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Accueil du site > Tribune Libre > Chez Arkéa, licencier est une habitude  !

Chez Arkéa, licencier est une habitude  !

Les salariés de la Socram Banque, basée à Niort, et qui devrait bientôt être rachetée par Arkéa, en savent quelque chose…

Arkéa est en pleine forme ! Arkéa est solide ! Arkéa peut s’en sortir seule ! Voici ce qu’on nous rabâche depuis quelques années, pour que nous acceptions voire que nous nous faisions les ambassadeurs du projet d’indépendance de notre direction.

Quel fut donc mon étonnement lorsque j’apprenais dans La Nouvelle République que notre banque allait racheter la Socram Banque, mais n’allait conserver que 150 des 210 salariés qui y travaillent.

La voilà la stratégie de croissance de nos patrons : racheter et licencier. Et dire que certains pensent encore que le projet d’indépendance fomenté par Jean-Pierre Denis et Ronan Le Moal a pour but de sauver nos emplois…

Eux qui ne cessent de prôner la digitalisation des services bancaires et les « Fintech » — ces startups du monde de la finance — en se gardant bien de dévoiler les tristes conséquences de cette stratégie : fermetures d’agences, licenciements, surcharge de travail…

Alors que Ronan Le Moal affirmait dans une tribune, le 8 avril dernier, que l’association de la banque et du digital permettait de « revitaliser les territoires » et que la digitalisation était « une formidable opportunité pour les salariés de se libérer de certaines tâches techniques au profit du lien social et du contact avec le client », la CFDT UES Arkade précise que ces propos ne tiennent en aucun cas compte du fait que nous, salariés d’Arkéa, sommes en surcharge de travail et en sous-effectif chronique.

Entre 2015 et 2018, notre direction a licencié pas moins de 114 salariés travaillant en agence. Depuis 2013, 67 points de vente ont fermé, et 12 autres devraient suivre, soit 79 au total. Dès lors, voir notre directeur prôner la « proximité » et la « relation client » est tout de même paradoxal. Tout comme l’entendre nous dire que la sauvegarde de l’emploi en Bretagne est sa priorité !

D’autant que le projet d’indépendance de notre direction est des plus coûteux et donc dangereux. La CFDT UES Arkade révèle ainsi que le coefficient d’exploitation de notre banque, destiné à mesurer l’efficacité et le bon fonctionnement de celle-ci, a été dégradé de 10,6 points par rapport à 2017. La raison ? Le coût du projet d’indépendance...

Nos patrons ont embarqué notre banque dans une aventure périlleuse qui pourrait lui être fatale, et quoi qu’ils en disent, ils n’hésiteront pas à nous mettre à la porte pour continuer à financer leur projet, comme ils n’ont pas hésité à rayer 60 noms parmi les salariés de la Socram Banque qu’ils s’apprêtent à racheter.

 


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4 réactions à cet article    


  • Spartacus Spartacus 18 juillet 14:22

    En résumé de ce l’on comprend, un salarié crache dans la soupe de son employeur une banque mutualiste dont la direction estime qu’elle doit se séparer de la fédération de banques mutualistes auquel elle est affilié et intègre d’autres partenaires pour compenser.

    D’ou des licenciements d’effet d’échelle....

    La démarche vue de l’extérieur de l’employé qui en fait état sur Agoravox, est en fait une atteinte à l’image de la personne morale que constitue son employeur par cette démarche unilatérale de communication et divulgation sur son employeur breton...

    On a effectivement le droit d’avoir des récriminations envers son employeur, des mécontentements, des divergences de point de vue mais a t-on le droit de médiatiser son point de vue qui peut engendrer une atteinte à l’image ?

    As t-on le droit d’interférer dans la politique commerciale ou d’investissement de son employeur, ou communiquer à charge publiquement son employeur ? la encore, c’est non.

    Le salarié est payé pour faire un travail, pas pour salir l’image de son employeur et cela constitue une faute « grave » voire a statuer de « lourde ».

    Cette démarche publique n’est pas dans le registre de la contestation, mais dans l’agression.

    Ce genre de chose qui devrait rester dans l’entreprise, étendu au public, est irresponsable de la part de l’auteur, car il crée un préjudice d’image à l’entreprise, ses collègues et n’a pas a dévoiler une stratégie d’acquisition ou de licenciements au public ou ses concurrents qui peuvent reprendre ses écrits ses arguments contre son employeur.

    Quand on arrive a avoir un tel niveau de rage, le mieux est de le quitter. C’est comme dans un couple, si tu ne supporte pas ce que fait l’autre, il faut divorcer.

    Le mieux pour l’auteur est de donner sa démission et passer à autre chose...

    Y’a pas que ARKEA dans la vie...Y’a pas qu’une banque. Et parfois on trouve mieux et on ne s’y attend pas.

    Il faut pas rester dans cette amertume et ce ressenti.


    • machin 18 juillet 14:46

      @Spartacus

      Mettez des virgules et respirez un bon coup.
      Cela vous fera du bien et vous éviterez l’apoplexie.

      Ce serait dommage de voir disparaitre une caricature telle que vous.
       


    • zygzornifle zygzornifle 21 juillet 12:40

      Chez Confo et chez bien d’autres aussi , pour cela que Macron a bousillé le code du travail ....


      • TSS 22 juillet 00:55

        la socram c’est la banque de la macif et de la maif

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