Chine du Sud", postée sous le pseudo "Albert 1" :

 

Réponse de Lepotier :

 

Ce sont évidemment des symptômes de la mutation du capitalisme chinois en nouvelle puissance impérialiste, et donc la seconde, après les USA, d'après sa capacité financière, soit pès de 17% du total de la capitalisation boursière mondiale, quand les USA font à eux seuls 40%.

Par comparaison, la France c'est 2,3% et la Russie à peine 0,5%.

 

La finance US reste donc hégémonique, même si la Chine continue de monter.

France, Allemagne et Grande-Bretagne restent des satellites des USA mais ils sont aussi exportateurs de capitaux et ont donc leurs propres zones d'influence impérialiste, tout comme la Chine, qui concurrence notamment la France en Afrique.

 

Ce n'est pas le cas de la Russie, qui exporte très peu de capitaux productifs, et encore même moins qu'elle n'en importe.

 

Ce qui fait que l'"alliance" Chine-Russie est totalement déséquilibrée et tend à faire de la Russie une semi-colonie chinoise, en réalité.

C'est pourquoi les efforts stratégiques actuels de la Russie pour résister à l'encerclement militaire et économique US doivent être soutenus.

Il s'agit d'une résistance de type national bourgeois, mais qui reste progressiste, dans le contexte actuel, face aussi bien à l'agressivité US que face à la montée de la puissance économique et financière chinoise.

De ce côté, une bonne part des défenses russes restent braquées vers la Chine, contrairement à ce que l'on pourrait penser d'après les sourires diplomatiques :

 

 

La Russie est constamment obligée de chercher des "compromis" avec les uns et les autres, pour simplement survivre.

Elle essaye simplement de le faire en position relativement bonne, en utilisant ses seuls atouts valides, à savoir forces armées et matière premières. Elle s'allie par priorité aux autres bourgeoisies nationales qui sont en situation similaire, comme l'Iran.

De fait elle se trouve devenir l'épine dorsale d'un axe de résistance des bourgeoisies nationales qui survivent encore sur la planète, y compris celles qui sont les héritières de l'URSS, comme Cuba ou la Corée du Nord, ou celles qui s'en sont inspiré, comme le Venezuela.

Cet axe de résistance n'est pas à confondre avec ce que devrait être la résistance prolétarienne, mais actuellement, de résistance prolétarienne réellement organisée et efficace, il n'y en a point !

Le cas échéant, si elle parvient à se constituer, la question de son rapport avec cet axe de résistance nationale bourgeoise se posera, mais le premier pas d'une telle résistance prolétarienne reste à faire.

C'est le sens de cet article.

Lepotier

Voir aussi :

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2018/02/21/limperialisme-nest-pas-un-complot-cest-un-systeme-economique-a-la-base-du-capitalisme-mondialise/

 

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LES ARTICLES CONNEXES RÉCEMMENT PARUS SUR TML :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/08/tout-ca-pour-ca-ou-les-eternels-demons-kollabos-de-la-petite-bourgeoisie-maoiste/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/27/le-big-mic-mac-stade-supreme-du-mcdo-marxisme/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/11/quelle-place-pour-la-russie-dans-la-mondialisation-actuelle/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/20/limperialisme-nest-pas-un-complot-cest-un-systeme-economique-a-la-base-du-capitalisme-mondialise/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/22/un-peuple-qui-en-opprime-dautres-ne-saurait-etre-libre/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/23/les-lecons-dafrin-pour-en-finir-avec-le-mcdo-marxisme/

 

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35 réactions à cet article    


  • https://www.monde-diplomatique.fr/1994/08/DUCLOS/7390. Lire Denis duclos. Pourquoi l’Amérique est-il le pays où il y a le plus de psychopathes,....


    • Lire : est-elle le continent.... Une analyse approfondie peut même nous démontrer que la seconde guerre et même la première furent orchestrées par les States. Freud : le Président Woodrow Wilson,...ou la pathologie de la norme,...


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 mars 11:41

         il n’y a évidemment aucune alliance à envisager avec une éventuelle bourgeoisie « nationale », qui en tant que telle...

        La Droite en France a été Gaulliste jusqu’à Pompidou, elle est devenue ensuite européiste et mondialiste... Mais ce sont les Partis de Gauche, qui ont trahi, qui ont mis la France dans l’ UE et dans la mondialisation... Pendant plusieurs dizaines d’années, les salariés, les sans dents ne se sont pas méfiés des Gauches, qui disaient faire du social, genre Mitterrand ou PCF !


        - Le PS a signé absolument tous les Traités européens, à commencer par celui de Rome, tout en promettant « Une Europe sociale à la St Glinglin... »

        - Le PCF qui était anti-européen, est devenu pro européen à partir des années 80.

        - Les anarchistes, une partie a été « retournée » pour soutenir les révolutions colorées, et les guerres de l’ OTAN « contre les méchants dictateurs. »

        - Les autres, c’est « la Gauche Terra Nova », fabriquée par les néo conservateurs américains...

        Mes condoléances à l’ auteur, les Gauches européennes sont très mal barrées ..., et nous avec !

        • Luniterre 5 mars 12:27

          @Fifi Brind_acier

          Comme d’habitude votre flèche manque sa cible ou vise la mauvaise...


          Si vous l’aviez consulté, vous verriez que le blog TML, que j’anime depuis bientôt cinq ans, ne se revendique en rien de cette gauche réellement vermoulue que vous évoquez, mais de l’héritage du Kominform, et plus précisément, d’Andreï Jdanov, précocement décédé en 1948.


          Un extrait de son rapport de 1947 :

          « La direction du Parti Communiste français n’a pas démasqué et ne démasque pas de façon adéquate pour le peuple de son pays le plan Truman-Marshall, le plan américain d’esclavage de l’Europe, et de la France en particulier.

          Le départ des communistes du Gouvernement Ramadier a été traité par le Parti Communiste comme un événement domestique, alors que la véritable raison de l’expulsion des communistes du Gouvernement était que celle-ci avait été exigée par l’Amérique.

          Il est à présent devenu assez évident que l’expulsion des communistes du Gouvernement était la condition préalable pour que la France reçoive des crédits américains.

          Un crédit américain de 250 millions de dollars était le prix modeste payé par la France pour renoncer à sa souveraineté nationale.

          Comment le Parti Communiste français a-t-il réagi face à cet acte honteux des cercles dirigeants de France qui ont vendu la souveraineté nationale du pays ?

          Au lieu de dénoncer comme honteuse, comme une trahison de la défense de l’honneur et de l’indépendance de la patrie, la conduite des autres partis, socialistes inclus, le Parti Communiste français a réduit la question à un problème de violation des pratiques démocratiques, qui s’exprimait par un empiétement sur les droits du parti le plus nombreux au Parlement français, alors que la violation de la tradition parlementaire était, dans ce cas, simplement le prétexte et non la cause.

          Cet étouffement des raisons réelles pour lesquelles les communistes ont été exclus du Gouvernement constitue sans aucun doute une erreur sérieuse de la part de la direction du Parti Communiste français, et soit était dû à une mauvaise compréhension de la situation, et il est difficile de supposer que ça ait été le cas, soit les communistes français se sont laissés intimider par des arguments sur les intérêts » nationaux » de la France. Apparemment, les communistes craignaient qu’ils puissent être accusés de constituer un obstacle à l’octroi par l’Amérique d’un crédit à la France, et ainsi, de soi-disant nuire aux intérêts de leur pays.

          De cette manière, les communistes ont cédé à un chantage qui leur reprochait de ne pas être suffisamment patriotique alors que la seule force patriotique en France aurait été le Parti Communiste, s’il avait démasqué la signification réelle du crédit américain, qui avait été conditionné à une modification de la composition du Gouvernement par l’exclusion des communistes, ce qui, partant, affaiblissait la souveraineté même de la France.

          A cette occasion, le Parti Communiste français a cédé à la pression de la réaction, même s’il savait que cette pression était dictée par des forces impérialistes hostiles au peuple français. »


          https://tribunemlreypa.wordpress.com/doctrine-jdanov-les-bonnes-feuilles-commentees-selon-eduscol-du-rapport-jdanov-de-1947/


          Le texte intégral :


          https://tribunemlreypa.wordpress.com/andrei-jdanov-1947-rapport-sur-la-situation-internationale_/


          Luniterre


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 mars 18:37

          @Luniterre
          Et vous auriez proposé quoi à la place du Plan Marshall ??


        • Luniterre 5 mars 20:00

          @Fifi Brind_acier


          Imaginer une version « alternative » de l’histoire, c’est ce qu’on appelle une « uchronie »...


          Cela peut être amusant, mais au mieux, c’est un bon roman...


          Par contre, analyser les cause d’une situation, c’est non seulement utile du point de vue de l’histoire, mais peut encore servir, en l’occurrence, à démystifier les versions légendaires apprises à l’école et relayée par les médias.


          Ici, il y en a deux :


          __L’idée que Staline faisait la pluie et le beau temps jusque dans les derniers recoins de l’URSS, sans parler même de son influence supposée « universelle » sur le mouvement communiste.


          __L’idée que des partis aussi importants que le PCF et le PCI suivaient à la lettre et très scrupuleusement ses consignes.


          Or l’influence et les liens de Thorez au sein de l’Internationale restent à explorer réellement, notamment à propos de cette stratégie d’ « évacuation » des dirigeants à Moscou.


          Les vrais causes de la dissolution de l’Internationale sont en grande partie à chercher de ce côté.


          https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/11/mounette-dutilleul-ou-la-memoire-effacee-comment-appeler-les-choses-par-leur-nom/


          (Le doc est « réapparu », semble-t-il, depuis mon article...)



          Quoi qu’il en soit, et contrairement à ce qu’en pense généralement la « gauche » française, la politique de capitulation et de collaboration de classe de la direction du PCF a bel et bien commencé avec la signature des accords du CNR, en 1943, qui entérinaient la perspective de liquidation de la résistance à l’issue de la guerre, au lieu de la transformer en véritable force armée principale, issue du peuple et représentative de son combat. De même pour le caractère transitoire et non pérenne des Comités de Libération.


          Mais l’origine de la ligne thorézienne est évidemment encore plus ancienne. On ne peut résumer tout ça en un post.


          Avec une autre ligne, la position du PCF aurait été nettement plus forte, vu le soutien populaire, (grèves de 47-48), qu’il n’a pas su gérer non plus. Dixit l’évidence, et le rapport de Jdanov aussi...


          Et de plus, Jdanov est mort en 1948 : c’est encore une autre histoire à étudier et analyser, et très riche de leçons pour ceux qui veulent comprendre réellement cette époque et ses conséquences, encore actuelles, d’un point de vue géostratégique.


          Luniterre




        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 mars 08:56

          @Luniterre
          Vous bottez en touche, vous ne répondez pas à la question : l’URSS avait les moyens financiers de reconstruire les pays européens ?

          Si la réponse est non, il n’y avait pas d’alternative au Plan Marshall. Les USA étaient le seul pays dont le territoire n’avait pas subit de dégâts. Les USA détestaient de Gaulle, qui le leur rendait bien. S’il y avait eu une alternative, il n’aurait pas utilisé le Plan Marshall.


        • Luniterre 6 mars 14:10

          @Fifi Brind_acier

          Votre réponse porte en elle même son propre déni :


          "Si la réponse est non, il n’y avait pas d’alternative au Plan Marshall. Les USA étaient le seul pays dont le territoire n’avait pas subit de dégâts. Les USA détestaient de Gaulle, qui le leur rendait bien. S’il y avait eu une alternative, il n’aurait pas utilisé le Plan Marshall."

          De Gaulle était donc un vendu comme un autre, malgré cette « détestation » !!

          https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/comment-de-gaulle-a-vendu-la-171831


          Autrement dit, vous déniez à un pays comme la France le droit de se reconstruire et de se développer de manière endogène, ce qu’à pourtant réussi à faire l’URSS dans la première décennie d’après-guerre, et malgré les destructions beaucoup plus importantes qu’en France, de plus.

          Le déclin a commencé avec Khrouchtchev, au cours des années 60, et suite à ses « réformes » entreprises fin des années 50.

          Vous révélez ainsi le vide sidéral de votre « indépendantisme »... !

          Luniterre


          PS : ceci dit, l’article ne parle pas d’autarcie, utopique et néfaste, mais d’échanges équitables entre nations indépendantes.





        • Ar zen Ar zen 6 mars 15:37

          @Luniterre

          Vous passez comme chat sur braise sur la « démolition » de la France durant la 2ème guerre mondiale. 
          Nous n’avons visiblement pas les mêmes sources et nous ne faisons visiblement pas les mêmes mises en perspective !

          Je vous pose la question : qui des Allemandes ou des Américains a le plus « dévasté » la France ? Qui a démoli la France pour la « reconstruire » ? Vous le savez ou pas ? Vous devriez lire l’ouvrage de Jacques Pauwels, le « mythe de la bonne guerre » pour comprendre pourquoi le plan Marshall était une très bonne affaire par les USA. 

          Le Gouvernement provisoire de la République française (en abrégé GPRF) est le nom donné au régime politique et aux institutions correspondantes qui, succédant le 3 juin 1944 au Comité français de Libération nationale (CFLN), a dirigé pendant deux ans l’ensemble du territoire de la France métropolitaine et de son empire.

          4 Personnalités se succèdent à sa tête : le Général de Gaulle de juin 1944 à Janvier 1946. Ensuite, le gouvernement est assez instable, Gouin (janvier-juin 1946), Bidault(juin-novembre 1946) et Blum(décembre 1946-janvier 1947) se succèdent rapidement.
          Le GPRF tente alors de fermer la « parenthèse » de Vichy, ses trois projets phare sont l’épuration, le projet de Constitution et l’opposition à l’AMGOT, administration de la France par les Alliés.
          Ce gouvernement déclare nulle toutes les décisions de Vichy dès son installation à Paris. C’est une façon de marquer le retour d’une République qui « n’a jamais cessé d’exister ». Ce gouvernement tente alors de donner un cadre légal à l’épuration et limite ses excès des premiers jours de la libération. Le GPRF organise le procès de Pétain. Selon le GPRF, l’épuration aurait touché 10 000 Français.
          L’opposition à l’AMGOT est un succès, l’administration alliée n’aura jamais lieu. Dans chaque région libérée, de Gaulle et le GPRF envoient des représentants qui prennent le pouvoir et peu à peu désarment les milices qui font régner un climat de quasi guerre civile. L’ordre étant revenu, les alliés reconnaissent le GPRF le 23 Octobre 1944.
          Dans les premières mesures du GPRF, on note la création de l’ENA, le droit de vote aux femmes, la création de la sécurité sociale et des allocations familiales.
          Le GPRF n’est cependant qu’un gouvernement de transition. Il organise alors la rédaction d’une nouvelle constitution. Des élections législatives sont organisées pour créer une assemblée constituante. Le PC, la SFIO et le MRP recueillent les ¾ des voix, un référendum approuve à 96% la fin de la IIIè République, l’assemblée doit donc mettre en place une nouvelle constitution. 
          Face au jeu des partis qui reprend son cours comme avant la guerre, de Gaulle démissionne. La constitution est d’abord rejetée par référendum le 5 mai 1946. Révisée, elle est finalement adoptée le 13 Octobre 1946. La promulgation de la IVè République marque la fin du GPRF.

        • Luniterre 6 mars 16:25

          et@Ar zen

          Merci pour ces quelques rappels historiques...

          Ceci dit, « chat sur la braise » ou pas, on ne voit absolument pas le rapport entre votre question et le débat actuel entre « Fifi » et moi...

          On sent que vous vouliez poser votre paquet ici, et il y a donc quelques précisions utiles sur le contexte, dedans. Encore merci, donc pour ces infos et rappels complémentaires.

          Luniterre


        • Jean Roque Jean Roque 5 mars 12:01

          L’impérialisme capitaliste n’est plus nationaliste mais mondialiste. Les gauchistes sans-frontièristes en sont les collabos.


          • Luniterre 5 mars 12:52

            @Jean Roque

            Voir ma réponse ci-dessus, à « Fifi brind_acier »...

            Luniterre


          • JL JL 5 mars 15:24

            @Luniterre

             
             Le divisionisme droite vs gauche est la pseudo-opposition politique vendue par les médias qui appartiennent à l’oligarchie.
             
            Ce que droite et gauche médiatiques nomment populisme, c’est la véritable opposition naturelle et légitime à l’oligarchie, et c’est cela que les uns et les autres s’efforcent de discréditer, chacun à sa manière : ily en a pour tous les goûts.
             
            Le terme de gauchisme utilisé par ceux de droite présente le double avantage de discréditer en les amalgamant comme le fait Jean Roque ici, la gauche et le populisme.
             
            A contrario ou de la même manière, l’expression Extrême droite est utilisée par la gauche pour discréditer leurs concurrents politiques en les amalgamant avec les populistes.


          • JL JL 5 mars 15:36

            @Luniterre,
             ce commentaire s’adressait à Jean Roque. Mes excuses.


          • Jean Roque Jean Roque 5 mars 16:00

            @Luniterre
            Jusqu’à Marchais, « produire français, arrêter l’immigration », le PCF n’était pas gauchiste. L’affaire « rouge-brun » de Zarka marque ce tournant vers Robert Hue, le « en marche » dorénavant :
            Démolition de la citoyenneté et du social dans le folklore multiculturel sans-frontièriste.
            Sinon le plan Marshall comme chantage à l’américanisation, il est symbolisé par le « V-disque » décrit par Clouscard. Et Giscard en a très bien parlé, de ce basculement vers la « nouvelle » France libérale-libertaire multiculturelle consumériste. Mais dans mon commentaire suivant vous verrez que le PCF est tombé dans le piège gauchiste de la facilité sociétale.

             


          • Jean Roque Jean Roque 5 mars 16:04

            @Luniterre
             
            Devant l’échec pratique de son idéologie, le gauchiste fut incité, par son adversaire capitaliste, à se réfugier dans une idéologie de (grand) remplacement :
             
            - le bourgeois fût remplacé par l’homme blanc
            - le prolétaire par l’immigré
            - le capitalisme par la civilisation occidentale opprimante

             
            Ainsi le gauchiste est devenu le collabo de son ancien ennemi, à la grande satisfactions des 2.
            Le premier pouvait continuer à pontifier et se croire révolutionnaire, et le deuxième avait doublement baisé le premier.
            Et les 2 s’en prirent aux peuples, et firent l’apologie du saint sans-frontièrisme libéral libertaire.


          • Capitalisme et communisme : les deux faces opposées d’une même pièce : celle du matérialisme. 


            • Elixir Elixir 6 mars 13:37

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.

              Les chinois l’ont bien compris d’ailleurs, mais ils ne font pas les choses à l’envers.
              la dictature, d’abord et puis après on peut s’enrichir...
              Nous c’est d’abord on s’enrichit, et ensuite on instaure la dictature,


            • Et comme le disent les journalistes italiens : le ventre a parlé,... qu’il soit de droite ou de gauche, ce sont les mêmes sucs gastriques.


              • Luniterre 5 mars 14:53
                @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                Effectivement, on peut le voir comme ça, à cette « nuance » près que d’un côté il y a les panses pleines à craquer et de l’autre ceux qu se font de la bile simplement pour essayer de survivre.

                Et on pourrait encore longtemps filer la métaphore...

                Luniterre



              • BA 5 mars 13:23

                Italie : raz-de-marée antisystème, l’extrême droite revendique le pouvoir.


                M5S : 32 %

                Coalition droite – extrême droite : 37 %

                Parti Démocrate (gauche pro-européenne) : 19%


                Une percée historique des forces antisystème et eurosceptiques, majoritaires après les législatives dimanche, plonge dans l’incertitude l’Italie, où le chef de l’extrême droite a revendiqué de diriger le gouvernement.

                Avec un vote marqué à la fois par le rejet de la vieille classe politique, l’exaspération face au marasme économique et les tensions autour des migrants, l’Italie s’inscrit dans la lignée du Brexit, de la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis et de la poussée de l’extrême droite ailleurs en Europe.

                "Pour la première fois en Europe, les forces antisystème l’emportent", a résumé l’éditorialiste du quotidien La Stampa.

                La coalition de droite – extrême droite est arrivée en tête avec 37% des voix, selon des résultats partiels portant sur 95% des bureaux de vote.

                Mais en son sein, c’est la formation eurosceptique et anti-immigration du chef de la Ligue du Nord Matteo Salvini, proche du Front national (FN) français, qui a largement devancé le parti de Silvio Berlusconi.

                "Je suis quelqu’un qui tient parole et l’engagement a été pris au sein de la coalition : qui l’emporte peut gouverner", a lancé M. Salvini, comme un appel au vieux milliardaire à tenir sa promesse.

                "Nous avons le droit et le devoir de gouverner dans les prochaines années", a-t-il insisté, même si la coalition ne semble pas en mesure d’avoir la majorité au Parlement.

                Mais cette perspective est mise à mal par la percée historique du Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème), qui devient le premier parti du pays avec un score dépassant les 32%.

                - Pas de ’majorité étrange’

                Désormais, « tout le monde devra parler avec nous », s’est réjoui Alessandro Di Battista, l’un des responsables du mouvement, après une campagne dirigée contre la corruption et la « caste » politique italienne.

                M. Salvini a assuré qu’il parlerait « avec tout le monde » mais il a exclu devant la presse tout accord « de majorité étrange » avec le M5S : « N, O, N, NON, et soulignez trois fois ! ».

                Le jeune leader, qui aura 45 ans vendredi, a transformé l’ancienne Ligue du Nord sécessionniste en une formation souverainiste et martelé un discours anti-immigration et défiant à l’égard de Bruxelles, qui semble avoir porté dans un pays en proie à l’euroscepticisme et qui a vu débarquer près de 700.000 migrants depuis 2013.

                Silvio Berlusconi, qui s’était présenté à Bruxelles comme le seul rempart contre les populistes et les forces anti-euro, a donc perdu son pari et il n’est pas certain qu’il accepte de se ranger derrière M. Salvini. Le vieux milliardaire ne s’est pas exprimé depuis dimanche soir.

                A l’étranger, Marine Le Pen, présidente du FN, a adressé via Twitter ses « chaleureuses félicitations » à M. Salvini, estimant que sa « progression spectaculaire » était « une nouvelle étape du réveil des peuples ».

                Nigel Farage, ex-chef de l’Ukip, parti pro-Brexit en Grande-Bretagne, a pour sa part félicité sur Twitter ses « collègues » du M5S.

                Ce mouvement, fondé par le comique Beppe Grillo en 2009, avait déjà créé la surprise en raflant 25% des voix aux dernières législatives de 2013, et s’assure une position centrale dans le futur Parlement.

                - ’Aucune forme de gouvernabilité’ -

                Le Parti démocrate (PD, centre gauche) de Matteo Renzi et du gouvernement sortant a de son côté enregistré dans les urnes une baisse plus forte qu’attendue, avec environ 19% des voix, selon les résultats partiels, soit moins de la moitié des 40% obtenus aux élections européennes de 2014.

                "Il est clair que pour nous il s’agit d’une défaite évidente", a commenté Maurizio Martina, un des plus hauts responsables du PD.

                C’est d’ailleurs l’ensemble de la gauche qui boit la tasse. Les frondeurs de Liberi e uguali (libres et égaux, gauche), sont à peine au-dessus du seuil des 3% nécessaires pour entrer au Parlement.

                L’absence probable de majorité pour la coalition de droite comme pour le M5S contraint les leaders politiques italiens à des calculs et des tractations, qui s’annoncent longs et complexes.

                "Les vainqueurs de cette bataille électorale sont Matteo Salvini et Luigi di Maio", le chef de file du M5S, mais « tout cela ne conduit à aucune forme de gouvernabilité », assure l’éditorialiste de La Stampa.

                Il appartiendra désormais au président italien, Sergio Mattarella, de démêler l’écheveau dans les prochaines semaines. Mais ses consultations politiques officielles ne s’ouvriront pas avant la fin du mois, une fois élus les présidents des deux chambres.


                https://www.romandie.com/news/ZOOM-Italie-raz-de-maree-antisysteme-l-extreme-droite-revendique-le-pouvoir/896068.rom


                • Luniterre 5 mars 15:02
                  @BA

                  Le paradoxe est que si le PCI et le PCF avaient suivi la ligne proposée par le Kominform, ils seraient encore debout et dignes de continuer la lutte.

                  Voir extrait cité dans mon post en réponse à « Fifi Brind_acier ».

                  Luniterre



                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 mars 18:38

                  @Luniterre
                  Et pourquoi ne l’ont-ils pas suivi ?


                • Luniterre 5 mars 20:07

                  @Fifi Brind_acier

                  Mon post en réponse, ci dessus, à votre précédente question, aborde également celle ci :

                  https://www.agoravox.fr/commentaire5150686

                  Luniterre


                • Jean Roque Jean Roque 5 mars 16:13

                  D’ailleurs, comme quoi l’impérialisme n’est plus national , il suffit d’écouter Trump, qui l’a retourné à son avantage :
                   
                  Ceux qui contrôlent les manettes du pouvoir à Washington, le font pour ces intérêts particuliers globaux, ils travaillent avec ces gens qui n’ont pas votre bien à l’esprit.
                   
                  C’est une structure de pouvoir mondialisé qui est responsable de ces décisions économiques qui ont volé la classe des travailleurs, dépouillé notre pays de sa richesse, et placé l’argent dans les poches d’une poignée de grands trusts et lobbies politiques.
                   
                  C’est d’ailleurs une dialectique que Marx décrivait déjà. Ce qui le faisait être pour le libre échange comme accélération de l’inégalité capitaliste, donc comme accélérateur révolutionnaire, alors que la nation maintenait par intérêt et idéologie la cohésion et préférence de son peuple, avec une redistribution partielle et un marché préférentiel.


                  • Luniterre 5 mars 16:40

                    @Jean Roque

                    L’impérialisme, par définition, est expansionniste...

                    Il n’est donc en rien réellement « national »....

                    Pas plus aujourd’hui qu’hier...

                    Jouer avec les mots ne sert qu’ à obscurcir les idées. Vu la difficulté de compréhension ce certains, s’en tenir aux définitions communément admises est déjà un bon début.

                    Luniterre


                  • Jean Roque Jean Roque 5 mars 19:29

                    @Luniterre
                    Empire français, Empire britannique, des armées conquérantes nationales et des marchés coloniaux réservés aux produits de la métropole. Monsanto, Rothschild et Golman-Sachs n’ont pas de patrie. Marx savait que le Capital chercherait à se débarrasser des nations dans la globalisation et sa concentration, et deviendrait ainsi apatride. Dès lors les nations deviennent un obstacle pour le capital. C’est un mouvement dialectique décrit dans l’Idéologie Allemande par ex :
                     
                    « […] tandis que la bourgeoisie de chaque nation possède encore des intérêts nationaux particulier, la grande industrie créa une classe dont les intérêts sont les mêmes dans toutes les nations et pour laquelle la nationalité est déjà abolie, une classe qui s’est réellement débarrassée du monde ancien et qui s’oppose à lui en même temps »
                     
                    Ainsi le gauchiste sans-frontièriste est le bon collabo.


                  • Luniterre 6 mars 12:02

                    @Jean Roque

                    Précisément, ce que jouer avec les mots veux dire !

                    Concrètement, l’indépendance des nations est un obstacle à l’impérialisme, mais pas nécessairement au capitalisme, dans une forme « nationale », comme en Russie, en Iran, etc...

                    Le capitalisme « national », une situation précaire et transitoire, pour les pays en voie de développement ou de reconstruction, comme la Russie actuelle.

                    Ce qu’explique l’article, si vous l’avez compris.

                    Luniterre


                  • pipiou 5 mars 17:42

                    L’auteur est beaucoup léger, il aurait du parler d’une vague régressive et super-mega-neo-ultra-réactionnaire de la mort.

                    Histoire d’être excessif et pas crédible autant y aller à fond


                    • Spartacus Spartacus 6 mars 09:23

                      Lutter contre le capitalisme ?

                      Vaste blague. Il n’y a rien de rien en face de mieux ou de meilleur pour le remplacer.

                      Le socialisme n’est qu’une utopie identitaire (sélection par classes sociales) du mauvais coté de l’histoire et des, faits parce qu’elle est coercitive et pour exister doit trouver des coupables pour justifier la fin de la liberté individuelle.

                      Le capitalisme est un moyen, pas une idéologie plus forte que l’individu qui se substituerait a son libre arbitre...

                      C’est même le moyen le plus social connu de relation entre les hommes par l’échange.

                      Le capitalisme c’est que qui fait que chacun donne le meilleur de soi même pour qu’un échange consenti dans la paix envers des gens qu’on ne connait pas et quelque soi la position sociale ou classe sociale..
                      L’échange est volontaire.....Rien dans le socialisme n’est volontaire. 

                      Le capitalisme ne prétend pas se substituer à l’individualisme de l’homme puisqu’il se nourrit de l’autonomie de l’homme.

                      Même l’impérialisme dans le capitalisme est dynamique et est remis en cause dans une destruction créatrice. 
                      Là ou l’impérialisme dans le socialo-comlmunisme crée des dynastie et des autocrates et une difficulté a revenir en arrière. La concurrence capitaliste permet des ruptures dans la paix, et la remise en cause impensable dans les idéologies coercitives et totalitaires.

                      Il ne faut pas oublier qu’après guerre, les pays capitalistes ont étés libres, la ou dans les pays communistes les habitants ont du gagner leur liberté.

                      Aujourd’hui encore la dernière utopie Vénézuélienne débouche comme d’habitude et à chaque fois sur l’autocratie et la misère.
                      Ha oui ! c’est la faute au capitalisme...L’éternelle excuse. Pourtant le lait vient des vaches Vénézuéliennes, mais y’en pas. 
                      Quand à la Chine, ce sont les 15 ZES villes-régions laissées en autonomie de libre échange qui ont permis sont développement. Pas le socialisme, mais le pragmatisme d’un slogan « il est normal de s’enrichir » et l’abandon de l’égalitarisme.

                      • Luniterre 6 mars 11:50

                        @Spartacus

                        Il n’y a qu’un seul véritable utopiste sur Agoravox, et c’est vous, manifestement !

                        Luniterre


                      • antiireac 6 mars 13:52

                        @Spartacus
                        Vous m’enlevez le caviar de le bouche.


                      • Luniterre 6 mars 14:17

                        @antiireac

                        Le caviar ?

                        Encore un truc russe, non ?

                        Agoravox, encore un média sous influence, méfiez vous... !

                        Luniterre


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