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Accueil du site > Tribune Libre > Ce matin je viens d’apprendre un nouveau mot : Midazolam

Ce matin je viens d’apprendre un nouveau mot : Midazolam

La Haute autorité de santé recommande d’autoriser les médecins généralistes à prescrire du Midazolam pour « accompagner » la fin de vie. A la ministre de trancher (la vie ?)

 Midazolam ? Quesaco ? Je cherche dans interniais et je trouve de drôles de choses. Entre autres que le Midazolam est utilisé comme partie d’un cocktail pour l’injection létale dans le cadre des exécutions de condamnés à mort notamment aux États-Unis.

Le Midazolam est par ailleurs indiqué, et recommandé comme molécule de référence dans la sédation des patients pour détresse en phase terminale par la société française d’accompagnement et de soins palliatifs. Bref, en termes compréhensibles par le commun des mortels (c’est le cas de le dire), c’est un POISON extrêmement violent.

Or, en contradiction totale avec le serment d’Hippocrate, la Haute autorité de santé recommande, ce lundi 10 février, d’autoriser les médecins généralistes à prescrire du Midazolam pour « accompagner » la fin de vie. Tonton Hippocrate, en son temps, disait :…/… «  Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m’abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion ». De même la forme moderne de ce texte fondateur de la médecine, le Serment du Conseil de l’Ordre des médecins (2012) dit : « Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. »

Actuellement, la loi Leonetti autorise une sédation profonde et continue jusqu’au décès mais seuls les médecins à l’hôpital peuvent prescrire cette molécule. Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France (FMF) réclame pour tous les médecins le droit d’administrer du midazolam, qui peut être utilisé pour mettre en œuvre une sédation profonde jusqu’à la mort (en contradiction flagrante avec le fameux Serment).

Peut-on donner ainsi le droit de vie ou de mort à un médecin, voire à un collège de médecins ? Avec la collaboration de la famille (parmi laquelle les héritiers) ?

J’entends déjà : « Ouais, la, tu déconnes Victor. Si tu étais confronté au problème, tu changerais sûrement d’avis… ».

Alors je vais vous raconter brièvement une histoire personnelle. Ma compagne – personne magnifique, ancien mannequin, ancienne directrice de pub dans un magazine – est atteinte d’une calamité, Alzeimer. Je m’en occupe 24h/24 et 365 jours par an depuis quinze ans que cette horreur a été diagnostiquée. Il y a bientôt deux ans, suite à une surmédication pour le moins hasardeuse, elle a dû être conduite d’urgence à l’hosto par les pompiers pour chute brutale, perte de connaissance et convulsions ("effets indésirables" des drogues surdosées). Je l’ai retrouvé dans un lit, semi comateuse. Le chef de service, sans prendre de gants nous dit : « La maladie en est à sa phase terminale. Elle va maintenant s’attaquer aux fonctions vitales. Elle en a pour quelques semaines… ». Quelques jours après, je l’ai récupéré chez nous, grabataire. Mais, avec l’aide formidable des jeunes femmes du SSIAD (Service de Soins Infirmiers à Domicile) qui s'occupent d'elle deux fois par jour, nous l’avons remise sur pied en quelques semaines : elle marche (en l’aidant), elle mange à table (en l’aidant aussi), elle rit, elle VIT ! Et, après avoir été une maîtresse ardente, une collaboratrice super-efficace, une compagne de rêve, elle me permet d’expérimenter un sentiment que les hommes ne peuvent pas connaître, celui de « mère-poule » puisqu’elle est maintenant quasiment ma fille, mon bébé que je lave, que je fais manger, que je fais rire en faisant le zouave et en racontant des konneries, à qui je chante des comptines et des chansons gaillardes, pour qui je me réveille la nuit pour la border, pour la changer si nécessaire. C’est un cadeau formidable qu’elle me fait. Elle me rend encore heureux et donne un sens à ma vie. Et lorsqu’elle me regarde avec ses beaux yeux bleus en me disant « Merci mon chéri », je suis payé mille fois.

Eh bien ça, avec le diagnostic du toubib de l’hosto, ça aurait pu m’être volé. Comme sa vie. Et un matin, vers 6 h 30, j’aurais reçu un coup de fil impersonnel : « Nous sommes navrés, Madame… est décédée ». Rentabilité oblige. Il faut libérer des lits… Alors on les « libère ».

J’exagère ? Allons, allons. Écoutons toujours le président de la de la FMF, pour qui « la France serait un Sahara médical s’il fallait interdire d’exercice tous les médecins généralistes qui prennent en charge la fin de vie, sans être tout à fait dans les règles ».

Sous la pression de très nombreux imbéciles heureux, le gouvernement mais aussi la justice doivent ainsi statuer sur la mise à mort des malades, des comateux, des vieux, des handicapés, des trop malades. Bientôt pourquoi pas des trop moches, des trop récalcitrants à l’idéologie dominante « pour abréger leurs souffrances », bien sûr. À la discrétion des autorités médicales ou à la demande des familles des « impétrants » à l’euthanasie. Euthanasie, tiens, en voilà un joli mot ! Ça fait savant, propre sur soi, pas comme ces vieux qui bavent, pissent et se chient dessus. Et qui coûtent si cher à la Sécu ! Pourtant, le meurtre par empoisonnement d’une personne, ça a un nom précis : ASSASSINAT ! Mais c’est pas joli…

Il s’agit ni plus ni moins du rétablissement de la peine de mort mais décrétée non pas par un jury populaire et des juges professionnels, mais par un collège de toubibs et de personnes de l’entourage du « patient » ! La porte ouverte à toutes les magouilles ou les intérêts les plus sordides le disputeront à la vraie compassion.

Il serait bon de jouer l’honnêteté intellectuelle : en finir avec la vie, est-ce la demande du malade ou celle de sa famille, de son entourage ? Il faut se méfier de ce premier réflexe qui se veut altruiste et compassionnel : abréger les souffrances du malade en accédant - voire en lui suggérant (la volonté affirmée de mourir « dans la dignité » naît dans l’esprit d’une personne consciente et lucide, bien en amont des angoisses du grabat, ce qui change tout !) – de mettre fin à ses jours. Ce qui compte, avant tout, c’est d’abattre la souffrance, pas de tuer le souffrant.

Ces lois sociétales soi-disant modernistes « d’optimisation de la vie » (euthanasie, suicide assisté, gestation pour autrui) seront-elles imposées à la masse populaire par les puissants lobbies de bobos influents ? (Ironie de la chose, c’est souvent les mêmes qui « s’offusquent » de la corrida de toros !) Eux-mêmes manipulés par le culte du pognon de la société ultralibérale : élimination des gens qui ne seront plus productifs, économies conséquentes sur les retraites, remise à flot de la Sécu. Une journée d’hôpital coûte cher à la collectivité donc, en ces temps d’austérité, abréger la vie ou suggérer aux patients que ce serait mieux qu’ils cessent de vivre parce que leur vie est devenue indigne va faire faire à la société de substantielles éconocroques !

Vive la vie, bordel !

Illustration X - Droits réservés.


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72 réactions à cet article    


  • Alain 10 février 18:50

    La France est un pays d’imbéciles dirigée par des idiots. Les législations de fin de vie au Canada sont à un autre niveau. Le médecin peut décider à ne pas être acteur de cette aide à mourir et ce sont les gens qui font la demande.

    https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/aide-medicale-mourir.html

    En Suisse, ce sont des associations (Dignitas est la plus connue) qui s’occupent de cela sur demande de la personne. On appelle cela suicide assisté.

    http://theconversation.com/fin-de-vie-ce-que-la-suisse-et-le-canada-nous-apprennent-sur-laide-a-mourir-97808

    En France, pays de débiles mentaux accros à leur applis de smartphone et dirigés par des politiciens et de lobbies institutionnalisés à la limite des systèmes mafieux ou des républiques bananières, on aura droit à un « médicament » prescrit sur le coin de la table par un généraliste avec un rdv qui aura 3 heures de retard et une ordonnance nous permettant d’aller à la pharmacie qui ne manquera pas de nous proposer un générique si on veut être remboursé. Au pire, on ira aux urgence et on nous dira « allez vous assoir là, on revient dans 3 heures ou 2 jours, on ne sait pas encore parce qu’on a une réunion avec une société de consulting pour passer de l’hopital des stocks à l’hopital des flux ».

    Le système de santé en France est devenu tellement pitoyable qu’on se demande vraiment comment on pourrait traiter cette question de façon pleinement réfléchie.


    • sls0 sls0 10 février 18:57

      Le midazolam est une molécule de la famille des benzodiazépines. Ses puissantes propriétés anxiolytiques, amnésiantes, hypnotiques, anticonvulsantes, sédatives et myorelaxantes, associées à un délai et une durée d’action courts, en font un adjuvant particulièrement utile en anesthésie et en réanimation.

      L’eau qui sert parfois de solvant est aussi un poison ?


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 10 février 19:41

        J’ai un total mépris et des accès de haine féroce pour tous ceux qui, en s’autorisant de leurs lubies religieuses, prétendent intervenir pour priver un individu majeur et réputé sain d’esprit de l’accès a toutes les ressources incluant l’aide du personnel competent  que le science peut mettre a sa disposition pour terminer ses jours au moment où il en décide librement.

        Pierre JC Allard


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 11 février 05:18

          @Pierre JC Allard

          Voici ce que j’écrivais il y a 12 ans, quand je croyais encore qu’on pouvait parler poliment aux fanatiques religieux. Combien sont morts depuis, sans qu’on leur donne l’assistance que devrait suggérer la « charité chrétienne »

          PJCA

          https://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/036-visa-de-sortie//


        • Fergus Fergus 11 février 08:42

          Bonjour, Pierre JC Allard

          Malgré la gravité du sujet, j’applaudis des deux mains cette prise de position sans ambiguïté à laquelle j’adhère totalement.

          Le suicide assisté serait un énorme progrès de notre société.

          De même, une euthanasie rapide serait préférable à une « sédation profonde et continue » qui constitue de fait une euthanasie qui tue à petit feu, autrement dit la pire des hypocrisies ! 


        • San Jose 11 février 09:05

          @Fergus
          .
          Si je suis inconscient, que peut me faire d’être mort en une minute ou une semaine. 


        • Fergus Fergus 11 février 09:09

          Bonjour, San Jose

          En effet, cela ne change rien pour le patient.

          Mais c’est une souffrance inutile pour les proches à qui l’on inflige le spectacle d’une mise à mort lente donnée à petit feu par cessation d’alimentation !


        • Fergus Fergus 11 février 09:12

          Après le décès de la romancière Anne Bert, partie mourir en Belgique où se pratique le suicide assisté pour échapper à une fin terrible, voici ce que j’écrivais :
          Anne Bert, ou le choix de la mort dans la liberté et la dignité.


        • Aimable 11 février 12:47

          @Fergus
          Bonjour Fergus
          Pour la souffrance psychologique des proches en suivant la loi Léonetti je confirme , mais pour moi je suis certain que demander l’euthanasie , la souffrance psychologique qui en aurait découlé aurait été beaucoup plus forte ( c’est probablement dut a la culture qui régit notre pays ) .


        • JL JL 11 février 16:00

          @Aimable
           
           Je plussoie.
           
           Moi ceux que je trouve condamnables ce sont ceux qui, comme ici affirment haut et fort ce qu’il faudrait faire, qui a raison, qui a tort. Qui sait ce qu’il fera dans ces moments-là ? Il n’y a pas de règle, et chercher à en imposer une serait stupide.
           
          Paris vaut bien une messe, et la mort naturelle vaut bien une petite souffrance passagère qui ne laissera de traces dans la mémoire du défunt. Et qu’y a-t-il de pire pour ceux qui partent comme pour ceux qui restent, qu’une mort pas naturelle ?
           
          Mais hélas, il y a parfois pire que la mort quelle qu’elle soit, et dans ces cas-là, il faut pouvoir s’en sortir au mieux.


        • JL JL 11 février 16:13

          @JL
           
          j’émets l’hypothèse que la diffusion du Midazolam est la réponse du berger à la bergère malbouffe ? J’invite à lire cet autre article qui n’est pas sans lien avec celui-ci.


        • eric 11 février 16:46

          @Pierre JC Allard

          J’ai un non moindre mépris pour ceux, qui au nom d’idéologie obscurantistes, veulent légaliser l’élimination des vieillards, anormaux, et autres non conformes. 

          Car c’est de cela qu’il s’agît.

          Si on se fie aux statistiques, une bonne partie d’entre nous est déjà aidé à partir d’une façon ou d’une autre. 

          Mais dans l’ensemble, ce n’est pas vraiment légal. Tout un chacun peut se procurer les moyens pour ce faire. Ceux qui ne sont pas isolés, peuvent trouver un proche assez aimant pour prendre le risque. Les dits proches aimant peuvent aussi décider en leur âme et conscience que « c’est meilleur pour lui », pour quelqu’un hors d’état de choisir ou de s’exprimer. Il peut y avoir des médecins compréhensifs.

          L’important est qu’il ne soit pas considéré comme normal, habituel, voir bénéfique, de tuer quelqu’un.

          L’important est que prendre la responsabilité de tuer mette justement en jeux ta responsabilité. « J’aime tellement cette personne que je prend le risque d’avoir des ennui avec la société, et des problème moraux avec moi même ». Pas, « j’ai coché toutes les cases, y compris notamment, »elle est bien d’accord, donc c’est bon« , adieux mémé ». Pas, c’est pas grave, il est payé pour cela et c’est un spécialiste. Pas un moment de fatigue du médecin, comme dans l’article, ou du patient, comme cela arrive.

          Le Docteur Schneefganz, je crois, fut un des précurseurs des soins palliatifs en France à Grenoble. je l’ai longuement entendu sur ces questions. De mémoire : Au tout début, ils expliquaient aux gens de mémoire, voila, on peut vous maintenir de façon à ce que vous soyez dans la dignités, sans souffrance, en vous accompagnant médicalement et humainement. Si vous voulez en finir tout de suite, vous le dites, sinon, par la suite nous ne vous aiderons pas à mourir. 

          Il n’ont jamais eu de volontaires au départ, ni de plaintes.

          Je pense qu’il ne peut pas et ne doit pas y avoir de légalisation du fait de donner la mort. De critères ; de bon choix. Les gens qui exigent un texte sont des idéologues. Que leur importe en pratique ? Tu t’achète ton médoc, tu prends trois fois la dose pour être sur de ne pas te rater et hop ? Quels besoin de faire intervenir des tiers ? Quels besoin de se justifier ? Quel besoin d’un e approbation sociale pour une acte essentiellement individuel. Quel besoin de personnels compétents ? Tous les gens que je connais qui on décidé d’en finir, dont 2 couples, qui l’ont fait ensemble, se sont très bien débrouillés.

          Je me souviens notamment de ceux qui sont nos voisins de cimetière et que j’ai croisé sur place, nettoyant leur concession, avant de se donner la mort pour ne pas finir séparé l’un de l’autre. Je pense à eux en lisant cet article.

          Le but des exigences euthanasique est de désacraliser la vie et l’humain.
          Pourquoi pas ? Sacré veut dire, qui inspire une vénération profonde, un respect religieux. C’est cela qui les défrise. Si la vie n’est pas sacré, alors tout est possible , tout est permis comme dirait Dostoïevski.

          On a déjà essayé différentes variantes de ce matérialisme. Notamment les socialismes nationalistes et internationalistes. Si au fond certaines vie sont inutiles pour des raisons objectives, alors les bénéfices de leur disparition pour l’individu et la collectivité peuvent tout justifier. 


        • Fergus Fergus 11 février 17:41

          Bonjour, Aimable

          Soyons lucides : des euthanasies et des suicides assistés ont de fait été déjà pratiqués en nombre par des médecins avec l’accord des proches, et cela dans la plupart des familles probablement. Cela a en tout état de cause été le cas dans ma propre famille et dans celle de mon épouse pour des personnes en grande souffrance physique et morale.


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 11 février 17:51

          @eric

          NON, CE N’EST DE ÇA QU"IL D’AGIT ! Vous illustrez cette mauvaise foi nourrie des terreurs que les religions et autres bêtises ont réussi a inculquer aux innocents pour les exploiter. Il y a qu’un principe a respecter : que SA VOLONTÉ SOIT FAITE. 

          Je parle de la volonté de celui qui doit choisir POUR LUI MEME de vivre ou de mourir. Je mourrais pour défendre cette liberté de l’Humain face a tout empiètement de l’Etat ou d’une religion.

          https://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/112-bon-voyage-marcel

          PJCA


        • foufouille foufouille 11 février 17:57

          @Fergus

          uniquement dans ta famille qui est le centre du monde avec un bon héritage à la clé.


        • eric 11 février 19:25

          @Pierre JC Allard
          Ben voyons ! Mais allez y § Sentez vous très libre ! L’individualiste capitalistes réac par excellence. Le renard libre dans le poulailler libre, mais il faut quand même avoir un tampon de l’état et un assistant fonctionnaire financé par les impôts pour donner un coup de main.

          Mourrez tranquillement, nul Dieu ni Maitre ne viendra vous en empêcher ou vous en tenir rigueur. Mais sans tampon, sans personne qui vous garantisse que vous avez bien raison, et sans que votre cas ne doivent s’étendre aux autres.

          Vous ne voulez pas « mourir pour le droit de mourir ». Vous n’êtes pas primaire à ce point. Vous êtes prêt à mourir pour le droit de tuer. Que quelqu’un vous tue, que vous puissiez tuer quelqu’un.
          Ce n’est pas exactement la même chose, contrairement à ce que veulent nous faire croire les matérialistes.

          Faites suivant votre volonté en ce qui vous concerne, mais ne nous parlez pas de société si vous récusez toute règle générale de vivre ensemble. Or, le vivre ensemble", cela implique de vivre vous savez…...


        • eric 11 février 20:05

          @Fergus
          Bonjour Fergus.
          Évidemment ! Tous le monde le sait ! Les stats officielles le montre et le démontre. Je ne me souviens plus des détails, c’est ma copine démographe je crois qui m’avais expliqué cela. Mais la question de société, la vraie, c’est de permettre qu’il y ait le moins possible de fins dans la souffrance physique et morale, pas d’avoir un permis de chasse et de tirer à vue et en particulier que cela soit fonctionnarisé.


        • Fergus Fergus 11 février 22:35

          Bonsoir, foufouille

          "uniquement dans ta famille"

          Bien sûr que non ! Et tu le sais très bien, mais tu refuses de voir la réalité !!!

          "avec un bon héritage à la clé"

           smiley Tu parles sans savoir en affirmant des conneries ! J’ai hérité de quelques milliers d’euros, et mon épouse de quelques centaines tout au plus.


        • Fergus Fergus 11 février 22:39

          Bonsoir, eric

          Expliquez-moi en quoi, lorsqu’elle est officialisée par un collège de médecins, une euthanasie rapide par piqûre létale serait plus choquante qu’une euthanasie lente dans le cadre d’une « sédation profonde et continue ». 


        • JL JL 12 février 08:53

          @Fergus
           
           vous écrivez : ’’des euthanasies et des suicides assistés ont de fait été déjà pratiqués (...) dans ma propre famille et dans celle de mon épouse pour des personnes en grande souffrance physique et morale.’’
           
           !!!
           
           Pour des souffrances physiques, je veux bien, mais je remarque qu’il existe des sédatifs si puissants aujourd’hui qu’il est permis de contester la solution que vous et PJCA prônez ici. Par ailleurs, je pense que statistiquement vous êtes un couple qui n’a pas de chance !
           
          Mais légitimer le suicide assisté pour souffrances morales m’horrifie à un point qui me laisse sans voix.
           


        • foufouille foufouille 12 février 10:14

          @JL

          une fois, il a admit que c’est surtout lui que le handicap dérange.

          pour un euthanasiste, une souffrance morale est avoir une colostomie trois mois.


        • eric 12 février 12:25

          @Fergus
          La, il n’y a pas longtemps, j’ai un collège de médecin au sujet d’un malade psychiatrique, qui m’a dit dis, « Si si vous verrez, il va bien prendre ses médicaments tout seul comme un grand ». Il ne les a pas pris, a fait une crise, a tenté de jeter 2 personnes âgées par la fenêtre, avant de fuir nu dans paris et de finir aux urgences de Sainte Anne. L’article, ici, c’est pas un collège, mais l’intéressé ne doit pas être pressé non plus de tomber entre les mains d’un docteur fatigué ou pressé)
          La sédation longue et continue, j’ai vu un pote en train de râler dans son sommeil profond et continue. Tant qu’à assassiner quelqu’un ( tuer intentionnellement dans le dico), je pense effectivement que l’hypocrisie de la sédation profonde continue est assez ignoble. C’est surtout, j’imagine, un moyen de dire, « j’ai rien fait, j’ai juste accompagné ».


        • JL JL 12 février 12:38

          @eric
           
           il ne faut pas confondre donner la mort et moyens de la donner.
           
          Et ça doit faire l’objet de deux débats différents. Sur les moyens, je pense que c’est une affaire qui concerne les professionnels de la santé.


        • Fergus Fergus 12 février 15:54

          Bonjour, eric

          « je pense effectivement que l’hypocrisie de la sédation profonde continue est assez ignoble »

          Merci à vous.


        • Loulou 12 février 18:26

          @eric
          Bonjour Eric. Il me semble que ce poison (dérivé puissant des benzodiazépines elles mêmes très dangereuses au long cours, cf.Stilnox/Zolpiden.) est administré aux condamnés à mort aux USA en plus d’autres produits, on peut voir de telles exécutions sur internet.
          De sorte qu’en effet c’est empoisonner des patients lentement sans savoir exactement ce qu’il se passe dans leur cerveau, est-ce qu’ils en souffrent tout de même ? Est-ce que l’esprit (l’âme ?) qui travaille pendant le sommeil (rêves ou cauchemars) ressent quelque chose et souffre « moralement » de l’administration de tels produits ? En anesthésié, c’est différent, on donne un ensemble d’hypnotiques et on ne s’endort que le temps nécessaire à l’intervention.
          L’affaire Vincent Lambert, qu’on soit croyant ou non, semble ainsi avoir été un ballon d’essai en vue de faire voter, d’une façon ou d’une autre, une loi plus forte que celle de Léonetti. Les parents de ce jeune handicapé auraient voulu depuis des années qu’il soit placé (quitte à payaer) dans un Centre spécialisé avec soins appropriés, rééducation même très légère donnant un petit espoir d’une reprise de conscience et donc de communication meilleure que par les clignements ou autres mimiques observés chez Vincent. Cela leur a été refusé, le directeur de l’hôpital de Reims filtrait les visites parentales, chambre fermée à clé, un drame pour ces vieilles personnes. Actuellement, les Lambert sont poursuivis par les Tribunaux pour avoir filmé et diffusé sur internet des images de leur garçon avalant de la compote ou esquissant un sourire .
          On sait que l’ADMD milite en France pour le suicide assisté depuis longtemps, comme militaient certains pour l’union homosexuelle ou autres faits de société. On sait que chaque gouvernement, incapable de maintenir la paix sociale et la prospérité, fait des effets de manche tour à tour en satisfaisant ces activistes. S’il n’-y-a pas de nouvelle loi Leonetti, il-y-aura donc, dans quatre mois, ce médicament en pharmacies de ville et les généralistes pourront le prescrire . Des pharmacies pourraient se voir subtiliser des lots en vue de suicides particuliers ou de trafics. Et pourquoi en pharmacie ? La plupart des malades meurent en milieu hospitalier de nos jours ! On peut au moins supposer que l’industrie pharmaceutique y trouvera son compte et que si ces drogues fatales sont remboursées par la Sécurité Sociale, d’autres remèdes, pourtant utiles, ne le seront plus ou le seront moins, pour compenser les dépenses...
          Ma maman vient de mourir à l’hôpital à l’âge de 95 ans, lui a t’on administré ce puissant sédatif ? Elle était pourtant sous morphine et en lui tenant la main, en lui passant l’autre main dans ses cheveux, j’entendais son râle qui annonçait une fin proche et un soulagement pour moi et ma famille. Pour elle-même ? Je ne sais pas, on dit que oui, qu’il vaut mieux abréger les souffrances... Soit, mais si c’était défendu pour des raisons humanitaires, par respect du sacré que représente la vie humaine en société, jusqu’à présent, le permettre ne serait-il pas un CRIME ?
          Qu’il-y-ait des personnes assez vaniteuses et égoïstes pour vouloir être assistées afin d’éviter la laideur du vieillissement et qu’elles aillent en Suisse pour cela est leur affaire mais je ne suis pas fier de pareille attitude, quoiqu’on en pense, j’en ai honte et peine pour elles car les sociétés, cruelles ou non, ont toujours reposé sur l’honneur, l’altruisme qui tend à sauver un noyé, à réconforter un déprimé, à donner l’espérance là où se trouve le découragement, la peur ou l’envie de trahir.
          Louis


        • eric 12 février 19:42

          @Loulou

          Tout est lié

          Dans la société traditionnelle, il y a des esclaves, l’élimination des enfants non conformes à la naissance ( les roux par exemple), l’abandon ou le meurtre des vieillards, l’exploitation sexuelle des plus pauvres par les plus riches,- tout « genres » confondus : chez les romains, comme chez les musulmans, l’homosexualité active est prestigieuse -, notamment avec la polygamie, qui réduit, à l’abstinence les plus faibles, assurant une bonne sélection écologique, un peu comme dans une meute de loup et souvent, des statuts pour les femmes qui font apparaitre le catholicisme, d’abord et avant tout, sur le plan anthropologique, comme la première libération des femmes. 

          Les réformes sociétales constituent de grands pas en arrière. Un grand retour vers le futur, On a le mariage des tous, la GPA en pratique, l’euthanasie à petit pas, et on aura l’esclavage. C’est lié à la dignité accordé à la personne. C’est une question de foi.

          Nous avons 99% ou un truc de ce genre,de gènes commun avec des singes. Scientifiquement nous somme des singes. Ceux qui se battent pour la condition animale comprennent-ils que si on a besoin de cobayes pour un vaccin qui va sauver plein de vies et que nous sommes égaux, cela veut dire pas de vaccin du tout ou test sur les humains comme sur les animaux ? 

          J’ai foi en l’idée que tuer intentionnellement, même avec plein de bonnes raisons, c’est un assassinat, littéralement, et je suis assez hostile à ce que cela soit autorisé réglementé, à coup de textes, de circulaires de majorités. A la fin, ce seront des robots qui mettront en œuvre des décisions prises par intelligence artificielles sur la base de critères préétablis et objectifs.

          Cela fait de moi un homme profondément à droite. La droite, c’est l’humain d’abord.
          En dernier recours, c’est un humain qui décide au risque de sa tête, pas un concept, une « majorité », un tirage au sort.

          C’est comme cela que ca a commencé, à droite du ceux qui voulait que le roi, un homme ait un droit de veto avec la responsabilité, que cela emporte, à gauche, les amoureux de l’abstraction et de l’irresponsabilité. Tu votes la mort à 51% personne n’est vraiment coupable, et peu importe si demain, cela aurait été 49.


        • astus astus 10 février 19:42

          Bonjour à l’auteur dont l’attitude est tout à fait honorable, et librement choisie.

          Mais il demeure que le meilleur médecin du monde avec les meilleurs soins du monde n’empêcheront pas la mort de ses patients, et qu’on ne le traite pas pour autant de criminel. Il existe des passeurs de vie à la naissance, mais rares sont les passeurs pour la fin de vie, pourtant si nécessaires.

          Notre pays est en retard sur tout car il ne respecte ni la liberté (le choix de sa mort) ni l’égalité (selon que l’on meurt ici ou là), ni la fraternité (l’entraide face aux souffrances). Seuls 13% des français ont rédigé les directives anticipées de fin de vie ce qui conduit à des situations de maltraitance comme celle de Vincent Lambert qui a duré 10 ans ! Un grand nombre de personnes âgées meurt aujourd’hui dans la solitude sur des brancards dans les services d’urgence car les maisons de retraites ne peuvent assurer les soins utiles et il ne faudrait rien changer ?

          Or la loi permet aux soignants de recourir à une clause de conscience et personne n’impose à quiconque de recourir au suicide assisté, à l’euthanasie, ou aux soins palliatifs (pour ces derniers seulement 20 % de ceux qui pourraient en bénéficier, et dans certaines régions uniquement). « Tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ».

          Bien à vous.


          • rogal 10 février 20:48

            « Le Midazolam est par ailleurs indiqué, et recommandé comme molécule de référence dans la sédation des patients pour détresse en phase terminale par la société française d’accompagnement et de soins palliatifs. »

            Un sédatif n’est pas, a priori, un poison. Alors comment se fait-il que le mot sédation impliquerait l’idée d’empoisonnement ?


            • njama njama 11 février 11:23

              @rogal
              La sédation provoque une forme de mise en sommeil de la conscience et de l’ensemble des fonctions vitales qui conduit inévitablement au décès plus ou moins rapidement suivant la dose injectée. Une sorte d’asphyxie lente
              La dose est augmentée graduellement...


            • machin 11 février 05:56

              Peste soit des bien pensants et de leur morale en kit.

              Certes, il y aurait beaucoup dire sur les médecins, en fait, autant que sur les plombiers ou les enseignants, mais l’auteur se trompe de cible.

              Attaquer la médecine hospitalière et surtout le personnel hospitalier, c’est se tirer une balle dans le pied.

              Lorsque l’on choisit d’exercer à l’hôpital, c’est plus certainement par choix philosophique que par esprit de lucre.

              Si je devais classer les gens par valeurs humaines, il est évident que les hospitaliers arriveraient en tête, très, très loin devant les mercenaires de la santé qui font le même travail, dans de bien meilleures conditions,à des conditions financières scandaleusement abusives, pour un résultat identique à celui l’hôpital.

              Mais les erreurs médicales de l’hôpital sont toujours surmédiatisées et celles des cliniques étouffées, avec la complicité des scélérats que nous nous imposons à chaque scrutin... Le résultat est prévisible.


              Partout dans notre société, l’on privatise les bénéfices et l’on mutualise les pertes.

              L’enseignement privé renvoie les cancres vers la laïque , et les cliniques les mourants vers l’hôpital, c’est un fait indéniable.

              Concernant la fin de vie comme tout un chacun, je suis concerné, et l’ai déjà tristement vécu plusieurs fois.

              Il m’est même arrivé de donner mon consentement pour une fin plus rapide pour des proches, comme je l’espère, l’on aura l’humanité de le faire, en son temps pour moi.

              Tout autre agissement ne relèverait que d’un profond égoïsme, irréfléchi, mais tout de de même honteusement égoïsme.


              Ma mère a fini sa vie, victime de l’Alzheimer.

              Mon grand regret inconsolable, c’est justement de n’avoir pas eu les moyens et surtout le courage de la tuer avant qu’elle ne finisse en légume.


              C’est pourtant ce qu’elle aurait voulu...

              Comme moi, et probablement comme vous.


              • Galopin Galopin 12 février 17:02

                @machin
                Vous avez mille fois raison, que ceux qui refusent d’abréger les souffrances de leurs proches soient punis en souffrant atrocement jusqu’à leur dernier souffle et lorsqu’ils supplieront pour le sédatif en phase terminale, qu’on leur donne une bonne dose de vitamine C histoire de faire durer cette merveilleuse vie un peu plus longtemps...


              • Loulou 12 février 18:41

                @machin
                Non, non, pas comme moi. Car si on m’avait demandé à l’hosto : « Voulez vous qu’on administre à votre maman un produit qui la rendra inconsciente et la fera mourir (plus vite ?) dans une »sédation durable, définitive et profonde", si j’avais répondu OUI, je me serais reproché à vie d’avoir été complice d’un assassinat alors même que maman était proche d’une mort naturelle par maladie, infections et qu’elle était perfusée avec de la morphine. Et pourtant, j’étais soulagé qu’elle parte mais assez malheureux comme ça de n’avoir pas pu l’accompagner plus tôt lorsqu’elle réclamait ma présence ! ! !
                C’est vraiment dégueulasse de forcer le destin, même si des souffrances qui nous insupportent à voir sont endurées en fin de vie, il faut savoir qu’à partir d’un degré de douleur (je l’ai éprouvé pour moi-même), on peut endurer sans ressentir plus de tourment. Vous comprenez ce que je veux dire ? Ce n’est pas qu’une question religieuse ou morale mais de respect, de conscience et d’humanité. Car qui serait contre la peine de mort , la corrida, le gavage des canards , la tuerie d’animaux pour s’en nourrir et pourtant accepterait d’abréger les jours de ses géniteurs ou descendants ? Voteriez OUI ou voteriez NON pour la condamnation à la peine capitale et l’exécuteriez-vous personnellement ( y compris avec des benzodiazépines) s’il le fallait ? ? ?
                Louis


              • Loulou 12 février 18:53

                @machin
                Pour compléter ma première réponseI, la soeur de maman, 92 ans, est décédée un mois et demie avant cette dernière et ma tante avait l’Alzheimer, ce n’était pas un légume, elle se souvenait encore de certaines choses si on la stimulait et ceci peu de temps avant son décès, lors de son anniversaire par exemple, elle parlait, était heureuse qu’on l’embrasse, sa fille, ma cousine Josette s’est occupée d’elle (les trois dernières années en EPADH) par ses visites et nombreux soins aimants. Elle mangeait difficilement, avait beaucoup maigri, donnait tous les signes de la fin inéluctable de cette terrible maladie d’Alzheimer mais elle était bien là, bien vivante, personne ne souhaitant sa mort connue comme proche mais dont nul ne doit décider sous peine de crime pour la conscience et pour le genre humain.
                Ma tante voulait peut-être mourir, qui sait ? Il semble que tant qu’il-y-a de la vie, il-y-a de l’espoir, même à pareil stade, il semble que l’amour soit plus fort, l’affection, la tendresse un remède jusqu’à la fin, je lui parlais, elle hochait la tête ou non, elle était « dans la Lune », voilà tout et, bien que touché, triste et craintif, je quittais l’établissement l’âme en paix, content d’avoir fait du bien ou de l’avoir tenté ce qui équivaut.


              • machin 12 février 19:59

                @Loulou

                « content d’avoir fait du bien ou de l’avoir tenté ce qui équivaut. »


                CQFD.

                Putain soit des bien pensant de leurs certitudes et de leur bénitier.
                Et aussi, bien le bonjour à votre cousine Josette...


              • confiture 12 février 20:30

                @machin
                dégueulasse votre commentaire, j’ai vécu ce que loulou décrit tout récemment et c’est presque mot pour mot


              • Loatse Loatse 11 février 09:31

                Je sais que l’on veut faire au mieux, que par humanité, on se soucie de plus en plus d’éviter toute souffrance, toute angoisse, notamment celle liée à la fin de vie... Je n’y suis pas opposée bien que croyante, car je crois également que nous disposons tous du libre arbitre.

                Toutefois, et par expérience (une opération) l’inconvénient des benzos, c’est la modification de la conscience, la zombification assurée... on n’est plus soi. C’est la paix chimique, mais au détriment de l’intégrité psychique de la personne, de sa lucidité.

                En fait, j’ai ce sentiment que la personne est aujourd’hui traitée comme uniquement un corps, car quid des tourments de l’âme, la grande absente des débats sur la fin de vie ? si l’on fait en sorte de rechercher à soulager au mieux la souffrance physique et c’est tant mieux, la mort en elle même (le passage, la grande et utlime épreuve de la vie), tend à devenir une pathologie et être traitée comme telle.

                Enfin, je terminerai par ceci : la mort n’est ce pas le travail de toute une vie que de s’y préparer ? Ne serait ce qu’en recherchant à atteindre cette paix intérieure qui permet de surmonter bien des épreuves... également de comprendre ce qui fait le lit de bien des maladies (la difficulté à pardonner, la jalousie, la colère, le jugement d’autrui, en s’épargnant par confort d’examiner ses propres erreurs, ses manquements.)

                Cela fait peur, bien sûr la fin de vie quand on y pense... rien que le mot fait peur ou du moins génère une appréhension car il y a une part d’inconnu. Pour certains c’est aurai je la force intérieure nécessaire pour vivre ce moment, pour d’autres c’est la peur de ne plus exister, pour d’autres la peur de souffrir physiquement, parfois les 3

                mais curieusement aujourd’hui, c’est la vie qui fait de plus en plus peur à constater le nombre d’humains dont certains ont tout pour être heureux et qui sont malgré tout dépressifs, anxieux, généralisant la surconsommation de psychotropes dans nos sociétés...

                 deux solutions sont alors proposées : les psychotropes et la psychothérapie (dis moi qui t’a fait du mal ?)

                J’ai essayé les deux et comment dire, cela ne s’est plus avéré nécessaire le jour ou j’ai décidé de me responsabiliser, de travailler à pardonner à ceux que je considérais comme des ennemis mais sans qui en fait, je n’aurais pu avancer, me dépasser et ne plus céder aux sirènes du découragement, bien que cela ne soit pas évident dans un monde pessimiste.

                Comment dire : partir la conscience chargée comme une mule, l’esprit embrumée par les benzos, c’est quelque chose que j’aimerais éviter.


                • rogal 11 février 09:55

                  @Loatse
                  Apprendre à mourir, c’est philosopher.


                • Loatse Loatse 11 février 10:26

                  @rogal

                  Si apprendre à aimer, c’est philosopher alors philosophons ;) . 

                  Sans doute est ce là ce qui fait la force de ceux qui partent en paix...


                • velosolex velosolex 11 février 16:20

                  @rogal
                  « Il n’y a rien de plus banal que la mort.
                  Surtout celle des autres.
                  Mais la notre l’est elle vraiment ?
                  Avant de mourir ce n’est pas un problème, car nous sommes encore vivant.
                  Et ensuite quand nous sommes mort cela n’en ai plus un. »

                  Dit il en se resservant un bon verre de whisky, assis devant la cheminée, regardant la pluie tomber dehors 

                  J’aimerais bien illustrer mes propos semblant sortir d’un album des frustrés par un dessin de Bretécher. Mais cette grande duduche au féminin vient de mourir. On dira une fois de plus que c’est une part de not’ jeunesse qui se barre en rigolant. 


                • nono le simplet nono le simplet 11 février 16:42

                  @velosolex
                  j’arrive à l’âge où la génération d’avant moi, les tontons, les tatas ... commence à se barrer par la petite porte ... sauf dans ma propre famille directe où je suis passé en tête de gondole depuis un sacré bout de temps ...
                  je peux parfois jouer les fiers à bras mais j’ai quand même un peu les jetons ...
                  en tous cas je ne fumerai plus c’est déjà ça smiley


                • velosolex velosolex 11 février 17:47

                  @nono le simplet

                  . Les grands enterrements viennent de commencer comme disait Brassens. 

                  Arrive un moment où il devient difficile de garder la rock and roll attitude devant la glace de sa salle de bain, surtout si celle ci est peinte en vert. 
                  La seule certitude qu’on a c’est d’avoir passé la barre maudite des 27 ans des rockers maudits
                  Exit Jim, janis, Brian, Jimi….
                  Cap sur le 72 :
                  L’âge de la mort de Tex Avery et de John Wayne. 


                • nono le simplet nono le simplet 11 février 18:15

                  @velosolex
                  72 ? ça fait court ... mais si c’est en fin d’automne ça va ...
                  j’avais lu pour Claire ... en fait elle est morte hier ... je la croyais morte depuis quelques années ... j’ai un album d’elle ... oublié le titre ...


                • velosolex velosolex 11 février 19:08

                  @nono le simplet
                  72...
                  Je parlais pas de la Camargue, mais du département de la Sarthe (72) où en dehors de Fillon, quelque peu nécrophile lui aussi dans son chapeau, on trouve tout de même de bons produits ; Les rillettes bien nommées, un peu discriminées en nos temps obscurs, mais qui sont très bonnes au palais.
                  Surtout avec un cornichon !
                  Et surgit de nouveau à point Fillon. 


                • velosolex velosolex 11 février 19:13

                  @velosolex
                  Rectification : Camarde à la place de Camargue, et château, à la place de chapeau, pour Fillon, qui ne veut plus le porter.

                  Toujours se relire, car il est tout aussi bien malheureux de se retrouver face à la camarde après avoir cru prendre un billet pour la Camargue. 


                • nono le simplet nono le simplet 12 février 04:11

                  @velosolex
                  ahhh ! pour ça que je suis mal comprenant ... et la porte de la salle de bain qui est ouverte ou jaune ... la sarthe dîne à l’huile et courage Fillon ... merci de me remettre la tête à l’envers dans cet endroit ...


                • Ouam Ouam 12 février 04:23

                  @velosolex
                  Les rillettes bien nommées, un peu discriminées en nos temps obscurs, mais qui sont très bonnes au palais.
                  Surtout avec un cornichon !

                  ...
                   
                  Bon app !


                • Loulou 12 février 18:57

                  @Loatse
                  Merci de votre avis et d’avoir parlé du PARDON, c’est essentiel et vous faites preuve d’humanité et de grandeur, c’est à votre honneur. C’est l’essence du Christianisme pour ce qui me concerne étant dans cette religion/civilisation. Ou pour d’autres philosophies et religions ... ? N’agitons pas nos croyances, parlons au nom de la nature, de la société, de l’amour des uns envers les autres, autrement dit de l’ALTRUISME.
                  Louis


                • ZenZoe ZenZoe 11 février 09:43

                  Le Midazolam existe déjà, et est déjà prescrit par les médecins hospitaliers.

                  La recommandation propose d’étendre à la médecine de ville la possibilité de prescrire cette molécule. Question de cohérence et de répartition de la prise en charge.

                  Personnellement, je ne vois pas où est le problème.


                  • njama njama 11 février 10:10

                    @ZenZoe
                    De toute façon si un médecin généraliste n’adhère pas à cette possibilité de sédation profonde qui conduira rapidement au cimetière il ne prescrira pas ce Midazolam car rien ne l’y oblige.
                    La médecine libérale n’est pas un service public, n’est pas l’hôpital.


                  • CoolDude 11 février 13:13

                    @ZenZoe

                    Un médecin généraliste n’est pas un spécialiste en soin palliatif, ni un anesthésiste. Prescrire ce genre de molécule sans contrôle médical, c’est la mort assurée.

                    La seule mission d’un médecin généraliste, c’est soigner des rhumes pour éviter que ça s’aggrave et de dispatcher vers des spécialistes quand ça devient plus compliqué. En un quart d’heure de consultation, voir une demi heure, on ne peut pas faire grand chose surtout que pour moi, c’est du grand n’importe quoi. C’est personnes jouissent d’une autorité qu’il ne devrait pas avoir vu leurs résultats (certains pensent encore que les ulcères gastrique, etc... Ont une cause psychologique).

                    Peut être que l’idée sous-jacent des autorités, c’est « d’aider » les malades dit incurables ou qui ne peuvent plus se soigner par manque de moyen ou autre à en terminer. Ça fera des économies et l’état ne se sentira pas responsable.

                    La dérive de : on ne soigne plus, on tue, car c’est plus rentable est proche.

                    Ensuite, il faut comprendre que ce produit peut être détourné de son usage.

                    Bref, ce genre de chose doit être encadrer et un médecin généraliste seul dans son cabiné n’est pas un encadrement.


                  • pemile pemile 11 février 13:31

                    @CoolDude « La dérive de : on ne soigne plus, on tue, car c’est plus rentable est proche. »

                    Age d’équilibre ou Midazolam, There Is No Alternative smiley


                  • JL JL 11 février 13:44

                    @CoolDude
                     
                     ’’ on ne soigne plus, on tue, car c’est plus rentable est proche.’’

                     
                    On ne soigne plus, on remplace.
                     
                    C’est plus vendeur, non ?


                  • Loulou 12 février 20:06

                    Par exemple, on nous dit que la valeur du point de retraite sera garantie par l’Etat, la Loi etc. Ca sera encadré ! Mais personne ne croit vraiment cette fable, de même, dès lors qu’on « encadrerait » la prescription du produit, ça ne garantirait pas la sagesse et la réalité ni l’absence de dérives.

                    Donc, il s’avère qu’un généraliste, traitant un malade grave et souffrant, pourrait prescrire (et faire administrer par une infirmière ? ? ?) ces injections mortelles sédatives, comme ça, à la maison ?

                    C’est un peu gros, on lance un « ballon d’essai » et on nous précisera plus tard qu’ « attention, ça ne sera pas si simple, ça sera bien cadré, dans des cas définis etc ». N’importe, on aura rectifié, comme pour l’âge pivot mais ça passera quand même, comme un cachet de Stilnox, quoi ! C’est le progrès, on ne l’arrêtera pas, tel ou tel pays l’a déjà fait, la France est en retard, l’Association pour mourir dans la dignité« le réclame, on doit pouvoir se suicider »proprement", ne plus souffrir atrocement etc.

                    Et pourquoi parler de cette question précisément maintenant alors qu’on débat de la réforme des retraites, que les statistiques du chômage, de l’immigration, de l’insécurité sont truquées et que les derniers des Gilets Jaunes veulent vivre (pas mourir) dans la dignité, boucler leurs fins de mois et établir le R.I.C., voire destituer Monsieur MACRON ?


                  • Loatse Loatse 11 février 10:13

                    « je ne vois pas où est le problème. »

                    peut être était ce là, dans la lucidité, l’occasion, l’ultime occasion pour ceux qui ne l’ont pas fait de leur vivant, de demander pardon à leurs proches qui ils ont causé du tort, exprimer ses regrets d’avoir fait des choix malheureux, de n’avoir pas toujours assumer comme on l’aurait dû..

                    ou/et de leur dire qu’on les aime, une dernière fois ou une première fois pour ceux qui n’ont jamais pu le leur dire auparavant.


                    • JC_Lavau JC_Lavau 11 février 13:43

                      @Loatse. Ce que tu affirmes est tellement dépendant de ta biographie, et n’est guère transportable dans une autre.
                      Regarde par exemple ce que le gang des tueuses conjurées prête à mon fiston :
                      Re : Ce toubab qui se vantait de tuer à distance...


                    • MagicBuster 11 février 10:35

                      Pour info, ce médicament est utilisé au SMUR NECKER sur des enfants ...

                      https://urgences-serveur.fr/midazolam-hypnovel-r,2251.html

                      Il ne faut pas être naïf -

                      Il est possible et très facile de se suicider avec n’importe quel médicament.

                      Même de l’aspirine peut être mortel . . .


                      • njama njama 11 février 10:48

                        @MagicBuster
                        La justification de la pratique est sûrement d’éviter l’acharnement thérapeutique, comme chez l’adulte. Pratique assez fréquente en oncologie.


                      • Loulou 12 février 19:00

                        @MagicBuster
                        L’aspirine ou tout autre médicament ? Peut-être mais on nous fait vomir ou soi même on décide de ne plus mourir, qu’il aurait mieux valu se défenestrer... Le poison dont il s’agit à fortes doses de vendre en pharmacie est du même genre que ceux injectés aux condamnés à mort aux USA.


                      • zygzornifle zygzornifle 11 février 10:49
                        Le Macrondazolam est bien plus éfficace .....

                        • njama njama 11 février 11:08

                          Dans cette période de liquidation d’une partie de l’hôpital public le ministère risque d’y trouver son compte budgétairement parlant - en cautionnant* de faire descendre cette pratique hospitalière assez marginale dans la médecine de ville...

                          * La HAS est censément être une autorité administrative indépendante


                          • eau-pression eau-pression 11 février 11:08

                            User de mots savants, c’est s’accorder le droit de mentir à ceux qui ne sont pas initiés.

                            Je voudrais profiter de votre témoignage pour demander l’actualité d’un mot chargé de vie : la valentonine.


                            • njama njama 11 février 11:35

                              @eau-pression

                              La Valentonine, effectivement un mot chargé de vie pour certaines personnes atteintes de maladies neurologiques, Parkinson, Alzheimer, troubles du sommeil... comme pour leur entourage, famille, aidants,...
                              https://valentonine.fr/fr-fr/
                              146 - Témoignage de Sylvie J. concernant les patchs, reçu le 05/11/2019
                              Témoignage de madame Sylvie J. pour son mari André J., 59 ans, atteint de la maladie d’Alzheimer.
                              Monsieur Fourtillan bonsoir,
                              Je continue de vous tenir au courant de l’évolution, suite aux patchs de Valentonine.
                              Mon mari depuis hier, commence à manger seul, il ne tenait plus ses couverts, depuis 4 mois, depuis son hospitalisation. Il voit de nouveau son assiette.
                              Il récupère, il réfléchit et discute mieux. Il exprime un peu plus son ressenti et ses besoins.
                              Il a retrouvé du tonus dans la journée et est moins stressé
                              Merci.
                              Prenez soin de vous, et des personnes que vous aimez.
                              Bonne soirée.
                              Mme Sylvie J.


                            • njama njama 11 février 11:40

                              DECOUVERTE DE LA VALENTONINE ET APPLICATIONS THERAPEUTIQUES

                              Le Professeur Jean-Bernard Fourtillan a réalisé une vidéo de 37 minutes qui explique en détail sa découverte. Cette vidéo essentielle vous permettra de tout comprendre concernant le système veille-sommeil avec les 3 hormones intervenant (mélatonine, valentonine et 6-mh), ainsi que les application thérapeutiques associées à cette découverte.

                              ( sommaire détaillé de la vidéo en cliquant sur un lien vous accéderez directement au sujet concerné dans la vidéo) :

                              https://valentonine.fr/fr-fr/la-decouverte/presentation-de-la-decouverte.html


                              • njama njama 11 février 12:05

                                La découverte du Professeur Jean-Bernard Fourtillan - la découverte du siècle peut-être (?) pourrait être d’un grand bienfait pour stopper l’évolution de ces maladies neurodégénératives, Parkinson, Alzheimer, troubles du sommeil, dépressions nerveuses, états psychotiques, ... et améliorer l’état de santé physique et psychique de toutes ces personnes, là où en médecine il existe de grands vides ou de grandes inefficacités thérapeutiques dans l’état actuel des connaissances.
                                Les médicaments pour la maladie d’Alzheimer ne sont désormais plus remboursés pour raison d’inefficacité.
                                Mais l’ANSM (l’agence nationale du médicament) a préféré assigner en justice le généreux découvreur pour de soi-disant « essais cliniques illégaux » sans même avoir enquêté ni donné suite à la réponse que le Professeur Fourtillan avait adressée à l’ANSM le 22 juin 2009
                                https://valentonine.fr/images/piece02_20190622_FondsJosefa_ReponseANSM.pdf

                                sur le sujet :



                              • velosolex velosolex 11 février 16:11

                                @njama
                                C’est vrai qu’il y a eu bien peu d’évolution en psychiatrie depuis la découverte des premiers neuroleptiques. Avec le Gardénal et les antidépresseurs, on a cru il y a 50 ans que la science allait sortir l’homme des grandes détresses psychiques. Loin de là, l’Alzheimer s’est généralisé. On parle de la responsabilité des facteurs endocriniens, liés à la généralisation des pesticides qui d’après des études potentialisent effectivement, entres autres, les cas d’autisme. La baisse du QI, vérifié par toutes les études internationales, semblent montrer qu’il y a bien des facteurs exogènes qui favorisent la décrépitude ou la perturbation des opérations intellectuelles, et émotionnelles, indubitablement liées. 
                                Y aura t’il demain des molécules nouvelles ? Fabriquées par des labos privés ils couteront une fortune, à but lucratif, et ne seront réservés qu’à une élite, fortunée, ou choisie. Se pose là réellement la question de l’eugénisme. 


                              • Loulou 12 février 20:13

                                @velosolex ;Oui, se pose la question de l’eugénisme. Dans mon enfance, (années 50) on ne parlait pas d’Alzeihmer,d’autant que la durée de la vie était plus courte mais un de mes grands oncles en était affecté. On disait : « Tonton François est gaga » ! Mais l’oncle n’avait jamais pris d’antidépresseurs ni d’anxiolytiques, assez âge, retraîté de l’armée (intendance comme cordonnier bottier), il avait été bon vivant mais perdu la mémoire sans le concours de la benziodiazépine qui n’existait pas.


                              • velosolex velosolex 11 février 16:00

                                Tout mon soutien à l’auteur, qui accompagne magnifiquement sa compagne . La vie à deux même dans les plus grandes difficultés génère parfois des moments de bonheur intense. Toutefois je ne pense pas que sa grande sensibilisation sur le sujet de la mort accompagnée, et peut être justement pour cela même, ne puisse faire de son expérience personnelle une expertise autorisant à dire que ce médicament n’ai pas son utilité auprès des médecins de famille. Chaque cas est particulier,. Il peut y avoir des abus, des erreurs, dans ce domaine sans doute, mais l’erreur est de systématiser à partir d’un cas particulier. La loi doit servir l’humain, et non le contraire, car on arrive vite fait à des situations kafkaïennes et horribles, comme celles ayant entouré la fin de Vincent Lambert. 


                                • nono le simplet nono le simplet 11 février 16:35

                                  témoignage touchant ... que dire d’autre sinon mon admiration ...

                                  moi, si j’étais malade je ne m’occuperais pas de soigner ce grand con et comme j’ai horreur d’être soigné par quelqu’un d’autre ...


                                  • velosolex velosolex 11 février 17:59

                                    @nono le simplet
                                    L’intelligence artificielle nous dit on apportera de grandes réponses. 
                                    Je me méfie de ces machines, vu comment il faut tambouriner sur la machine à café pour que déjà l’expresso descende. 
                                    Pourquoi ne pas laisser faire la bêtise naturelle à laquelle nous sommes si bien habitué, et qui nous déçoit jamais, nous surprend toujours.
                                    Je mettrais bien une jolie métaphore à la suite, style « comme une jolie fille sortant du bain » mais j’aurais peur que les lecteurs ne voient pas juste l’effet de style. Surtout en ces temps Matzneviens. 
                                    Mais Brassens aimait bien imaginer une beauté venant à son chevet avec qui plus est une bonne bouteille.
                                    Triste époque où seuls les corbillards maintenant sont condamnés à rouler à plus de 80...Finit les pompes d’antan, les chevaux marchant gravement au pas.
                                    C’est plus fort que moi, ça vient de très loin, de l’époque où j’étais enfant de chœur (eh oui) marchant gravement derrière le curé à l’enterrement, il m’arrivait de marcher exprès sur sa robe, rien que pour l’effet que ça faisait. 


                                  • Loulou 12 février 19:12

                                    @velosolex
                                    Il se peut qu’à l’époque où vous étiez enfant de choeur les curés accompagnaient les morts jusqu’à leur dernière demeure, comme on dit, je l’ai connue dans mon village. Le deuil, je l’ai porté adolescent à la mort de mon père (crêpe noir cousu aux vêtements), la couleur du deuil est le noir car c’est l’obscurité et l’inconnu du tombeau. Du tombeau, on doit sortir vers la clarté pour résuscitter. D’un tunnel, on sort pour être baigné de lumière. D’une « AMD » (mort imminente) dit-on, on sort d’un tunnel aussi pour toucher la lumière céleste. On ne doit pas avoir peur de la nuit noire puisqu’après vient le jour, ni de la mort par conséquent, ni du sommeil puisqu’on s’en éveille. Donc, le noir ne doit pas effrayer, c’est la véritable couleur religieuse du deuil, sauf chez les boudhistes ou autres mais ils n’ont pas d’enfants de choeur smiley


                                  • ETTORE ETTORE 11 février 19:08

                                    Je ne discute pas si oui ou non....nécessaire ou pas, selon les cas.....j’approuve ou je désapprouve le geste, au fond de soi, chacun à sa réponse personnelle, qui ne mettras pas en danger sa .....conscience .

                                    Je constate juste, que c’est quelque chose qui touche à la vie à la mort.....

                                    Ou plutôt comment en finir avec la vie !

                                    Et que ce gouvernement nous habitue plus à la mort qu’à la vie, par ses actes, ses pratiques démocratiques !

                                    Que penser de tout ça, si on enchaîne à la queue le leu toutes SES exactions, rendant de facto, une grande majorité des gens, à cohabiter journellement avec diverses souffrances....

                                    Alors, ce gouvernement qui légifère sur....ça.....

                                    « Ca », ressemble plus à un tir de saturation de l’espace de vie, qu’à quelque chose de réfléchi....par expérience avec ces neuneus !


                                    • eric 11 février 19:45

                                      Je suis très touché par votre article. Il remonte le moral par son amour de la vie et son optimisme. Je suis à un âge ou on voit ses prédécesseurs disparaitre dans des conditions variables. Tous le monde n’a pas la chance de connaitre la belle mort, décrite par Ariés.

                                      Après, ce n’est sans doute pas la même chose d’accompagner une épouse, une mère ou une grand mère dans ce genre de circonstance. Ce n’est pas la même chose de le faire et de l’imposer à un conjoint par exemple. Ainsi, il y a des moment ou ma femme a pu trouver que les belles mères, cela va un moment.... Mais je suis d’accord sur le fond avec ce que vous dites. Et puis, je viens d’en parler avec ma femme, ( pas mal plus jeune...) elle est d’accord pour que je m’occupe d’elle le moment venu sans précipiter sa fin. J’ai aussi une pensée pour son oncle, à Tbilissi qui est chaque jour au cimetière et qui préfèrerait n’importe quoi plutôt que cet absence, mais aussi cette connaissance qui a tenté de se débarrasser d’une proche malade, parce qu’il y a un moment ou….et ces deux couples de ma connaissance, qui ont choisit de partir ensemble. J’en parle dans un commentaire. Maintenant que j’y pense, et cela ne m’avait jamais frappé avant, non seulement par leurs origines, ils étaient du mêmes village, mais leurs ancêtres étaient également voisins au cimetière ( nos tombes sont entre le leurs….). Ils devaient connaitre le Docteur dont je parle, qui était fils de pasteur car ils étaient eux aussi protestants.

                                      D’une manière générale, je dirai que 1) quand on voit comment l’état gère notre fric, on n’est pas pressé de le voir gérer nos vies. 2) L’étique du protestantisme n’ a rien avoir avec l’esprit du capitalisme, mais reste un bon repère quand on est confronté à des questions qui n’appellent pas de réponses...

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