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Accueil du site > Tribune Libre > Coke en stock (LIX) : au Mali, la drogue est le nœud du problème (...)

Coke en stock (LIX) : au Mali, la drogue est le nœud du problème (a)

Je vous l'avais dit tout de suite dès que j'en avais eu connaissance : l'affaire "d'Air Cocaïne" au Mali ; fin 2009, était bien une affaire fondamentale, mêlant drogue et politique mondiale : ce n'était pas un événement ne touchant que le seul Mali, mais le sommet d'un gigantesque iceberg, celui de l'arrivée massive de cocaïne colombienne en Afrique de l'Ouest (*). Aujourd'hui, les faits démontrent ce que j'avais pressenti dès 2010 : la cocaïne et sa circulation à cet endroit précis du monde sont bien le nœud du problème au Mali... et pas seulement dans cette région du monde. Plusieurs articles de presse sortis fort récemment viennent étayer ma thèse de départ : les quantités de cocaïne incriminées sont telles (c'est de l'ordre de la cinquantaine de tonnes de cocaïne par an au total, sinon davantage, pour le seul Mali !) que ceux qui les manipulent se retrouvent plus puissants que les Etats où ils la font circuler. Retour sur le coup de pied à la fourmilière des trafiquants que vient d'infliger la France, au nez et à la barbe des américains spectateurs (ou acteurs ?) depuis des années du désastre dans la région. Et comme cela a commencé par un Boeing, je vous propose de commencer cette étude... par une compagnie d'avions bien particulière...

Le même type de villas

L'article sobre mais terriblement efficace de Thierry Oberlé, l'envoyé spécial du Figaro au Mali, paru le vendredi 22 février dans le journal du groupe débute par une grande photo : celle d'une villa de taille imposante, dont il ne reste que les murs blancs. Elle venait juste d'être pillée, selon lui, une fois les trafiquants partis, et il ne reste plus un seul carreau de faïence dessus. Une villa cernée par de hauts murs, à un étage et une terrasse protégée en forme de mirador, dans un quartier appellé "la cité de la cocaïne" à Gao.

Tout de suite on est frappé par une ressemblance. De quartier, de taille de bâtiment... de date de construction selon Oberlé, et de fonction finale dira-t-on : on se croit en effet transposé directement à ... Abbotabad. La similitude est en effet flagrante. Les mêmes effets produisent les mêmes choses, dit-on, et vous savez déjà que personnellement j'ai déjà longuement expliqué ici que dans la villa pakistanaise, c'était bien un baron de la drogue qui squattait la bâtisse, muni, détail qui avait échappé à la plupart des observateurs, de sa petite balance à héroïne ou à coke. L'appareil avait pourtant été retrouvé au bas de son lit, couvert de sang après l'intrusion des commandos américains. Un détail oublié dans les films à grand spectacle qui ont fleuri sur la fin du maître supposé des lieux. Gao-Abbottabad même combat ? Même combat, pour sûr, qui n'a que fort peu à voir avec l'islamisme ouvertement revendiqué, et cela devient chaque jour davantage une évidence, à relire les événements de ces deux dernières années dans la région. 

Mali et Pakistan : les mêmes dealers

Des villas similaires, pour un trafic voisin : si le Pakistan se charge de l'héroïne en priorité (celle en provenance notamment d'Afghanistan), le Mali fait plutôt dans le haschich et dans la cocaïne. Une coke en provenance directe de Colombie, nous rappelle RFI : "le fait que la cocaïne transite par cette zone, en provenance d’Amérique latine, pour rejoindre les rivages de la Méditerranée, ne date pas de la partition du Mali, en avril 2012. Dès 2007, lors d’une enquête à Bamako, nous avions constaté que ce pays était devenu une plaque tournante de la cocaïne, arrivant de Colombie, notamment via la Guinée-Conakry, avant de repartir vers l‘Europe. Mais nous étions loin d’imaginer l’ampleur du phénomène. C’est la découverte, en novembre 2009, d’un Boeing 727-200 ayant transporté plusieurs tonnes de poudre blanche qui l’a révélé au grand jour. Cette affaire a aussi démontré les complicités qui existaient à Bamako dans certains cercles du pouvoir, de l’armée et de la douane. En janvier 2012, Mohamed Ould Awaïnatt, un riche homme d’affaires de Gao soupçonné d’être impliqué dans le trafic et incarcéré dans l’affaire « Air Cocaïne », avait été libéré. L’ordre venait du pouvoir de l’ex-président Amadou Toumani Touré, qui comptait sur Ould Awaïnatt pour lever des milices chargées de contenir l’avancée des rebelles du MNLA et leurs alliés. L’homme aurait depuis rejoint le MUJAO. Entre-temps, Miguel Angel Devesa, un ancien policier espagnol ayant joué un rôle central dans l’affaire de l’avion, a lui aussi été libéré, ainsi que la plupart des autres personnes incarcérées dans cette affaire". Le Boeing de 2009, on y revient toujours...

L'impunité pour les assassins

J'avais ici expliqué en détail les événements sordides de la mise à mort d'un des employés du truand Devesa, tué et découpé à la scie électrique par son ex-patron, un ancien policier devenu truand. Lors de l'enquête (lire les épisodes de la série concernée) on tombera sur un français, ou plutôt plusieurs, reliés à une filière sénégalaise de transport de drogue par avion. Discrètement, l'homme sera libéré, mais par sur l'ordre d'ATT, mais de son successeur, c'est cela le plus intéressant à noter. Comme l'écrivait Afriquinfos, "le cerveau d'Air Cocaïne est un ex-policier espagnol". Renvoyé de la police en 2003 pour malversations. Dans le cas de notre Boeing du désert, il tient un rôle fondamental à plus d'un titre : pour l'occasion il s'était mué en conducteur de camion citerne à kérosène, chargé de faire redécoller le Boeing de Tarkint nous avait rappelé Le Monde : "Devesa est un trafiquant au pedigree connu. En outre, l’Espagnol arrêté au Maroc affirme avoir convoyé un camion de kérosène vers Tarkint, petite ville du nord est malien. Or, depuis novembre 2009, cette localité est associée dans les mémoires maliennes à un avion que la presse  a surnommé le « Boeing d’Air Cocaïne ». Pendant trois semaines, les autorités de Bamako avaient alors caché l’atterrissage en plein désert de ce B727, dont la cargaison, de 5 à 6 tonnes de cocaïne destinée à l’Europe, avait disparu. L’avion n’avait pas pu redécoller, sans doute à cause de la mauvaise qualité du kérosène convoyé. Il avait alors été volontairement détruit par le feu."

L'affaire d'Air Cocaïne, comme point central

Un avion (ici à gauche celui du désert, en réalité l'EC-JHU de Swift Air et non l’incroyable TL-ADY de Centrafrique Air Express comme j'avais pu vous le dire, et l'avoir rectifié après), et des pilotes, dont un ressortissant français. "Le Français, qui aurait reconnu avoir servi de pilote attitré à Devesa et dont la voix a été enregistrée alors qu’il sollicitait la tour de contrôle de Bamako pour s’inquiéter de l’arrivée du Boeing – dont il avait déposé le plan de vol – dans l’espace aérien malien, est détenu dans le quartier VIP de la maison centrale d’arrêt de Bamako. Interrogé récemment à la télévision sur l’affaire "Air Cocaïne", le président malien s’est félicité : "Nous avons la situation en main. Je veux dire aujourd’hui que le Mali et les Maliens sont propres dans cette histoire". Avant de préciser qu’il refuserait toute demande d’extradition vers la France d’Éric Vernet" (écrit parfois aussi Vernay, qui semble être son véritable patronyme)... notre français, arrêté, avait été l'objet d'une bienveillance consulaire qu'avaient relevé certains observateurs, alors qu'il avait déjà été cité au Sénégal dans un trafic de drogue, ses appareils faisant régulièrement le trajet vers la Guinée Bissau (et ses célèbres "sacs de ciment", comme l'avait expliqué le journal du Mali ou la Guinée Conakry : "cette fois, c’est Eric Vernay, un français qui est en cause. Interpellé le 8 mars dernier près de son domicile sis à Torokorobougou par la Sécurité d'Etat, et remis à Interpol-Mali, le cerveau présumé de cette affaire de trafic international de drogue a été déféré à la prison centrale de Bamako le lendemain mercredi, informe l'Indépendant de ce lundi. Une interpellation, qui a aussitôt provoqué des réactions du côté français.  Selon Bernard Valero, porte-parole du Quai D’Orsay, Bernard Valero "le dossier d'Eric Vernay, qui réside depuis plusieurs années au Mali, était suivi par le consulat de France à Bamako dans le cadre de l'exercice normal de la protection consulaire ". Le contenu de cette protection consulaire ferait actuellement l'objet de discussions de haut niveau entre les autorités françaises et maliennes". Une protection consulaire "de haut niveau" d'autant plus étrange à lire les précédents aéronautiques du personnage  : "Eric Vernay, est le DG de la société « AAA » Africa Air Assistance, une société spécialisée dans la maintenance et le trafic aérien, qui a été interdit de vols sur le territoire sénégalais pour opérations illicites, liées au trafic de drogue Mais elle continuait d'opérer des vols sur le territoire malien, et sans surveillance particulière, ce qui fait croire aux autorités qu'elle serait au coeur du trafic de drogue au Mali avec l'affaire du cargo". Vérité au Sénégal et erreur au delà ? Qui donc avait décidé de protéger autant le pilote français, dont le père s'était installé au Mali depuis plusieurs années avec la création de l'entreprise Valimex, une entreprise spécialisée dans la menuiserie aluminium (**) ? Les autorités maliennes du moment auraient-elles agi avec légèreté en laissant reprendre une activité déclarée illicite dans le pays d'à côté ? Sans nul doute, peut-on répondre d'emblée.

La précédente entreprise sénégalaise de Vernay s'appelant Aéro Service Mali (le voici filmé par lui-même en plein vol sur son Chieftain). La plaquette de l'entreprise est visible ci-dessus, fournie par un des ses anciens pilotes. Je vous ai en effet retrouvé le blog de son employé du moment, qu'on retrouvera au canada. celui de "flyboysmali" (un hommage au film "Fly Boys" de 2006, un joli navet), et son blog un peu simpliste mais plutôt savoureux "Gedeon en vadrouille". On y lit son travail de tous les jours, à Gao, Tombouctou ou Mopti, et on voit aussi, par exemple, un atterrissage à l'aveuglette à Gao en plein brouillard de sable : voler là-bas n'est pas toujours aisé ! L'entreprise, outre le Chieftain Navajo PA-31-350 connu (ayant conservé de façon surprenante son appellation américaine N202HF), possèdait bien un Piper PA-32, qui, avec le Chieftain, lui servait à aller chercher dun "minerai" au Nord du pays, l'auteur nous gratifiant au passage d'un superbe cliché de "piste de mine", une de celles utlisées, ça semble évident, par les trafiquants de tous poils. L'avion décrit, pouvant emporter une civière, servait aussi de "Medevac" pour évacuer des ouvriers blessés sur les exploitations minières. Dans une autre vue, intitulée "maintenance, on verra le Chieftain sous son hangar de Bamako, le même que l'on retrouvera lors d'un voyage au Mali fait par un utilisateur d'ULM. De la lecture du blog de Gédéon, il reste une drôle d'impression... de peu de travail effectif sur place, pas de quoi faire tenir une ligne aérienne en tout cas.

Sa petite entreprise, à la Bashung

Sous ce hangar plus que rustique, justement, on découvre un autre curieux "invité" : le Piper Cherokee 6-300 de 1969 numéroté TU-TYM, un appareil plutôt âgé, immatriculé en côte d'Ivoire... donné comme accidenté en le 30 août 1983 à Blairsville, en Georgie, aux USA, alors sous l'immatriculation N8987N. L'avion, volé par un pilote de 30 ans, était tombé à l'atterrissage dans un fossé : il emmenait à bord 500 kilos de marijuana ! L'appareil, peu abimé, avait été racheté par l'aéroclub de Ouagadougou d'Arno Lescure (au Burkina voisin), qui possède aussi un Piper PA-28-140 Cherokee B immatriculé F-BLOR... car amené de France (de Maubeuge !) en décembre 2007. Que faisait ce Piper à Bamako, dans le hangar de Vernay, cela reste un autre mystère : en réparation, vendu, ou en préparation pour d'autres trajets façon Vernay ? L'appareil sera aperçu aux commandes du pilote de Ouagadougou, se posant sur la piste des anciens chercheurs d'or de Siguiri en Guinée Est. Le club, dirigé par un français, possédant un Reims FR172E Reims Rocket (XT-ACC). A voir ces Piper monomoteurs, on songe à ce qu'on dit les rares témoins de l'arrivée à Tarkint du Boeing. Ils avaient tous décrit un petit avion type Piper monomoteur venu quelques jours avant ou même la veille survoler l'aire d"atterrrissage en faisant des cercles, pour observer si tout avait été mis en place (les feux notamment, l'appareil s'étant posé de nuit !) : le Piper de Vernay, piloté par son second, en l'occurrence "Gédéon" : pas possible, à ce moment là, "Gédéon" à déjà quitté la compagnie ! En tout cas, cet avion n'a pas fini de nous surprendre, car on le retrouve plus tard chez Malian Aero Compagny... mais sous une appellation TZ-TYM et non TU-TYM, passé comme par magie de la Côte d'Ivoire au Mali en gardant le même préfixe... l'atelier de peinture de Vernay servait-il à manipuler les numéros (seuls les cache-roues aérodynamiques ayant changé de couleur au passage) ? Visiblement, en tout cas, les deux sociétés partageaient un hangar voisin !

Lors de l'opération "Air Cocaïne" du Boeing de Tarkint, selon plusieurs témoignages, un appareil similaire avait été vu... faire le guet : "Les autorités du pays auraient gardé son plan de vol qui indiquait comme point d’arrivée le Mali. pour ce qui est de l’aire d’atterrissage malienne, une petite indication parvient du… Canada :  "de plus, deux semaines avant l’arrivée du Boeing dans le nord du Mali, un petit avion de « type PA 32 (10 places) est passé « très probablement en repérage » dans la zone, selon un responsable de la tour de contrôle de la ville de Gao." L’avion n’aurait donc en fait même pas tenté de redécoller : on avait prévu dès le début de le sacrifier ! Pour reconstituer les faits, "il faut remonter au 15, voire au 16 octobre 2009. Un PA32, petit coucou d’une dizaine de places, ronronne dans le ciel du désert. La tour de contrôle de Gao repère rapidement l’appareil. Il se dit en « détresse », et « se débrouille » pour atterrir sur une piste de fortune. L’avion était, en fait, en repérage précise RFI." Le test de la faisabilité de l'atterrrissage du gros porteur, sur une piste préparée... par les militaires maliens ! On avait bien affaire à une organisation complète, avec repérages et avion vérificateur !

Un gos porteur ensablé depuis 10 ans

Autre surprise du blog : parmi les autres vues postées, on découvrira aussi un DC-9 32, sur la piste bordée de latérite de Sénou-Bamako, un appareil de Trans African Airlines, immatriculé 3D-MES (il vient donc du Swaziland !). L'avion est très intéressant, car il est ancien, affiche 45 ans (il date de 1968) et il a été sorti visiblement du désert du Mojave où il avait été longuement entreposé (on le voit ici encore sous cocon en 2003), après avoir servi Air Canada depuis au moins 1996, loué par Xerox Canada Finance Inc. Cet appareil âgé, sorti du désert US et appartenant à une entreprise fantôme aurait-il servi de courrier à coke, lui aussi, comme l'avait le célèbre DC-9 mexicain pris avec 4,5 tonnes de coke à bord ? En tout cas, il intrigue sérieusement en effet. En tout cas, il ne peut pas se poser dans le désert, au contraire du 727, conçu également pour les pistes en terre, et ne peut décoller ou se poser que sur du dur. Que faisait-il à Bamako depuis 2005, voilà bien un autre mystère : selon les registres, cela ferait dix ans qu'il avait été vendu à STA (il avait été peint au Québec en 2003 aux couleurs de la société STA juste créée). Selon le Forum Pprune, fort bien informé par mes pilotes qui y participent, en date de 2005, une autre indication le rend plutôt inquiétant : ses pilotes auraient été vénézuéliens (à son arrivée, voilà qui pèse plutôt dans la balance du trajet retour vers leur mère patrie, ce qui signifierait que les cartels colombiens auraient songé dès 2003 à effectuer des vols transatlantiques de cocaïne !). Volait-t-il encore au moins en 2008 au moment où est pris le cliché ? Sur Google Earth on peut suivre ces (faibles) déplacements. Jusqu'en 2010, on le tracte à un autre endroit et semble avoir effectué des vols en 2011 pour se retrouver en bout de tarmac à nouveau pour ne pas bouger en 2012. Son propriétaire... serait français : il s'agît de Melhem Élie Sabbague, en fait un malien originaire du liban et possédant la nationalité française ! Un deuxième DC-9 sera photographié au même endroit en 2011.

Une autre petite entreprise

STA, la société du DC-9, utilise aussi des petits Let-410 Turbolet, (5V-TTG ou 3D-MCG, ou TU-TCV, l'appareil qui a été vu en réfection en Afrique du Sud en 2001) un avion aux performances STOL remarquables ; fort utilisé sur de petites pistes ; vu ici à Ougadougou, au Burkina Faso, avec une immatriculation... togolaise (ici un autre Let vu à Mopti, le 3X-GOK, un appareil guinéen). Voilà qui brouille les pistes davantage encore, ses appareils d'une même firme aux pays d'enregistrement différents. Selon le même forum, les avions de SAT volaient dans des conditions exécrables (800 kg de surchage sur les Let pour 6400 pour l'avion seul précise un pilote intervenant !) et en 2005 le DC-9 ne volait déjà plus, alors qu'en juillet 2003 on avait annoncé chez STA l'ouverture d'une ligne Paris-Bamako "pour concurrencer Air-France", avec cet appareil et un A-310 affrêté auprès d'Euralair (le service a démarré en 2002 et Euralair fait faillite en 2003) ! En réalité, l'avion, arrivé en 2003, n'a plus volé depuis mai 2005 où il a été stocké à cette époque à Bamako-Sénou ! Les destinations prévues du DC-9 étant alors Dakar, Abidjan, Cotonou, Lomé, Brazzaville et Pointe-Noire. Tout ces informations intriguent en effet. Et une couche supplémentaire apparaît peu après encore, car en 2009, on retrouvait le propriétaire de STA comme directeur de Sophia Airlines, cette fois, une compagnie... ivoirienne, pour une liaison Abidjan vers le port de San Pedro (350 km), avec le seul Let 410-UVP TU-TBS. Une compagnie détentrice aussi d'un Beech B-90 et d'un 1900D (TU-TCS), détenue par Frédéric Lafont, un ancien légionnaire franco-ivoirien, et son associé Christophe Gallais, les fondateurs de Risk et Vision, deux sociétés de gardiennage. Souvent présentés comme des mercenaires, ce qu'ils réfutent bien entendu ! On retrouve tout ce beau monde cette année en Côte d'Ivoire en train de s'écharper, apprend-t-on, Sabbague ayant été remercié entretemps de chez Sophia Airlines... dont les avions avaient été cloués au sol par la nouvelle présidence ivoirienne, pour une coopération avec le régime de Gbagbo, relayée d'ailleurs par l'Express. Quel méli-mélo !!!

L'impayable Gédéon et ses cantines à pépites

Dans son blog, notre "Gédéon" évoquait au passage le chargement de son Chieftain : des passagers à caser mais aussi des bagages, dont des cantines vertes contenant "du minerai" (des sacs de 30 kg de minerai transportés par avion : à moins d'être de l'or, on ne comprend pas très bien le but du jeu de ce transport onéreux) : "Quand on voyage en afrique toute l’espace est optimisé, il y en a : devant dans le nez, derrière dans la cabine, entre les sieges, dans les ailes. Bref, régulièrement faut dire stop, sinon faudrait scotcher les passagers autour de l’avion ou les assoir sur les valises, je sais que certain d’ailleurs le font, mais c’est pas notre genre .Ça arrive aussi que les bagages se transforment en gros sac de minerai d’environ 30 kg. Quand le chargement est fini, la chemise blanche et le pantalon bleu n’ont plus vraiment les bonnes couleurs avec la poussière de terre rouge qui se colle à nous, surtout que dès le moindre effort avec une température moyenne de 35°c on est tout humide ." 

 
L'avion (ici en "maintenance" dans le fameux hangar à ciel ouvert) et son pilote bloggeur (et blageur) a donc fait des navettes régulières vers les mines d'or, et puis, le 5 mai 2008, brusquement, plus rien : "Gédéon" nous annonçait qu'il déménageait... on le retrouvera au Canada quelques mois plus tard, en octobre 2008, sans aucune explication sur son changement de travail mais pas de mode de vie (le revoilà pilote, en tout cas, mais désormais au dessus de la glace et non plus du sable !). Entretemps, Aéro Service Mali s'était vu retirer son agrément de vol... pour les raisons que l'on sait : des soupçons de trafics de drogue sur la société, au Sénégal, en raison de ses trop nombreux vols douteux vers la Guinée-Bissau, où résidait son second gérant (Ibrahima Gueye). On avait pris l'appareil en photo en partance vers Kenebia, dans la région de Kayes (photo ci-dessus). L'endroit où se trouvent les mines d'or : en 2012, on y découvrait un gisement, celui de Gounkoto évalué à 51 tonnes, la 9eme mine du pays. Une mine découverte par les canadiens de RandGold Resources. Une mine d'or, qui fait penser à son pendant... mauritanien de Taziast.
 
Le hangar d'Ali Baba de Bamako
 
 
La photo du hangar de Bamako de Vernay révèlait aussi une deuxième surprise, une fois davantage éclairée informatiquement. L'appareil à droite, qui venait d'être entièrement poncé (prêt pour une peinture), avait ses moteurs démontés. A bien étudier ses formes, on découvre qu'il s'agît d'un Cessna 401 à moteurs à pistons (le même démonté ici par MMS Aviation à Coshocton, dans l'Ohio). La mise à nu de l'appareil ne peut s'expliquer qu'avec une préparation à la séance de peinture, et les moteurs entièrement démontés tendant à prouver qu'ils aient été refaits ailleurs : en somme, on n'y faisait que de la carosserie à cet endroit, ce que tend à prouver le changement de lettrage du petit Piper Cherokee. Pour mémoire, il y a bien longtemps qu'on n'avait pas vu avion aussi nu : à la Mena, en 2006, par exemple ! Plusieurs indices relevés montrent qu'il s'agît bien d'un appareil de ce type, dont on peut être surpris de la remise à niveau dans un un si minuscule hangar ouvert à tous les vents (comment le peindre correctement dans un tel environnement de poussières et de sable ? Etait-il destiné à être peint là ?). C'est surtout le type d'appareil qu'on retient : l'un des plus répandus chez les trafiquants de l'Ouest africain ! A le voir ainsi, on songe aussitôt à celui saisi à Sao Tomé et parqué dans une aire de stockage avec d'autres avions transporteurs de drogue saisis. Eric Vernay préparait-il quelque chose en rapport avec un trafic avec cet appareil en cours de maquillage filmé en janvier 2008 par un visiteur inattendu (un pilote d'ULM atterri là par hasard) ? Le plus étonnant étant un Gédéon expliquant que pour positionner un simple auto-collant "Aero Services Mali" sur la queue du Navajo ça leur avait pris... trois heures ! Comment pouvait-on se préparer à repeindre entièrement un avion en étant aussi... maladroit ?
 
Les pistes cachées
 
Des avions faisant le trajet vers les mines ? Une histoire connue : c'est à côté de Taziast, en Mauritanie, en effet qu'un bimoteur ayant traversé l'Atlantique avait atterri, chargé comme une mule de cocaïne, comme j'avais pu vous le dire  : "Dans la nuit du 1er au 2 mai 2007, en effet, la tour de contrôle de Nouadhibou, avait reçu le même message que celle de Lungi. Un Cessna 441 Conquest était en difficulté et demandait à se poser en toute urgence. L’appareil à peine posé, les trois hommes à bord le vident de ses bagages en soute avant et arrière : une vingtaine de cartons, déposés à même le tarmac. L’arrivée inattendue d’une voiture de police les fait aussitôt remonter à bord, et redécoller aussi sec devant les yeux étonnés des pandores mauritaniens. On retrouvera quelques jours après l’avion posé en plein désert, aux confins de Taziast, à 125 km au sud de là, réservoirs à sec. C’est à Taziast que se trouve la Red Back Mining, la société canadienne qui exploite le minerai de fer mauritanien (et de l’or, car il y en a également). Avait- il cherché à rejoindre une entreprise, qui, justement, utilise des avions similaires pour ces besoins propres, dont la sécurité des transferts d’or ? La piste mériterait d’être développée. Lors de sa visite du site d’Areva au Niger, notre ministre Alain Joyandet voyagera en Beech King Air 100 : « Parti de Niamey, notre Beechcraft Superking achemine jusqu’au site surgi du néant Alain Joyandet, secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie, et Aïchatou Mindaoudou, la ministre des Affaires étrangères de l’équipe Tandja. Alain et Aïchatou se connaissent, se tutoient et parlent entre ciel et terre du désensablement du fleuve Niger. » note Issikta." Les pistes des mines africaines, une référence à suivre dans ces atterrissages clandestins. On y retrouvera plein d'avions intéressants (nous y reviendrons un peu plus loin... ; le modèle le plus couru étant le Beechcraft 200, répandu en Afrique du Sud, notamment). Le même type d'appareil que celui croisé en plein désert à Base Camp... dans le Nevada.
 
Des français impliqués dans l'histoire
 
Et au bout du réseau de trafiquants en avion, un français : "Eric Walter Amegan, prénommé aussi Mika est un franco-congolais, âgé de 27 ans, au moment de son extradition, le 20 janvier 2009, par le Sénégal, vers la Mauritanie. Principal accusé dans les diverses affaires de transit de drogue qui secouent le pays, il se singularise, des autres détenus, par la densité et la précision de ses aveux. Il y livre les noms des réseaux avec lesquels il coopère, outre-Atlantique et en Guinée Bissau. Dans ses aveux, il participe à la séquestration puis à la torture de son complice Mini Ould Soudani avec l’aide de Sid ‘Ahmed Ould Taya, officier de police. Il reconnait avoir projeté de faire atterrir, en Mauritanie, un avion chargé de stupéfiants en provenance de l’Amérique Latine." L'homme n'a pu agir seul, et les cartels colombiens sont bien derrière l'organisation du transfert de cocaïne : d'autres avions équipés du même équipement et de la même quantité d'essence en bidons dans la cabine sont déjà apparus ailleurs, en Amérique Centrale ou au Brésil, la plupart immatriculés au Vénézuela.
 
Une infrastructure de la coke mise en place
 
Tout avait été prévu en Mauritanie pour les recevoir, et traiter leur contenu, comme le raconte le Cridem, qui décrit un système valable également pour d'autres pays voisins (dont le Mali) : "au cours de l’enquête qui a suivi l’évènement, la police a mis la main sur un éminent homme politique, président de parti, lequel s’était rendu (coïncidence ?) quelque temps plus tôt au Venezuela. Il se trouvait aussi au moment des faits, à Nouadhibou, et aurait même eu des contacts fréquents avec le principal suspect dans cette affaire, un jeune homme, fils d’un ancien président de la République. Les enquêteurs avaient retrouvé dans l’appartement que ce dernier avait loué dans la cité économique, un montant de plus de 20 millions d’UM et quelques cartouches de Kalachnikov. Quelques jours plus tard, grâce à des indices, la police et la douane saisiront un container plombé qui lui était destiné. Le container, en provenance d’Espagne, enfermait une Prado (nota : un 4x4 Toyota) et un minibus de marque Hundaï.  Dans la garniture d’une des voitures, se trouvait minutieusement rangée, la somme de 800.000 Euros, en coupons de 50 et de 100. Il s’agirait sans nul doute de primes pour le compte d’opérations antérieures, ce qui fait dire que le trafic de drogue en direction de l’Europe, via la Mauritanie, ne date pas d’aujourd’hui. Le comble de l’histoire, c’est que le jeune homme en question, s’apprêterait à acheter une usine désaffectée à Nouadhibou pour un montant de 700 millions d’UM, probablement, pour les besoins du trafic qui prenait sans nul doute des ampleurs insoupçonnés". Le fils visé, c'est Idi Mohamed Ould Haidalla, fils de Mohamed Khouna Ould Haidalla, l’ancien président du pays ! Au bout de l'entreprise, on tombe sur deux français encore : Edy Pagès et à Jean-Pierre Vivenot, deux pilotes d’hélicoptère, dont un ancien pilote d'Alouette III de la gendarmerie… leur cas a été évoqué ici. Eux ne semblaient en rien avoir été prévenus de ce qu'ils devraient transporter. Un des hélicoptères appartiendrait en fait à Claude Alezra, le chargé de mission au ministère sénégalais de la santé ! Nous n'avons eu aucune nouvelle sur leur sort et leur emprisonnement depuis, alors que leurs familles ont clamé qu'ils n'étaient pour rien dans le trafic. L'entreprise prévue qui ne verra jamais le jour étant une pêcherie, "Salene Fishing Limited", aux capitaux sud-afiricains : on le voit, les ramifications du trafic sont nombreuses et plusieurs pays sont concernés, ce qui rend l'enquête d'autant plus difficile. Il n'y a pas que le Mali de concerné !
 
Les nouveaux Mermoz de la coke
 
L'appareil découvert en Mauritanie voisine avait donc fait un joli périple. Le Chieftain américain de Vernay également, comme je vous l'avais également expliqué : "le dimanche 6 janvier 2008 encore, le Chieftain partait de St Johns, juste au Sud de St Pierre et Miquelon), pour rejoindre Santa Maria aux Açores, en traversant donc l'Atlantique.... et en effectuant ainsi 2 603 km, alors que son rayon d'action normal est de 1 875 km... un bien beau périple, pour un aussi petit avion. "L'avion avait nécessairement emporté des bidons supplémentaires en carlingue, le procédé cher aux trafiquants. Voilà qui débutait déjà la carrière d'Eric Vernay au Mali ! Celui qui aurait tenté les liaisons vers l'Afrique de l'Ouest dès 2008, juste après le périple des pilotes colombiens du Conquest mauritanien.  Mêmes causes, mêmes appareils ou mêmes lieux d'atterrissage plus ou moins clandestins ? D'autres voyages, notamment de retour, seront fait avec d'autres pilotes, comme nous le verrons aussi un plus loin dans cette enquête à surprises. Demain, nous regarderons de plus près encore les activités au Mali de ce ressortissant arrêté un temps puis libéré depuis. Par le pouvoir malien actuel, et non par décision du président précédent Amadou Toumani Touré, dit ATT, qui coule depuis des jours tranquille au Sénégal, emmené par l'avion présidentiel sénégalais du président Wade le 19 avril 2012 (Wade a quitté la présidence le 2 avril). Un Airbus 319, baptisé "La pointe de Saréne " acheté 20 milliards de F CFA, en remplacement du vieux Boeing 727 appelé "La Pointe de Sangomar, " refait intégralement en 2000 et abandonné depuis... à Dakar, après être longtemps resté en rade à Perpignan, pour réparations. L'Airbus étant un des deux appareils de Nicolas Sarkozy, revendus pour en acheter un plus grand ! Une des personnes croisées durant cette longue enquête, et qui devrait avoir beaucoup à dire sur la question...
 

(*) Voir la saga ici sur la coke en stock et les numéros liés au Sahel :

sur le Sahel, le Mali et le Boeing

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-i-le-boeing-du-88398

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-ii-a-la-recherche-du-88401

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-iii-un-boeing-et-des-88403

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-iv-boeing-touaregs-88404

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-v-des-trafiquants-88407

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-v-des-trafiquants-88407

 

sur les deux Guinée :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-vi-avion-oublie-88725

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xxii-retour-en-90909

 

Sur les pilotes du Boeing :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-ix-au-menu-tilapia-88728

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lii-les-fameux-101812

 

sur Devesa :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xlviii-le-flic-ripou-101711

 

Sur les français impliqués :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xlvi-le-volet-tres-101654

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-liii-le-retour-de-la-102046

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lvi-de-saly-vice-a-103814

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-liv-s-eclater-au-103226

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-li-les-helicos-101826

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-l-walter-et-les-102217

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lvii-les-poupees-104264

 

sur la CIA :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lvi-de-saly-vice-a-103814

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xi-la-mena-et-apres-89606

(**) elle est aujourd'hui la propriété d’un libanais, du nom de Fadoul KARA résidant au Burkina Faso. Une entreprise de bâtiment travaillant au Bénin ou au Ghana.

 

 


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22 réactions à cet article    


  • Ruut Ruut 4 mars 2013 17:27

    A quand l’armée dans nos citées parisiennes ?


    • morice morice 4 mars 2013 17:48

      vous pouvez expliquer votre post, « Ruut » ? 


      car franchement, si poster consiste pour vour à tagger vite fait une de vos pensées si profondes, on s’en passera, à lire les autres ici :




      Par Ruut (xxx.xxx.xxx.197) 4 mars 16:49

      Et pourquoi ne pas permettre a tous les citoyens de voter de chez (via internet et une sécurité par empreinte digitale ou reconnaissance occulaire (tous les nouveaux ordis ont une camera intégrée)) chacune des lois qu’ils sont censés connaître.

      Un peut comme en suisse.


      je crois que vous n’avez même pas idée de ce que représente le mot « définition » là... franchement !


      • morice morice 4 mars 2013 17:50

        Ah on comprend mieux un peu plus loin dans vos tags :

        Par Ruut (xxx.xxx.xxx.197) 4 mars 15:32

        La FN est le seul partis qui n’accuse pas une partie de la population.
        Il la défend dans son entièreté.


        Et hop, encore un admirateur de la blondasse. Toutous aussi bons en orthographe, les fans de la Marinade....


        • rugueux 4 mars 2013 17:54

          Et momo c’est le noeud d’AV ?


          • morice morice 4 mars 2013 18:03

            http://www.agoravox.fr/auteur/rugueux


            http://www.agoravox.fr/auteur/rugueux?debut_bestof=55#pagination_bestof

            même pathologie que Ruut, visiblement... celui qui a écrit ceci sur Taubira : « Encore un panégyrique à la gloire d’une hystérique raciste et complexée, et qui de plus s’exprime avec autant de grâce qu’une vendeuse de poisson... »

            Taubira raciste, il faut oser ou être con pour dire ça : lui, il est les deux.

            • rugueux 4 mars 2013 18:22

              Et momo serait le noeud d’AV ?


              • morice morice 4 mars 2013 18:24

                allez insulter ailleurs, « rugueux » le réinscrit...


                • rugueux 4 mars 2013 18:28

                  Réinscrit ?????

                  Qu’est-ce à dire momo ?


                  • Pyrathome Pyrathome 4 mars 2013 18:34

                    Taubira raciste ?
                     smiley....
                    mais lui, là, il sent très très mauvais...
                    http://tempsreel.nouvelobs.com/justice/20130304.OBS0687/atteintes-aux-policiers-valls-fait-il-du-sarkozy.html
                    Il empeste le poisson pourri l’imposteur....


                    • morice morice 4 mars 2013 18:47

                      Je préférerais qu’il se magne davantage le cul à propos de l’affaire Merah et que le 3eme homme soit arrêté : pour l’instant Valls ne l’a pas trouvé. Mais cherche t-il, c’est un autre problème... suffit pas de dire qu’il y a eu faute : maintenant on attend un RESPONSABLE à la faute. Parti dans le privé, le responsable. Remarquez, on aura un lecteur de plus....



                        • morice morice 4 mars 2013 23:55

                          pour la dernière fois « zomboid », veuillez cesser vos imbécillités ici.... poster pour enrichir le débat, c’est marqué : on en a assez là de supporter vos états d’âmes et vos avis à la noix.


                          • zomboid zomboid 5 mars 2013 00:33

                            Après un lynché sur le balcon voici un lâché dans le désert..


                            • mortelune mortelune 5 mars 2013 05:34

                              Après les articles à répétitions sur les clios de l’affaire Merah, revoilà Momo avec sa drogue au Mali. A croire que les articles mis en ligne sont le résultat d’une rédaction du journal ’le monde’ destiné à enfumer le forum. Il nous prend sans doute pour une ruche !


                              « pour la dernière fois « zomboid », veuillez cesser vos imbécillités ici »

                              Morice ! Faut arrêter de vous prendre la grosse tête, vous n’êtes plus dans une salle de classe à dire à vos élèves qu’ils se taisent. 
                              Ecrivez des articles et des coms à la hauteur et vous aurez des réponses de qualités. 
                              Vous n’apportez plus rien à ce forum à continuer dans ce sens.

                              • JL JL 5 mars 2013 08:37

                                ’’A croire que ces articles de Momo mis en ligne sont le résultat d’une rédaction ...’’

                                Moi je dirais plutôt : A croire que ces articles de Momo mis en ligne sont des articles refusés par la (ou les) rédaction ...


                              • morice morice 5 mars 2013 09:07

                                Ecrivez des articles et des coms à la hauteur et vous aurez des réponses de qualités. 


                                c’est le le mec qui écrit un article entièrement pompé sur un autre écrit il y a 12 ans qui vient me dire ça <, on croît rêver là. En plus le sujet est les trolls : ça en fait un beau surtout, le « mortelune » fan de Meyssan et de Nabe, alias Zanini, antisémite revendiqué !

                                Moi je dirais plutôt : A croire que ces articles de Momo mis en ligne sont des articles refusés par la (ou les) rédaction ...

                                ah ah ah : c’est toujours ainsi : ce n’est pas moi qui décide de leur parution !

                                 pour réitérer ma question censurée hier : « qui a supprimé l’article de Morice attribuant les meurtres de Merah à l’extrême droite et aux antisémites et pourquoi ? ».

                                ah ha ah : il ne sait même pas chercher : c’est toujours en ligne !!!



                                mais comme c’est un troll, il accuse gratuitement, l’ex trash titi, qui se prend toujours pour un Pokemon, à son âge bientôt canonique de fils de pub...

                                j’y évoquais les loups perdus... dans le nord, ici, on en a de fort beaux cas... au LOSC, PARMI LES DEMEURÉS des tribunes...


                                EXTRAIT DE CE TEXTE :

                                Reste néanmoins aussi, il ne faut pas l’ignorer, la piste de l’extrémiste islamiste, comme on a pu voir en Belgique où entre communautés il existe de très fortes tensions, pouvant aller, on l’a vu jusque mort d’homme. Un cas similaire vient de se produire ce week-end en France à la mosquée du quartier desBlancs-Monts à Arras. Mais pour le second cas, on a bien eu affaire à quelqu’un atteint de troubles mentaux, et à chaque fois les actions menées ont été désordonnées, en forme de coup de sang non préparé, ou d’un coup de folie. En ce cas, on aurait affaire à un extrémiste antisémite, qui aurait reproché aux militaires musulmans d’être intervenus en Afghanistan. Cela reste plausible, malgré le fait que la balance penche davantage vers le cas du loup solitaire issu de l’armée pour sa science du timing à exécuter aussi rapidement des personnes ou à chercher à les achever : en banlieue, cela m’étonnerait qu’un jeune armé sache autant organiser pareille opération nécessitant beaucoup d’heures de surveillance, à moins de mettre tout un quartier dans le coup. A Montauban et à Toulouse, la répétitivité exclut de plus le coup de folie subit. Un homme qui s’est muni récemment de son véhicule de prédilection... un puissant scooter Yamaha T-Max.

                                j’y évoquais déjà des complicités... ON CHERCHE TOUJOURS LE 3EME HOMME...

                                extremiste antisémite j’ai écrit, « a.nonyme » !!!

                                • morice morice 5 mars 2013 09:58

                                  la déclaration du jour 



                                  celle d’un président qui a offert un sanctuaire aux narco trafiquants et aux islamistes, et qui chercher à se refaire vite fait une virginité.

                                  le problème est aussi en Mauritanie, on le sait....





                                  En ce qui concerne la cocaïne, il semble que des trafiquants aient commencé à utiliser la Mauritanie comme voie de transit alternative. La drogue vient part bateau du Brésil, transite par le port de Nouadhibou avant de repartir pour l’Espagne ou la France. Les liaisons aériennes sont également utilisées. En janvier 1992, une affaire a attiré l’attention de la police : un Mauritanien est allé acheter quatre kilos de cocaïne au Brésil. Il les a expédiés par fret aérien, dissimulés dans un réfrigérateur. C’est au cours du transit à Paris que la drogue a été détectée. Avertis par leurs collègues français, les policiers mauritaniens ont arrêté le trafiquant au moment où il allait prendre livraison de la marchandise à Nouakchott. 500 grammes de cocaïne ont été également saisis en janvier l993. La proximité de la Mauritanie avec les Canaries - il existe trois rotations par semaine pour le trafic des voyageurs - et donc de l’Espagne, rend ce pays intéressant aux yeux des trafiquants latino-américains. Las Palmas est une base de ravitaillement pour les bateaux de pêche qui peut être utilisée par les réseaux de trafiquants. Il existe également des liaisons maritimes entre la Mauritanie et la France, en particulier via le port de Rouen. Aucun dispositif de contrôle vraiment efficace n’ayant encore mis en place, il est probable que le trafic est plus important que ne le suggèrent les saisies effectuées jusqu’ici.

                                  le lien : les Canaries, là où les prises de drogue ont fortement augmenté ces deux dernières années (pour éviter la remontée vers la Libye ou l’Algérie, seul le Maroc restant... « traversable »).

                                  • morice morice 5 mars 2013 10:17

                                    info du jour bis



                                    ça ne vous rappelle rien, ce cadavre sans visage ?

                                    que cherche-t-on à faire là ? et qui le fait ?

                                    l’homme cité est un amateur complet :


                                    garboa, le allain jules tchadien ?

                                    VOICI CE QU’IL A ECRIT AILLEURS 
                                    En tant que communicant, je suis intéressé par cet important vivier de cibles pour une personnalité publique et surtout politique. Je suis surpris qu’officiellement, cela ne fasse pas broncher la Présidence de la République du Tchad qui dispose (très sérieusement) d’une direction des Nouvelles Technologies au sein de la Direction Générale de la Communication. Pourquoi ne font-ils pas de la récupération de Facebook comme l’ont expérimenté des hommes d’Etat à l’instar de Barack Obama et son épouse, Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin... ? Pourquoi cela ne peut être le cas au Tchad ?

                                    Cette jeunesse se reconnait à travers sa Première dame qu’il a vue au Béguinage, au Sacré-cœur, dans les quartiers et qui a partagé avec lui les affres des études sans bourse et de la non-reconnaissance de l’excellence par l’administration qui privilégie le copinage. Les N’Djaménois et autres Tchadiens se reconnaissent à travers Hinda Déby Itno qui s’habillent comme eux (voile de peu de valeur, pas de bijoux d’or ostentatoires), qui célèbre les fêtes de noël comme eux…C’est pour cela qu’ils sont encore plus déçus quand ils la voient nommer son petit frère (non expérimenté) à un poste aussi important.

                                    Il appartient à Hinda Déby Itno de transformer ce véritable buzz du net en un capital pour le Tchad et pour le régime de son mari. La victoire pour Idriss Déby Itno ne devrait pas être que militaire. Mieux, la débâcle actuelle de la rébellion minée par des profondes divergences internes doit faire tourner le Président de la République vers des véritables enjeux de politique générale dont la jeunesse doit être le cœur de cible. 

                                    (1)  Le Buzz est une pratique qui consiste à faire beaucoup de bruit sur Internet pour quelque chose ou autour d’une personne.


                                    ON DIRAIT EFFECTIVEMENT DU JULES. rien de vérifié et du vite posté...




                                    • morice morice 5 mars 2013 10:21

                                      autre exemple 


                                      « 
                                      Selon lui, »Le Tchad n’a perdu que trois soldats au Mali. Deux de maladie et un par accident. Pas de mine ni d’embuscade« .
                                       »

                                      voilà ce qu’il a affirmé

                                      et voilà ce qu’on a vu :

                                      26 morts, et 3 seulement SANS COMBATS selon le désinformateur Garboa !!! 

                                      • morice morice 5 mars 2013 10:33

                                        bingo !!! sur son blog, le dénommé Jules reprend la même vieille litanie soi-disant raciste :

                                        « Bref, le ministre français demande à un président, simplement parce qu’il est africain, de se taire. »

                                        incroyable commentaire ce « parce qu’il est africain » !!!

                                        Le Drian a simplement dit de ne pas annoncer trop vite des infos ;.. MAIS JULES NE PEUT PAS S’EMPÊCHER DE TRADUIRE A SA FAÇON... pitoyable, comme d’hab.

                                         « Une rumeur répétée à l’envi ne fait pas une information, et le ministre de la Défense ne doit pas parler au conditionnel. J’en appelle à la prudence et à l’esprit de responsabilité à l’égard d’indications que nous ne sommes pas en mesure de confirmer matériellement à ce stade ».

                                        ça va plus loin encore chez Jules :
                                        En réalité, ce qui se passe sur le terrain et que personne ne révèle, c’est que la France, qui a toujours voulu le beau rôle, a envoyé l’armée malienne où elle pensait qu’il ne pouvait y avoir les chefs terroristes. Mal lui en a pris, le Tchad est victorieux dans cette zone très escarpée du massif montagneux et aride de l’Adrar des Ifoghas dans la zone de Kidal, étendu sur près de 250 000 km2. »

                                        en somme, les tchadiens son meilleurs, parce qu’ils sont noirs, je parie...
                                        le jour où il arrêtera ce racisme à rebours, il fera signe....

                                        à noter dans le forum l’intervention de... AVIC (bien connu sur Agora... comme Jules Bis)
                                        Peut-être que les Tchadiens ont tué Bel Mokhtar trop tôt ? Je dis ça comme ça…
                                        Qu’aurait dit Bush si on avait abattu Ben Laden dès Octobre 2001 ?

                                        son « je dis ça comme ça » en dit long aussi sur sa profondeur d’analyse !



                                        • morice morice 5 mars 2013 10:45

                                          ah dernier détail pour aujourd’hui : chez « mortelune »,dans la rubrique « technologie », devinez chez qui on tombe ? 


                                          JP PETIT, bien sûr !! 

                                          ah ah ah : les B-2 à MHD vont bientôt revenir, je le sens, pourquoi pas au Mali !!

                                          ah ah ah !! trop drôle !!!!

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