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Accueil du site > Tribune Libre > Cette rente immobilière qui sépare deux France… en les entraînant (...)

Cette rente immobilière qui sépare deux France… en les entraînant vers une possible catastrophe

À travers sa vidéo du 7 février 2013, Olivier Passet prend la rente immobilière à la gorge… en montrant la pression qu’elle exerce sur la sphère de la production et, conséquemment, sur le niveau des profits réalisables du côté de la création de plus-value au sens marxiste du terme qui n’est, bien sûr, pas du tout ce qu’il compte lui-même mettre en avant ici.

N’empêche…
« Il faut d’urgence faire baisser les prix du logement en France. »

C’est que les travailleurs et travailleuses doivent toutes et tous en passer par là… Quand ce ne serait que pour sauver leur peau et celle de leurs enfants, il leur faut une habitation… qui devra se trouver à une distance raisonnable – selon des moyens de transport qui pourront y ajouter une rallonge quelquefois très conséquente – du lieu où ils iront se faire exploiter, tandis que leur progéniture se trouvera projetée dans un système de tri scolaire qui ne lui fera pas forcément la part belle…

Curieusement, s’ils doivent se loger, ce sera au prix qui permettra à l’ordinaire de la petite spéculation immobilière de soutenir un marché où les grandes manoeuvres internationales ramassent l’essentiel de la mise, en même temps qu’une possibilité redoutable d’influer sur certaines grandes décisions politiques touchant ce qu’en gros on pourra qualifier d’ « aménagement du territoire ».

Or, si l’équilibre du système d’exploitation est bien respecté, la baisse de la « cotisation » à la rente immobilière ne pourra pas profiter directement aux salariés… Il faut qu’elle glisse ailleurs… En effet, le « panier de la ménagère » n’a rien à voir dans cette affaire : que ce soit à la hausse ou à la baisse, la rente immobilière n’est pas une affaire de consommation… Elle ne fait que concerner le rapport qui s’est établi entre les investisseurs dans l’immobilier – ils visent à rentabiliser des biens déjà produits (ou à produire en tant que tels) en vendant les services qu’ils peuvent rendre – et les investisseurs dans la production qui, eux, tentent l’aventure de l’obtention possible de plus-value en exploitant la capacité de création de la richesse économique nouvelle que recèle la force de travail pour autant qu’elle entre en action…

Pourquoi faudrait-il donc, en France tout particulièrement, diminuer le prix du logement ? Voici la réponse d’Olivier Passet  :
« D’abord, parce que des prix élevés de l’immobilier aggravent les effets de la modération salariale. Or, ne nous voilons pas la face, rétablir la compétitivité, passe aussi par de la modération salariale. »

Cependant, dans le domaine de l’immobilier, il n’y a pas – comme dans l’entreprise de production – qu’un phénomène de rotation du capital… Il y a des individus, des couples, des familles qui se sont dotés de leur propre habitation. Celle-ci fait partie du marché immobilier sans y être du tout active… Ce qui ne l’empêchera de le devenir en cas de décès, de déménagement, etc.

Que l’ensemble des titulaires d’une rente immobilière (dont certains s’acquittent indirectement du montant auprès d’eux-mêmes) puisse compter en son sein quelques millions d’individus aussi directement engagés dans le rapport de force propriétaires-locataires qui se traduit pour eux par un ressenti de tous les instants présents de leur vie quotidienne (ils sont chez eux), mais aussi du vécu qu’ils ont de l’endroit depuis des décennies parfois, sans compter éventuellement celui de leurs parents, etc…, ne peut qu’avoir un poids déterminant dans la balance des intérêts économiques et politiques plus ou moins supposés qu’ils croient pouvoir et devoir défendre… à l’occasion de ce qui se trouve inscrit dans leur patrimoine…

Pour eux, la baisse des loyers, c’est aussi la diminution d’une richesse acquise et entretenue… quelquefois assez difficilement.

Quant aux autres, à celles et ceux qui engraissent directement la rente immobilière rien qu’au titre de l’usage (et non de la propriété) qu’elles et ils peuvent en avoir…, la moindre hausse vient leur serrer directement la ceinture, ce qui frappe indirectement les fabricants de biens de consommation… et s’ajoute à d’autres petits malheurs que nous signale Olivier Passet :
« Des prix trop élevés impliquent une attrition des budgets que les ménages consacrent aux autres dépenses, ce qui favorise la désindustrialisation. Aussi, parce que des prix élevés de l’immobilier, renchérissent les coûts liés au bâtiment commercial pour les entreprises. »

Or, tout en haut de la pyramide des rapports de force instaurés entre les différents capitaux impliqués ou dans l’investissement immobilier (qui met « en valeur » des propriétés) ou dans l’investissement productif (qui doit engendrer de plus-value), il y a le juge de paix du capital-argent… et c’est ce qui inquiète plus particulièrement Olivier Passet
« …parce qu’une part croissante du crédit à l’économie est captée par de l’investissement non productif. Pire que cela, la croissance vertigineuse du crédit hypothécaire depuis 20 ans n’a fait qu’alimenter la hausse des prix immobiliers. »

Parce que c’est le déjà bâti qui ramasse l’essentiel de la mise… induisant une raréfaction des productions nouvelles dans les endroits significatifs, ce qui entraîne une hausse des prix de l’existant par restriction de l’offre…
« Les mises en chantier stagnent. Résultat, une pénurie de près d’un million de logements en France. Comment faire ? »

Olivier Passet aborde, alors, l’une des clés permettant de comprendre comment cette classe politiquement déterminante de petits propriétaires immobiliers a pu être constituée à partir d’une France de petites boutiques et d’exploitations agricoles familiales longtemps continuées qui a trouvé, comme pis-aller, à se rabattre sur un investissement locatif qui l’assimilait, décidément, aux possédants en général :
« Cela signifie d’abord démonter un système d’aides complexe dont on sait qu’il a entièrement bénéficié aux bailleurs via des hausses de loyer. Les lois du marché sont implacables. Quand il y a pénurie, l’aide que l’on croît cibler sur le locataire est captée, in fine, par le bailleur. Mais défaire notre Mikado fiscal demande du temps et du doigté. »

On comprend bien pourquoi.

NB. Cet article est le cinquante-huitième d'une série...
« L’Allemagne victorieuse de la Seconde Guerre mondiale ? »
Pour revenir au document n° 1, cliquer ici


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21 réactions à cet article    


  • eddofr eddofr 21 mai 14:12

    Je suis propriétaire de ma maison et j’ai trimé comme un forcené pour la payer jusqu’au dernier centime.

    Alors oui, un baisse du prix de l’immobilier pourrait, sur le coup, me faire un peu mal là où je pense ...

    Pour autant, si la baisse est générale, ma maison vaudra toujours la même chose, en matière de « capacité d’hébergement » (c’est à dire que je pourrais l’échanger contre un bien équivalent là ou le vent me poussera).

    Alors oui, il y a une certaine injustice à ce que celui qui n’a pas, comme moi, fait l’effort de se serrer la ceinture pendant des années pour avoir une maison à lui, puisse soudain obtenir la même chose à moindre coût.

    Mais en même temps, le monde est injuste, le hasard de la naissance ou des circonstances est un arbitre inique.

    Alors je pourrais vivre avec et continuer à jouir de la sécurité et du confort que procure la possession de SA maison.

    Mais ce que je crains, si l’on forçait une baisse du prix de l’immobilier, c’est que le pouvoir d’achat des masses augmentant soudain, les vautours se jettent sur cette nouvelle manne et qu’en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, elle ne soit « absorbée » par une soudaine et massive augmentation du prix des biens de première ou de seconde nécessité.

    Payer le loyer ou le crédit immobilier 50% moins cher, d’accord, mais seulement si la baguette ne passe pas aussitôt à 5 euros pièce et le beurre à dix euros les cent grammes ... (je n’ai rien contre les boulangers, c’est juste que la baguette est un exemple bien français du bien de première nécessité).

    « Je suis content, mon loyer est passé de 800 à 400 Euros » disait l’ouvrier.

    « Et ta tartine du matin est passée de 50 à 400 Euros par mois » lui répondit le marchand avec un sourire statisfait


    • Michel J. Cuny Michel J. Cuny 21 mai 14:42

      @eddofr
      Merci pour ce témoignage très réfléchi qui aide à cerner certains aspects du problème qui se pose devant l’évolution générale de l’économie française.
      Il faut, bien sûr, distinguer ce qui est le résultat d’une activité de travail, qu’elle soit de courte ou de longue durée, de ce qui se présente comme le résultat de la mise au travail d’autrui... et dans le cadre de grandes manoeuvres orchestrées au plan international et sur le très long terme.


    • tashrin 21 mai 16:00

      @eddofr
      Alors oui, il y a une certaine injustice à ce que celui qui n’a pas, comme moi, fait l’effort de se serrer la ceinture pendant des années pour avoir une maison à lui, puisse soudain obtenir la même chose à moindre coût.

      Ou il ya une certaine injustice à ce que pour la même maison, un acquereur doive payer x ou x+y années de salaires selon l’epoque à laquelle il est né... Pourquoi le fait d’etre né après justifierait un tel déséquilibre ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 21 mai 16:27

      @tashrin

      « Pourquoi le fait d’etre né après justifierait un tel déséquilibre ?  »

      l’offre et la demande, mon cher, parait-il
      le bras invisible du marché...


    • tashrin 21 mai 16:45

      @Séraphin Lampion
      non le bras invisible, c’est ce qui explique le décalage
      Ca ne le justifie absolument pas pour autant


    • Julien S 21 mai 16:49

      @eddofr
      .
      il y a une certaine injustice à ce que celui qui n’a pas fait l’effort de se serrer la ceinture pendant des années pour avoir une maison à lui, puisse soudain obtenir le même chose à moindre coût.
      .
      C’est mesquin... 
      J’ai acheté il y a un moment, et pourtant je n’éprouve aucun plaisir à voir monter la valeur du bien. 
      .
      Une seule génération (et encore : seulement sa fraction d’acheteurs) aura fait monter prodigieusement le prix de l’immobilier. Il ne convient pas qu’elle cherche à en empêcher la redescente, à moins de juger normal que toutes les générations futures y engloutissent leurs moyens sans plus rien y gagner.
      .
      Tant pis pour ceux qui auront un temps payé trop cher. Si c’est pour leur propre résidence, ce n’est pas très grave : ils ont consenti dès l’achat au montant de leurs traites. Si c’est pour y placer des loques à terre, tant pis pour ceux qui auront accepté d’acheter très cher en se disant qu’ils se rattraperaient sur le locataire. 
      .


    • William 26 mai 14:12

      @Julien S
      ceci dit, en début de carrière, si mon proprio n’avait pas investi, je n’aurai eu qu’un cabanon pour me loger.


    • Chantecler Chantecler 21 mai 15:11

      On ne peut pas séparer « rente immobolière » et « spéculation ».

      La crise des subprimes qui a atteint les Etats-Unis avant qu’elle ne se transforme en crise financière mondiale, puis en crise économique était une conséquence de cette « rente immobilière », et toutes les conditions sont réunies pour une nouvelle crise dans l’immobilier. La spéculation est redevenue l’activité la plus importante dans les salles de marché.

      Après la crise financière, la première décision des affairistes a été de tenter de relancer l’économie en relançant le crédit, alors que le monde s’écroulait justement à cause d’un surendettement, une croissance de l’endettement qui dure depuis trente ans et dont la cause est l’accroissement de l’écart entre la part qui va dans les salaires et celle qui revient au capital et qui alimente la spéculation dans la répartition de la richesse. Compenser des salaires insuffisants par davantage de crédits, c’est soigner le mal avec le même remède que celui qui a conduit à la crise.

      Avec cette spéculation sur les marchés actions et sur les matières premières, de nouvelles « bulles spéculatives » vont se produire. La bombe à retardement, c’est l’immobilier commercial : les centres commerciaux, les stations touristiques, les bureaux, un peu partout dans le monde. Leur situation est financièrement dramatique. Tous ces actifs immobiliers ont été achetés à crédit et leur niveau actuel de recettes ne suffit pas à couvrir les échéances de crédits.

      Les investisseurs qui se sont beaucoup endettés pour acquérir ces biens immobiliers ne pourront plus renouveler leurs crédits, mais les opinions publiques auront déjà oublié les promesses des gouvernants qui voulaient tout réparer, qui voulaient réformer le capitalisme, le moraliser, mais qui l’ont remis sur les rails malgré la gravité de la situation.

      « There is no alternative », diront-ils…


      • tuxuhikewi 21 mai 15:45

        A force de faire pisser des yeux de mon populaire ouais t’en veux ?

        Attend bouge pas je vais t’en donner de quoi faire dans tes papiers !

        Pour avoir un pt’il truc a dire pour mentir aux populations !

        Et bien sur avec les sourires, du temps des collaborations !

        Et puis voila les journaliste, comme les avocats des notables !

        Les concessionnaires du fachisme, ca ya du fric sous la table !

        A ca c’est sur ya du média, pour aller défendre le pognon,

        Bha oui tu les vois ces gents la payer la pub dans les torchons !

        -saez-


        • tashrin 21 mai 16:04

          On est dans un pays de vieux, gouverné par des vieux, et pour les vieux.

          Or les détenteurs de patrimoine sont majoritairement les vieux et les spéculateurs

          Et ceux qui auraient un avantage à un certain niveau d’inflation ne le sont pas (vieux)

           > On a une politique visant à une moindre inflation et un maintien envers et contre toute logique d’un marché immobilier debile... depuis 30 ans. Les jeunes n’ont qu’à se demerder, après tout les salaires ont augmenté dans les mêmes propor... Ah non ... Ils ont baissé

          Bon ben dommage pour les jeunes, démerdez vous.

          Apres tout, nous on s’est serrés la ceinture blabla...Apres nous, le deluge on s’en balek


          • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 21 mai 16:25

            @tashrin

            le système de rente immobilière fonctionnant sur le principe de base de l’héritage, il faut bien que les légataires héritiers attendent la mort du donneur pour être propriétaires à leur tour, mais ils commenceront déjà à être vieux...
            en attendant, ils auront appris le mode d’emploi pour prendre la succession de la spéculation qui les aura bien nourris en attendant les funérailles

            ceux qui n’ont rien à hériter et auront conscré les revenus d’une vie entière à constituer leur petit patrimoine ne lègueront pour la plupart à leurs héritiers que le fruit de leur part dans la vente d’un bien immobolier qui se sera souvent dévalué

            la séparation entre détenteurs ou non du patrimoine n’est pas une question d’âges, mais une question de familles


          • tashrin 21 mai 16:40

            @Séraphin Lampion
            je suis en partie d’accord avec vous sur la repartition inegale du patrimoine. Et c’est exactement pour ca qu’existent les droits de succession qui en redistribuent une partie... mais ca n’a de sens que dans un contexte où les generations plus recentes ont la possibilité par leur travail (et non en comptant sur la recuperation du patrimoine via heritage) de se constituer un patrimoine immobilier. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui... Ca revient à dire que seuls les heritiers pourront se constituer un patrimoine, et pas par leurs revenus, non non. Grace à ceux de leurs aieux...
            Les salaires ont baissé et la valeur de l’immobilier augmenté. 2000 euros de salaire net est considéré comme une situation de privilégié pour un actif aujourd’hui alors que dans une grande ville c’est ce qui permet à peine de vivre. Alors investir...


          • William 26 mai 14:30

            @tashrin
            Le phénomène que vous mentionnez a aussi existé pour les générations précédentes. Ainsi, la proche banlieue parisienne était champêtre au début du 20è siècle, et ceux qui ont acheté des terrains il y a quatre ou cinq générations pour faire bâtir ont fait une culbute de prix dans l’entre deux guerres. Et ça s’est reproduit ensuite, en s’éloignant du centre (par exemple Rungis était un petit village dans les années 50). Aujourd’hui, on achète encore pour une bouchée de pain à moins de 20 kilomètres de certaines métropoles régionales. Le problème est que le prix est élevé là où la pression est forte, c’est pourquoi seule la décentralisation économique résoudra la question des « zones tendues » en matière de cout du logement. Les mesures administratives engendrent parfois une pénurie, personne n’investit dans le locatif là où le prix du mètre carré a monté en flèche alors que les loyers ont été encadrés, on le voit par exemple à Bordeaux où AirBnB prolifère au détriment du vrai marché locatif.


          • McGurk McGurk 21 mai 18:11

            Je n’ai jamais compris pourquoi, à part pour l’argent, les bien immobiliers dans ce pays ont le même statut que n’importe quel bien de consommation.

            On a beau avoir une « crise du logement », on préfèrera toujours endetter les gens pendant trente ans quitte à ce qu’ils n’achètent pas grand chose derrière plutôt qu’avoir un prix pour que de nombreux français puissent enfin avoir un chez soi.

            Je sais que ça fait la seconde fois que je le dis mais c’est aussi cette stratégie stupide bien française d’ailleurs de construire tout au même endroit, de développer une infime portion de territoire (les trois grandes métropoles françaises en gros) et de laisser crever le reste.

            Le reste qui a grand besoin de se développer, enlevant conséquemment une partie de la pression exercée sur les trois plus grandes villes du pays. Et puis ça rime à quoi tous ces villages qui crèvent alors qu’on a de moins en moins de campagne sur l’IDF ?


            • Decouz 21 mai 18:42

              A Berlin se développe un mouvement pour exproprier les spéculateurs et rendre la ville à tous citoyens.

              Il y a l’exemple de Vienne :

              "L’exemple de Vienne, la capitale autrichienne, revient souvent dans les débats, car les loyers y sont relativement abordables : 9,60 euros le mètre carré en moyenne, contre 26 euros à Paris et 16,50 euros à Munich...

              En d’autres termes, une grande partie des Viennois habite soit dans ce que l’on appelle des Gemeindebauten des immeubles communaux à vocation sociale, soit dans des logements subventionnés par l’État.

               Tandis qu’une grande partie des logements sociaux allemands a été cédée à des bailleurs privés âpres au gain dans les années 1990, Vienne demeure le plus gros propriétaire immobilier d’Europe : au total, la ville possède 220 000 logements et en finance 200 000 autres...

              Et le conseil municipal se plaît à penser qu’il s’agit plutôt d’une volonté politique. Le maire, Michael Ludwig, membre du SPÖ, le parti social-démocrate d’Autriche, évoque avec fierté sa politique du logement"

              https://www.arte.tv/fr/articles/vienne-la-rouge-laboratoire-du-logement-social

              Qualité de vie :

              https://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/qualite-de-vie-vienne-et-les-villes-d-europe-toujours-en-tete-mercer_2066756.html


              • Désintox Désintox 21 mai 18:59

                @Decouz
                Vous donnez la clé du problème du logement en France. Il faut de nouveaux logements sociaux, cela fera baisser les loyers, puis le prix de l’immobilier.

                Hélas, on n’en prend pas le chemin.


              • Albert123 22 mai 12:09

                exproprier, faire baisser la valeur des biens, construire des logements sociaux, ...

                je vois qu’on cultive un gout acharné pour le nivellement par le bas dans les com’, mais aussi dans cet article,

                Ne parlons même pas de la morale du ressentiment omniprésente (prendre à ceux qui se sortent les doigts du cul pour donner à ceux qui les y laissent).

                Ne pas assumer ces mauvais choix semble aussi le nouveau credo des irresponsables du moment.

                si tout se casse la gueule c’est peut être juste parce que notre société qui n’a plus rien d’une civilisation n’écoute plus que les injonctions des médiocres et des pleurnicheuses.


                • Hervé Hum Hervé Hum 26 mai 16:48

                  Je ne connais pas cet Olivier Passet, mais si je m’en tiens à ce que vous en rapportez, il semble l’exemple type de l’économiste médiocre, dont l’analyse fait très attention de ne pas toucher le fond, seulement la forme.

                  Par exemple, si on s’en tient au parc immobilier existant, il n’y a pas de pénurie, mais plutôt un excès. Seulement pour cela, il faut prendre en compte tout le parc immobilier, donc, le parc des maisons secondaires et autres habitations vides ou à rénover.

                  L’escroquerie, c’est de devoir travailler toute sa vie pour devenir propriétaire ou avoir la chance d’être né dans un milieu déjà propriétaire. L’escroquerie, c’est d’accepter qu’une personne puisse disposer de plus d’une habitation et d’en tirer une plus-value, prise sur le travail d’autrui.

                  Autrefois, c’est à dire, avant la fin de la 2ème guerre mondiale, l’accession à la propriété était impossible pour un ouvrier, et ce n’est que des conditions exceptionnelles qui vont le permettre. Notamment, pour faire croire à ces mêmes ouvriers qu’ils partagent le même intérêt que les grands propriétaires, ceux qui spéculent et engrangent les impôts liés à leur propriété immobilière. De fait, la coupure entre le petit propriétaire de sa maison et le grand propriétaire existe toujours, avec la même violence contre ceux qui ne sont pas propriétaire, sauf que la frange propriétaire ne défend plus les intérêts de sa classe, mais devenu un pseudo propriétaire, s’imagine au même rang, de la même classe que la grande bourgeoisie. C’est la même tactique qui sera employé pour l’épargne, avec le même succès relatif. Sauf qu’il s’agit d’une illusion, un faux semblant.

                  Mais voilà, il faut alors remettre en cause la notion de propriété et là, Olivier Passet ne s’y aventure sûrement pas !

                  Pour finir, ce que semble proposer Olivier Passet, c’est juste de ralentir le processus de transfert de la richesse, bref, faire cuire moins vite la grenouille, peut être dans l’espoir qu’elle s’habitue à la chaleur !!!


                  • Michel J. Cuny Michel J. Cuny 26 mai 17:37

                    @Hervé Hum
                    Merci pour votre commentaire, dont je partage bien des aperçus.
                    Toutefois, qu’il s’agisse d’Alexandre MIrlicourtois ou d’Olivier Passet, je crois qu’il n’est pas nécessaire de les incriminer. Leur objectif n’est certes pas de mettre en cause le système économique, politique et idéologique dans lequel nous nous trouvons. Ils interviennent en qualité de prévisionnistes... et dans un contexte tout simplement professionnel. Le reste leur appartient, quel qu’il soit.
                    Quant aux éléments de base qu’ils fournissent  et chacun d’eux à sa façon —, ils offrent de bonnes occasions de réfléchir, et ceci justement parce qu’il s’agit de percevoir les phénomènes économiques qui sont en cours... que cela nous plaise ou pas.


                  • Hervé Hum Hervé Hum 27 mai 14:51

                    @Michel J. Cuny

                    Certes, mais les mêmes causes produisant les mêmes effets, les mêmes phénomènes économiques engendrent donc aussi les mêmes conséquences. Et c’est bien là que se situe l’interdit de penser, puisque pour ne pas réfléchir aux causes, ces économistes s’attachent surtout à réfléchir les solutions à partir des conséquences, ce qui est une impossibilité physique.

                    Mais c’est pourtant ce que fait Olivier Passet et sa solution consiste donc à ralentir le phénomène, pas de l’arrêter.

                    Résultat, son analyse est simpliste, car elle semble porter sur un ou deux aspects de l’interaction entre l’épargne et l’évolution de la valeur immobilière.

                    En effet, s’il parle de la rente immobilière, il semble ne pas parler du fait que la valeur de l’épargne dépend en partie de la valeur immobilière, puisque celle ci sert en grande partie à assurer le marché immobilier !

                    Autrement dit, la régulation du marché immobilier est un sujet délicat et même quasiment impossible dans le contexte d’une épargne pléthorique, qui cherche par tous les moyens à se nourrir d’une partie toujours plus importante de la production, c’est à dire, du meilleur intérêt possible.

                    En toute logique, la solution qui découle des observations de Passet, consiste à abolir la propriété et la remplacer par la responsabilité, mais comme la propriété est un dogme religieux, elle impose en tant que tel ses propres interdits de penser, et Passet ne tient visiblement pas avoir affaire à l’inquisition !

                    Le système capitaliste est une cavalerie et comme toute cavalerie, elle finit toujours par exploser. Jusqu’à présent, cela se traduit toujours par la guerre, puisque après on peut repartir pour un nouveau tour et faire croire qu’il s’agit là d’une croissance économique continue.


                  • Citoyen de base 26 mai 20:38

                    L’explication de cette envolée du foncier, essentiellement limitée à la région parisienne et à quelques grandes villes est simple à comprendre : importation forcenée de démographie africaine.

                    Il suffit de se promener en Ile-de-France pour voir qui sont ces « nouveaux arrivants » habitant dans ces programmes de bétonnage accéléré.

                    Pas solvable, me direz-vous ? Bien sur que si, tant que l’argent est gratuit !

                    Mais les arbres ne montant pas jusqu’au ciel, la courbe démographique finira inéluctablement par s’inverser elle aussi. Et ce jour là les prix de l’immobilier s’effondreront vers ce qu’ils sont dans la Creuse ou la Meuse. C’est à dire à peu près zéro.

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