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Accueil du site > Tribune Libre > Cette Oasis si Humaine bordée de nuit

Cette Oasis si Humaine bordée de nuit

La longue histoire de tabous et de préjugés.

Il faut comprendre avant toute chose que la nature autorise toute chose que nous faisons. 
C'est à nous qu'il appartient d'en comprendre les sources. Mais rien n'est plus difficile car cela suppose aussi d'avoir conscience d'où nous parviennent les informations que nous allons traiter pour vivre en faisant des choix qui sembleront nous appartenir librement.
Pourtant les hommes se sont interrogés sur la source de leur être et d'un esprit qui les habitait. 

Toute la philosophie s'est penchée dessus.

Globalement tous ont convenu avec des représentations différentes que nous vivions au sein d'une perception diffuse qui nous reliait à quelques chose de plus grand que nous, que nous ne pouvions connaître au delà des perceptions de dépendance que nous ressentions ; et dont les peurs d'en être séparée ou abandonnée nous conduisent à toutes les formes de reconnaissances et d'adorations.

C'est aussi vrais pour mes cartésiens

Même aujourd'hui en disposant de toutes les capacités pour vivre, nous avons le sentiment de mourir si nous n'avons pas de Monnaie. 

Cet attachement à la reformulation d'un "Dieu" dont ceux qui s'en inspirent, sont les prophètes des théories économiques. Et ceux qui les divulguent, les appliquent constituent les théologiens d'un magistères.
La différence repose seulement sur l'usage du langage utilisé. Les premiers utilisé la sémantique pour écrire leur conte de la vie.
Les autres les mathématiques sans comprendre qu'il s'agit d'un conte aussi.
Chacun d'eux mesurent leur exactitude au nombre de mort qu'ils font.
L'incompréhension des raisons de nos existences a nécessité de nous rassurer. 

Tous les dieux ont servi à cela en éditant des commandements.
Le plus significatif est celui qui se traduit par la représentation de l'Esprit Saint sur la terre donné à tout le monde par la création, et qu'il appartient au hommes de découvrir.

Cela signifie que si chacun doit comprendre qu'il est sur terre pour vivre jusqu'à son changement d'état qu'est la mort.
La compréhension de cette représentation exclu de fait de se donner la mort.

Ce processus, induit, perçu, dicté par cet étrange perception avec plus grand que nous. Ne peut être le fruit du hasard. C'est le moteur du développement de notre espèce en conscience de cela, sans en avoir la maîtrise par ignorance du monde objectif. 

Mort d'une illusion.

Donc quid du libre arbitre qui n'est qu'un leurre pour nous pousser à l'action et croire que nous choisissons nos existences parce que l'information doit transiter par nous.

Nos choix ne sont pas libres. Ils sont induits par les informations que nous avons mémorisées pour notre propre compte. Elles passent par une relation avec les autres obligatoirement.
 C'est la nécessité de manger et procréer qui conduit nos choix sur une planète où l'on doit se réunir pour vaincre la RARETÉ. 
 L'on ne modifie pas nos comportements si l'on ne parvient pas à en connaître les sources. 
 Leurs ignorances nous conduisent inévitablement à la punition.
 La punition est donc le symptôme d'une ignorance, d'une insuffisances éducative. 
 La punition n'est donc que le signe d'une affection sociale qui ne sait pas répondre à la socialisation d'une concentration humaine, qui ne dispose plus de son espace vital nécessaire à son épanouissement. 
 En compensation pour ne pas en souffrir nous développons des névroses, des refoulements, des angoisses qui vicient, polluent nos jugements.

Les déterminismes.
 
Tout doit être apprécié dans ce cadre qui semble être commun aux espèces.
Donc celles qui vivent en concentration développement des déterminismes, fourmis, abeilles etc.

Pour les humains les déterminismes sont les Tabous et Totems et à la différences d'autres espèces comme celles citées, ils ne sont pas INNÉS.

Les hommes ont voulu donner ce caractères inné déterministes à leurs tabous et totems en les Déifiants.
Les Dieux qu'ils soient païens, monothéistes, ou théoriques, valident le déterminismes de leurs hypothèses ou phénomènes.

Les hommes ont invité les Dieux sur terre et les ont installé dans des lieux de recueillement où la FOI, salutaire, se consolide avec des absolus. Ce que ne pouvaient détenir ceux qui s'inspiraient des informations qu'ils recevaient de la "terre ou du ciel" les hommes.

Nous savons combien ces immobilistes ont été meurtriers.

C'est encore la source de nombreux conflits religieux, de préjugés qui s'y attachent.
 La position et le rejet de la part des athées qui nient ce qu'ils sont, des êtres sensibles, donc spirituel, est source également de conflits pour ne vouloir analyser nos relations qu'en termes de rationalité sémantique ou mathématique qui ne sont que des moyens de décryptage de cet "esprit", cette sensation d'appartenance à un plus grand.
L'ensemble universel auquel nous sommes rattachés et dont nous retirons subsistances.

C'est ainsi que vouloir définir ce qui est normal sous notre regard, exige de ne pas avoir l'esprit BLOQUÉ par toutes les peurs, les craintes qu'il nous faut comprendre, sans en avoir toujours les moyens, ni ne serait-ce qu'un début d'interrogation.

Le visage de la mort

Cette compréhension ne nous est pas acquise, elle n'est pas INNÉE. Elle est une de ces multitudes de possibilités d'adaptations. C'est l'apprentissage, l'analyse, la remise en cause des Savoirs, les erreurs commises que nous recommençons inlassablement qui nous conduisent à définir des fondements stables, tel "tu ne tueras pas," et "aimez-vous les uns les autres".

Sous de nombreux paradigme ces fondements sont universels, mais appliqués souvent sélectivement autour de nombreux biais.
La Nation, la religion, l'indépendance, les attachements, les souffrances, l'ignorance, les absolus, l'immobilisme, les peurs, les découvertes technologiques, les certitudes, tout ce qui nous permet de progresser de devenir un Humain Accompli. 
Un Citoyens du Monde s'est construit sur des dépouilles, des Morts.

Toutes les nations vont se prosterner sur la conséquence de leurs ignorances, sur les croix de leurs suffisantes, devant les statuts de leurs abominations sans le comprendre, au point de faire de l'art de donner la mort un Métier. Une horreur humaine qui ne nous effleurait même pas.
Nous sommes à un tournant de notre civilisation. 
Toutes les civilisations ont disparu sous leurs propres déchets. 
Ou dit autrement, elles portent leur propre auto destruction. 
Aucune intelligence humaine ou artificielle n'échappe à cela. 
Nous ne pouvons pas connaître notre existence avant d'être né, même si les parents peuvent, sur la base du connu imaginer ce que sera le parcours du nouveau né. 
Nous faisons cela tous les jours en déterminant le futur de toute chose sans jamais avoir raison. En tombant au fils du "hasard" sur des découvertes des compréhensions inconnues.
Un processus que nous ne maîtriserons jamais, sauf en mutant ou changeant d'état ou en devenant dieu.
Chacun comprend la métaphore, l'on ne devient Dieu qu'en mourant.
L'on s'intègre à un cercle de vie dont nous subissons les directions par nos choix seulement, sans être capables de découvrir les déchets qu'ils produiront, pour mettre un terme à notre civilisation, si elle ne peut sortir de son immobilisme par des cerveaux BLOQUÉS. 

L'outil qui existe pour cela et qui a toujours été délaissé est l'enseignement et l'interrogation.

Alors n'est-il pas judicieux de s'interroger sur la détention d'armes de destruction massive, car si notre orgeuil nous pousse à croire que nous les maitriserons, que nous sommes capables de maîtriser le monde, alors nous devons d'ores et déjà commander notre cercueil (ça fera des emplois).

Le seul pas vers l'humanité, vers la volonté de placer l'Humain d'abord est de considérer la guerre comme un Crime contre l'Humanite.

Et le risque que l'humain court à moyen et long terme et l'usage qui sera inévitablement fait de l'arme nucléaire.

Quand je dis que tout à une raison d'être, cela concerne également ces armes de destruction massive.
Tous ce que nous créons génère des effets pervers ou secondaires. 
Nous les acceptons si leur bénéfice est supérieur à leur nuisance, qui se calcule en durée. 
Qui se calcule tant que nous pouvons, comprendre.
Mais ce que nous pouvons comprendre, c'est qu'il n'y a pas de communes mesures entre risquer la vie de quelques personnes, de quelques espèces et l'humanité entière.

Cela devrait nous faire comprendre que ne pas maîtriser le Savoir au service de l'Humain, rend FOU. Son symbole en sont ces armes de destruction massive, car le Fou est le résultat d'une distorsion de son psychisme qui n'est pas adapté à l'existence et dont il disparaîtra sous ses propres folies, car la nature ne le retiendra pas comme viable.

Et moi qui me pensais Normal.

Je remercie Théodore Monod qui dans son ouvrage Reverance à la vie a aussi conduit ma pensée à partir de 1999.

"La Terre est un jardin bordé de nuit. Tels des aveugles nous avançons, mais sûrs de nous, fiers, cruels, consommateurs, assoiffés de profit. Modernes ?
Que restera-t-il à nos enfants de cette oasis si humaine ? 
Seront-ils seulement là pour contempler nos méfaits ? "
Théodore Monod.

Pourrons-nous sortir de cette nuit qui enveloppe nos cerveaux.


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