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Accueil du site > Tribune Libre > Centrale nucléaire du Tricastin et électricité du Sud-Est

Centrale nucléaire du Tricastin et électricité du Sud-Est

Depuis que l'usine d'enrichissement par ultra centrifugation George Besse 2 a été lancée en 2011, les réacteurs nucléaires de la centrale du Tricastin sont pratiquement entièrement consacrés à la production de courant pour le réseau électrique. Il est à noter qu'ils fourniront également la puissance électrique délivrée lors des expériences Iter (de l'ordre de 1000 MWe pendant quelques minutes, au mieux, pour chaque expérience)

Cette centrale électrique du Tricastin, dans le contexte régional des capacités de production de courant, joue donc un rôle majeur dans l'alimentation électrique du Sud-Est de notre pays.

Ses réacteurs nucléaires, implantés dans la vallée du Rhône où il existe un risque sismique réel, attesté notamment par le séisme de Lambesc, de niveau assez elévé, survenu en 1909, sont arrêtés sur demande de l'ASN depuis octobre 2017. Et comme on peut le voir sur la production électrique nationale journalière, cela se traduit par la nécessité de mobiliser à l'importation une puissance équivalente à celle de 6 réacteurs nucléaires. 

Cette centrale nucléaire est ainsi à l'arrêt pour une question de résistance d'une partie de la digue sur le canal de Donzère-Mondragon.

Fin 2016, l'ASN avait déjà exigé l'arrêt de 7 réacteurs nucléaires pour des vérifications sur des corps de GV. S'ajoutant aux arrêts pour maintenance et à la suite d'incidents, cela mettait au total 21 réacteurs nucléaires électrogènes hors service à l'approche de l'hiver.

 

L'arrêt de ces réacteurs nucléaires par l'ASN

Il n'est nullement question de remettre en cause le pouvoir de l'ASN de faire arrêter des réacteurs nucléaires lorsque ceux-ci présentent de gros problèmes pour la sûreté. Mais dans la mesure où ces arrêts peuvent avoir de graves conséquences, - l'année dernière si des réacteurs n'avaient pas été relancés avant l'hiver, les probabilités de subir un Black out électrique en janvier 2017 auraient été au plus haut niveau, comme le 18 janvier par exemple-, il est normal d'évaluer la solidité du dossier qui conduit à cette mesure extrême (en fait l'arrêt d'un réacteur n'est pas la mesure la plus haute en terme de sécurité. Celle-ci serait constituée du déchargement du combustible du coeur et l'évacuation des éléments combustibles).

En ce moment, à L'ASN, c'est clairement la mouvance anti nucléaire, soutenue par son ministère de tutelle depuis le début c'est à dire l'ére Voynet, qui y impose sa vision partisane.

  La suspension prolongée au-delà du nécessaire, du chantier de l'EPR de Flamanville (au minimum deux fois plus longue que le temps nécessaire pour la constitution du dossier d'essais et de calculs demandés par l'ASN en juillet 2015 sur le problème des ségrégations carbone) donnait déjà ce sentiment après d'autres blocages. Mais l'année dernière l'arrêt de réacteurs nucléaires pour une "anomalie" similaire, - ségrégation de carbone au niveau de corps de GV -, faisait clairement partie d'une campagne anti nucléaire. En effet, à cette époque, l'ASN disposait sûrement du dossier d'études sur les "anomalies" touchant l'EPR de Flamanville ; Dossier qui a conduit cette autorité de sûreté à statuer sur le fait qu'il n'y avait pas de problème de tenue des couvercle et fond de cuve primaire dans tous les cas fonctionnement.

  A la suite de protestations émanant d'anciens du nucléaire qui mettaient l'accent sur le manque de solidité du dossier et soulignaient le risque important de Black out électrique, le gouvernement a reculé et laissé remettre en route un certain nombre de réacteurs nucléaires. Malgré tout la situation sur notre réseau électrique a été très tendue en janvier 2017 démontrant le bien fondé du risque occasioné sur le réseau par l'arrêt de ces réacteurs nucléaires. Un Black out électrique peut avoir de graves conséquences et le redémarrage du réseau peut être assez long. Dans le climat médiatique de désinformation générale et étant donné l'orientation anti nucléaire de pratiquement tous nos médias, il ne fallait pas s'attendre à ce que le public soit informé de cette menace.

Dans cette affaire de l'arrêt de la centrale nucléaire du Tricastin, dont on verra plus bas le rôle déterminant dans la déserte en courant électrique du Sud-Est de notre pays, il y a aussi des questions qui se posent sur la cohérence du discours et la solidité du dossier de l'ASN.

 Le premier point du communiqué de l'ASN fait état de questions sur la tenue de la digue du canal de Donzère- Mondragon vis à vis du séisme maximum. Quelle est la probabilité d'occurrence d'un tel séisme dans ce lieu là l'hiver prochain ? Est-ce que les marges de sécurité sont prises en compte ? Quel niveau d'eau sur le site de la centrale ? .... Tout cela fait partie de l'évaluation du risque potentiel, phase qui avait été totalement sabotée par la Tepco pour le site de Fukushima Daiichi. Et s'il y a un risque de séisme d'un niveau qui peut être supérieur à 6 dans la vallée du Rhône, cela ne concerne pas que la centrale du Tricastin de même que la rupture de la digue.

 Il y a ensuite dans le communiqué de l'ASN quelque chose d'inadmissible. C'est l'emploi du conditionnel pour décrire les conséquences de la rupoture de la digue. Citation : " ... pourrait conduire à un accident de fusion du combustible des quatre réacteurs de la centrale du Tricastin et rendrait particulièrement difficile la mise en oeuvre des moyens de gestion d'urgences internes et externes" . Un paragraphe en complète similitude avec ce que l'on trouve habituellement dans un tract d'une organisation anti nucléaire.

Mais on se trouve bien dans un cas de catastrophe semblable à celle, l'inondation provoquée par le tsunami, qui a provoqué les accidents nucléaires graves sur le site de Fukushima Daiichi. Alors, le plan dit Fukushima de mise à niveau de nos centrales nucléaires ce sont des millliards d'euros dépensés pour rien ? 

 En rentrant plus profondément dans l'analyse d'un tel scénario accidentel, on peut d'abord être sûr d'une chose, c'est l'arrêt des réacteurs nucléaires en fonctionnement au moment où surviendrait le séisme. Avant l'arrivée de l'inondation éventuelle. C'est ce qui s'est produit sur tous les réacteurs nucléaires japonais en fonctionnement et exposés au grand séisme du 11 mars 2011. Soit de l'ordre de 7 sur trois sites de centrales nucléaires situées sur la côte Nord-est du JaponFukushima Daiichi, Fukushima Daini et Onagawa. Alors que les réacteurs nucléaires d'une autre conception que nos REP étaient plus fragiles au niveau des barres de contrôle.

   En arrêtant les réacteurs nucléaires au moment du séisme, on se retrouve assez rapidement avec une puissance résiduelle de l'ordre de 30 MWth. En les arrêtant administrativement en quelque sorte, l'ASN n'évite pas le fait que l'on se retrouve aussi avec une puissance résiduelle, certes diminuée, quelques MWth, dans les coeurs des réacteurs. Et si l'on suppose, - ce qui discréditerait toute la coûteuse stratégie Fukushima -, que l'on est dans l'impossibilité d'intervenir de l'intérieur et de l'extérieur, hypothèse de l'ASN, le fait d'avoir arrêté les réacteurs n'empêcherait pas la fusion des coeurs.

Si l'on estime que ce scénario d'accident a une grande probabilité de survenir, la seule mesure qui puisse éviter ces accidents majeurs, dans l'hypothèse de l'ASN sur les moyens d'intervention gelés, est le déchargement et l'évacuation des éléments combustibles. La mesure extrême mentionnée précédemment.

Bien entendu cette mesure extrême n'est même pas évoquée, puisque l'on ne croit pas vraiment aux risques et que dans ce cas les réacteurs nucléaires ne seraient pas près de redémarrer.

Le réseau électrique du Sud-Est et PACA

Le fait majeur en PACA est que cette région doit importer environ 60% de sa consommation de courant électrique. C'est un chiffre officiel qui doit être pondéré depuis l'entrée en service de George Besse 2. Néanmoins cela reste une première cause de fragilité. 

Le réseau électrique de PACA est aussi très fragile en lui-même et dépend beaucoup de la production de la centrale nucléaire du Tricastin. Soit une puissance électrique disponible sur le réseau d'environ 3000 MWe en prenant en compte George Besse 2

En PACA, l'hydroélectrique du Rhône, du Val de Durance/Verdon est un élément majeur de la production électrique. C'était de l'ordre de 40% dans le schéma antérieur à George Besse 2. Un poste de conduite centralisée permet de mobiliser en cas de besoin une puissance de 2000 MWe en une dizaine de minutes. Il est à noter que c'est un résultat du programme du CNR. Remarquons que tout cela est dépendant à la fois du niveau des eaux dans les barrages et de la puissance de pompage disponible. L'aspect renouvelable de l'hydroélectrique n'est pas garanti en période de mobilisation extrême des moyens de production de courant. Ce qui est le cas actuellement : la puissance de pompage est quasi nulle, et ayant tiré au maximum sur les capacités de l'hydraulique au début, la puissance délivrée par ce moyen de production diminue au fil des jours, ce que l'on peut vérifier depuis le début décembre en France.

Il y a à Martigues une centrale électrique à gaz avec deux chaudières à cycle combiné, à haut rendement, pour une puissance électrique de 930 MWe.

Pour mémoire on citera aussi à Gardanne un projet de reconversion à la biomasse d'une chaudière avancée à charbon, à lits fluidisés, pour une puissance de 150 MWe, par un électricien allemand.

Fragilité du réseau électrique PACA

Le réseau électrique de PACA est constitué de deux lignes 400 kV, Avignon-Marseille-Nice et Avignon-Alpes de Haute Provence jusqu'à Serre Ponçon en remontant depuis Manosque

La première fragilité est celle de la région de Nice qui, en cas de rupture de son alimentation 400 kV entre Marseille et Toulon, se retrouve à la merci de la fourniture italienne via une ligne de 225 kV seulement, à partir d'un transformateur déphaseur de Camporosso. Pour la sécurité de l'approvisionnement de la région niçoise, il aurait fallu boucler les deux lignes THT ci-dessus, entre les postes de Boutre et de Carros, par une ligne 400 kV que les mouvements écologistes locaux ont toujours empêchée de construire, dans la région du Haut Verdon.

Il y a également une fragilité due au réseau même. Celle qui résulterait de l'indisponibilité de la source " Est basse vallée du Rhône", en cas de perte d'une source "Vallée du Rhône" largement alimentée par la centrale du Tricastin. En effet, en aval de Martigues, plus précisément aux Pennes Mirabeau, la ligne de la source "Est basse vallée du Rhône" demeure en 225 kV, à cause de l'action judiciaire d'un collectif de riverains. La ligne vieille de 47 ans, sous laquelle ces personnes ont obtenu le permis de construire, était à 225 kV. A l'installation des deux cycles combinés de Martigues ces personnes ont bloqué le passage à 400 kV.

Le réseau électrique de PACA est donc très fragile d'une manière intrinsèque, ce qui pose aussi des problèmes pour l'importation vitale de courant, et au niveau de la production d'électricité. L'arrêt de la centrale du Tricastin cet hiver ferait peser une grande menace de délestages et de Black out électriques sur cette région.

Conclusion

Sur cette question de l'électronucléaire il y a suffisamment d'irrationel et d'affectivité pour que l'Autorité en charge de la sûreté nucléaire ne rajoute pas des scénarios catastrophes très conditionnels dans un style que ne désavouerait pas les mouvements anti nucléaire.

En l'occurrence l'arrêt de la centrale du Tricastin n'est pas suffisamment justifié et cette mesure, dont on a montré qu'elle n'est pas efficace avec les hypothèses mises en avant par l'ASN, par ailleurs non raisonnables, a des conséquences majeures sur l'approvisionnement en courant électrique de la région PACA

De plus, personne ne souhaite que le caractère indispensable de notre électronucléaire soit démontré par des conséquences néfastes de l'arrêt d'une centrale nucléaire à la position clé.

 


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65 réactions à cet article    


  • JMBerniolles 5 décembre 2017 13:54

    L’ASN vient d’autoriser la relance des réacteurs nucléaires du Tricastin. Trois sur quatre seront disponibles pour alimenter le réseau. C’était absolument nécessaire pour passer les mois de janvier et février qui viennent où la demande de puissance peut assez largement dépasser les 100 Gigawatts électriques.


    • Trelawney Trelawney 6 décembre 2017 14:45

      @JMBerniolles
      Ils vous ont écouté, c’est bien !


    • JMBerniolles 6 décembre 2017 16:32
      @Trelawney

      C’est peut-être le petit coup de pouce que nous donnons, mais c’est avant tout la peur du Black out.

      Les prévisions météos ne doivent pas être bonnes pour cet hiver j’imagine.



    • sls0 sls0 5 décembre 2017 15:01

      Une ASN non partisane est seul maitre pour les autorisations, un gouvervement n’a rien à dire.

      L’ASN est elle encore impartiale ? Depuis 6 ans que je ne suis de trop près je n’ai pas d’éléments fiables pour abonder dans un sens ou l’autre, je n’ai que des doutes c’est donc insufisant.
      Avec un séisme supérieur à 4,2 en magnitude ou V-VI en intensité il y a eu des cas de liquéfaction. Je ne connais pas la géologie de la digue mais il semblerait que sur une partie il y ait une couche sensible. Il faudra injecter de quoi consolider.
      Il faut d’abord bien cartographie avant.
      EDF a la DTG qui connaissent bien le problème et ils interviennent aussi à l’étranger, ce sont des pointures reconnues. Une telle étude ne se fait pas en une semaine.
      Je m’avance peut être mais depuis Fukushima le risque innondation a dû être pris en compte dont la rupture de la digue et l’innondation qui s’en suis.
      Par manque d’élements factuels je suspends mon jugement.
      Si les parades au risque innondation ont été prises et qu’une pré-étude géologique de la digue démontre sa tenue, on passe l’hiver et la période de grandes eaux. Ensuite on remet la digue en conformité en période d’étiage.
      Pour contrôler l’absence de risque au niveau de la digue ça peut être rapide, pour avoir une base de travail précise ça prend plus de temps, elle permet des travaux fiables et le positionnement d’un système de contrôle fiable.
      Le premier stade permet de prouver l’absence de risque à l’instant T plus quelques mois.
      Le deuxième stade supprime le risque et met en place un système de surveillance efficace.


      • VICTOR Ayoli VICTOR Ayoli 5 décembre 2017 16:44

        Ils sont rigolos ces nucléocrates ! Ils s’en prennent à l’ASN, cet empêcheur de radioactiver en rond. Pourtant on comptabilise des milliers « d’incidents » sur les 58 centrales françaises. Des incidents mineurs (ou non parce que volontairement minorés) , imputables aux éléments ou aux humains, mais qui peuvent dégénérer rapidement et déboucher sur des situations hors de tout contrôle.

        Tiens, on va faire un peu de fiction. Un des réacteurs de l’usine du Tricastin – ce n’est pas loin de chez moi, voilà pourquoi je prends celle-là ! - vient d’exploser. Un énorme nuage radioactif s’élève au-dessus du site. Un mistral en cours de formation va pousser les nuées mortelles vers les villes du sud : Orange, Avignon, Salon, Aix, Arles et surtout Marseille ! Le nuage est trop bas pour atteindre la Méditerranée. Il va forcément s’abattre sur l’énorme agglomération marseillaise. Plus d’un million d’habitants. Impossible d’organiser l’évacuation. Trop tard.

        Que faire ? Pour sauver Marseille, les autorités décident… de brûler Avignon ! Il y a au Pontet, banlieue Est de la cité des papes, un énorme complexe de stockage et de répartition régionale de pétrole. On y met le feu. Incendie qui se propage rapidement à la grande zone commerciale qui jouxte le site. Des milliers de clients pris au piège. La chaleur du brasier crée une énorme colonne montante d’air chaud qui propulse le nuage toxique à des altitudes telles que le mistral l’amènera sur la mer… Marseille est sauvé. Avignon rayée de la carte. Allez, amusez-vous. Un peu d’imagination que diable !

        Tenez, amusez-vous (si l’on peut dire) : cliquez sur ce lien et vous pourrez simuler le danger que vous encourez en fonction de votre proximité avec une centrale nucléaire :


        http://www.luckynuke.net/


        Pour dire qu’IL FAUT SORTIR DU NUCLEAIRE, prendre la décision maintenant et étaler la sortie du nucléaire sur une génération.

        INACTIFS AUJOURD’HUI

        RADIOACTIFS DEMAIN !



        • joletaxi 5 décembre 2017 17:19

          @VICTOR Ayoli

          aahhhhh si ça pouvait péter ne fusse qu’une fois, les nucléophobes attendent ça depuis 40 ans, c’est looonnnnggg hein, à désespérer de gaia

          et cerise sur le gateau, on aurait un mort irradié,
          allez ne fusse qu’un
          car même les japs ont pas été foutus de nous faire un beau feu d’artifice

          ben ouais Fuku c’est zéro mort, zéro la tête à Toto, pourtant ils ont cherché hein, paraît même qu’ils voulaient encore une fois déterrer Y Montand

          il devient urgent de mettre sur pied une cellule psychologique pour les nucléophobes en crise, on en fait pour bien d’autres problèmes rigolos

          bon, si on se remettait la complainte du glyphosate, voilà un truc qui le fait

          et m... et crotte de bique, c’est zéro mort aussi

          les particules alors, c’est bon ça


        • pissefroid pissefroid 5 décembre 2017 17:27

          @VICTOR Ayoli

          Pour votre information,vous devriez parcourir le document de l’irsn, « institut de radioprotection et de sûreté nucléaire » qui traite de la gestion des accidents graves des réacteurs à eau sous pression du parc français.

          http://www.irsn.fr/FR/Larecherche/publications-documentation/collection-ouvrages-IRSN/Documents/8_LAG_chap04.pdf


        • sarcastelle 5 décembre 2017 18:13
          Victor comme d’habitude, à spéculer sur la bêtise du lecteur. 
          Je lisais récemment sur un site écolo indiqué par M. Cabanel qu’on mijoterait un arrêté prévoyant en cas d’accident nucléaire d’évacuer les zones où l’on recevrait par an non plus 20, mais 100 millisieverts. 
          Voilà une décision fâcheuse : elle diminue spectaculairemnt le nombre d’évacués sans accroître épouvantablement le risque. 
          Oui oui, c’est fâcheux : où allons-nous si l’émotion et le principe de précauconnerie reculent ? 



        • JMBerniolles 5 décembre 2017 18:23
          @pissefroid

          Vous avez raison de toujours rappeler que l’accident grave de référence sur nos REP est TMI.
          Une fusion partielle du cœur sans impact extérieur. 

          Il y a un déjà très ancien et très beau festival de théatre à Avignon.

          Pendant celui-ci l’imagination règne aussi sur le festival Off, où la contestation est la règle... 

          Et il faut dire que notre contexte mondial se prête aux scénarios catastrophes. 

        • nono le simplet nono le simplet 5 décembre 2017 18:56

          @VICTOR Ayoli
          salut à toi Victor !

          en France on a Super Dupont et C’EST PAS POSSIBLE ce genre de problème !
          on a déjà arrêté le nuage de Tchernobyl juste au dessus de nôtre frontière, alors c’est pas un petit risque de fusion de réacteur qui va nous poser un problème !
          merde ! on est en France ! dormons en paix ! sur nos futures 3 oreilles smiley

        • Laulau Laulau 6 décembre 2017 08:06

          @VICTOR Ayoli
          Que faire ? Pour sauver Marseille, les autorités décident… de brûler Avignon !

          Faudrait arrêter de mélanger aïoli et space cake !


        • JC_Lavau JC_Lavau 6 décembre 2017 08:42

          @nono le simplet. Il te plaît bien, que tu le répètes en boucle, ce canular calomniateur d’origine zécolo.


        • baldis30 6 décembre 2017 11:58

          @VICTOR Ayoli
          bonjour,

          Pour votre prochaine intervention n’oubliez pas de signaler que vous avez utilisé 80 % d’électrons sales provenant du nucléaire !

          La haine , et je pèse mes mots, qui se dégage de bien des propos anti-nucléaires fait sur Avx n’est pas à l’honneur du prétendu pouvoir de réflexion que s’arrogent les auteurs ... le niveau de leurs connaissances en matière de sécurité comme en matière de neutronique aurait dû au moins leur permettre de dénoncer les agissements d’un groupe qui s’est comporté comme terroriste !

          Ils ne l’ont pas fait ... Sont-ils alors crédibles .... ? 

          Et il n’y a pas que dans ce cas mais lors des agissements assez anciens mais gravement dommageables le POUVOIR s’est bien garder d’agir ... diantre quelques voix perdues cela vaut bien l’impunité.


        • pemile pemile 6 décembre 2017 12:31

          @baldis30 « La haine , et je pèse mes mots »

          Et votre ridicule de faire appel aux tribunaux, à l’académie des sciences et à vos promesses de déchirer vos diplomes ?


        • nono le simplet nono le simplet 5 décembre 2017 18:40

          ouh là ! ça va mal !

          si JM himself fait un article ( que je ne lis pas pour des raisons religieuses ) c’est que l’heure est grave ...
          je me demande bien pourquoi ça me réjouit smiley

          • nono le simplet nono le simplet 5 décembre 2017 18:48

            @nono le simplet
            finalement j’ai lu la fin ... je me demandais si la centrale avait fondu sans que je le sache ...

            ouf, non !
            par contre l’ASN, influencée par les puissants lobbys industriels écolos a vendu son âme au diable vert ... quelle honte !

          • JMBerniolles 5 décembre 2017 19:13
            @nono le simplet


            Vert de honte ......  Mais pas mal d’articles que j’ai écrits ont été publiés sur Agoravox .... grâce au fair play de la mouvance anti nucléaire qui y sévit j’imagine. Pas toujours sur le thème du nucléaire qui peut être lassant j’en conviens. 

            Mais vous êtes prévenu en permanence que nous allons avoir un accident nucléaire grave, cela fait des dizaines d’années que cela dure. 



          • pemile pemile 5 décembre 2017 19:44

            @JMBerniolles "Mais vous êtes prévenu en permanence que nous allons avoir un accident nucléaire grave, cela fait des dizaines d’années que cela dure. "

            Sauf que la menace d’actions terroristes par des tarés est bien plus récente, non ?


          • JMBerniolles 5 décembre 2017 20:38
            @pemile

            Un vrai Black out forcément brutal pourrait entrainer des décès et des accidents ou des traumatismes... Je l’ai dit dans le texte, je ne souhaite pas cela pour démontrer l’utilité du nucléaire.

            L’année dernière nous avions mis en garde les responsables politiques à la suite du blocage de 7 réacteurs nucléaires au moins par l’ASN... le gouvernement avait cédé.

            Là, ce texte fait partie d’une campagne pour la défense de notre électronucléaire qui débute. Et tout d’un coup la digue ne cède plus.

            Mais vous, vous en êtes à souhaiter que des terroristes provoquent un accident nucléaire grave dans une centrale nucléaire. Greenpeace leur explique bien comment débuter....  Mais ce n’est pas si facile. C’est la campagne de Libé un journal complètement failli... Qui n’explique pas d’où vient le terrorisme sur notre territoire, où les attentats sont jusqu’à présent réalisés par des personnes bien connus de nos services secrets.

            Dans le genre catastrophique on peut trouver des choses beaucoup plus réalisables. Il n’est pas exclu que l’explosion AZF ait déjà été un attentat, thèse camouflée par le pouvoir en place à l’époque, la triste gauche plurielle. [Lors des procès aucune autre hypothèse évoquée par les experts n’a pu expliquer l’explosion] 

            La liste à Soros a révélé que beaucoup d’ « écolos » politiques étaient contrôlés par ce boute feu manipulateur du système dominant occulte. Dominique Jadot en fait partie. 





          • pemile pemile 5 décembre 2017 20:56

            @JMBerniolles « Un vrai Black out forcément brutal pourrait entrainer des décès et des accidents ou des traumatismes. »

            Vous dramatisez, citez moi un exemple de scénario qui générerait un blackout uniquement dû à une consommation supérieure à la production à un instant t sans que le réseau sache gérer par des délestages ? Comparé à une tempêtes qui met des lignes haute tension par terre, c’est quand même un peu jouer avec des mots qui font peur, non ?


          • pemile pemile 5 décembre 2017 21:03

            @JMBerniolles

            PS : j’attends toujours que vous vous justifiez dans votre critique du rapport du blackout de novembre 2006 , dont ces fameux spécialistes, notamment à l’EDF n’ont pas été dupes  ? smiley


          • pemile pemile 5 décembre 2017 21:06

            @JMBerniolles « Mais vous, vous en êtes à souhaiter que des terroristes provoquent un accident nucléaire grave dans une centrale nucléaire »

            Je l’avais loupé celle là ! Vous n’avez aucune limite dans votre combat idéologique ! smiley


          • sarcastelle 5 décembre 2017 21:48

            @pemile
            .

            c’est quand même un peu jouer avec des mots qui font peur, non ? 
            .
            Je connais une mouvance défenseresse de la planète, qui ne fait guère autre chose. 

          • JMBerniolles 5 décembre 2017 23:14
            @pemile

            Vous votre information j’ai été Bloqué ... sans doute par Stéphane Lhomme.

            Il y a, en soutien des syndicat d’EDF, un groupe d’études qui rassemble beaucoup d’anciens de l’EDF et d’ailleurs... j’ai des amis parmi eux et l’un d’eux avait étudié le problème du Black out partiel de 2006. Il en avait fait un rapport, j’imagine à destination de ses collègues de ce groupe. Il me l’avait envoyé et l’ayant lu j’en ai gardé la conclusion principale qui m’a parue cohérente. 

            Oui bien sûr un Black out est brutal. Je l’ai dit, je ne souhaite absolument pas que cela arrive.

            Le gouvernement le sait. Il sait qu’il faut toujours un coupable et que si cela arrivait avec des conséquences graves, sa politique en matière de production d’électricité serait mise en cause.

            Lors des dernières élections en Allemagne, Merkel a été attaquée sur le fiasco de son energiewende

            Il n’y aura pas d’attaques terroristes contre une centrale nucléaire dans un avenir proche et même plus lointain. L’évoquer est juste un argument de propagande... comme on fait peur au gens avec l’arnaque sur l’effet CO2 anthropique sur le climat.









          • pemile pemile 6 décembre 2017 00:06

            @JMBerniolles « Il n’y aura pas d’attaques terroristes contre une centrale nucléaire dans un avenir proche et même plus lointain. »

            On a quand même des preuves que des mouvements terroristes se sont intéressé aux centrales et à leur personnel.


          • pemile pemile 6 décembre 2017 00:09

            @JMBerniolles « l’ayant lu j’en ai gardé la conclusion principale qui m’a parue cohérente. »

            Qui semble bien trop vague et trop simpliste pour remettre en cause le rapport détaillé des problèmes évidents de communications et de synchronisations entre les différents opérateurs en cause.


          • JMBerniolles 6 décembre 2017 09:19
            @pemile

            Il s’agit de l’Institut d’études et de développement qui a sa réflexion propre et qui est sollicité pour des études précises par le CCE d’EDF.

            Je ne vous conseille pas la lecture de ses rapports parce que cela vous déprimerait.

            Je vous laisse à vos certitudes, vos preuves irréfutables, vos versions officielles... Il y a un moment où il faut choisir ce que l’on veut être dans la vie.

            Ce n’est pas pour rien qu’il y a en ce moment une planification de restrictions sur internet.







          • baldis30 6 décembre 2017 12:01

            @nono le simplet
            bonjour,

             dans un temps dans une certaine commission nationale « Energie » d’un certain parti politique on constatait la présence de nombreux pétroliers, comme on constatait la présence d’un député qui le dimanche allait manifester avec les anti-nucléaires tout en demandant le jeudi que l’on aille plus vite pour les travaux de construction de la centrale de ....

            Et sur d’autres plans je ne peux tout dire !


          • Panoramix Panoramix 6 décembre 2017 12:18

            @JMBerniolles
            « Il n’y aura pas d’attaques terroristes contre une centrale nucléaire dans un avenir proche et même plus lointain » Comment pouvez-vous être aussi affirmatif ? Début 1940, nos militaires assuraient avec la même certitude qu’aucune colonne de chars ne pourraient traverser les Ardennes.


          • pemile pemile 6 décembre 2017 12:25

            @JMBerniolles « Je ne vous conseille pas la lecture de ses rapports »

            Donnez donc une source de leur rapport sur l’incident de novembre 2006 qui invalide les rapports de l’UCTE et de la CRE ?


          • JMBerniolles 6 décembre 2017 13:57

            @Panoramix

            Cela mérite une réponse en effet. * Le premier point est qu’il y a beaucoup d’autres objectifs plus simples et à l’impact suffisant. * le deuxième point est qu’une opération commando ayant pour objectif d’aboutir à la fusion d’un cœur de réacteur est très complexe et qu’elle doit se dérouler sur plusieurs heures. * les opérations commandos de Greenpeace, dont on découvre qu’elle est sans doute maintenant dans l’orbite de George Soros, sont toutes couvertes par les pouvoirs publics. Et cette organisation a des relais dans les organismes publics, notamment EDF Précisément ce n’est pas d’aujourd’hui que par ses actions sur les centrales nucléaires, y compris avec des drones, Greenpeace œuvre la voie à de véritables actions terroristes. Et celles-ci ne se sont pas produites.

            Enfin, il vous échappe sans doute que la majorité des actions terroristes d’envergure ont été contrôlées par nos services secrets. C’est particulièrement le cas pour les crimes de Charlie Hebdo et les autres de cette triste journée. Le terrorisme takfiri a été utilisé en Syrie Irak, au Yémen et avant en Libye pour détruire des régimes qui n’étaient pas dans la ligne de l’empire. Avec la défaite en Syrie et Irak, les américains exfiltrent leurs mercenaires sanguinaires et les envoient sur d’autres théâtres de guerre. L’Algérie sur ses frontières sud est particulièrement visée. Mais il y a aussi des retours en Europe. En Ukraine avec certitude, mais aussi dans les pays de L’UE.

            Votre trop grande confiance dans nos médias vous fait ignorer tout cela, comme beaucoup.


          • pemile pemile 6 décembre 2017 14:12

            @JMBerniolles « Le premier point est qu’il y a beaucoup d’autres objectifs plus simples et à l’impact suffisant »

            Aussi simple que de balancer deux boeing 767 dans les twin towers ?

            "le deuxième point est qu’une opération commando ayant pour objectif d’aboutir à la fusion d’un cœur de réacteur est très complexe et qu’elle doit se dérouler sur plusieurs heures"

            Balancer quelques roquettes anti-char sur les piscines est bien plus simple, pouvez vous nous en expliquer qu’elles en seraient les conséquences ?


          • #Shawford Shawford 6 décembre 2017 14:20

            @pemile


            Aussi simple que de balancer deux boeing 767 dans les twin towers ?

            Question éminemment profonde tant sur le plan étatique que citoyen ! ^^ ^^


          • joletaxi 6 décembre 2017 20:40

            @JMBerniolles

            il esr casse pieds hein, c’est toujours comme ça avec les « inspirés », les gens du bien, les enclumes quoi

            le rapport officiel allemand lui est assez concis

            https://www.bundesnetzagentur.de/SharedDocs/Downloads/EN/Areas/ElectricityGa s/Special%20Topics/Blackout2005/BerichtEnglischeVersionId9347pdf.pdf?__blob=publicationFile&v=4

            on y lit notamment

            According to the UCTE, it was relatively easy to stabilise the frequencies in the under-fre-
            quency areas (West and South-East), although it was more difficult to do so in the over-fre-
            quency area where there was a surplus of generation which was exacerbated by the auto-
            matic reconnection of wind generation units.

            pourtant paraît que les éoliennes participent à la réserve instantanée de régulation de fréquence ?
            on a même entendu un autre zinzin vert , Mr Cochet affirmer haut et fort que les éoliennes avaient participé à soutenir le réseau

            la vérité est que sur le réseau allemand c’est rockandroll tous jours

            http://notrickszone.com/2017/12/01/germanys-national-power-grid-mess-country-seeing-whopping-172000-power-outages-annually/#sthash.ZAOYQMWM.dpbs

            en Australie, ben c’est carrément ... on ferme

            mais il n’y a aucune raison que nous ne fassions mieux qu’eux

            une bonne panne, avec des centrales nucs qui se déconnectent et se mettent en sécurité et c’est noel, nouvel an et pa^ques au tison


          • pemile pemile 6 décembre 2017 20:57

            @joletaxi « on y lit notamment »

            Bonjour et merci l’obsédé des enclumes.

            On y lit exactement ce que j’ai reporté plus haut (rapport UCTE et CRE). Ce qui est à l’origine de l’arrêté d’avril 2008 en France.


          • joletaxi 6 décembre 2017 21:21

            @pemile

            ben non TDC ,tu ne sais pas lire ?

            et puis je me demande à quoi bon ?

            froid aujourd’hui hein ?

            vais faire un petit tour avec mon 4X4 , ajouter un peu de CO2, question de faire frétiller les zinzins verts de la poele à frire


          • pemile pemile 6 décembre 2017 22:35

            @joletaxi « ben non TDC ,tu ne sais pas lire ? »

            Obligé de mentir et de laisser de coté les enclumes pour passer au scato smiley


          • JMBerniolles 6 décembre 2017 22:36
            @joletaxi

            Je crois qu’il y a un moment où ce n’est plus la peine de répondre, plus nécessaire surtout....  
            Quand on en est au stade de l’arrêté....  Pour la régulation par la fréquence l’unité est le MWe/Hz cela signifie qu’il faut disposer d’une réserve de puissance sérieuse et sûre. Les allemands ont ainsi converti leur réacteur nucléaire de Biblis à cette régulation en fréquence.

            En France nos factures d’électricité sont frappées de taxes multiples (l’écologie politique se résume à cela : la génération de taxes.... Bientôt les gens découvriront avec une taxe qu’ils habitent une passoire thermique) dont le but est de financer les surcoûts de l’éolien et du PV. La facture annuelle globale de tout cet arsenal se monte actuellement à 5 milliards d’euros par an.
            Tout cela pour ne pratiquement rien produire, particulièrement en ce moment avec ces EnR.

            De plus en plus les champs éoliens sont rejetés par les gens concernés. Cet été il m’a fallu un quart d’heure pour dissuader le maire d’un village du haut var de soutenir un projet de champ éolien qui fait l’objet d’une forte campagne pour le stopper de la part d’une association.





          • pemile pemile 6 décembre 2017 22:40

            @JMBerniolles « Cet été il m’a fallu un quart d’heure pour dissuader le maire d’un village du haut var de soutenir un projet de champ éolien »

            Bel aveu d’activisme idéologique ! smiley


          • pemile pemile 7 décembre 2017 00:15

            @JMBerniolles « Les allemands ont ainsi converti leur réacteur nucléaire de Biblis à cette régulation en fréquence. »

            La plus vielle centrale allemande fermée depuis mars 2011 ?

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