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Accueil du site > Tribune Libre > Choisir les mots au plus près des choses

Choisir les mots au plus près des choses

A propos de l'expression « Français de souche ».

Tout en défendant la liberté d'expression, nous voulons encadrer l'emploi des mots par des interdictions morales, en suivant l'idée qu'employer le mot serait donner une faveur à la chose, en soi, par le fait qu'on admet qu'elle est là. En employant le mot, on ferait presque exister la chose ; il n'y a qu'en s'interdisant le mot qu'on a une chance de faire disparaître la chose !

Cette injonction à ne pas nommer ne s'applique qu'à certains groupes humains, ou (inclusif) à certains problèmes.

Par exemple, dans l'émission C dans l'air du 24 février 2015, sur le thème « antisémitisme et islamophobie », la question « comment régler les problèmes si on n'ose pas les aborder ? » (citée de mémoire) est arrivée vers la fin. Variante utile de « mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur de ce monde », attribué à Albert Camus.

Il vaudrait mieux quitter cet encadrement des mots permis et des mots interdits, fondée sur une interprétation illégitime de l'emploi des mots : dire un mot serait être d'accord avec la chose qu'il énonce, toujours et partout, sans exclusives, et même quasiment la faire exister.

Penser nécessite d'établir un constat, le plus clair, le plus défini possible et surtout le plus complet possible ; de déduire des significations, des éléments structurels qui n'apparaissent pas dans le constat et qui en font partie cependant... ceci afin d'agir au mieux, diminuer les tensions, les souffrances, voire quelquefois les supprimer. Se mettre d'accord sur le constat est déjà un gros travail et il y a de quoi y passer beaucoup de temps, avec beaucoup de disputes. C'est indispensable cependant : on ne peut réellement discuter que sur des constats partagés.

Actuellement, trop de mots sont interdits à propos des problèmes sociétaux, politiques actuels, qui empêchent le constat, qui empêchent l'analyse, qui empêchent les actions justes, « justes » tant au sens de la justice (égalité) que de la justesse (éviter les erreurs). Certains mots, parce qu'ils recouvriraient automatiquement des interprétations négatives, sont même interdits par la loi.

L'enroulement du discours sur lui-même est total. Par exemple, il vaut mieux ne pas dire quelque chose qui risque d'être interprété comme homophobe ; y compris cette phrase qui, de par le simple fait qu'elle met en question le fonctionnement d'une telle interdiction pourrait être interprétée comme homophobe. L'enfermement est parfait.

On pourrait imaginer que les chasseurs, qui ne sont guère aimés, postulent pour un délit de chassorophobie.

Évidemment, ce n'est la même chose de naître avec la caractéristique en cause (black par exemple), ou de se la faire, de la choisir (chasseur). Il y a des caractéristiques mitoyennes : naître dans une religion (on n'y peut rien), rester dans cette religion (on peut choisir). En ce qui concerne les rapports hommes-femmes, amalgame et stigmatisation sont incorporés au discours féministe (tous des crocodiles harceleurs), sans que personne ne le fasse remarquer, en vue que cela cesse.

Bref, ces injonctions sur certains mots est à géométrie variable.

 

Revenons à l'expression « Français de souche ».

Je vous propose une expérience imaginaire, récit d'une expérience réelle (vécue).

Une classe de primaire en centre-ville. Sept élèves sont Chinois. Leurs parents sont Chinois, ils parlent chinois à la maison. Ils vont en Chine tous les deux ans environ, pendant les grandes vacances et y retrouvent oncles, tantes et cousins de leur âge. La plupart sont nés en France et sont Français ou vont l'être. N'importe qui entrant dans la classe saura trouver les sept enfants chinois. Sauf les aveugles, ça va de soi. Trois enfants sont d'origine arabe. Ils sont Français. On les reconnaît également au premier regard. Deux sont blacks (Haïtien et Congolaise). Une métissée black. Inratables ! Français tous les trois. Un est juif. Difficile de le trouver, mais pas impossible, surtout si on sait qu'il y a un enfant juif. Aucun des treize autres n'appartient à une des minorités dont on parle partout. Peut-on dire que ce sont des Français de souche ?

La tendance actuelle est : on ne parle pas de ça. Il n'y a que des Français. En même temps, on ne peut pas s'empêcher d'employer cette expression.

Comme si dire les particularités qu'on voit consistait à les mettre avant le caractère français (ou futur français) de ces enfants. Comme si dire ce qu'on voit était le mettre à la place de la francité (ou quasi francité) de ces enfants.Alors qu'on peut le dire parce qu'on l'a vu et le mettre derrière, dessous, après, l'appartenance de ces enfants à la France, de moindre importance que le caractère français de ces enfants.

Nous sommes tous des fils et des filles, sur un fil de l'hérédité, de la généalogie... nous sommes là parce que nous avons deux parents, quatre grands parents...etc. Et nous avions des aïeux du temps de Napoléon ou de Charlemagne, que nous ne connaissons, en général, pas. Mais nous avons un ressenti. Quand nous apprenons les événements antérieurs à nous sur l'actuel territoire de la République, certains enfants ressentent que leurs ancêtres étaient sur ce territoire et d'autres ressentent que leurs ancêtres étaient loin et n'étaient pas tellement concernés par ces événements et personnages historiques.

De cela, il faudrait faire quelque chose à l'école. Des propositions des enseignants seraient bien venus, eux qui sont en première ligne, ils ont connaissance directe et quotidienne de ce phénomène dont le récit de l'expérience serait bien utile. Un autre programme en Histoire qui tienne compte de ce fait ? L'Histoire, affectivement, est le roman des origines qui organise imaginairement la place qu'on prend dans la succession tuilée des hommes. Il faudrait raconter le roman des origines à tous les Français, ceux dont les ancêtres étaient en France sous Louis IX et ceux dont les ancêtres n'avaient aucune chance de connaître l'existence de Louis IX, du vivant de ce dernier, et ceux dont les ancêtres avaient Louis IX comme ennemi. Si on veut trouver une chance de réduire ce problème, il faut commencer par le nommer et s'autoriser à parler des Français de souche et des Français d'origine récente, « fraîche ».

La Nation, la République donne les mêmes droits à tous. Penser que pour obtenir une réalisation effective de cette égalité des droits, il vaut mieux ne pas parler de cette différence alors que ne pas la voir est impossible est un « remède » pire que le mal. La valeur d'égalité, l'idéal d'égalité, est rendu nécessaire par les inégalités du réel. Penser que nommer ces inégalités du réel ne peut que les valider et les entretenir est, à mon sens, une erreur que nous ferions bien de quitter.


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32 réactions à cet article    


  • bakerstreet bakerstreet 26 février 2015 14:27
    Bravo pour votre article, très bien écrit et juste

    Certains malades accusent le thermomètre, et le cassent.
     Ca ne fait pas disparaître la maladie mais ça soulage un instant. 

    La culture est un antidote normalement à la bêtise, semble t’il, mais ce n’est pas garanti.

     Regardez cette nation allemande, avec ces docteurs en philo, qui ont adhéré au système nazi. Ils ont là bas tenté aussi d’instrumentaliser l’histoire, de justifier la race, et toutes ces conneries issues du dix neuvième siècle, de Gobineau, de Gustave Le Bon. 

    Annah Arrendt écrira la banalité du mal. 
    Finalement elle était bien placée pour en parler, quand on sait ses relations de couche et d’esprit avec Heidegger.

    On s’est beaucoup moqué de cette histoire française naïve « nos ancêtres les gaulois » qu’on apprenait dans les colonies aux africains. 
    Mais il n’est pas sûr que cette histoire n’était pas aussi frauduleuse à notre propre usage et identité.

     On le sait les courants d’invasion qui ont traversé la France sont a peu près inconnus de l’histoire officielle, où l’on apprend, ( ou on apprenait ...) que l’herbe ne repousse pas quand Attila passait, suggérant par là des envahisseurs disparaissant aussi rapidement qu’ils étaient venus...Ors, ils ont souvent fait souche : Bretons d’Angleterre en Bretagne, invasions mauresques dans le sud, wisigothes,ostrogoths...

    A t’on le choix. L’histoire n’est pas une science exacte,et il faut faire court, et l’on est bien obligé de faire dans l’épure. L’essentiel étant de donner du gout en la matière, et la passion du questionnement, la petite histoire rejoignant la grande, qui ne peut amener que la modestie, et le sens de la relativité des choses.

    .L’histoire officielle nous propose tout de même et nous donne des parents gaulois. 
    Au fond pourquoi pas ? 
    On ne fait pas différemment avec des enfants adoptés, quand on se donne du papa et du maman. Cela a le mérite au moins de dire que même si nous le sommes pas tout à fait de la même origine, nous voulons faire partie de la même famille.

     Et c’est cela le principal, le cœur avant l’état civil, les origines dont on ne parviendra jamais à remonter les marches, et qui de toutes façons nous ramènent toutes, jusqu’aux dernières nouvelles, dans la corne de l’Afrique. 

    • berry 26 février 2015 19:55

      @bakerstreet
      Oui, oui, c’est cela... tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.
       
      Vous ne devez pas vivre dans le 93, vous.
       


    • bakerstreet bakerstreet 26 février 2015 21:23

      @berry
      Non, je vis dans le 56,merci. 

      Néanmoins j’ai un petit peu parcouru la France et le monde, et ne suis pas de la dernière pluie venue. 
      Mais je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce que vous suggérez : Votre intelligence et votre capacité d’analyse et de critique, autant que votre sens de l’histoire dépendrait de l’endroit où vous habitez. 

      J’espère que vous ne déménagez pas trop souvent, Cela vous évitera ainsi de ressembler à une girouette au vent.

    • berry 26 février 2015 23:11

      @bakerstreet
      Tant qu’on n’est pas concerné directement, on ne se rend pas vraiment compte.
      Vous êtes informé, mais un peu comme un touriste ou un téléspectateur.
      Je dis ça, c’est valable pour tout le monde, pour moi aussi ; je suis informé de la situation des paysans en Inde ou des civils sous les bombes dans le Donbass, mais si j’étais à leur place demain, ça me ferait un choc.
       
      Le Morbihan est très peu concerné par l’immigration.
      C’est un bel endroit où il fait bon vivre.
      Ca ne va pas le rester éternellement, c’est en train de changer.
      http://www.ouest-france.fr/vannes-encore-de-la-drogue-saisie-et-un-incendiaire-arrete-kercado-3211726


    • bakerstreet bakerstreet 27 février 2015 01:10

      @berry


      Je ne nie absolument pas les problèmes d’immigration, et travaillant dans la psychiatrie, je sais bien toutes les problèmes d’identité que ça peut poser. Au propre et au figuré, tant dans ce secteur on se retrouve souvent en première ligne, et pas forcément pour parler philosophie et histoire.

      Mais c’est justement parce que j’ai travaillé dans ce domaine que j’ai toujours taché de prendre de la hauteur, de ne pas faire partie d’un camp, de préférer le dialogue à la confrontation. Et les chocs, là aussi vous en avez. Quoique des trousses à outils qu’on peut développer, et qui seront valables dans bien d’autres endroits.

       Dites moi en quoi je fait preuve de naïveté, entendu que nous ne parlons ici de quelque chose tout de même de bien anodin, l’histoire, l’identité, l’école, et que mon analyse n’est pas circonscrite à la conjoncture immédiate. 
       On peut développer des capacités d’intelligence, d’empathie, bien plus précieuses, à continuer bien sûr de les adapter à son interlocuteur. 

      Et c’est d’’ailleurs en ça que je pense que l’histoire est formatrice, et est à même de rendre service aux jeunes, de leur ouvrir les yeux au delà de leur quartier, de leur époque, de leurs petites certitudes. 

      Le spectacle du monde est sous nos yeux, les monde développe ses fractales autour de nous.
       Pas besoin pour ça d’aller dans le Dombass. 
      Un service d’urgence vous apprend autant ! Il y a une certaine universalité de la souffrance et des problèmes humais, quoique certains c’est vrai, semblent toujours inédits, et ressemblent parfois à un retour de manivelle.

      Je suppose que j’ai touché un point sensible, ceci explique cela et que vous êtes particulièrement à fleur de peau, pour expliquer vos remarques. 
      L’histoire m’a toujours passionné. J’ai lu Braudel, Duby, Bloch, Ariès, des types qui permettent de prendre un peu de hauteur. 
      Et ça fait du bien de relativiser les choses, le nez non collé au pare brise du présent. 



    • lsga lsga 26 février 2015 15:21

      Qui ne sont pas des français de souche ?

       
      - Les savoyards
      - Les provençaux 
      - Les catalans
      - Les occitans
      - Les basques
      - Les poitevins
      - Les vendéens
      - Les bretons
      - Les flamands
      - Les alsaciens
      - Les lorrains
      et j’en passe...
       
      Que les parisiens de souche continuent à se reproduire entre cousins-cousines.
      La France, ce n’est pas que la souche parisienne !
      La France, c’est une multitude de souches, de métissages, de langues, de cultures, de traditions.



      • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 27 février 2015 10:39

        @lsga
         
        Il y a une histoire derrière chaque communauté que vous signalez :

        Et d’abord les Corses, pourquoi avoir « oublié » l’histoire récente et l’actualité d’aujourd’hui ?

        Napoléone avait acheté l’Ile mais personne ne peut acheter une population et les esclaves finissent toujours par se revolter et se libérer !


      • Abou Antoun Abou Antoun 27 février 2015 13:05

        @Mohammed MADJOUR
        Si vous vous intéressez tant à l’histoire de la Corse.
        La Corse a été achetée par la France à Gênes le 17 mai 1768. Napoléon (Napoleone, Nabulione, comme vous voulez) qui est né le 15 août 1969, est donc né français et n’a jamais acheté son île natale à qui que ce soit.
        Dans le doute Mohammed, souvenez vous que google est votre ami. Seulement dans le doute car le reste du temps il vous espionne.


      • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 27 février 2015 14:40

        @Abou Antoun
        «  »(Napoleone, Nabulione, comme vous voulez) qui est né le 15 août 1969, est donc né français et n’a jamais acheté son île natale à qui que ce soit".

        Vous voulez dire peut-être : 15 aout 1968 année de l’heureuse révolution pornographgique ?


      • Abou Antoun Abou Antoun 27 février 2015 15:16

        @Mohammed MADJOUR
        1769 of course ! on ne se relit jamais assez.


      • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 27 février 2015 15:34

        @Abou Antoun

        Autant pour moi, of Corse !

        Il arrive que l’on pense à deux machins différents ...


      • oncle archibald 26 février 2015 15:44

        Merci pour cet article qui dit exactement et sans polémique ce qu’il en est. D’accord aussi avec les commentaires de Bakerstreet. Aussi simple que l’égalité des droits n’est pas l’égalité tout court et surtout pas l’uniformité. Chacun a son histoire. 


        Tous les psychologues nous rabattent les oreilles avec cette nécessité de savoir qui l’on est, de par notre naissance et notre lignée, et aussi de par notre histoire récente. Beaucoup d’entre nous ont des ancêtres qui ne vivaient pas « en gaulle » au temps des gaulois mais dont les ascendants récents se sentent totalement « gaulois » parce qu’ils se sentent bien en France. Ils se sentent totalement Français et ne vivent l’histoire de leurs parents immigrés que comme une péripétie de leur histoire personnelle. 

        D’autres ne font pas, ou ne peuvent pas faire, ou ne veulent pas faire la même démarche, en contradiction avec ce que mentionne leur carte d’identité . Il leur appartient de faire le pas pour qu’eux même et ceux qui vivent autour d’eux les ressentent pleinement Français, différents parce que nous sommes tous différents, mais parfaitement et totalement intégrés à la population Française. Sûr que la ségrégation de l’habitat, les contrôles de police au faciès, la suspicion à priori des « gaulois » ne les y aident pas. C’est le serpent qui se mord la queue. 

        • Le p’tit Charles 26 février 2015 16:33

          En écoutant les discours de Hollande..on peut se rendre compte de son manque de maturité et surtout d’intelligence..Ses palabres sont son à l’échelle de ses deux neurones 1/2..Mais attention c’est le plus capé au PS...ce qui donne une idée du niveau des autres...Pour se faire écouter Camba-Délice..dans ses diatribes quand il parle politique.. !


          • Crab2 26 février 2015 16:49

            Bien nommer les choses, les réalités de notre société :

            L’utilisation du terme confus d’« islamophobie ». Par sa sémantique, « phobie envers l’islam », il confond toute critique du religieux ou de l’intégrisme avec une forme de phobie envers les croyants

            Suites :

            http://laicite-moderne.blogspot.fr/2015/02/lobservatoire-de-lislamophobie.html

            ou sur

            http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2015/02/26/l-observatoire-de-l-islamophobie-5567318.html


            • psynom 26 février 2015 17:44

              Arrêtons l’hypocrisie : il faut appeler un chat  un chat ! Mais, évitons de préciser s’il est blanc ou noir, ce n’est pas utile.

              La différence est une richesse ! Que les français soient de toutes origines est une chance pour la France ! Et, c’est pour respecter « la diversité » de la population, qu’il ne faut pas faire le distinguo entre français de souche et d’autre souche. 

              Pour ne pas faire de différence, ne pas distinguer.


              • Crab2 27 février 2015 13:16

                @psynom
                Pratiquer l’excision des fillettes, ça enrichit la France ?


              • psynom 27 février 2015 15:29

                @Crab2

                je ne vois pas le rapport. Mais c’est normal, c’était de la provocation  :
                mes phrases que l’on pourrait croire sortir de la bouche d’un bienpensant, ne sont, en fait, que des contresens.
                A force de glissement de sens, les bienpensants arrivent à inverser complètement les valeurs.

                De glorifier la différence source de richesse, ils en arrivent à n’accepter que uniformité, la non distinction.
                De glorifier la richesse de la diversité des origines, ils en arrivent à ce que certaines catégories de français ne doivent pas s’attacher à leur origine, ne pas se distinguer.

                L’inversion des valeurs, au grès des circonstances, ça leur sert à quoi ? j’en ai bien une idée...


              • berry 26 février 2015 22:33

                "Actuellement, trop de mots sont interdits à propos des problèmes sociétaux, politiques actuels, qui empêchent le constat, qui empêchent l’analyse, qui empêchent les actions justes, « justes » tant au sens de la justice (égalité) que de la justesse (éviter les erreurs). Certains mots, parce qu’ils recouvriraient automatiquement des interprétations négatives, sont même interdits par la loi.« 
                 
                Les mots sont interdits et également les associations d’idées, les généralités, les amalgames.
                Il ne faudrait pas mêler immigration et insécurité, immigration et baisse du niveau scolaire, immigration et chômage, immigration et islamisme, etc...
                La pensée unique nous interdit de réfléchir librement en fait.
                 
                Bien entendu, chaque individu a sa personnalité et son libre arbitre, mais il ne faut pas s’interdire de généraliser, ça permet d’éclairer les choses, de comprendre les situations.
                 
                Si on se laisse balloter de cas particulier en cas particulier, on ne comprend rien, on reste un spectateur passif.
                Les tenants du régime et de son idéologie antiraciste mortifère l’ont compris, ils n’arrêtent pas de nous dire »pas d’amalgames, pas d’amalgames".
                Le résultat, nous le voyons tous les jours : nous sommes envahis, volés, niés dans notre identité et dépossédés de nos droits.
                 


                • Le Corbeau Magnifique Le Corbeau Magnifique 26 février 2015 22:59

                  Article vulgaire et sans aucun intérêt.

                  A 60 millions d’années en arrière on a un ancêtre commun avec le hérisson. Est-ce que ça signifie qu’aujourd’hui un hérisson doit avoir les mêmes droits que toi et moi ?

                  Tu vois bien que ton raisonnement est stupide !


                  • bakerstreet bakerstreet 27 février 2015 01:17

                    @Le Corbeau Magnifique


                    Apparemment les piquants du hérisson, ou de son substitut réel, ou ignoré, 
                     semblent vous effrayer assez pour que vous vous ayez besoin d’en parler
                    tout en vous voulant vous protéger des épines, par le biais d’une armure
                    Qui n’a surement pas été choisi au hasard pour vous représenter.

                    Plus qu’à raisonnement, il y a là matière à réflexion !

                  • COVADONGA722 COVADONGA722 27 février 2015 08:27

                    yep la psychiatrisation du sous-chien pour expliciter son refus de l’envahissement du sol !

                    Pas mal un léger relent stalinien mais pas mal .
                    On aurais presque envie d’inviter nos éduqués à utiliser leur savoir des mathématiques pour 
                    décompter par exemple proportionnellement :qui frappe ?qui tombe ? Pour évoquer la surreprésentation « de chance pour la France » dans nos prisons ;Vous voudrez bien m’éviter
                    l’explication sociologique vivant en ZUS à Marseille je sais parfaitement que vos victimes de la géhenne raciste française ont quittés des pays de cocagne ou coule caf rmi rsa clu alloc hlm ecole cantine hallal bus ect....le tout gratuitement .Je sais que c’est contraint et forcé que l’on voit le 5 de chaque mois dans les bureaux de Poste de longue files de fiers guerriers du désert tendre la main. Cette population qui n’a pas une once de méchanceté il suffit de comprendre un peu l’arabe ou le wolof pour entendre tout le bien qu’elle pense de la blanche guichetière qui ose demander une pièce d’identité avant de verser la manne .Bref chers amis intelligents et cultivés ,la souche en a plein le dos. N’étant pas un démocrate je ne participerais pas à la probable vague bleue marine qui devrait vous foutre la souche dans la tronche .Mon regret est que cela retardera d’autant la jacquerie populaire et identitaire qui seule pourrait faire goutter le glaive à nos éminences et à leurs alliés objectifs de l’intelligentsia française.
                    asinus : ne varietur 

                    • Abou Antoun Abou Antoun 27 février 2015 10:16

                      Il semble que le pouvoir, quel qu’il soit, se maintienne en niant les problèmes.
                      J’ai constaté cela cent fois au niveau d’un établissement scolaire ou universitaire. Le principal, le proviseur, le président, représente l’autorité.
                      Naturellement tous ces établissements qui hébergent notre belle jeunesse sont plus ou moins soumis avec des degrés divers aux mêmes calamités :
                      alcoolisme, drogue, racket, violence, etc...
                      De fait c’est l’équipe pédagogique qui est en première ligne quand il s’agit d’empêcher le banditisme de se répandre, les persécutions de continuer, d’arrêter les menaces.
                      Il ne sert à rien d’alerter le chef d’établissement, il ou elle, la plupart du temps, niera les faits et se retournera contre le ’calomniateur’. Et cela jusqu’à ce que l’inévitable se produise. Un jour un couteau ou un revolver est sorti, un gamin se suicide, un autre meurt d’overdose et les flics sont dans la boutique. Faut voir alors les mines ahuries de cette ’valetaille’ qui ne savaient rien, ne se doutaient de rien, n’avaient rien vu. Cela ne les empêchera de prendre la tête du cortège funèbre en alertant si possible la presse locale. Larmes de crocodile ...
                      C’est ainsi. Ce n’est pas bon pour un principal de collège de reconnaître que son établissement (comme les autres) a des problèmes sociaux et qu’il faut essayer de les traiter. C’est mauvais pour son image, mauvais pour son avancement. Les chefs d’établissement sont à 90% des fonctionnaires concernés par le principe de Peter, c’est à dire ayant atteint et dépassé leur niveau d’incompétence par le jeu des promotions.
                      Il en est de même des politiques. Les cas de Sarkozy, de Hollande sont des cas d’école. Le pouvoir exécutif passera son temps à nier les problèmes, jusqu’à ce qu’il soit rattrapé par la réalité (assassinats, émeutes, etc.) C’est ce qui est en train de se produire, mais ces gros malins essaient de récupérer à leur profit le résultat de leur incompétence.
                      Qui a créé les conditions pour qu’en France on puisse froidement assassiner des humoristes pour délit d’opinion ? C’est bien l’échec d’une politique qui devrait être sanctionnée, au lieu de cela le benêt est en tête du défilé ’je suis Charlie’, comme s’il conduisait la révolte. Ces gens n’ont aucune honte.


                      • gaijin gaijin 27 février 2015 10:16

                        la question c’est pas souche ou pas
                        c’est comme l’a dit un ancien président ( seul truc de bien qu’ il a dit ) la france tu l’aime ou tu la quitte
                        message a adresser a toutes les racailles qu’elles soient dans les quartiers, les médias ou en politique
                        ( parce que c’est quand même eux les plus nuisibles eux qui bradent la france depuis 50 ans et qui veulent nous imposer des valeurs anglo saxonnes )
                        de koulibaly a sarkozy en passant par depardieu , macron, hollande, chirac, giscard .......dehors ....


                        • citizenzen 27 février 2015 10:45

                          Le terme sociologique juste est « indigène » ou « autochtone », plus simple et plus court que « français de souche » ; et aussi non sujet à polémique.


                          • oncle archibald 27 février 2015 11:06

                            @citizenzen
                            A partir de combien de générations nées de parents eux mêmes nés sur le sol Français aurait-on droit d’après vous aux qualificatifs de « indigène » ou « autochtone », qui sont certes plus courts que « français de souche » mais n’en restent pas moins des synonymes ?


                            Comme le disent très bien Aurélien Pérol et Bakerstreet l’histoire officielle nous propose des parents gaulois, on ne fait pas différemment avec des enfants adoptés quand on prétend se faire appeler papa et maman, et cela a le mérite de dire que même si nous le sommes pas tout à fait de la même origine, nous voulons faire partie de la même famille, et c’est cela le principal, le cœur avant l’état civil.

                            Pour être ou devenir Français il est indispensable de ressentir que l’on appartient à la même communauté, quelle que soit notre origine, ce qui n’empêche en rien de savoir d’ou l’on vient ni d’aimer ses racines, à titre subsidiaire et quasiment folklorique au bout de quelques générations nées sur le sol Français.

                            Ce qui fut fait facilement avec des immigrés Italiens, Portuguais, Espagnols, Polonais, ce qui semble bien se passer également avec des immigrés asiatiques, semble bien plus difficile avec les immigrés africains et maghrébins. Pourquoi ? Manque de volonté de leur part de s’intégrer au tissus social Français ? Religion trop prépondérante sur la vie civile ? 

                            Tout cela mérite d’être analysé et dit avec les bons mots si l’on veut pouvoir trouver les moyens de faire évoluer cette situation et dans quelques générations ne plus y penser parce que le problème aura été réglé. C’est ce que dit Aurélien Pérol.

                          • Abou Antoun Abou Antoun 27 février 2015 13:21

                            @oncle archibald
                            Manque de volonté de leur part de s’intégrer au tissus social Français ? Religion trop prépondérante sur la vie civile ?
                            L’un est une conséquence de l’autre. Les croyances religieuses interdisent la mixité, donc conduisent à la création de ghettos, à la naissance du communautarisme, à la libanisation de la société française.
                            J’ai déjà vécu cela, tout y est. Maintenant, même les AK47.


                          • Crab2 27 février 2015 13:16

                            Sur Bourdin direct, ce matin Florian Philipot demande que le Gouvernement cesse de participer à la création d’une hiérarchie représentative des musulmans pour se maintenir dans son rôle : appliquer la loi républicaine de 1905
                            Jusque là - il à raison, mais …

                            Suites :

                            Qui est « républicain » peut le moins ?

                            http://laicite-moderne.blogspot.fr/2015/02/qui-est-republicain-peut-le-moins.html

                            ou sur

                            http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2015/02/27/qui-est-%C2%A0republicain%C2%A0-peut-le-moins%C2%A0-5567949.html


                            • Abou Antoun Abou Antoun 27 février 2015 13:33

                              Un français de souche c’est :

                              • Une personne qui décide que la France est SON pays.
                              • Que c’est là qu’il veut vivre.
                              • Qu’il accepte les règles et les traditions héritées de plus de 1000 ans d’histoire
                              • Qui accepte la langue française comme son moyen de communication privilégié
                              • Qui souhaite faire éduquer ses enfants dans le respect de ses traditions.
                              • Qui n’interdirait à aucun de ses enfants d’épouser un membre d’une autre communauté religieuse.
                              • Qui est prêt à défendre le pays et ses institutions contre toute agression.
                              Un français de souche c’est cela et rien d’autre. rien ne l’empêche de s’appeler Mohammed ou d’être couleur café. En somme un français de souche c’est quelqu’un qui veut sincèrement être français et pas seulement bénéficier de la sécu, du RSA et je ne sais quel autre douceur.

                              • oncle archibald 27 février 2015 18:02

                                @Abou Antoun

                                J’ai eu le privilège d’être l’ami d’un réfugié Espagnol . tandis que son père avait du fuir les Franquistes en urgence absolue sur le premier bateau voguant vers l’Algérie, sa mère et lui qui avait une petite dizaine d’années vinrent en France à pieds depuis la province de Valencia. Il me parlait toujours avec émotion des gendarmes Français de Ceret qui les avaient interpelés et amenés à la gendarmerie. Alors qu’ils se nourrissaient depuis plusieurs semaines de fruits chapardés dans les vergers les gendarmes Français leur avaient servi une soupe chaude. Après quelques péripéties ils avaient pu partir rejoindre le père à Alger et c’est la qu’il avait grandi et passé son bac … juste avant de devoir émigrer une seconde fois, vers la métropole, pour cause de guerre civile Franco-Algérienne cette fois.

                                Je n’ai jamais vu quelqu’un qui aimait autant la France que lui. Même s’il a eu la joie après la mort de Franco de pouvoir retourner en Espagne dans son village natal et d’y rencontrer son instituteur, qui se souvenait encore de lui. Des intégrations comme celle là on en redemande !

                              • lsga lsga 27 février 2015 18:05

                                @oncle archibald
                                jamais entendu parler des camps de concentration où les français ont entassé les républicains ?



                                Les français les stockaient sur les plages, à Argeles sur mer. En plein hiver, hommes, femmes, et enfants vivaient dans des trous creusés dans le sable avec des bâches tendus par dessus. Beaucoup sont morts de froid et de faim.
                                 


                              • oncle archibald 28 février 2015 17:54

                                @lsga


                                Quand dans un pays il arrive en quelques semaines des réfugiés par centaines de milliers il faut bien les mettre quelque part en attendant de trouver des solutions plus pérennes. C’est rarement dans des hôtels quatre étoiles. Il est vrai que quelques uns sont morts sans doute d’épuisement et que s’ils avaient été conduits dans un hôpital plutôt que dans ces camps de réfugiés ils auraient peut être survécu. Mais pour la plupart ils ont passé le cap de l’enfermement dans les camps, ils se sont installés et ont fait souche en France, notamment dans ma région, le Languedoc Roussillon et dans la région voisine Midi Pyrénées, qui bientôt n’en feront qu’une.

                              • kriktus 22 mars 2015 20:42

                                pour ce qui est de nommer un chat un chat, l’utilisation du mot anglais black au lieu du mot français noir est déjà le choix de ne pas être au plus près des choses.

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