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Accueil du site > Tribune Libre > Changement climatique : faut-il casser le thermomètre ?

Changement climatique : faut-il casser le thermomètre ?

Alors que l’amplitude thermique quotidienne dépasse régulièrement les dix degrés, comment pourrions-nous être émus par un réchauffement de 2 degrés ?

 

Deux degrés : pourquoi tout le monde s’en moque

Les diagrammes décrivant l’évolution de la température mondiale depuis la fin du XIXe siècle montrent ainsi une courbe presque plate1.

 Evolution température mondiale depuis la fin du XIXe siècle {JPEG}

En un siècle et demi, la température moyenne du globe a donc augmenté d’environ 1°C.

Bon, d’accord, mais qu’est-ce que ça change dans notre vie quotidienne ?

 

Pourquoi parler en degrés empêche d’agir

Le fait de parler en degrés ne permet pas d’appréhender véritablement une progression en valeur relative.

Prenons l’exemple d’une augmentation de température de 10° à 11° Celsius. Cela correspond à un passage de 50° à 51,8° Fahrenheit, soit +10% en Celsius et +3,6% en Fahrenheit.

L’absence de proportionnalité quand on raisonne en degrés implique qu’on ne communique que sur cette fameuse élévation de 2,3 ou 4 degrés. C’est l’impasse.

 

Deux notions mesurables ET parlantes, le besoin de chauffage et le besoin de refroidissement

Les professionnels du chauffage et de la climatisation utilisent pourtant une référence bien plus parlante, qui permet de mettre en évidence les changements climatiques en cours : les degrés-jours unifiés ou DJU2.
 
Pour un lieu donné, le degré-jour est une valeur qui représente l’écart entre la température d’une journée donnée et un seuil de température préétabli (définition du COSTIC3).

 

Besoin de chauffage : les degrés-jours chauffagiste

Pour la période hivernale (période de chauffe), on calcule ce que l’on appelle les degrés-jours chauffagiste. Chaque jour de cette période, on calcule la différence entre une valeur de température visée à l’intérieur des logements et la température extérieure.

S’il fait plus froid à l’extérieur qu’à l’intérieur, il faut chauffer. Logique.

En pratique, avec l’une des méthodes utilisées pour le calcul (la méthode météo), la température extérieure est calculée à partir de la moyenne entre le maximum et le minimum relevés sur 24h.

Par exemple, avec une température de référence intérieure de 18° et une température extérieure de 10°, on va compter 18-10=8 degrés-jour. Naturellement, lors d’une belle journée d’hiver, si la température extérieure est de 19°, on n’a pas besoin de chauffer les locaux, et du coup on ne compte aucun degré-jour.

Le cumul des degrés-jours pendant l’ensemble de la saison de chauffe (par exemple, du 15 octobre au 15 avril) dans une ville donnée donne les DJU de la ville en question. Il permet d’évaluer le besoin de chauffage des logements. Plus les DJU chauffagistes sont élevés, plus il fait froid, plus il faut chauffer.

Rappelons que les degrés jour chauffagiste sont utilisés comme outil de référence dans la plupart des contrats d’exploitation des grandes sociétés énergétiques. Ils permettent en effet de corréler la consommation d’énergie avec la rigueur du climat.

 

Besoin de refroidissement : les degrés-jours climaticien

C’est à peu près la même logique qui prévaut pour l’été, mais dans le sens opposé, car il s’agit d’évaluer le besoin de refroidissement4. Chaque jour de cette période, on mesure la différence entre la température moyenne extérieure et la température visée à l’intérieur des locaux. Ainsi, avec une température extérieure de 30° et une température intérieure fixée à 24°, on comptabilise 6 degrés-jour.

 

Les degrés-jours : un indicateur qui permet de mesurer une évolution relative

Contrairement aux degrés seuls, nous disposons avec les degrés-jours d’un indicateur qui rend possible la comparaison d’une année par rapport à une autre, avec une notion de proportionnalité.

 

Le réchauffement hivernal : un tabou ?

Voici l’évolution des DJU pour la saison de chauffe sur les villes de Paris, Lyon et Marseille depuis les années 505.

 DJU chauffage {JPEG}

Ces courbes expriment clairement la diminution des besoins de chauffage, avec une baisse de 20 % sur la période (-18 % pour Lyon et Paris, -22% pour Marseille). Les droites d’ajustement traduisent la tendance linéaire. Mais naturellement, la météo est tout sauf linéaire…

Le grand public a-t-il été informé de cette conséquence opérationnelle du réchauffement climatique ? Car -20% des besoins de chauffage, cela signifie bien -20% de consommation d’énergie !

Le fait que l’on ait tendanciellement moins besoin de chauffage en hiver pourrait-il être un tabou ?

Les gouvernements successifs incitent plutôt, dans le cadre des aides à la transition énergétique, à une isolation des bâtiments toujours plus importante. Or, avec cette évolution, beaucoup d’acteurs pourraient considérer qu’il n’est plus nécessaire d’effectuer des efforts sur l’isolation et sur les économies de chauffage en hiver.

Ce serait une erreur, car :

- il n’y a pas de certitude sur la prolongation du réchauffement (un arrêt du Gulf Stream pourrait déclencher un refroidissement local).

- le prix de l’énergie est plutôt orienté à la hausse sur le long terme ; une mauvaise isolation n’empêche pas une augmentation des coûts, même si les besoins de chauffage diminuent.

- enfin, un climat tropical toute l’année en France métropolitaine n’est pas prévu avant bien longtemps. Pour mémoire, la température moyenne annuelle est de 24°C à l’île de la Réunion et de 14°C à Marseille.

Les faits sont néanmoins là : les besoins de chauffage diminuent dans le temps sur les trois premières métropoles françaises.

 

Réchauffement estival : une explosion des besoins de climatisation

Voici maintenant l’évolution des degrés-jours climaticiens sur Paris, Lyon et Marseille depuis les années 506.

DJU climatisation {JPEG}

La tendance au réchauffement apparaît donc bien plus forte en été : augmentation de 47% des DJU climatisation à Marseille, de 105 % à Paris et de 149% à Lyon ! En outre, si la température de référence pour la climatisation était prise sur une base de 24 ou 26°C, sachant que les données disponibles sont ici sur une base de 18°C, l’augmentation relative apparaîtrait encore plus forte.

 

Comment amener les dégrés-jours à remplacer les degrés tout court ?

Sur la base des moyennes de températures à Paris sur la période 1950-2017, on obtient 1,8°C d’augmentation de la température. Annoncer que le besoin de chauffage en hiver a diminué de 20% sur la même période d’une part, et que le besoin de refroidissement en été a augmenté de 100 % est évidemment plus parlant.

Dès lors, comment procéder pour faire reconnaître l’indicateur degrés-jours ?

 

De nouveaux indicateurs environnementaux récents et utiles ont bien été popularisés

Des indicateurs environnementaux nouveaux sont arrivés ces dernières années.

Ainsi, nous avons vu apparaître la « température ressentie7  », permettant de prendre en compte le refroidissement lié au vent. Ce concept n’est plus basé sur le thermomètre. Il est bien accepté et utilisé couramment.

Autre indicateur, le « jour du dépassement8  », date à laquelle l'humanité a dépensé l'ensemble des ressources que la Terre peut régénérer en une année. En 2018, la date obtenue par l’ONG Global Footprint Network est le 1er août.

 

Normaliser les notions de « besoin de chauffage » et de « besoin de climatisation »

Aujourd’hui, les DJU sont calculés pour une station météo donnée. Or, nous aurons besoin d’indicateurs normalisés à des échelons plus larges : métropoles, régions, états (avec des zones climatiques cohérentes).

Des dates conventionnelles devront également être choisies : la saison de chauffe ne commence pas au même moment à Chamonix et à Menton !

La base de température intérieure de 18°C en hiver est généralement admise, mais la base estivale reste à préciser (24°C, 26°C... ?).

Les méthodes de calcul elles-mêmes devront être affinées, selon la représentation plus pédagogique ou physique que l’on visera.

 

Communiquer massivement sur ces nouveaux indicateurs

Une fois les degrés-jours nouvelle mouture disponibles, il sera naturellement nécessaire de les médiatiser massivement, comme on le fait actuellement avec les degrés de réchauffement à horizon 2100.

 

Engager les actions

 

Continuer à réduire les consommations de chauffage

Encore une fois, la France métropolitaine ne connaîtra pas de températures tropicales avant longtemps. En outre, le chauffage hivernal est émetteur de gaz à effet de serre qui accroissent le réchauffement. Dans les résidences principales en France, 43% du parc est chauffé au gaz et 14% au fioul9. Le chauffage électrique n’est lui-même pas neutre en CO2. Et cela, sans même entrer dans le débat sur le nucléaire, qui est loin de proposer des solutions éprouvées pour les déchets qu’elle génère.

Oui, même si nous sommes dans une période de réchauffement, pour éviter l’emballement, il faut poursuivre l’encouragement de l’isolation des logements, d’autant plus que l’on sait faire à coût raisonnable des bâtiments passifs, dont les besoins de chauffage sont dérisoires.

 

Confort d’été : un enjeu considérable

Face à la très forte hausse des températures estivales, il faut être réaliste : les besoins de refroidissement vont exploser.

Il est possible de retarder le recours à la climatisation grâce à des ventilateurs de plafond, qui abaissent nettement la température ressentie. Mais pour les épisodes de canicule, seule l’air conditionné pourra apporter des conditions de confort acceptable.

Reconnaissant cela, il faut être extrêmement vigilant sur un développement non maîtrisé de la climatisation. Ainsi, les climatiseurs traditionnels renvoient de l’air chaud à l’extérieur des bâtiments, contribuant à renforcer l’effet « îlot de chaleur » en zone urbaine.

Des bâtiments passifs, limitant les déperditions de froid comme de chaud, peuvent ici encore constituer une réponse intéressante. Mais cela ne sera pas la seule solution : il faudra aussi végétaliser davantage, « débétonner », limiter la circulation des véhicules thermiques, favoriser les zones bien ombragées…

Nous sommes tous concernés : pouvoirs publics, propriétaires des logements ou de bureaux, occupants. Les industriels de l’énergie, du bâtiment et de l’isolation doivent aussi prendre leur part pour contribuer à l’intérêt général, comme d’ailleurs tous les acteurs de la filière. La balle est dans notre camp.

 

 

Notes de bas de page

1. source Météo France

3. Comité Scientifique et Technique des Industries Climatiques.

4. Autant l’indicateur hivernal (DJU chauffagiste) est largement utilisé par les professionnels du chauffage et contribue au calcul des consommations d’énergie, autant l’indicateur estival (DJU climaticien) a davantage un caractère informatif, car un nombre plus grand de critères détermine la consommation de climatisation.

5. Les trois courbes ont été harmonisées. Base DJU 18°C, calcul selon méthode des professionnels de l’énergie, période de chauffe du 1er octobre au 31 mai. Deux années jugées anormales ont été remplacées par la moyenne de leur décennie (Marseille en 1951, Paris en 1984).Diagramme réalisé grâce aux données du site infoclimat.fr

6. Les trois courbes ont été harmonisées. Base DJU 18°C, calcul selon méthode des professionnels de l’énergie, période de climatisation du 1er juin au 30 septembre. Les deux années 2013 et 2014 de Marignane, jugées anormales, ont été remplacées par les années correspondantes d’Istres, le climat de ces deux stations étant très proche. Diagramme réalisé grâce aux données du site infoclimat.fr

7. Voir article de Météo France sur la température ressentie

8. Voir la page du WWF sur le sujet 

9. données CEREN 2015


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Réagissez à l'article

133 réactions à cet article    


  • Nicolas_M bibou1324 25 octobre 2018 13:22

    Et si vous faites une régression linéaire des besoins de clim de 1950 à 2004 puis de 2004 à aujourd’hui ? Le courbe montre exactement l’inverse, et hop n’importe quel climato-sceptique vous expliquera que non, ça ne se réchauffe plus voire même ça refroidit.


    Ne vous méprenez pas, je suis d’accord avec votre article, je voulais juste illustrer que vos arguments ne toucheront personne : les réchauffistes savent déjà que ça se réchauffe et les sceptiques trouveront toujours une façon d’interpréter qui va dans leur sens.

    • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 25 octobre 2018 13:38
      Merci beaucoup pour votre remarque. En objectivant les choses avec l’approche en degrés-jours, on aurait effectivement une bonne base de travail et d’analyse. Comme vous avez pu le constater, la baisse tendancielle des besoins de chauffage ne fait l’objet d’aucune information.
      De même, il serait intéressant pour nous tous de comprendre pourquoi, comme vous le soulignez, nous avons pu assister dans les 10 dernières années à une baisse des besoins de climatisation sur les trois principales métropoles françaises.
      La finalité de cet article est bien de donner des faits, des chiffres qui aient du sens, et qui améliorent la compréhension de tous de ce qui se passe, sans idéologie.

      • Christian Labrune Christian Labrune 25 octobre 2018 13:55
        à l’auteur,

        Et dans le calcul de la diminution des besoins de chauffage, est-il tenu compte des progrès de l’isolation thermique dans les bâtiments récents et même dans les plus anciens ?

        • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 25 octobre 2018 15:20
          @Christian Labrune

          Je vous remercie pour cette importante remarque.

          Je reprends un extrait de l’article pour préciser les choses aux lecteurs :
          "Pour la période hivernale (période de chauffe), on calcule ce que l’on appelle les degrés-jours chauffagiste. Chaque jour de cette période, on calcule la différence entre une valeur de température visée à l’intérieur des logements et la température extérieure."

          La température visée à l’intérieur des logements est sur une base conventionnelle 18°C, et elle ne change pas dans le temps. C’est la température extérieure qui évolue, et l’écart permet de calculer les degrés-jours, sur la même base de 1950 à 2017.

          Ainsi, dans l’hypothèse où une personne habite un bâtiment de 1950 qui n’aurait pas fait l’objet de travaux d’isolation, le besoin de chauffage aurait diminué de 20% sur Paris, Lyon et Marseille, et la consommation d’énergie en kWh aurait fait de même.

          Mais dans un bâtiment qui aurait par exemple fait l’objet de travaux d’isolation par exemple en 1990, le besoin de chauffage tel qu’il est calculé en degrés-jours resterait inchangé (on est toujours sur la même base 18°C à l’intérieur), mais la consommation d’énergie diminuerait (car les logements conservent mieux leur chaleur). 

          J’espère que cela clarifie les choses, mais n’hésitez pas à revenir vers moi au besoin.

        • Christian Labrune Christian Labrune 25 octobre 2018 17:10
          un bâtiment de 1950 qui n’aurait pas fait l’objet de travaux d’isolation, le besoin de chauffage aurait diminué de 20% sur Paris, Lyon et Marseille, et la consommation d’énergie en kWh aurait fait de même.
          un bâtiment qui aurait par exemple fait l’objet de travaux d’isolation par exemple en 1990, le besoin de chauffage tel qu’il est calculé en degrés-jours resterait inchangé (on est toujours sur la même base 18°C à l’intérieur), mais la consommation d’énergie diminuerait (car les logements conservent mieux leur chaleur).
          ...................................................................... .........................
          @Jean-Pascal SCHAEFER

          Dans la première phrase que j’ai en partie reproduite, vous me parlez d’UN bâtiment, mais vos statistiques, forcément, portent sur l’ensemble de ceux qu’on connaît, et Il est très évident que pour établir ce résultat on n’aura pas examiné séparément la situation de séries particulières d’immeubles classés selon les progrès de l’isolation et son degré final. C’est donc bien ce que je vous disais : on n’a pas pris en compte l’isolation, et de toute façon on aurait pu difficilement le faire parce qu’on aurait manqué d’informations précises concernant la chronologie des modifications apportées à l’habitat. On a seulement remarqué que, dans l’ensemble, la consommation de combustible avait régressé.

          Comme on n’a pas du tout évalué, contrairement à ce que vous écrivez, le rôle tenu, ici et là, par les progrès de l’isolation, on attribue cette diminution globale de la consommation à l’augmentation de la température extérieure, et le tour est joué. Ce que vous écrivez dans la deuxième phrase que j’ai recopiée ne découle pas d’une série d’observations empiriquement attestées et susceptibles de servir à l’établissement d’une statistique, mais bien d’un raisonnement purement théorique fondé sur un simple postulat qui a toutes les chances d’être erroné. Au reste, vous utilisez le conditionnel, et il me semble que vous avez bien raison.

        • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 25 octobre 2018 18:30

          @Christian Labrune

          Le propos est de donner une indication du changement climatique.
          La baisse des DJU hivernaux est rattachée à l’évolution des températures extérieures. La consommation n’entre pas en ligne de compte dans ces calculs. Les statistiques ne prennent en aucun compte les bâtiments.

          Pour que nous nous comprenions bien, voici le mode de calcul :
          • la température intérieure hivernale est une donnée constante de la saison de chauffe. Elle est fixée en général à 18°C, et c’est cette valeur qui a été prise en compte.
          • la température extérieure est celle qui est relevée à la station météo.
          Pour calculer les degrés-jours, on obtient par exemple 10°C. Comme la température intérieure conventionnelle est de 18°C, on obtient 18-10=8 degrés-jours. Et vous additionnez ces valeurs sur toute la saison de chauffe, pour obtenir la totalité des degrés-jours.

          N’hésitez pas à consulter la note de Météo-France que j’ai mis en bas de page, et qui explique le mode de calcul si je ne suis pas assez clair.

          Vous écrivez « on attribue cette diminution globale de la consommation à l’augmentation de la température extérieure, et le tour est joué ».

          Justement, il n’y a pas de tour. Les degrés-jours ne parlent pas de consommation. Ils montrent simplement une baisse des températures moyennes hivernales sur le long terme, d’une façon me semble-t-il plus robuste que les degrés seuls.

        • Christian Labrune Christian Labrune 25 octobre 2018 20:29

          @Jean-Pascal SCHAEFER


          Le « mode de calcul », dont vous parlez, de quelque manière que vous essayiez de le présenter, est idiot et je vais reformuler ce que j’ai déjà expliqué, non pas en critiquant ce qui a été fait, mais en définissant positivement ce que serait la seule méthode scientifiquement pertinente.

          Pour qu’il soit possible de tirer des conséquences de la diminution des dépenses de chauffage sur une certaine période, dix ans par exemple, c’est très simple : il faut examiner ce qu’aura été la variation des dépenses dans un ensemble de bâtiments qui n’auront subi durant ces dix annnées aucune espèce de changement, du point de vue de l’isolation, et dans lesquels on aura maintenu une température rigoureusement constante de 18°.

          Bien des sociétés qui travaillent sur l’isolation promettent à leurs clients une diminution des charges concernant le chauffage. Je n’ai pas de chiffres en tête parce que cela ne me passionne pas, mais il vous sera facile de vérifier.

          Dès lors qu’on fait varier en cours d’opération la perméabilité thermique des bâtiments, les mesures n’ont plus aucune pertinence. Comme il n’est pas possible d’évaluer rigoureusement la diminution de la dissipation thermique dans l’étude que vous évoquez, il faudra nécessairement tenir compte d’une marge d’incertitude qui pourra fort bien être à peu près égale à la différence que vous croyiez avoir repérée sur dix ans. 

          Si vous arrivez à me démontrer que ce que je dis là est idiot, je veux bien être coupé en six morceaux, pendu puis brûlé, mais à très petit feu : du CO, oui, du CO2, non.

        • Christian Labrune Christian Labrune 25 octobre 2018 20:58
          ADDENDUM


          à cette page, vous trouverez quelques précisions sur l’indice de performance énergétique des bâtiments. Selon l’efficacité de l’isolation, il peut varier de 50 à 451 kilowatts par mètre carré. Cela n’a évidemment rien de négligeable.

        • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 26 octobre 2018 09:33

          @Christian Labrune

          Le DPE est une méthode de calcul de consommations conventionnelles des logements. Il va vous donner une consommation théorique qui ne tient pas compte du climat. Que l’hiver soit froid ou chaud, la valeur du DPE est toujours la même. C’est son principe.

          Les degrés-jours dont je parle changent en fonction du climat. Hiver froid, davantage de DJU. Hiver chaud, moins de DJU. Les DJU sont utilisés par les professionnels de l’énergie pour ajuster le calcul des consommations en fonction du climat, ils ne sont pas un indicateur de consommation en soi.

        • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 26 octobre 2018 09:45
          @Christian Labrune
          Je crois que nous ne parlons pas de la même chose : je parle de climat (degrés-jours), vous me parlez de consommations (kWh).
          Il est possible que ce soit le terme « besoin de chauffage » qui crée un malentendu.
          L’article ne prétend pas « tirer des conséquences de la diminution des dépenses de chauffage », il parle juste du fait que les besoins de chauffage, au sens des degrés-jours, ont diminué.

          Les dépenses de chauffage tiennent à plusieurs paramètres, notamment :
          • l’isolation
          • la performance des systèmes de chauffage
          • les apports internes (nombre de personnes présentes dans un logement donné, appareils électriques...)
          • le coût de l’énergie
          Vous trouverez ici une étude qui devrait vous intéresser. Elle parle de consommation d’énergie (kWh en énergie finale), mais vous trouverez facilement l’info sur les dépenses de chauffage elles-mêmes.



        • Alex Alex 25 octobre 2018 14:00
          « Deux degrés : pourquoi tout le monde s’en moque »
          Ben non ! Le 2e degré change tout !


          • Cyrus (TRoll de DRame) l’ hermite 25 octobre 2018 21:08

            @Alex

            Un peut comme a l’ abattoir , le premier t’ ouvre a la philosophie , le deuxième clôt le chapitre 

          • Spartacus Spartacus 25 octobre 2018 14:05
            Les stats citées dans l’article : 
            -La courbe des températures depuis 1850 :
            On sait aujourd’hui que tout l’hémisphère sud est résumé en une seule station en Indonésie et de 1906 à 1950 5 stations.
            Les températures de la mer ont en fait été prises dans des bateau à quai rendant caduque pour 70% de la planète la base de cette référence.

            -Les courbes DJU
            Une simple recherche sur Internet indique un refroidissement dans l’Est et une augmentation dans le Rhone. la courbe sur 3 villes ne veut rien dire, rajouter Colmar ou Strasbourg aurait modifié la courbe à l’envers.

            -La température ressentie
            La subtilité entre la température sous abri, l’officielle, et la température « ressentie » est assez consternante.

            -Le jour du dépassement
            Vaste blague. Nous avons mis la fin à la famine sur terre, jamais la terre n’a autant produit. On rarement eu une référence aussi conne. On se demande après le mois d’août comment les gens se nourrissent puisque les ressources sont empruntées. Aux extraterrestres ?

            Pour contester ces études, ces graphiques, il faut faire un effort pour rentrer à l’intérieur dont la possibilité d’accès n’est toujours pas à la portée de tous, et décrépiter dans chaque étude le biais et l’approximation qui la corrompt et ensuite avoir la possibilité de le dire dans des médias verrouillés.

            Ecoutez chaque matin les matinales, vous comptez les « études » appelées « scientifiques » organismes qu’on vous présente « neutres » avec de belles références, ONU, ONG, INSEE pour vous faire avaler n’importe quoi et dixit ici de références qui’on vous expose « la bonne ».

            L’écologie a la particularité d’utiliser des « études et références » à l’overdose dans une pression de psychologie des foules qui en devient terrifiante...
            Chaque jour la piqûre et le sermon. 

            • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 25 octobre 2018 14:58
              @Spartacus

              1) "La courbe des températures depuis 1850 :On sait aujourd’hui que tout l’hémisphère sud est résumé en une seule station en Indonésie et de 1906 à 1950 5 stations.Les températures de la mer ont en fait été prises dans des bateau à quai rendant caduque pour 70% de la planète la base de cette référence« .

              Pourriez-vous indiquer votre source ?

              2) »Les courbes DJU. Une simple recherche sur Internet indique un refroidissement dans l’Est et une augmentation dans le Rhone. la courbe sur 3 villes ne veut rien dire, rajouter Colmar ou Strasbourg aurait modifié la courbe à l’envers« .

              Il ne s’agit certes pas de généraliser, mais pourriez-vous préciser encore ici votre source, ainsi que clarifier s’il s’agit de DJU chauffage ou climatisation ?
              Voici une source en DJU 17°C chauffage, qui montre certes des différences, mais aussi une tendance globale au réchauffement hivernal, y compris sur l’Est.

              3) »La température ressentie. La subtilité entre la température sous abri, l’officielle, et la température « ressentie » est assez consternante« .
              Pourriez-vous préciser ce qui vous consterne ?

              4)  »Le jour du dépassement. Vaste blague. Nous avons mis la fin à la famine sur terre, jamais la terre n’a autant produit. On rarement eu une référence aussi conne. On se demande après le mois d’août comment les gens se nourrissent puisque les ressources sont empruntées. Aux extraterrestres ?« 

              Je pense que vous avez bien compris que quand on prélève sur les stocks (énergie, bois, poissons...) sans les reconstituer, on se met en danger.
              L’analyse pluriannuelle n’est pas dénuée d’intérêt. Elle fait par exemple apparaître un tassement depuis 2011, qui ne va pas forcément dans le sens de la terreur. Le concept en soi a une certaine pertinence, et peut contribuer à la prise de conscience du fait que notre environnement se dégrade. Naturellement, on peut discuter de la faible visibilité de la méthodologie et des données (erreur 404 quand on veut accéder au »Public Date Package"), de la question des financeurs...
              Pour moi, la force du jour du dépassement, ce n’est pas son contenu méthodologique dont l’accès est effectivement sportif, mais sa force en tant qu’indicateur environnemental.

              Vous reconnaîtrez que pour les DJU, toutes les sources, ainsi que la méthodologie sont précisées. Tout est transparent, et il n’y a pas de financement occulte.

              A travers les degrés-jours, nous disposons de données objectivées, qui justement par leur simplicité facilitent la compréhension, et permettent une discussion éclairée. Y compris la contestation.

              Il n’y a pas de vérité absolue, mais nous avons tout de même besoin d’indicateurs pour nous faire une opinion.

            • spearit 25 octobre 2018 17:24

              @Jean-Pascal SCHAEFER

              « Pourriez-vous indiquer votre source ? »

              Euh c’est pas vous qui écrivez un nartice sur le réchauffement ?? Et en plus vous n’avez pas les sources qu’il faut, un nartice pour les réchauffistes persuadés que leur pet chauffe l’atmosphère ??

              Encore un article qui cherche à nous prendre pour des imbéciles en déballant de la pseudo science et incapable de se rendre compte que de toute façon le climat il change, donc soit il se réchauffe où soit il se refroidit... vaste blague que de croire que l’homme est responsable du climat, mais visiblement ça doit flatter...

            • Christian Labrune Christian Labrune 25 octobre 2018 17:35
              La subtilité entre la température sous abri, l’officielle, et la température « ressentie » est assez consternante.
              =========================================
              @Spartacus
              Non, ce n’est pas consternant, c’est très efficace, au contraire. On croirait que vous n’avez jamais entendu parler de la suggestion hypnotique.

              Tout cet été, j’ai entendu dire qu’il n’avait jamais fait si chaud. Or, en 2003, dans cet appartement actuel que j’occupais déjà, la température avait dépassé les 37°. L’année suivante, j’avais acheté un climatiseur qui avait dû tourner pendant trois semaines, et de moins en moins longtemps les années suivantes : trois jours seulement l’an passé.

              Cette année, pour la première fois, comme j’avais la flemme de devoir encore installer mon bricolage à une fenêtre pour le tuyau d’évacuation, j’ai toujours remis la chose au lendemain et je me suis contenté d’un ventilateur. Plus du tout besoin de climatiseur, enfin ! Une température de 28°, cela reste supportable.

              Les calottes polaires, certes, ont bien disparu en 2015, conformément aux prédictions du GIEC, mais depuis 2003, la température à Paris n’a cessé de baisser. Cela dit, et bien que cela ne corresponde guère aux leçons de physique que j’ai reçues, ça doit fonctionner comme le système des vases communicants. Pour qu’il fasse très chaud au pôle nord, il faut probablement qu’il fasse très froid partout ailleurs. Peut-être même qu’on finira par établir que plus il fait froid partout, et plus il fait chaud dans le « ressenti ». Le Pangloss de Voltaire avait déjà remarqué que plus il y a de mal dans le monde, plus tout est bien. C’est exactement du même tonneau.

            • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 25 octobre 2018 18:07

              @spearit

              Je crois qu’il est bon de donner ses sources.Personnellement, je suis assez ouvert à la discussion, et prêt à me remettre en question pour peu que l’on me donne des éléments tangibles.

              Spartacus m’a d’ailleurs fourni sur certains sujets des sources tout à fait intéressantes.
              Je ne prétends pas tout savoir. J’ignore d’ailleurs le mot « nartice ». Je serais ravi de savoir ce que vous entendez par cela.

              Les DJU sont un outil de travail quotidien pour de nombreuses entreprises du secteur de l’énergie. Ce n’est ni de la science, ni de la pseudo-science, c’est juste un outil.

              L’article donne des chiffres qui n’ont pas à ma connaissance été publiés, et il supporte tout à fait certaines nuances, comme celles apportées par Bibou1324. Le texte ne veut rien faire croire de particulier, il s’agit simplement de faire connaître des données que je pense plus pertinentes que les degrés seuls.

            • lee oswald Mr DOUDOU 25 octobre 2018 15:51

              On ne plus nier aujourd’hui le réchauffement climatique , 99% des scientifiques sont d’accord là dessus , voir le discours d’Aurélien Barrau .


              • spearit 25 octobre 2018 17:26

                @Mr DOUDOU


                Personne ne nie, mais croire que l’homme influence le climat avec les 0,000x % de CO2 c’est pire qu’une religion...vive l’inquisition !!

              • Spartacus Spartacus 25 octobre 2018 16:21
                1-Vous trouvez ici une étude détaillée de l’analyse de la base HadCRUT4 qui correspond à la source des prédictions armagédonnesques du GIEC :

                2-Faites sur Internet la recherche, vous trouverez, je l’ai bien trouvé.

                3-Faites nous donc la définition « scientifique » d’une température ressentie. A part être une farce pour baiser des résultats qui n’entrent pas dans la réalité. C’est une farce.

                4-Inconvénient à lire ces stats plus morales que scientifiques, c’est que ceux qui les propagent en ont perdu le sens de la réalité.
                Les stocks ne se reconstitueraient pas dixit (énergie, bois, poisson)

                Et si vous aviez pris le temps de vérifier cette propagande ?

                Energie ? Le Texas a découvert le permien, inconnus en 2009 une réserve de schiste qui dépasse celle d’Arabie saoudite. 
                Vous constaterez qu’estimées à 22 milliards de barils en 2011 elles sont passées à 32 milliards en 2016.

                Bois ? Les surfaces replantées dépassent celle extraites. 

                Poissons ? L’aquaculture dépasse le nombre de prise sauvage rien qu’en chine 

                Vous n’êtes pas mort ? Les ressources sont dépassées ? Vous devriez ne plus trouver de bois pour vous chauffer et plus d’essence pour mettre dans votre cyclomoteur....

                Il n’y a pas de vérité absolue, mais les indicateurs « choisis » par les juges et partie ne peuvent nous donner qu’une présentation frelatée.
                Les DJU sont des mesures de température limités a des agglomérations composés d’agrégats comme l’expansion des villes, les matériaux, les rayons de rayonnement des chauffages domestiques, les changements techniques de mise en température, et des dizaines d’autres.

                D’une manière générale, toutes les stats écolos sont des mystifications à but idéologique. Elles ne sont destinées qu’a manipuler les foules avec comme principe une victimisation de la terre par les méchants hommes qu’il faut « redresser » par un totalitarisme étatique.




                • Alcyon 25 octobre 2018 16:49

                  @Spartacus vu ta tendance à ne rien faire de scientifique, le simple fait que tu demandes une définition scientifique est risible.


                  Et quand en 2018 on ose encore prétendre qu’il n’y a pas de réchauffement, on ne mérite même pas la peine que je lise le torchon en entier.

                • spearit 25 octobre 2018 17:36

                  @Alcyon


                  Quand on prétend que ceux qui prétendent... la messe est elle dite ??

                • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 25 octobre 2018 17:53
                  @Spartacus

                  1 - l’étude est payante. Désolé, mais cela ne facilite pas l’accès aux données.

                  2 - je vous ai donné une source publique qui montrait que le réchauffement hivernal a bien lieu sur tout le territoire. Je suis désolé, mais alors que je travaille sur le sujet depuis de nombreuses années, et que j’ai fait beaucoup de recherches, je ne vois pas de source corroborant vos propos.

                  3 - température ressentie : ça peut toujours se discuter, mais les tableaux sont là.

                  4 - on peut continuer à trouver de l’énergie (avec quels dégâts environnementaux !), mais il n’empêche que l’économie minière a ses limites. Quand j’étais collégien, ce qui remonte un peu, on nous parlait du gisement de gaz de Lacq comme une ressource presque infinie, qui faisait de la France une grande puissance gazière. C’est fini. Je pourrais aussi vous parler du charbon de France et de Grande-Bretagne, qui ont fait notre richesse. C’est terminé.

                  Pour le bois, la conclusion de l’étude que vous avez mise en lien insiste plutôt sur le fait que les forêts se portent mieux dans les pays développés et moins bien dans les pays connaissant des difficultés économiques et sociales. Cette étude est d’ailleurs tout à fait intéressante.

                  Pour les poissons, vous faites comme moi le constat que les poissons d’élevage se substituent de plus en plus aux poissons sauvages. Quand j’étais enfant l’aquaculture était tellement anecdotique qu’on ne parlait jamais de poisson « sauvage ». Aujourd’hui, les stocks ont effectivement du mal à se reconstituer, et on mange de plus en plus de poisson d’élevage, nourri souvent dans des conditions discutables. Voici l’évolution respective de la pêche de poisson « sauvage » et de l’aquaculture, et ici les statistiques sur la surpêche.

                  Concernant les DJU, j’aimerais savoir ce que vous entendez par « Les DJU sont des mesures de température limités a des agglomérations composés d’agrégats comme l’expansion des villes, les matériaux, les rayons de rayonnement des chauffages domestiques, les changements techniques de mise en température, et des dizaines d’autres. »

                  A ma connaissance, les DJU sont calculés à partir des données collectées sur des stations météo (Paris-Montsouris, Lyon-Bron, Marseille-Marignane). De vraies stations physiques, pas des agrégats, qui peuvent avoir leurs défaillances. Naturellement, l’environnement des stations météo a changé (expansion des villes), mais en terme de besoin de chauffage (ou de refroidissement), cela garde toute sa pertinence. Je ne comprends pas ce que vous entendez par « le rayonnement des chauffages domestique ». Son influence sur les stations météo me semble assez anecdotique. Quant aux « changements techniques de mise en température », de quoi s’agit-il précisément ?

                  Quant à votre conclusion, je pense que justement, pour éviter toute mystification, il est bon de disposer de données telles que les degrés-jours, qui peuvent être aisément vérifiées et plus difficilement manipulées.



                • Christian Labrune Christian Labrune 25 octobre 2018 18:01
                  Elles ne sont destinées qu’a manipuler les foules avec comme principe une victimisation de la terre par les méchants hommes qu’il faut « redresser » par un totalitarisme étatique.
                  ==============================
                  @Spartacus

                  Avec les écolos, on n’est pas dans la science, mais dans la religion. Ce qui est très drôle, c’est que le dernier rapport du GIEC préconise une généralisation du recours à l’énergie nucléaire, parce qu’elle ne produit pas de CO2. J’ai appris cela en écoutant une interview de Gérald Bronner, spécialiste de l’étude des conspirationnismes, et ce n’est pas demain qu’il sera au chômage ! Il s’en amusait beaucoup : comment les écolos allaient-il avaler ça ?

                  Saint-Augustin n’était pas idiot au point d’essayer de trouver des preuves de l’existence de Dieu. Sa formule credo quia absurdum , en un sens, était géniale parce qu’elle balayait d’avance toute objection. La religion du GIEC s’en inspire encore.

                  J’ai entendu il y a bien un an Corinne Lepage, écologiste notoire, déclarer que ceux qui doutaient d’un réchauffement climatique résultant de l’activité humaine, il faudrait bien finir par les considérer comme des criminels contre l’humanité. L’inquisition brûlait les hérétiques ; la nouvelle ne le fera pas à cause du CO2 généré par les bûchers, mais peut-être qu’il suffirait d’obliger les hérétiques à écouter la conférence d’un écolo : on peut très bien, dit-on, mourir de rire.

                • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 25 octobre 2018 18:34
                  @Christian Labrune
                  J’ai trouvé cela sur le site de Greenpeace. La position du GIEC contre le nucléaire n’y semble pas attestée.

                • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 25 octobre 2018 18:36
                  @Christian Labrune
                  Faute de frappe : la position du GIEC POUR le nucléaire n’y semble pas attestée.

                • Spartacus Spartacus 25 octobre 2018 19:34

                  @Jean-Pascal SCHAEFER

                  Moi j’ai trouvé la position du fondateur de Grenpeace sur ce qu’est devenu Grenpeace


                  Et ce que pense le fondateur de Greenpeace des prédictions du GIEC



                • files_walQer files_walQer 25 octobre 2018 19:36

                  @Alcyon

                  Personne ne dit qu’il n’y a pas de réchauffement, mais que celui-ci n’est pas dû à l’homme.

                  Par exemple les recherches du scientifique danois Henrik Svensmark ont montré que le réchauffement n’est pas du au CO2 mais à la vapeur d’eau.

                  Le soleil agit sur la densité des nuages et la vapeur d’eau est un gaz à effet de serre autrement puissant.

                  Ces recherches ont été validées par Jasper Kirby du CERN jusqu’a ce qu’on lui fasse comprendre que ce n’était pas une bonne idée d’aller à contre courant.

                  Ses recherches sont consultables sous forme de vidéo sur youtube : « Henrik Svensmark le secret des nuages ».

                  J’avais vu cette vidéo sur Arté. J’ai l’impression qu’il y a bien longtemps car il me semble qu’aujourd’hui c’est impossible de voir une thèse s’écartant de la version officielle sur un média « dominant ».

                • Spartacus Spartacus 25 octobre 2018 19:44

                  @Alcyon
                  Ou as tu vu et lu que je niais un réchauffement ? 


                  Je dénie que l’homme en soit la cause. 
                  Les températures sur terre sont dynamiques et qu’une production de 0.02% dans l’atmosphère de CO2 en 150 ans en soit une cause réelle et sérieuse.
                  Je dénie la viabilité d’études statistiques sur des bases passées inconnues.

                  Surtout que déjà il y a eu des périodes chaudes ou froides et des changement brusques.
                  Il y avait des vignes au Groenland et les Viking et n’ont pas adopté une politique de réduction de CO2 pour faire un refroidissement brusque.

                • Tall Tall 25 octobre 2018 20:24

                  @Spartacus

                   
                  D’abord un point de vue physique :
                  Quand un gros volcan fait des siennes quelque part pendant quelques jours, les effets en sont perceptibles et mesurables sur toute la planète pendant quelques jours/semaines.
                  Ceci n’a rien à voir avec le réchauffement, sauf que ça montre à quel point notre atmosphère est bien finie et limitée face à de gros dégagements gazeux ( peu importe lesquels ).
                   
                  Or, l’activité humaine, c’est comme un énorme volcan à CO2 qui est en éruption depuis 150 ans ... quoi d’étonnant donc que ça produise des effets ?
                   
                  Autre point de vue : la propagande

                  Quelles sont les forces en présence ?
                  Facile, on les mesure au fric.
                  Et là, il y a d’un côté : le business des énergies fossiles ( gaz, pétrole ) et tout le business qui en vit directement ( transports et x industries ) ... chiffre d’affaires total : x milliers de milliards $

                  De l’autre côté qui ça ?
                  Le nuke + les vendeurs d’éoliennes et de panneaux solaires ?

                  Ya pas photo ... les moyens de propagande sont à l’avantage des sceptiques.
                  Sauf qu’on ne peut pas faire taire des dizaines de milliers de scientifiques de toutes nationalités.
                  C’est infaisable ... et donc, on les groupe dans une entité centralisée et représentatrice ( le Giec ) ce qui permet de mieux contrôler les choses.
                   
                  Et de fait : prévisions systémiquement + optimistes que les observations faites, mais avec prix nobel + chartes sans contrainte signées devant tous les médias...
                   
                  Un bel enfumage, c’est le cas de le dire, car personne ne freine : Chine, Russie, USA et Brics continuent pleins pots.
                   
                  Finalement, je me demande pourquoi vous, Spartacus, vous échinez ici, à faire de la propagande climato-sceptique ; Les vrais pouvoirs s’en foutent ... que vous faut-il de + ?

                • Christian Labrune Christian Labrune 25 octobre 2018 20:41
                  La position du GIEC contre le nucléaire n’y semble pas attestée.
                  ...................................................................... .........
                  @Jean-Pascal SCHAEFER

                  Je n’ai pas lu ce rapport, j’ai d’autres chats à fouetter, mais Victor Ayoli, lui, en parle dans un article sur ce site, il y a deux ou trois jours, et c’est justement cette question du nucléaire qu’il ne digère pas du tout. Tous ceux qui, comme moi, adorent l’uranium et même le plutonium, se sont fait un malin plaisir de démolir sauvagement son article que vous trouverez à cette page :


                • JC_Lavau JC_Lavau 25 octobre 2018 21:08

                  @Spartacus. Les vignes au Grønland durant les temps historiques n’existent que dans ton délire confus. On te l’a déjà rappelé plusieurs fois.


                • JC_Lavau JC_Lavau 25 octobre 2018 21:11

                  @Jean-Pascal SCHAEFER. Il y a des problèmes miniers incontestables, des décharges inadmissibles, des pollutions incontestables et souvent évitables...

                  DONC gnagna climat !
                  Ils te refilent n’importe quoi, à toi.

                • Spartacus Spartacus 25 octobre 2018 21:13

                  @Tall


                  Vous vivez dans quel monde pour ne pas voir le terrorisme quotidien ecolo-fasciste ?7
                  Le climat est un tabou en France...

                  L’argent des écolos ? Une source inépuisable, l’argent des contribuables.
                  Rien qu’en France, 40 milliards, plus que l’agriculture et les affaires étrangères réunies.
                  Sans compter l’argent de l’Europe, et celui de l’ONU.

                  Il n’existe aucun lobby aussi puissant que celui des écologistes. Et il est totalitariste.

                  Un ministre Numéro 3 du gouvernement et un ministère qui dépense sans compter l’argent du contribuable

                  Les ONG et les associations subventionnées à millions qui font pression pour de ruineux et inutiles programmes aux effets incertains, voire franchement néfastes, sur le niveau de vie de tous Français. 
                  Le gaz n’a t-il pas augmenté de 7% ce mois ? 
                  Le Diesel aussi ?

                  Chaque matin écoutez votre matinale, chacun jour votre sermon quotidien.

                  Et les Vikings ils ont eu une politique de lutte contre le CO2 pour que la glace regagne les terres de banquise ?
                  Vous croyez que les glaciers des Alpes ont toujours étés ? Non il y a des périodes dans l’histoire ou ils n’existaient pas.

                  Quand aux septiques, ils subissent le totalitarisme des bobos et l’absence totale de visibilité.
                  La France est le pire du pire totalitarisme.
                  Vous pouvez citer immédiatement 10 écolo défenseurs et certainement aucun climato-sceptique. Ils n’ont aucun accès aux médias et seuls ceux qui voyagent ou s’informent aux USA ou ailleurs ont accès aux contradictions.

                  En France tu contestes le changement climatique il est insulté publiquement par des ministres à la TV et traité de « connard » au milieu des bobos qui rigolent,

                  Et vous venez dire que les écolos ont pas de moyens et de pouvoir ?
                  Faut constater autour de soi honnêtement le factuel avant de le dire.

                • gnozd 25 octobre 2018 22:37
                  @Spartacus

                  Vous êtes vraiment caricatural Spartacus. On dirait que vous niez pour le plaisir de nier, de raconter que c’est encore un coup des bobo-écolo-gaucho-islamo-je-ne-sais-quoi...

                  Je pense que si il y a une activité humaine qui impacte le climat, c’est probablement la déforestation massive. Donc oui, il faut revégétaliser...mondialement.

                  Les émissions de saloperies diverses dans l’atmosphère, je ne sais pas, franchement. par contre les émissions de saloperies dans la flotte, à travers l’agriculture intensive, là oui c’est sûr, et c’est largement occulté par la problématique climatique.
                  Mais comme le dit Tall, vous zinquiétez pas, Spartacus, il y a encore au bas mot 50 ans de pétrole, votre monde est pas près de changer !!!

                • Tall Tall 25 octobre 2018 23:09

                  @Spartacus


                   M’enfin.... vos 40 G $, c’est un pourboire rapport aux industries des hydro-carbures, charbon, gaz ... etc ... là c’est x milliers G $.

                  Et ça blablate et ça cacote en France .. mais dans la pratique : c’est que dalle !
                  Total s’en contrefout ( 170 G $ / an de chiffre d’affaire )

                  Hulot a tellement bien compris qu’il servait de clown vert qu’il s’est barré ... pourtant il était achetable... faut pas demander.

                  Et USA, Chine et Russie s’en contrefoutent encore + avec des gisements bien + grands

                  Allez, arrêtez de ramer, Spartacus, vous êtes déjà dans les dunes.

                  Et rassurez-vous, ça va encore bien gazer et bien chauffer !

                  Bon bronzage ! smiley

                • Spartacus Spartacus 25 octobre 2018 23:15

                  @gnozd


                  C’est vous et la meute de la pensée unique qui est caricaturale.
                  Avec des Si...si... vous en tirez des lois, une pensée unique et des conclusions sans rien savoir de rien poussé par la psychologie des foules.
                  Vous confondez météo et climat, CO2 et pollution dans un même gloubiboulga.

                  C’est dramatique !
                  Votre pensée c’est Les lapins mangent des carottes
                  Les lapins ne portent pas de lunettes
                  Donc la caste conclue « les carottes sont bonnes pour la vue ».

                  Votre pensée c’est 
                  Le climat change
                  L’homme a augmenté les rejets de 0.02% de CO2 dans l’atmosphère 
                  Donc la caste conclue « le CO2 change le climat et on peut spolier des milliards et du pouvoir d’achat énorme en vertus de cette conclusion. argent qui pourrait pu être mis ailleurs et améliorer la vie des habitants ».

                  Pour votre info, le CO2 n’est pas un polluant ni une « saloperie ». 
                  C’est la base de la chlorophylle de la plante et son verdissement, et le CO2 est indispensable à la création de la vie.

                  Il y a au bas mot pas 50 ans mais au minimum 200 ans de pétrole. Le shiste en mer en est qu’au début et des océans entiers sont au démarrage des nouvelles techniques d’exploration et d prospection.

                  Rappelez vous il y a 10ans votre caste prenait pour des imbéciles avec votre même suffisance actuelle sur le climat ceux qui expliquaient que les ressources de la terre étaient inconnues et que les pseudos études étaient des niaiseries.
                  Mais malgré les erreurs évidentes passées la caste continue a se croire la science infuse et nous sortir des études tout aussi empiriques et fouareuses.

                • Spartacus Spartacus 25 octobre 2018 23:35

                  @Tall

                  Fait toi même ta stat.

                  Ecoute les matinales sur les radio périphériques toute la semaine prochaine avec un stylo et un papier.
                  Fait 2 feuilles, et voit les invités écolos, ecolos compatibles, les ONG citées, les affirmations que les études sont indéniables et de l’autre compte ceux qui contestent les stats écolos, les choix écolos.
                  Et si jamais tu réussis a en entendre un, voit comment il est interrogé et avec quelle partialité.

                  Nous sommes en manipulations des foules a dos forte, mais devant l’évidence il y a des gens qui nient. En général ce sont des gauchistes.

                • Tall Tall 26 octobre 2018 00:00

                  @Spartacus


                  Moi je ne suis pas écolo ... je suis pour le nuke y compris les armes.

                  Mais il y a 20 ans déjà, quand j’ai vu que sur les 10 années les + chaudes depuis 1 siècle, les 8 dernières années étaient dedans, je me suis dit : aïe !

                • Cyrus (TRoll de DRame) l’ hermite 26 octobre 2018 01:07

                  @Tall

                  Naturel ou pas , un processus est en marche .
                  il entraîne pas mal de chose meme a court terme.

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