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Accueil du site > Tribune Libre > Comment faire sa veille médiatique

Comment faire sa veille médiatique

Dans le monde hyper-connecté dans lequel nous vivons, il devient paradoxalement de plus en plus compliqué de réaliser une veille médiatique qui soit à la fois efficace, pour ne rien laisser passer, et surtout qui ne nous prenne pas la journée.

Est-ce dû au fait, comme certains le laissent entendre, qu'il y a pléthore de sites d'informations alternatives, que ceux-ci ne publient que peu d'articles originaux et que cela implique d'en parcourir des dizaines dans l'espoir de tomber sur la perle rare ?

J'ai personnellement un doute là-dessus, et je crois pour ma part que le premier responsable, c'est l'internaute lui-même, qui identifie Facebook à internet, alors que Facebook n'est qu'une petite application parmi d'autres. Il se trouve qu'elle est chronophage, et dans la plupart des cas, vaine.

Facebook, c'est comme la télé, mais sur internet.

J'ai coutume de dire que Facebook, c'est le portage de la télévision sur internet. Tout comme à la télé, vous ne choisissez pas le programme, et c'est Facebook qui, dans sa grande sagesse, décide de ce qu'il vous jettera à la figure. Vous y êtes en permanence agressé par une multitude de stimuli, ce qui donne la fausse impression que vous avez vu une grande quantité d'informations passer. Mais quelle information ?

Tout d'abord, puisque c'est Facebook qui décide, il aura tendance à ne vous montrer que des publications qui vous agréent : eh oui, il s'agit de profiter au maximum de votre temps de cerveau disponible pour vous faire avaler le plus possible de publicités au cours de la session ; et des études ont montré que pour être réceptif aux publicités, vous devez vous sentir bien, en accord avec votre petit monde. Il s'agira donc de ne rien vous montrer qui soit susceptible de vous contrarier, dans toute la mesure du possible. C'est ce que l'on appelle la bulle de filtre. Une zone de confort artificiellement créée autour de votre avatar dans le réseau social.

Du coup, vous avez peu de chances de tomber sur des articles qui seraient radicalement à l'opposé de vos convictions idéologiques, par exemple. Ou religieuses. Tous les sujets clivants, en fait. Je crois que beaucoup d'entre vous tomberaient de leur chaise s'ils devaient voir, côte-à-côte, leur propre fil et celui d'un utilisateur évoluant dans un environnement culturel totalement différent. Il faut comprendre que ce que vous y voyez n'est pas le reflet de l'actualité, ou de l'air du temps, mais seulement celui que Facebook a choisi de vous montrer pour vous garder dans un cocon douillet et rassurant.

Il convient donc d'en revenir aux fondamentaux, et aller chercher l'information brute là où elle est produite, sur base de vos propres choix. Est-ce que cela peut-être fait sur base semi-automatisée, efficiente et rapide ? Oui, nous allons voir comment.

Les flux Rss

Tout le monde a déjà vu au moins une fois le logo associé aux flux Rss, mais peu de gens savent ce que c'est, et il s'en trouve encore moins pour l'utiliser. Le Rss, qui signifie Rich Site Summary, est un format de données utilisé pour la syndication de contenu Web. Bon, alors disons que ce n'est pas trop parlant, comme ça, mais l'idée, c'est que lorsqu'un flux est disponible sur un site d'informations ou un blog, cela permet de récupérer les titres, les chapos, voire même quelquefois les contenus complets sans avoir à passer par la case navigation.

Il est ainsi possible, avec l'outil ad-hoc, de récupérer automatiquement l'ensemble des flux que vous avez préalablement sélectionnés et rangés par catégories, et de maintenir une liste dans laquelle les nouveaux articles et ceux que vous n'avez pas encore lus apparaissent en gras, un peu comme dans un client e-mail.

Le format Rss est un peu tombé en désuétude, tout d'abord parce que la presse mainstream ne l'a jamais vraiment soutenu : eh oui, ils ne sont pas trop intéressés à ce que vous puissiez voir les titres et les chapo sans avoir à mettre un pied sur leur site, et vous manger les pubs qui vont bien avec. Il convient de se rappeler que pour les médias mainstream, les articles coûtent de l'argent tandis que les publicités en rapportent. Devinez sur quoi ils mettront l'accent ?

Néanmoins, l'immense majorité des sites de presse mainstream, et bien sûr l'ensemble des sites alternatifs présentent toujours cette option, et nous allons voir à présent la manière de l'exploiter au mieux.

Les clients Rss

Appelés aussi agrégateurs de flux, ce sont des logiciels qui permettent d'aller chercher les flux là où ils se trouvent, et de les restituer sous une forme intelligible et claire. Dans ce cas, j'examinerai un programme appelé FeedDemon.

Après l'avoir téléchargé, puis installé, le programme vous demandera si vous souhaitez démarrer avec une sélection de flux présélectionnés, sans aucun flux, ou bien si vous souhaitez importer une liste de flux à partir d'une autre source. Le mieux c'est de démarrer sans flux présélectionnés puisque de toutes façons il s'agira essentiellement de sites américains de peu d'intérêt pour vous.

Par liste de flux, il faut entendre un fichier OPML qui regroupe, dans une structure XML, l'ensemble des flux auxquels vous êtes abonné. C'est un format soutenu par la quasi-totalité des agrégateurs Rss, qui vous permet de changer rapidement de client (logiciel) sans avoir à recréer votre liste de favoris.

À titre d'exemple, je joins ici, sous forme de fichier OPML la liste de mes propres favoris, l'idéal étant bien sûr de vous constituer la vôtre.

Importer une sélection de flux à partir d'un OPML

Dans la barre d'outil située en haut de la fenêtre, cliquer sur le petit triangle sur pointe à droite de Suscribe, puis Import Feeds.

Ensuite, sélectionnez l'option Import an OPML file, indiquez le chemin d'accès au fichier (qui doit être présent sur votre système), puis cliquez sur next.

Cliquez ensuite sur le bouton All pour tout sélectionner... ou faites votre marché ! Puis cliquez sur Next

Puis encore une fois Next, par défaut, il propose de recréer la structure telle qu'elle existait dans le fichier d'origine

Cliquez ensuite sur Finish, et l'opération est terminée. Il va maintenant procéder avec la synchronisation des flux, c'est-à-dire qu'il va aller récupérer tous les contenus à disposition.

Et votre programme aura plus ou moins cette tête-là :

Notez la présence, entre parenthèses et en bleu, de petits compteurs indiquant, pour chaque flux ou chaque catégorie le nombre d'articles non lus, soit ultérieurement, ceux que vous n'aurez pas encore vus, c'est bien pratique.

Par défaut, lorsque vous cliquerez sur le titre d'un article, le programme l'ouvrira dans son propre navigateur, ce qui n'est pas forcément le mieux du point de vue ergonomique.

Vous avez le loisir de changer ceci en cliquant respectivement sur : Tools > Options > FeedDemon Options

Puis, dans l'onglet Reading, sélectionnez « Open external links in default browser instead of FeedDemon »

Cliquez ensuite sur Apply, puis Ok, et le tour est joué.

Comment s'abonner à un flux ?

Rien de plus simple. Imaginons que vous souhaitiez ajouter le blog de Jean-Luc Mélenchon à vos abonnements. Vous commencez par vous rendre sur le site en question, puis vous y cherchez où pourrait se trouver le lien vers les flux Rss. En l'occurrence (et c'est souvent le cas), cela se trouve dans le menu principal, en haut de la page.

Cliquez sur le lien pour l'ouvrir dans un nouvel onglet, puis dans la barre de navigation, copiez l'URL, en l'occurrence http://melenchon.fr/feed/

Ensuite, dans FeedDemon, cliquez sur Suscribe, et magie, il copiera automatiquement le lien qui est toujours dans le presse-papiers dans le champ prévu à cet effet. Faut-il préciser que s'il ne le fait pas de lui-même c'est à vous qu'incombera cette tâche titanesque ?

Ensuite, le programme vous demandera de sélectionner la catégorie dans laquelle vous souhaitez ajouter le flux

Cliquez ensuite sur Finish à l'écran suivant, le flux sera ajouté et il ira chercher immédiatement les contenus disponibles.

Filtres de recherche, la puissance au bout des doigts

Un des points forts de FeedDemon est la possibilité de filtrer, pour une catégorie ou pour l'ensemble, les articles contenant un terme spécifique. Il vous suffit, dans le champ de recherche situé en haut à droite d'introduire un mot, disons « Macron » pour ne sélectionner que les articles parlant de Choupinet.

Et voici ce que ça donne :

Mieux, vous pouvez même introduire ces critères directement dans les propriétés de tel ou tel flux, afin qu'il ne montre que les articles répondant à ceux-ci. Comment ? En cliquant « droite » sur un flux donné. Imaginons que dans le flux du Figaro, vous ne soyez intéressé que par le mot « Macron ».

Cliquez (droit) sur le flux du Figaro, dans la colonne de gauche pour faire apparaître la fenêtre des propriétés, puis sur le [+] pour créer un critère (qui pourra alors être réutilisé ailleurs).

Donnez un nom (facile à retenir) à votre filtre, ajoutez-les termes que vous souhaitez inclure (ou exclure), puis cliquez sur OK (deux fois). Dans ce cas-ci, les articles dont le titre ou la description ne contiendront pas « Macron » seront marqués comme lus dès leur téléchargement, et vous ne les verrez donc pas.

Bien pratique, n'est-ce pas ? À noter qu'on ne peut définir qu'un seul filtre par flux, mais qu'il est possible d'avoir plusieurs fois le même flux pour peu qu'on lui donne un titre différent.

Le mot de la fin

Il vous sera impossible désormais d'invoquer des faux prétextes tels « je n'ai pas le temps » pour justifier que vous ne parvenez plus à vous tenir au courant de l'actu. C'est une question de choix, de méthodes, et de sources. Il faut aller puiser l'information là où elle est créée, sans passer par des âneries comme Facebook dont personne n'a jamais dit qu'il servait à « informer », mais seulement à « favoriser les contacts humains » (hum hum).

N'hésitez-pas à faire le tour des paramètres pour vous familiariser avec l'interface, afin de pouvoir tirer le meilleur jus de l'application. Nombre d'articles à retenir, durée de rétention, marquage automatique des articles comme « lus », etc.


Article original sur LeVilainPetitCanard
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38 réactions à cet article    


  • leypanou 18 septembre 09:45

    Rien de plus simple. Imaginons que vous souhaitiez ajouter le blog de Jean-Luc Mélenchon à vos abonnements.  : sacré Philippe, vous auriez pu choisir quelque chose de ...Michel Collon ou du Saker par exemple (personnellement, je suis allé très rarement sur le site à JLM, par contre Saker c’est tous les jours).

    Vous allez avoir la meute qui va débarquer, gare aux mollets.


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 18 septembre 09:52

      @leypanou

      Pour les besoins de la cause, j’avais besoin d’en ajouter un, donc forcément un qui ne s’y trouvait pas, hein. Pour InvestigAction, il y est, le Saker aussi.

      On connaît ses classiques... Quoi qu’il s’agisse encore pour moi d’une liste à étoffer, elle est récente.

      Et puis c’est à chacun de faire ses choix, ma liste n’était là que pour faire une démo en ayant quelque chose à mettre dans les printscreen.

      Pour les Trolls, ben je les attends, comme d’habitude. J’ai mes genouillères rembourrées et mon petit sachet de nicnacs, je ne désespère pas de réussir à apprendre à faire le beau à l’un ou l’autre. On commence par des injonctions simples, genre « couché ! », et si l’animal est réceptif, on peut passer à du plus subtil  smiley


    • blackh blackh 18 septembre 10:37

      Plutôt que de faire un long article sur le contenant, en plus très incomplet (exemple, il y a plein d’autres solutions pour consulter les flux rss), il aurait été plus intéressant de donner des noms / adresses de sites et blogs qui donnent de la vraie info alternative.

      De plus, l’article s’éternise en introduction sur Facebook.

      Donc, article très mal foutu et décevant.


      • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 18 septembre 13:08

        @blackh

        C’est quoi de la « vraie » ? Vous savez, les goûts et les couleurs. Il s’agit d’un article, pas d’un annuaire, non plus. Si c’est un annuaire que vous voulez, commencez donc par les rubriques rouge et orange du decodex. Tout n’y est pas, vous y trouverez des masses de sites conspis à donf, mais voilà, à vous de faire le tri.

        Et si j’ai parlé de Facebook, c’est parce que c’est lui qui retient les utilisateurs captifs et que ceux-ci ne se rendent pas compte à quel point leur contenu est « sélectionné » tout spécialement pour eux (bulle de filtre).

        Beaucoup de gens ne savent pas ce qu’est RSS, à quoi ça sert, comment l’utiliser, mon tuto est de ce point de vue, très détaillé, et c’était le but.

        Est-ce que vous êtes déçu parce que l’article est mauvais ou parce que ce n’était pas l’article que vous vouliez lire ?


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 septembre 18:45

        @blackh
        Il s’agit d’expliquer la méthode.
        Pour les sites, suffit de demander ! Par exemple :
        - mondialisation.ca.

        - le site russe Pars Today

        - Business Bourse

        - Comité Valmy 
        etc, il y en a plein d’autres !


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 septembre 19:17

        @Philippe Huysmans
        Ami belge bonjour ! Je crois que vous avez raison pour Facebook, j’ai toujours refusé de me servir de ce machin. Je fais un tour sur quelques pages Facebook de gens qui m’intéressent, mais je n’y poste jamais rien.


        Ce que vous proposez fait gagner du temps, mais suppose quand même de passer du temps à lire, à croiser les infos, à faire des analyses, des synthèses, des fiches, toussa, toussa...
        Bref à s’instruire et à se cultiver, ce qui n’est pas dans l’air du temps...

        Par ailleurs, on trouve en librairie des livres essentiels, des documents, des enquêtes, qu’on ne trouve pas sur Internet. La censure est moindre sur l’édition que sur Internet, c’est ce que j’ai constaté.
        Internet permet de compléter, mais ne les remplace pas. Exemples :
        - Les élites françaises entre 1940 & 1944 par Annie Lacroix Riz.

        - « Les Evangélistes du marché » de Keith Dixon

        - « La nouvelle Grande Russie » de Xavier Moreau

        - « L’Etat français complice de groupes criminels » Jean Loup Izambert

        - « Argent public, fortunes privées » Olivier Toscer

        - « Confessions d’un assassin financier » John Perkins

        - « La stratégie du choc » Naomi Klein ... Et plein d’autres...


      • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 18 septembre 21:03

        @Fifi Brind_acier

        On taquine ? Arf, faudrait pas oublier stopmensonges, surtout smiley

        Comme ça, plus aucune conspiration judéo-alien ne pourra lui échapper.


      • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 18 septembre 21:04

        @Fifi Brind_acier

        Bons bouquins, en effet.

        Mais quand on consulte directement des sites, on n’a pas à craindre la censure : personne ne peut contrôler ce que j’écris, c’est un peu le but, aussi ...


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 septembre 06:37

        @Philippe Huysmans
        Je persiste et je signe. Pour des raisons que j’ignore, on ne trouve pas les mêmes informations sur Internet que dans les livres publiés. Faites le test, lisez par exemple : « Argent public, fortunes privées » et dites moi où vous trouvez l’équivalent sur Internet.


      • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 19 septembre 08:29

        @Fifi Brind_acier

        Vous postulez que dès que certaines combinaisons de mots apparaîtraient dans un article elles seraient censurées, ou n’apparaîtraient pas dans les moteurs de recherche qui tous, censureraient les mêmes combinaisons ?

        Pour les sites eux-mêmes c’est impossible, je vous l’ai dit, et pour les moteurs de recherche, cette hypothèse est pour le moins capillotractée si l’on parle bien de moteurs ayant leurs propres crawlers et leurs propres algorithmes propriétaires.

        Et si, tout simplement, aucun site n’avait traité cette information comme l’auteur du bouquin ? Ca me semble tout de même plus simple à concevoir.


      • L'enfoiré L’enfoiré 19 septembre 08:33

        @Fifi Salut,

        « on ne trouve pas les mêmes informations sur Internet que dans les livres publiés »

        Pour que les livres arrivent à être publiés, il faut du temps.
        C’est là que se situe l’avantage d’Internet ou plutôt du Web) : l’immédiateté.
        Un événement se passe, un décès d’une personnalité, et c’est ajouté dans les minutes qui suivent.
        Je parlais dernièrement de Wikipedia comme base de données citoyennes..
         n’a pas toujours la vérité, mais en plus de l’avantage d’immédiateté, la base est maintenue et corrigée aussi vite que l’information introduite.
        Je vous conseille de faire le test.
        Vous pouvez aussi ajouter des informations dans la base.
        Wikipedia est ouvert à tous et demande des collaborateurs pour compléter les nombreux paragraphes qui ne sont pas encore introduits.
        Je m’étonne que Philippe ne parle pas de cette base de données.
        Pas besoin de RSS, puisque le moteur de recherche Google ou autre pointera sur l’info Wiki si vous faites une recherche sur un mot en y associant « WIKI » derrière lui.
         


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 septembre 18:03

        @Philippe Huysmans
        Je ne postule rien du tout. Je n’ai pas la réponse à la question. Je remarque simplement que le contenu n’est pas le même dans les enquêtes publiées en librairie que sur Internet.


      • Croa Croa 18 septembre 15:56

        Il s’agit là d’un truc un peu pro. L’internaute lambda préfère simplement s’abonner à quelques site d’infos, mais pourquoi pas ?
        *
        Sinon l’auteur a raison, sur fessebouc t’as surtout de la pub, quelques nouvelles (triées) de tes « amis » et du n’importe quoi beaucoup ! 


        • Surya Surya 18 septembre 17:29

          J’ai bien aimé votre article, je lui reprocherai juste de se concentrer sur un seul logiciel de RSS mais c’est votre choix. Quant à Facebook, il est vrai que je n’en aurais même pas parlé.


          Les flux RSS c’est vraiment bien quand vous voulez en effet suivre régulièrement des blogs, des journaux en ligne. Cependant, vos sources demeurent alors restreintes puisque c’est seulement celles auxquelles vous vous êtes abonné. 

          Vous n’avez pas parlé, pour faire de la veille, des alertes Google. Personnellement je trouve ça super pratique.

          Les alertes Google vous permettent de faire de la veille uniquement par mots clés, par thèmes ou expressions, comme, je sais pas, « Concorde Air France » par exemple. Vous vous abonnez à ces alertes que vous tapez dans une boîte de dialogue, et vous n’oubliez pas d’entrer également votre adresse email.

          Vous recevez alors tous les articles (les titres et le début du texte) contenant cette expression, qu’elle soit dans le titre ou le corps du texte, et ce quelque soit le media (ainsi vous n’êtes pas restreint à une sélection d’abonnements), et vous pouvez également recevoir les articles dans toutes les langues, ou sélectionner les langues qui vous conviennent.

          En plus les alertes arrivent directement dans votre boîte mail ce qui est bien pratique. Vous n’êtes pas obligé d’avoir un compte Google pour vous abonner à ces alertes, vous pouvez faire envoyer les alertes dans n’importe quelle boîte email. 

          En fait, c’est exactement comme lorsque vous tapez la recherche dans le moteur de recherche, mais vous n’avez pas trente six mille recherches à taper chaque jour sur le même thème, et vous recevez les résultats directement « chez vous ». 

          Vous pouvez même créer un dossier spécial dans votre boîte email intitulé « alertes Google » et paramétrer votre boîte pour qu’elle y envoie automatiquement, dès réception, tout ce que vous recevez.


          Le problème avec les alertes Google, c’est qu’il va aussi vous envoyer tous les articles contenant les mots séparemment, et en plus du contenu que vous voulez, vous allez également recevoir des trucs du genre : 


          Que faire ce week-end à Paris du 15, 16 et 17 Septembre 2017sortiraparisRenaud, Gojira, Feder, Iggy Pop, Trust mais aussi Un Air, deux Familles ou encore ... Les Insus en concerts au Stade De France en septembre 2017 ... prévu sur la Place de la Concorde à Paris ce dimanche 17 septembre 2017.

          Manifestations contre la loi travail : ce qu’il faut savoir
          Les Échos
          180 rassemblements sont attendus en France. ... de l’exploitant de la grande roue de la Place de la Concorde, Marcel Campion. ... Des grèves sont attendues à la SNCF, à la RATP, chez Air France ou encore France Télévisions.

          • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 18 septembre 20:55

            @Surya

            Ne vous fiez pas trop aux alertes google, le fonctionnement est plus qu’erratique. Un collègue s’en sert (dans le cadre de son job), il m’a signalé que dans certains cas, c’est juste totalement aveugle.

            J’ai vérifié par moi-même, chaque fois que mon nom apparaît (comme quand on me republie par exemple, pour savoir). Ca fait des milliers d’occurence à ce jour, jamais eu une alerte smiley Sauf pour mon propre media (ça me fait une belle jambe).

            Le logiciel est bon, je le découvrais en même temps que mes lecteurs, en fait, moi j’utilise d’ordinaire un accès sur TinyTiny Rss hébergé sur mon propre serveur comme ça je peux consulter de partout.

            Après c’est évidemment à chacun de trouver ce qui va le mieux, et notez que ce que j’ai expliqué pour FeedDemon vaut pour tous les clients RSS.


          • L'enfoiré L’enfoiré 18 septembre 19:33

            « Non, mais allô quoi, Fakebook ? »
            Faut pas charrier... C’est de la daube....
            C’est là où on place sa photo sous le meilleur profile, non ?
            Ça tweet en permanence sur un mur pour sentir que l’on existe.
            Je m’en vais voir le tien.... et je vois que tu briquettes ton mur...
            Je préfère de loin LinkedIn


            • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 18 septembre 21:00

              @L’enfoiré

              Pour une fois on est d’accord, c’est tellement rare que je te réponds...

              Mais bon LinkedIn c’est juste pour les troufions de cadres qui se prennent pour des aigles quand ils ne sont que des pigeons, disait l’excellent Monolecte.

              Une autre façon de se passer la brosse à reluire, non ?

              En fait l’ensemble de ces rézosocio supposés renforcer l’interaction sociale n’ont fait que distendre encore un peu les liens, en les diluant dans un océan de chatonsmignons et de posts d’une vanité épouvantable.


            • L'enfoiré L’enfoiré 19 septembre 08:46

              @Philippe Huysmans

               Mais non, tu te fourvoies, cher Philippe, nous ne sommes pas rarement d’accord.
               Ce que tu ne parviens pas à piger, c’est que pour arriver à un même point, il y a parfois plusieurs chemins.
               Alors que Fakebook est un metling pot sans autre forme ni fonction que de faire parler le monde, de tout et de rien.
               LinkedIn a une fonction première qui est de réunir les forces de travail entre ceux qui en cherchent et ceux qui en donnent.
               La brosse à reluire, ce sont les chasseurs de têtes.
               Je peux te dire que j’en ai connu.
               La vanité ou le mensonge, la tromperie et le « vide » en résulte.
               Je préfère de loin parler en direct par troufions de cadres qui se prennent pour des aigles que de passer par des intermédiaires.
               Les chasseurs de têtes, c’est comme les agences de ventes de biens immobiliers, ils touchent un pourcentage à la transaction réussie..
               Vanitas vanitatum,
              omnia vanitas & sic transit gloria mundi ... smiley
               
              .
               


            • L'enfoiré L’enfoiré 19 septembre 09:18

              Au sujet de la technique RSS, je connaissais évidemment cette technique PULL du captage de l’info.
              Jamais utilisé pourtant.
              Pourquoi parce que si je veux m’intéresser à un blog, je m’enregistre à la newsletter.
              Ce que j’avais fait avec ton blog .
              Les rédacteurs d’Avox ont quelques fois eu ma visite sur leur blog personnel.
              Puisque plus personnel, cela peut faire bien plus plaisir à un rédacteur que sur un forum.
              Pendant 12 ans, j’avais utilisé la technique PUSH tous les mois qui envoyait à des lecteurs potentiels la liste de mes billets pendant cette période. Cela en français et en anglais.
              Une mention finale indiquait qu’il fallait seulement m’envoyer un mail pour sortir de la liste des réceptionnaires.
              Je n’en ai eu que de rares mails pour en être extraite.

              J’ai arrêté d’envoyer ce mail mensuel en prévenant ces lecteurs depuis deux mois.
              Par la technique PUSH, on n’a aucun vision.
              Mon blog est un journal personnel à usage personnel
              On y vient, tant mieux,
              On n’y vient pas, tant pis.
               smiley


            • L'enfoiré L’enfoiré 19 septembre 09:56

              Voici un article de Dominique Dewitte qui met-elle des points sur les « i » au sujet de FB ?

              Facebook est-elle une entreprise moralement corrompue ?Facebook permet aux entreprises de se concentrer sur des mots-clés antisémites et racistes pour sélectionner les utilisateurs cibles pour leurs publicités. Une série de sites Web, y compris ProPublica, ont mené des expériences au cours desquelles ils ont eu la possibilité d’acheter des espaces publicitaires sur des mots-clés comme “antisémite”, “assassiner les putes”, “tuer des musulmans radicaux”, “comment brûler les juifs”, ou encore “Ku Klux Klan”. ProPublica :“La semaine dernière, agissant sur un tuyau, nous sommes connectés au système de publicité automatisée de Facebook pour voir si “Jews haters” (“ceux qui détestent les juifs”) était réellement une catégorie publicitaire. Nous l’avons trouvée, mais avons découvert que cette catégorie, à laquelle ne sont rattachés que 2274 personnes, était trop petite pour que Facebook nous permette d’acheter une publicité conçue pour ne cibler que ces gens “qui détestent les juifs”. Le système automatisé de Facebook a suggéré « second amendement » comme une catégorie additionnelle qui nous permettrait d’augmenter le périmètre de notre audience pour qu’elle comprenne 119 000 personnes, probablement parce que son système a établi une corrélation entre les personnes qui soutiennent le port d’armes et les antisémites. (Le second amendement de la Constitution américaine donne aux individus le droit de posséder et de porter des armes). »

              ProPublica a également recherché les catégories publicitaires qui ciblaient d’autres religions telles que “ceux qui détestent les musulmans”. Mais il n’y en avait pas.

              Entre-temps, Facebook a fait savoir à ProPublica que les catégories antisémites étaient une erreur de l’algorithme de recherche :

              “Après avoir contacté Facebook, le réseau social a retiré toutes les catégories antisémites, qui avaient été créées par un algorithme plutôt que par des personnes, et a déclaré qu’il explorerait les moyens de régler le problème, par exemple en limitant le nombre de catégories disponibles ou en les contrôlant avant qu’elles soient affichées pour les acheteurs. Mais apparemment, Facebook n’a pas intensifié la surveillance de sa plate-forme d’achat de publicité. En toute probabilité, les catégories publicitaires que nous avions détectées ont été générés automatiquement, parce que les personnes avaient listé ces thèmes antisémites sur leur profil Facebook comme un centre d’intérêt, un employeur, ou un “champ d’études”. L’algorithme de Facebook transforme automatiquement les centre d’intérêts déclarés des personnes en catégories publicitaires. »

              Le réseau social travaille maintenant pour prévenir de tels incidents.

              Facebook est-elle une entreprise moralement corrompue ?

              La société peut commencer à se faire du souci, parce que tout le monde semble chercher à la contrôler. Ces dernières semaines, les scandales la concernant se sont succédé dans l’actualité.

              D’abord, il a été révélé que les chiffres communiqués à ses annonceurs par Facebook pour justifier la portée potentielle de leurs campagnes publicitaires étaient très exagérés. (Il y a exactement un an, la société avait elle-même encore confirmé qu’elle avait surestimé de 60 à 80 % les activités de ses utilisateurs en matière de vidéos publicitaires). Quelques jours plus tard, la société a admis qu’au cours de la période précédant l’élection présidentielle américaine, elle avait vendu pour 100 000 $ d’espaces publicitaires à une société russe mystérieuse avec un agenda clairement pro-Kremlin. Vendredi, il est apparu que Facebook est tout sauf transparente en ce qui concerne la communication à propos de ses efforts pour éliminer les « Fake News » du réseau social.

              La tempête qui a débuté après l’élection présidentielle américaine de 2016 n’est pas prête de se dissiper. Non seulement le réseau social est toujours considéré comme une grande entreprise opaque, mais il continue d’insister qu’il n’est pas une société des médias.

              Il semble donc de plus en plus que Facebook ne fait pas partie de la solution, mais qu’il est bien devenu le problème.

              Le procureur spécial Robert Mueller, qui mène une enquête sur une possible intervention russe dans l’élection présidentielle américaine, est arrivé à la même conclusion, et selon un certain nombre de sources, Facebook serait dans sa ligne de mire. Un certain nombre de politiciens américains et de groupes d’intérêts ont demandé à ce que Facebook et d’autres sociétés technologiques rendent compte de ces problèmes devant le congrès américain.

              Buzzfeed :

              « Les nouveaux Léviathan entrepreneuriaux qui étaient autrefois considérés comme les nouveaux avatars lumineux de l’innovation américaine sont de plus en plus décrits comme de nouveaux centres sinistres d’un pouvoir débridé, une transformation susceptible d’avoir des conséquences majeures pour l’industrie et pour la politique américaine. »


            • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 19 septembre 08:33

              Excellent ......Bravo ..


              Un petit lien qui peut être utile.....https://thinkerview.com/


              Ils veulent du nouveau sur « Agoravox Media citoyen »...ce genre d’article constructif, informatif..etc.

              Petit question : est ce qu’on peut suivre les flux twitter, avec feedDemon ?
               

              • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 19 septembre 08:48

                Parmi les pistes de scénario « cata » un film résume bien ce qu’ils peuvent nous faire subir,« Bushwick » .....cela est possible bien avant une pseudo catastrophe écolo-fulgurante .... 


                D’où l’intérêt d’être le mieux informé, autant que possible..... 
                Dans l’instantanéité, Il y a plus à craindre des Vénitiens que du reste .... Ils ne renonceront pas ....



              • L'enfoiré L’enfoiré 19 septembre 09:35

                @SPQR Sono Pazzi Questi Romani
                 J’ai été voir votre lien thinkerview avec les vidéos.
                 Les lanceurs d’alertes sont légions.
                 Donc, il faut faire attention à ne pas se laisser entraîner et garder un esprit critique personnel.
                 C’est un excellent exercice d’être mécréant en tout à première vue..
                 Un lanceur d’alerte que je connais pour l’avoir suivi en parallèle est Paul Jorion.
                 Je suis souvent en accord avec lui, mais pas toujours.
                 Je n’ai jamais été un suiveur d’idéologies.

                 Je ne dis pas que tous suivent la voie dont je parle dans la suite...
                 Mais certains se prennent souvent pour des mages de la bonne parole.
                 Il y a plusieurs manières d’arriver à la célébrité sur le Web.
                 Le buzz est la première manière la plus efficace, la plus immédiate et la plus volatile.
                 Et... Fakebook est en bonne place.
                 Il y a la télé, être dans le box office, le showbiz... et j’en oublie
                 Dans la politique, c’est plus dur, parce que les citoyens sont récalcitrants ou même allergiques aux changements comme le faisait remarquer un politologue qui en avait fait sa thèse de fin d’étude.
                 Je relatais cela dans mon dernier billet « Réussir ses échecs ». 


              • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 19 septembre 09:58

                @SPQR Sono Pazzi Questi Romani

                Merci pour votre soutien smiley

                Pour twitter, ben c’est un format propriétaire, en fait, pas général, mais il existe apparemment des applications en ligne qui permettent de convertir les tweets en rss.

                Bah disons que mon article suivait deux buts : comme précédemment j’avais poussé un petit coup de gueule contre les facebouc’ o’nautes parce qu’ils barbotent dans la bouillie pour chat et ne songent que peu à aller à la source.

                Et puis Fifi qui mettait en avant (et c’est vrai) que 90% des infos auxquelles nous sommes « confrontés » (c’est le cas de le dire) sont négatives quand elles ne sont pas carrément anxiogènes.

                Ça tombait bien, en somme.


              • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 19 septembre 17:53

                @Philippe Huysmans

                Accepteriez vous de répondre à une petite question sur le cas « Ulcan » ?


              • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 19 septembre 19:23

                @SPQR Sono Pazzi Questi Romani

                Oui bien sûr, pourquoi pas, ici ou en privé via mon form de contact, comme vous préférez, mais je n’ai pas de goût particulier pour les petits secrets smiley


              • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 19 septembre 19:59

                @Philippe Huysmans

                Sur AGV Vous avez fait un article concernant la sécurité informatique ( virus ...etc ..).

                Mais ce « Ulcan » était soi-disant un « Hacker »... !

                Qu’est ce qu’un « Hacker » ?....Au sens purement informatique ....




              • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 19 septembre 21:14

                @SPQR Sono Pazzi Questi Romani

                On parle de beaucoup de choses différentes, je vais essayer de les présenter succinctement.

                Un hacker, à la base, c’est juste un geek, un jeune (ou moins jeune) passionné d’informatique qui détournait le fonctionnement d’un appareil (généralement un ordinateur, de nos jours) pour lui faire faire des choses originales pas forcément prévues par la documentation du fabricant. Par exemple, quand j’étais jeune, nous avions des calculettes programmables et le sport consistait avec un ou deux potes à leur faire faire des choses absolument pas prévues, comme de réaffecter les zones de mémoires de stockage aux zones de programme, qui étaient très très réduites, à cette époque (40 pas de programme, boosté à 50). soit un gain de 20%.

                Puis, par glissement sémantique, ce terme a surtout été accolé à des jeunes (ou moins jeunes) qui étaient des wizards (magiciens) de la programmation (principalement en assembleur). Capables de dominer parfaitement les technniques de programmation avancées, ce qu’on appelle la programmation système, jusqu’à faire ce qu’ils voulaient du système d’exploitation.

                C’est à peu près à cette époque qu’apparraissent les premiers virus, ou programmes qui se greffent sur d’autres, soit sur le secteur d’amorce, soit sur les fichiers exécutables eux-mêmes.

                Jusqu’à cet époque, la question ne se posait pas de savoir si le hacking était éthique (white hats, black hats), c’était évident.

                Puis sont venus les parasites, les malfaisants et les revanchards de tout poil qui sont venus foutre la merde en créant des virus qui avaient un payload, une charge virale, capable de détruire les données.

                Inutile de vous demander ce qui a prospéré, et ce qui reste aujourd’hui de ces malfaisants : ceux qui le font pour le fric.

                Ulcan, lui c’est un autre tonneau : Ce type est n’est pas plus hacker que vous étoile de ballet au Bolchoï, et se contente, au culot, de se faire passer par téléphone pour une personne qu’il n’est pas, soit auprès de la gendarmerie nationale pour obtenir des données confidentielles sur des personnes soit pour faire des « canulars » de très très mauvais goût qui s’avèrent avoir déjà au moins tué une fois.

                Issu de la LDJ, ce petit voyou s’est très vite illustré par sa méchanceté crasse, s’en prenant, et c’est ce qui lui a valu le titre de « hacker » à des sites pro-palestiniens. Mais ce que vous ne savez pas, sans doute, c’est que ce genre d’attaques dites DDOS, vous pouvez aussi les mener depuis chez vous, tranquillou dans votre fauteuil en n’y connaissant rien en informatique. Ce sont des attaques en saturation de serveur, appelées aussi déni de service (distributed denial of service) que chacun peut réaliser, soit en « amateur » avec une puissance limitée (pistolaser de poche), soit en payant, et en balançant sur la cible l’équivalent du rayon destructeur de l’étoile de la mort, si vous voyez l’analogie.

                Ce n’est d’ailleurs pas « destructif », le serveur sera juste inaccessible, et reviendra à la normale (en principe) quand l’attaque cessera... et s’il ne le fait pas, il suffit de le redémarrer.

                Hacker réellement un serveur, et donc en prendre le contrôle, c’est un peu autre chose et n’est pas à la portée du premier venu. En fait, c’est devenu abominablement compliqué sauf à utiliser d’autres trucs de gamins comme essayer tous les mots de passe (brute force attack) sur un service donné pour y accéder en admin. Mais les admin ne sont pas forcément cons, non plus.

                D’autre part, les serveurs aujourd’hui sont bien souvent abrités derrière des proxy qui encaissent pour eux les attaques en déni, et qui accessoirement dissimulent leur vraie adresse réseau (IP). De plus les services critiques comme SSH sont abrités derrière des firewall n’autorisant que certains postes à se connecter, et pour les plus paranos, nécessitent une clé cryptographique forte en plus du mot de passe lors de l’établissement de la connexion. 

                Du coup, la plupart des attaques dont vous entendez parler sont des DDOS, ou des imbéciles qui se sont fait piquer leur mot de passe (phishing = hammeçonnage).

                De nos jours, on voit aussi pas mal de piratages sous forme d’exploitation de failles directement dans les scripts exécutés sur le serveur, comme par exemple WordPress ou Drupal : ça ne leur donnera pas le mot de passe admin sur l’hébergement, mais ça leur permet de pourrir le serveur ou de détruire le site web. Il vaut mieux avoir un backup, certains de mes amis vous le confirmeraient... Ces attaques sont toutes sur le même principe, qu’on appelle l’injection SQL. En gros, quand vous répondez à une question ou que vous retournez un paramètre, celui-ci est incomplètement validé et contient... du code SQL qui sera, dans un contexte particulier, exécuté seul ou ajouté au code d’origine, ce qui vous donne la main sur le système de base de données, et de là, on commence l’escalade pour récupérer le mot de passe de l’admin wordpress, et ainsi de suite. Il existe généralement pour une version donnée (et vulnérable) d’un programme, des kiddies-scripts (littéralement scripts pour gamins) qui permettent de les exploiter en un tournemain. Parce que bon, les petits Kévin qui veulent se prendre pour le grand Mitnick, ils sont pas forcément capables de les trouver tout seuls, non plus, fo pas poussay. D’ailleurs la plupart n’entrave rien au SQL, ce qui rendrait la démarche improbable.

                Voilà, si vous voulez des précisions, précisez la question : ce n’est pas que je ne veuille pas répondre, mais il y a matière à faire 250 pages de bouquin pour être complet.


              • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 20 septembre 09:10

                @Philippe Huysmans

                Je vous remercie beaucoup...
                 
                Votre réponse me suffit largement ....

                Cordialement.


              • Doume65 19 septembre 10:51

                « c’est l’internaute lui-même, qui identifie Facebook à internet  »

                Je ne connais personne dans mon entourage qui identifie Facebook à internet. Par contre, j’ai souvent noté cette confusion dans les médias audiovisuels.
                Merci de ne pas faire porter le chapeau des journaleux par le peuple.


                • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 19 septembre 11:40

                  @Doume65

                  J’ai plus de 300 contacts sur facebook, tous très politisés, bulle filtre oblige. Très peu sortent du microcosme, pensant qu’ils voient là tout ce qu’il y a à voir.

                  De fait, ils réduisent Internet à une seule application. La plupart des gens n’ont même plus une liste de favoris décente, ils attendent de voir passer dans leur fil les articles des journaux sur lesquels ils auraient du surfer, autrement.

                  Fainéantise ? Il y a probablement de ça, mais aussi de l’effet trompeur de l’abondance, quand ce n’est que de l’abondante « information » présélectionnée « pour vous ».

                  Donc je n’ai pas l’impression de tomber dans un travers des mainstream, à supposer qu’il soit avéré, parce que pour le coup j’ai un doute : FB et Twitter les terrorisent, et pour cause, ils leur piquent leur audience (si les gens ne cliquent pas sur l’article, ils ne verront pas leur pub).


                • Doume65 19 septembre 20:55

                  @Philippe Huysmans

                  Tiens, regarde la page du passage de Philippot sur France Inter d’hier, et dis-moi si je fantasme. Les trois quarts de la page sont des tweets.


                • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 19 septembre 22:38

                  @Doume65

                  Oui mais les journaleux ce sont des ignares et des bites d’ours. Donc, du coup, hors twitter, il n’y a rien, et de toutes façon, 140 caractères ça correspond à peu près au max de ce qu’ils sont capables d’emmagasiner en une fois.  smiley


                • L'enfoiré L’enfoiré 20 septembre 12:59

                  @Philippe Huysmans,

                  « 140 caractères ça correspond à peu près au max de ce que les journaleux sont capables d’emmagasiner en une fois ». 

                  Ah, si ce n’était qu’eux, ce ne serait pas grave, mais aujourd’hui, c’est une vague, un tsunami de tweet chez presque tous.
                  Trump en a fait son mode d’élocution et de transmission d’information de la population.
                  Les billets d’analyse sont comptés au nombre de mots.
                  Là, je fais de la résistance.
                  Quand on a comme devise « tout est dans tout et réciproquement », il suffit de chercher les liens et cela devient d’office plus long.


                • Doume65 19 septembre 11:08

                  Bonjour.
                  @Philippe huysmans

                  J’utilise abondamment les flux RSS. Ils me font gagner un temps précieux.
                  L’organisation en est extrêmement facilitée avec le navigateur Firefox. Bref, je suis parfaitement convaincu de leur utilité. Sans un clic, juste avec un petit déplacement de souris, j’ai un aperçu des nouveaux articles de la presse web. Je réfute par contre l’idée qu’ils nous sortiraient de notre « bulle de filtre ». A moins que l’on y inclue aussi bien les sites « mainstream » que les « alternatifs » (j’ai mis dans mes flux aussi bien Le Monde et Atlantico que agoravox ou les-crises.fr. C’est à dire qu’on fasse le travail nécessaire pour sortir de sa bulle. Ce travail est indépendant du fait qu’on ait ou non organisé ses flux RSS.


                  • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 19 septembre 11:43

                    @Doume65

                    Ce que vous dites est vrai, il ne s’agit pas de reconstituer « à la main » la bulle de filtre que FB avait si bien (et en toute opacité) dressée autour de nous.

                    Si vous regardez la liste que je donnais en exemple, je ne pioche pas dans la bulle, mais un peu partout, et la liste est en construction.

                    Il faut savoir lire les opinions contraires, les comprendre, si l’on veut mieux les combattre.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 19 septembre 12:16

                    @Philippe Huysmans

                    « Il faut savoir lire les opinions contraires, les comprendre, si l’on veut mieux les combattre. »

                    Voilà une conclusion que j’approuve à du 200%.
                    Des gens sui ont les mêmes manières de penser, ne m’intéressent pas vraiment.
                    Les « tu as raison », ne m’apprennent rien.


                  • Macondo Macondo 19 septembre 21:52

                    Merci pour le partage. Un environnement très intuitif. Adopté ...

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