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Accueil du site > Tribune Libre > Chalon-sur-Saône, métropole des Gaules, de la gloire à la déchéance... (...)

Chalon-sur-Saône, métropole des Gaules, de la gloire à la déchéance... notre démocratie ne fonctionne plus

croquis de fouilles, Xavier Garenne, 1867.

Pour un latiniste, ce devrait être une évidence que le mot latin "oppidum" est une forme dérivée de "ovidum" qui signifie "oeuf", d'où la fortification ovale, à la pointe du plateau d'Alésia/Alise-Sainte-Reine. Pour un géographe, ce devrait être une évidence que l'oppidum de Bibracte dont parle César est le Mont-Saint-Vincent, avec sa fortification ovale, une Bibracte qu'une carte ancienne indique proche de la ville de Chalon (l'oppidum fortifié de Bibracte est sur la bretelle qui va de la Saône à la Loire ; l'importante ville de Chalon est sur la Saône ; références BNF gallica). A Chalon-sur-Saône, sur la hauteur de Taisey, la haute tour qui subsiste, crénelée à l'origine, est orientée en direction de Jérusalem et sa base est en forme de quadrilatère de constellation de la petite Ourse. Il s'agit là d'une vision astrologique du ciel projetée sur terre. En haut, Yahvé, ou Dieu, dans sa mandorle cosmique, habite dans une tour du ciel dont on ne voit d'en bas que la base, forme de carré déformé de la petite Ourse. Il en sort pour siéger dans l'étoile polaire, rayonnant sur le monde, roi et maître de l'univers. Projection du mythe sur terre, c'est dans une tour de Taisey à la base semblable que siège le seigneur ou le conseil qui dirige la cité.

Quant aux élus, c'est dans le quadrilatère de la grande Ourse qu'ils se retrouvent au ciel... en sécurité, à la droite de Dieu, comme ils l'ont été sur terre dans un quadrilatère semblable, derrière la tour. Autre interprétation de la grande Ourse : la foudre que brandit Jupiter de la main droite, le sceptre royal de sa main gauche.

  A gauche, extrait du vieux cadastre. Venant de l'autoroute A6, ancienne voie d'Agrippa, on montait vers Taisey jusqu'à la tour antique à laquelle on accédait par un pont dormant prolongé par un pont-levis. On y passait à cheval ou en chariot jusqu'à une enceinte murée qui se trouvait en arrière, sous sa protection. César en parle lors d'une affaire où l'un de ses lieutenants s'est trouvé en difficulté alors qu'il était de passage (DBG VII, 42-43).

Nous sommes encore dans les croyances des druides : Heureux sont les peuples qui, dans leur erreur, vivent sous le regard de la Grande Ourse ; la crainte de la mort, la plus terrible de toutes, ne vous tourmente pas. Vous vous ruez au combat, l'esprit plein de courage ; vos âmes sont prêtes à recevoir la mort, sachant qu’il serait lâche de la fuir alors que la revie est promise au brave. (Lucain : Pharsale, livre II, traduction E. Mourey).

Cette idée d'édifier la forteresse de la cité à l'image de celle que les Anciens ont imaginé dans le ciel trouve son origine en Palestine, en Galilée, dans la capitale romaine de Sephoris que j'identifie à l'antique Nazareth.

                

Synagogue de Sephoris, antique Nazareth. La salle de réunion s'inscrit dans le quadrilatère de la grande Ourse, le Saint des Saints réservé aux prêtres dans celui de la petite Ourse.

Des textes irréfutables à condition de bien les interpréter

C'est du haut de la tour de Taisey, alors crénelée, que les guetteurs ont vu arriver les hordes d'Attila lors de la bataille des champs catalauniques (an 451). L'an 600 avant JC est probablement l'époque de gloire de la forteresse. Elle surveillait la voie de l'étain qui montait de Marseille, celle qui bifurquait vers la Loire par le couloir de la Dheune et celle qui montait vers Dijon, avant d'obliquer, voie Sequanas.

 Quand Tite-Live évoque la coalition des Celtes qui ont envahi l'Italie jusqu'à prendre la ville de Rome, il cite les Eduens de Bibracte (au Mont-Saint-Vincent), les Aulerques de Brançion, les Ambarres d'Ambérieu, les Blannovices de Blanot... et les Bituriges qu'on ne peut situer alors qu'à Chalon/Taisey. En effet, si l'Éduen Dumnorix a marié sa mère à un Biturige, c'est bien pour sceller une alliance locale et non une alliance avec Bourges (César DBG I,18).

Quand Héraclide du Pont écrit que "la nouvelle arriva du couchant qu'une armée sortie de chez les Hyperboréens avait pris une ville grecque appelée Rome", il s'agit de l'armée des Celtes précités, notamment des Bituriges qu'on ne peut situer qu'à Taisey, là où descendent les vents du Nord (Plutarque), la ville qui permet d'atteindre les sources du Danube en passant par les défilés du Jura (Hérodote) les monts Rhiphés (alias Pirenne) autrement dit : une Nuerax des Celtes au-delà de Marseille (Hécatée de Millet, VII ème siècle avant JC), successivement nommée Alésia (celle de Diodore de Sicile, métropole de la Celtique) Cabillo oppidum (César, DBG VII, 42), Argentomagus (notitia dignitatum et Actes de saint Marcel), tour de guet (chant de Walther), Tasiacum (Courtépée),Taisey de Thesaurus, le trésor ; bref, une Nuerax au-delà de Marseille, qui ne peut absolument pas se situer sur la côte, ni dans le midi, ni à Lyon, mais au bout du couloir Rhône-Saône, dans le village de Taisey toujours existant.

Quand Platon, mort en 346 avant JC, évoque le pays des Atlantes dans son Atlantide, c'est la Gaule de Gergovie et de Nuerax/Taisey qu'il nous décrit : ... avec toutes ces richesses qu’ils tiraient de la terre, les habitants construisirent des temples, des palais pour les rois, des ports, des chantiers maritimes, et ils embellirent tout le reste du pays dans l’ordre que je vais dire...

Pendant ce temps-là, Rome n'était qu'une ville en bois et ne commença à se couvrir de monuments qu'après avoir conquis la Gaule et... ses richesses.

A Chypre, inscrite sur le monument dit "le prisme d’Assarhaddon", il existe une liste de rois payant tribut aux Assyriens au VIIème siècle avant JC. Or, parmi eux, on trouve un roi de « Qartihadashti » et un autre de « Nuria/e ». Ces deux noms soulèvent de sacrées interrogations (Chypre au VIIe siécle de Sabine Fourrier). Fabuleux et pourtant logique !...Carthage et Chalon/Taisey/Nuerax étaient colonies phéniciennes, plus précisément galiléennes ! 

Au Ier siècle avant J.C., s'inspirant d'auteurs antérieurs, Diodore de Sicile écrit dans sa Bibliothèque historique, tome I, V, XXIV, que dans les temps antiques régnait sur la Celtique un roi dont la fille refusait tous les prétendants. Héraclès passant par là au cours de sa course errante, s'y arrêta et fonda Alésia. Admirant sa valeur et sa haute taille, la fille du roi s'abandonna à lui. De leur union naquit un fils qui prit le nom de Galatès. Ce dernier donna le nom de Galates à tous les peuples qui se placèrent sous son autorité. Ensuite, ce nom s'étendit à toute la Galatie (la Celtique). En I,V,XIX, il précise qu'un grand nombre d'indigènes vinrent s'y établir, et comme ils étaient plus nombreux que les autres habitants, il arriva que toute la population adopta les moeurs des Barbares. Cette ville est, jusqu'à nos jours, en honneur parmi les Celtes qui la regardent comme le foyer et la métropole de toute la Celtique.......... Il s'agit de Chalon-sur-Saône/Taisey.

Le temple de Salomon est construit au Xème siècle avant JC. Sa flotte parcourt les mers. Peu de temps après, l'actuelle église de Mont-Saint-Vincent/Bibracte en est-elle une copie ? Probablement ! D'autres temples se répandent en Gaule dans un style identique ou semblable.

Dans les années 80 avant JC, le roi juif Alexandre Jannée fait crucifier 800 esséniens ; 8000 esséniens s'exilent, de toute évidence en Gaule, au port de Chalon. Ils décorent de fresques le temple de Gourdon, au pied de Mont-Saint-Vincent/Bibracte.. Ils y prophétisent la naissance d'un messie sauveur, entre le boeuf et l'âne, qui se fera reconnaître par l'offrande du prépuce et du clitoris (voyez mes articles publiés !).

Au III ème siècle, l'empire romain est en crise. Les barbares franchissent le limes rhénan. Des bandes sèment la terreur dans les campagnes. Postumus prend le pouvoir à Chalon et rétablit l'ordre. Les immigrés pillards sont regroupés ; ils seront la main-d'oeuvre qui va construire à Chalon "le plus beau temple de l'univers", l'actuelle cathédrale de Chalon. Victorinus succède à Postumus. Il est honoré dans un chapiteau, en haut d'une colonne.

Tout cela, les Chalonnais l'ont oublié. C'est un scandale qui dure !

La preuve : Extraits de "L'illustre Orbandale ou l'histoire ancienne et moderne de la Ville et Cité de Chalon-sur-Saône" par le père Berthaut,1662

Le sieur de Saint-Julien, qui fut autrefois doyen et chanoine dans l'illustre Chapitre de Saint Vincent de Chalon, parle avec éloge de cette Orbandale. Il dit que ni la furie du tyran Attila, ni la fureur des Hongres et des roturiers n'ont pu effacer les monuments et les caractères de cette fameuse Orbandale tant prisée par l'ancienne poésie et que les premières histoires de nos Français ont élevée au plus haut degré de la gloire... Les trois cercles de briques dorées desquels les murailles étaient bandées se montraient encore dans les murs que le vulgaire appelle sarrazins... et afin de perpétuer honorablement ces trois cercles d'or, la Ville a encore aujourd'hui conservé ces trois cercles d'or dans ses armoiries, qui sont comme le glorieux langage de son antiquité... 

Incroyable ! Cette muraille bandée de trois cercles d'or que les érudits chalonnais cherchent en vain dans les vestiges de la ville actuelle, c'était celle de l'oppidum dont parle César, derrière la tour de Taisey, celle dont les briques, blondes ou rouges, ont été réemployées pour construire le château versaillais, quelques dizaines de mètres plus loin.

J'ai signalé l'emplacement pour qu'on y fasse des fouilles archéologiques. Pas de réponse, pas de réaction, tout le monde s'en fout.

château de Taisey, le 8 mai 2022.

Copie sous forme de lettre à Monsieur mon député , M. le Président du Grand Chalon, M. le Maire de Chalon, Mme le Maire de Saint-Rémy, etc...


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17 réactions à cet article    


  • JPCiron JPCiron 9 mai 13:34

    Excellent Travail, Monsieur Mourey !

    Merci


    • Emile Mourey Emile Mourey 9 mai 13:56

      @JPCiron

      Merci ! 89 ans, fatigué.


    • JPCiron JPCiron 9 mai 18:34

      @Emile Mourey

      Bonjour Mr Mourey,
      Tenez bon ! Et cool.
      Nous savons le sérieux de votre travail.
      Et la qualité de votre parcours personnel.


    • @Emile Mourey

      On est de tout cœur avec vous , doyen fondateur .
      On vous voit toujours debarquer pour un baroud d’ honneur et de verité ...

      c’ est admirable ... ce combat d’ une vie ...
      on est nombreux a être fier de vous et de votre travail .

      Emile Mourey 9 mai 13:56

      @JPCiron

      Merci ! 89 ans, fatigué.



    • robert 9 mai 18:52

      @501’legions-death-trooper
      l’ursidé va surement confirmer


    • Emile Mourey Emile Mourey 9 mai 14:38

      Je précise, Sceau de Guillaume des Barres, comte de Chalon



      • Emile Mourey Emile Mourey 9 mai 21:31

        @501’legions-death-trooper

        merci


      • @Emile Mourey

        c’ est moi qui vous suit redevable ...
        continuez a portez haut le flambeau .


      • GoldoBlack 11 mai 07:52

        @501’legions-death-trooper
        Oo
        1 faute tous les 4 mots... Ouahh ! Ça pique les oeils !
        Pourquoi massacrer la langue et la culture française ? Pourquoi cette haine ?


      • Antenor Antenor 9 mai 21:07

        Les vestiges significatifs découverts au gué de La Benne La Faux plaident effectivement en faveur d’une localisation de l’acropole de Cabillo sur les hauteurs de Taisey. La configuration est proche de celle de Lyon avec la plaine de Vaise et la colline de Fourvière. Si c’est le cas, il doit se trouver des vestiges assez considérables à Taizey comme un amphithéâtre, des temples, forum, entrepôts etc... Les archéologues seraient bien inspirés de s’intéresser au lieu d’autant qu’il est un peu plus accessible que la plupart des centres urbains équivalents, la ville de Chalon ayant « glissé » beaucoup plus que d’autres. Les vestiges découverts à Vienne donnent une idée de ce qu’on pourrait trouver à Chalon.

        https://www.persee.fr/doc/sracf_1159-7151_2009_act_35_1_1417

        En ce concerne la période « héroïque », il est difficile de se prononcer sur l’identification des quelques noms de villes donnés par les auteurs antiques. On peut tout de même remarquer que le Languedoc possède quelques toponymes qui donnent à réfléchir :

        Pyrene : Perpignan ?

        Nuerax : Narbonne ?

        Alésia : Alès ?

        Sète : ancienne colonie de Cition / Céto (monstre marin de la mythologie grecque qui enfante les Gorgones) ?

        Le nom des premiers habitants connus de la région, les Elysiques, sonne très phénicien (Elissa / Didon) et rappelle celui d’Alésia. En concurrence avec une Provence gréco-ligure, il a pu se développer un Languedoc puniquo-celtique essaimant ensuite à travers toute la Gaule avant de se retourner contre Marseille. Les trois Gorgones correspondraient aux trois Gaules.

        Remarque annexe : comme à Chalon, on retrouve le triple cercle sur le blason auvergnat. Ne serait-ce pas dans les deux cas une revendication symbolique de l’héritage atlante à travers l’image de la triple enceinte ?


        • Emile Mourey Emile Mourey 14 mai 20:49

          @Antenor
          Oui, il y a toute une nouvelle réflexion à faire. Faire descendre nos ancêtres gaulois et les débuts de notre histoire fondatrice des forêts du Morvan au Ier ou au IIème siècle avant J.C., est une thèse d’une absurdité tellement incroyable qu’on se demande comment elle a pu s’imposer. 


        • Antenor Antenor 15 mai 19:08

          @ Emile

          Le problème de la localisation de Bibracte est politique depuis le début. Quand au 16ème siècle, les érudits ont commencé à publier des ouvrages sur l’Antiquité, le Charolais était une place forte de l’Empire Romain Germanique. Il était difficile d’y placer la citadelle éduenne sans risquer de déplaire fortement au souverain français revendiquant l’héritage gaulois. Au 19ème siècle, c’est peut-être la proximité de Paray-le-Monial et toute la mythologie monarchiste liée à l’endroit qui aura rebuté Napoléon III. Paradoxalement, c’est le faible rôle historique du Mont-Beuvray qui l’a rendu attractif.

          Je suis plus perplexe sur la question de Gergovie et notamment sa localisation à Merdogne par Simeoni. Quand on y réfléchit, la proximité entre Merdogne et Le Crest est quand même assez incroyable pour que cela ne soit pas suspect. Simeoni se serait trompé volontairement mais pour quelle raison ? Question de prestige dans le conflit d’héritage opposant Guillaume Duprat, protecteur de Simeoni et Catherine de Medicis ?


        • Emile Mourey Emile Mourey 14 mai 20:29

          Ils y prophétisent la naissance d’un messie sauveur, entre le boeuf et l’âne, qui se fera reconnaître par l’offrande du prépuce et du clitoris (voyez mes articles publiés !).

          Merci de ne pas fantasmer ! Dans ce symbolisme, les auteurs esséniens exilés ont seulement voulu dire qu’ils reviendraient en Israël en sauveurs, en se faisant reconnaitre de leurs frères par leur prépuces coupés... ce qui explique les tombes au nom de Cléopas retrouvées en Palestine... Cléopas, nom probable d’une cohorte gauloise revenue au pays avec les Romains.


          • Emile Mourey Emile Mourey 14 mai 20:51

            @Emile Mourey
             
            en Palestine


          • Antenor Antenor 25 juin 14:59

            @ Emile

            J’ai relu votre article et nos échanges sur le char de Monteleone que vous attribuez aux Gaulois plutôt qu’aux Etrusques et une évidence m’a sauté aux yeux :

            L’énorme profusion d’objets dits étrusques aux quatre coins de la Méditerranée Occidentale est totalement invraisemblable comparée à la grande rareté d’objets dits puniques.

            Cette situation fait écho à celle des bâtiments en pierres assemblées au mortier de chaux des villes phéniciennes systématiquement attribués aux Romains.

            Les vestiges puniques n’ont absolument pas disparu ; les archéologues se sont simplement complètement égarés en attribuant leurs bâtiments aux Romains et leurs objets aux Etrusques. Ces deux derniers peuples, tout comme les Gaulois, ont imité les Puniques. D’où la confusion renforcée par les sources littéraires exclusivement romaines. La voilà l’Atlantide Carthaginoise qui peu à peu refait surface. Mortier de chaux et tombes à char nous viennent de Chypre / Alasia.


            • Emile Mourey Emile Mourey 26 juin 11:30

              @Antenor

              Bien évidemment et c’est le plus grand scandale archéologique de tous les temps. Les premières voies de l’étain gardent le souvenir des stations « Alésia », nom de Chypre à cette époque. La fameuse Alésia, métropole de la Celtique selon Diodore de Sicile, n’est pas Alise-Sainte-Reine mais le port de Chalon et sa forteresse de Taisey, là ou se dresse encore la tour en pierres cimentées, phénicienne, voire chaldéenne, voire cananéenne. Votre qualificatif « punique » serait plus général et ferait pendant à « romain » qui correspond à une période postérieure. Vous avez le mérite d’avoir retrouvé à Chypre la trace de Nuerax qu’au IVème siècle avant JC, Hécatée de Millet dit habitée, en Gaule, par les Celtes que j’identifie aux Chaldéens du Proche-Orient. Comme vous l’écrivez : Les vestiges puniques n’ont absolument pas disparu ; les archéologues se sont simplement complètement égarés en attribuant leurs bâtiments aux Romains et leurs objets aux Etrusques. Ces deux derniers peuples, tout comme les Gaulois, ont imité les Puniques.

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