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Accueil du site > Tribune Libre > Columbo à Notre-Dame

Columbo à Notre-Dame

Nous avons tous suivi en direct, avec stupéfaction mêlée d’horreur, l’incendie destructeur qui ravagea Notre-Dame de Paris, dans la soirée du 15 avril dernier. La dévastation de ce patrimoine historique et cultuel inestimable fait mal : aux Chrétiens, aux Parisiens, aux Français, et à tous les amoureux des veilles pierres au rang desquels je me compte. Presque immédiatement, un certain nombre de points et de déclarations, parfois contradictoires, m’ont intrigué. J’ai alors pris ma pelle, et j’ai creusé un peu. Et ce que j’ai découvert au fil de mes investigations ne m’a nullement rassuré. Aussi je me propose de mettre le célèbre Lieutenant Columbo sur le coup : qui mieux que lui pourrait démêler cet écheveau, confondre les vilains conspirationnistes ou envoyer le coupable au trou en 50 minutes chrono ?

Après, est-il nécessaire de préciser que ce texte est une fiction ? Comment tout ceci pourrait-il contenir la moindre parcelle de vérité ? Chacun sait bien que Columbo est un personnage imaginaire

CH. 1 : Paris – Bureau d’Édouard Philippe, Rue de Varenne

La porte s’entrouvrît avec une lenteur désespérante, pour laisser la place à une tête hirsute, laquelle se trouvait surmonter un individu plutôt trapu à l’apparence débraillée qui entra, imperméable sur le bras, avec l’air penaud du cancre qui serait convoqué chez le proviseur, manifestement impressionné par le décor fastueux des ors de la République.

 — Je dérange pas, j’espère ?

 — Euh, bonjour Lieutenant Colombey, entrez, je vous en prie, annonça le ministre d’une voix cordiale que démentait catégoriquement son regard marmoréen : l’homme, grand et élancé faisait immanquablement penser à un héron toisant le restant de l’humanité comme s’il s’agissait d’un poisson crevé sur la berge, se demandant si, par hasard, il ne serait pas encore comestible. Homme pressé s’il en fût jamais : par ses maîtres, par le temps, aussi, mais fort peu par sa conscience, qu’on se rassure. Nul n’arrive à ce genre de charge en ayant des pudeurs de donzelle ou des états d’âme, et il y avait fort longtemps que l’ambition avait écrasé dans son coeur les derniers vestiges d’humanité. Tant qu’à avoir des valeurs, autant qu’elles rapportent le tant pour cent, n’est-ce pas ? Et tout le reste n’est que littérature à l’usage des naïfs.

 — Co-lum-bo, M’sieur, avec « bo » comme dans « bobine ». C’est un nom d’origine italienne, vous savez ; je ne suis pas Français. En fait je suis en vacances à Paris, M’sieur, avec Madame Columbo et puis… Lechien, bien sûr. Mais Lechien, il est resté dans l’auto, et à ce sujet, M’sieur, je voulais vous demander…

 — Ah pardon, dit l’échassier en franchissant en trois pas l’imposante distance séparant son bureau de l’endroit où se tenait l’infortuné Columbo qui, devant pareille charge, sembla un instant sur le point de refluer vers la porte pour s’enfuir, avant de se reprendre et d’accepter mollement la poignée de main qu’on lui offrait.

 — Columbo, oui. Suis-je bête, je ne sais pourquoi j’avais « Colombey » en tête. Et inspecteur, dites-vous ? Ah non… Lieutenant, c’est ça ! Tout en continuant de parler, l’interminable ministre continuait d’enserrer la main du policier dans une poigne de fer, histoire de lui faire comprendre d’emblée qui était le maître en ces lieux.

 — Oui M’sieur, c’est ça, lieutenant Columbo, de la Police criminelle, j’ai ma carte, dans mon portefeuille M’sieur, si vous voulez, je peux vous la montrer, mais faudra d’abord me rendre ma main, ajouta-t-il avec un sourire un peu niais.

Surpris, le ministre lâcha prise, tout en continuant à le fixer de son regard de braise noire, cherchant à le jauger.

 — Ben voilà, M’sieur, c’est rapport au capitaine : ce matin, il m’a téléphoné et m’a dit, comme ça « Lieutenant, puisque vous êtes sur place, je voudrais que vous donniez un coup de main à nos amis Français pour résoudre cette affaire ». J’étais pas très, comment dire, enthousiaste, mais vous savez comment ça va, les ordres sont les ordres et puis le capitaine…

 — Venons-en au fait, lieutenant, je suis un homme fort occupé !

 — Oh mais je comprends M’sieur, j’ai seulement quelques petites questions, juste une formalité, ce ne sera pas bien long…

 — Je vous écoute, lieutenant.

 — Eh bien voilà, lorsque l’incendie s’est déclaré, comme tout le monde, j’ai suivi les événements en direct à la télé, et j’ai été, comment dire, un peu surpris !

 — Surpris ?

 — Oui, alors que le bâtiment n’avait même pas fini de brûler, les médias affirmaient déjà que le feu était d’origine accidentelle, et si je ne me trompe pas, vous l’avez également affirmé, ainsi que le Procureur de Paris… Chez nous, quand un incendie détruit un édifice de cette importance, on commence par faire une enquête poussée, en recherchant la présence d’accélérants, de dispositifs de mise à feu, bref, toutes ces choses qu’on pourrait retrouver si l’incendie n’était pas d’origine accidentelle…

 — Mais c’était un accident ! Vous n’allez pas donner quelque crédit que ce soit aux détraqués qui voient des complots partout, quand même ?

 — Oh non, M’sieur, je vous comprends parfaitement, mais c’est juste qu’annoncer le résultat de l’enquête avant qu’elle ait débuté me semble un procédé… cavalier, c’est comme ça qu’on dit, hein ? Comme si l’hypothèse d’une malveillance ou d’un attentat était exclue a priori !

 — C’est clair, pourtant, il y avait une rénovation en cours, les consignes de sécurité n’auront pas été respectées et un ouvrier aura foutu le feu, fin de l’histoire !

 — Foutu le feu en dehors du chantier, M’sieur ?

 — Comment ça en dehors du chantier, c’est bien la charpente de Notre-Dame qui a brûlé, de la nef au transept, pas le Capitole ?

 — C’est bien vrai, M’sieur (rires), mais le départ de feu a été localisé dans une zone où il n’y avait pas de chantier en cours : c’est l’ancien architecte en chef de Notre-Dame, Benjamin Mouton qui l’a révélé, sur LCI. Et il a ajouté que des poutres d’une telle section et âgées de huit cents ans en chêne flotté, ça ne prend pas exactement comme des allumettes, et qu’il avait probablement fallu pas mal de petit bois…. Il n’a pas l’air trop convaincu par la thèse d’un accident, cet homme-là.

 — De toute évidence, il ne devait pas être dans son état normal, ou alors il n’y connaît décidément rien : on a bien vu la toiture brûler comme un vulgaire fagot, pourtant !

 — C’est vrai M’sieur, j’y ai pensé aussi, alors j’ai un peu creusé de ce côté. Bien sûr, je suppose que les enquêteurs de la police scientifique essayeront de reproduire les conditions du départ de feu à l’aide d’une poutre de chêne ancien… En attendant, d’autres se sont livrés à l’expérience, et les résultats semblent corroborer ce que disait l’architecte Mouton : c’est très dur à enflammer, ces trucs-là. Tout a été essayé : étincelle sur de la paille, sur un chiffon imbibé de méthanol, petit bois, et jusqu’à une bouteille complète de gel allume-barbecue répandue sur la poutre… Rien n’y a fait, pourtant il s’agissait d’une poutre de section plus faible de bois nettement plus jeune. Je suis perplexe.

 — C’est tout à votre honneur lieutenant, toutes les hypothèses doivent être examinées et elles le seront, soyez-en sûr : mais attention à ne pas tomber à votre tour dans le piège des spéculations oiseuses : personne n’avait intérêt à la destruction de Notre-Dame !

À ces mots, Columbo sembla se figer, comme perdu dans ses pensées, se grattant le dessus du crâne, puis reprit, presque timidement : 

 — Eh bien puisqu’on parle, M’sieur, Notre-Dame n’est pas qu’un monument historique, c’est avant tout un lieu de culte, dans un pays où l’on compte presque 3 églises profanées chaque jour : après Saint-Sulpice et Saint-Denis voici Notre-Dame, et pour cette dernière, à une date qui n’a rien d’anodin dans le calendrier chrétien. Vous croyez aux coïncidences, Monsieur le ministre ?

 — Vous insinuez que des islamistes auraient pu faire le coup, lieutenant ? Sans l’ombre d’une preuve, sans même un indice ?

 — Oh non, M’sieur, je pensais juste tout haut. Envisager toutes les hypothèses fait partie du métier de policier, c’est une sorte de déformation professionnelle, si vous voulez.

 — Eh bien sachez, Lieutenant, que dans un climat de tension communautaire larvé, le simple fait d’évoquer pareille hypothèse pourrait allumer un autre incendie, bien plus difficile à éteindre encore !

 — Ah, j’y suis, à présent : c’est pour cela que les médias avaient exclu d’évoquer une piste criminelle, n’est-ce pas ?

 — Exactement, lieutenant : mais tous les devoirs d’enquête seront effectués en vue d’identifier les causes du sinistre.

 — Eh bien voilà qui me rassure pleinement M’sieur, répondit Columbo avec un grand sourire. Je ne vais donc pas abuser de votre temps plus longtemps. De plus, j’ai rendez-vous avec l’ingénieur Mouton, à 14h.

Columbo salua son hôte, puis se retourna pour se diriger nonchalamment vers la porte. Après quelque pas, il leva la main au ciel et se retourna : 

 — Oh, j’allais oublier, M’sieur…

 — Quoi encore lieutenant ?

 — Eh bien, lors de l’incendie, je veux dire, la retransmission à la télé : j’ai regardé sur plusieurs chaînes, vous savez, je suis comme ça, moi, je passe de l’une à l’autre, je zappe, d’ailleurs, Madame Columbo n’aime pas beaucoup ça et elle me disait pas plus ta…

 — Au fait, lieutenant, au fait !

 — Eh bien voilà, sur toutes les chaînes, les commentateurs, avec un air grave, évoquaient la possibilité d’une « trêve », et je dois dire que je n’ai pas trop compris sur le moment à quoi ils faisaient référence ?

 — Au mouvement des gilets jaunes, je pense !

 — Oui M’sieur, c’est ce que j’ai cru comprendre aussi, mais sachant qu’il n’y a pas de rapport entre l’incendie de Notre-Dame et les manifestations des gilets jaunes, semaine après semaine, comment se fait-il qu’une telle « trêve » ait été évoquée sur tous les plateaux, presque au même moment ?

 — Eh bien peut-être que les journalistes, à l’instar d’une grande majorité de Français, commencent à en avoir assez des casseurs, des déprédations, et qu’ils craignaient de voir des débordements autour d’un édifice déjà passablement fragilisé !

 — D’ordinaire, les manifestations sont organisées autour de Notre-Dame ?

 — Euh, non : en tout cas pas jusqu’à présent, mais ils auraient pu en profiter !

Columbo hocha lentement la tête, puis regarda fixement le ministre, les yeux perdus dans le vague.

 — Autre chose, lieutenant ?

Brusquement ramené à la réalité, Columbo bredouilla un mot d’excuse, puis se retournant, marcha vers la porte. Cette fois il ne se retourna pas.

La porte se ferma sans un bruit et le bureau retrouva cette ambiance feutrée si particulière qui plaisait tant à son locataire. Pensif, l’échassier continua à fixer la porte pendant de longues minutes avant de reprendre ses activités.

CH. 2 : Le bossu de Notre-Dame

Le premier ministre commençait à s’impatienter : 

 — Dites-donc, Nuñez, vous êtes bien sûr qu’il avait dit huit heures, sur le parvis ? On se les gèle, ici.

L’intéressé sembla encore se racrapoter un peu plus dans son pardessus. Plus habitué au travail de bureaucrate qu’à accompagner le premier ministre en déplacement, il maudissait son patron de l’avoir envoyé à sa place pour répondre aux questions du flic américain, ce lieutenant Columbo. Dur avec ses subalternes et plus onctueux qu’une chantilly avec ses supérieurs, il n’avait rien d’un technicien, et tout du fonctionnaire. Il chercha désespérément aussi loin que son regard myope pouvait porter, sans pouvoir identifier qui que ce soit : le parvis était encore désert à cette heure, à l’exception de quelques riverains pressés, les uns accompagnant leur progéniture à l’école, d’autres promenant le chien, mais rien qui ressemblât à un flic dans un rayon de cent mètres.

 — Ohéééé ! Je suis là. Par ici !

 — Stupéfait, Nuñez leva les yeux pour découvrir un étrange spectacle : une sorte de petit diable vêtu d’un imperméable se promenait de long en large sur la grande galerie de la cathédrale Notre-Dame en faisant de grands signes avec les bras.

 — Monsieur, je pense que j’ai trouvé notre zèbre, il joue les Quasimodo là-haut. Joignant le geste à la parole, il indiquait un point situé plus ou moins à mi-hauteur, surplombant la rose.

 — Je croyais que vous aviez fait interdire l’accès au site, Nuñez ?

 — C’est le cas, Monsieur le Ministre, d’ailleurs la préfecture y maintient une surveillance constante

 — Moi je dirais éthérée, Nuñez. Un peu trop perméable pour mon goût, en fait. Grimpez jusque-là et ramenez-moi ce zigoto, on ne va pas y passer la journée.

 — Nuñez partît au petit trot en direction de la cathédrale, et n’en revint qu’après une douzaine de minutes, essoufflé comme veau-marin qui aurait escaladé une banquise trop haute pour lui. Il était suivi à une douzaine de pas par l’ineffable lieutenant Columbo qui lui, était visiblement frais comme un gardon et enjoué comme à son ordinaire.

 — C’est ma faute, M’sieur, j’espère que vous n’en voudrez pas à Pichon… C’est le nom du planton préposé à la surveillance, M’sieur. Je lui avais demandé si par hasard, je ne pourrais pas aller jeter un oeil là-haut, et puis aussi dans la nef, bien sûr. C’est une vraie scène de guerre, là-dedans, sauf votre respect !

 — Le premier ministre nota mentalement le nom de Pichon, dont il se jura qu’il serait sous peu affecté à la circulation sur une île venteuse, au milieu de nulle part. Il se força ensuite à prendre une attitude cordiale, ou ce qui chez lui y ressemblait le plus, soit un sourire carnassier surmonté par deux billes d’acier poli. Juste poli.

 — Vous avez vu M’sieur ? Les échafaudages… Ils ne sont pas tombés : ça a brûlé durant des heures, une véritable fournaise, et ils sont restés debout. Ils n’ont même pas fondu, M’sieur. Tout est resté exactement en place : pourtant ce ne sont que des structures tubulaires en acier galvanisé de piètre qualité… Quand on voit les dégâts qu’un feu nettement moins développé avait fait aux tours du World Trade Center, on se dit que vous avez eu une sacrée chance, hein ?

 — Si l’on veut, lieutenant. Où en êtes-vous de votre enquête ? Avez-vous pu parler avec l’architecte Mouton ?

 — Si fait, M’sieur. C’est un homme rudement cultivé, ce Benjamin Mouton. Faut l’entendre parler de sa cathédrale ! C’est comme s’il avait perdu sa fille unique dans ce tragique incendie.

 — Nous sommes tous sous le choc, lieutenant : avez-vous appris quelque chose ?

 — Eh bien oui, M’sieur, sur un point qui me taraude depuis le début, la pièce manquante !

 — De quoi parlez-vous lieutenant ?

 — Du mobile, M’sieur. Columbo fixait maintenant ostensiblement le ministre, en penchant légèrement la tête.

 — Encore faudrait-il qu’il soit établi que c’était autre chose qu’un accident, lieutenant !

 — Oui M’sieur, vous avez raison : d’ailleurs, à cet égard, j’ai demandé à ce que les décombres, principalement les restes de charpente calcinés soient dûment répertoriés, étiquettés et stockés dans un entrepôt fermé, à toutes fins utiles : on ne voudrait pas que des preuves disparaissent dans la précipitation… Ça c’est déjà vu, vous savez.

 — C’est tout ?

 — Non M’sieur, j’ai demandé aux services de la préfecture de réquisitionner toutes les images des caméras de surveillance, privées et publiques, autour du site de la cathédrale, y compris les ponts et la station de métro Cité. Si l’incendie a été allumé volontairement, les coupables ne sont pas arrivés ou repartis en hélicoptère.

C’en était trop pour Nuñez, excédé de voir son rôle réduit à celui d’une Esméralda de pacotille quand ce ne serait pas une potiche. C’était bien de ses prérogatives qu’on parlait ? Est-ce que ce flic pouilleux n’était pas en train de lui écraser les arpiots ?

 — Si ce n’est pas trop demander, je pourrais savoir à qui vous vous êtes adressé à la préfecture, lieutenant ?

 — Eh bien en fait, M’sieur, ça ne s’est pas passé exactement comme ça. Disons que j’ai eu un coup de fil, hier soir, de notre Ambassadrice, Madame McCourt… Une personne charmante ! Elle voulait savoir si tout allait bien et si elle pouvait faire quelque chose pour moi. J’ai alors fait un certain nombre de suggestions et elle m’a assuré qu’elle ferait en sorte de les transmettre., heu, de les transmettre à qui-de-droit, voilà.

 — Vous avez bon espoir, lieutenant ? Il commençait déjà à faire sombre lorsque l’incendie s’est déclaré, Je crains qu’on ne voie pas grand-chose sur les images des caméras de vidéosurveillance !

 — Sans doute, M’sieur, mais il n’y a pas que ce qu’on voit : ainsi, ce serait bien de réquisitionner également les données de connexion de tous les téléphones cellulaires ayant « borné » sur l’Île de la Cité, cet après-midi-là.

 — Mais ça représente des centaines de milliers de téléphones, lieutenant, vous êtes spécialiste des épingles dans les meules de foin ?

 — Ce ne sont pas tant les données brutes qui sont importantes, M’sieur, mais la façon dont elles pourraient être corrélées à d’autres données brutes. Parce que si je ne me trompe pas, nous avons dans cet intervalle l’identifiant du téléphone de l’incendiaire, qui avant, ou après, aura borné au même moment, au même endroit que celui de son commanditaire, non ?

 — C’est de la science-fiction, lieutenant…

 — En êtes-vous bien sûr, Monsieur Nuñez ? C’est pourtant comme ça que les enquêteurs avaient pu établir que l’ancien président, Nicolas Sarkozy, se sachant sur écoute, avait fait acheter, par les soins de son avocat, un téléphone au nom de Paul Bismuth…

Edouard Philippe commençait doucement à s’impatienter, mais ne pût réprimer la question qui lui brûlait les lèvres : 

 — Vous parliez du mobile, lieutenant ? Qu’est-ce qui pourrait pousser quelqu’un à incendier cette pièce maîtresse de notre patrimoine commun ?

 — Eh bien je crois, M’sieur, que Notre-Dame n’est qu’un trompe-l’oeil qu’on agite devant nos yeux pour que nous ne puissions voir le tableau dans son ensemble. Est-il exact qu’un projet de loi dite de reconstruction, prévoit que pour respecter le timing voulu par le président Macron, le chantier pourrait bénéficier de dérogations en termes d’urbanisme, du monopole des architectes en chef des Monuments Historiques, et plus important, de la loi régissant les marchés publics ?

 — Comme vous l’avez noté vous-même, lieutenant, il s’agit tout d’abord de respecter le timing voulu par le président…

 — Je vous suis, M’sieur, mais est-ce le timing qui justifie les dérogations, ou au contraire, les dérogations qui seraient la conséquence d’un planning délibérément étriqué ? Et ceci amène une autre question, M’sieur : est-ce que ces dérogations ne concerneront que la réfection de la toiture ou engloberaient-elles des développements à d’autres lieux et monuments situés sur l’Île de la Cité ?

 — Eh bien, je n’en sais trop rien, lieutenant ! Il y a bien eu des projets de rénovation de l’ensemble qui avaient été déposés, voici quelques années, et qui concernaient plusieurs monuments historiques, dont le parvis, mais pour cela, voyez avec le ministre de la culture, plus au fait du dossier que moi. Et puis, lieutenant, où cela nous mène-t-il ? N’évoquiez-vous pas la possibilité que ce soient des islamistes qui auraient fait le coup ?

L’air badin qu’aimait à afficher Columbo fît bientôt place à un regard dur, que son interlocuteur ne lui connaissait pas.

 — Oh non, M’sieur, j’évoquais juste le contexte : quand on y songe, il est bien pratique, n’est-ce pas ? Et si l’on devait retrouver le lampiste qui a fait ça, quelles sont les chances qu’ils soit basané et qu’il porte un nom à consonnance arabe ? Et puis on dira qu’il était islamiste, M’sieur, on dira même peut-être qu’il s’était auto-radicalisé à grande vitesse étant donné des antécédents bien peu compatibles avec la vie d’un musulman pratiquant. Elle est bien commode, M’sieur, la théorie du complot, n’est-ce pas ? On écarte ostensiblement — et apparemment en dépit du bon sens — la thèse d’un attentat pour sous-entendre que, forcément, si cela devait tout de même être un attentat, ce serait le fait des islamistes. Forcément, M’sieur… Je n’aime pas beaucoup ce mot parce que je n’aime pas qu’on me force à croire quoi que ce soit.

 — Pour vous, ce ne serait donc pas un attentat à caractère religieux ?

 — Non, M’sieur, pas au sens où vous l’entendez, du moins. Le mobile qui saute aux yeux est l’appât du gain, l’argent de la corruption, la privatisation des biens publics au seul profit d’une petite clique qui saura ristourner à ses bienfaiteurs une partie des bénéfices… À moins, bien sûr, qu’elle n’ait été payée d’avance, si vous voyez ce que je veux dire ? Ensuite, M’sieur, ce n’est pas tant une attaque contre une religion, mais contre tous les systèmes de croyance qui défendent des principes moraux, tels l’honnêteté ou la solidarité, face à un système en bout de course qui ne peut plus s’accomoder de la moindre opposition. Et comme il est facile récolter le foin lorsqu’il est coupé de ses racines, il est facile d’imposer à une population un gouvernement inique lorsqu’elle est coupée de ses valeurs.

CH. 3 : Columbo, au rapport !

Jamie McCourt n’avait rien d’une mondaine. Femme de tête et femme d’affaires avant d’être politique, elle privilégiait l’approche directe aux ronds-de-jambe du politiquement correct. Ce dossier, elle le sentait confusément, était bien plus qu’un fait-divers. Était-ce que les autorités et les médias avaient décidément montré un peu trop de hâte à conclure à la cause accidentelle ? En tout cas, c’était à sa demande que le lieutenant Columbo avait accepté de mener sa petite enquête…

 — Une simple affaire de corruption, dites-vous ?

 — Oui, Madame, c’est du moins ce que je crois. Le motif religieux ne me semble être posé là opportunément que pour imputer la responsabilité à des lampistes, si la thèse de l’accident devait faire long feu. Des lampistes morts, de préférence, ils sont bien moins bavards.

 — Quelles sont les raisons qui vous font penser à une opération de corruption ?

 — Eh bien c’est simple : si vous faites abstraction de l’incendie proprement dit, que reste-t-il ? Une Île de la Cité qui est à 90% propriété de l’État ou de la Ville de Paris. Des monuments comme l’hôtel-Dieu, la Conciergerie, le Marché aux oiseaux, le Parvis, le Tribunal de Commerce, etc. Cela représente une montagne d’or pour les promoteurs à l’approche des Jeux Olympiques de 2024, à condition de pouvoir contourner la loi sur l’attribution des marchés publics et le monopole des architectes en chef des Monuments Historiques. Or que voit-on ? Une telle loi est en préparation et sera probablement soumise prochainement au parlement.

 — Vous semblez catégorique, lieutenant…

 — Eh bien l’avenir nous dira qui avait raison, Madame, parce que si, dans les faits, cette loi est utilisée pour permettre des projets immobiliers sur d’autres sites historiques que la Cathédrale, au seul profit de quelques entrepreneurs qui se trouvent être des amis de l’actuel président, nous aurons à la fois le nom du commanditaire et la preuve. Dès lors que le pouvoir choisit de s’affranchir des lois qui l’empêchent de tomber sous le règne de la corruption, il ne peut être que complice.

 — Nous attendrons donc de voir la suite avant de tirer les conclusions qui s’imposent, même si je ne me fais guère d’illusions : ce pays dévale la pente qui mène de la civilisation au chaos à une vitesse proprement sidérante ! Vous resterez bien pour manger un morceau, lieutenant, je vous ferai la cuisine…

 — Ce serait avec grand plaisir, M’dame, mais Madame Columbo m’attend à l’hôtel, et j’avais promis de l’emmener manger à Montmartre, en amoureux.

 


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75 réactions à cet article    


  • bernard29 bernard29 4 mai 13:20

    oui, je crois que vous avez raison de faire de l’informatique à Bruxelles. !


    • popov 4 mai 13:45

      @Philippe Huymans

      Content de vous relire. Je croyais que vous vous étiez juré ne plus jamais écrire sur ce site.

      L’hypothèse « mains basses sur la ville » est en effet la plus probable à ce stade.


      • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 mai 13:59

        @popov

        Salut Popov, et merci de votre sollicitude. Je suis simplement un peu lassé par l’inertie abyssale de mes contemporains, et j’ai surtout décidé de ne plus prendre la balle au bond, commenter l’actu en étant sur tous les fronts : c’est usant, inutile et franchement peu motivant.

        Du coup je m’essaie à la fiction : improbable, certes, mais j’y balance quelques idées qui sont loin, elles, d’être aussi improbables.

        Un sport difficile, mais amusant, peindre des personnages et des situations complexes en trois coups de plume... Même si je me rends bien compte que je ne suis qu’un apprenti-plumitif.


      • popov 4 mai 17:42

        @Philippe Huysmans

        Il ne faut pas vous décourager. Même si je ne suis pas toujours d’accord avec ce que vous dites, je pense que vous faites en général du bon travail.

        Quand on lance une idée, il ne faut pas toujours s’attendre à un feedback immédiat. Mais les idées se propagent. Même si un lecteur répète une idée trouvée sur vos articles pour la ridiculiser, il se trouvera toujours un auditeur que cela fera réfléchir.

        Il y a des idées qui se répandent comme une traînée de poudre ; il y en a d’autres qui mettent du temps à incuber.


      • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 mai 20:30

        @popov

        Merci, pour votre classe, d’abord. Comme vous dites, on peut ne pas être d’accord et pourtant se respecter.

        Je ne sais pas si mes idées mettront du temps à incuber, ce que je sais, c’est qu’elles doivent être dites, c’est la raison pour laquelle je suis là.

         ;)


      • berry 5 mai 00:12

        @Philippe Huysmans
        Oui, il ne faut pas se décourager, le système est vacillant, comme pouvait l’être le système soviétique dans les années 80. Il censure actuellement les informations alternatives sur les réseaux sociaux mais je doute qu’il inverse la tendance, il ne fait que gagner du temps.
        Je comprends que vous ne soyez pas motivé pour intervenir sur tous les sujets en permanence, mais ce serait dommage de tout arrêter, vous avez un bon sens, une expérience et une facilité d’expression que beaucoup n’ont pas. Il faut peut-être lever le pied quand vous en ressentez le besoin et vous concentrer sur l’essentiel.


      • tiers_inclus tiers_inclus 5 mai 13:09

        @Philippe Huysmans

        Très belle performance créative et synthétique, agréablement romancée, qui instruit les pistes émergentes sans être nécessairement exhaustive.

        Le raisonnement en 3 bandes de notre ami Colombo qui va de l’hypothèse d’une partialité voulue de l’enquête, pour susciter au public une hypothèse d’attentat que l’état camouflerait, afin de détourner l’attention de la finalité réelle de main basse sur la cité me semble alambiquée.
         
        Un Oswald aurait pu faire l’affaire plus simplement.

        Une autre objection est que cette partialité en éliminant donc de manière aberrante une enquête criminelle ne peut introduire que la recherche du « cui bono », ce qui c’est produit. 

        Enfin il reste l’hypothèse à causalité inversée, opportuniste, d’une récupération de la situation pour s’offrir une main basse sur la cité, quelque soit la cause initiale, la partialité pouvant être attribuée à la gestion politique de l’affaire.

        Reste que tout cela est bien nébuleux. A ce stade, le plus pragmatique serait de lutter contre cette main basse sur la cité, annihilant ainsi les fruits de la forfaiture.


      • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 5 mai 15:05

        @tiers_inclus

        Merci pour votre gentil commentaire.

        Je ne crois pas que ce soit si alambiqué comme hypothèse, je suis absolument convaincu que ces gens sont tordus à un point que vous auriez peine à imaginer.

        Et ma logique d’informaticien me dit que l’hypothèse de la récupération opportuniste serait une hénaurme coïncidence. Du coup, suivant la logique de « cui bono » et « suivez l’argent », je postule qu’ils apportent à la fois le problème et la mauvaise solution qui suppose une corruption comme on en a plus vu depuis longtemps en Europe.

        Et nous saurons assez vite si j’ai raison, et la bonne blague dans l’histoire, c’est que j’aurais décrit avec plusieurs mois d’avance ce qui, en effet, se produira (et là ça risque de susciter une grosse levée de sourcil parmi les lapins de la semaine biberonnés à la propagande médiatique).

        Pour lutter contre ça, je crains que ce ne soit déjà cuit : le Parlement est souverain, et il se trouve que c’est un parlement de godillots ... Du coup, ils vont se voter une petite loi sur mesure pour permettre tout et n’importe quoi.


      • tiers_inclus tiers_inclus 5 mai 15:50

        @Philippe Huysmans

        Personnellement je privilégie « cui bono » + « rasoir d’Ockham ». 

        Je crains que votre thèse ne puisse ni être confirmée ni infirmée, sauf éléments factuels nouveaux. Le fait que la main mise ait finalement lieu relève de la condition nécessaire, pas suffisante. 

        Vous avez raison, la majorité parlementaire est tenue par les godillots Lrem, mais une pression par voie de pétitions, de courriers aux parlementaires, d’actions de partis, reprise par les GJs, mais aussi éventuellement du non négligeable lobby chrétien pourrait être une douloureuse épine supplémentaire dans le pied du si peu chef d’état et de son gouvernement fantoche dont ils n’ont pas vraiment besoin en la situation.


      • Jeekes Jeekes 4 mai 14:47

        @ l’auteur

         

        Quoique je retrouve à dire sur votre introduction, pour moi un tantinet trop convenue et largement inadéquate, je ne m’étendrais pas sur nos différences d’appréciations. Ce n’est pas le but de mon intervention.

         

        Je voulais juste vous dire ceci, pour le reste : EXCELLENT !

         


        • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 mai 19:49

          @Jeekes

          N’hésitez-pas à nous faire part de vos observations...

          Grand merci pour vos encouragements !


        • L'enfoiré L’enfoiré 5 mai 10:13

          @Jeekes,

           Je suis tout à fait d’accord avec cette conclusion.
           J’adore la fiction. On peut tout dire avec la fiction et encore plus peut-^tre avec l’humour.
           Chut, ne le répétez pas à Philippe. Il n’aime pas me parler.
           Vous savez c’est aussi une histoire à la Colombo qu’il faudrait analyser : la suspicion que l’autre est un con, reste toujours dans l’esprit de ceux qui n’ont rien d’autre à dire qu’être béat. smiley
           On ne refait pas le monde des oppositions caractérielles. On essaye parfois de les comprendre avec quelques indices comme après un incendie qui démarre à un endroit qui en principe, est totalement ignifugé.
           Peut-être est ce soucis d’être révolutionnaire pour avoir une envie de rester jeune qui prédomine.
           En fait, il y a un âge pour tout. Il y a celui de l’espérance d’un idéal qui n’existe nulle part.
           Alors, ils deviennent des Don Quichotte de la Mancha comme Brel l’a interprété dans la Quête à la recherche de l’invincible étoile.
           Athée, je ne peux malheureusement, que voir cette incendie en dehors de mes convictions.
           Récemment, à l’occasion de Pâques, j’avais écrit un billet sur l’immortalité vue à travers les temps et les religions quand j’ai appris cet incendie qui ne m’a fait que le regret de voir un monument historique comme tous les autres.
           Pour moi, c’est l’Etat français qui est son propre assureur au sujet de cette cathédrale. C’est à elle d’assumer les dégâts.

           Avec l’âge on prend du recul sur beaucoup de choses.
           On en rigole plus que les autres.
           Je viens de lire un billet qui disait que la population mondiale est plus triste et en colère que jamais observé auparavant. Selon le Global State of Emotions de la société d’analyse Gallup, la tristesse, la colère et la crainte n’ont jamais été aussi intenses chez toute la population mondiale au cours de l’année 2018 et ce n’est que dans certains pays d’Amérique latine que l’on voit les choses autrement.
           Allez je vous laisse, Je monte sur mon vélo. j’ai rendez-vous avec Madame Colombo au Parc de Bruxelles. Après, ma sortie en vélo, on ira au resto pour déguster des plats à la belge. J’hésite encore entre du Vol au vent, des carbonnades à la flamande, des boulettes à la liégeoise, ou alors une cuisine italienne.
           Je ne vous ai pas dit, c’est le 30ème anniversaire de la Communauté Wallonie-Bruxelles et les 150 ans de nos trams bruxellois et ça j’avais été voir hier.. .
           C’est une fête de l’Iris un peu plus particulière que les autres.
           Vous voulez des photos ?
           Ben c’est ici . 

           
           Je penserai à vous devant la cathédrale Sainte-Gudule qui comme vous le voyez ressemble très fort à Notre-Dame.
          @+ .


        • Jeekes Jeekes 5 mai 17:48

          @L’enfoiré
           
          ’’Alors, ils deviennent des Don Quichotte de la Mancha comme Brel l’a interprété dans la Quête à la recherche de l’invincible étoile.’’
           
          Meuh nan, c’est de l’inaccessible étoile qu’il est question.
          Mais c’est bien d’y avoir pensé !
           
           smiley
           


        • cevennevive cevennevive 4 mai 15:13

          Bonjour Philippe,

          Super la mise en scène, et si proche de ce que je crois être la réalité !


          • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 mai 19:54

            @cevennevive

            Grand merci, cevennevive

             :) Je suis touché.

            J’espère, par cette écriture, toucher les gens plus qu’ils ne le sont par les médias, qui ne sortent plus que... bon on va pas s’étendre, ça tache et c’est pas propre.

            Les lecteurs d’Avox sont, la plupart du temps, un petit soleil dans mon existence. Durs, parfois critiques à un point effrayant, mais juste eux-mêmes : humains.


          • Ouallonsnous ? 5 mai 01:29

            @cevennevive

            Le surlendemain de l’incendie, le 17 avril, le Conseil des ministres fut entièrement consacré aux conséquences de l’incendie. Trois décisions importantes furent actées :
             Nommer l’ancien chef d’état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, pour conduire depuis l’Élysée une mission de représentation spéciale « afin de veiller à l’avancement des procédures et des travaux qui seront engagés » ;
             Faire adopter par le parlement un projet de loi [4] régissant la collecte de fonds, régularisant la nomination du général Georgelin qui a atteint la limite d’âge et surtout exemptant sa mission de toutes les procédures d’appel d’offres, des lois de protection du patrimoine, et de toutes les contraintes qui pourraient survenir ;

             Lancer un concours international d’architecture pour reconstruire Notre-Dame en l’exemptant  de toutes les procédures d’appel d’offres, des lois de protection du patrimoine, et de toutes les contraintes qui pourraient survenir 

            Immédiatement, le président de la République, Emmanuel Macron décidait non pas de reconstruire Notre-Dame, mais de réaliser un projet difficile qui attendait dans des tiroirs depuis deux ans et demi.

            Pour la classe dirigeante, la beauté de Notre-Dame ne saurait faire oublier que c’est un monument de la superstition chrétienne.

            Au contraire, pour le public, c’est le lieu où les Français se réunissent en tant que peuple pour se recueillir ou rendre grâce à Dieu.

            En décembre 2015, une mission avait été commanditée par le président de la République de l’époque, François Hollande, et la maire de Paris, Anne Hidalgo. Elle dura une année entière alors qu’Emmanuel Macron était ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique.

            Constatant que l’île de la Cité est, depuis son remodelage par le Baron Haussmann au XIXème siècle, un complexe administratif fermé au public, hébergeant la Sainte-Chapelle et la cathédrale Notre-Dame de Paris, la mission proposa de la transformer en une « île-monument ».

            L’opportunité en est fournie par le déménagement du Palais de Justice, la réorganisation de la Préfecture de Police et de l’hôpital de l’Hôtel Dieu. Il sera en effet possible de tout réorganiser.

            Une autre décision a été prise : étouffer tout débat sur les causes de l’incendie afin d’éviter qu’une enquête judiciaire ne vienne perturber ce bel agencement.

            Ce ne sont pas les Albanais du 93 qu’il faut incriminer mais la MAFFIA

            européiste de l’Elysées, et la décision que nous prenons, nous, est de nous en débarasser !


          • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 5 mai 15:16

            @Ouallonsnous ?

            Oui, je savais tout cela, j’ai été jusqu’à récupérer les projets d’aménagement, les lire, voir qui était dans les holdings, et devinez un peu ce qu’on y trouve ? Les potes à Choupinet, et certains gentils « donnateurs » pour les travaux de réfection de la toiture. Comme c’est mignon.

            J’ai dû aussi étudier un peu cette spécificité franco-française que sont les architectes en chef des Monuments Historiques, puis le CV de Mouton (qui se trouve également être diplômé de lettres), etc.

            L’article n’est ni très fouillé ni très étendu dans sa portée (faute de matière...), mais j’y plante quelques-uns des arguments qui, il me semble, ne devraient pas être perdus de vue.

            À 20.000 EUR/m2, l’Île de la cité est un eldorado, au sens propre. Et les équipes du nouveau Cortès sont déjà à pied d’oeuvre.

            Sans une sérieuse bronca populaire, tout ce patrimoine public sera bradé à des vautours sans scrupules. Pour eux, une cathédrale millénaire, ça ne vaut rien, parce que ça ne rapporte rien.


          • Très belles démarche que nous aimerions voir plus souvent sur Agora. Une manière tout en en déplacement. Comme celui du crabe qui se déplace de côté pour voir ce que d’autres ont occulté (j’adore).

            Un âne plane
            Un âne plane
            Autour des tours de Notre-Dame
            Un âne clame son existence
            Avant qu’elle ne se fane
            Jette du riz
            Sur le parvis
            Blanchit les gargouilles
            Jette un sort
            A nos chères anatomies
            Un âne se pavane
            Au bras d’une courtisane
            Aux fourmis médusées
            Distille des pensées se réclame
            De l’homme qu’a vu l’âne
            Jette du riz
            Sur le parvis
            Anoblit nos brouilles
            Jette un rubis à nos faces désincarnées
            Que m’enseignent encore ces néons
            Rien qui me fasse réfléchir
            Au-délà des halos
            On se noie dans des murmures
            On se pend au bout du fil
            Et du reste on en a cure
            Un âne plane
            Tourne autour du nid
            Décidément indécis
            Il se condamne à des soupers
            De lui émanent des airs célestes
            Mais quand vient le sorbet
            Un âne te réclame
            Jette du riz
            Sur le…    Bashung.

            • popov 4 mai 17:52

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.

              Je l’ai vu cet âne sur le parvis, la seule fois où j’ai visité ND. Il portait sur son dos un gros sac de fleurs de lavande séchées et avait amené avec lui un vendeur de lavande marseillais.


            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 4 mai 18:46

              @popov

              Il existe toujours l’âne...s’appelle même Hidalgo.


            • popov 4 mai 19:08

              @Aita Pea Pea

              Oui, je sais. Les imams l’aiment bien. Quand elle leur suce la bite, ils peuvent la tenir par les oreilles.

              Bon, je vais dormir, il est 2h du mat sur mon méridien.


            • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 mai 19:55

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.

              Très juste (et c’est pas tous les jours que je vous le dirais)

              Une autre façon de toucher les âmes :p


            • Dans cette on peut certainement parler d’écran de fumée : Quant aux ragots, il s’agit du témoignage de deux salariées qui ressemblent fort à l’histoire de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours. 


              • quid damned quid damned 4 mai 15:36

                Merci, très bon !


                • Columbo Chantecler 4 mai 15:52

                  A l’heure qu’il est, Colombo enquête sur l’attaque de dangereux terroristes en gilets jaunes dans une maison de retraite : ils ont arraché les sacs à mains des mamies malgré le barrage humais des aide-soignantes qui étaient prête à se sacrifier pour sauver leurs protégées. Les agresseur, eux-mêmes en chaises roulantes et déambulateurs ont été identifiés.

                  rectificatif : les agresseurs seraient des voyous

                  rectificatif du rectificatif : les papys , en fait, auraient voulu protéger les mamies de voyous déguisés en policiers

                  rectificatif du rectificatif du rectificatif et toutes mes excuses (mea culpa) : les policiers étaient bien des policiers


                  • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 mai 20:05

                    @Chantecler

                    Vous n’êtes pas loin de la vérité, en fait : on vit dans un monde de fous, ou la « vérité » n’a plus de sens.

                    Et les gens avec juste « du bon sens » sont plus rare que l’or.

                    Je pourrais pleurer, mais je préfère écrire.


                  • Xenozoid 4 mai 20:33

                    @Le421

                    non, il faut jouer le temps perdu ici,c’est du pain béni...lol


                  • sls0 sls0 4 mai 16:34

                    Je n’ai pas lu jusqu’au bout, déjà c’est sans rythme ensuite c’est une reprise des thèses complotistes pour le peu que j’en ai vu.


                    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 mai 20:02

                      @sls0

                      Donc on lit pas, puis on juge. Merci d’être venu, sls0.


                    • benyx 4 mai 16:49

                      Thierry Meyssan dit la même chose ici. On va encore crier à la théorie du complot, c’est pratique pour noyer le poisson !


                      • sls0 sls0 4 mai 17:26

                        @benyx
                        Si Meyssan le dit ça ne peut être que vrai.
                        On me rappelle dans l’oreillette que Meyssan n’est pas à une connerie près, pour rappel le coup du pentagone.


                      • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 mai 20:12

                        @benyx

                        Yep, mais personne ne noiera le poisson ici : mes écrits resteront, et sinon, ils resteront quand même sur mon propre site...

                        Personne ne pourra cacher ça !


                      • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 mai 20:20

                        @sls0

                        Ah bon, vous avez l’une ou l’autre preuve, que personne n’aurait vue ? Parce que ne vous faites aucune illusion, M. Sls0, les gens ne se basent pas sur des courants d’air pour fonder leur opinion.


                      • alinea alinea 4 mai 17:58

                        Quel talent ! Bravo

                        Et comme vous êtes aussi près que possible du scénario auquel je crois ( sentant confusément qu’il est le seul crédible) cela ajoute au bonheur de vous avoir lu !


                        • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 mai 20:00

                          @alinea

                          Nous n’avons pas toujours été d’accord, me semble-t-il, mais merci du fond du coeur, cela fait plaisir au petit wanna-be-auteur qui est en moi.

                          Et je tâcherai d’être toujours à la hauteur des idéaux !


                        • alinea alinea 4 mai 20:07

                          @Philippe Huysmans
                          Nous n’avons été en désaccord que sur Le media, et je dois dire qu’aujourd’hui, sans lui, notre presse serait bien pauvre !


                        • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 mai 20:16

                          @alinea

                          J’ai vu la dernière ITV avec Michel Collon, oh Dieu, quelle bande de faux-culs !

                          Nous serons d’accord, Madame, sans doute, sur les valeurs que nous partageons.


                        • alinea alinea 4 mai 23:04

                          @Philippe Huysmans
                          Moi j’aime beaucoup leurs reportages, très pro et intelligents
                          https://www.youtube.com/watch?v=hliCkQPHfq8


                        • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 5 mai 14:51

                          @alinea

                          Voyez-vous, ce qui me gêne, de prime abord avec JLM, c’est qu’il est « ennemi politique » à la ville, tandis qu’il est cul & chemise dans la loge (maçonnique). Du coup, où va sa fidélité ? Il suffit de regarder les faits, et non les paroles.

                          Pour Le média, j’avais fait deux articles, et ils résonnent aujourd’hui exactement comme une prédiction réalisée.

                          Pour moi, ce n’est qu’une opposition d’opérette chargée de prendre le relais si d’aventure il fallait en arriver là pour le pouvoir... et rien ne changerait.

                          Pareil pour la mère Le Pen, dont je disais qu’elle est la digne héritière de l’entreprise familiale de rateaux en tous genres (depuis 50 ans).

                          Alors c’est sûr que Le Média ne raconte pas QUE des conneries, mais on n’attire pas les mouches avec du vinaigre, non plus.


                        • alinea alinea 5 mai 15:58

                          @Philippe Huysmans
                          Dans le désert actuel du paysage médiatique français, hormis une chaîne russe et quelques à-côtés écolos, Le Media m’est apparu indispensable pour bouter hors de mon esprit la morosité. Que tout n’y soit pas rose ou satisfaisant mes idéaux, je m’en contrefiche, parce que je sais cela impossible.
                          En clair, je n’aimerais pas qu’il succombe au manque de moyens.
                          La soirée du premier mai en direct avec Denis Robert a été super et je ne vois pas où on pourrait voir ça ailleurs ! L’interview de Branco dans un stade non plus. Tout ça sans payer, franchement, l’idée est belle et la réalisation pas si éloignée.


                        • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 5 mai 16:21

                          @alinea

                          Tout comme vous je préfère un média d’opposition molle à pas de média d’opposition du tout.

                          C’est déjà mieux que rien dans ce paysage lunaire...


                        • alinea alinea 5 mai 19:11

                          @Philippe Huysmans
                          Je n’aimerais pas un media d’opposition car il trimballerait idéologie ou dogmes, donc des filtres pas forcément à ma vue.
                          Je les trouve ( RT aussi d’ailleurs) honnêtes à tendance gauche et ça me va, je n’ai pas besoin qu’on me tienne la main. Et puis l’honnêteté n’existe plus « mainstream » !


                        • Xenozoid 4 mai 18:05

                          on devrait refaire des théatres de rue....bravo !!!!!!


                          • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 mai 19:58

                            @Xenozoid

                            Merci Xeno, je sais que vous appréciez les belles chose, même quand parfois, vous êtes cryptique !


                          • Xenozoid 4 mai 20:00

                            @Philippe Huysmans

                            je vois les chose de ma gargouille,disont le comme ça


                          • Xenozoid 4 mai 20:01

                            @Philippe Huysmans

                            et mon profile n’est pas cryptique,tout a un sens


                          • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 mai 20:35

                            @Xenozoid

                            Yep, Xeno, mais peut-être parfois, dire qui l’on est, dire ce qu’on pense, est plus fort que de rester comme Zeus, contemplant les Achéens se faire tailler en pièces ?

                            Ce n’est pas un reproche : juste une observation, et merci pour votre fidélité !


                          • Xenozoid 4 mai 20:38

                            @Philippe Huysmans

                            les masques !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


                          • Xenozoid 6 mai 20:43

                            @Philippe Huysmans

                            Yep, Xeno, mais peut-être parfois, dire qui l’on est, dire ce qu’on pense

                            tu fais un histoire pour concentré tes doutes,mais est vraiment ta pensée ?

                            je pense que tout pouvoir est dans la manipulation, par exces

                            , par orgueil, par plan par définition de son contrôle,et est vindicatif par nature,et ne m’impressione pas,et donc toute sur/ information de sa par doit être vu comme suspecte..

                            a votre bon sense est ma pensée,qui n’est pas la votre mais tout aussi biaisé


                          • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 7 mai 08:18

                            @Xenozoid

                            La pensée n’est jamais consciemment manipulatrice, on pense pour soi-même, dans son propre référentiel.

                            Par contre dès que l’on exprime sa pensée, on la met en forme, et naturellement, on peut être tenté d’influencer (faire accepter une idée) son public.

                            Loin de moi l’idée de nier cela, au contraire, je le revendique très haut :p


                          • ETTORE ETTORE 4 mai 18:38

                            Bel épisode !

                            dommage, qu’il faille attendre le prochain pour connaitre le dénouement !


                            • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 mai 19:47

                              @ETTORE

                              C’est gentil, ça !

                               :)


                            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 4 mai 18:51

                              Avec le lieutenant y’a sa femme, son basset artesien mais manque la 403 Peugeot cause crit’air machin ...ville de merde tiens !


                              • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 mai 20:01

                                @Aita Pea Pea

                                J’aurais fait 150 pages, Aita ? Personne n’aurait lu, et j’aurais pleuré comme un gosse.


                              • Attila Attila 4 mai 20:26

                                J’adore l’intervention du lieutenant Colombo : magnifique idée.

                                .


                                • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 mai 20:33

                                  @Attila

                                  Je suis tout confus.. Merci ! smiley


                                • covadonga*722 covadonga*722 4 mai 20:55

                                  yep* , pour ce qu’il m’en souvient le lieutenant professait , qu’il n’y avait rien d’anodin rien de certain sauf a être démontré , rien d’insignifiant et personne ne comptant pour peu , si c’était le but de votre démonstration vous y etes parvenus .

                                  Un bon et un mauvais texte ont ceci de commun c’est qu’il leur arrive d’être jugé tel par des commentateurs que tout oppose 


                                  • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 4 mai 21:01

                                    @covadonga*722

                                    Oui, sans doute. La démonstration était surtout de montrer que nous sommes tous pigeons, plus ou moins.

                                    Je suis de votre avis concernant les « bons » et les « mauvais » textes : le public jugera.


                                  • La vérité est ailleurs ! :Ici ( je me souviens très très bien de cette fameuse phrase qui clôturait la fin de chaque épisode )


                                    @+ P@py


                                    • popov 5 mai 02:24

                                      @Philippe Huysmans

                                      Après Colombo, voici Hercule Poirot.

                                      Incroyable ce qu’on trouve sur le net !


                                      • berry 5 mai 10:06

                                        @popov
                                        Il a pas toute sa tête, celui-là.


                                      • popov 5 mai 12:55

                                        @berry

                                        C’est ce que je me suis dit. Mais il s’agit peut-être d’un simple plaisantin.


                                      • berry 5 mai 13:42

                                        @popov
                                        Plutôt un mythomane, un vrai.
                                        Il profite de la vidéo pour se mettre en valeur à chaque instant, il se prend pour un agent secret comme James Bond et tous les attentats à travers le monde tourneraient autour de sa petite personne.
                                        La réalité est moins glorieuse, c’est un dingo qui vivote aux Philippines en gérant des sites pornos.
                                        https://www.nouvelordremondial.cc/2018/05/16/le-lanceur-dalertes-autoproclame-marc-delantre-detient-de-nombreux-sites-pornos-et-vit-aux-philippines/


                                      • popov 5 mai 14:01

                                        @berry

                                        Merci pour l’info.
                                        Mythomane, c’est le mot que j’avais sur le bout de la langue.


                                      • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 5 mai 14:46

                                        @popov

                                        Il en tient une sérieuse couche, celui-là

                                         smiley

                                         smiley

                                         smiley


                                      • popov 5 mai 16:48

                                        @Philippe Huysmans

                                        Comme je le disais plus haut, c’est incroyable ce qu’on peut trouver sur le net.

                                        La TV c’était déjà pas mal. Il y a 50 ans, quand j’étais étudiant, on avait déjà coutume de dire que la seule information objective, c’était la mire, cette image géométrique qui permettait de calibrer l’écran cathodique et que les chaînes diffusaient quand elles n’avaient rien d’autre à dire. C’était l’époque où, quand l’image commençait à défiler de haut en bas ou l’inverse, on donnait un gros coup de poing sur la boîte pour lui faire reprendre ses esprits.


                                      • zygzornifle zygzornifle 5 mai 08:58
                                        Columbo à Notre-Dame

                                        et colombin dans les toilettes ....


                                        • Eric83 Eric83 5 mai 13:56

                                          Chapeau ! Je trouve votre publication excellente tant sur la forme que sur le fond.

                                          Vous avez de vrais talents d’écrivain.

                                          Incendie accidentel ou criminel ? 

                                          Si l’incendie est effectivement accidentel, j’attends avec grande impatience, comme très certainement Mr MOUTON et nombre de concitoyens, qu’on nous en expose les causes. 

                                          Si l’incendie est criminel, l’hypothèse de l’attentat islamiste est très proche de zéro car aucune revendication en ce sens n’a été faite en 3 semaines.

                                          L’hypothèse, comme mobile, d’une gigantesque opération de promotion immobilière sur l’Ile de la Cité est bien plus crédible que l’attentat islamiste au regard de l’enchaînement de faits, en quelques jours, depuis le 15 avril au soir.

                                          Déclaration sans enquête que la piste accidentelle est privilégiée, promptitude de milliardaires à faire des « dons » colossaux, décision du régime de Macron de passer outre les lois et marché publics pour reconstruire selon un agenda qui colle avec les futurs JO... 

                                          Pour ma part, le simple bon sens commande qu’une enquête, sans à priori et donc sans piste pré-déterminée, soit sérieusement et efficacement menée.

                                          Dans ce cadre, j’ai essayé d’amener ma petite pierre à l’édifice en posant une simple question à Checknews. Des journalistes dignes de ce nom auraient déjà dû investigué depuis le 23 avril suite à la réponse fournie par Checknews : Une réunion des agents du Centre des Monuments Nationaux s’est tenue le 15 avril, dans la salle haute de N-D, dans le créneau horaire du départ de l’incendie.

                                          Cependant aucun média n’a publié d’article à ce sujet depuis plus de 15 jours. Alors, désintérêt des médias  ce qui apparaîtrait comme la négation du journalisme  pour cette réunion qui appelle pourtant de nombreuses questions ou censure sur ordre du gouvernement ?

                                          https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/incendie-de-notre-dame-pourquoi-214791#commentaires


                                          • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 5 mai 14:42

                                            @Eric83

                                            Merci pour vos gentils compliments, ils me vont droit au coeur.

                                            Je mesure à quel point la plupart des lecteurs sont lassés par le format des articles « standard », qui, lorsqu’ils passent deux pages, en découragent plus d’un.... et puis moi en fin de compte qui me demande, comme le père Ducros, pourquoi je me décarcasse.

                                            Les petites nouvelles, comme celle-ci, permettent de faire passer des tas de messages qu’il serait laborieux de développer dans un article : eh oui, on ne développe pas 36 idées dans trois paragraphes qui se suivent, sinon c’est le lecteur qui va être largué (j’ai personnellement horreur de ça aussi).

                                            Comme je le faisais dire à Columbo, ce sont les commanditaires et les corrompus qui se trahiront eux-mêmes si je devais avoir raison. Ce sera clair comme de l’eau de roche.

                                            Mais il ne faut pas négliger l’aspect « déracinement » non plus, et à cet égard, si j’étais musulman, je commencerais à me poser quelques questions, parce qu’ils sont placés en N°2 sur la liste.

                                            J’ai mis fort longtemps pour comprendre ceci, mais lorsqu’on l’a compris, on peut mettre une cause sur pas mal de faits qui autrement paraîtraient disparates.



                                            • zygzornifle zygzornifle 6 mai 13:04

                                              Et notre-Saddam Hussein , plus personne n’en parle .....


                                              • troletbuse troletbuse 6 mai 14:33

                                                A l’auteut

                                                On s’est déjà engueulé il y a un moment sur le complotisme et voilà que vous écrivez un article complotiste que vous nommez « fiction »

                                                Je suis complotiste mais pas à géométrie variable.

                                                Mamoudou Gassama

                                                Benalla

                                                Attentat de Strasbourg

                                                NDP

                                                La Salpetrière

                                                Ca commence à faire beaucoup pour Micron


                                                • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 6 mai 14:50

                                                  @troletbuse

                                                  Ben oui, une « fiction » c’est ce que je veux, ou ce que je crois, le champ des possible et le champ des hypothèses.

                                                  La différence entre ça et le complotisme, c’est la distanciation : notez que ça fait également une différence en droit.

                                                  Donc là, c’est ce que je crois.


                                                • troletbuse troletbuse 6 mai 14:55

                                                  @Philippe Huysmans
                                                  Un peu nébuleux vos explications. C’est comme dans la langue de bois smiley
                                                  Pour NDP, du bois de chêne, bien sur.


                                                • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 6 mai 16:13

                                                  @troletbuse

                                                  Je ne pense pas : vous connaissez la différence entre une fiction et une affirmation péremptoire ?

                                                  (spoiler : un procès devant la 17ème correctionnelle).

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