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Confidentialité et Liberté dans le Monde virtuel

Il y a un débat politique et juridique sur les limites de la relation entre la vie privée et la liberté individuelle, d'une part, et les lois d'autre part, en particulier en ce qui concerne les limites de la liberté dans le monde virtuel et Internet.

La protection de la vie privée et la liberté individuelle sont préservées par les lois et les conventions internationales, ainsi que par les constitutions et les règlements qui sont appliqués par la plupart des pays qui cherchent à maintenir des rangs concurrentiels avancés en matière de développement humain, des droits de l'homme, du bien-être, du bonheur, etc.

Juste après l'attentat terroriste en Grande-Bretagne, la relation entre la liberté et les lois a pris la première place dans le débat mondial. Les autorités de sécurité de tous les pays cherchent à obtenir des informations qui peuvent aider à assurer la sécurité nécessaires aux citoyens. Cependant, de nombreuses inquiétudes se produisent chaque fois que les autorités de sécurité manquent certaines zones, même dans le monde virtuel.

Que les terroristes se cachent dans les grottes, les montagnes et les forêts ou sur Internet et les médias sociaux, peut être lié à la liberté et à la vie privée individuelle et aux limites de ses pratiques, ce qui nécessite l'identification précise du droit des communautés et des nations de vivre en paix et en sécurité et de se protéger contre toute pensée criminelle susceptible de se cacher derrière des murs physiques ou virtuels.

Je suis personnellement surpris que certaines organisations de défense des droits de l'homme s'opposent à ce que certains pays demandent à des entreprises qui gèrent ou possèdent des sites Web et des médias sociaux célèbres, l'accès à des comptes personnels de personnes soupçonnées d'avoir des liens avec des organisations terroristes. En fait, la proportion de suspicion dans de tels cas est négligeable par rapport au nombre d'utilisateurs des médias sociaux populaires comme Facebook, Twitter et autres.

Dans la récente attaque terroriste à Londres, les autorités chargées des enquêtes n'ont pas pu accéder aux messages électroniques chiffrés envoyés par le terroriste sur WhatsApp. Il y a donc eu des discussions sérieuses sur le droit des autorités spécialisées d'avoir accès à l'information afin de protéger les personnes et aussi le droit à la vie privée et à la liberté individuelle des utilisateurs des médias sociaux.

Je suis conscient qu'il est difficile d'établir des limites juridiques et procédurales précises à ces droits, mais la gravité du terrorisme exige un travail acharné sur cette tâche, surtout qu'elle ne vise pas la liberté elle-même. Notez également que l'octroi de pouvoirs pour accéder à l'information peut être mal utilisé parfois dans certains pays, mais c'est une exception qui ne devrait pas empêcher tout le monde d'obtenir le niveau maximal de sécurité et de protection.

La controverse entre le propriétaire du célèbre site Web et les autorités officielles en Grande-Bretagne et d'autres pays à propos de cette question a une dimension économique et commerciale importante. En fait, Facebook a payé 19 milliards de dolars pour acheter WhatsApp en 2014, dans un accord qui était le plus grand au monde de la technologie, ce qui dépasse la valeur estimée de Facebook à ce moment-là. Certains experts ont mis en doute la viabilité économique de l'opération, car WhatsApp produisait annuellement des revenus d'au plus 20 millions de dolars ce qui était inférieur aux revenus d'autres programmes. En outre, les revenus actuels et estimés de Whatsapp l'emportent sur la valeur de l'opération. Bien que certains spécialistes aient décrit l'affaire comme une affaire folle (Google n'avait offert qu’environ deux milliards de dollars pour acheter WhatsApp en 2013), la hausse et la propagation de WhatsApp indiquent que c'était un accord réussi. En effet, WhatsApp a contribué à la préservation de Facebook face à ses concurrents, tels que Google et d'autres, et a garanti son contrôle sur les médias sociaux.

Par conséquent, cette question est liée à la concurrence entre les géants du monde d'Internet et à des investissements massifs de dizaines de milliards de dollars, qui sont étroitement liés à des questions essentielles telles que les niveaux de confidentialité dans les appels et les conversations à travers ces programmes et ainsi de suite.

Malgré ce qui précède, le risque du terrorisme et ses éléments qui peuvent se cacher parmi des millions d'utilisateurs de ces programmes sont sérieux. Alors, comment pouvons-nous équilibrer entre les droits de ces entreprises économiques et commerciales et la concurrence économique libre d'une part, et les exigences de sécurité d'autre part ? C'est une question perplexe, mais les preuves confirment qu'il y a une issue à ces discussions afin de préserver les droits de ces entreprises et la sécurité des individus et des peuples.


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3 réactions à cet article    


  • Jeekes Jeekes 15 avril 17:02

    « La protection de la vie privée et la liberté individuelle sont préservées par les lois et les conventions internationales »
     
    On peut toujours y croire...

    Mais une chose est sure, ça va pas durer !


    • séraphim 15 avril 22:26

      Avant de pointer du doigt les entreprises informatiques qui « refusent » de coopérer avec les autorités, ils faut comprendre d’une part ce qu’on leur demande, et d’autre part la réalité technique qu’il y a derrière les solutions de chiffrement (et donc de confidentialité).

      Les outils de chiffrement sont des implémentations de concepts MATHEMATIQUES, des propriétés algébriques connues et qui sont irréversibles (ou à coût impraticable), sauf si on possède la clé de chiffrement bien sûr.
      Donc aujourd’hui, les gens qui veulent légiférer sur le sujet ont pour objectif d’obtenir les clés, pour cela il y a 2 solutions :
      - installer des backdoors : transformer les applications en passoire (cf Vault 7)
      - compromettre les systèmes d’échanges de clé, donc la chaîne des certificats (PKI) : s’ils font ça c’est toute la sécurité sur internet qui s’écroule. 

      Sinon, question stupide : les « terroristes » vont-ils continuer à utiliser ces systèmes s’ils deviennent des passoires connues et reconnues ? ... bien sûr que non, mais pendant ce temps là des millions de gens se feront espionner, prétendument pour leur bien. Les terroristes utiliseront d’autres moyens, sans pour autant que ça soit beaucoup plus contraignants.

      A mon sens la vraie question qui se pose est la suivante : sommes nous gouvernés par des gens qui ne comprennent pas le millième de ce qu’ils font, ou au contraire ont-ils des objectifs bien précis et ne se servent du terrorisme que comme prétexte ?

      • gogoRat gogoRat 16 avril 09:16

        @séraphim

         L’article contribue à une prise de conscience collective d’enjeux inquiétants
         ... mais votre réponse et vos 2 paragraphes de conclusion sont admirables de bon sens !

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