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Accueil du site > Tribune Libre > Comment virer un employé

Comment virer un employé

L’art de commander à la destinée des hommes (et quand je dis les hommes, j’embrasse les femmes comme l’écrivait Sacha Guitry), fut-ce dans le milieu professionnel, est assez difficile. Pour le malchanceux employeur, vient toujours un moment où il faut se séparer d’un employé, soit qu’il soit tire-au-flanc et procrastine, soit qu’il soit moins bien doué que les autres dans la chose administrative ou autre. Encore au début du siècle dernier, pouvait-on faire les choses simplement :

- Monsieur Dugenou

- Oui patron

- Je vous ai convoqué pour vous mettre à la porte car vous n'êtes qu'un dilettante

- Mais j'ai une famille à nourrir !

- Personne ne vous demandait de faire trois enfants que vous êtes incapable d'éduquer. Sortez et allez mettre votre absence de zèle au profit d’un autre que moi. Vous me faites perdre mon temps et de l’argent !

 

Mais aujourd'hui, tout est devenu plus compliqué : avec Internet, les réseaux sociaux et les chaînes d’information continue et que sais-je encore ? Tout un monde de chausse-trappes qui ne demandent qu’à enrayer les pas mal assurés du chef d’entreprise. Si par malheur, il s’enferre sur l’une, outre que le malheureux gémira encore plus que Job sur son tas de fumier, l’histoire peut venir à faire écho, et alors, force est de remarquer que les risques sont grands : les parachutes ne sont plus aussi dorés qu’avant et les options fondent en stock par les temps qui courent.

D’ailleurs ces chaînes d’information, telles des sangsues, ne demandent qu’à se greffer sur le tibia de celui qui mouille la chemise, et à y aspirer la brève (fut-elle sans intérêt et de la taille d’un œuf de caille pour la recracher sous forme de bœuf, selon le célèbre adage télévisuel : qui voit un œuf doit être assuré que c’est un bœuf). Il y a toujours plus de journalistes, et toujours moins de choses intéressantes à se mettre sous l’écran, donc toujours plus de risque que l’affaire ne s’ébruite et ne fit scandale jusque sur les bancs de l’Assemblée Nationale. Laquelle se penchera alors avec délice sur ce style de futilité. Une nouvelle loi sera votée, laquelle sera aussi connues (et respectées) que les arrêtés de voirie interdisant la pêche dans un ruisseau aux périodes estivales dans les patelins. Pour éviter l’écueil de faire la une de ces peu reluisants canaux télévisuels et ne pas avoir à « gérer une situation de crise », il est conseillé de prendre des gants lorsque l’on se trouve dans la situation délicate que de devoir se séparer d’un collaborateur.

Heureusement les ordonnances sur le travail ont quelque peu simplifié la tâche. Mumu (mue par l’amour du capital) a pris quelques décisions capitales, mais qui à soi seules ne vous seront pas des plus utile, surtout en ces périodes de soutien changeant des ministres, lesquels redoutent les tempêtes médiatiques qui naissent dans les nombreux verres d’eau qui peuplent la vie quotidienne. A moins que vous ne disposiez du soutien de Manu 1er, lequel s’empressera de faire voir à tout ce beau monde la direction de la Grèce ; mais dans ce cas-là, vous n’avez pas besoin de lire le présent articulet.

Il faut donc savoir, qu’on ne vire plus de nos jours : « on accompagne le développement des acquis de l’expérience professionnelle des personnels » vers d’autres horizons.

Dans ma grande mansuétude, et en m’appuyant sur l’exemple auguste de Jean Dutourd, j’ai concocté un courrier électronique qui pourrait heureusement sauver quelques directions générales si elles eussent à se séparer des collaborateurs les moins efficients ou, dit plus trivialement, à virer quelque incompétent, fumiste ou outrecuidants n’ayant pas l’heur de plaire à la direction.

Il est important d’en conserver le style et les fautes de syntaxes ou grammaticales qui le peuple. Celle-ci donneront la même impression que la lettre rédigée dans le deuxième tome des « jeunes filles » de Montherlant, qui faisait recommander par son héros que la lettre de rupture conserve les fautes commises par la future ex, car celles-ci reflétaient l’état d’agitation intérieur de celle qui avait écrit précipitamment. Ce qui est la même chose ici : on aura l’impression d’une décision provoquant encore des émotions à son rédacteur et qui, quoi que relue, conserve ses fautes à cause de la larme à l’œil des relecteurs touchés par les conséquences de cette décision infâme.

Bonjour,

Veuillez trouver si joint le message de Kevin Dubonnet à l’attn de l’ensemble des personnels.

En vous en souhaitant bonne réception,

Cdt,

I. Laridon-Fouret

Assistante de direction

Affaires Générales/DG

Bureau 1B/2A - GPEEC

Section des chargé-e-s de communications internes/Développement des personnels

 

Madame/ Monsieur, cher/chère collaborateur/collaboratrice,

Suite à des difficultés structurelles d'évolution négative de nos SIG due à une persistance de notre taux de croissance endogène, mais aussi de sa faible perspective d'évolution à court terme dans les pays émergents (dont les investissements sont freinés par le poids exogène de la dette publique) qui représentent notre nouveau cœur de cible, nos potentialités de croissance ne sont pas réalisées. Nous avons du rendre des comptes trimestriels ne reflétant pas la réalité du dynamisme de notre activité. Bien qu'ayant atteint nos objectifs chiffrés et fixés par la DG pour le premier quater (+3,5% en CA absolu, EBE amélioré de 1,705%, CAF +0,71%), il apparrait que notre progression est inférieure aux attentes des marchés, qui ont sanctionnés le groupe par une chute du cours de près de 0.4% sur l’indice phare de cotation de notre holding. Cet état de fait induit des effets pervers sur le fonctionnement de nos diverses structures. Aussi, et afin de mieux nous restructurer, dans une démarche qui se veux vertueuses, et afin de mieux cibler notre cœur de métier après une phase de diversification trop aventureuse de notre activité, nous avons décidé de nous séparer d'une partie de celle-ci, notamment sur toutes les missions qualifiées de « non stratégiques » à l'échelle du groupe. Ce plan, qui avait été discuté aussi bien en CODIR qu’en COPIL et dont le résultats avaient été présentés sous forme de RETEX dans le cadre du dialogue social (CSHSCT) après l’avoir été aux représentants des personnels, lesquels avaient été associés (dans une dynamique win-to-win), doit aujourd’hui être activé. Le passage d’un modèle B to B à un modèle B to C constitue également une axiologie forte de notre réflexion pour un dynamisme retrouvé. En conséquence, nous vous proposons le choix between entre l'une des trois alternatives suivantes :

1. conserver votre emploi en participant à notre renouveau qui consiste à regagner de la productivité, en mettant à profit vos compétences déjà acquises et en développant vos capacités d’adaptation en participant au défi de l’ouverture de notre nouveau site de Timisoara

2. envisager une augmentation du temps de travail annualisé jusqu’à une semaine équivalent à 42 heures/ETP afin de dégager des gains de productivité important (de l’ordre de 7h/ETP/semaine, soit pour votre seule équipe l’équivalent d’un ETPT gagné à raison de six collaborateurs acceptateurs), et dont nous faisons le pari (risqué il est vrai) qu’ils seront supérieur d'un quart de point à la reprise de la croissance prévue par l’INSEE sur l’ensemble de la période de référence. Vous comprendrez donc que cette conjecture, et donc les risques ambitieux pris par le top management, font que nous ne serons pas en mesure de financer ce capital temps de travail mobilisé (à isopérimètre et effet GVT déduit) par chacun et chacune dans cet effort (qui peut sauver l’entreprise, il faut le souligner).

3. en dernier recours : faire partie de la rupture conventionnelle collective votée dans le cadre du COP annuel voulu par notre PDG et acté par notre dernier CA de novembre de cette année. De nombreuses opportunités vous sont offertes : comme devenir (voir p.24 et suivantes Chapitre 1.2.1.2 – développer la dynamique exogène en jouant sur les effets leviers : une opportunité ?) « intervenant extérieur non directement liés à la société » (aide à la création pour nos anciens collaborateurs de filière de valorisation de sous-traitance en tant qu’auto-entrepreneur par exemple) et ainsi prendre votre destin en main !

Je vous prie de croire, cher et chère collaborateur-trice, en notre plus parfaite reconnaissance des qualités professionnelles que vous avez mis en œuvre durant toutes ces années au service de notre société qui est, plus qu’une marque : un état d’esprit. Lequel, souhaitons-le, continuera à vous inspirer que ce soit avec nous ou dans une autre entité pour le reste de votre carrière professionnelle. Comme le dit notre CEO : Be inspired by our way !

Bien cdt,

KD

Après cela, vous êtes « tranquille comme Baptiste » : et vous pouvez laisser « Job sur son tas de fumier ». Quant à votre employé, « il est Grosjean comme devant » : soit il démissionne de lui-même sans demander son reste, soit vous l’avez transformé en esclave moderne qui vous coûtera à peine plus cher qu’un indien ou un polonais.


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39 réactions à cet article    


  • machin 7 août 07:42

    Super courrier...

    Lu, approuvé et forcément signé par la CFDT le « premier » syndicat de France.


    • titi 7 août 11:58

      @L’auteur

      « soit vous l’avez transformé en esclave moderne qui vous coûtera à peine plus cher qu’un indien ou un polonais »

      Visiblement vous ne connaissez pas les prix.


      • foufouille foufouille 7 août 12:17

        @titi

        si il se transforme en uber machin, c’est possible pour le polonais.


      • titi 7 août 16:33

        @foufouille

        Bah non. Le salaire moyen polonais mensuel il est à 1100$ brut.

        Alors qu’en étant Uber...
        https://www.qapa.fr/news/uber-combien-gagnent-les-chauffeurs-798/


      • foufouille foufouille 7 août 16:57

        @titi

        un uber est à comparer avec un smic polonais, ils sont sous le smic pour uber eat ou pas. ton salaire est brut et ce sont des crétins toto entrepreneur.


      • titi 7 août 18:12

        @foufouille

        Smic polonais : 523 euros brut. Je n’ai pas trouvé les infos sur le net.

        Le discours de l’opposition à l’époque de la création du statut auto entrepreneur c’était que l’auto entrepreneur cotisait moins que les sociétés « normales ».

        Donc je vois pas bien comment on passe de 2500 euro (cf mon lien) à moins de 523 euros en cotisant moins qu’une société « normale ».

        Merci de m’éclairer.


      • titi 7 août 18:26

        @titi

        Je corrige 3600 euros d’après l’étude…. qui prétend également qu’il reste 50% au chauffeur Uber , donc 1800 euros…

        Comment passez vous des ces 1800 à moins de 523 ?


      • foufouille foufouille 8 août 09:06

        @titi

        c’est une auto entreprise : aucune charge n’est déductible.

        tu penses que la voiture est offerte ?

        le salaire net est de 800€ ...........

        pour uber eat, c’est payer à la course.

        par polonais, ce n’est litéral. le portugais est aussi valable.

        il ne viendra évidement pas pour gagner le smic de son pays mais un peu plus.




      • titi 8 août 17:09

        @foufouille

        Bah j’ai lu l’article des échos… il dit pas vraiment grand chose de différent.
        « ma source » annonce 1800 net frais de voiture compris.
        les échos parlent de 1600 net… et je ne doute pas un instant que les échos savent ce que veut dire « net » même pour un autoentrepreneur : net c’est net.

        Donc mémoire : le smic polonais est à 523 brut.

        Donc dire que les Ubers sont comme des Polonais c’est d’une mauvaise foi crasse.


      • titi 8 août 17:13

        @titi

        Et votre second lien lui annonce 1700 net de net.
        Donc on est bien cohérent : entre 1600 et 1800 net… ce n’est pas 523 brut

        Reste le temps de travail…
        Le temps d’attente du client à Orly pour le VTC c’est du temps de travail.
        Les deux heures de transport en commun quotidienne pour le salarié de la Défense ce n’est pas du temps de travail…

        60 heures par semaine c’est le tarif pour un artisan.


      • foufouille foufouille 8 août 17:29

        @titi encore une fois aucun polonais ne viendra en france, sauf arnaque, si il a juste un smic polonais = c’est le niveau RSA en dormant dans la voiture.

        9.15 net on est proche du smic et c’est une moyenne pour 60h sans vacances.

        ton artisan mettra tout ce qu’il peut dans les charges avec sa baraque payé par l’entreprise et pourras revendre son entreprise, il fera du black aussi.


      • Pierre 7 août 15:32

        Des salaries, nuls, semeurs de merde, feignasses, cela n’existe pas ! Allez assister à des audiences prud’homales, tous parfaits...


        • Traroth Traroth 7 août 15:37

          @Pierre
          Des patrons qui ne veulent pas exploiter leurs salariés, ça n’existe pas. Sinon, ils ne seraient pas patron. L’exploitation, c’est le but de la création d’entreprise.

          Bonne idée, allez voir les audiences des prud’hommes ! Vous en verrez des vertes et pas mûres, sur les patrons qui se croient tout permis. Et maintenant, grâce à Hollande et Macron, l’abjection est punie avec un coût raisonnable.


        • foufouille foufouille 7 août 16:01

          @Pierre

          si ça existe mais les employeurs esclavagistes sont beaucoup plus nombreux sinon les manifs seraient inutiles et personne ne serait mort aux urgences sauf de mort naturelle inévitable.


        • nun01 7 août 16:18

          @Pierre
           Cela me fait penser à ce patron qui était devenu patron en épousant la fille du bon patron partie à la retraite. Il traitait sans arrêt ses employés de feignant n’ayant plus la bide de son beau père. Il donna un travail à ses employés qui demandait au moins trois semaines de travail à faire entre Noël et Nouvel an (cad 1 semaine) et qui comme le travaille ne fut pas terminé, il ne donna pas de prime de fin d’année. J’étais à cette époque en mission d’intérim dans son entreprise, il se plaignait sans arrêt que les chômeurs étaient des feignants qui ne voulez pas travailler alors que les faits les gens ne sont pas des feignants juste ils ne veulent pas travailler pour lui. D’ailleurs moi-même, j’étais soulagé a la fin de ma mission qui heureusement n’a duré qu’un mois et si ma mission avait étè plus longue j’y aurai mis fin quitte à me faire traiter de feignant, je sais ce que je vaux mais ce patron lui il ne vaut rien, c’est juste un mauvais à tout.


        • Pierre 7 août 16:28

          @Traroth
          Des patrons imparfaits, il y en a bien sûr et je n’ai pas dit le contraire. Les audiences prud’homales, je connais ! Savez-vous que parole contre parole, le salarié a toujours raison ? Quant à votre réaction et celles des suivants, je ne suis pas surpris sur ce site où la quasi totalité des participants a un hémisphère droit pas tout à fait décongelé...


        • titi 7 août 16:37

          @nun01

          «  Cela me fait penser à ce patron qui était devenu patron en épousant la fille du bon patron partie à la retraite. »

          Le « bon patron » il a fait sa boite à une époque où personne ne le concurrençait depuis l’étranger, où le code du travail ne réglementait pas le nombre de roulettes sur les chaises, où on produisait quitte à stocker sans devoir payer des impôts sur des ventes non réalisées.

          Le passé c’est le passé. Il faut s’adapter ou disparaitre comme les dinosaures.



        • Pierre 7 août 22:18

          @Traroth
          Ouais, mais le stress est dû pour une bonne partie aux trente cinq heures, tout le monde n’est pas fainéant, et je pouvais compter sur tout pour globaliser ! Quoi qu’il en soit, il ne s’agit pas de fonctionnaires dans le Var ou en Corse....


        • Traroth Traroth 8 août 17:39

          @Pierre
          « le stress est dû pour une bonne partie aux trente cinq heures »

          Non. Il est dû aux exigences des patrons.


        • TSS 8 août 18:35

          @Pierre
          Les 35 heures n’ existent que dans la tete la moyenne des horaires travaillés en France est 39/40H... !!


        • Pierre 8 août 22:31

          @Traroth
          Bon oui, faire en 35 ce qui était fait en 39...


        • Traroth Traroth 9 août 11:08

          @Pierre
          C’est la même chose. Le passage aux 35 heures n’a jamais été prévu pour que le même nombre de salariés fassent en 35 heures le travail de 39. Les patrons ont eu des contreparties à cause de ça, justement. A plusieurs reprises, même. Le but était qu’ils embauchent, ce qu’ils ont fait, d’ailleurs : les 35 heures sont la seule mesure dans les 30 dernières années à avoir réellement fait baisser le chômage.

          Comme d’habitude, les 35 heures ont bon dos. La pression est due principalement au fait que le patronat se croit désormais tout permis.


        • Pierre 9 août 17:29

          @Traroth
          Ah oui, de nouveaux emplois qui ont coûté une fortune ! Cela dit, sur ce site, il n’y a pas un seul gugus à avoir créé le moindre emploi, raison pour laquelle ils ressassent leur credo de gôche...


        • foufouille foufouille 9 août 17:41

          @Pierre

          mais si spartacus a eu 6 entreprises dans plusieurs pays en même temps.

          mais dans des pays esclavagistes, évidement.


        • ribouldingue ribouldingue 7 août 16:55

          « Arbeit macht frei » pensait un autre grand idéologue du siècle dernier vénéré encore aujourd’hui par une fange d’illuminés nostalgiques prête à remettre au goût du jour une nouvelle « nuit des longs couteaux ». Comme par exemple, le retour de son régime, et notamment la réouverture des camps de concentration pour se débarrasser des migrants qui dérangent les bien-pensants qui se sentent offusqués de voir des noirs qui puent, des gauchiasses, des feignasses de fonctionnaires, des syndicalistes qui empêchent de tourner en rond néfastes pour les exploiteurs dont les odeurs arrivent jusqu’aux narines des résidents du château de Montretout petit hlm modeste des lepen et comme dirait l’autre patriarche. Il vaut mieux un petit chez soi qu’un grand chez les autres. L’esclavagiste d’aujourd’hui est beaucoup plus lâche envers son personnel, de peur de représailles sûrement ! Il envoie des mails à minuit pour prévenir ses salariés qu’ils sont licenciés. Proverbe patronal. Quand on veut se débarrasser de son chien on dit qu’il a la rage.

          • titi 7 août 18:01

            @ribouldingue

            « Il envoie des mails à minuit pour prévenir ses salariés qu’ils sont licenciés. »

            C’est très bien de colporter les faits divers.
            En France quand on licencie il y a une procédure et forcément un recommandé, un entretien préalable, etc...
            A défaut le licenciement est nul.

            Donc si le licenciement a bien été fait alors il y a forcément eu la procédure légale. Ce qui n’empêche pas le mail ou le SMS ou le WhatsApp ce qui bien évidemment n’est pas bien compris des anciennes générations, mais qui pour les jeunes est un moyen moins « sec » que le recommandé.


          • covadonga*722 covadonga*722 7 août 22:22

            @ribouldingue
            et notamment la réouverture des camps de concentration 

            ttttt comme vous y allez , les stades suffiront pour les gens comme vous et vos " potes que vous décrivez .....
            ah entendre de nouveau
            qu’il pleut sur Santiago   .......


          • xiyih@bit-degree.com 7 août 23:39

            comment virer un employé, facile il suffit de dire qu il a la peste, lâcheté faisande il sera banni par la communauté non ?

            ah ah plus encule que moi, tu exploses smiley


            • Berthe 7 août 23:46

              Je suis assistante RH et peux vus dire qu’il n’est même plus utile de virer, les contrats de travail à la sauvage, mais des K, surréalistes ! fourre tout « au prétexte d’accord », et çà va jusqu’aux modalités de remise du bulletin de travail contre signature ... c’est à mourir ou à pleurer de rire ! Des copier coller d’articles à n’en plus finir... on croirait le copier coller d’un règlement intérieur ! Les intéressés n’ont même plus à passer par un cabinet RH, ils leur suffit de garder la trame et alimenter la page ... C’est ainsi que d’un contrat de travail à quelques 5 pages vire moins, on se retrouve avec 5 pages recto verso... Quand aux périodes d’essai, c’est à la tète du client ! Et le must, pur épater le zozos on lui présente le poste du siècle et une fois qu’il est là, c’est le coup de bambou... çà va mal chez nous, vraiment ! Quand aux départs, plus besoin de virer, il suffit au malheureux de passer les premières 24 heures, déterminantes pour rester ou fuir ! Et c’est peu de rappeler ces études à la con qui osent encore de nous suriner avec leur théorie foireuse sur « le bien être, l’humanisme dans l’organisation parfaite »... C’est foutu, les entreprises sont déstructurée, à l’image du l’égo du patron, génération minable de petits connards pour qui, l’entreprise, c’est flamber d’abord ! Je me ferai souris pour connaitre l’explosion des entreprises en dépôt de bilan .. Vive le HollandoMacronisme, symbole de la décadence économique et sociale.


              • Berthe 7 août 23:49

                @Berthe désolée pour les fautes de frappes => la touche o de mon clavier déconne... je m’en aperçois après coup.


              • titi 7 août 23:56

                @Berthe

                « Je me ferai souris pour connaitre l’explosion des entreprises en dépôt de bilan .. Vive le HollandoMacronisme »

                Facile. La « défaillance des entreprises » c’est un indicateur connu : la BdF a le sien, les entreprises de recouvrement ou d’assurance crédit aussi.
                Et donc :
                https://www.banque-france.fr/statistiques/defaillances-dentreprises-dec-2018

                … les défaillances sont en baisse.
                Ce qui prouve qu’il y a une vraie distance entre votre ressenti et la réalité.

                Les seules entreprises où les défaillances augmentent ce sont celles de transport…
                Bien évidemment y voir une relation avec la frénésie de taxation écolo-bobo sur le gazole serait fortuite… c’est uniquement la faute aux salauds de patrons bien évidemment.


              • zygzornifle zygzornifle 8 août 07:07

                Faut traverser la rue pour chercher sa lettre ......


                • Ruut Ruut 8 août 07:14

                  Pour fermer un site qui fait des bénéfices en France, c’est simple.
                  Méthode A. Le privé
                  1. Tu délocalise la production rentable et ne garde que le non rentable.
                  2. Tu attends 1 a 2 ans.
                  3. Tu prouves chiffre a l’appuis que le site n’est plus rentable.
                  4. Fini.
                  Puis tu revends l’entreprise avant qu’elle ne fasse faillite puisque le site délocalisé produit de la merde vue que les nouveaux employés pas chers n’ont pas été correctement formés, surtout dans le contrôle qualité.

                  Méthode B. Le public
                  1. Tu imposes une politique de sous-traitante a tous les niveaux et surtout aux postes clefs.
                  2. Tu refuses d’engager des fonctionnaires et tu remplaces systématiquement tous les départs par des sous-traitants.
                  3. Tu montres chiffre a l’appuis que c’est super rentable.
                  4. Tu délocalise tout ce qui est dé-localisable.
                  5. Tu ne recrute aucun responsable compétent qui verrait que l’entreprise est en train de perdre le savoir vital.
                  6. En 5-6 ans, l’entreprise commence à ne plus fonctionner correctement, tu intensifie la sous-traitante.
                  7. Après le départ en retraites, maladie, incapacité, burn out, des derniers qui avaient le savoir global, l’entreprise ne fonctionne plus et ton pote qui a monté sa structure privée avec du personnel local et formé et prêt à reprendre le job et à se faire du fric.


                  • titi 8 août 10:56

                    @Ruut

                    Vous délirez totalement.
                    Il n’y a aucun intérêt a délocaliser qq chose de rentable si le marché est là.

                    Il suffit de voir ce que fait l’industrie du luxe : les marges sont confortables, le marché est concentré dans quelques métropoles européennes, personne ne délocalise.

                    La vérité c’est que toutes les entreprises rêvent de vendre en Chine, en Inde, au tiers monde qui eux veulent des voitures et pas des Vélibs, de l’électroménager et pas de vaisselle à la sciure, etc...
                    Et on ne vend pas à la Chine, à l’Inde au tiers monde, en produisant en Europe occidentale.

                    En plus le consommateur Chinois, Indien, africain est bien moins casse couilles que le consommateur Français.

                    La France, n’est plus le centre du monde pour nos entreprises : c’est tout con.


                  • Ruut Ruut 9 août 16:14

                    @titi
                    Ok citez-moi une entreprise Française qui conçois et produit en France des Ordinateurs ou téléphones de luxe ?
                    Le besoin local est pourtant criant.
                    Quel véhicule de luxe 100 % électrique ou H2 est fabriqué en France ?


                  • TSS 8 août 18:45

                    Il n’y a aucun intérêt a délocaliser qq chose de rentable si le marché est là.

                    Mais si mais si ! les actionnaires en veulent toujours plus donc ils se foutent totalement de la rentabilité chez nous et delocalisent en Pologne ou ailleurs... !!

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Sébastien A.


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