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Accueil du site > Tribune Libre > Chérèque fuit en courant une manifestation syndicale : image symbolique du (...)

Chérèque fuit en courant une manifestation syndicale : image symbolique du conflit ?

Hué par un groupe de manifestants qui ne lui pardonnaient pas ses appels à mettre fin à la grève, aux cris de “Chérèque avec les patrons”, “Sarkozy-Chérèque même combat”, “Chérèque, pas de couteau dans le dos”, “Chérèque au gouvernement”, le secrétaire général de la CFDT en est venu, mardi 20 novembre 2007 vers 16 h 30, à devoir quitter la manifestation en courant sous la protection de ses gardes du corps.

Voilà une image inédite, mais illustrative de l’état d’un certain syndicalisme en France, qu’on serait tenté de qualifier de juste retour des choses si l’on ne devait pas s’attacher à respecter l’opinion de l’adversaire.

Aussi, vers 18 heures, François Chérèque a-t-il eu raison de se plaindre sur RTL du traitement qui lui a été réservé : “J’ai exprimé, a-t-il dit pour se justifier, l’avis des cheminots de la CFDT qui est différent de ce que peuvent dire d’autres organisations syndicales, on ne l’accepte pas dans notre pays”. Mais a-t-il mesuré la portée de son diagnostic ? “Le syndicalisme français, a-t-il conclu, a un vrai problème de démocratie”. C’est vrai, l’opposant est loin d’y être bien traité, au point qu’il ne lui reste souvent qu’à déchirer sa carte. Chérèque vient malheureusement de connaître cette situation inconfortable du dissident que sa confédération a réservée à nombre de militants depuis 30 ans.

“Un recentrage” syndical... dans l’orbite du pouvoir

Car l’affaire remonte à 30 ans quand, sous la conduite d’Edmond Maire, la CFDT décide “son recentrage” en 1977 : il s’agit, dit-on alors, de retrouver son autonomie par rapport aux partis politiques. La réalité sera différente avec l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981. Le président Mitterrand voit tout l’avantage qu’il y a à avoir des relais sur le terrain. C’est donc l’époque où nombre de cadres syndicaux rejoignent les cabinets ministériels. Une sorte de symbiose naturelle va alors se créer entre les promus et les syndicalistes encore en poste, entre le pouvoir et le contre-pouvoir syndical pour la ruine de ce dernier.

- On se souvient qu’André Henry, secrétaire général de la Fédération de l’Éducation nationale qui fédérait encore le SNI socialiste et le SNES communiste, est devenu ministre du Temps libre. Joli pied de nez aux détracteurs du monde enseignant perçu comme vacancier permanent !

- La CFDT fournit, elle aussi, un bon contingent de conseillers techniques. Son numéro 2, Jacques Chérèque, le père de son fils François, par exemple, n’est pas en reste : il deviendra préfet puis secrétaire d’Etat.

- Un peu plus tard, successeur d’Edmond Maire en 1988 devenu patron des "Villages Vacances Famille" (les VVF), Jean Kaspar - originaire de Mulhouse, ville dont M. Bockel est le maire ex-socialiste actuel tout en étant secrétaire d’État à la coopération et à la francophonie du gouvernement Fillon - se verra offrir un poste de ministre plénipotentiaire à l’ambassade de Washington en 1992.

- Nicole Notat qui le remplace, se distinguera, comme on le sait, lors de la grève de 1995 en soutenant le projet de réforme de la Sécurité sociale du Premier ministre d’alors, Alain Juppé. Elle réussit même à chasser Force ouvrière de son siège d’interlocuteur privilégié du patronat, ce qui vaut à la CFDT d’être élue à la présidence de la CNAM et de l’Unédic.

- Succédant à Nicole Notat en 2002, François, le fils de son père, Jacques Chérèque, sera bien seul avec sa centrale et la CFE-CGC à soutenir la réforme des retraites mise en oeuvre par le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin en 2003.

La défense des droits de la personne désertée

Ce survol de trente annnées de CFDT, passant d’un projet social alternatif à une collaboration patronale étroite, suggère que cette conversion ne s’est pas faite sans heurts : à chaque étape, à chaque coup de volant à droite, nombre d’adhérents ont été débarqués ou contraints de s’en aller. De toute façon, sur le terrain, ils étaient laissés à eux-mêmes face au pouvoir, trouvant même, parmi leurs adversaires les plus résolus, leurs anciens camarades : le syndicalisme en général et pas seulement CFDT a, en effet, au cours de ces trente dernières années, déserté la défense des droits de la personne. Administration et patronat ont eu le champ libre. La justice a même cessé progressivement d’être un recours, tant par sa lenteur que par son coût et ses décisions. En outre, la défense opiniâtre des présidents de la République de l’époque, assiégés de procédures, semble avoir eu valeur d’avertissement pour les magistrats, dont “la culture de soumission” est le premier obstacle à la justice, selon le livre du procureur Éric de Mongolfier, Le Devoir de déplaire (Lafon, 2006).

Le baiser mortel du pouvoir au contre-pouvoir

Le baiser mortel symbolique du pouvoir à ce qui était un contre-pouvoir est venu du ministre de l’Éducation nationale, Jack Lang, quand il a remis, le 11 décembre 2001, la légion d’honneur à l’ancienne secrétaire générale du SNES, Mme Vuaillat, permanente pendant plus de 20 ans de ce syndicat majoritaire de la profession enseignante. Commentant l’événement, celle-ci avait voulu voir dans cette distinction “un hommage aux professeurs, aux femmes et aux syndicalistes”. (Le Monde, 13/12/2001). C’était osé ! Franchement est-il raisonnable de croire qu’un ministre récompense une syndicaliste pour sa fidélité à sa mission de contre-pouvoir, c’est-à-dire à une action visant avant tout à contenir la tentation du pouvoir qui, selon Montesquieu, est de toujours s’étendre tant qu’il ne rencontre pas d’obstacle ? Compte tenu de ce qu’on observe depuis 30 ans, cette médaille était bien plutôt le signe tangible de la reconnaissance du pouvoir envers une auxiliaire pour l’avoir aidé à domestiquer un contre-pouvoir gênant. Quand le mandataire des salariés s’est mué en porte-parole du patron, cela mérite bien une médaille.

Cette image symbolique d’un responsable syndicaliste obligé de fuir en courant une manifestation syndicale ne fait pas rire pour autant. Elle n’est, en effet, que l’illustration de l’abandon tragique qui l’a précédée. Qui peut s’en réjouir ? Car à quoi peut bien servir un syndicat s’il n’a plus pour raison d’être la défense des droits de la personne ? Paul Villach




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68 réactions à cet article    


  • A. Nonyme Trash Titi 21 novembre 2007 16:23

    Intéressant ce retour sur 30 ans de syndicalisme. Toutefois il me semble manquer un fait majeur sur les incidents d’hier.

    Chérèque l’a clairement dit dans les médias : il est venu manifester pour le pouvoir d’achat des fonctionnaires, pas pour les retraites.

    Or, on a bien vu l’amalgame voulu par les Sud et autres CGT : créer un amalgame et afficher un front de refus catégorique. On mélange tout, cheminots, fonctionnaires, étudiants, on fout le bordel et en plus on en est content. Mais ça n’a plus de sens ! Ces gens sont responsables de l’archaïsme de la société française : incapables d’évoluer, ni même de discuter. Y’en a marre !


    • lionprince lionprince 21 novembre 2007 19:29

      Monsieur CHEREQUE le syndicalisme français, a un vrai problème de démocratie dans la mesure où un syndicat qui n’est pas représentatif se permet de signer des accords avec le gouvernement à chaque conflit au nom du plus grand nombre et surtout à l’encontre de sa volonté.


    • faxtronic faxtronic 22 novembre 2007 13:46

      Le probleme, c’est que les nantis ont d’une arrogance et d’un anti-patriotisme affligeant en France. Il faut les butter, eux et leurs familles


    • iris 21 novembre 2007 16:29

      La retraite plus tard dans le privé c’est principaslement la cfdt-et enfin que sont devenus les anciens dirigeants de La cfdt ??N.NOTTAT-E.MAIRE ?? On ne les entend pas sur ces grèves ?? Les journalistes que faites vous ?? allez les interroger - Qu’ont T ils fait pour les salarié des pme et pte ??


      • Chichile Chichile 21 novembre 2007 16:37

        Me semble que Mme Nottat était sur i-Télé il y a deux ou trois jours.


      • Le péripate Le péripate 21 novembre 2007 16:36

        La CFDT, l’Unedic.... Denis Gautier Savagnac, président de l’Unedic...


        • tvargentine.com lerma 21 novembre 2007 17:14

          Ce syndicat a visiblement encore besoin d’argent !

          160 MILLIONS D’EUROS ! aux frais du contribuable au sein des organismes sociaux.

          Ils sont les premiers à signer la précarisation de la société et ont été les premiers à détruire le système sociale avec Rocard comme 1er ministre en 1988.

          Il démontre bien le peu de crédibilité du syndicalisme en France


          • Mohammed MADJOUR Mohammed 21 novembre 2007 17:30

            Il y’ a un grand enseignement à tirer dans ces journées de grèves : la population française dénonce la lutte des travailleurs et se plaint du refus, de la contestation, de la résistance et des revendications légitimes des ouvriers !

            Ceci n’est pas un détail, c’est gravissime ! La population s’aligne sur les politiques au détriment des travailleurs : il y’a comme un parfum du totalitarisme ! UMP !!!

            Le droit de grève est un acquis essentiel dans la vie de la lutte ouvrière mondiale !

            Supprimer les différences qui font l’efficacité du service public (transport, distribution des énergies) au nom d’une homogénéisation des retraites n’est pas une reforme à proprement parler ! Cela s’appelle le démantèlement des acquis sociaux et la ruine d’un développement auquel d’autre pays voudraient bien y arriver !

            Le transport public français est l’un des meilleurs au monde, EDF, GDF est symbole d’efficacité en matière de distribution et de gestion des énergies !

            On se souvient aussi des journées de manifestation des pompiers dont le dévouement n’est plus à démontrer et pour lesquels on refuse de reconnaître la nuisance et les risques de leur métier ! Casque contre casque, les CRS les avaient brutalisés !

            La grève des cheminots, s’il elle venait à échouer lamentablement signifierait beaucoup de choses dans le monde du travail mais aussi dans la définition même du service public !

            Sarkozy a peut etre une mission bien déterminée, il veut en finir avec certaines choses dont la France est légitimement bien fière !

            La mobilisation permanente d’une partie des travailleurs pour assurer le fonctionnement éfficace de jour comme de nuit des services publics sans lesquels il y’aurait de réels problèmes mérite des récompenses mais certainement pas des...réformes négatives !

            MOHAMMED.


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 novembre 2007 20:23

              « Le droit de grève est un acquis essentiel dans la vie de la lutte ouvrière mondiale ! » Les acquis sont fait pour être dépassés. La vraie lutte est maintenant politique et l’action corporatiste des syndicats est une réminiscence d’une autre époque. Les grèves, entre autres, surtout dans les services publicss, sont cyniquement instrumentalisées par le pouvoir. Quand va-t-on mettre fin à ce folklore ? Le mouvement ouvrier est à repenser. http://nouvellesociete.org/5028.html

              Pierre JC Allard


            • jakback jakback 21 novembre 2007 17:34

              La CFDT est le seul syndicat qui est conscient des enjeux, face au fascisme rouge de ses concurrents, très présents sur AVOX d’ailleur


              • Christophe Christophe 21 novembre 2007 18:06

                @Jackball,

                La CFDT est le seul syndicat qui est conscient des enjeux, face au fascisme rouge de ses concurrents, très présents sur AVOX d’ailleur

                Quelle connaissance du monde syndical, digne de madame Michu !

                La CFDT est la seule organisation ... a avoir encore un pacte d’unité d’action avec la CGT.

                D’autre part, votre désinformation est exactement à la mesure des médias traditionnels ; la CFDT n’est pas un syndicat réformiste, c’est un syndicat de gouvernement (voir l’histoire du syndicalisme dans le monde aux éditions Privat) ; comme d’ailleurs l’indique notre auteur dans son article (pour la date, c’est à l’époque de la rupture entre PC et PS sur le programme commun que la CFDT a pris position pour un syndicalisme de gouvernement). Pour info Jackball, un syndicalisme de gouvernement n’est pas un contre pouvoir, c’est une ramification du pouvoir sur le terrain ; comme la plupart des Trades-Unions britaniques avec le Labour (sauf que le Labour a été créé par les syndicats britaniques).

                Des syndicats réformistes il en existe trois : CFTC, CFE-CGC et CGT-FO ; mais réformiste ne veut pas dire accepter tout et n’importe quoi d’un gouvernement ; pas plus que du patronat. D’ailleurs, allez voir l’action de la CFDT dans les branches professionnelles ; ils sont presque sur un pied d’égalité avec ... la CGT en terme de signature. Mais peut-être que pour vous, ne pas être d’accord avec le gouvernement c’est forcément être rouge ; pitoyable !

                Rappelez vous les ronds de jambe que faisait la CFDT pour les 35 heures. Quels sont les syndicats qui n’étaient pas d’accord avec le gouvernement : CFE-CGC et CGT-FO, encore une fois. Ils ne contestaient pas le droit du gouvernement à fixer la durée légale du temps de travail, mais la méthode, car même les gouvernements PS sont comme celui de l’UMP d’aujourd’hui, incapables de négocier.

                C’est avec des amalgames aussi idiots que les français sont incapables de connaître la moindre différence entre les différentes organisations ; mais c’est souvent un problème de connaissance, donc de culture !


              • marc 22 novembre 2007 16:03

                fascisme rouge, c’est un oxymore !!! Le fascisme n’existe que pour réprimer les rouges et le peuple en général. avec la complicité active de quelques minables et la complicité passive de pauvres gens intoxiqués.


              • la vilaine 21 novembre 2007 21:58

                Un avocat tentera à tout le moins de ramener son client à la raison s’il estime sa demande abusive ou impossible à défendre et il négociera sur des bases raisonnables...


              • fkl... 21 novembre 2007 18:04

                @ Philippe D « Il manque aux Français une connaissance minimale de la marche de l’économie des entreprises, nationale et mondiale. »

                Vous ne pourrez faire des français des économistes aguerris, mais de là à dire qu’il manque de connaissance minimale, vous y allez fort tout de même. » Le bilan est visible sur la fiche de paye chaqque mois.

                Plus loin vous reprochez les corporatismes, les égoïsmes. Il faudrait savoir l’égoïsme est plutôt une valeur de droite libérale me semble-t-il ? Les nanties, comme vous les appelez si gentiment défendent leur biftèque comme ils peuvent. Ils n’ont pas le pouvoir de s’octroyer une « augmentation de salaire », ne peuvent pas non plus se couvrir avec des goldens parachutes y compris s’ils n’atteignent pas leurs objectifs.

                J’empreinte les mêmes raccourcies que vous. La négociation que vous souhaitez défendrent commence par respecter l’autre et de ne pas tomber dans les travers extrémistes.

                Je vous rejoins sur le rôle du politique. Il lui appartient de reformer le syndicalisme en profondeur. Il nous faut des syndicats réellement représentatifs. Sans quoi la majorité des français est réduit au silence. Seul les extrêmes se font entendre et la démocratie en prend un coup ....


                • Christophe Christophe 21 novembre 2007 18:08

                  @Thierry Jacob,

                  Le rôle d’un syndicat « ouvrier » est la défense des intérêts des salariés.

                  Ceci est une idée reçue qui persiste. Un syndicat défend les intérêts de ses adhérents et non des salariés !


                • Philippe D Philippe D 21 novembre 2007 18:28

                  @fkl

                  Quand je parle de nantis je ne parle pas des salariés lambdas mais bien des 10% des plus hauts salaires, des bénéficiaires de stocks options ou de golden parachutes...

                  Quant à l’égoïsme c’est un travers humain partagé par beaucoup, qu’ils soient de la droite libérale ou de la gauche prolétarienne et révolutionnaire.


                • fkl... 21 novembre 2007 18:39

                  @ Philippe D

                  Alors nous sommes d’accord


                • Philippe D Philippe D 23 novembre 2007 15:12

                  Repassant quelques jours après revoir cet article et ses commentaires, je m’aperçois que mon commentaire initial, auquel répond fkl ci-dessus et donc placé plus haut, a disparu.

                  Pas replié, non disparu.

                  Marrant ! Enfin non, plutôt désagréable

                  J’espère qu’il ne s’agit que d’un simple bug informatique.


                • Kdm Kdm 21 novembre 2007 18:04

                  Expliquez au Peuple et ses nantis ??qu il doivent abandonner leur régimes spéciaux alors que le président les députés bénéficiaires d un régime spécial aussi se reservent des augmentations.... Le premier ministre avait parlé de faillite de la France et dans les semaines qui ont suivi on a vu l augmentation et du salaire et des frais de fonctionement de L Elysée... de qui se moque t on ?

                  comment expliquez vous que la taxation des stock options a été abandonné dans la loi de finance ?

                  deux poids deux mesures ne vous étonnez pas que certains défendent leur « privilèges » la nomenclatura montre l exemple... triste République de toute facon tout comme pour l environemment nos enfants payeront la note....


                  • marc 22 novembre 2007 16:07

                    jacob

                    Bien d’accord avec vous, pour une fois.


                  • anamo 21 novembre 2007 18:49

                    Le syndicalisme à la française souffre du syndrome de « Courroie de Transmission » qu’était la CGT vis-à-vis du parti communiste.

                    Les politiques plus habiles que les syndicalistes ont su jouer de l’amalgame. Aujourd’hui encore, Syndicaliste de Gauche sonne, pour beaucoup de militants et pas seulement, comme un pléonasme.

                    Ne peut-on pas avoir sa carte UMP et adhérer à FO, sans arrière pensée, ni remarque acerbe en retour ?


                    • Proudhon Proudhon 21 novembre 2007 18:55

                      En fait nous avons assisté depuis plus de 20 ans à une infiltration de la grande majorité des forces de gauche par la bourgeoisie de droite. Je suis persuadé que tout ceci est un plan bien agencé et ceci depuis de longues années. Ils ont infiltré d’abord le PS, les verts etc... Ensuite le PC. En parallèle, ils ont infiltrés les différents syndicats, CFDT en tête bien-sûr.

                      En plus avec l’affaire de l’UIMM on soupçonne fortement un financement par le MEDEF, un comble !!!

                      Pour clôre tout ça, ils ont infiltré les intellectuels et une partie de la culture.

                      Comment s’étonner ensuite que les socialo-communistes n’est fait une politique de droite.

                      Tous vendus je vous dis.


                      • moebius 21 novembre 2007 19:14

                        c’est qui « il » ?


                        • fkl... 21 novembre 2007 20:24

                          Il c’est On,

                          Enfin eux quoi.

                          Tu sais bien

                          Ils sont là, nous écoutes, nous observes.


                        • Proudhon Proudhon 21 novembre 2007 20:29

                          La bourgeoisie de droite !


                        • fkl... 21 novembre 2007 20:36

                          Il parait même qu’il y a des bourgeois de gauche infiltré par les bourgeois de droite

                          Ou l’inverse je ne sais plus vraiment


                        • Proudhon Proudhon 23 novembre 2007 18:25

                          Ben ça c’est vrai ça. Il paraît aussi que les extra-terrestres embourgeoisés du centre ont infiltré ton petit cerveau.

                          C’est dingue non ?


                        • docdory docdory 21 novembre 2007 19:15

                          @Paul Villach

                          Au fond , ce qui arrive à ce pauvre Mr Chérèque est du au fait que parler de « lutte des classes » est presque devenu une obscénité dans le monde ultra-libéral actuel .

                          Même si on remplace le terme de « lutte des classes » par une litote telle que « combat syndical » , on est obligé de constater que deux intérêts inconciliables sont opposés :

                          - D’un côté l’intérêt du patronat , maintenant chapeauté par les financiers et spéculateurs boursiers , qui souhaite que les gens travaillent plus pour gagner moins afin que les actionnaires soient contents de leurs actions et que les patrons gagnent le plus possible et ne soient pas virés par des assemblées générales d’actionnaires mécontents . Le but ultime du système étant la disparition de toute garantie pour les travailleurs de base ( si les patrons pouvaient employer des esclaves , ils le feraient , et c’est d’ailleurs ce qu’ils font en délocalisant vers des pays dans lesquels les conditions de travail sont quasi-esclavagistes ! )

                          - D’un autre côté l’objectif des travailleurs qui est de travailler moins pour gagner plus , et à qui maintenant on présente comme une victoire syndicale le simple fait d’obtenir de ne pas trop voir s’aggraver les conditions de vie des salariés . Certes il y a des contraintes internationales , mais les travailleurs ne sont pas aveugles , ils voient bien les gigantesques revenus et retraites des grands patrons et l’auto-augmentation de 206 % du défenseur en chef des intérêts du patronat , le Président Sarkozy !

                          Par conséquent , Chérèque , même si on ne peut guère lui donner tort dans le cas des régimes spéciaux , qui indisposent nombre de français , n’a pas à prendre le parti du patronat , sinon il se déconsidère comme syndicaliste auprès des militants ! Il faut au moins faire semblant de croire au rôle social qui est donné à chaque leader syndical par sa base ( tout en sachant que pour les régimes spéciaux , c’est fichu ) sinon il faut arrêter le syndicalisme .


                          • Forest Ent Forest Ent 21 novembre 2007 19:18

                            Il manque dans cet article l’événement essentiel pour expliquer la situation.

                            Dans la précédente réforme des retraites, dite selon les auteurs « Fillon » ou « Raffarin », la CFDT avait été le seul syndicat à négocier. Or les contreparties qu’il croyait avoir obtenues n’ont pas été tenues. Cela avait entraîné une certaine hémorragie des adhérents, en particulier à la SNCF où les adhérents avaient rejoint surtout la CGT.

                            Ce sont aujourd’hui les mêmes interlocuteurs à tous les endroits.


                            • lionprince lionprince 21 novembre 2007 19:36

                              A cette occasion la cfdt a battu le record de désyndicalisation en un jour. Une grande partie des syndiqués de la cfdt s’est senti trahie par le fait que Chéreque prenne le décision unilatérale d’aller signer un accord au rabais avec le gouvernement.


                            • Christophe Christophe 21 novembre 2007 20:22

                              @Forest Ent & LionPrince,

                              En fait, deux jours après avoir signé, Chérèque a admis avoir fait une erreur. Bel exemple de syndicalisme, on signe d’abord, on réfléchit ensuite !


                            • Leila Leila 21 novembre 2007 19:24

                              Paul Villach tente de défendre les grévistes en critiquant François Chérèque. Ses arguments, par exemple la légion d’honneur de Mme Vuaillat, ne prouvent pas que les dirigeants syndicaux collaborent avec le pouvoir. Ce sont des arguments minables, du genre « tous pourris ».

                              Je crois que les dirigeants syndicaux font ce qu’ils peuvent pour défendre les syndiqués. Mais souvent les grévistes dépassent les bornes. Hier par exemple, mon fils n’a pas eu classe parce que le professeur a été bloqué une heure devant un passage à niveau fermé par un piquet de grève.

                              Bloquer la circulation routière, c’est un délit qui n’a rien à voir avec la grève. Que fait la police ?


                              • Christophe Christophe 21 novembre 2007 20:29

                                @Leila,

                                Le propos de l’auteur ne consiste pas à laisser entendre tous pourris.

                                En fait, toutes les études faites sur le syndicalisme français considère que depuis 1981-1983, le syndicalisme français est passé de deux courants, contestataires (CGT & CFDT) et réformistes (CFTC, CGT-FO & CFE-CGC) en trois courants, contestataires (CGT & Sud*), réformistes (CFTC, CGT-FO & CFE-CGC) et gouvernemental (CFDT).

                                Un syndicat gouvernemental n’est pas pourri, il ne fait qu’abonder dans le sens des gouvernants.

                                * Sud est arrivé après 1983 mais il est dans cette catégorie.


                              • Emile Red Emile Red 22 novembre 2007 13:05

                                Sud dans la catégorie gouvernementale ????

                                Euhhhh !!!


                              • marc 22 novembre 2007 16:19

                                Leila

                                le professeur aurait du être en grève et vous n’auriez pas du envoyer votre fils à l’école. c’est bien fait pour vous.


                              • Christophe Christophe 22 novembre 2007 19:14

                                @Emile Red,

                                Sud dans la catégorie gouvernementale ? ? ? ?

                                Non, ils sont dans la catégorie contestataire ; c’est une référence à l’astérique que j’ai inséré après Sud dans le texte. Mais je reconnais qu’elle est peu visible !


                              • Emile Red Emile Red 23 novembre 2007 08:37

                                oupsss désolé je n’avais pas vu l’astérisque...


                              • Yohan Yohan 21 novembre 2007 19:30

                                Merci Monsieur Chérèque. Au moins, vous portez les vraies valeurs du syndicalisme. Les vrais couillus ne sont pas ceux qu’on croit. Les autres leaders syndicaux feraient bien de prendre exemple sur vous. Trop facile en effet de flatter la base dans le sens du poil. Moi je préfère de loin le courage de Chérèque

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