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Accueil du site > Tribune Libre > Comme un parfum de jasmin sur le Forum Social Mondial de Dakar

Comme un parfum de jasmin sur le Forum Social Mondial de Dakar

Dix années après le premier Forum Social Mondial qui s’était tenu à Porto Alegre en 2001, c’est Dakar, capitale du Sénégal, qui accueille du 6 au 10 février 2011 la onzième édition de ce sommet qui se définit plus que jamais comme la contre perspective aux plantureuses rencontres de Davos [1].
À l’heure où l’exemplaire parfum de la révolution de jasmin tunisienne vient de répandre sa fragrance part delà ses frontières, enivrant au premier rang les populations jugulées des pays d’Afrique du Nord [2], il ne fait aucun doute que l’alter sommet de Dakar ne manquera pas de modifier son programme initial pour s’attacher à poser un regard lucide sur ces événements majeurs.
Les peuples s’ébrouent, et non seulement se lancent volontiers à la conquête de leur liberté tout en revendiquant désormais les conditions minimales d’une vie empreinte de dignité. Aussi, la proposition altermondialiste doit se saisir de ces temps historiques pour s’imposer avec plus de force à la face d’un monde désormais globalisé mais tâtonnant encore les solutions qui pourtant s’imposeront.

Dix années après le premier Forum Social Mondial qui s’était tenu à Porto Alegre en 2001, c’est Dakar, capitale du Sénégal, qui accueille du 6 au 10 février 2011 la onzième édition de ce sommet qui se définit plus que jamais comme la contre perspective aux plantureuses rencontres de Davos [1].

À l’heure où l’exemplaire parfum de la révolution de jasmin tunisienne vient de répandre sa fragrance part delà ses frontières, enivrant au premier rang les populations jugulées des pays d’Afrique du Nord [2], il ne fait aucun doute que l’alter sommet de Dakar ne manquera pas de modifier son programme initial pour s’attacher à poser un regard lucide sur ces événements majeurs.

Les peuples s’ébrouent, et non seulement se lancent volontiers à la conquête de leur liberté tout en revendiquant désormais les conditions minimales d’une vie empreinte de dignité. Aussi, la proposition altermondialiste doit se saisir de ces temps historiques pour s’imposer avec plus de force à la face d’un monde désormais globalisé mais tâtonnant encore les solutions qui pourtant s’imposeront.

Si certains aboyeurs publics avaient déjà annoncé la fin du mouvement altermondialiste, il faut alors ne pas hésiter de leur rappeler toute l'audacieuse pertinence d'un discours porté avec force par ce peuple qui éclaire d'un nouveau jour la possibilité d'un autre monde. C'est ce que se propose de faire Gustave Massiah dans son dernier ouvrage intitulé Une stratégie Altermondialiste [3]. Le titre, à lui seul, évoque clairement ce propos qui se veut largement pragmatique, pétri du sens des réalités, donc au plus loin de spéculations que d'aucun voudraient qualifier, non pas sans cynisme, de pure utopie gauchiste. Notre homme, longtemps engagé dans la lutte du temps où il était vice-président d'Attac et du CRID (Centre de Recherche et d'Information pour le Développement), développe ici, avec le talent qui est le sien, un discours parfaitement étayé par un argumentaire serré en faveur d'un destin global alternatif et convergent. Et c'est la question de l'accès aux droits fondamentaux pour tous qui compose la colonne vertébrale d'un corps en construction - le monde de demain - dont les chairs seraient façonnées tant par l'égalité que par l'éthique. Ainsi, Gustave Massiah construit sa thèse avec la méthode et tout le sérieux nécessaire dans un ouvrage qui fait déjà autorité tant il réalise la parfaite synthèse entre réflexion et action. Par là même, il prolonge l'espoir dessiné par l'altermondialisme, démontrant avec vivacité toute la validité de ce mode de pensée. C'est donc un livre indispensable car il délivre avec maestria toutes les clés pour ouvrir les portes d'un nouveau monde. Il est désormais urgent de saisir notre époque pour transformer ce monde où le capitalisme effréné coure vers sa propre fin car confisquant les richesses bien au-delà du raisonnable. En outre, dans un univers désormais globalisé il faut bien comprendre que le modèle apparaît tout à fait inadapté car il engendre une tectonique sociale qu'il ne pourra plus contenir longtemps encore. Un monde nouveau apparaît à l'horizon de l'humanité, et il se bâtira sur les décombres de l'ancien car tel est l'inévitable dessein. Si l'on veut ici-bas perdurer, il nous faut changer de paradigme, il nous faut tendre vers plus de justice sociale, plus d'équilibre écologique, plus d'humanité tout simplement. Il est impossible de nous maintenir dans l'affrontement [4], il est impensable de continuer à cheminer ainsi dans les pas d'un égoïsme tout puissant qui par ailleurs ne remplit les possédants que de cette vacuité imbécile parfaitement absurde. Il est temps de nous éveiller au bien commun, et de partager toutes les richesses pour nous atteler à jardiner le vivant sur ce paradis global auquel la Terre devrait ressembler. Tous ensemble, différents mais semblables, nous finirons par produire une nation humaine aux couleurs encore improbables à nos yeux d'aujourd'hui. Mais, auparavant, il faut se souvenir combien les peuples ont faim de nourriture, de liberté, et encore de dignité. 
 
C'est cet entier devenir qui s'incarne dans le juvénile mouvement altermondialiste qui, loin de s’essouffler, finira par s'imposer comme une évidence. 

[1] « Le sommet de Davos ne devrait plus exister », in l'Humanité.fr
[2] « Tunisie, les éclaireurs », par Hicham Ben Abdallah El Alaoui, Le monde diplomatique février 2011.
[3] Gustave Massiah, Une stratégie altermondialiste, La Découverte 2011.
[4] Naomi Klein, La stratégie du choc : la montée d'un capitalisme du désastre, Leméac/Actes Sud, 2008.
 

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29 réactions à cet article    


  • sisyphe sisyphe 7 février 2011 11:01

    Par Marc Gelone (xxx.xxx.xxx.159) 7 février 10:44


    Vous avez demandé aux peuples « impéritieux » et faillis ? Parce que moi, j’ai l’impression que dans l’incapacité - subconsciente ? - où ils sont de ce procurer tout ce que nous avons, c’est notre place qu’ils veulent. 

    Et pas en partage : pour eux tout seuls. Eux, la nation humaine, ils n’en ont rien à cirer ! 

    On s’en fout de tes pseudo « impressions » qui ne sont, de fait, que de la parano, quand ce n’est pas de la propagande et de l’intox. 

    Tu as peur qu’on te prenne ta place, pauvre chou ? 

     pour parler au nom des autres, tu n’as ni légitimité, ni la plus élémentaire honnêteté ; tu ne raisonnes qu’en fonction de tes propres intérêts... . 

    On croirait entendre le discours de Juan Ginés de Sepúlveda, à  Valladolid ; tu es en retard de quelques siècles, mon gars... 


  • sisyphe sisyphe 7 février 2011 10:51

    Un autre système, plus équitable, plus juste, plus redistributeur, plus respectueux des droits des citoyens, s’impose plus que jamais, avant la révolte en chaîne des peuples opprimés... ou un ordre de plus en plus policier... 


    Ce qui se dira lors de ce sommet, les conclusions et les axes de politique globale qui seront déterminés, sont de la plus grande importance pour les temps à venir, au moment où la colère gronde dans un tas de pays, où les peuples se révoltent pour la liberté et la démocratie. 

    Pas de liberté ni de démocratie dans un système dictatorial imposé à la terre entière par des mafias bancaires et financières au dessus des lois, des états, des citoyens... 

    Il est plus que temps que les citoyens du monde reprennent leur destin en mains ; ils le peuvent, par le nombre, s’ils sont solidaires. 

    Révolte, mobilisation, et solidarité : un autre monde est possible. 

    • Cocasse cocasse 7 février 2011 12:44


      Un autre système, plus équitable, plus juste, plus redistributeur, plus respectueux des droits des citoyens, s’impose plus que jamais, avant la révolte en chaîne des peuples opprimés... ou un ordre de plus en plus policier...

      Qui ne serait pas d’accord avec cela ?
      Mais hormis de belles paroles, que pourrait promettre le mouvement « alter-mondialiste » ?
      Il ne représente aucune force politique, et ses précieuses ONG sont de plus en plus récupérées par les grands requins de la finance, quand ils n’en étaient pas les initiateurs dès le départ !

      « Un autre monde est possible », promesse dans le vent, « Un autre monde n’est pas possible » répondent les pouvoirs réels.
      Pour qu’un autre monde soit vraiment possible, il va falloir commencer à le bâtir chez soi, avec le maximum d’indépendance et d’autonomie, en agissant là où on en a le pouvoir.
      Et pas en bêlant au vent, juste pour tenir le rôle inutile de bonne conscience au mondialisme.


    • sisyphe sisyphe 7 février 2011 15:13

      Par cocasse (xxx.xxx.xxx.36) 7 février 12:44



      « Un autre monde est possible », promesse dans le vent, « Un autre monde n’est pas possible » répondent les pouvoirs réels.
      Pour qu’un autre monde soit vraiment possible, il va falloir commencer à le bâtir chez soi, avec le maximum d’indépendance et d’autonomie, en agissant là où on en a le pouvoir.
      Et pas en bêlant au vent, juste pour tenir le rôle inutile de bonne conscience au mondialisme.


      Oui ; comme sont en train d’essayer de le faire les peuples qui se révoltent ; Tunisie, Egypte, Algérie, comme l’a décidé l’Islande, très démocratiquement, par l’intermédiaire d’un référendum, comme l’vait fait l’Argentine en 2002 ; ça, ce ne sont pas des « bêlements au vent » ; simplement des peuples qui dépassent l’oppression, les punitions, la peur, et qui manifestent solidairement leur soif de liberté et de démocratie. 

      Ce qu’eux peuvent faire, nous pouvons le faire aussi, par l’intermédiaire des instruments de la démocratie qui restent (et se réduisent comme peau de chagrin) ; les élections ; notamment les prochaines législatives ; sinon, par la rue, pacifiquement, mais résolument. 

      Les « pouvoirs réels » ne sont que des pouvoirs VOLES aux peuples, aux citoyens : à eux, à nous de les récupérer, pour qu’ils servent l’intérêt de tous, et non ceux de castes ploutocratiques. 

      Oui, un autre monde est possible, et même à portée de révolte : saisissons nous en. 


    • hans lefebvre hans lefebvre 7 février 2011 11:54

      @ Merci Sisyphe de répondre si promptement e tvertement à notre ami Gelone, lequel me semble effectivement atteint d’une paranoïa importante. Pour autant, si l’occident adoptait pareille position, autant dire immédiatement que les craintes émises pourraient devenir réalité. Faut-il rappeler, au risque de provoquer une crise aiguë chez notre interlocuteur, que l’Afrique sera le continent le plus peuplé à l’horizon 2030 !!! Dés lors, même d’un point de vue strictement égoïste, autant nous atteler au plus vite à partger de manière plus RADICALE, l’ensemble des richesses !


      • hans lefebvre hans lefebvre 7 février 2011 13:19

        @Gelone : Vous écrivez :
        « Lors de la décolonisation, il y a des milliers de Blancs comme vous, qui ont été égorgés après avoir comme vous, voulu jouer la carte du »partage« , en se disant »On ne risque rien, on n’a jamais été vraiment vaches avec eux"...
        Pouvez-vous citez vos sources ? Cette affirmation est parfaitement ridicule, et quant bien même elle ne serait que très partiellement étayée par des travaux sérieux, comment ne pas en vouloir à ceux qui vous ont opressé, dépouillé, et surtout humilié des décénies durant ?
        Lisez donc Marc Ferro !


      • Jordi Grau J. GRAU 7 février 2011 12:27

        A Marc Gelone

        Les paysans d’Afrique n’ont pas besoin qu’on leur livre de la bouffe ! Cette soi-disant générosité occidentale (vente de produits agricoles pas chers, car subventionnés) a ruiné beaucoup de petits producteurs, en Afrique ou ailleurs. Ce que veulent les gens des pays pauvres, c’est être auto-subsistants. Et pour cela, il faudrait que le FMI, la Banque mondiale et autres officines occidentales cessent de les prendre à la gorge en les poussant à développer une agriculture d’exportation pour payer une dette déjà plusieurs fois remboursée.

        En fait, vous inversez complètement les réalités : ce ne sont pas les gens des pays pauvres qui profitent honteusement des pauvres riches du nord. Ce sont au contraire les pays riches qui pillent les pays pauvres, avec la complicité de gouvernements corrompus et corrupteurs. L’exemple du pétrole est patent. Partout où il y a du pétrole en Afrique, des dictateurs partagent la rente pétrolière avec les multinationales occidentales et le peuple n’a que des miettes, voire pire : la guerre civile et les massacres, comme ce fut le cas au Congo Brazzaville à la fin du siècle dernier. Je vous conseille à ce propos de lire un petit livre de François-Xavier Verschave, ancien président de l’association Survie et dénonciateur de la Françafrique. Ca s’appelle L’envers de la dette.


        • hans lefebvre hans lefebvre 7 février 2011 13:22

          @ J. Grau, bien à propos « l’envers de la dette » !


        • JL JL 7 février 2011 17:28

          « A cet égard, l’exemple de la Guinée équatoriale se suffit à lui-même. C’est le pays qui réussit l’exploit d’avoir l’un des PIB/hab les plus élevés et la panète en même temps que l’un des peuples les plus pauvres de ladite planète. » (Marc Gélone)

          Au train où ça va, la course est engagée entre les pays européens pour savoir qui aura le ratio « revenu moyen / revenu médian » le plus bas !

          Pour votre gouverne, sachez que ce ratio est un excellent indicateur des inégalités, et il serait intéressant d’avoir les données, pays par pays ! Hélas, elles ne paraissent pas disponibles.

          nb : revenu moyen = PNB/ population
          revenu médian : tels qu’il existe autant de revenus qui lui sont supérieurs que de revenus inférieurs.


        • sisyphe sisyphe 7 février 2011 15:04

          Pour suivre le Forum Social Mondial de Dakar, en direct tous les jours 


          • hans lefebvre hans lefebvre 7 février 2011 16:53

            @Gelone, ce grand humaniste,

            Bernard Lugan, vous m’en direz tant !!!!!!!!!!!!!!!
            http://hippocampe.lyon3.free.fr/Lugan/20051201.htm

            Nous sommes aux antipodes, cher ami !

            NB : C’est drôle, hier au soir j’ai rêvé de Bernard Lugan, il était vétu tout de marron, puis, j’ai tiré la chasse et il s’en est allé....


            • hans lefebvre hans lefebvre 7 février 2011 19:48

              @gelone :

              Les régiments d’infanterie, ou bien d’INFANTILITERIE ?
              Qu’ils continuent à meugler ces veaux en guerre dont les crânes rasés sont moins bien remplis que ceux d’une drosophile analphabète ! 

            • hans lefebvre hans lefebvre 8 février 2011 10:35

              @Gelone,
              Laissez donc Hugo là où il est ! Que vous le citassiez ici me semble tout à fait déplacé...
              En outre, si je vole au ras des paquerettes, ce n’est que pour coller mon altimètre sur le votre et celui de l’escadrille de Lugan !
              Quant à Shlomo, je vois qu’il vous dérange et cela me met en joie....


            • hans lefebvre hans lefebvre 8 février 2011 10:37

              NB : La fiente, elle vous est destinée !


            • hans lefebvre hans lefebvre 8 février 2011 13:19

              Si Shlomo Sand est un bourrin, que pourrait bien être Lugan ?
              Je sais, le crottin du dit bourrin !


            • hans lefebvre hans lefebvre 8 février 2011 19:43

              Le 31 décembre ? Quelle voyance !!!!! Quant au blog à lugan, je vous laisse le fréquenter à volonté.

              Pour ma part, pas une micro seconde je veux lui consacrer.

            • sisyphe sisyphe 7 février 2011 17:46

              De toutes façons, pas la peine d’essayer de dialoguer avec le néo-nazi pinochetiste gélone ; il est de ceux qui ont toujours été du côté du manche, des colons et racistes de tous temps, des collabos, des tyrans, des dominateurs ; un véritable ennemi de la justice et de la liberté ; une engeance, qu’il faut neutraliser, en le laissant vaticiner dans le vide... 




              • hans lefebvre hans lefebvre 7 février 2011 19:36

                @gelone (le roi de l’émoticône et du gras) :

                « Puis-je te rappeler que c’est néo-nazi sioniste ? » Je t’invite donc à lire Shlomo Sand, en place et lieu de perdre plus de temps avec les pitreries néo-coloniales d’un Lugan, ce piètre individu aux idées aussi rances que l’odeur des chiottes dont j’ai tiré la chasse plus avant ÷×
                NO PASSARAN !

              • foufouille foufouille 7 février 2011 18:58

                "Peur ? Pourquoi ? J’ai reçu un coin de terre de mes ancêtres, tout en l’empruntant à mes descendants, comme dit Saint-Exupéry à propos de l’environnement, je veille donc à ne pas le fourguer à n’importe qui."

                et ca fait quelle surface, ton coin de terre ?


                • eric 7 février 2011 20:26

                  Vous avez dit peuple ?
                  Un usage aussi répétitif du mot peuple a quelque chose d’un peu gênant venant de la part de gens qui ont eu l’honnêteté intellectuelle de reconnaitre, lors d’un des porto allègre, que celui-ci était parfaitement absent de ces rencontres d’universitaires, d’animateurs socio cul et autre membres de la classe moyenne intellectuelle lettrée vivant sur fonds publics.
                  Vous avez dit démocratie et liberté
                  L’usage répétitif du mot démocratie est assez réjouissant utilise par des gens, attac, dont le « mouvement »était une propriété privée de ses fondateurs, se cooptant les uns les autres pour éviter d’avoir a être élu, ne parlons même pas de, par le peuple, mais par leurs pairs.
                  Quand a ce qui serait e présenter ses idées aux suffrages du vrai peuple ? Vous n’y pensez pas !
                  Vous avez dit Jasmin ?
                  A quoi cela sert de réunir tant de lettres pour ne même pas se livrer a l’analyse la plus évidente que peut inspirer ces mouvements.  ?
                  Ils ont lieux dans les pays arabes les plus proches de l’occident, les plus modernes, les plus évolués, les plus libéraux, si tant est que ce mot est un sens sous ces latitude. Les moins dictatoriaux. C’est parce que ben ali a favorise l’accès aux études (autant de diplômés du supérieur dans la petite Tunisie que dans l’Algérie et le Maroc réunis). C’est parce qu’ils sont moins dictatoriaux que les autres, que les dirigeants de l’Égypte et la Tunisie ne s’en sont pas tires en tirant dans le tas, comme vos copains Iraniens, ou Syrien, ou en mettant tous le monde en tôle comme vos amis Cubains.

                  Conclusion ? Les peuples bougent, la ou le libéralisme sous une forme ou une autre fleuri.

                  Aboyer la fin du mouvement alter ? Pourquoi faire ? Il n’a jamais commencé ! C’est juste le relooking des alter after neo marxien aux couleurs d’un tiers-mondisme vaguement ecolo bio tout seul par lui même dégradable, pour tenter de ranimer la flamme de mouvements archaïques dont la pensée était déjà dépassée quand elle est née au 19eme sciecle.

                  On serait remplis de compassion pour ces dinosaures, n’était leur ton péremptoire et moralisateur.

                  Un regret ? En ces temps de transparence ou on scrute le moindre voyage prive du moindre secrétaire d’etat, on serait vivement intéressé de savoir avec quoi sont paye ces week end de bronzing intellectuels sur fond de pauvreté pittoresque.....


                  • sisyphe sisyphe 8 février 2011 00:16

                    Pour les libéraux purs et durs, la seule « pensée » contemporaine est, effectivement, celle de l’exploitation sans entrave du monde par la poignées des banksters et les mafias financières. 


                    Pas des dinosaures ; non ; juste des prédateurs ; les mêmes que depuis toujours, mais avec plus de moyens, tant que l’oppression peut sévir. 

                    Eh oui ; toujours du côté de l’oppression ; alors, pensez bien ; des gens qui réclament un monde plus juste ; pffffffff - des dinosaures.....

                    C’est bien de voir ainsi s’afficher le cynisme absolu du libéralisme décomplexé ; ça aide les gens à comprendre à qui ils ont à faire, et à les motiver à s’en débarrasser ; comme ils l’ont toujours fait, à travers les douloureuses étapes de la conquête de la liberté, de la justice, des DROITS. 

                    Les ennemis du droit, de la justice, de la liberté, de la démocratie, les tenants de la loi du plus fort, les rhinencéphaliques, il faudra la solidarité et la mobilisation des citoyens pour les mettre hors d’état de nuire. 

                    Mais pas d’inquiétude ; le mouvement est enclenché ; ce n’est qu’une question de temps ; et ils n’auront pas tous la possibilité de s’échapper en avion ; il faudra rendre des comptes...

                    Au nom de notions vieilles comme la civilisation, et plus vitales, plus actuelles, plus urgentes que jamais, et qu’ils craignent le plus ; la liberté, la justice, le droit. 

                    C’est en marche...


                  • D'oeuf rance D’oeuf rance 7 février 2011 23:07

                    « C’est parce qu’ils sont moins dictatoriaux que les autres, que les dirigeants de l’Égypte et la Tunisie ne s’en sont pas tires en tirant dans le tas, comme vos copains Iraniens, ou Syrien, ou en mettant tous le monde en tôle comme vos amis Cubains. » dixit Eric.

                    Ah bon ? Ce sont les « infos » officielles, ça ?! Suivez le fil Twitter et regardez Al Jazeera.net ,vous verrez les images des derniers développements en Egypte, si la foule est calme, les balles des « snippers » ne ratent pas les cibles plus isolées...

                     



                    • Le péripate Le péripate 8 février 2011 07:01

                      100 millions de morts, et malgré ça le cadavre hideux du communisme bouge encore.

                      Je ne vois que la connerie pour justifier un tel entêtement.


                      • sisyphe sisyphe 8 février 2011 09:47

                        ... et l’autre qui vient parler du communisme ! smiley 


                        le binarisme libéral : tout ce qui n’est pas la loi des banques, c’est du communisme ! 

                        Ce serait tellement risible, si ce n’était si grave... 

                      • JL JL 8 février 2011 08:53

                        C’est quoi la croissance ?

                        C’est, d’une part, l’augmentation de la population mondiale, et l’évolution des modes de vie ; d’autre part, la croissance des PIB, c’est-à-dire, de l’activité humaine. La croissance des PIB est à la croissance du capital ce que la poule est à l’œuf, et réciproquement.

                        La première est incontestable et pour une faible part de la croissance globale. La croissance des PIB est illégitime et responsable des dégâts planétaires, tant du point de vue de la pollution que de l’épuisement des ressources naturelles et de la misère croissante des populations.

                        La décroissance des PIB est souhaitable, mais tout est organisé par les capitalistes, maîtres de la machine économique mondiale la plus puissante que la terre n’ait jamais connue, pour faire régresser la croissance légitime au profit de la croissance du capital.

                        Ou, dit autrement, tout est organisé par les capitalistes pour faire croître sans limite le capital, fût-ce - et c’est le cas - au détriment de la croissance légitime. Rien de nouveau sous le soleil, donc.

                         

                        Un mot sur les subventions à l’exportation qui sont trois fois plus condamnables que le protectionnisme haï par les mondialistes : d’une part, elles ne sont pas moins contraires au libre échange que le protectionnisme ;

                        d’autre part, et à l’opposé de l’effet positif du protectionnisme sur l’écologie, les subventions à l’exportation sont désastreuses en termes de pollution par les transports, de destruction des agricultures vivrières et des ressoiurces énergétiques, enfin des pollutions en tous genres.

                        Si le protectionnisme protège le pot de terre contre le pot de fer, à l’inverse les subventions, en plus de protéger le fort contre le faible, sont une prime inique versée au pot de fer prélevée autoritairement sur les ressources du pot de terre par le moyen de la dette ! Merci le FMI, merci l’OMC !

                         

                         


                        • sisyphe sisyphe 8 février 2011 09:40



                          De Laurence BOUTREUX (AFP) – Il y a 14 heures

                          DAKAR — L’ex-président brésilien Lula, vedette du Forum social mondial (FSM) lundi à Dakar, a assuré que les « dogmes » libéraux longtemps imposés aux pays les plus pauvres avaient fait « faillite », mais son hôte, Abdoulaye Wade, s’est réaffirmé « partisan de l’économie de marché ».

                          Luiz Inacio Lula da Silva, fidèle aux réunions altermondialistes depuis le premier FSM au Brésil en 2001, a prononcé un long discours offensif et résolument optimiste, assurant que « l’ordre économique mondial ne serait plus façonné par quelques économies dominantes ».

                          « En Amérique du Sud, mais surtout dans les rues de Tunis et du Caire et de tant d’autres villes africaines, renaît l’espoir d’un monde nouveau. Des millions de personnes sont en mouvement contre la pauvreté à laquelle elles sont soumises, contre la domination des tyrans, contre la soumission de leur pays à la politique des grandes puissances », a-t-il assuré.

                          Rappelant que le Brésil abritait « la deuxième plus grande communauté noire du monde après le Nigeria », il a appelé l’Afrique à « prendre conscience de sa force » et de « l’avenir extraordinaire » qui l’attendait, avec « ses 800 millions d’habitants, son territoire »immense et riche« , qui pourrait lui permettre de bâtir prioritairement son »indépendance en matière de production d’aliments« .

                          Trop longtemps, les pays riches nous ont considéré »comme des périphéries problématiques et dangereuses« , a-t-il dit, mais »ceux qui, avec arrogance, donnaient des leçons sur la façon dont nous devions gérer notre économie n’ont pas été capables d’éviter la crise« , »née au centre du capitalisme mondial« .

                          Il a assuré que, malgré tout, la politique mise en oeuvre au Brésil avait »fait sortir 28 millions de personnes de la pauvreté« .


                          Lula, en chemisette blanche, s’exprimait au côté du président sénégalais Abdoulaye Wade, en costume-cravate. Prenant à son tour la parole, Wade s’est clairement présenté comme »un libéral« , fidèle aux thèses de son »maître« , l’économiste britannique John Maynard Keynes (1883-1946).

                          Agé de 83 ans et candidat pour un troisième mandat en 2012, Wade a déclaré, d’une voix d’abord faible puis très énergique qu’il n’était »pas d’accord« avec les altermondialistes, même s’il partageait avec eux »l’idée de changer le monde qui, à n’en pas douter, va mal« .

                           »Je suis un partisan de l’économie de marché et non de l’économie d’Etat qui a fait faillite partout ou presque dans le monde« , a-t-il soutenu.

                          Rappelant qu’il »réclamait depuis longtemps un siège pour l’Afrique au Conseil de sécurité des Nations unies« , Il a lancé aux militants présents : »si vous qui êtes là, vous aviez soutenu cette idée, l’Afrique serait déjà au Conseil de sécurité !« 

                          Puis, il a provoqué une petite bronca lorsqu’il a glissé : »depuis 2000, je suis votre mouvement et je me pose toujours la question, excusez ma franchise : est-ce que vous avez réussi à changer quelque chose« au niveau mondial ?

                          Face à un Lula amusé, il a ajouté : »M. Lula a complètement changé le Brésil, tout le monde le sait (...) Mais sur le plan international, je suis désolé...« .

                          Dans la matinée, Lula avait conversé à Dakar avec la socialiste française Martine Aubry, sur la nécessité d’un »nouveau modèle de développement« .

                          Par ailleurs, au cours des nombreux débats du Forum, des ONG ont mis l’accent, lundi, sur »l ?accaparement des terres« pratiqué en Afrique »par des groupes étrangers et des Africains nantis« .

                          Au nom d’Oxfam, le Sénégalais Lamine Ndiaye a évoqué »les cas précis d’une compagnie libyenne ayant acquis 200.000 hectares au Mali" et d’autres exemples en Tanzanie, au Ghana, au Mozambique, en Ethiopie mais aussi au Sénégal.

                          Quand on connait la situation sociale catastrophique au Sénégal, les Sénégalais apprécieront toute la différence entre un défenseur des droits des citoyens, et les ratiocinations du vieux gaga sénégalais qui continue à défendre son trône....


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