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Accueil du site > Tribune Libre > Conduite des hommes : II. Que faire en ces temps du triomphe de (...)

Conduite des hommes : II. Que faire en ces temps du triomphe de l’individualisme ?

Nous avons vu précédemment à quel point la qualité du management d'une équipe au travail se trouve de nos jours dégradée. Étant donné qu’on ne peut pas revenir en arrière, il devient maintenant urgent de reconstruire l’entreprise. Non pas par nostalgie du passé mais parce que l’on tient là l’unique façon de réussir l’avenir.

Le moment est largement venu de former à la Conduite des hommes C’est-à-dire, pour l’essentiel : systématiser vraiment l’accompagnement des changements ; instaurer un délai minimum de stabilité après chaque changement de poste et, comme le recommandait le rapport Lachmann, dès février 2010, prévoir une étude d’impact social avant toute restructuration significative. Parallèlement à ces trois mesures structurelles, il est plus que temps de donner enfin à la maîtrise et aux cadres non seulement une réelle et suffisante marge de manœuvre mais aussi une formation sérieuse, complète et concrète, d’abord aux problématiques de la santé et du bien-être au travail, ensuite, et surtout, aux dix techniques qui fondent (depuis presque toujours) le management efficace d’une équipe au travail :

 

  • La communication interindividuelle ;

  • La gestion du changement dans les Organisations ;

  • La recherche de l’amélioration de la qualité ;

  • La délégation de pouvoir ;

  • La prise de décision ;

  • La négociation interindividuelle ;

  • La motivation de l’homme au travail ;

  • La conduite de réunion ;

  • La prise de parole en public ;

  • L’entretien de face-à-face.

 

Nous sommes bien conscient que vu l’ampleur des dégâts rien en soi n’est suffisant et que la pédagogie à elle seule n’est pas la panacée. Mais si l’on n’utilise pas en premier lieu les moyens existants, ceux là même qui ont depuis longtemps fait leurs preuves, rien ne sera jamais résolu. En outre, parce qu’en matière de relations sociales dans le travail, de conditions de travail et d’organisation du travail la démarche collective est toujours à privilégier, nous insistons sur la nécessité à former aussi les décideurs et dirigeants, surtout les plus jeunes, à l'Encadrement d'une équipe On a là un train de mesures qui en ne confondant pas prévention du stress et poudre aux yeux devrait nous permettre de regagner suffisamment de confiance et d’adhésion pour, enfin, travailler mieux.


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9 réactions à cet article    


  • lsga lsga 6 février 2016 12:05

    sinon, pour les progressistes :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Lean_management
     


    • Alain Astouric Alain Astouric 6 février 2016 14:04

      Progressiste, progressiste ... pas si sûr ! Les avis divergent quand à la reproductibilité du Lean dans une autre culture que celle Japonaise (Toyota l’usine du désespoir, S. Kamata, Dunod). Ou encore, les souffrances que génère le Lean sur les hommes (Les supply chain managers, Les Échos, 27 mars 2012). Bien à vous http://astouric.icioula.org/


    • lsga lsga 6 février 2016 14:28

      @Alain Astouric
      ce n’est pas révolutionnaire, cela reste dans le cadre de l’exploitation capitaliste, mais c’est progressiste. Cela replace le travailleur au centre de la prise de décision, et cela place l’analyse matérielle de la production et la lutte contre les gaspillages au centre de la stratégie. Il s’agit donc d’une approche profondément matérialiste, qui reconnaît que celui qui sait c’est celui qui fait.
       
      Vos méthodes de management à la papa, qui reposent sur du blabla idéologique, est plus proche de la psychanalyse que de la science. Il s’agit d’ approches idéalistes petites bourgeoises, qui ne sont pas suffisantes dans cette période de crise pour extraire un maximum de plus-value des salariés.


    • jaja jaja 6 février 2016 14:37

      @lsga

      Mais ma parole en plus ce Isga est un garde-chiourme qui qualifie de « progressistes » des méthodes qui n’ont pour but que de mieux faire suer le burnous pour remplir davantage les poches des actionnaires...
      Heureusement que les travailleurs eux ne sont pas dupes de ce que sont ces méthodes à la con qui en fait sont très proches du vieux système Taylor pour « extorquer de la sueur »....


    • lsga lsga 6 février 2016 14:45

      @jaja
      ah bas oui mon grand, dans le cadre du Capitalisme, le progrès, c’est le développement de l’appareil de production.
       
      Le management Lean est une nécessité dans le cadre du Capitalisme mature, car les capitalistes ont besoin d’extraire jusqu’aux dernières gouttes de plus-value pour faire face à l’effondrement du taux de profit. Ce faisant, ils sont obligés d’utiliser des méthodes scientifiques, matérialistes, qui responsabilisent le salarié, le font sortir de son aliénation, et le prépare à s’emparer du contrôle de l’appareil de production.

      Mais, je suppose que toi, tu préfères les méthodes de managements paternalistes et la finance islamiste. Ça s’appelle être réactionnaire.


    • Alain Astouric Alain Astouric 6 février 2016 14:46

      J’aime bien quand vous écrivez "extraire un maximum de plus-value des salariés". C’est en effet progressiste, non ? Bon we. http://astouric.icioula.org/


    • lsga lsga 6 février 2016 15:06

      @Alain Astouric
      tout ce qui participe à préparer les salariés à faire la Révolution, et à s’emparer de l’appareil de production, est en effet progressiste.
       
      En cela, les méthodes de manamgement paternalistes, keynésiennes, sont non seulement incapabales de préparer les enterprises à faire face aux crises économiques, mais en plus, elles infantilisent les travailleurs. Elles sont réactionnaires.
       
      À l’inverse, les méthodes lean exacerbent la lutte des classes, favorisent l’esprit révolutionnaire, responsabilisent les salariés, les préparent à se saisir de l’appareil de production.
       
      Si ça vous intéresse, on débat de la dialectique matérialiste dans ce thread avec bibeau. Bibeau, le seul mec à peu prêt Communiste sur Agoravox.


    • nofutur 6 février 2016 16:05

      @lsga

      Franchement vous m’épatez ! vous parlez du LEAN MANUFACTORY mais savez vous ce que cela veut dire en bon français ?
      Cela veut dire dégraisser. En clair alléger la masse salariale des « directs ». Vous voulez d’autres méthodes ? aller KAIZEN, HOSHIN, etc...
      Vous dites :« les méthodes lean exacerbent la lutte des classes, favorisent l’esprit révolutionnaire »
      Ou bien vous n’avez jamais encadré des équipes de production ou alors vous faites du foutage de gueule !
      Les salariés qui restent dans le lean serrent les fesses pour ne pas être « vidés »
      J’ai plusieurs fois assisté à la mise en place de ces méthodes, et très souvent intervenu pour éviter des bévues faites par de soi disant consultants plus proche de leur porte-feuille que de la réalité managériale.
      Si vous pouviez arrêter vos délires indigestes soyez en remercié !


    • lsga lsga 7 février 2016 16:41

      @nofutur
      le progrès, ce n’est pas l’amélioration des conditions de vie des salariés (ex : le management paternaliste). Le progrès, c’est la remise en cause de la propriété privée des moyens de production.
       

      Le management paternaliste, qui vise à améliorer les conditions de vie des travailleurs, est impossible dans un Capitalisme arrivé à maturité, où le taux de profit des entreprises est presque nul. Celles-ci sont obligées de compresser le salarié au maximum : il n’y a aucune alternative possible. Mais quand bien même ce serait le cas, comme au début du 20ème siècle, ce management respectueux de l’employé et visant à améliorer ses conditions de vie est profondément réactionnaire : il assoit le pouvoir absolu de la bureaucratie privée sur le contrôle de l’appareil de production. Dans le manaegment paternaliste, le salarié a une vie confortable, mais il n’a pas son mot à dire.
       
      Le management lean est un management de crise : il tente par tous les moyens de permettre à l’entreprise de survire dans un contexte de taux de profit très faible. Le management lean est donc obligé de recourir à la méthode de production la plus efficace : donner le contrôle de l’appareil de production aux salariés eux-mêmes. En cela, le management lean remet en cause la propriété privée des moyens de production.
       
      C’est exactement le même raisonnement qui permet de comprendre que les syndicats français (CGT & co) sont des syndicats réactionnaires (ils ne visent QUE L’amélioration des conditions de vie du travailleur), alors que les syndicats allemands sont progressistes (ils affaiblissent la propriété privée bourgeoisie, ils mettent le salarié au coeur du processus de décision concernant l’appareil de production).

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