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Accueil du site > Tribune Libre > Ces Russes à qui on demande des comptes

Ces Russes à qui on demande des comptes

Le « régiment des immortels » dans la Russie contemporaine

Il est de bon ton aujourd'hui de faire allusion à une dette qu'aurait la Russie contemporaine vis-à-vis des Pays Baltes, si ce n'est du reste de l'Europe, pour leur avoir imposé l'URSS. Selon les versions de l'histoire plus ou moins consciemment répandues chez les occidentaux, les Russes auraient d'abord fait la révolution chez eux et à eux seuls, puis auraient exporté le modèle en soumettant leurs voisins non consentants et en les absorbant dans l'Union Soviétique. La Lettonie, la Pologne et la Finlande, particulièrement, n'auraient ainsi rien à voir avec la création de l'URSS et seraient d'innocentes victimes (ou victimes potentielles) en droit d'obtenir réparation. Et c'est tout juste si on ne reproche pas aux Russes dans leur ensemble de détenir un gène particulier de la conquête et de l'amour de la tyrannie, tant les autres auraient agi beaucoup plus sagement pour faire une belle et joyeuse révolution !

Parce-qu'il faut redevenir sérieux

Voyant que ce thème revient périodiquement dans presque toutes les discussions qui touchent à la Russie et à l'Ukraine à notre époque, il serait bon de procéder à quelques rappels afin de mettre fin à une remarquable hypocrisie, sans oublier d'autres nations auxquelles on pense moins comme la Lituanie, l'Allemagne, la Grande Bretagne, voire la France (très changeante au fil des événements), qui n'ont pas été de simples spectatrices non plus lors de la révolution bolchevique. Que ce soit par l'action de leurs volontaires internationalistes ou même par une ingérence plus ou moins directe de leurs gouvernements.

Rappelons aussi que les premières victimes des purges, des famines et des goulags furent les Russes avant tout, y compris ceux du Donbass (si on se rapporte à ce qu'était le territoire de l'Ukraine à l'époque), ceux-là mêmes qui auraient été remplacés par d'autres Russes plus Russes selon les révisionnistes et leurs thèses de la "purification ethnique" pro-russe (Thèse qui aurait plutôt tendance à être vendue aujourd'hui par les atlantistes dont les protégés promeuvent, quant à eux, une réelle purification ethnique [1]). En effet, si nous jouons à présent nous aussi à ce jeu accusatoire ethniquement orienté [2] et pas très sain, des surprises peuvent nous attendre !

Le premier fait connu mais qui reste pourtant peu souligné est la facilité avec laquelle le révolutionnaire Vladimir Oulyanov alias Lénine put bénéficier, après s'être exilé en Allemagne, d'un retour en Russie parfaitement organisé et sous haute protection, en train à travers une Europe en guerre. En Mars 1918 l'intéressé manifestait sa gratitude en cédant à l'Allemagne bien plus de territoires que nécessaires, suite au traité de Brest-Litovsk. Mais il devrait être impossible de parler de Lénine sans aborder l'histoire de ses fusiliers lettons !

Les fusiliers lettons, les incontournables

Alors que l'influence des bolcheviks ne fait que grandir sous le gouvernement pré-révolutionnaire de Kerensky, ce sera à plusieurs reprises que les gardes lettons auront permis d'annihiler tous les types de contre-mouvements (non bolcheviks, bien entendu). Que ce soit pour protéger temporairement le gouvernement de Kerensky ou pour ensuite le renverser au profit des bolcheviks. On peut même dire sans exagérer que ce sont eux qui ont choisi de porter Lénine au pouvoir [3]. Certains n'ont d'ailleurs pas hésité à les appeler "les remparts de la révolution". Une fois le jour « J » venu, une véritable opération de paralysie des infrastructures et de prise du pouvoir put en effet être accomplie par les bataillons lettons. La dévotion à la cause ne s'arrête pas là : Une purge fut même pratiquée par les soldats lettons eux-mêmes au sein de leurs rangs afin de se débarrasser de toute opposition politique. Ce n'est donc pas pour rien que les Lettons furent aussi choisis pour assurer la protection du train qui conduisit, dans la nuit du 10 au 11 mars, l'ensemble de la direction bolchevique de Petrograd à Moscou. Ce n'est pas pour rien non plus que l'Institut Smolny, quartier général des bolcheviks, fut protégé par une unité de gardes rouges lettons. Cette garde de Smolny devint par la suite officiellement le premier détachement letton, chargé d'assurer la protection de Lénine et des autres dirigeants, une sorte garde prétorienne léniniste. Quand, début décembre, le pouvoir bolchevik fonde la Tcheka de sinistre réputation, de nombreux Lettons intègrent cet organisme qui se dote d'un corps militaire où, en avril 1918, des fusiliers lettons sont transférés, notamment des soldats déjà chargés de la protection de Lénine. C'est à la fin de la guerre civile que des milliers de soldats lettons rentrent enfin en Lettonie, renouant miraculeusement avec le patriotisme letton après ces années de luttes paradoxalement internationalistes en Russie... En attendant de profiter plus tard à leur tour légitimement de leur oeuvre, peu avant la seconde guerre qui apporta de nouveaux bouleversements. La minorité de Lettons décidant de rester représentera tout de même une quantité considérable d'individus placés à des postes clés : Police, diplomatie, appareil gouvernemental, parti, armée.

La Finlande, alliée précieuse des bolcheviks

On peut dire que Lénine a eu à maintes occasions une chance incroyable, tant il a reçu à plusieurs reprises une aide précieuse de l'étranger pour se tirer d'affaire. Et on ne parle plus ici de bataillons de volontaires mais bien du soutien de puissances étrangères. On ne pourra donc pas faire l'impasse sur quelques exemples. A la fin de l'été 1917, Lénine fut sauvé par la Finlande d'une poursuite engagée contre lui par le gouvernement de Kerensky le pressentant comme menaçant. Mais ce n'est pas tout, En 1905 il avait déjà bénéficié du soutien personnel et financier de Karl Marnegeim (le frère aîné du célèbre maréchal finnois), avec organisations de conférences et de réunions bolchéviques à Tampere. En dehors de ces soutiens officiels, il fut soutenu par Iisakki Vihtori Kosola, qui deviendra pourtant plus tard l'un des organisateurs du « Mouvement de Lapua », mouvement nationaliste qui deviendra même fasciste. Les villas et les maisons de « réfugiés » furent mises à disposition dans des lieux de villégiature. Lénine appelait les Finnois des « conspirateurs exemplaires ». Il eu l'occasion de cumuler un an et demi en Finlande lors de sa vie clandestine.

Ces pseudo-russes qui avaient droit de vie et de mort en URSS sous Lénine

Tout le monde connaît Trotsky (Lev Bronstein). Moins nombreux sont déjà ceux qui connaissent le niveau de barbarie et les déclarations impitoyables [4] de ce voyageur mondain ayant séjourné à Londres et à Vienne avant de revenir pour le grand soir (des réfugiés précieux comme on les aime encore, une histoire qui se répète). En utilisant les termes de notre époque on pourrait dire qu'il est ukrainien puisque né à Kherson, mais comme nous voulons rester plus sérieux que les médias pro-Maïdan nous dirons que ça ne "compte pas" et qu'il était un ressortissant russe "inspiré par l'Europe"...

Toutefois, il est utile de remarquer que bon nombre de ses compères et collaborateurs n'étaient pas si russes que ça, comme par exemple, et sans prétentions à l'exhaustivité : Karl Radek (Austro-Polonais), secrétaire du Kommintern et du Comité Central, puis Erwin Wolf (Norvégien d'origine tchécoslovaque), l'un des secrétaires politiques de Trotsky. Ou encore Ignace Reiss (Austro-Hongrois) au sein de la GPU, et Rudolf Klement, secrétaire de la Quatrième Internationale. L'exécution ultérieure de ces trotskystes convaincus sur ordre de Staline (de son vrai nom Djougashvili, Géorgien) constitue d'ailleurs l'une des raisons principales de l'aversion qu'éprouvent tous les trotskystes-léninistes d'Europe envers Staline. Ne croyez pas que c'est parce-que Staline était plus « dur ». Il reste simplement à leurs yeux un « réac » qui a tué les « vrais » révolutionnaires. Ceux qui massacrent aussi en masse mais... pas pareil. On comprendra que les Russes ne voient donc pas tout ça exactement comme nous et que certains pourraient même dire que Staline aura au moins fait quelque chose de bien, parfois. D'autant plus qu'à partir des années quarante le pouvoir soviétique ne fut plus la principale cause de souffrance du peuple. [5]

Car on ne s'arrête pas là, nous n'étions qu'au hors d'oeuvre. Les années vingt ont été l'occasion de s'illustrer pour de nombreux autres sinistres et puissants personnages peu russes, dont certains furent éliminés aussi plus tard à leur tour :

Le célèbre Dzerjinski, issu d'une famille de l'aristocratie polonaise installée en Biélorussie, sera à la tête de la Tchéka pratiquant à grande échelle la torture, l'extorsion d'aveux forcés, les exécutions et arrestations arbitraires. Quel beau chemin parcouru après ses activités de jeunesse en tant que fondateur du parti "Social-Démocratie du Royaume de Pologne et de Lituanie" ! On lui doit cette citation explicite : "Pour ceux qui ne sont pas de notre avis, quatre murs, c'est trois de trop". D'autres que moi se feront d'ailleurs un plaisir de vous relater toutes les horreurs qu'il a organisé, même si dans certains cas ce sera pour défendre des bandéristes ukrainiens qui ont exactement le même type de slogans et de mentalités. Les masses contemporaines peuvent alors les applaudir, rien que pour le plaisir de casser du Russe, ou encore plus dans l'air du temps : du « séparatiste pro-russe ».

Et ensuite...

Cette dernière remarque sur l'Ukraine est d'ailleurs l'occasion de rebondir sur un autre personnage bien connu et impliqué dans la répression sans pitié des paysans pas assez productifs, aussi bien en Ukraine que dans le Caucase du Nord : Lazare Kaganovitch. Né à Kiev, il ne pourrait en aucun cas, selon les critères en vigueur aujourd'hui, être considéré comme un Russe mais bien comme un authentique Ukrainien estampillé (au service d'un Géorgien, rappelons le), même si certains Ukrainiens verront probablement dans son nom d'autres raisons de lui refuser ce statut. C'est leur affaire, mais ceux qui crient "holodomor" à tous bouts de champs devraient donc commencer par laver leur linge sale en famille avant de chercher un coupable géographiquement externe qui serait né à Moscou pour se faciliter la tâche. Car s'il y eut un maître d'oeuvre de la collecte sauvage des denrées auprès des populations paysannes, il s'agit bien de Kaganovitch ! Parmi les protégés de ce dernier on remarquera un personnage dont la carrière n'allait pas s'arrêter là : Nikita Khrouchtchev, qui après une enfance passée en Ukraine s'illustrera d'ailleurs également dans cette région, comme son maître, par sa férocité à la tête de la troïka durant cette sombre période. Molotov rapporte que Staline lui-même avait reçu des indignations télégraphiées de Khrouchtchev à propos du nombre insuffisant d'exécutions confirmées par rapport aux envois massifs de personnes à exécuter [6]. On remarquera que le phénomène de zèle et de concurrence dans la cruauté chez des dirigeants tout à fait locaux ne se limitait absolument pas à l'Ukraine, contrairement aux idées massivement propagées. Le tristement célèbre Béria (issu d'une minorité vivant en Géorgie, les « Mingréliens »), tueur en masse sadique et pervers, s'est lui aussi exercé d'abord dans son pays pour ensuite prendre la tête du NKVD en 1938. En dehors de ses campagnes d'éliminations "régulières", on ne sait combien de jeunes filles moscovites ont perdu la vie dans des circonstances abominables afin de satisfaire ses sordides instincts, jusqu'à ce qu'il soit finalement exécuté.

A un niveau plus bas dans la hiérarchie

Le 18 octobre 1919, l'organe de presse du Comité central des bolchéviques écrivait : « Le slogan « Tous les pouvoirs aux Soviets » change et devient « Tous les pouvoirs aux Tchékas » ! ». La Tchéka à laquelle ont succédé la « Guépéou » (GPU) puis le NKVD, n'a pas seulement eu à sa tête des dirigeants étrangers mais aussi à tous les niveaux et dans des proportions stupéfiantes. En 1918, les cadres de la Tchéka comportaient 50,4 % de Lettons (les principaux ressortissants étrangers), alors qu'une part de 25,9 % restait à se partager entre Biélorusses et Russes (y compris ceux qui allaient devenir plus tard des Ukrainiens). Les lettons occupaient des postes stratégiques, parmi les investigateurs et adjoints d'investigateurs. Le nombre de Polonais parmi les cadres de la Tchéka n'était pas si élevé que celui des Lettons mais leurs postes étaient parmi les plus importants : Viatcheslav Menjinski, vice-président de la GPU, puis S.F.Rederk, V.P.Yanouchevsky et V.V.Artichevsky qui furent les fondateurs de la Tchéka de Moscou, ou encore S.A.Messing qui est devenu le dirigeant de la Tchéka centrale un peu plus tard. On peut citer I.A.Vizner, A.S Sonie-Domanski, M.K.Romanovski, S.S.Piliavski, I.V.Poul'anovski, I.O.Manoulevitche, etc... Rien que dans l'appareil central de la GPU en 1924 travaillaient 90 Polonais. On peut avoir une idée de cette surreprésentation en observant que parmi la population vivant sur le territoire soviétique en 1922, on pouvait compter seulement 0,09 % de Lettons et 0,40 % de Polonais.

Quant à ceux qui dénoncent régulièrement les répressions et massacres passés en Ukraine pour encenser le putsch de Maïdan, ces derniers devraient avoir l'honnêteté de nous raconter d'où venait par exemple cet illustre personnage : Martin Ivanovich L ?cis (de son vrai nom J ?nis Sudrabs, Letton) devenu célèbre en tant que « le bourreau de Kiev ». Entre avril et aout 1919, suite à son intervention ont été exterminées plus de 10 000 personnes. Son adjoint se nommait Schwarz et les chefs de Tchéka régionale de Kiev s'appelaient Dekhtyarenko, Lifchits, et Schwartzman. Cherchez les Russes de Moscou !

D'autres que moi vous ont abreuvé des descriptions d'exécutions arbitraires en masse pratiquées par les tchékistes, ou des répressions sanguinaires pratiquées contre toute forme de protestation même modérée, comme une grève ou une manifestation. A titre d'exemple frappant on peut citer les purges pratiquées dans la ville russe de Kronstadt sur toute la population, suite à une révolte de matelots en 1921. Ces purges successives ont été tellement massives qu'on peut considérer que la population de la ville entière a été « renouvelée » suite aux interventions de Mikhaïl Nikolaïevitch Toukhatchevski, Biélorusse d'origine polonaise. Ce dernier s'illustra à nouveau lors de la répression de Tambov ou furent utilisées les prises d'otages et les exterminations de villageois, entre autres au moyen de gaz toxiques, avec le concours des tchékistes à la pointe de la répression parmi lesquels on peut nommer Alexander Grigorievich Schlichter (Polonais), Vassili Vassilievitch Oulrikh (Letton). Les pertes totales subies par la population de la région de Tambov sont estimées à 240.000 personnes. Plus tard, Rudolf Austrin (Letton) fut aussi très zélé en tant que chef d'administration et membre de la troïka du NKVD de Kirov en 1937, pour exécuter l'ordre « 00447 » : Les « ennemis » à éliminer n'étaient alors plus seulement des paysans russes et des prêtres comme lors de son passé à la GPU de la région du Nord , mais cette fois des révolutionnaires tombés en disgrace. Dans toute l'URSS l'ordre « 00447 » fut très productif : 767.397 condamnés dont 386.798 exécutions par fusillade. Et là il ne s'agit que des exécutions officielles enregistrées.

Et les goulags, les Russes devraient s'en excuser auprès de nous ?

Nous n'aurons pas fait le tour si nous n'abordons pas les fameux goulags, ces camps de la mort fallacieusement assimilés à la continuation logique du principe des colonies pénitentiaires d'avant et après l'URSS. En vérité les révolutionnaires, bien avant Staline, n'ont jamais caché leurs intentions de transformer eux-mêmes le procédé de sorte à le rentabiliser. On ne « gâche pas la marchandise ». C'est plus productif de tuer les gens au travail plutôt que de les exécuter tout de suite. (Ça donne en plus l'occasion à quelques criminels recyclés en gardiens d'exercer leur cruauté). On doit cette suggestion d'application au territoire russe à Josef Unshlikht (Polonais), collaborateur de Dzerjinsky déjà abordé plus haut. Les îles Solovky où vivaient paysans et moines devinrent le territoire idéal pour élargir cette pratique à grande échelle. C'est de ce goulag dont il est question dans le livre de Soljenitsyne (dissident dont les russophobes patentés ne reprennent d'ailleurs que les citations qui les arrangent). Selon Soljénitsyne toujours, lorsqu'un certain Naftali Frenkel (qui serait turc, en tout cas pas russe), ancien détenu de droit commun, devient chef de camp et réorganisateur du travail, on peut alors vraiment dire que le lieu devient un camp d'extermination et de supplice. Cet individu est hélas un des rares tortionnaires qui n'a pas fini à son tour fusillé mais mort de vieillesse. Quant au bourreau « principal » du camp (Degtiarev, Letton)[7] surnommé « le chirurgien principal », il tenait particulièrement à exécuter lui-même les prisonniers. 

Purges et contre-purges - Les interprétations malsaines

Si on peut se consoler par le fait que la plupart de ces bourreaux aient péri dans les rouages de la machine qu'ils avaient mise en marche, certains défenseurs du « monde libre » trouveront encore paradoxalement le moyen de s'apitoyer sur leur sort, voire même d'aller chercher des raisons antisémites à leur exécution, étant donné que les Juifs de Russie étaient aussi surreprésentés parmi les tchékistes. Les plus pervers des propagandistes européens [8] parviennent même à jouer le grand écart afin de ménager leur amour paradoxal pour les ultranationalistes ukrainiens qui vénèrent les auteurs de pires pogroms anti-Juifs ayant pu avoir lieu (au point d'en choquer les envahisseurs nazis) [9]. L'essentiel pour les haineux déguisés en dénonciateurs serait simplement que les Russes de l'après Lénine puissent être attestés coupables d'antisémitisme. Cette accusation serait selon eux à elle seule plus terrible que les purges elles-mêmes, et les quidams russes trop ordinaires broyés par ces mêmes purges léninistes puis staliniennes en deviennent insignifiants. On peut voir là l'obsession des promoteurs contemporains de ce politiquement correct qui habille en vérité une haine profondément malsaine contre tout ce qui pourrait tenir de près ou de loin à la stabilité de la nation russe, sous prétexte de ne s'en prendre qu'à son gouvernement [10]. Ce n'est pas nouveau et ce n'est pas fini. Une recrudescence s'opère à chaque fois que la Russie se remet sur pieds !

Où allons-nous finalement en venir ?

Beaucoup se sont sûrement demandés : « Mais où veut-il en venir finalement ? Est-ce une campagne de haine entre peuples, alors que finalement personne n'est tout blanc dans l'affaire ? Il y a eu aussi des tas de russes sanguinaires ! »

Je répondrai alors : « Si c'est ce que vous percevez, considérez alors ce texte comme une provocation utile, une mise en situation qui vous aura fait ressentir ce que ressentent les russes à chaque fois que leurs voisins frustrés se permettent de la ramener en jouant les uniques victimes. Il fallait bien que ceux qui avaient participé à l'oeuvre révolutionnaire (totalement internationaliste, niant toute notion de nation) en goûtent eux aussi les effets, non ? » Et que dire des ouest-européens lobotomisés qui rabâchent les mêmes rengaines d'ignorants ? Ça doit être encore pire à entendre pour les russes. Ce n'est certes pas ainsi que les jeunes générations en Europe et à l'Est pourront tirer un trait sur ce lourd passif, source de frictions à répétitions. Le tout entretenu par une paranoïa intensive orchestré par ce qu'on pourrait appeler aujourd'hui « l'Otanie » et ses idiots de service.

Je n'aurais jamais eu l'idée de faire ressortir tout cela si ces mêmes faits historiques partiellement expliqués ne revenaient pas régulièrement sur le tapis ces dernières années dans des buts malhonnêtes, pour tenter de nous démontrer que les Russes sont la cause de tous les maux de l'Est de l'Europe depuis des siècles, leur domination suprême s'étant installée par la création de l'Union Soviétique qu'ils tenteraient de reconstruire sous l'impulsion de leur gouvernement actuel. « Le Kremlin », « le pouvoir de Moscou », reviennent en boucle pour préciser que le gouvernement d'URSS y était installé. Pensez vous donc que les révolutionnaires allaient choisir une petite capitale excentrée après avoir initiée leur révolution internationaliste en Russie ?

La révolution dite russe nous montre en fait ce qu'aurait pu être la révolution française si elle avait eu lieu à la même époque, avec les mêmes moyens de destruction à sa disposition. Ça fait froid dans le dos, mais il faut bien garder à l'esprit quels étaient les modèles de Lénine. Il a tout appliqué à la lettre, simplement. Le moment était venu : L'intelligentsia libérale, mais aussi les nantis rentiers égoïstes et ceux qu'on appellerait aujourd'hui les « bobos » avaient déjà préparé le délabrement civilisationnel qui a rendu le peuple russe à la fois vulnérable et favorable à une révolte dont il ne percevait pas tous les aspects. Nous ne sommes pas plus malins, nous aurions connu ces mêmes horreurs au début du vingtième siècle (c'était déjà assez conséquent au dix-huitième !), et les pays qui nous sont frontaliers nous reprocheraient encore régulièrement notre dictature sanguinaire que nous aurions été les premiers à subir.

Un procédé qui se répète dans l'histoire, un pays après l'autre

Parmi tous les pays qui ont subi des attaques indirectes, telles que des opérations de déstabilisation de la part de leurs adversaires (qui se résumeront plus simplement en ce vingt-et-unième siècle aux membres de l'OTAN), certains ont complètement plongé dans un chaos irrémédiable (Afghanistan, Irak, Libye, à la suite de plusieurs pays d'Amérique Latine condamnés pour toujours au règne des bandits). D'autres ont conservé une certaine puissance ou tout au moins une farouche résistance, malgré leur basculement politique total et les dommages occasionnés à leurs civilisations, et n'en sont devenus que plus menaçants envers ceux qui les ont déstabilisés. On peut d'ailleurs observer parmi ces cas de « rescapés » une récupération progressive des valeurs civilisationnelles d'origine, ou pas du tout. On peut citer l'Iran (déstabilisé deux fois de suite, avant et après le Shah), la défunte URSS abordée ici, sans oublier la Chine (déstabilisée par les Anglais), et dans une catégorie plus modeste : Cuba, le Venezuela. (La liste serait beaucoup plus longue si on abordait les interventions directes et officielles US par la force armée). Les têtes pensantes de l'Otanie, si elles existent, feraient donc bien d'en tirer des leçons si elles souhaitent la survie de leurs enfants...

Le débat sur la nostalgie de l'Union Soviétique, et conclusion

Il est prévisible que l'un des arguments en réponse à cet article sera ce débat à propos de la nostalgie entretenue par les Russes, plus que d'autres (ce qui n'est pas si flagrant) envers l'Union Soviétique. Toutefois, là aussi, il faut savoir de quoi on parle. Quand certains Russes disent regretter l'Union Soviétique, il faut garder à l'esprit qu'il n'ont pas la nostalgie de la guerre civile, du NKVD, des années 30, des purges et des goulags. Il est évident que premièrement la plupart de ces gens font allusion à la période qu'ils ont connue, celle qui lorsqu'ils étaient de jeunes adultes ne remonte pas tellement plus loin que Brejniev pour les plus vieux. Et il est aussi évident que la comparaison entre les dix dernières années de l'URSS et la période de déconfiture totale et d'insécurité généralisée des années 90 donne l'avantage à l'URSS qui était au moins une structure existante et stabilisée. C'est comme ça. Et si nous avions vécu les mêmes événements nous raisonnerions de la même façon. Encore une fois, ne croyons pas être naturellement plus malins que le reste du monde, ça nous rendra déjà suffisamment intelligents. Il ne manquerait plus qu'on demande aux Russes de s'excuser pour leurs souffrances afin de devenir fréquentables ! Quant à la Lettonie qui se remet aujourd'hui à l'heure des défilés SS [11] avec la bénédiction de l'OTAN pour célébrer la « résistance à l'oppresseur soviétique », je pense qu'il vaut mieux que je n'ajoute rien...

Références et/ou précisions

[1] On ne citera plus l'illustre Boutkevitch, "journaliste" ukrainien absolument pas relégué dans la marginalité, dont les paroles sont sans ambiguïté :
http://www.youtube.com/watch?v=fGCNKNFy5Do

[2] Certains n'hésitent pas et se croient tout permis quand ça va dans ce sens :

* Veronika Dorman dans Libération : « La société russe ne parvient toujours pas à se mobiliser pour repenser son histoire en profondeur et de façon critique. Le discours officiel, tout à l'autocélébration, semble éloigner définitivement la possibilité d'un repentir collectif ». Puis, citant Thomasz Kizny : « La Russie se raconte aujourd'hui une histoire faite de victoires et de succès et veut éduquer la jeunesse dans la fierté et non pas le mea-culpa. »

* Moshé Anielewicz : « Les Russes apprécient être dirigés d'une main de fer, et terroriser les ex-territoires de l'URSS ».

* Gary Volcy, dans on livre « Le Guide du Leader » (anecdotiquement indiqué en tant que curiosité burlesque) : « Peu importe qui est à la tête du pays, le chef de la Russie sera toujours l'incarnation d'un système qui ne changera jamais son objectif, c'est à dire la domination mondiale ».

[3] Le rôle prédominant des fusiliers lettons, passés assez facilement de la résistance contre l'Allemagne à la guerre civile au service de Lénine lorsque le moment fut propice : http://communismeetconflits.over-blog.com/article-les-pretoriens-de-lenine-histoire-des-fusiliers-lettons-rouges-112673550.html
La célèbre révolutionnaire Maria Spiridonova n'hésitait pas à les appeler les « janissaires de Lénine ».

[4] Trotsky - On peut citer par exemple :
* « La calomnie ne peut être une force que si elle correspond à un besoin historique. »

* « Aucun de nous ne veut ou ne peut discuter la volonté du Parti, car le Parti a toujours raison. On ne peut avoir raison qu'avec et par le Parti, car l'Histoire n'a pas ouvert d'autres voies pour suivre la raison. »

* « Dans moins d'un mois la terreur va prendre des formes très violentes, à l'instar de ce qui s'est passé lors de la Grande révolution française... »
(le 1er décembre 1917)

[5] La seconde guerre mondiale explique aussi que la cohésion nécessaire face à un ennemi extérieur venu pour exterminer les slaves ait mis naturellement Staline dans un meilleur rôle que ses prédécesseurs ; lesquels avaient entraîné la guerre et les massacres dans leur propre pays après avoir fait des concessions à l'Allemagne. La fête du 9 mai (date de l'armistice en Russie) a encore recours à la symbolique de l'URSS pour signifier cette cohésion lors du combat contre les nazis, tout comme les célébrations nationales françaises utilisent encore la symbolique et même les dates révolutionnaires depuis plus de 200 ans. Il est vrai aussi qu'en Russie on aperçoit beaucoup de bustes de Lénine qui ont tendance à jouer le même rôle que celui que jouent chez nous les références à la révolution française sur les monuments et bâtiments officiels. Le symbole initial reste, il a été transmis même par ceux qui sont supposés l'avoir plus ou moins trahi ou embelli (selon du côté duquel on se place). Chacun ne garde ainsi qu'une image édulcorée de sa révolution, c'est ainsi dans le monde entier. On pourra aussi remarquer qu'il est courant, de nos jours, de voir en Russie des monuments aux morts comporter à la fois le symbole de l'URSS et la croix orthodoxe. Ça s'appelle la réconciliation nationale, le respect des aînés, la cohésion, et ce sera bien sûr encore utilisé comme prétexte par des malfaisants [10] pour nous démontrer l'existence d'un impérialisme russe génétique et polymorphe aux mille visages. Quant à moi, je vois en revanche dans ces petits signes un grand espoir ; celui de la paix, du pardon et de la stabilité. C'est aussi le signe du profond respect envers tous ces jeunes, russes ou autres soviétiques (n'en déplaise aux euro-maïdanistes), qui se sont sacrifiés pour sauver leurs peuples face à un envahisseur sans pitié, qu'ils aient été ou non dans l'erreur quant à leurs convictions politiques.

[6] Ces informations ont été confirmées par des recherches faites plus tard dans les archives du KGB et du parti communiste par une commission spéciale initiée lors de Perestroika. http://www.alexanderyakovlev.org/fond/issues-doc/66195
« L'Ukraine vous envoie 16-18 mille réprimés par mois. Mais Moscou confirme seulement 2-3 mille. Je vous prie de prendre des mesures ».

Le fait qu'on ne trouve pratiquement plus de bustes de Staline en Russie est principalement le fait d'une décision de Khrouchtchev parvenu au sommet du pouvoir, officiellement pour exprimer son indignation contre la cruauté de son prédécesseur. Mais on peut supposer que des rancunes personnelles sont en fait à l'origine de cette décision. Ce fut l'occasion de combiner une opération « mains propres » discutable avec une probable vengeance posthume.

[7] D'après Dmitri Serguéievitch Likhatchov dans son livre « Sur Solovki 1928-1931. Une place à terre sous les lits superposés »

[8] Laissons parler les intéressés (B.H.Lévy, A.Glucksmann et E.Bonner) :

* B.H.L : « C'est encore et toujours Poutine qui, en soutenant ostensiblement tout ce que le continent compte de partis racistes et antisémites, en appuyant, voire en finançant, tous les Podemos, Syriza et autres... ». Pour évaluer la crédibilité de ces déclarations, on peut remarquer chez le même auteur : « Tout un travail sur cet antisémitisme national que le peuple ukrainien a commencé d'accomplir avec un courage, une lucidité historique, que je trouve, pour ma part, tout à fait exceptionnels (...) je ne peux qu'être admiratif de la manière dont le virus antisémite a été désactivé en Ukraine ». En fait, la réalité c'est à peu près ceci : http://www.les-crises.fr/les-experts-ont-parle/

* E.B : « Certains estiment que Staline était un antisémite né. C'est très possible. Mais avant tout, il était un grand pragmatique, et si l'antisémitisme ne lui avait pas été profitable il ne l'aurait pas propagé ». A.G enchaîne aussitôt : « Le pragmatisme de Staline devient conscient. Dès ce moment là Poutine existe en germe ». (« Le Roman du Juif universel »).

[9] http://www.les-crises.fr/u3-6-l-upa-en-action-et-les-massacres-de-la-volhynie/

(Mais d'autres y passaient aussi finalement, donc ce n'est pas important pour BHL)

[10] Parmi tant d'autres, Michel Eltchaninoff (Français) nous déballe dans l'Express : « Les Russes sont actuellement sous le coup d'une propagande massive et d'un discours idéologique impérialiste (...) Staline, grand impérialiste, s'est inscrit dans la même logique (...) Poutine veut, à travers ses discours mais aussi, de plus en plus à travers ses actes, renouer tous les fils de l'histoire russe, mais sous l'angle de l'empire. (...) A partir de 2004, il a utilisé l'Église pour édifier ce que j'appelle son idéologie archéo-conservatrice : valeurs familiales, morale religieuse, patriotisme, obéissance aux autorités, etc... »

[11] http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/03/16/97001-20150316FILWWW00214-les-ex-ss-lettons-defilent-a-riga.php

 


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112 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 27 septembre 09:38

    Il parait que la reine d’Angleterre a présenté ses excuses aux Rohingyas et Trump va aller à Hanoï pour demander pardon aux vietnamiens, les Allemands à la Prusse Orientale et le Portugal au Brésil.


    L’Espagne refuse de demander pardon à l’Amérique du sud et au Mexique.

    • Abou Antoun Abou Antoun 27 septembre 12:47

      @Jeussey de Sourcesûre
      L’Espagne refuse de demander pardon à l’Amérique du sud et au Mexique.
      Dans la mesure où ce sont les colons qui ont pris le pouvoir, et où ces pays sont aujourd’hui majoritairement représentés par des descendants d’Espagnols, il faudrait que l’Espagne se demande pardon à elle-même.


    • Daniel Roux Daniel Roux 27 septembre 09:50

      Comme quoi, on peut apprendre beaucoup de choses sur Agoravox.

      Perso, j’ignorais que tant de gens demandaient des comptes à la Russie sur son passé.

      Il y avait bien une histoire, probablement inventée par des malfaisants, du pacte de fer entre l’Allemagne et l’URSS, qui a permis l’invasion et le partage de la Pologne par les troupes des 2 pays, déclenché la 2ème guerre mondiale et provoqué des millions de morts.

      Et à la même époque, décidément fructueuse en histoires nauséabondes, l’invasion de la petite Finlande en novembre 1939, conduisant à la conquête militaire d’une partie importante de son territoire.

      Mais qui prêtent encore attention à ces broutilles ? Certainement pas l’auteur.


      • anna anna 27 septembre 11:35

        @Daniel Roux

        Avec Hitler, il y a eu une multitude des accords signés :
        1933 - Le pacte des quatre (France, Grande Bretagne, Italie, Hitler)
        1934 - Le pacte polonais (Pilsoudski- Hitler)
        1934 - Accord maritime Grande Bretagne - Hitler

        1936 - Le pacte « anti-comminterne » Japon -Hitler
        1938 - Le pacte de la non-agression Grande Bretagne- Hitler
        1939 - L’accord économique Roumanie- Hitler
        1939 - Le pacte de la non-agression Lituanie-Hitler
        1939 - L’alliance de l’amitié Italie-Hitler
        1939 - (mai) L’alliance Danemark - Hitler
        1939 - (juin) Le pacte de la non-agression Estonie-Hitler

        1939 - (juin) Le pacte de la non-agression Laitonie - Hitler

        1939 - (aout) Le pacte de la non-agression Molotov-Ribbentrop

        La France a signé le pacte d’amitié avec Hitler, l’une des premières
        Alors que Staline l’a signé le dernier.

        C’est drôle, que vous reprochez cette « broutille » a Staline, et pas a La France. 
        Sans doute une partie de l’histoire française, qui vous préféreriez oublier, cela vous permet d’accuser les autres de vos propres fautes...


      • Daniel Roux Daniel Roux 27 septembre 13:13

        @anna

        Quel est le titre de l’article ? Son sujet ? La Russie et ses œuvres  !

        Pas la France et ses œuvres ! C’est ballot !


      • anna anna 27 septembre 13:20

        @Daniel Roux
        Mais l’article est adressé aux français !

        Pas aux russes !
         C’est ballot

      • Daniel Roux Daniel Roux 27 septembre 13:38

        @anna

        « l’article est adressé aux français ! »

        Qu’est ce que vous en savez ? A moins de faire partie d’une même officine que l’auteur.

        Cela signifierait qu’il s’agit d’un article de propagande destiné aux seuls français !

        Je n’y avais pas pensé. Effectivement, c’est ballot !


      • antiireac 27 septembre 14:00

        @Daniel Roux
        L’urss a ravagé autant les pays de l’Est que les nazi sinon plus 

        Elle amputée territorialement les pays tel que la Pologne ,la Tchécoslovaquie ,la Roumanie
        Elle déporté le peuple polonais de territoire occupé qui a majoritairement péri dans les épreuves
        Elle a occupé en totalité la Lituanie ,la Lettonie, l’Estonie et a également déporté la population de ces pays vers la Sibérie ou ils ont péri majoritairement
        Alors oui la russie aujourd’hui devrait indemnisait ces pays qui ont tant souffert de ses exactions passées

      • anna anna 27 septembre 14:08

        @Daniel Roux


        Silônce ! Rabbi Jacob, el va dônser !


      • V_Parlier V_Parlier 27 septembre 14:30

        @antiireac
        « Alors oui la russie aujourd’hui devrait indemnisait ces pays qui ont tant souffert de ses exactions passées »
        Soit vous n’avez rien lu, soit comme d’habitude vous n’avez rien à avancer. Tous ces « internationalistes » sont d’abord venus pour aider à ravager la Russie (ça me rappelle un autre truc contemporain s’appuyant plus sur la religion que la politique) et ensuite ils ne veulent pas en goûter les effets ? Et puis quoi encore ?


      • V_Parlier V_Parlier 27 septembre 14:32

        @anna
        Avec Hitler, il y a eu une multitude des accords signés :
        1933 - Le pacte des quatre (France, Grande Bretagne, Italie, Hitler)
        1934 - Le pacte polonais (Pilsoudski- Hitler)
        1934 - Accord maritime Grande Bretagne - Hitler

        En effet, merci Anna de le faciliter le travail !
        Tous ces hypocrites qui ont tous signé avec Hitler osent encore nous ressortir le pacte germano-soviétique.


      • antiireac 27 septembre 14:47

        @V_Parlier
        Ignare le pacte germano -soviétique était de tout autre nature 

        Il avait pour but d’abord de dépecer la Pologne et d’occuper les trois pays baltes et de coopérer commercialement voir militairement.

      • V_Parlier V_Parlier 27 septembre 15:11

        @antiireac
        Il est vrai que ce pauvre petit Pilsudski qui avait signé avec Hitler avait toujours été rempli de bonnes intentions :
        « Après avoir été condamné à l’exil en Sibérie pour complot contre le régime tsariste(*), Pilsudski devint le chef du Parti socialiste polonais et mena une lutte armée pour obtenir l’indépendance de la Pologne. »
        (Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%B3zef_Pi%C5%82sudski )

        (*) Qu’est-ce qu’il foutait là-bas déjà ?

        Mais encore : « Au début de la Première Guerre mondiale, il fonda les légions polonaises qui combattirent avec les troupes austro-hongroises et allemandes contre la Russie ».
        Et donc, il s’attendait peut-être à une boîte de chocolats en récompense ? Mieix vaut-il se faire accuser d’ignare ou de naïf borné ?


      • antiireac 27 septembre 15:24

        @V_Parlier
        Mieux vaut-il se faire accuser d’ignare ou de naïf borné ?



        Dans ton cas le deux qualificatif te vont à merveille.
        Ne pas savoir ces bribes d’histoires vous met au rang d’ignare et les refuser au rang de naïf borné 

      • V_Parlier V_Parlier 27 septembre 15:34

        @antiireac
        Toujours pas de réponse en rapport avec ce que j’ai écrit, ça n’est guère une surprise. Cette impolitesse et cette agressivité allant crescendo semblent d’ailleurs révéler que ça trépigne devant le clavier, à défaut d’apporter de réels contre-arguments (ce qui n’est pas nouveau).
        (PS : Je ne TE connais pas)


      • V_Parlier V_Parlier 27 septembre 15:37

        @Daniel Roux
        "pacte de fer entre l’Allemagne et l’URSS, qui a permis l’invasion et le partage de la Pologne par les troupes des 2 pays, déclenché la 2ème guerre mondiale"
        —> Un sérieux problème de chronologie. Ca ne relève pas le niveau.


      • antiireac 27 septembre 15:49

        @V_Parlier
        Tu fais des remarques qui te concernent ignare naïf borné.


      • JP94 27 septembre 16:30

        @anna
        Dans les programmes officiels des concours d’agrégation d’ Histoire, il était stipulé ( sans rire ) « il existe 2 modèles de démocratie dans le Monde : le modèle français et le modéle des Etats-unis ». Donc, de façon péremptoire, on affirme que des pays sont des démocraties éternelles hors-histoire, et que les autres ne le sont pas. Ceci dans le Journal Officiel !!

        Ensuite, : la France n’existe que comme démocratie ( et pour les rédacteurs de ces programmes, ça signifie avant la Révolution française , sic !! - pur non sens puisque la Révolution s’est faite en combattant l’Ancien Régime et son arbitraire,- et ne parlons pas de Charles X et de ses ordonnances qui ont mené aux journées de 1830.

        Et sinon, on peut aussi évoquer les traités de paix contre le fascisme que les Occidenraux ont refusé pendant des années - jusqu’à ce qu’ils signent avec Hitler eux-mêmes donc que ça capoté définitivement - avec l’URSS.
        Le Pacte Oriental, notamment, que l’URSS a tenté de signer avec tous les pays Occidentaux et même la Pologne et des pays hostiles ( Finlande etc : le cordon sanitaire,). Or qui a interdit à la Pologne de le signer : l’Angleterre ..qui a aussi dissuadé la France de le signer ( et l’URSS devait avoir un très fort traité avec la France,, contre Hitler, à part - les relations avec la France étant meilleures depuis l’époque du Bloc des Gauches ( 1925) .

        Or ces traités voulus par l’URSS étaient très forts et pouvaient empêcher la guerre avec l’Allemagne : en effet, en cas d’attaque à l’Est ou à l’Ouest, les pays signataires devaient attaquer l’assaillant par l’autre côté ! Autrement que Hitler attaque la Pologne ou la France, l(URSS attaquait l’Allemagne, et réciproquement.
        Mais la Pologne a préféré être attaquée par l(Allemagne sans soutien de l’URSS ... et refusait que l’Armée rouge passe par son territoire pour combattre Hitler ... ce qui s’est quand même fait après 6 millions de morts Polonais et 27 millions de Soviétiques ...

        L’Histoire vue par certains ici est du niveau ds bêtises des manuels scolaires français. Et c’est sur ce terreau fertile qu’en Allemagne fédérale, les nazis avec leur Gauleiter ( Gauland) reviennent en force au Bundestag ... tandis qu’en RDA, c’était tout simplement inimaginable...

      • JP94 27 septembre 16:43

        @V_Parlier


        Les premiers combats de la 1ère GM ont eu lieu sur le Front russe : Pilsudsky, alors que la Pologne n(existait même pas, a eu le quitus des SR austro-hongrois pour fonder sa légion polonaise ..

        Mais à propos de Pologne et d’URSS : Lénine a voulu que la Pologne soit indépendante, alors que des révolutionnaires polonais, telle Rosa Luxemburg, ne le voulaient pas, estimant que la Pologne soviétique serait un garant de libération sociale - et qu’à ce moment-là on pourrait toujours la rendre indépendante - tandis qu’une Pologne indépendante avant que la Révolution bolchévique ne la gagne deviendrait la proie des féodaux et nationalistes qui materaient la classe ouvrière.
        Néanmoins, Lénine a signé pour l’Indépendance mais la prédiction de Rosa s’est avérée au combien juste !!

        De plus,dans les clauses secrètes du Traité de Versailles il était prévu ceci : 
         - Si la Révolution bolchévique est matée ( elle n’a pu l’être en dépit des 7 millions de Russes tués par l’intervention des 14 pays occidentaux en 18 - qui s’ajoutent aux 5 millions de la 1ère GM) , alors la Pologne rentrera dans le joug tsariste !!

        - Si la Révolution triomphe, alors la Pologne sera un pays indépendant, allié aux Occidentaux.

        Par ailleurs, une thèse de doctorat d’une Polonaise ( présentée en France) a montré comment l’Allemagne, via ses fondations, a exporté des partis satellites pour contrôler la Pologne après la période socialiste..en gros, la Pologne était dans les vues politiques de l’Allemagne et tous ses dirigeants ont été formés par l’Allemagne, via ses fondations, devenant des marionnettes de l’UE et .. de l’Allemagne.
        Même les mouvements féministes et écologistes l’ont été .

      • anna anna 27 septembre 16:48

        @JP94
        Oui, absolument.

        Et n’oublions pas les accords de Munich de 1938, quand la France a joyeusement participé au dépècement de la Tchécoslovaquie... 

      • antiireac 27 septembre 16:52

        @JP94
        La Pologne avait raison de se méfier de l’urss 

        En 1945 les événements lui donneront raison les libérateurs bolcheviques se transformèrent en forces d’occupation qui pillèrent totalement le pays de ses industries (un aspect peu connu à l’ouest)
        et l’amputèrent de la moitié de son pays ainsi qu’ils déportèrent presque la totalité de sa population des territoire occupé à l’Est de ce pays.

      • Alren Alren 27 septembre 17:04

        @Daniel Roux

        "Il y avait bien une histoire, probablement inventée par des malfaisants, du pacte de fer entre l’Allemagne et l’URSS, qui a permis l’invasion et le partage de la Pologne par les troupes des 2 pays, déclenché la 2ème guerre mondiale et provoqué des millions de morts."

        Il n’y avait aucun pacte de fer entre Staline et Hitler !!! Il y avait un traité que Hitler s’est empressé de violer. Il ya eu un Pacte d’acier pour faire la guerre en commun, mais pas avec l’URSS !!!

        cf. WiKipédia :

        « Le Pacte d’acier (en allemand : Stahlpakt ; italien : Patto d’Acciaio) est le pacte germano-italien signé le 22 mai 1939 à Berlin par les ministres des Affaires étrangères allemand et italien, Joachim von Ribbentrop et Galeazzo Ciano. Il s’agit d’un pacte militaire offensif, qui scelle de manière officielle l’union des forces de l’Axe. »

        La clause secrète du pacte germano-soviétique sur laquelle on a beaucoup glosé, à savoir la réappropriation par la Russie de territoires perdus lors du traité de Brest-Litovsk, réappropriation aussi légitime que la réappropriation par la France de l’Alsace-Lorraine en 1918, territoires arrachés à ce pays par Bismarck en 1870, permet de laisser dans l’ombre l’annexion définitive et parfaitement illégitime du territoire polonais par l’Allemagne.

        Lors de la signature du traité de non-agression germano-russe, Hitler a déjà décidé cette annexion. Il espère qu’une fois encore, Grande-Bretagne et France auront la lâcheté de laisser faire comme avec la Tchécoslovaquie un an auparavant.

        Après quoi, après un an encore de production d’armement, il aurait enfin attaqué l’URSS, le grand projet exposé dans Mein Kampf, avec liquidation de la moitié du peuple slave, en particulier ses élites intellectuelles et mise en esclavage de l’autre moitié.

        Les Russes avaient lu Mein Kampf et savaient ce qu’il en était des intentions hitlériennes. Ce pacte a été signé pour gagner un peu de temps après les refus réitérés des gouvernants britanniques et français d’un pacte de défense avec l’URSS qu’ils souhaitaient voir disparaître (Churchill en premier).


      • antiireac 27 septembre 17:14

        @Alren
        Vous réitérez la propagande officielle des nazis rouge sans prendre soins d’analyse un peu plus profonde maintenant que c’est possible avec l’avènement d’internet.



      • V_Parlier V_Parlier 27 septembre 19:25

        @antiireac
        La page en question : « Les pertes seraient de 1 475 tués et 2 383 blessés. Les Soviétiques annoncèrent avoir désarmé 452 536 hommes »
        Ouaouh, quelle agression sauvage ! En fait vous êtes un meilleur agent pro-soviétique que moi, je n’ai qu’à vous laisser faire smiley


      • Alren Alren 27 septembre 19:32

        @antiireac

        Je ne fais pas d’analyse, je cite des faits : les territoires « polonais » où est entrée l’Armée rouge en 1939, faisait partie de la Russie tsariste, tout comme l’Alsace-Lorraine envahie par nos troupes en 1918 faisait partie de la France avant 1870.

        Vous m’expliquerez, si vous pouvez, l’expression nouvelle de « nazis rouges » et pourquoi pas de « républicains royalistes » ou « d’anarchistes conservateurs » dans la foulée !


      • V_Parlier V_Parlier 27 septembre 20:05

        @JP94
        Vos commentaires sont très intéressants et viennent bien compléter le contexte.

        Beaucoup de gens s’imaginent qu’on part d’une sutuation tout à fait stable, paisible et sans conflits déjà larvés à l’Est au moment ou la révolutuion puis les guerres mondiales éclatent. Et comme par magie, les Russes à eux seuls se seraient mis à détester tout le monde comme ça...

        (Beaucoup oublient aussi de dire que les Russes étaient loin d’être les seuls à posséder un bout de Pologne jusqu’en 1918)


      • Daniel Roux Daniel Roux 27 septembre 20:09

        @Alren

        Avec de tels arguments, on peut tout justifier, y compris l’invasion en cours de l’Ukraine et le grand retour des Turcs au Moyen-Orient.

        Savez-vous que les Mongols ont pris Varsovie en 1241 ?

        https://penseemiliterre.fr/la-bataille-de-mohi-10-11-avril-1241-les-invasions-mongoles_2015001.html


      • Paul Leleu 27 septembre 20:53

        @antiireac


        il faudra demander aux polonais des comptes pour leur intervention sadique en faveur des blancs dans la guerre civile russe... ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes... 

      • Abou Antoun Abou Antoun 27 septembre 22:08

        @anna
        Excellente piqûre de rappel. De fait l’attitude des occidentaux en 39 ne laissait pas beaucoup de choix aux Russes. On peut simplement déplorer la naïveté de Staline qui jusqu’au dernier moment à continuer à assurer les livraisons de matières premières aux Nazis. Incrédulité encore de Staline quand il a appris l’invasion. La Russie a failli payer cher ces erreurs de jugement.


      • Abou Antoun Abou Antoun 27 septembre 22:10

        erratum :
        qui jusqu’au dernier moment à continuer
        lire : « qui jusqu’au dernier moment a continué ».
        On ne se relit jamais assez. Il serait bon que le webmestre envisage la possibilité d’une auto-correction pendant une certaine période de temps (10 minutes) suivant l’envoi d’un commentaire.


      • Doume65 27 septembre 22:15

        @Daniel Roux
        J’ai entendu parler d’un pacte de non agression entre l’Allemagne et la Russie, mais jamais de « Pacte de fer ». C’est toi qui l’appelle comme ça, histoire de le rendre plus effroyable ?
        Une recherche sur Google sur « Pacte de Fer » nous renvoie à... un jeu vidéo !


      • Seraphima Seraphima 27 septembre 22:15

        @antiireac
        Juste pour information (pour les autres lecteurs) : la Pologne après la guerrre a reçu un bon morceau d’Allemagne, y compris leur reve du siècle : la sortie vers la mer Baltique.
        La Lituanie doit aussi quelque chose à Staline - la capitale Vilnius et sa région. 
        Faut-il que tout le monde établisse les anciennes frontières à ce jeu là ?


      • Abou Antoun Abou Antoun 28 septembre 09:43

        @Seraphima
        la capitale Vilnius et sa région.
        Oui c’était Wilno, polonaise, berceau de Romain Gary.


      • JP94 28 septembre 20:19

        @anna

        Précisément, bien sûr !

        Mais justement, à propos des Accords de Münich, il y a une célèbre photo de Chamberlain ( qui contrairement à Churchill a continué à préféré pactiser avec Hitler qu’il admirait au risque de compromettre l’existence de l’Empire britannique ( Ivan Maïsky raconte comment ;, lors de ses échanges avec les conservateurs anglais finalement décidés à un rapprochement avec l’URSS, leur motivation était non pas la nécessité de combattre le nazisme en tant que tel - ça c’est l’habillage idéologique - mais la volonté de préserver l’Empire ...)..

        Sur cette photo, on croit que Chamberlain, à sa descente d’avion, brandit les Accords ... ça c’est la Légende...En fait il le raconte avec cynisme dans ses mémoires... ( qu’on connaît moins, et pour cause) il s’attendait à être conspué lors de son retour au pays, tant les Accords étaient un scandaleux cadeau à Hitler, : on lui cédait tout et en réalité, on allait vers la guerre ..pas vers la Paix..
        Donc il est surpris de cet accueil bien préparé ( par les SR anglais).
        Mais il y a plus, il improvise un geste de succès,en exhibant bien haut des pages signées... sauf que ces pages sont celles de clauses secrètes ( il faudrait un logiciel pour les décrypter) à ces Accords de Münich dans lesquelles ce que l’Angleterre concédait à Hitler était bien pire ... c’était carrément lui laisser tout ce qu’il voulait ...une trahison envers la Tchécoslovaquie - Etat démocratique qu’on jetait en pâture aux hitlériens. 

        Ceci, pour l’Angleterre .
        Pour la France, même topo, mais pas le même avion.... 
        Il y a aussi la Guerre d’Espagne , qui est aussi liée à cette problématique : La France a abandonnée sa soeur la République espagnole aux griffes de Hitler et Franco en n’intervenant pas.
        Mais elle l’a aussi privée des moyens de se défendre : c’est en effet en France que l’Or de l’Espagne était entreposé, ( dans les serres de Lannemezan) et la France a gardé cet or qui eût permis à l’Espagne d’acheter des armes et a restitué l’Or à ... Franco !!! 
        Alors les grandes leçons des manuels scolaires franco-germanique ( là il y a un pacte !!) sur le pacte Molotov Ribbentrop , c’est du bidouillage historique !

        Enfant j’ai connu Pierre Cot, ministre du Front Populaire,de l’aviation, le seul n’a pas trahi la République espagnole. Il était très proche du PCF, depuis lors.

        Dernier point : la continuité institutionnelle : en Allemagne, Hitler a pris le pouvoir par les élections, mais on le lui a offert ... En Espagne, le fascisme est venu par un coup d’Etat allié à des puissances étrangères ( comme souvent).
        Mais en France ? comment le fascisme de Pétain s’est-il instauré ? au Parlement ...Jules Jeanneney ( dont on a les descendants toujours dans le métier) a organisé cette transition de la démocratie vers la dictature ... même pas besoin de coup d’Etat !! ou alors un coup d’Etat constitutionnel, comme on en voit tant en Amérique latine ou ailleurs aujourd’hui. Et Jules Jeanneney n’a pas fini comme Pétain, non, il a fait le boulot en sens inverse, à la Libération ... continuité institutionnelle..

      • JP94 28 septembre 23:05

        @antiireac

        Sans l’URSS, la Pologne n’existerait pas,, et pour une double raison ; le tsarisme interdisait l’existence de la Polgne - et ce avec le consentement des démocraties occidentales ( il est un garant de l’ordre à l’Est).
        et puis, Lénine a signé.

        Ensuite, comme me le dt une amie polonaise, les Polonais (enfin, le pouvoir) se croient puissants en se montrant les valets des Occidentaux face la Russie ou l’URSS, et les Occidentaux n’en ont rien à faire du peuple polonais !
        La preuve ( il n’en manque pas) , la drôle de guerre lorsque l’Allemagne attaque et envahit la Pologne le 1er septembre 39 l’Angleterre et la France devaient aussitôt déclarer la guerre à l’Allemagne et .. attaquer l’Allemagne. 
        Et qu’ont fait ces braves amis de la Pologne ( de Pilsudsky) ? ils ont déclaré la Guerre à l’Allemagne bon 2 jours, OK, comme convenu .. et après ? rien ! 

        Ensuite, qui a délivré la Pologne des nazis, ? c’est l’URSS ! et elle y a laissé 600 000 de ses soldats. Et ensuite a eu lieu une des seules périodes de cohabitation pacifique dans cette zone, sous le socialisme. 
        Sachez que des sondages effectués en Pologne montrent que 60% des Polonais ne défendraient pas leur pays ...à quoi bon ? et ils ne sont pas dupes de l’OTAN qui les utilise comme une base. La Pologne , si vantée des Occidentaux, va fort mal. 
        Du moment que c’est un réservoir de main d’oeuvre à bas prix pour l’Allemagne, et un pays que les dirigeants laissent occuper par les Occidentaux ... tout va bien ici.

      • sarcastelle sarcastelle 27 septembre 09:55

        Tous les reproches entre peuples, relatifs à l’histoire, sont recevables et doivent au moins être examinés, sauf ceux qui touchant la Sainte Russie sont par nature intrinsèquement absurdes et essentiellement odieux. 


        • Abou Antoun Abou Antoun 27 septembre 10:23

          @sarcastelle
          Tous les reproches entre peuples, relatifs à l’histoire, sont recevables et doivent au moins être examinés
          Oui, la France est parfaitement en droit de demander réparation à l’Italie pour la conquête romaine, et elle n’est pas la seule.
          Quand à la Mongolie on n’en parle même pas avec les ravages de Gengis Khan. Avec ce que les Russes peuvent demander comme dommages vu ce qu’ils ont payés à la Horde d’Or, ils auraient les moyens de rembourser les victimes de l’URSS. En tant qu’héritiers les Tatars devraient aussi être mis à contribution. Où s’arrête-t-on ?

           


        • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 27 septembre 12:46

          @Abou Antoun

          Il serait quand même préférable de demander des dommages et intérêts à un pays solvable qu’à un pays endetté comme l’Italie. Si Jules César est intervenu en Gaule, c’était pour arrêter un flot de population helvète qui avait décidé de venir s’installer dans la région qui est aujourd’hui le Bordelais. Tous les dégâts subis et l’humiliation de Vercingétorix, c’est à cause des Helvètes. Il convient donc que la Suisse compense le manque à gagner dû à la perturbation du commerce du zinc pour faits de guerre. Avec les intérêts cumulés sut 2000 ans, ça devrait faire un beau pacson.

        • sarcastelle sarcastelle 27 septembre 12:56

          @Abou Antoun

          .
          Où s’arrête-t-on ? 
          .
          Certains disent que la moto japonaise a tué plus d’Américains que la guerre du Pacifique. C’est certainement exagéré, mais il faut voir.

        • Abou Antoun Abou Antoun 27 septembre 13:01

          @sarcastelle
          la moto japonaise a tué plus d’Américains
          Non, les Américains roulent en Harley.

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