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Accueil du site > Tribune Libre > Chronique de ma mort prochaine et réflexion sur le système assassin

Chronique de ma mort prochaine et réflexion sur le système assassin

Ce billet est un moment de colère joué avec un coup de blues et une lueur d’espérance. Il reflète un monde en crise déteignant sur une conscience sensible aux maux contemporains affectant l’essence de l’homme, c’est-à-dire sa raison, sa liberté, son intelligence, son sens éthique et moral. Ce coup de gueule est aussi adressé à ma propre personne. Je n’ai pas pu ou surtout voulu faire de concession ni de compromis à l’égard d’un système qui encadre les carrières. C’est toute la question de la liberté qui est en jeu. Accepter de solder ses capacités de visionnaire en se pliant aux nécessités des fonctionnaires du savoir ou bien aller jusqu’au bout de ses connaissances en les faisant germer moyennant des risques calculés. C’est ce second choix pour lequel j’ai opté. Je préfère mourir en homme libre et debout que de dépérir lentement avec la sécurité d’une fiche de paye qui tombe chaque mois. Je veux mourir sur scène comme chantait Dalida, sur la scène des savants. La France loue une liberté qu’elle déteste en vérité mais adore une égalité qu’elle fourvoie en égalitarisme. Je crois savoir que mon isolement vient d’une défiance et d’une jalousie des narcissiques fonctionnaires de la nation à l’égard des hommes libres et visionnaires. Pourtant, sans les visionnaires le monde ne serait pas aussi développé. Si un jour des avancées phénoménales adviennent en médecine, ce sera le fait de ces visionnaires si détestés par les gens du système mais ces gens y réfléchiront sans doute le jour où ils dégueuleront leurs tripes de chimio faute d’alternative en cancérologie. A bon entendeur ! Et maintenant, place à ce billet qui est d’une sincérité évidente mais qui n’a rien de correct tout en exagérant quelques traits caractérisant le monde qui est dépeint. Ce billet a peut-être été écrit dans un état pas « normal ». Ce qui signifie que des éclairs de lucidité s’y manifestent avec les nuages qui engendrent la foudre.

C’est parti, je risque de regretter d’avoir publié ce billet mais le risque produit parfois des coups gagnants.


Les luminosités crépusculaires vont de concert avec de sombres pensées alimentées par plusieurs facteurs, les événements du monde, la conscience d’être dans une impasse pour mes projets scientifiques et pour corser le tout, un état de santé qui se dégrade depuis une bonne quinzaine sans que je ne sache si ça va remonter. Les événements du monde, je vais les laisser de côté, même si je n’ai pas rédigé mon article sur l’Arabie Saoudite. Même publié, cela n’aurait eu aucun intérêt. Les gens ne lisent plus, excepté les recommandations des médias d’Etat et à l’opposé les os à ronger des complotistes et autres billevesées émanées de la gauche radicale et des extrémismes nationaux. L’impasse scientifique n’est pas due à mes recherches mais à une incapacité du système à étudier et publier ce que je propose. Les scientifiques se gargarisent de Galilée en moquant les théologiens qui refusaient de regarder dans la lunette astronomique. Ces mêmes scientifiques au 21ème siècle refusent de lire les écrits alternatifs, y compris les miens. Peut-être que ces années de lassitude et d’indifférence ont fini par avoir ma peau. Il ne me reste plus qu’à songer à mon avenir dans l’au-delà en écoutant des requiems. Celui de Mozart est sublime mais déprimant. Celui de Brahms un peu trop pompeux avec son romantisme exacerbé. Celui de Kabalevsky trop païen à mon goût. Je vais me rabattre sur celui de Fauré, qui est lumineux tout en favorisant la paix intérieure. Celui de Duruflé est mystique et donne l’impression d’être déjà passé de l’autre côté. Un peu comme les expériences sonores de Kitaro inspirées par le Tao du ciel et les proportions pythagoriciennes. D’ailleurs je ne demande s’il n’y a pas un lien entre la métaphysique de Pythagore et le Tao.

La mort de Virgile me vient à l’esprit subitement. C’est un des textes les plus fulgurants de la littérature mondiale, écrit par Hermann Broch lors de son exil américain ; Broch, l’inventeur du concept d’apocalypse joyeuse pour évoquer l’état de la Hongrie pendant les années terribles. Tous ces migrants semblent renouer avec l’apocalypse joyeuse. Broch imagine les dernières heures de la vie d’un Virgile s’interrogeant sur l’éventualité de détruire le manuscrit de l’Enéide puis faisant machine arrière en trouvant la sérénité et la rédemption dans l’amour. Broch est l’un des écrivains que j’admire le plus, surtout pour ses études philosophiques et son incroyable lucidité à une époque désastreuse qui servit de prétexte pour écrire la mort de Virgile. Je ne sais pas si 2015 ressemble aux années 40. Je n’ai pas la prétention d’avoir écrit une nouvelle Enéide mais plutôt deux textes fulgurants capables de changer le cours de la physique. L’un est prêt pour être édité l’autre en cours de réalisation. Mais je ne peux plus envisager de détruire le premier puisqu’il a été envoyé en pdf à une vingtaine d’éditeurs plus quelques physiciens.

Et puis, je ne me vois pas détruire mes écrits puisque la société des gens éduqués et instruits s’en charge en ignorant mes pensées et mes recherches. Tout ce beau monde s’offusque quand des journalistes sont exécutés à la kalach ou bien quand les temples millénaires sont détruits par une horde de fanatiques mais nul ne s’inquiète de voir des connaissances inédites et prometteuses finir dans la poubelle de l’indifférence. Broch avait en tête les destructions de livres et d’œuvres modernes par les nazis. Je serais prêt à penser que l’attitude du monde scientifique, universitaire et médiatique à mon égard conduit au même résultat. En ignorant mes œuvres, on les détruit et moi avec. En stoïcien averti, je ne peux rien y faire. On ne peut rien contre le mal et l’ignorance des hommes. Seul, le tragique verdict de l’Histoire met les pendules à l’heure avec comme ressort le darwinisme anthropique, autrement dit la sélection non pas naturelle mais pas la pulsion destructrice des hommes.

Je ne sais pas si je serai en vie d’ici quelques mois. Si un éditeur veut bien sauver mes recherches, qu’il ne manifeste sinon, c’est sans importance, car plus rien n’a d’importance dans ce monde horizontal sans idéaux voué à la satisfaction des pulsions et des désirs tout en fuyant une mort qui ne peut être évitée car nous finissons tous par trépasser mais pas par les mêmes maux ou causes. Je sais que mes recherches offrent des voies inédites et peut-être des pistes pour comprendre la vie avec ses pathologies incurables. Mais les universitaires, les cadres, les politiques et les journalistes ont décidé de s’en remettre au système moderniste qui échoue depuis des décennies et qui échouera encore. Je ne serai plus là pour voir l’échec qui de plus, participe au fonctionnement du système. Plus l’homme est malade, plus les sources de gain, de profit et de carrières s’accroissent. Le système fonctionne de manière optimal avec un degré important de maladies et de malaises. J’ai comme l’impression d’avoir été massacré par tous ces gens bien formés au discours poli et au costume soigné.

Il est difficile de lutter dans un système dont les élites fonctionnent presque comme au temps du nazisme et du stalinisme. Des élites qui par une sorte de culte de l’ego et de narcissisme méthodique ne supportent pas les surdoués, les génies, les visionnaires. Je finirai libre et je mourrai comme les expressionnistes allemands sous le régimes hitlérien. Vous êtes mes assassins et je n’ai pas l’intention de vous pardonner ! Dieu reconnaîtra les siens ! Même pas un éditeur pour sauver une œuvre ! La France instituée de 2015 ressemblera-t-elle à Daesh ? Certains sont morts sous les balles des frères Kouachi. Je mourrai sous le feu de l’indifférence des frères laïques de la France éduquée et instruite. Mais rien d’étonnant. Un livre récent à succès n’a-t-il pas narré l’histoire d’un nazi instruit et cultivé ?

Ce que je raconte est véridique. C’est le témoignage d’une sorte de violence systémique exercée à l’encontre d’un individu et le cas est loin d’être isolé. Une violence d’Etat et sociale s’exerce à l’encontre des personnes hors des normes parmi lesquelles on trouve des artistes, des justes, des génies, des visionnaires, des dissidents. Une violence qui ne prend pas les formes anciennes du nazisme et du stalinisme mais qui se manifeste avec l’indifférence et la mise à l’écart, la privation de moyens, bref, une violence morale. Les gens qui exercent cette violence ont été fabriqués par le système qui en a besoin pour fonctionner. Le peuple ne voit pas cette violence car il se coule dans les exigences du système en participant aux tâches tout en recevant des revenus corrects le plus souvent. L’homme du troupeau ne voit pas la violence exercée par ses maîtres à l’égard des lions et des chevaux sauvages qui revendiquent la liberté et oeuvrent dans la création. Je crois que cette image animale a des résonances profondes avec le Zarathoustra mais ce n’est pas étonnant, je trace des pensées sous le patronage de Nietzsche.

Merci d’être bienveillant à mon égard et de ne m’envoyer ni fleurs ni couronnes. Je m’en vais tracer deux lignes temporelles.


I. La ligne temporelle qui suit la mort et y conduit. Le mal d’une société avec ses élites corrompues et narcissiques. On croit la question du Mal achevée avec Auschwitz et le nazisme vaincu. Mais c’est une illusion. Le Mal est disséminé dans nos sociétés mais avec des manifestations surtout morales bien que la violence physique soit pas absente. Il ne se voit pas et ses effets sont diffus car le Mal n’est pas incarné dans un Etat, comme en Allemagne en 40. Tout au plus verra-t-on la manifestation exacerbée du Mal dans les actions fanatiques de Daesh. Mais dans nos sociétés, la violence n’est pas physique mais souvent psychique. C’est le cas en France. J’ai subi cette violence depuis des années de combat pour des idées et des travaux. Une violence faite surtout d’indifférence. Une violence qui maintenant m’inscrit dans une ligne temporelle vers la mort. Combien de cathos affichant leur belle conscience et quelques bons préceptes mais qui lorsqu’un homme de foi est à terre, passent à côté et le laisse crever ? Comprenne qui pourra. Les hommes qui se réclament de beaux principes, catho ou humanistes, sont souvent assez cruels à l’encontre de leurs frères.

In requiem ! Paradise Lost est bien plus dans la tonalité nietzschéenne de ce propos que Gabriel Fauré. D’ici six mois ou deux ou douze, je saurai dans quel état de santé je serai et s’il est envisageable de poursuivre le combat de résistance contre le Mal du système et pour la connaissance lumineuse de la matière et du cosmos. Si ma santé décline, autant finir le plus rapidement. Je n’ai pas l’intention de m’en remettre aux perfusions thérapeutiques administrées par un corps médical en lequel je n’ai plus confiance et que du reste je soupçonne d’être atteint lui aussi par le Mal. On ne combat pas le mal avec le mal. Seule la grâce est efficace. Mes chers amis, si vous voulez m’aider, donnez-moi des conseils sur le suicide. Si je décide d’en finir, j’aimerai y apporter un soin tout particulier et faire cela le plus proprement possible, dans les règles de l’art. Et avec les moyens disponibles. Je ne pourrai pas gravir les marches de l’Etna et je n’ai pas l’intention d’imiter Empédocle.


Il existe aussi une ligne temporelle vers la lumière et la vie. En 40, tant de tragédies et saloperies mais pourtant, il y eut bien quelques résistants ainsi que ces justes qui n’ont pas hésiter à sauver des juifs. Le monde n’est pas constitué que de Mal et de ténèbres. Il existe aussi un monde habité par la justice, l’intelligence et la lumière. J’hésite entre Pélage et saint Augustin. Je pense que la grâce est divine mais qu’elle joue de concert avec les décisions libres qui elles, relèvent d’un acte humain et raisonné, pour ne pas dire inspiré.

Les lignes temporelles relèvent autant de la nature et des hommes que des résonances divines. En cette France si sombre, il existe certainement beaucoup d’âmes lumineuses et éclairées. Il faut agir sur deux piliers. Combattre le Mal et abattre les structures pourries comme France Inter, Libé, Le Monde et bien des journaux, l’Université, les administrations, les mutuelles, les partis politiques, les ONG et œuvrer pour reconstruire un monde viable et vivable.

Chacun est placé sur un entrelacs de lignes temporelles conduisant vers les ténèbres ou vers la lumière. Je ne demande pas grand-chose. Juste qu’on publie mes textes. C’est le minimum et c’est une étape indispensable pour réaliser les œuvres à venir. Le monde de l’édition n’est pas condamné à publier des produits de masse, les journalistes ne sont pas prédestinés à déverser des médiocrités dans leurs quotidiens et les universitaires sont tout à fait capables de servir l’avancée des connaissances.

Les lignes temporelles sont parfois linéaires et tracées, parfois entrelacées et changeantes, avec les libres décisions des hommes et les subtilités du monde divin qui semble participer à ce jeu des trajectoires et des aiguillages. Nous n’avons pas encore compris le sens de la lumière et des ténèbres. La Lumière s’accroît, les ténèbres produisent le chaos et finissent par se neutraliser, emportant leur terrible cortège de morts pour rien, excepté l’anéantissement d’un système vermoulu et l’avènement d’une reconstruction sur des bases nouvelles (comme en 1945 par exemple).

Finalement, c’est un peu comme sous l’Occupation. Ne pas s’affoler du désastre et suivre la lumière qui elle, ne s’éteint jamais. Le monde moderne vacille. Je demande si peu, juste un éditeur et un peu d’attention à mes recherches. Si par bonheur il se trouve quelques journalistes scientifiques disposant de compétences pour faire ce métier. Et un éditeur qui aime son travail et se soucie de préoccupation éthique tout en cherchant à être estimable et non pas seulement rentable !

bdugue (at) wanadoo.fr


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58 réactions à cet article    


  • Passante Passante 18 septembre 2015 10:48

    vous citez nietzsche, et le zarathoustra, 

    n’est-ce pas le lieu où il en arrive à ce constat 
    qu’il aurait rêvé tous ses ennemis, qu’il les aurait lui-même rendus si coriaces, 
    si actifs, qu’il aurait donc de ses propres mains organisé l’intégrale de sa pérsécution ?
    y’a isaïe 38 aussi -

    ne pas apparaître est haute condition.
    ne pas poublier est l’assurance d’être lu, 
    fini modèle vingtième, éditeurs tout ça, c’est tellement loin, tellement autre déjà.
    vous vous lamentez de ne pouvoir jeter dans le torrent les diamants.
    la chance que vous avez eu dans ce sommeil.

    vous avez enfin le temps de vous consacrer avec peu 
    à de belles éditions personnelles et limitées pour des privilégiés, dorures pour
    des happy few, voilà le travail, jamais ailleurs, 
    le froid des hypermarchés de nuit, on va pas y risquer les métaux de l’Achéron.

    alors pour se suicider et bâtir un système assassin, 
    il faut en maintenir la matrice, 2D ou 3D qu’importe, 
    donc vous, face au mur de l’édition, voilà, vous lisez « fin ».
    et justement, cette faim vous aura été épargnée -
    une voix qui hurle « mais tout est perdu ! »
    une autre murmure : « plus haut... » 

    • JL JL 18 septembre 2015 11:51

      Mais si, on lit !


      Bon, c’est vrai, je me suis arrêté là : ’L’impasse scientifique n’est pas due à mes recherches mais à une incapacité du système à étudier et publier ce que je propose.’’



      • alinea alinea 18 septembre 2015 12:22

        Vous êtes sans doute de ceux qui auront une gloire posthume ; ils sont nombreux vous savez.
        Si vous ne faites pas partie d’un cercle, d’un groupe, si vous ne faites pas école, peu de chance d’être adopté par un système qui marche moins sur le fond que sur l’écume.
        Passionné par vos recherches et trouvailles, mais moins désireux de reconnaissance, peut-être vous porteriez-vous mieux, mais pour cela sans doute fallait-il être un peu fou.
        Être solitaire est une plaie qui ne se referme jamais, alors, mieux vaut l’accepter et faire son chemin seul ; faites donc une souscription, demandez de l’aide,éditez-vous. Allez en Suisse ou au Canada, ne lâcher pas prise !
        Vous ne dîtes rien de votre santé, mais il existe des êtres doués qui soignent autrement, je vous garantis, c’est époustouflant. Dans mon coin j’ai des adresses, je vous enverrai un numéro si vous pouvez ou voulez bouger.
        J’aurais tant de choses à dire sur vous-même, mais en tout cas, merci pour ce texte.


        • Laconique Laconique 18 septembre 2015 12:54

          Quelle détresse… En vous lisant, on trouve une démonstration éclatante de cette vieille vérité, que l’intelligence et l’orgueil sont la véritable porte de l’enfer… Priez, repentez-vous, vous avez la chance d’en avoir la possibilité encore, après il sera trop tard. Tout votre attachement illusoire à votre « œuvre » vous sépare de Dieu et de la vérité, et vous empêchera d’emprunter le bon chemin au moment décisif.

          Insensé celui qui met son espérance dans les hommes ou dans quelque créature que ce soit.

          Ne vous estimez pas meilleur que les autres ; peut-être êtes-vous pire aux yeux de Dieu, qui sait ce qu’il y a dans l’homme.

          L’homme humble jouit d’une paix inaltérable, la colère et l’envie trouble le cœur du superbe. (Imitation de Jésus-Christ, 1, 7).


          • bakerstreet bakerstreet 18 septembre 2015 13:04

             Il y a en vos écrits toute une fureur contre le monde. 
            Mais s’agit il du vrai monde. Ce monde de la reconnaissance et des afficiados n’est qu’une illusion de toute façon. 
            Ici, nous jouons dans l’arrière cour, à jouer aux billes dans un rayon de soleil, dans l’instantané. Nous sommes des enfants. Peut être faut il se contenter de cette grandeur anonyme mais réconfortante, plutôt que de vouloir être petitement reconnu par quelques imbéciles et par l’académie. 
            Fermez votre ordinateur, vos bouquins et partez sur les routes, à pied en vélo mais pas en voiture. « Les nourritures terrestres » de Gide en poche. Vous savez « Natanael je t’apprendrais l’extase ». Que dire d’autre. . Partez vers le sud les toits de tuile, les chemins de Compostelle qui mènent à Rome, et évitez tout de même la Syrie. Gardez l’humour en vous, ce sourire intérieur qui vous donnera une roue de secours quand vous aurez le ventre vide. Une sensation qu’il faut rechercher de même que le sol dur, qui vous rappelle que le confort nous égare. 
            Je crois que nous sommes beaucoup ici à écrire, à aimer ce basculement du sens en mots, et réciproquement, qui nous fait marcher composer d’étranges symphonies qui embellissent le paysage, le recompose, mieux qu’un hallucinogène.. 
            C’est le fin du fin de l’art, qui n’est pas un moyen, mais un but en soi, des lunettes que vous avez développé peu à peu. Courir après une reconnaissance, c’est le début des embûches, de la foire aux illusions. Tous les artistes savent que l’enfer commence quand vous abandonnez l’atelier pour vous vendre à la foire.
            Ca serait dommage que ça se retourne contre vous, que cette canne devienne une arme létale. Si vous faisiez de la peinture je vous dirais de changer votre manière, et surtout votre sujet, pour vous dégourdir les yeux, d’arrêter de peindre de gros hommes adipeux, qui vous paient bien mal quand vous leur rendez leur portrait. De vous contenter de faire des esquisses rapides de paysages, un vrai plaisir du vif, comme la pèche à la ligne, ou un tour en vélo
            J’ai connu un jeune homme surtout qui était très bon en peinture, comme tant d’autres après tout. Il est mort de dépit de ne pas avoir été consacré. C’est dommage, j’aurais voulu l’inviter à boire un coup de blanc sous la tonnelle à dire des choses banales, à l’heure de la retraite.. Sa mort n’a pas fait plus qu’un plouf dans l’eau, sauf pour quelques personnes qui l’estimaient, le sel de la vie.
            Il s’est bien trompé . Le génie n’est pas unique, il est universel. Chacun en nous le possède. La représentation du monde du spectacle désigne à la foule un héros, un surhomme, mais c’est un mensonge. Ne soyez pas victime de cette illusion.
            Bien à vous

            • clostra 18 septembre 2015 13:36

              Vous avez de nombreux amis Bernard.Des amis qui bousculent et se moquent, qui lisent ... Ce qui amène une réflexion sur le virtuel qui perçoit en creux et vous laisse percevoir en vous et non pas « en face » toute une gamme d’émotions. Substrat probable du mythique « l’enfer c’est les autres »

              (pour vous remonter le moral, êtes-vous allé voir VICE VERSA là se trouve sans doute où il faut arriver pour créer de l’intérêt : une sorte de solution « toute faite » pour faire comprendre. Mais quel boulot pour en arriver là !)

              Je discute sur un autre forum en pensant à un de vos articles sur les trous noirs ... c’est pas rien ça ! (sauf que Hawking bat en brèche l’idée d’une mémoire - mémorisation - alors que votre hypothèse était bien séduisante ... en particulier pour un neurophysiologiste sachant que l’espace-temps est codé justement dans nos mémoires, que l’espace-temps est très difficile à concevoir ...)

              et puis, je regarde désormais en coin cette liane qui fait ployer le forcythia, qui semble n’en faire qu’à sa tête ... et s’attaque maintenant au pommier nain planté pour mon petit fils (un enfant un arbre) ...

              Cela pour dire que vous êtes utile... Maintenant Agoravox pourrait faire un effort pour n’être pas seulement un avaleur de bonnes idées, la « machine » étant la seule à avoir besoin de sous. ?

              Agoravox pourrait avoir son Conseil Scientifique ... avec tous ces savants à la retraite et tous ces jeunes prêts à les tuer...

              Que sais-je ? un bon scientifique se doit d’être solitaire et persécuté ...

              Qui s’élève élève le monde ... mais gare à la vague scélérate !

              Allez ! on repique ?


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 18 septembre 2015 13:56

                @clostra

                Pour ce qui est des trous noirs et de l’information, Hawking a perdu la partie comme tous les physiciens car la relativité générale n’a aucune validité dans ce domaine. Elle est tout simplement fausse et ne résistera pas plus qu’une ou deux décennies mais je préfère rester vivant et faire en sorte que cette théorie mal ficelée s’effondre comme les tours jumelles.


              • Gollum Gollum 18 septembre 2015 13:45

                Ben dis donc quel spleen…


                Je me retrouve un peu dans votre portrait de surdoué rejeté. Pour autant je n’ai plus envie d’être reconnu et je me complais souvent dans l’ignorance où sont les autres quant à mon être profond et réel. Bref, j’aime vivre caché et cela me réussit plutôt bien…

                Car au fond, rien n’a réellement d’importance et se faire de la bile pour ceci ou cela, parce que le Mal avec un grand M progresse, c’est ne pas accorder suffisamment de confiance et de foi en Celui qui dirige les mondes et en particulier les médiocres que vous vilipendez.

                Lisez Madame Guyon et pratiquez le Quiétisme. Vous oublierez vos travaux, l’importance que vous y accordez, et trouverez du goût aux petites choses : regarder la fourmi qui passe, le chat qui paresse…

                Sinon si vous tenez absolument à être édité (mais je vous l’avais déjà dit) on peut s’éditer facilement maintenant sur le web. Regardez du côté de lulu.com ou équivalents.. en plus vous y serez éternellement contrairement aux éditeurs classiques qui rechignent aux rééditions..

                • Bernard Dugué Bernard Dugué 18 septembre 2015 14:02

                  @Gollum

                  Plutôt Eddington et le piétisme quoique, un bon Jimi Hendrix fait tout aussi bien l’affaire


                • COVADONGA722 COVADONGA722 18 septembre 2015 14:05

                  yep des surdoués rejetés ?

                  l’avantage d’être comme moi un sous-doué c’est que le sachant on s’appuie sur d’autres.

                  Tous les hommes voudraient cheminer sur la route de la Connaissance. Cette route, les uns la cherchent, d’autres affirment qu’ils l’ont trouvée. Mais, un jour, une voix criera : "Il n’y a ni route ni sentier !"

                  Omar Kayyam


                  • kalachnikov lermontov 18 septembre 2015 15:11

                    J’ai arrêté à l’évocation de Nietzsche, trop c’est trop.

                    Après des brouilles avec des éditeurs, etc, Nietzsche a publié, je crois, à compte d’auteur la dernière partie du Z. A 500 exemplaires. Qu’il a offert. A , si je me souviens bien, 20 personnes maxi, les seules pouvant selon lui ’entendre’. Rien que le fait de vouloir écrire pour tous et non à personne fait de vous un anti-nietzschéen au possible. Vous, vous voulez sauver la masse, l’édifier, etc. L’humanité. Tandis que ce que Z cache dans un arbre, à l’abri des loups, c’est l’Humanité elle-même. Et il faut savoir ce que l’on veut et si l’on veut : incarner celle-ci, même seul, par idéal ; ou bien si l’on veut être dans la représentation, avoir besoin d’un public gna gna gna.

                    Donc vous pouvez chouiner ou m^me vous suicider, très nietzschéen que tout ça. (je ne vais quand m^me pas recopier ses oeuvres complétes ’pourquoi si dur ?’, ’ce qui va dorénavant fixer la hiérarchie, c’est la capacité à endurer la Douleur’ ; ’La pensée du suicide est une puissante consolation ; elle aide à passer plus d’une mauvaise nuit’ ; ’un tigre qui a manqué son bond’, etc.

                     


                    • Bernard Dugué Bernard Dugué 18 septembre 2015 15:17

                      @lermontov

                      Si vous n’êtes pas capable de me lire, je doute que vous puissiez entrer dans la pensée de Nieztsche, vous qui me prêtez des intentions que je n’ai jamais exprimées car elles n’existent pas !


                    • kalachnikov lermontov 18 septembre 2015 15:26

                      @ Bernard Dugué

                      Mais je vous lis bien ; depuis que je vous connais, vous avez écrit une vingtaine d’articles où vous disiez que vous aviez une bombe. J’attends toujours.

                      De ce fait, effectivement, je vous survole désormais. (ce n’est pas tout à fait exact ; je vous observe comme type.)


                    • Neo-str 18 septembre 2015 23:22

                      Lermontov,

                      « je vous observe comme type ».

                       smiley , dgse, dst ... Heu, nsa ... ?

                      Le nanar qui maintenant nous surveille le Nanar ... smiley

                      Fait gaffe à toi Dug ... Toi aussi Lermo c’est chelou tout ça ... smileysmiley

                      Allez une petite mélodie ... smiley


                    • kalachnikov lermontov 19 septembre 2015 00:17

                      @ neo-str

                      Non, pure curiosité esthétique, rien de malveillant ou de mal intentionné.


                    • soi même 19 septembre 2015 00:29

                      @Bernard Dugué, pour un désespérer je trouve que vous avez beaucoup de mordant, en somme vous manquez pas d’air , c’est votre souffle qui est engorgé par l’orgueil d’être une personne importante.
                      Un SDF a plus de dignité que votre boursouflure morale... !


                    • cathy30 cathy30 18 septembre 2015 16:41

                      Je suis triste pour vous Bernard Dugué, le cancer est une horreur.

                      Oui, ils nous ont vendu une religion scientifique pour le peuple.
                      Vous citez le stalinisme, le nazisme, mais nous sommes bien au delà de 1940. Les vainqueurs ont écrit l’histoire.
                      La lumière nous ne la trouverez qu’en Jésus Christ. Il est la résurrection et la vie éternelle. En Lui, nous avons le pardon des péchés. Il essuiera toutes larmes de nos yeux.
                      Je vous parle d’éternité.

                       Car tu as été mon secours ; aussi je me réjouirai sous l’ombre de tes ailes.
                      Psaume 63

                      • alinea alinea 18 septembre 2015 17:34

                        la manière dont je me suiciderai ne peut vous concerner puisque vous ne voulez pas marcher ; mais je vous la dis quand même.
                        Je sentirai le moment comme j’ai ressenti tous les moments de ma vie, alors, une fois mes affaires réglées pour ne pas encombrer mon héritier, je partirai dans la montagne ; je sais où, exactement. Puis, je tomberai dans un trou et attendrai la mort ; je sais que c’est la mort la plus douce, mourir de froid.. Et j’ai envie de la vivre, ma mort. En espérant qu’on ne me retrouve pas.
                        jamais sociable, jamais intégrée, je me vois mal cajolée par des mains anonymes dont c’est le métier, et mise en terre dans un cercueil doré.
                        Si toutefois un accident cardiovasculaire ou cardiaque venait à me devancer, j’ai fait jurer que mon cercueil ne serait que quelques planches assemblées, et que les porteurs seraient tous ceux qui m’ont aimée !


                        • bakerstreet bakerstreet 18 septembre 2015 18:57

                          @alinea

                          Du coup il faut avouer que c’est un bon article car l’auteur comme disait Céline d’une façon néanmoins subliminale « un bon écrivain, ça met sa peau au porte manteau » il nous pose là des questions existentielles, abordant les trous noirs d’une façon originale

                          Moi je préfère les deviner de l’extérieur, une sorte d’aspirateur sans sac à poussières qui se ballade dans l’espace, et qui avale tout sur son passage...Non vraiment, je préfère les comètes, les aurores boréales surtout., plutôt que cette super ménagère. 
                          On n’est pas pressé de vous voir faire votre valise, alinea....
                          Remarquez que la façon que vous avez choisi est intéressante, car elle a un grand avantage : Si vous changez d’avis, vous n’aurez qu’à sortir de votre trou et revenir à la maison, en gardant votre intégrité. 
                          Mis à part quelques exceptions liées à des maladies incurables, ou des situations crépusculaires, tout les suicidés que j’ai vu dans ma carrière, après réanimation, regrettaient le plus souvent leur geste. 
                          Finalement, ils s’apercevaient après coup que ce n’était pas eux qu’ils voulaient faire disparaître, mais un problème, qu’ils réexaminaient alors, et qui leur semblait parfois très abordable.
                          Causes multiples et personnelles gestes parfois pas réfléchis, mouvements impulsifs. Rassembler les gens autour d’eux, punir un patron, une femme infidèle, se conçoivent aussi comme ds mouvements de colère infantiles qui peuvent amener des raptus.
                          Une connerie, comme on dit.
                          Le problème, pour tous, gros problème ou petit, c’est qu’ils avaient parfois des altérations sérieuses, consécutifs, et qui allaient changer radicalement leur façon de vivre, jusqu’à leur faire perdre leur autonomie
                          . Néanmoins curieusement, beaucoup parmi ceux ci malgré leur handicap retrouvaient un bonheur de vivre, et sortaient même curieusement de leur dépressions dans un fauteuil roulant. Les grands traumas nous font pareillement réévaluer nos malheurs, à l’échelon des nouvelles perspectives, comme un courant qui nous a emmené dans un autre bras de rivière. 
                          Se liquider en pensant punir les autres est une impasse.
                          De même penser vouloir en finir.
                           Dés qu’on jette un écrit pour expliquer sa mort, j’ai comme l’intuition que les gens ne veulent pas mourir. 
                          La mort est en effet une sorte de négation totale, de coup de chiffon sur le tableau, et le message qu’on laisse est en contradiction avec cette volonté nihiliste, signifiante d’être le témoin fantôme de sa propre mort, d’être là quand l’autre lira, vérifiant qu’on a bien envie de continuer de vivre. 
                          Ce qu’il faut faire quand on est mal, c’est de ne pas hésiter à se faire hospitaliser, ou du moins consulter. 
                          C’est un peu brut de comptoir ce que je dis. Hygiénique, diraient certains
                          Je préférerais dire, téléphoner à un ami. 
                          Mais les amis vous connaissent ont leurs défenses, leurs intérêts et leurs limites. Sans compter les bons conseils qui n’en sont pas.
                          Commencer à dérouler le fil se laisser aller en confiance suppose un certain incognito. Remarquez que sur agora, c’est parfois un peu ce miracle. Mais je doute que ça suffise pour les situations de crises


                        • Philippe Stephan Christian Deschamps 18 septembre 2015 19:06

                          @alinea
                          je tomberai dans un trou et attendrai la mort ; je sais que c’est la mort la plus douce, mourir de froid..
                          .
                          le problème c’est que tu te fasses une fracture bien douloureuse en tombant et par tes cris tu ameutes des troubles morts qui te sortirons de ce straou ,et aussi que tu te fracasses le crane et ne puisse pas profiter de la douceur de mourir de froid .
                          les hallucinations induites par l’hypothermie et le jeun sont activées plus tôt dans le processus de mort par un manque de sommeil donc une nuits blanche aiderai à allez au pays de la petite fille aux amulettes.
                           


                        • alinea alinea 18 septembre 2015 20:43

                          @bakerstreet
                          Je suis d’accord avec vous, sur le suicide ; moi je ne parlais pas de suicide, mais de l’heure de ma mort ; ma vraie mort quoi.
                          Vous connaissez cette phrase attribuée à une grand-mère qui dit à sa petite fille qui l’interrogeait : tu ne vas pas mourir bientôt, hein, grand-mère ? Non, répondit-elle, je ne mourrai pas avant la fin de ma vie.


                        • alinea alinea 18 septembre 2015 21:07

                          Christian, c’est un risque ; mais je ne crierai pas, c’est pas mon genre ! smiley
                          la douleur, j’en ai eu l’habitude, on s’y plonge, cela évite d’avoir des regrets !!!


                        • Neo-str 18 septembre 2015 22:02

                          La mort je veux la voir venir ... Pas question de mourir pendant mon sommeil ... quelle mort conne ... Je veux me voir partir avec ou sans souffrance ! Je veux quitter ce monde les yeux ouverts et rentrer dans l’autre avec les yeux toujours ouverts et s’il n’y a rien et ben tant pis !


                        • bakerstreet bakerstreet 19 septembre 2015 01:10

                          @alinea

                          La mort est un scandale,sans doute, mais on fait des scandales avec pas grand chose parfois.
                           Et puis après tout n’est ce pas plutôt une rumeur ?
                          De mes deux gamins, quand ils ont appris l’existence de la mort, quand ils étaient tous petits :
                          . L’ainé très philosophe a commencé à sortir sereinement son explication personnelle, qui correspondait en tous points à celle de la grande roue de la réincarnation indienne, le karma en moins : 
                          « Moi je crois que ça n’existe pas la mort, et que ça tourne et que ça tourne d’une vie à l’autre !

                          L’autre par contre s’est mis en colère, d’une façon si forte, que s’en était émouvant et cruel. Puis il nous a désigné.
                           »Toi et toi tu mourras, mais moi, je mourras pas !"


                        • julius 1ER 19 septembre 2015 09:10

                          @bakerstreet


                          c’est ton meilleur texte depuis longtemps !!!!!

                        • Philippe Stephan Christian Deschamps 18 septembre 2015 18:07

                          bonjour Bernard
                          et l’auto édition ne ferait-elle pas l affaire ?
                          bookelis ou d« autres ,editions-melibeesocietedesecrivains (chez l’ ennemi amazon)
                          je ne sait pas s’il existe l’équivalent pour des éditions scientifique haut niveau
                          http://7ecrit.com/categorie-produit/scientifique.
                          ..

                          je suis en période calme, les cancers dont je souffrait (depuis 2008) sont en sommeil,
                          l’arthrose me ronge comme de l’acide ;on m’a scié une bonne partie d’un tibia farcie de vis
                          d’une précédente pose de matériel orthopédique et posé une prothèse total du genou avec quille ce qui m’a permis de me déplacer un peu .7 vertèbres se sont soudés et d’autre broutille sans importance,mais je ne sait pas pourquoi j’ai toujours le moral.c’est sur cela n’a pas été la fête tout les jours .j’ai pu voir naitre 3 enfants dans ma famille c »est plutôt sympa pour un zombie que l’on a vidé de ses tripes.
                          alors je te souhaite bon courage


                          • Claude Simon Gandalf 18 septembre 2015 18:17

                            Pour l’édition, je ne sais pas.

                            Mais en butinant sur Internet, il se dit des méthodes résolvant cancer en 16h chrono ou plus (armoise annuelle , aspirine, traitement eau oxigéné, par ex).

                            • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 18 septembre 2015 18:33

                              A Bernard Dugué,


                              Je vous survole généralement plus que je ne vous lis. La densité, la longueur et la complexité de vos textes, la profusion - à mon sens abusive voir arrogante - de références littéraires ou scientifiques qu’il faudrait aller examiner pour vous suivre, dépassent le plus souvent mon seuil de tolérance pour une lecture sur écran informatique. Sous la forme d’un bon bouquin à lire le soir dans mon plumard, je ne dis pas... 

                              Si votre souhait est d’être publié, je ne vois pas le problème : vous pouvez le faire en indépendant sur Amazon, sur papier à compte d’auteur, ou via la foultitude de sites de partage d’écrits. Vous pouvez créer un e-book et le distribuer par tous les moyens. La reconnaissance viendra, ou pas. Est-ce important ? 

                              Le monde d’aujourd’hui est le même que celui d’hier, oscillant entre le feu de l’indifférence et le bûcher des hérétiques. 

                              Cela dit, je vous ait lu en entier aujourd’hui, j’ai trouvé le texte très fort et je vous salue.

                              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 18 septembre 2015 18:43

                                @ Bernerd Dugué


                                Il faut distinguer entre la diffusion des messages dont on est ou se croit porteur ... et la persona de l’écrivain, du penseur, ou simplement de l’intellectuel qu’on veut revêtir. Comme auteur le plus prolifique sur Avox, vous avez sans doute été lu par plus de gens que tous les classiques réunis... et que l’Immense majorité des écrivains francophones contemporains ! A titre de référence, mes articles sur le net ont reçu, depuis 11 ans, plus de 7 000 000 de visites..... et je n’en ai pas fait une activité à plein temps, loin de là ! (Cherchez moi su Google)

                                Si vous vouliez DIRE, réjouissez-vous, c’est fait et votre oeuvre passera à la postérité à la mesure de l’intérêt  des interrogations auxquelles vous aurez répondu. Pendant ce temps, le livre édité sur papier comme véhicule de la pensée, est a devenir un curiosité.

                                Soyez fier. S’Il vous manque, toutefois, de pouvoir jouir de la reconnaissance formelle de ceux qui s’auto-proclament les maitres à penser, il vous faut alors suivre les règles du jeu de la célébrité, courtiser, les critiques et les médias... et vous y consacrer comme tout autre athlète à son sport. Souvenez-vous seulement que c’est un choix : le temps que vous mettez a polir votre image, c’est du temps pendant lequel vous ne « dites » rien...

                                Pierre JC Allard



                                • bakerstreet bakerstreet 18 septembre 2015 19:21

                                  @Pierre JC Allard


                                  Le monde de la création et de l’édition, et d’une façon générale celui des artistes est une horreur feutrée.
                                   Il faut savoir où l’on va quand on entre dans cette attraction foraine qui vous mettra la tête à l’envers, avant de vous mettre dans le labyrinthe aux miroirs déformés. 
                                  Peintre à mes heures, j’ai fait quelques expositions primées, sans vraiment insister ; la plupart du temps distinguées par des artistes locaux. L’erreur est bien sûr de concourir. La plupart du temps, les prix iront aux œuvres les plus médiocres, pour la bonne raison que la plupart des membres du jury, plus ou moins consciemment, ne veulent pas consacrer quelqu’un susceptible de leur faire concurrence. 
                                  Je me souviens aussi d’un concours réservé aux « bricoleurs de génie ». Il y avait des choses stupéfiantes : La machine de Denis Papin à l’échelle, un mécanisme d’Horlogerie déclenchant l’apparition d’un automate aux mouvement complexes, etc etc......Le premier pris a été donné à un type qui avait réalisé une tour Eiffel avec des allumettes collées.....
                                  Les visiteurs de l’expo étaient priés de ne pas rire....Mais c’était vraiment du foutage de gueule !
                                  On va chercher souvent la malchance pour justifier le refus de tant de manuscrits qui après coups se révélèrent des chefs d’œuvres. Proust en étant le meilleur exemple. 
                                  Mais on oublie souvent la faute intentionnelle, le règlement de compte, le refus de voir apparaître de nouvelles voix. 
                                  Il faut le savoir avant de se lancer dans ce choix périlleux de se mettre à nu au milieu de la salle. Les gens qui vivent de leur art sont une infime minorité.
                                   Il ne faut pas pour autant en accumuler du ressenti et de l’aigreur. 
                                  « Poussière tout n’est que poussière » comme disait l’ecclésiaste. 
                                  Mais l’accepter, en pensant si l’on est déçu, c’est que l’on avait simplement mal évalué combien le sol était dur. 
                                  En conséquence, il faut revoir ses paradigmes , et s’adapter à l’évidence. Se faire souple plutôt que de se raidir !
                                   Lacan disait la réalité, c’est quand on se cogne au mur ! 
                                  Nous y voilà. 

                                • alinea alinea 18 septembre 2015 20:55

                                  @bakerstreet
                                  Je ne suis pas sûre que ce sot le même problème quand on fait des calculs, des « trouvailles » en physique ;
                                  Alors la reconnaissance de l’autre est évidemment indispensable ; l’autre est indispensable de toutes façons, mais la critique, l’échange relance les idées.
                                  On tourne toujours autour du pot avant d’aboutir ; un retour, une pichenette peut faire faire des pas de géants !
                                  J’avais lu l’histoire de ce physicien italien complétement génial, qui était tout seul sur son île, il était mort prématurément en laissant ses notes en vrac !
                                  C’est pas un destin facile, mais il en vaut un autre, non ?


                                • bakerstreet bakerstreet 19 septembre 2015 00:17

                                  @alinea

                                  Vous avez raison sans doute, mais la différence n’est pas si énorme que cela ; car beaucoup d’artistes même s’ils ne sont pas des scientifiques, élaborent intuitivement un monde et des théories de l’existence qui sont tout autant des systèmes de pensée, des mondes en représentations émotionnels qui peuvent changer la façon de concevoir de leurs contemporains. 
                                  L’artiste n’est pas loin de l’animalité. Il ressent en primauté les grands courants que la science mettra parfois parfois plus de temps à élaborer les bases d’un nouveau postulat, car empruntant les chemins de la rigueur et de la logique.
                                  Le « je » est un autre de Rimbaud entre dans un système de voyance que bien des scientifiques le nez collé sur leur microscope auraient pu lui envier à l’époque. Quoique je pense que les grands scientifiques sont surement eux aussi « des voyants », et que ce clivage ne les concerne pas.
                                   Remarquez qu’à 18 ans Rimbaud laisse tomber l’écriture, on pourrait dire « la recherche pure », et ses écrits pour se colleter à l’existence d’un aventurier. 
                                  Ca n’a pas été surement un destin facile, et au vue de ses années en Afrique pas très lumineuses, et de sa fin prématurée et même de ses regrets, je ne crois pas qu’il nous faut envier sa vie, son sort Mais enfin il avait fait ses choix , et été jusqu’au bout d’une certaine logique, peut être prisonnier de celle ci, car arrivé un moment, il aurait voulu faire demi tour. 
                                  Se connaissait il vraiment, ainsi que ses propres limites, ce moment où il ne faut pas se rapprocher trop près du soleil ?
                                  . Tout destin se vaut surement...Qui sommes nous pour juger ?
                                   Mais enfin il faut avouer que certaines vies sont plus lumineuses que d’autres. Tant pis s’ils n’ont pas été prix Nobel, et même pas consacrés.
                                   S’ils ont simplement atteint l’équilibre, fait du bien aux autres, qu’on garde une image d’eux positive, que voulez vous de mieux ? 
                                  Certains riront, , mais c’est un projet extrêmement ambitieux ! Le monde irait tellement mieux si tant de gens n’étaient pas si niaiseux de leur petite personne !


                                • bakerstreet bakerstreet 19 septembre 2015 00:34

                                  Alinea

                                  Je continue en roue libre dans la descente. Voilà que je pense aux bouquins de Wells , qui m’avaient tant marqué gamin. Wells a été un grand voyant, et l’intérêt de ses romans qu’il s’est avant tant d’autres intéressé à la science et ses dérives, bien avant les années 60 ;« la machine à remonter le temps » nous offre l’image saisissante d’un monde post nucléaire, bien avant l’invention de la bombe, et « l’ile du docteur Moreau », nous parle d’un savant fou faisant des manipulations génétiques sur les animaux, créant des monstruosités.
                                  Tout cela pour parler de l’intuition des artistes qui sentent les choses en substrats. 
                                   Là ou Vernes avait un vision très positiviste en général, mis à part quelques accrocs à son système de pensée, comme le capitaine Nemo, Wells a l’intuition que ce monde devient très dangereux. C’est lui qui dés 1900 développe ce thème du savant fou, génial, mais névrosé, se servant de ses découvertes d’une façon prédatrice.
                                   C’est la rencontre d’une intelligence extrême, mais déshumanisée, sans empathie, monstrueuse, au service d’ambitions ridicules : Devenir le maître du monde, posséder... Sans doute vaut il mieux que certains génies restent sur leur ile, sans capitaux, s’ils n’ont pas en eux cette volonté de rester un homme au milieu des autres. 
                                  La science et la philosophie. l’éthique en moi et le ciel étoilé au dessus de ma tête, comme disait Kant.
                                  Mais je m’égare un peu, ce que je préfère au fond !

                                • julius 1ER 19 septembre 2015 09:22
                                   Tant pis s’ils n’ont pas été prix Nobel, et même pas consacrés.
                                   S’ils ont simplement atteint l’équilibre, fait du bien aux autres, qu’on garde une image d’eux positive, que voulez vous de mieux ? 
                                  Certains riront, , mais c’est un projet extrêmement ambitieux ! Le monde irait tellement mieux si tant de gens n’étaient pas si niaiseux de leur petite personne !

                                  @bakerstreet

                                  Dugué pourrait prendre ce texte comme épitaphe..... car c’est la vérité de la vie, sans fard et sans ostentation !!!!!!
                                  tu atteins une dimension humaine Bakerstreet ...

                                • alinea alinea 19 septembre 2015 12:26

                                  @bakerstreet
                                  Non, au contraire, c’est en plein dans le sujet.
                                  Nous avons à faire à des cerveaux gauches emballés, ce qui sclérose tout leurs restes (!) et la jouissance est intense d’être propulsé ainsi dans l’a-humain ; cependant au bout du compte, tout coït a besoin d’être partagé ou tout génie d’être reconnu ; d’ailleurs c’est la définition du génie : être là au bon moment, c’est pourquoi beaucoup sont posthumes !!
                                  Seulement vos calculs a-humains sont récupérés et deviennent souvent des trucs inutiles ou bien aussi in-humains
                                  On raconte la stupéfaction d’Einstein devant le produit de l’accouchement de ses envolées. Même si ce n’est qu’une image, elle est plausible.
                                  Mais le génie c’est aussi, et peut-être surtout, de l’intuition, cette intelligence plus rapide que la lumière, aussi, comme l’intuition n’appartient pas à la sphère dite gauche de notre cerveau, les artistes, oui, sont des anticipateurs, plus que les savants qui ne pensent jamais à ce qu’on pourra faire de leurs résultats abstraits !
                                  J’aime beaucoup ( oh que c’est bête comme phrase) Kant !!!


                                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 19 septembre 2015 17:18

                                  @Bakerstreet


                                  Un certain 1er juin, début des années "40, après un mois de Mai exemplaire de foi et de dévotion, j’ai compris que la Bonne Sainte Vierge ne me ramènerait pas le chien que j’aimais et qu’on m’avait enlevé. De mon acceptation de cette trahison, m’est venue celle de toutes les autres qui se sont succédées.... puis une grande sérénité....  Nous sommes tous TOTALEMENT insignifiants. Il est bête de se prendre au sérieux au-delà du plaisir qu’on peut retirer à se créer a chaque instantune image plaisante de soi.... Mais de ce plaisir, il ne faut pas se priver..... 

                                  Pierre JC
                                   

                                • bakerstreet bakerstreet 19 septembre 2015 18:37

                                  @Pierre JC Allard

                                  Toute épreuve crée une déflagration en nous. 
                                  Après un moment de stupeur, il faut bien revivre, réapprendre les gestes pour continuer, vivre après tout. On constate si on n’a pas été dezingué, qu’il arrive parfois on a grandi , que l’expérience a été profitable, et qu’on n’aura plus jamais le même regard sur les choses, 
                                  Einstein ou pas, apprenti de la relativité sans la théorie. 
                                  Le sel de la vie n’a pas toujours gout de sucre. Mais la fadeur et le mensonge valent ils le coup, vraiment ? 
                                  Bouddha et quelques autres nous ont dit des choses précieuses à ce sujet
                                  Normalement, l’age permet de se démettre sans problème de quelques vanités, si l’on sait tirer quelques leçons que les anciens ont tiré avant nous. 
                                  Mais rien n’est sûr, en ce monde, et le miroir des vanités nous est sans cesse proposé

                                • bakerstreet bakerstreet 19 septembre 2015 19:00

                                  @alinea
                                  Ce qui est sûr, c’est que la notoriété se paie très chère, car elle liée au pouvoir. Shakespeare a fait danser la plupart de ses pièces autour de quelques ficelle liées à cette vanité assassine, qui vous fait passer de roi des apparences, au rôle de pauvre guignol, de marionnette se cramponnant à ses ficelles. 

                                  Vous imaginez vous passer d’un plateau télé à un autre, pendant que des courtisans applaudiraient à la moindre de vos paroles les plus stupides. Une expérience digne de Jerôme Bosch qu’on peut voir dés qu’on regarde un plateau télé. 
                                  Il y a là tout le champ d’un vécu psychotique, puisque le réel sur lequel vous tenter de vous appuyez se défausse...Alors folie vous guette à coup sûr. 
                                  Ah, qu’il est bon et vrai le temps où l’on nous remet à notre place, prouvant qu’on a pas quitter le plancher des vaches, cette vallée des larmes qui est tout autant celle de l’authenticité, et des vrais sourires aussi, et des vrais amis. 
                                  Même si la petite maison dans la prairie n’existe pas, nul doute que le château du diable lui existe. C’est celui du monstre othello, du pauvre roi Lear. Rien n’a changé depuis le seizième siècle. Peut être certains se sentent ils le devoir d’avoir à accomplir quelque chose sur terre, sont ils inspirés par les dieux. Mais il leur faudra bien des ressources en eux, et ne pas perdre le sens du réel et de l’équilibre ordinaire. Bref ne pas oublier qu’ils sont des hommes comme d’autres, habités par les mêmes faiblesses, tentés par les même honneurs, et confrontés à la vanité et au découragement. 
                                  « A quoi bon au fait ? » En n’oubliant pas qu’Einstein et Oppenheimer par exemple ont été confronté à la récupération militaire et génocidaire de leurs découvertes. 
                                  On adore tous cette photo où Einstein tire la langue. On se dit « Génial, ce mec finalement était comme nous ! » Et Kant aussi qui se baladait chaque jour la même ballade autour de sa bonne vieille ville, marchant dans la même ornière, se foutant bien du reste. On voit bien que parmi les savants éminents, certains auraient eu des bons copains de classe parmi les cancres de la classe. C’est qu’ils avaient gardé cette grande qualité, la modestie. Mais eux ne l’auraient pas appelé comme cela. ils auraient dit : Le sens du réel. 

                                • bakerstreet bakerstreet 19 septembre 2015 19:31

                                  @alinea

                                  Il faut toujours garder son kant à soi !
                                  Hawkings, à ce que j’en sais, continue à avoir la tête dans les étoiles et les équations quantiques, alors que son corps est paralysé. Il communique grâce à un doigt ou deux encore ! Moins un quand il prend son thé...Duguet nous dit qu’il se trompe....Je n’ai pas les capacités d’entrer dans la polémique, maîtrisant juste le fonctionnement théorique de deux interrupteurs électriques reliés en va et vient, et même les histoires de choux de loup et de chèvre, à savoir qui il faut faire passer le pont en premier, me laissent dans le plus grand embarras. 
                                  Alors que dire, que faire ? Pêter au fond de la classe pour faire rigoler tout le monde, faire tomber les dominos ?...C’est ce que beaucoup font, quand ils sont dépassés par un problème. C’est une bonne réaction, celle du rire, car elle est inoffensive, et au fond stimulante. 
                                  La colère et le coup de poing par contre, c’est moins sympa !. Beaucoup de gens ont un compte à régler avec les intellos. Rien que d’avoir des lunettes sur le bout du nez m’a fait souvent du tort. En psychiatrie, je ne compte pas le nombre de fois où je me suis entendu dire : « Toi l’intello, je vais te pêter tes lunettes ! ».....Hitler avait lui aussi un différent avec un copain de classe quand il avait 10 ans ; Par un hasard Adolph Hitler était dans la même classe que Wittgenstein, un des plus grands mathématiciens et philosophe du siècle, même si à l’époque forcément, il ne le savait pas encore. Juif en plus. M’enfin cela il le savait. 
                                  Quelles est la probabilité de la rencontre de ces deux génies à dix ans en CM2 ? ( Un génie du mal+ un génie du bien= 2 génies)
                                  J’aimerais bien que Duguet me répondre, s’il n’est pas tombé dans un trou noir, ou Hawkings, s’il est en ligne. 
                                  Mais enfin, même si je ne suis pas un scientifique, j’ai l’intuition que cela se rapproche assez de cette théorie qui nous dit que le hasard, « c’est dieu qui se promène incognito »....
                                  Ou alors le diable, je ne sais pas. Ca faut qu’on s’y intéresse, qu’on se penche sur le problème. Mais pas trop. Pour ne pas attraper un lumbago !

                                • bakerstreet bakerstreet 19 septembre 2015 19:45
                                  Juluis
                                  J’ai voulu vous répondre mais le billet est tombé sous la rubrique alinea, en sous texte, qui va penser du coup que je la harcèle. 
                                  Ca commence par :

                                  « Ce qui est sûr, c’est que la notoriété se paie très chère, car elle liée au pouvoir ».

                                • alinea alinea 19 septembre 2015 20:08

                                  @bakerstreet
                                  Je me disais aussi, où est-ce que j’ai dit ça ? mais je cause tellement et ce n’était pas si loin de ce que je pourrais dire !! smiley


                                • soi même 18 septembre 2015 19:59

                                  Je sais , je charrie beaucoup les autres sans doute pour moi c’est une survie ?

                                  Quand à vous Bernard vous avez remplie ce que votre destin vous à donnez de vivre ( Je n’ai pas pu ou surtout voulu faire de concession ni de compromis à l’égard d’un système qui encadre les carrières. C’est toute la question de la liberté qui est en jeu. Accepter de solder ses capacités de visionnaire en se pliant aux nécessités des fonctionnaires du savoir ou bien aller jusqu’au bout de ses connaissances en les faisant germer moyennant des risques calculés. ) et ce n’est pas avec se constat amère que vous allez vous apprécier, n’oublier jamais qu’il existe des réponses à votre désarroi ;

                                  Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

                                   Jean 14:6.

                                   Et le meilleurs viatique est sans contexte Angelus Silesius 1624-1677 :

                                  1. Homme, si tu es encore quelque chose, si tu sais quelque chose, si tu aimes et détestes quelque chose,
                                    Crois-moi, tu n’en as pas fini avec ton fardeau.

                                    (Le Voyageur chérubinique, trad. Maël Renouard , p.59, Rivages poche n°464
                                     
                                  2. Je ne crois en nulle mort ; je meurs à toute heure
                                    Et chaque fois je n’ai trouvé qu’une vie meilleure.

                                    (Le Voyageur chérubinique, trad. Maël Renouard , p.61, Rivages poche n°464)
                                     
                                  3. L’homme a trois ennemis : lui-même, Belzébuth et le monde ;
                                    Mais entre eux c’est le premier le plus long à abattre.

                                    (Le Voyageur chérubinique, trad. Maël Renouard , p.262, Rivages poche n°464)
                                     
                                  4. Meurs avant de mourir, pour ne pas mourir
                                    Quand tu devras mourir ; sinon tu périras.

                                    (Le Voyageur chérubinique, trad. Maël Renouard , p.293, Rivages poche n°464)
                                     
                                  5. Mon meileur ami - mon corps - est mon pire ennemi :
                                    Il me lie, m’entrave même s’il me veut du bien.
                                    Je le hais et je l’aime, et au jour de nos adieux
                                    Je m’arracherai à lui avec joie et avec peine.

                                    (Le Voyageur chérubinique, trad. Maël Renouard , p.294, Rivages poche n°464)
                                     

                                  Bon j’arrête là vous avez assez pour médité qu’au fonts vous, n’est pas si mal lotie .... ?


                                  • elpepe elpepe 18 septembre 2015 20:25

                                    Bonjour
                                    merci deja pour votre confiance, et confidences
                                    maintenant qu attendez vous exactement de la reconnaissance d un public qui vous est forcement etranger, car la reconnaissance de ses proches s inscrit dans un tout autre registre ?
                                    Personnellement j essaye de m en tenir a maintenir une ligne de conduite a la foi conciliable avec ma moral et les exigences de ceux que je peux impacter, la gloire ne m a jamais effleure l esprit, voir mon eternite me semblerait aussi un peu vaine et bien trop longue
                                    J ai tjrs eu le sentiment que notre destine appartenait a un autre monde, la beaute de cet univers nous exortant a le demonter pour essayer de creer et ajouter a son caractere bleffant, soyez peut etre juste un esthete,
                                    Bien a vous


                                    • steklo steklo 18 septembre 2015 20:45

                                      je n’ai pas lu votre article mais certaines réactions. A priori vous avez un cancer. Personnellement, je me suis mis à fond dans la naturopathie. Peut etre devriez vous vous y intéressé car il y a beaucoup de pistes, telles la détoxification, le jeun, certains aliments tres anti-cancer, etc


                                      • soi même 18 septembre 2015 20:50

                                        Au fond quel comédien ce Bernard, il pleure de devenir SDF, au faite, vous n’avez jamais été reconnaissant ce que le destin vous avez donner vivre, vous pleurez que personnes vous prend pour un néo Einstein. .

                                        Bien on ce n’est pas vous, parait ’il y a un 1 par siècle un génie.... !


                                        • GHEDIA Aziz GHEDIA Aziz 18 septembre 2015 22:20

                                          Cela fait belle lurette que je ne me suis pas connecté à Agoravox. Et voilà qu’aujourd’hui je tombe sur un cri de détresse d’un des auteurs les plus prolixes du site, B.D en l’occurrence. Je n’ai pas eu le temps de lire les réactions des autres, ce qu’ils pensent de ce cri de détresse et s’ils ont eu quelques mots de compassion à l’adresse de l’auteur ou pas. En tous les cas, personnellement, je conseille à Bernard Duguet de chasser ces idées noires de sa tête, bien pensante du reste et pleine d’idées novatrices en matières de physique... quantique (?). Qu’il sache aussi que le suicide est les recours, l’ultime recours des... lâches, ceux qui ont peur de se battre contre le SYSTEME.


                                          • elpepe elpepe 19 septembre 2015 03:23

                                            je regardais le vitrail que vous avez mis en illustration de votre article
                                            en final on porte tous nos croix, mais a la difference du Christ on n a pas choisi, et notre souffrance et vaine et sans fondement,
                                            Lui savait pourquoi ...


                                            • elpepe elpepe 19 septembre 2015 03:54

                                              peut etre une idee
                                              Sur ce forum vous avez un public, et la matiere grise ne manque pas,
                                              Alors pourquoi ne pas vulgariser vos idees et decouvertes, vous aurez l avantage de la confrontation, qui ne manque pas non plus
                                              Bien a vous


                                              • ddacoudre ddacoudre 19 septembre 2015 08:40

                                                bonjour dugué

                                                depuis quelques temps tu es bien morose, le serais- à cause d’un grain de vanité qui te rongerais quelque part sans que tu l’aies identifié comme tel.la vie nous pouvons la comparer a une dune de sable, tu es comme moi un grain qui la constitue, insignifiant face au tout et indispensable pour le constituer. dans ce tout il y a les grains en surface qui la colore et ceux qui sont recouverts dont la valeur ne vient jamais colorer le tout. sauf que chacune de leur action vient augmenter l’entropie de la dune qui lentement se meut enfouissant ceux qui brillaient au bénéfice de ceux qui restaient tapi dans l’hombre. je ne vais pas te rappeler la parabole de jésus à ce sujet, mais te dire que tu as tors de vouloir rester or du système, ce que tu as réalisé, sera retenu ou non par la nature si il y trouve une place et qu’il circule, peut importe que ceux d’aujourd’hui n’y voient pas un intérêt c ne sont pas eux qui dirigent l’évolution du monde auquel ils participent. sauf que ce que tu réalise n’aura pas son utilité de ton vivant, Alors pose tes pierres pour tracer ta voie sans quitter le système auquel tu les destines. Ce sont les autres qui ont fait ce que tu es comme tout un chacun, l’ignorance permet la stabilité des sociétés qui n’avancent que grâce aux découvreurs qui en surgissent. et l’histoire humaine dont nous racontons ce que nous pouvons démontre que ce n’est pas de tout repos.
                                                cordialement.


                                                • Vipère Vipère 19 septembre 2015 18:35

                                                  Bonjour à tous

                                                  Après tous vos commentaires que dire si ce n’est une petite note d’humour ?

                                                  Bernard DUGUE peut se pendre au cou d’une vipère ! smiley


                                                  • JC_Lavau JC_Lavau 19 septembre 2015 19:44

                                                    Aucune difficulté technique, au moins pour un scientifique, à s’apercevoir que prisonnier de sa vanité pyramidale, Dugué passe sa vie à se foutre du monde : « monadotruc », là. Pour ce genre de tâches, il n’est pas irremplaçable. En foule les autres kranks se pressent. Et les autres vendeurs de dieux aussi.


                                                    • JC_Lavau JC_Lavau 19 septembre 2015 20:18

                                                      @JC_Lavau
                                                      Oups ! Cosmoschtroumfologie quantique, c’était ça le truc.


                                                    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 20 septembre 2015 05:13

                                                      @ Bernard Dugue


                                                      Tout cela dit, vous avez mon respect et ma sympathie. Je vous souhaite la joie.

                                                      Pierre JC Allard

                                                      • JC_Lavau JC_Lavau 20 septembre 2015 08:32

                                                        Le système est tellement assassin que nous mourrons tous...

                                                        C’est un sujet qui avait inspiré Alphonse Allais, par exemple.


                                                        • JC_Lavau JC_Lavau 20 septembre 2015 08:49

                                                          Ces dernières années, c’étaient constamment les zautres qui étaient « en crise », selon Saint Dugué : la physique moderne, la biologie moderne, la science moderne, la médecine moderne, et j’en oublie. Selon Saint Dugué, tous les zautres faisaient du faux, donnaient des informations utiles et vérifiées, « mais fausses », par principe...
                                                          Un peu le délire de Sardanapale, en somme. N’ayant jamais réussi à briller ni à être fécond dans aucune (des sciences), le délirant s’acharnait à ce que plus personne ne puisse en jouir après lui.


                                                          • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 20 septembre 2015 16:49

                                                            Je voulais vous suggérer arxiv et j’ai constaté que vous aviez déjà essayé. J’ai l’impression que ce site fonctionne un peu comme agoravox mais dans le domaine scientifique. S’ils ne prennent pas votre papier, je crois bien qu’il n’y a pas grand chose à faire.
                                                            Je vous souhaite bon courage dans votre épreuve car je sais combien la maladie peut nous diminuer et nous rendre défaitistes. Mais parfois, il suffit de peu pour que les choses changent.


                                                            • Jean Keim Jean Keim 20 septembre 2015 19:15

                                                              Bonjour Bernard Dugué,


                                                              Beaucoup se posent la question du bien et du mal (ou de la lumière ou de l’obscurité) et l’un généralement est opposé à l’autre, le mal et le bien sont admis comme étant des contraires mais le contraire d’une chose comme le mal est la chose vue sous un autre angle et donc on reste dans le même domaine relatif.
                                                              Le mal nous savons ce que c’est, nous sommes même des spécialistes mais le bien nous est inconnu, sinon le monde ne serait pas la foire d’empoigne que nous connaissons tous et nous sommes le monde, tout ce que nous pouvons percevoir est ce qu’est le mal, le mal est ce qui n’est pas le bien, le bien est absent irrémédiablement quand le mal s’exprime, ceci tout le monde s’interrogeant sincèrement peut le constater, le mal est donc en faite ne pas agir convenablement, ne pas agir naturellement, c’est être irrationnel et donc à côté de la cible, et dans ce qui est du domaine du mal, la pensée et par conséquent le savoir jouent un rôle essentiel, nos pas la pensée en soi qui n’est qu’un processus mais cette propension qui est de vouloir appréhender ce que nous ne connaissons pas par la pensée qui ne peut que spéculer à partir de ce qu’elle connaît, elle ne peut d’ailleurs pas agir (se mouvoir) autrement que dans la sphère immense ou étriquée - c’est selon - du connu.
                                                              Nous avons le plus souvent que peu ou pas de souvenirs de notre naissance, notre vie est ce qu’elle est et notre mort doit venir tôt ou tard avec le désir légitime de ne pas trop se dégrader, de ne pas agoniser trop longtemps et de ne pas souffrir tout au moins en restant dans la limite de ce qui est pour chacun supportable et certains espèrent vivre cet événement en pleine conscience jusqu’a son terme quel qu’il soit.
                                                              Le suicide est-il convenable ? A vouloir avancer le rendez-vous c’est prendre le risque de mettre toute son énergie dans l’acte lui-même, sa préparation et sa représentation et de passer à côté de sa mort.
                                                              J’ai tenté de répondre sincèrement et honnêtement à votre billet, je vous souhaite de trouver la sérénité qui vous permettra de continuer votre voyage quel qu’en soit le parcours. 

                                                              • JC_Lavau JC_Lavau 23 septembre 2015 08:52

                                                                @Jean Keim
                                                                « Le bien c’est ce qui m’a réussi. Le mal c’est ce qui réussit aux autres.
                                                                Et maintenant va faire tes devoirs !
                                                                 »
                                                                Voici 47 ans que Wolinski a traité la question, à la satisfaction générale.

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