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Accueil du site > Tribune Libre > Ces impérialistes occidentaux qui s’amusent avec les populations (...)

Ces impérialistes occidentaux qui s’amusent avec les populations pauvres d’Afrique subsaharienne

par Michel J. Cuny et Issa Diakaridia Koné

Nous allons voir qu’en Afrique subsaharienne, il est inutile de se gêner avec les pauvres – et plus spécialement avec les femmes pauvres. Il est carrément possible de leur faire croire à un monde à l’envers… On peut même dire qu’au Burkina Faso, en 1988, c’est-à-dire un an après l’assassinat de Thomas Sankara, l’impérialisme avait vraiment besoin de se réinstaller en n’y allant pas par quatre chemins… pour mettre complètement à plat ce qui subsistait du socialisme, tout en faisant comme si le socialisme était encore là…

Continuons à lire l’analyse que Cerise fait du système de micro-financement dénommé PPPCR :
«  Le crédit est assorti d’une obligation d’épargne constituant un fonds de groupe et un fonds de secours, gérés par le projet.  » (page 34 du document papier)

Non seulement on vous prête de l’argent, mais il en est une part qu’on ne vous prête que pour que vous puissiez immédiatement l’épargner… Décidément, on vous veut du bien !… L’absurdité – si vous en voyez une ici – n’est qu’apparente : voilà que vous allez avoir en tête ce fait très important que l’épargne doit être inscrite dans le mouvement du capital…

En effet, la microfinance ne vise qu’à installer de gentils petits capitalistes africains (hommes ou femmes) qui auront bien à cœur de respecter les critères de base de leur nouvelle activité. Dans un premier temps, les crédits vont leur permettre d’investir… dans une production qui doit impérativement déboucher sur une croissance du tout petit capital (emprunté) de départ… Autrement dit, du profit qui résultera de la vente de la toute première production, et puis des suivants, il faudra, à chaque fois, épargner quelque chose qui devrait permettre, en s’accumulant un peu, de lancer des productions de plus en plus importantes.

Le mieux est donc – pour les spécialistes occidentaux qui viennent répandre l’idéologie de l’exploitation de l’être humain par l’être humain en Afrique subsaharienne – d’ouvrir aussitôt la rubrique de l’épargne… « Je te fais crédit d’une somme dont tu mettras de côté immédiatement cette petite partie à laquelle tu en ajouteras constamment d’autres au fur et à mesure de la réussite de ton entreprise… »

Évidemment, si rapidement après la disparition de Thomas Sankara, il n’était pas possible de dévoiler trop vite certains aspects de ce plan, et notamment cette nécessité impérieuse de l’épargne… personnelle de celui ou de celle qui veulent absolument devenir de vrai(e)s patronn(e)s capables de s’enrichir beaucoup au détriment de leurs compatriotes…

Cerise nous dit que, tout d’abord, cette épargne sera gérée par « le projet », c’est-à-dire par les responsables centraux, et non pas par la base… Par ailleurs, elle devra être divisée en deux parties : le fonds de groupe et le fonds de secours… Le premier doit faire semblant de se rapprocher d’une certaine forme de « socialisme ». Voici comment Cerise nous décrit les débuts :
« La destination du fonds de groupe a évolué durant la vie du projet ; au départ, il était constitué dans une perspective plus ou moins mutualiste.  » (page 34 du document papier)

Il s’agissait de tromper… L’autre part de l’épargne constitue une sorte d’assurance-vie de caractère plus ou moins collectif :
« Le fonds de secours constitue une garantie en cas de décès d’un membre du groupe.  » (page 34 du document papier)

Il s’agissait de tromper une nouvelle fois… sur la réalité d’une visée qui, en système capitaliste, ne peut qu’être éminemment individualiste…

Toutefois, l’ensemble du projet PPPCR n’avait qu’un caractère expérimental… Il y avait là un vivier humain qui ne demandait qu’à être utilisé pour voir si cela pouvait fonctionner… La population burkinabé avait en quelque sorte été abandonnée par Thomas Sankara et par le socialisme… Les cobayes étaient sans doute tout disposés à donner le meilleur d’eux-mêmes dans des conditions que l’Occident impérialiste allait maintenant définir grâce à son expérience multiséculaire en matière de mise au pas de ce qu’il a longtemps considéré comme des « races inférieures »…

Cerise nous dit que, dans ce cas précis, les experts de la microfinance faisaient trois hypothèses, et qu’ils espéraient bien que les Africaines et les Africains embarqué(e)s dans le projet PPPCR apporteraient la preuve que l’affaire pouvait réussir… Ce qui montre bien que les Occidentaux n’en étaient pas tout à fait sûrs… Nous savons, aujourd’hui, qu’ils ont échoué… Les cobayes seront donc repartis vers d’autres cieux… vers d’autres expériences… Les Occidentaux n’étaient pas venus pour réussir, mais rien que pour essayer… Il ne faudrait donc pas leur en vouloir…

Cela ne nous empêche pas de regarder d’un peu plus près les trois hypothèses en question… Les deux premières nous montrent aussitôt que ce projet était directement lié à la volonté de déployer l’économie capitalisme (exploitation de l’être humain par l’être humain avec comme soubassement la fabrication de produits industriels) en Afrique subsaharienne. Ces hypothèses tournent autour du « capital » investi : il exploite le travail, récupère ce que celui-ci produit, et le vend en en tirant un profit qui provient de la part du travail qu’il ne paie pas à celles et à ceux qu’il ne fait que maintenir au minimum vital tel qu’il se définit localement, en ne leur versant qu’un salaire soigneusement mesuré.

Voici donc ces deux premières hypothèses retenues par les Occidentaux :
« – l’accès au crédit est un facteur déterminant de la recapitalisation des populations sahéliennes ébranlées par les sécheresses ;
– les populations étant trop fortement décapitalisées pour pouvoir épargner, le crédit doit être préalable à l’épargne. » (page 34 du document papier)

De quelle « recapitalisation » parlons-nous ici ? Les sécheresses avaient frappé une population agricole (culture et bétail) qui travaillait dans un cadre essentiellement tribal… où le capital (c’est-à-dire l’ensemble des outils de production) n’entretenait pas un rapport très direct avec ce qui doit être désigné par le terme de capital-argent. Il s’agissait d’un ensemble d’instruments de travail, de terres, d’animaux qui permettaient à toute une partie de la population locale de s’alimenter, le circuit de vente n’intervenant, en quelque sorte, que de façon relativement marginale… Cerise nous avait d’ailleurs dit qu’il n’était nullement question de rebâtir tout cela… Il convenait de faire quitter l’agriculture à celles et ceux que la microfinance allait essayer d’installer à l’intérieur d’une économie… informelle, c’est-à-dire très éloignée des anciens critères de vie de la population subsaharienne…

Nous le voyons : les Occidentaux ne souhaitaient que transformer très brutalement les modes de vie locaux pour jeter les Africaines et les Africains dans les circuits d’exploitation qui remontent jusqu’aux plus importants capitaux de la finance internationale… Crédit-épargne, voici l’hameçon qu’il faut dissimuler sous quelques mesures qui donnent une certaine impression d’engagement collectif… au début.

Quant à la troisième hypothèse, elle montre que les Occidentaux ne doutaient pas une seule seconde de pouvoir obtenir tout ce qu’ils voudraient des Africaines et des Africains… pauvres… qui ont tout perdu du fait d’une sécheresse… mais on n’essaiera surtout pas de les aider à se remettre dans les conditions de vie collective qui étaient les leurs jusqu’alors :
« – un système de crédit à « coût réels » pour les populations sahéliennes pauvres peut être durable (les « pauvres » sauront rentabiliser un crédit et le rembourseront, la caution solidaire peut pallier l’absence de garantie matérielle, l’économie rurale sahélienne est en mesure d’absorber et de rentabiliser une injection de crédit à son coût réel). » (page 34 du document papier)

Marchera ou marchera pas ?… Eh bien, non, au Burkina Faso, cela n’a pas marché !… Dès que ce qui rappelait le socialisme a été éliminé (celui-ci n’avait été mis dans le PPPCR par les Occidentaux que pour tromper les femmes africaines emportées par le projet), tout s’est lamentablement effondré…

Nous allons voir comment…

NB. La suite immédiate est accessible ici :
https://remembermodibokeita.wordpress.com/2020/06/07/la-double-gueule-de-crocodile-de-la-microfinance-francaise-intervenue-au-burkina-faso-des-1988/


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34 réactions à cet article    


  • Jonas 24 août 20:10

    La France perd de plus en plus ses villages mais pas « ses » idiots« dont le logiciel n’a pas varié depuis les années 60. Ce sont les mêmes qui avaient soutenu les staliniens pendant des décennies en fermant les yeux sur le goulag , puis ont chanté les louanges des khmers rouges et se tournent aujourd’hui vers la Chine de Xi Jinping , qui pratique le capitalisme sans foi ni loi, qu’avait dénoncé Marx. 

    Ces » idiots « sont tellement aveuglés par leur idéologie , qu’ils ne se sont pas rendus compte, que les seuls » impérialistes « actuels sont les chinois . Sur un endettement du Continent africain de 365 milliards de dollars , Xi Jinping détient un tiers soit presque 122 milliards de dollars.

    Certains pays Africains accusent la chine de les avoir entraîné dans un piège de la dette , et demandent une annulation de celle-ci. Sauf que la Chine refuse de le faire dans un cadre international qui demande une supervision et une transparence , ce qui va à l’encontre du système Chinois qui est opaque. 

    Il faut rappeler aux » idiots" frappés de cécité , que le Centre de développement global ( CGD) a trouvé pour sa part que les taux d’intérêt pratiqués par les banques chinoises étaient deux fois plus élevés que ceux de la Banque mondiale. 


    • Michel J. Cuny Michel J. Cuny 24 août 20:22

      @Jonas
      Tout ceci est un peu en vrac...
      Vous serait-il possible de faire tenir ensemble rien que deux idées, par exemple ?...
      Nous comptons sur vous... et sur le Centre de développement global (CGD)...
      Allez, au boulot, mon brave !


    • Jonas 25 août 06:53

      @Michel J. Cuny 

      Il me semble que non seulement vous devriez changer de logiciel mais aussi votre matériel , qui datent des années staliniennes, ils ne sont plus adaptés. C’est cela qui vous fait commettre des erreurs d’analyses. 

      Aujourd’hui , c’est la chine qui est devenue le premier partenaire commercial et le premier bailleur de fonds de l’Afrique , sans parler des achats des terres arables comme au Cameroun . La dette des pays africains pose un véritable problème à la chine , aussi bien à l’Etat qu’aux entreprises privées. C’est une des raisons de leur réticence à annuler une partie de la dette. Les impérialistes en Afrique, aujourd’hui se sont les chinois habillés du costume communiste. 
      Il est vrai , que « l’impérialisme » chinois ne s’occupe pas de la couleur politique des régimes il s’adapte à tout. L’essentiel c’est le business , mais un business communiste. 


    • Michel J. Cuny Michel J. Cuny 25 août 10:12

      @Jonas
      Cette fois, le Centre de développement global CDG) a complètement disparu... Je me demande si vous en connaissez plus que l’intitulé...
      Quant à être « stalinien », il est vrai que je le suis beaucoup plus que vous ne pensez, et pour des raisons qui apparaissent en particulier dans ce livre que j’ai publié voici déjà quelques années...
      https://livrescunypetitdemange867999967.wordpress.com/2018/04/06/ce-que-thomas-piketty-nous-revele-malgre-lui-de-lepopee-de-lurss-1ere-edition-2016/


    • Jonas 25 août 11:57

      @Michel J. Cuny

      Sans vouloir , vous vexez , je crois , qu’il faut avoir du temps a perdre , pour lire les élucubrations d’un stalinien en 2020.  Je suppose que vous jugez les résultats du système globalement positif , comme disait feu Georges Marchais. 

      Quant au Centre de développement global ( CDG) est un important Think tank, qui s’occupe du développement international et notamment des allègements des dettes. C’est ce Think tank , qui a relevé , que les taux d’intérêt pratiqués , par les banques chinoises sont deux fois plus élevés que ceux de la Banque mondiale. 

      Et ces banques communistes chinoises sont beaucoup plus soucieuses de leurs profits , car elles tiennent compte dans leurs prêts de la corruption dont leurs dirigeants sont des spécialistes, bien connus en Afrique. 


    • Michel J. Cuny Michel J. Cuny 25 août 13:20

      Très bien...
      Quels sont les chiffres que vous avez à nous proposer... pour les banques chinoises communistes et pour la Banque Mondiale ?... Nous aimerions pouvoir comparer... leurs mérites respectifs... à partir de prêts précis, dûment datés...
      Bonne pêche !... Ne rentrez tout de même pas trop tard...


    • Jonas 25 août 20:18

      @Michel J. Cuny

       Il faut aller sur le site « Centre global mondial », puisque vous prétendez le connaître. Je ne vais pas vous mâcher le travail.

      Toujours est-il que la Chine a piégé le continent Africain , en prêtant massivement , pour s’implanter , une fois sur place , elle refuse , comme le suggèrent les « impérialistes occidentaux » d’annuler purement est simplement la dette. Elle veut faire du cas par cas. 

      Un autre Think tank , basé a Londres, l’ Overseas Development Institute , estime que les prêts consentis par la Chine à Djibouti représentent 70% de la dette extérieure de ce pays. Et ce pays pris à la gorge, autorise une base chinoise sur son sol. 

      Les communistes , ne font pas plus de cadeaux que les capitalistes. 


    • Michel J. Cuny Michel J. Cuny 25 août 20:31

      @Jonas
      Impossible de tirer quoi que ce soit de vos propos qui vasouillent terriblement...
      Ce qui est sûr, c’est qu’utiliser des mots comme « staliniens », « communistes », etc., cela vous échauffe rudement... On vous imagine bien gonflé et tout rouge (!)... Mais on se demande bien pourquoi tout ce cinéma...
      Ils ont essayé de vous assassiner ?...
      A quelle heure ? A quel endroit ?... Vous étiez si important ?...


    • Jonas 26 août 13:40

      @Michel J. Cuny

      Moi, non , mais des millions d’êtres humains, à travers le monde furent broyé par l’idéologie stalinienne comme communiste. .  

      Je m’intéresse a l’histoire des Trotskyste , des Staliniens , des Khmers Rouges ,etc. pour ne pas que cette idéologie meurtrière , revient par des femmes et des hommes qui cherchent à effacer , ce « passé qui ne passe pas » pour reprendre la phrase d’Henry Rousso. 

      Vous n’êtes pas Africains , et pourtant , vous, vous intéressez a ce Continent , avec des accusations concernant les « impérialistes occidentaux » tout en épargnant, les dictatures corrompus de ces pays qui mènent leur peuple depuis les indépendances au désastre , en dilapidant, les aides internationales et les prêts contractés auprès de la Chine. 
      Comme tous les staliniens , vous cherchez à faire diversion, au lieu de répondre sur le comportement et l’accaparement de la Chine des richesses africaines « grâce » à la dette colossale.  


    • Michel J. Cuny Michel J. Cuny 26 août 15:40

      @Jonas
      Et Hitler, là-dedans ?...


    • Jonas 26 août 21:16

      @Michel J. Cuny

      Il était national socialiste au départ , il me semble non ! Comme Mussolini. En France ce sont deux collaborateurs des nazis , Jacques Doriot et Marcel Déat , qui sont passés aussi par le Parti socialiste et communiste. 

      Une bonne nouvelle , l’organisation de la santé ( OMS) déclare , que la poliomyélite en Afrique est sur le point d’ être éradiquée . Ce sont des laboratoires « impérialistes » qui ont fait du bon boulot depuis des décennies. 



    • Jonas 27 août 15:14

      @Michel J. Cuny
      Et voilà ou je voulais vous embarquer , les communistes et les nazis sont l’avers et le revers de la même politique une fois au pouvoir, leur différence est 
      insignifiante , pour ceux qui ont eu le malheur de vivre sous leur joug. Rien ne ressemble à un goulag communiste qu’un camp d’extermination nazi. 

      Faute de militants , les staliniens et autres gauchistes , ont trouvé des alliés chez les islamistes. Il y a une connivence objective entre les staliniens et autres gauchistes avec les adeptes du prophète Muhammad. Toujours un  chef ( zaïm) 

      Le  mufti de Jérusalem Amin Al -Husseni fut un grand ami d’Hitler et de Himmler. il avait ses entrées a Berlin. et même une radio de propagande a sa disposition. Il est resté tout le long de la Seconde guerre mondiale à la tête de la 13ème brigade de la division Waffen SS Handshar. 

      PS : Sans la rupture du Pacte germano/soviétique , par Hitler et seulement par Hitler , les staliniens seraient restés des alliés des nazis. 
       


    • Michel J. Cuny Michel J. Cuny 27 août 17:59

      @Jonas
      Merci pour tous ces éléments extrêmement significatifs.
      Vous êtes tout juste dans la ligne du sionisme tel qu’il s’est dressé au sortir de la Seconde Guerre mondiale sur la ligne définie, dans les années trente, par le Duce juif, Vladimir Jabotinsky, dont le secrétaire n’était autre que le papa de Benyamin Netanyahou.
      Voilà qui devrait pouvoir vous amuser un peu...
      https://josephstalineetlesjuifs.wordpress.com/2018/07/06/le-sioniste-margolin-saboteur-a-coups-de-batailles-de-polochon-dans-les-camps-sovietiques/

      Et puis ceci, encore... Mais, là, fini de rire... Il faut se mettre à bien réfléchir...
      C’est pourquoi vous allez aboyer très fort... Allez-y, je vous en prie...
      https://livrescunypetitdemange867999967.wordpress.com/2018/07/18/23-sionisme-le-renversement-dalliance-1ere-edition-2018/


    • Jonas 28 août 15:01

      @Michel J. Cuny
      Je ne suis pas surpris qu’entant que stalinien , vous ayez épousé les thèses des « Frères Musulmans » qui se sont rapprochés des fascistes et des nazis. Les mêmes slogans fleurissent sur toutes les lèvres. 

      Le fondateur des « Frères musulmans » Hassan al-Banna « avait une adoration pour Mussolini et Hitler, mais sa religion l’empêchée de s’aligner sur le »petit père « des peuples. Mais citez souvent , dans ses interventions publiques , les deux dictateurs , Mussolini et Hitler. Pour vous, @Michel J.Cuny, sauter allègrement du stalinisme au fascisme puis aux »Frères musulmans « ne pose aucun problème. Vous avez l’habitude. 

      << Ils ont éveillé, l’espoir dans les âmes et fait preuve de courage et de persévérance . Ils ont réuni les divergences sous un seul drapeau , sous un seul chef ( là Staline, Mussolini , Hitler et Hasan Al-Banna se retrouvent , »le chef "ndlr). Et dès que le Führer ou le Duce parlait , l’humanité , oui, l’univers obéissait , avec un profond respect .>> 
      Hassan al Banna , Majmua’ at Rasael al-imam al-Shahid Hassan al-Banna ( Le Caire , 1999)

      Pour votre gouverne , le parti Communiste Iranien le Toudeh, comme vous est passé , du stalinisme à Khomeynie , ce qui a provoqué son élimination physique. 


    • Michel J. Cuny Michel J. Cuny 28 août 15:13

      @Jonas
      Voilà qui je suis, et ce que j’ai fait...
      Comme vous êtes manifestement quelqu’un de très bien, vous allez me dire d’où vous venez vous-même, et ce dont vous avez été capable jusqu’à présent dans la dimension politique ou intellectuelle.
      Bon courage !
      http://www.cunypetitdemange.sitew.com/


    • Jonas 31 août 08:53

      @Michel J. Cuny
      Encore une fois, je consacre mon temps libre à lire des articles ou des livres intéressants ,qui peuvent m’enrichir , je suis désolé , les écrits des convertis a l’islam ne m’intéresse pas. 

      Je suis un simple Français , qui a fait des études d’Arabe et d’islamologue, en France et dans certains pays du Proche et Moyen-Orient. 

      Je n’ai pas découvert le monde arabe, en mangeant du Couscous et en buvant du thé a la menthe. 

      Vous savez @Michel J.Cuny, il y a des gens qui ont fait des études , pour maîtriser leur sujet ,d’autres , qui sautent , d’une idéologie totalitaire a une encore pire, toujours avec les mêmes justifications. 


    • sylvain sylvain 24 août 20:15

      les 0ccidentaux ne souhaitaient que transformer très brutalement les modes de vie locaux pour jeter les Africaines et les Africains dans les circuits d’exploitation qui remontent jusqu’aux plus importants capitaux de la finance internationale


      ben non . Il me semble bien être un occidental, et je vous assure que cette pensée ne m’avait même jamais traversé l’esprit . Affirmer cela, c’est un peu comme affirmer que les musulmans veulent nous coloniser parce qu’un erdogan a sorti qu’il fallait qu’ils viennent faire le plus de gamins possible en europe pour la coloniser de l’intérieur0


      • Michel J. Cuny Michel J. Cuny 24 août 20:35

        @sylvain
        Je vous ferai remarquer que ce paragraphe que vous avez extrait est précédé, dans mon article, par la formule : « Nous le voyons » qui renvoie, elle-même à ce que j’ai écrit précédemment dans ce même article...
        et c’est bien cela qui conditionne le jugement que je finis par porter sur l’ensemble des pratiques de microfinance en Afrique de l’Ouest tout spécialement.
        Au surplus, cet article est encadré d’une quarantaine d’autres qui le précèdent ou qui le suivent, et qui sont donnés ici, de semaine en semaine.
        Tout converge vers ce même jugement qui, pour être défait, demande qu’on se mette à la tâche d’étudier tout cela dans le détail, et en y opposant un argumentaire qui me paraît dépasser le peu de compétence dont vous faites preuve ici...
        Démontrez-nous le contraire...


      • sylvain sylvain 24 août 21:44

        @Michel J. Cuny
        je n’ai aucune envie d’essayer de juger toute votre oeuvre
        Je n’ai d’ailleurs aucun doute sur le fait que la plupart de la microfinance, et de la finance tout court essaie de niquer les africains pauvres . Elle essaie aussi de niquer les français pauvres, les chinois pauvres ...
        Je dirais que c’est comme ça dans la plupart des grosses civilisations, des mégalos au pouvoir qui utilisent ce qu’ils trouvent pour le perpétuer, la finance étant un outil sophistiqué .
        Je suis même d’accord sur le fait que les africains se sont fais particulièrement niker
        Mais ce n’est pas parce que je suis un occidental que je prends par à ça


      • Michel J. Cuny Michel J. Cuny 24 août 21:53

        @sylvain
        Merci de m’avoir répondu.
        Mais qui donc vous a dit que vous preniez part à cela ?
        Faut-il que, sitôt que quelqu’un met en cause la microfinance, vous alliez claironnant partout que vous n’y êtes, vous-même, pour rien ?...
        A-t-on le droit d’écrire sur ce sujet sans vous écorcher vif ?...


      • Traroth Traroth 25 août 13:41

        @Michel J. Cuny
        Je pense que Sylvain relève un point intéressant, même s’il le fait de manière inutilement agressive. Dire « les Occidentaux » nous inclut tous parmi les coupables, et ça, c’est effectivement contestable, vous en conviendrez. Mais je comprends que vous n’ayez pas envie de faire 3 lignes de périphrase à chaque mention desdits coupables. Il s’agit de la finance occidentale, en fait.


      • Michel J. Cuny Michel J. Cuny 25 août 14:49

        @Traroth
        Merci pour votre commentaire, et pour ce qu’il manifeste de finesse et de mesure.
        Il y a cependant un problème de fond à considérer.
        En nos qualités de citoyennes et de citoyens, ne sommes-nous pas engagé(e)s par ce que font, à l’étranger plus particulièrement,nos différents gouvernements tout autant que les multinationales qui peuvent être dites françaises ?
        Evidemment, pour ce qui concerne les premiers, ils disposent  et le président de la république plus nettement encore qu’eux  de la Constitution de la Cinquième République...
        Savons-nous à quel point celle-ci correspond à un effondrement organisé du suffrage universel ?
        Ne pourrait-ce pas être un souci pour toute personne qui considère que la citoyenneté ne peut pas être qu’un vain mot ?
        Sur ce terrain, j’ai d’abord rencontré la trajectoire de Jean Moulin... et j’ai vu à quel point elle risquait de couper celle de... Charles de Gaulle. Il a donc fallu que le président du Conseil de la Résistance soit livré à Klaus Barbie vingt-cinq jours après avoir été désigné...
        Or, dès le 8 mai 1945, De Gaulle ensanglantait quelques villages algériens, tandis que le 15 septembre 1945, il donnait le coup d’envoi de la guerre d’Indochine...
        Au bout de ces deux décisions, il y aurait... un peu plus de 2 millions de morts.
        Et les Françaises et les Français y sont tellement pour rien... qu’ils n’en savent strictement rien...
        J’offre cela à votre méditation... 
        Pour ma part, je ne sais pas où nous allons... Mais il est sûr que nous y allons les yeux fermés et la conscience politique morte.


      • Traroth Traroth 26 août 11:23

        @Michel J. Cuny
        Personnellement, je n’accepte pas la moindre responsabilité concernant les horreurs que les multinationales peuvent commettre. Je ne participe pas aux décisions et même je m’y oppose, même si mon pouvoir est limité, et je n’en tire aucun profit. Renvoyer tout le monde dos à dos, c’est trop facile.


      • Michel J. Cuny Michel J. Cuny 26 août 14:13

        @Traroth
        Il me semble vous avoir un peu expliqué quelque chose !...
        J’éviterai désormais de tenir le moindre compte de vos jérémiades !...


      • Traroth Traroth 26 août 16:27

        @Michel J. Cuny
        Vous m’expliquez des choses, vous ? Votre condescendance ridicule ne mérite aucune réponse.



      • Traroth Traroth 26 août 17:09

        @Michel J. Cuny
        Ca n’a pas de rapport avec le sujet. Il ne suffit pas de parler de Jean Moulin, et hop, ça passe en toutes circonstances.



      • titi 24 août 23:09

        @L’auteur

        En Afrique, les banques, comme les grandes entreprises sont les propriétés personnelles des dirigeants en place et de leurs familles. Il n’est donc pas question de finance internationale, mais de finance très local.

        Qui plus est, la finance africaine et très souvent une finance Halal.

        Il n’est donc pas possible de faire apparaitre clairement les intérêts dans les contrats. Il faut trouver des subterfuges pour encaisser l’équivalent des intérêts qui n’existent pas.


        • leypanou 25 août 12:06

          @titi

          En Afrique, les banques, comme les grandes entreprises sont les propriétés personnelles des dirigeants en place et de leurs familles. Il n’est donc pas question de finance internationale, mais de finance très local.

          Qui plus est, la finance africaine et très souvent une finance Halal

           : çà, c’est du lourd.
          Bon, je sais que la culture moyenne d’agvx n’est pas fameuse mais sortir ce genre de contre-vérité !!!



        • zygzornifle zygzornifle 25 août 12:50

          Ils s’amusent également avec nos pauvres en Europe avec la complicité des gouvernements ….


          • eddofr eddofr 26 août 18:22

            Globalement, les capitalistes exploitent « tout et tout le monde » partout où s’est profitable (y compris d’autres capitalistes).

            C’est plus court, non ?

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