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Accueil du site > Tribune Libre > Covid-19 : de la vague épidémique à la vague psychiatrique…

Covid-19 : de la vague épidémique à la vague psychiatrique…

 

Le militant anti-vaccin Pfizer Jean-Bernard Fourtillan a été interné dans l’hôpital psychiatrique d’Uzès (Gard) le 10 décembre 2020. Il avait été vu dans l’excellent documentaire “Hold-Up”. Cet internement a été effectué dans un silence assourdissant. Presque aucun média n’a mentionné cet internement. Le gouvernement veut-il cacher aux Français le véritable objectif du vaccin Pfizer ? Au point d’arrêter toutes les personnes qui s’y opposeraient ? Et, pourtant, la médecine psychiatrique a longtemps servi pour enfermer les différentes formes d’opposition dérangeantes. Cet article a été écrit sur la base du livre « étouffer la révolte » du psychiatre Jonathan M. Metzl. Le professeur y dénonce les agissements de la médecine psychiatrique utilisée par les gouvernements de l’époque pour enfermer des « personnes schizophrènes ». C’est ainsi que furent enfermées des femmes qui s’opposaient à leur mari ou des hommes noirs qui, lors du mouvement des droits civiques, militaient pour leurs libertés. Ces « femmes » ou ces « nègres » étaient taxés de malades mentaux parce qu’ils avaient osé se rebeller contre leur « maître ». Evidemment, des livres institutionnels comme le DSM s’affirmaient comme une construction sémantique savamment orchestrée par les institutions de l’époque. Cet article pose des questions. Son objectif est d’enrichir les débats, les discussions, de poser encore d’autres questions.

Si les forces du capital ont utilisé la médecine pour « étouffer la révolte » ou « mater le peuple » pourquoi ne le feraient-elles pas aujourd’hui sous couvert de la Covid-19 ?

 

1) Les femmes au foyer et les hommes noirs étaient des malades mentaux

Au milieu du 19ème siècle, les esclaves noirs essayant de s’échapper des griffes de leur maître souffraient de Drapétomanie. Evidemment, nous savons dorénavant que cette maladie n’a jamais existé. Une autre maladie farfelue existait aussi : la dysaesthesia aethiopis. Cette dernière « maladie » se matérialisait par une forme de folie, une « scélératesse », un « irrespect » de la propriété du maître blanc tout-puissant.

Pas de panique ! Puisque, selon les psychiatres et les politiciens de l’époque une cure à coups de fouet permettait la guérison ! On en rigolerait presque aujourd’hui mais, à l’époque, ils ne rigolaient pas du tout ! En effet, pour ces barbares de l’époque, les « nègres » étaient inaptes à la liberté. Heureusement, la Drapétomanie et autres termes ont été jetés dans les poubelles de l’histoire. Mais la folie est toujours considérée comme une maladie et est dotée d’une définition clinique.

A l’époque, la classe dominante définissait les menaces à l’ordre racial comme une forme de folie, de maladie mentale. Afin de maintenir la classe ouvrière et les couches populaires dans une léthargie destructrice, la méthode est parfois encore employée. Elle n’est plus utilisée pour maintenir un ordre racial, mais plutôt un ordre de classe : dans les deux cas on maintient une domination qui ne relève pas d’un ordre naturel. Les relations entre le psychiatre et son patient seraient imperméables, mais elles reflètent inconsciemment une tension sociale et politique qui s’est greffée dans les subjectivités.

Des chercheurs, en farfouillant dans des archives médicales aux États-Unis, ont constaté que dans la presque totalité des dossiers, il y avait une corrélation entre « la tendance ethnique » et les « diagnostics de schizophrénie ». Ils ont découvert un texte médical affirmant, je cite : « il a été prouvé que la schizophrénie, un trouble conduisant souvent à des années de traitement psychotrope lourd, d’exclusion sociale et d’hospitalisations forcées touche les différents groupes ethniques à une fréquence similaire ».

Concrètement, les préjugés, les angoisses liées aux différences raciales façonnèrent les critères des diagnostics, les politiques de santé publique, etc. Stokely Carmichael a nommé ce processus « racisme institutionnel ». Actuellement, le nouvel ordre mondial capitaliste/fasciste ou dictature du capital se renforce sous couvert de la Covid-19. Le principe reste identique, car la classe bourgeoise monopoliste présente un racisme de classe développé contre la classe ouvrière et les couches populaires. Et, lorsque la classe exploitée porte un gilet jaune d’une manière pacifiste, elle devient violente, agressive, barbare.

Carmichael déclarait ne pas vouloir s’occuper des individus. « Pour moi, parler des individus est une façon d’éviter le problème » déclarait-il. Il appelait à la lutte contre « des forces établies et respectées au sein de la société, lesquelles fonctionnent par-delà les seules perceptions ou intentions des individus, et contribuent à maintenir le statu quo par le biais de structures telles que les lois sur le découpage du territoire, l’économie, les écoles et les tribunaux ».

C’est ainsi que dans les méandres de cette partie funeste de notre histoire, des dossiers médicaux ont été estampillés « blanc » et « nègre ». L’auteur du livre, Mr Metzl, nous plonge dans les couloirs glacés de l’hôpital d’Etat d’Ionia, dans le Michigan. Il y démontre que le racisme institutionnel a engendré des désastres humains. Mais nous savons que certaines données sont universalisables, surtout lorsqu’elles prennent racine dans la lutte des classes. La répression d’une classe par une autre est identique à toutes les époques : seule la forme change.

Avant le mouvement des droits civiques aux États-Unis, les psychiatres certifiaient que les personnes souffrant de schizophrénie étaient majoritairement blanches et inoffensives pour l’ordre social établi. De 1920 à 1950, ils décrivaient la schizophrénie comme une « dissonance émotionnelle » ayant des effets négatifs sur la capacité des individus à penser et à sentir. A partir des années 1960, elle devint une maladie se manifestant par la rage. C’est ainsi que les journaux psychiatriques soutenaient que la schizophrénie était un mal touchant « les nègres » et qu’elle se matérialisait par l’agressivité. Les symptômes de la schizophrénie étaient alors associés aux révoltes des droits civiques comme, par exemple, Black Power, Black panthers, nation of islam, etc, etc…

Un exemple en est un article de 1968 publié dans « Archives of General Psychiatry ». Cet article avait été signé par plusieurs médecins psychiatres dont Walter Bromberg et Frank Simon. Ils attestaient que la schizophrénie était « une psychose de révolte, en vertu de laquelle les Hommes noirs développent des sentiments d’hostiles et agressifs et des délires anti-blancs ». Ces deux médecins affirmaient que « les Hommes noirs adoptent des noms islamiques modifiés, de sorte à renier la préalable anglicisation de leur nom, faisant preuve de sentiments anti-blancs délirants où s’exprimaient des projections paranoïaques des nègres envers le groupe caucasien ».

C’est ainsi que des publicités concernant des traitements contre la schizophrénie étaient diffusées entre 1960 et 1970. Ils y présentaient l’antipsychotique Haldol par exemple. Dans ces publicités, on voyait un Homme noir dans une zone urbaine, le poing levé (geste militant du Black power), dont les symptômes d’agressivité exigeaient un traitement chimique et psychiatrique. 

Avant les années 1960, la schizophrénie était présentée comme « une réaction psychologique à l’éclatement des fonctions de base de la personnalité ». Les personnes étaient alors présentées comme des « malades très calmes ». Cette terminologie permettait d’associer la schizophrénie avec les femmes au foyer. Et, bizarrement, les critères des diagnostics ont changé après les années 1960. En 1968, le DSM (« Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux ») avait été publié. Les bases du diagnostic de la schizophrénie avait encore changé. Elle devenait une maladie plutôt liée à l’agressivité masculine.

Le DSM 2 affirmait : « l’attitude du patient est fréquemment hostile et agressive, et son comportement tend à être en adéquation avec ses délires ». Un « tour de passe-passe » sémantique qui avait permis, dans les années 1960/1970, d’affirmer que « la schizophrénie était un trouble affectant également les Hommes nègres et que les formes noires de la maladie étaient plus hostiles et agressives que ne l’étaient ses formes blanches ». Les bases de diagnostic de cette maladie changeaient, s’adaptaient aux conditions sociales permettant ainsi à une poignée d’hommes de conserver leur domination de race et de classe.

L’agitation/propagande bat son plein actuellement dans les médias français au service de la dictature du capital. Une palme aux médias BFM TV et C News qui ont chacune remporté le prix du meilleur menteur. On les entend ces psychiatres et médecins alléguant « qu’après la vague épidémique de la Covid-19 », il y aura « la vague psychiatrique ». On les entend dire qu’ils veulent « une place » dans les décisions du gouvernement, car « de plus en plus de Français auraient des « problèmes mentaux ». Les Français ont des problèmes mentaux à cause de la Covid-19 ! A cause de la crise économique ! A cause des confinements ! A cause de l’incertitude de leur avenir ! A cause des franc-maçons ! A cause des illuminatis ! Bref ! A cause de tout… sauf du Capital…

C’est ainsi que dans l’hôpital d’état d’Ionia, entre autres, étaient enfermés beaucoup d’Hommes noirs qui étaient militants dans le mouvement des droits civiques. Les médecins d’Ionia s’appuyaient sur le DSM-2 pour faire correspondre les symptômes de la schizophrénie avec la somme totale des angoisses raciales de l’époque. Le cadre change, mais la volonté de domination demeure identique. La vague épidémique laissera la place à la vague psychiatrique liée à la Covid-19 : ce qui arrange évidemment les intérêts de la classe capitaliste monopoliste après le mouvement des gilets jaunes !

La lutte raciale existe encore actuellement même si les conditions diffèrent. Mais la division raciale est toujours un point nodal de la lutte des classes. Les forces du capital détiennent « leurs champions » dans ce domaine : Zemmour, Bardella, Naulleau, etc !

 

2) Les « fous dangereux » de Ionia

A) Cecil Peterson était un homme sans problème. Un jour, un Homme blanc a insulté sa mère, alors que Cecil était en train de déjeuner. Cecil Peterson était assis dans un snack de Woodward Street. Ils ont échangé un regard soutenu. L’Homme blanc le fixa dans les yeux. Ce fut une première erreur, car on ne fixait pas un Homme blanc à l’époque : Cecil baissa donc les yeux. Ils se sont croisés une seconde fois, en sortant du restaurant, et c’est alors que la rixe avait éclaté. On était en septembre 1966. Deux officiers de police blancs passaient à ce moment-là. Ils se sont interposés pour mettre fin à l’altercation. Le PV a indiqué que Cecil Peterson s’était tourné vers eux et les avait frappé « sans avoir été provoqué ». Selon le rapport, Cecil Peterson jeta l’un des policiers au sol et lui « donna un coup de pied dans le flanc ». Une deuxième patrouille arriva sur les lieux pour aider leurs collègues. Cecil Peterson avait 29 ans et il était d’origine afro-américaine. Il était papa de 4 enfants et il travaillait dans une usine de la Cadillac Motor Company. C’est la première fois qu’il attirait l’attention des autorités. Il n’avait jamais été diagnostiqué pour des troubles physiques ou mentaux. Mais à cause de cette rixe, il deviendra un détenu de l’hôpital d’Ionia.

Il fut condamné pour « agression sur officier de police, ayant causé une blessure nécessitant une intervention médicale ». Enfermé à la prison du comté de Wayne, il sera condamné à une peine de deux à dix ans de réclusion. Après plusieurs semaines d’enfermement, de tortures, les rapports de la prison décrivaient un Cecil Paterson « extrêmement paranoïaque et très instable, hurlant après le blanc qui avait insulté sa mère et répétant que ses droits civiques avaient été bafoués ». Le psychiatre avait diagnostiqué « un trouble sociopathe de la personnalité mêlé à des réactions asociales ».

Cecil Peterson fut transféré à l’hôpital d’état d’Ionia. Le formulaire de transfert l’indiquait comme étant un « fou dangereux », ce qui était évidemment faux. C’est ainsi que Cecil Peterson fut privé de la liberté. Il fut enfermé avec d’autres « patients » qui étaient, pour la plupart d’entre eux, des hommes noirs provenant du quartier pauvre de Détroit.

Toutes les époques ont en commun de revendiquer l’enfermement des personnes pour « maladie mentale » au nom de leur « bien-être ». Ceci ne signifie pas pour autant que les maladies mentales n’existent pas ! Mais, pour certains « patients », la psychiatrie est clairement un procédé qui permet aux autorités de pathologiser les révoltes. Ce processus de pathologisation de la révolte est soutenu par des médecins ayant vendu leur « âme au diable ». Certains médecins ne sont pas forcément conscients de leur participation à un mécanisme social répressif dans lequel ils sont pourtant un élément clé.

Certains médecins sont persuadés de faire « une bonne action ». Ils ne comprennent pas que les rapports médecins/patients sont conditionnés par des institutions au service d’une classe exploiteuse, dominante, violente. Certains médecins ne comprennent simplement pas que les institutions d’une séquence historique donnée ne sont que les reflets des idées dominantes de cette séquence historique.

B) Alice Wilson était devenue une femme honteuse. Elle se considérait comme « une mauvaise femme ». En effet, elle oubliait de faire la cuisine, le ménage, de coudre, etc. Alice Wilson est née en Mars 1910, à Nashville, dans le Michigan. Ses dossiers de patiente indiquaient qu’elle « n’avait aucune connaissance en matière de sexe et était demeurée vierge sur tous les plans lors de son adolescence ». Elle s’était mariée à l’âge de 23 ans avec George Wilson. Ils eurent deux fils et une fille. Quelques années après, George raconta qu’elle se laissait aller. Elle négligeait le ménage, elle laissait la vaisselle s’empiler et la poussière s’accumuler. Elle gardait sa robe de chambre jusqu’à midi. Elle se mettait à pleurer, à s’inquiéter et à se lamenter « d’être incapable d’élever ses enfants correctement ». Un jour, alors que la famille faisait les courses, Alice se mit à remplir son caddie de vêtements. Elle disait vouloir que ses enfants aient des culottes propres. George voulut alors la contredire. Ils passèrent à la caisse ; ensuite, alors que la famille se dirigeait vers leur voiture, Alice se mit à pleurer. Elle s’effondra au sol en gémissant « je suis vraiment une mauvaise mère ! ». George essaya de la calmer, mais ce fut impossible.

Le responsable du magasin leur demanda « de baisser d’un ton ». Ensuite, des agents de police furent appelés à la rescousse par les responsables du magasin. Alice continuait à sangloter « je suis une moins-que-rien, je suis une ratée ». Elle répéta ces mots devant le juge. Alice fut admise au service des femmes le 1er septembre 1941. Sa fiche d’admission disait : « Age : 31. Origine : née aux États-Unis de parents américains. Couleur de peau : blanche. Activité : femme au foyer. Religion : protestante. Vêtements : les siens. Cause de l’internement : trouble à l’ordre public. S’est mise à divaguer et à embarrasser son mari. »

Et ils n’étaient pas les seuls. David Morris, un ancien militaire de 27 ans avait couché avec sa sœur. Carol Sue Adams, 22 ans, avait volé un sac à main. Minnie Briggs, qui avait 11 frères et sœurs, avait falsifié le nom de sa mère sur un chèque ; elle s’était fait prendre, elle avait pleuré pendant trois jours et avait tenté de se suicider. Milmouth Hunt, un ivrogne, avait été reconnu coupable de vol sans effraction. Mais aussi Frank Saint-Clair, 46 ans, souffrait d’un trouble obsessionnel qui le poussait à se laver constamment les mains. Nous étions dans les années 1930/1940 et pour les médecins de l’hôpital d’Ionia ils souffraient tous de schizophrénie paranoïde.

Ces hommes et ces femmes n’avaient pas de délire, d’hallucination ou des moments de théophanie. Leurs comportements n’étaient pas désorganisés ou catatoniques. Ils étaient simplement victimes de dépression, de trouble obsessionnel compulsif ou d’addiction à l’alcool. Examinés par des médecins aujourd’hui, il est probable que les diagnostics auraient été différents. Nous ne pouvons pas nier cette réalité qu’ils ont été victimes de critères de diagnostics erronés. Non seulement erronés, mais se situant aussi dans la continuité de la domination sociale d’une élite qui régissait elle-même ces critères de diagnostic via le DSM. Le DSM était alors une synthèse des angoisses sociales de cette séquence historique.

On entend les exclamations verbalisant des préjugés pétrifiés du genre « un médecin a forcément raison, parce qu’il est médecin » ! « Il sait ce qu’il dit » ! Mais alors pourquoi Alice Wilson n’a pas été diagnostiquée dépressive ou Frank Saint-Clair simplement victime d’un trouble obsessionnel compulsif ? Actuellement, le conseil scientifique contre le Covid-19 est composé de médecins. Il aurait forcément raison parce qu’il est composé de médecins ? Mais alors pourquoi demander aux Français de porter des masques, pour ensuite leur demander « de se taire » dans le métro indépendamment du masque « parce que parler dans le métro est un danger de transmettre le virus » ? Si parler dans le métro est dangereux, même en portant un masque, c’est que ce masque ne sert à rien ? Bref ! On ne va pas énumérer la somme totale des contradictions émises par ce conseil, ce gouvernement, depuis le début de « la crise de la Covid-19 », car cela serait beaucoup trop long !

Emil Kraepelin est considéré comme un des fondateurs de la psychiatrie. Il était le directeur d’une clinique de 80 lits à l’université de Dorpat, en Estonie à la fin du 19ème siècle. Si nous admettions ce préjugé pétrifié stupide qui a été exposé plus haut, il aurait forcément raison et détenteur d’une vérité objective et absolue « parce que médecin ». Et c’est ainsi que le docteur Kraepelin affirmait que la « folie des miséreux » découlait forcément de la pauvreté. En d’autres termes… si vous êtes pauvre… vous êtes forcément « un fou dangereux » …bref…

Il en était de même pour « la folie masturbatoire » qui provenait de « l’auto-corruption onaniste » et provoquait une forme d’idiotie ! Benjamin Griveaux doit-être sacrément touché donc ! Hum…Hum. Continuons. Kraepelin parlait aussi de la « folie des vieilles filles », un mal qui touchait les femmes célibataires d’un certain âge. Il a écrit un traité de psychiatrie en 1899 qui affirmait un système de classification et divisait la folie en deux catégories : l’une menait à la démence, mais l’autre non. Les patients qui présentaient des hallucinations, des délires, des émotions incongrues, des troubles de l’attention, négativisme et délabrement mental progressif, étaient touchés par une maladie qui s’appelait la « dementia praecox ».

L’analyse Kraepelinienne certifiait donc que la dementia praecox se développait à partir d’un substrat biologique préexistant à la culture et au contexte social. En effet, l’analyse de Kraepelin diffère de celle de Bleuler. Mais la terminologie médicale de Kraepelin parviendra aux États-Unis dans les années 1910/1920. L’origine biologique de cette maladie, selon Kraepelin, a permis d’affirmer aux États-Unis de ces années-là que « les nègres étaient biologiquement inaptes à la liberté ». C’est un peu pareil lorsque vous portez un gilet jaune ou lorsque vous avez pointé du doigt une dictature du capital qui se renforce, en créant de la peur via ses médias corrompus sous couvert d’un virus nommé Covid-19 : vous êtes touchés par « la folie des miséreux » !

Cette « analyse psychiatrique » stipulait aussi qu’il existait deux types de folie chez les esclaves :

  1. La drapétomanie survenait lorsque « l’Homme blanc tentait de s’opposer à la volonté divine en essayant de faire du nègre autre chose qu’un esclave soumis ».
  2. La dysaesthesia aethiopis survenait lorsqu’il y avait de la « friponnerie » ou « le manque de respect pour les biens du maître » ; cette maladie était alors « observée lorsque les Afro-Américains étaient dispensés de la constante surveillance d’un Homme blanc ».

Il s’ensuivait alors une combinaison de la praecox et de la drapétomanie qui permettait d’affirmer que les Afro-Américains étaient psychologiquement incapables de quitter leur condition d’esclaves. Lorsque la « vague psychiatrique » remplacera la « vague épidémique de la Covid-19 », la gestapo militaro-sanitaire usera des termes médicaux pour semer la confusion dans l’esprit des Français. Ce n’est pas pour rien que les médias corrompus, du type BFM-TV, ne parlent plus de simple « confinement », mais parlent à présent « d’un confinement indépendamment des conséquences psychiatriques sur les Français ».

Et, lorsqu’on est touché par « la folie des miséreux » on n’est plus « maître de nos actes » ! Il faut alors enfermer les personnes par la force : surtout si ces personnes sont des militants, des révolutionnaires, des opposants, des gilets jaunes, etc…

La dementia praecox était associée aux personnes marginales de l’époque. A l’époque, la praecox faisait référence aux « nègres », aux immigrants, aux criminels. La répression du 21ème siècle restera identique dans son orientation de classe et seuls les termes changeront. Et le conseil scientifique veille à la bonne marche du processus. En effet, les forces du capital prennent garde à ne pas défaillir dans le processus de répression à venir sous couvert de « problèmes psychiatriques liés à la Covid-19 », puisque la révolution du procès de production bourgeois est en marche.

 

3) De la maladie racialisée à la maladie de classe

Il existerait deux causes permettant d’expliquer pourquoi les Hommes noirs américains devenaient tous schizophrènes dans les années 1960.

Pourquoi la schizophrénie frappait quasiment uniquement les Hommes noirs aux États-Unis ? Pourquoi la schizophrénie était devenue une maladie d’Homme violent et noir ?

Dans les années 1960, cette maladie est devenue une maladie racialisée, puisqu’elle s’appliquait uniquement aux Hommes noirs. Les médecins psychiatres s’appuyaient sur le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux qui, d’ailleurs, avait été souvent révisé. Dans les années 1960, un comité de médecins psychiatres se sont réunis pour produire un nouveau manuel. C’est ainsi que plusieurs médecins psychiatres exerçant dans des établissements comme celui d’Ionia utiliseront une nouvelle terminologie diagnostique quelques années avant la publication de la deuxième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-2) de 1968.

L’organisation mondial de la santé existait déjà et elle détenait certaines prérogatives dans la conception et la publication de ce manuel. Rappelons aussi que dans les années 1960, le capitalisme n’était pas le seul à se partager le monde : le bloc socialiste existait aussi. Il y avait clairement une opposition entre les deux modes de production et dans les pays impérialistes le premier objectif était d’éviter que les forces socialistes conquièrent le monde. La convergence des luttes (la lutte pour l’émancipation des femmes, des Hommes noirs et des socialistes) était particulièrement dangereuse pour les forces impérialistes à l’époque. Pour ces forces impérialistes, il était alors nécessaire que les interactions médecins/patients soient sous contrôle ; que ces interactions soient déterminées par des textes devant être validés par les institutions impérialistes pour « étouffer les révoltes ».

Le DSM-2 définissait ainsi la schizophrénie :

« Cette vaste catégorie inclut une série de troubles se manifestant par des perturbations caractéristiques de la pensée, de l’humeur et du comportement. Les perturbations de l’humeur se caractérisent par des altérations de la formation de concepts pouvant conduire à une mauvaise interprétation de la réalité, et parfois à des délires et hallucinations, lesquels apparaissent souvent comme un mécanisme d’autoprotection psychologique. Les changements d’humeur corollaires consistent en des réactions émotionnelles ambivalentes, limitées ou inappropriées, ainsi qu’en un manque d’empathie envers les autres. Le comportement peut être renfermé, régressif et bizarre. Les schizophrénies, au sein desquelles l’état mental est principalement attribuable à un trouble de la pensée, se distinguent des maladies affectives majeures qui sont dominées par un trouble de l’humeur. Les états paranoïaques se distinguent quant à eux de la schizophrénie par des distorsions de la réalité plus limitées, ainsi que par l’absence d’autres symptômes psychotiques ».

Le DSM apportait de la précision concernant le type paranoïde :

« Ce type de schizophrénie se caractérise principalement par la présence de délires de persécution ou de mégalomanie, souvent associés à des hallucinations. On observe parfois un sentiment religieux excessif. L’attitude du patient est souvent hostile et agressive, et son comportement tend à être conforme à ses illusions. En général, le patient atteint ne présente pas de désorganisation grossière de la personnalité de type hébéphrénique et caractéristique, peut-être en raison d’un mécanisme de protection manifesté par le patient, attribuant aux autres des caractéristiques qu’il ne peut accepter en lui-même. Trois sous-types de ce trouble peuvent parfois être différenciés, en fonction des symptômes prédominants : hostile, mégalomaniaque et hallucinatoire ».

Cette construction sémantique offrait un champ d’application très large. En d’autres termes, n’importe quelle personne pouvait être diagnostiquée « schizophrène ». Cette construction sémantique, mise en corrélation avec des interactions médecins/patients contrôlées par des institutions, était alors impactée par de solides préjugés concernant les femmes, les noirs, les opposants politiques, etc...

Cette description du DSM-2 reflétait les tensions sociales dans l’Amérique des années 60. La schizophrénie de type paranoïde qui avait été mise en avant par le DSM-2 mettait en avant « l’hostilité masculinisée, violente et agressive » en qualité d’éléments principaux de la maladie. Il est aussi important de constater que la « maladie » s’articulait, entre autres, par une réaction antisociale en rejetant sur les autres la cause du problème. Ce phénomène de projection n’existait pas dans le DSM-1. Le DSM-2 était alors un texte explicitement répressif qui reflétait le contexte social et permettait ainsi de pathologiser les révoltes qui devenaient « des maladies mentales ».

Lorsqu’on est un gilet jaune, un révolutionnaire qui se bat pour l’égalité sociale, pour la socialisation des moyens de production, pour une juste répartition des profits, ne sommes-nous pas touchés par une forme « d’hostilité », par des « troubles de la pensée » ou des « hallucinations » ?

Ne sommes-nous pas dans une forme de psychose qui pousserait à une modification incohérente de la réalité objective qui affirme la domination de l’Homme par l’Homme comme étant un « cadre fatal » ?

N’est-ce pas ce que nous devrions intégrer, accepter dans nos subjectivités sclérosées, puisque ligotés par le confinement et malheureusement abreuvés comme des moutons du verbiage putride de la propagande impérialiste du type BFM-TV ? Oh qu’ils avaient raison nos gilets jaunes ! Bref…

Continuons avec l’exemple historique de ces Etats-Unis impérialiste des années 60. A cette époque, ce pape de l’impérialisme subit un grand bouleversement. Les manifestations de masse se basaient alors sur la résistance non violente et la désobéissance civile. Certaines organisations ou personnages sont entrés dans la légende : NAACP, SCLC, Martin Luther King, Malcom X, Black Panthers, Black Power, etc. Les Sit-in, les boycottes, les freedom rides et d’autres stratégies ont permis la déségrégation.

En 1965, après les émeutes de Watts, une opposition prit forme dans le mouvement des droits civiques. Elle disait que rien ne changerait dans l’Amérique raciste de ces années-là. Tiens… Une autre question nous interpelle : Alors que les États-Unis massacraient une partie de son peuple parce que noir, ne représentaient-ils pas une des « plus grandes démocraties du monde » qui devait indiquer l’orientation face à l’URSS socialiste qui était, elle, une « dictature » ? Ce qui est certain, c’est que l’Homme noir était le bienvenu en URSS ! Et, de plus, les femmes y possédaient le droit de vote dès les années 46 ! Bref… revenons à « nos moutons » …

De par cette opposition, le Black Power devint le cri de ralliement de Stokely Carmichael, de Willie Ricks, d’Eldridge Cleaver, entre autres. Le Black Power se refusaient aux stratégies trop accommodantes. Selon lui, les Hommes noirs devaient prendre le pouvoir plutôt que de chercher la voie du compromis. Carmichael prônait ainsi la violence révolutionnaire défensive comme unique moyen pour stopper les massacres des Hommes blancs envers les Hommes noirs. C’est en 1966 que Huey Newton et Bobby Seale ont créé le Black Panther Party. Ce fut une organisation qui prônait la résistance armée dans l’intérêt des Homme noirs.

Malcom X décrivait une « communauté africaine mondiale » qui rassemblait les Africains « natifs » et les Africains de la « diaspora ». Et, dans le même temps, Elijah Muhamad déclarait que « le jour du diable blanc était terminé ». Nous assistions alors à un antagonisme inconciliable entre deux aspects :

1er aspect : les révisions du diagnostic psychiatrique

2ème aspect : les révoltes et la violence révolutionnaire défensive

Et bizarrement, nous assistions à une recrudescence des revues, des articles psychiatriques dont les auteurs découvraient un soudain intérêt pour les question afro-américaines. Les chercheurs et autres auteurs farfelus s’appuyaient sur le DSM-2 afin de mettre en exergue la « schizophrénie noire » et essayaient ainsi d’associer la schizophrénie et les manifestations en faveur des droits civiques. Où l’on retrouve une similarité avec le médecin du documentaire « Hold-Up » parce que critiquant très justement le vaccin Pfizer. De même, lorsqu’il s’agit des avertissements justifiés du Professeur Raoult envers ce même vaccin Pfizer.

A l’époque, des « études » (qui furent menées par des DR ayant vendu leur âme au diable donc) faisaient le lien entre la schizophrénie noire et le Black Power. Ceci permettait d’affirmer des notions comme « hostile » ou « violent » supposées définir la maladie. Les deux personnages les plus dangereux de l’époque furent les médecins psychiatres new-yorkais Walter Broomberg et Franck Simon. En 1968, ils alléguèrent une nouvelle forme de cette maladie baptisée « psychose de la révolte ».

Evidemment, cette maladie frappait les « Hommes nègres », surtout lorsqu’ils étaient proches du mouvement Black Power. Broomberg et Simon caractérisaient les mouvements de libération de ce type comme étant « à l’origine de délires, d’hallucinations et de projection violente chez les Hommes noirs ». Ils soutenaient que « L’état de stress causé par l’affirmation des droits civiques aux États-Unis pendant les dix dernières années, ainsi que la faveur nationaliste déclenchée au sein des nations afro-américaines pendant la même période, ont stimulé des psychoses réactives spécifiques chez les nègres américains ». Vous remarquerez la terminologie employée par le DSM-2 : délires-colères-hostilités et projection.

Actuellement, une autre terminologie ou construction sémantique farfelue, seraient susceptibles d’être utilisées par les institutions impérialistes pour faire croire aux Français « qu’ils sont fous, dérangés » à cause des différents confinements ; étant donné que la peur de la Covid-19 aurait déclenché des symptômes post-traumatiques. En effet, cela irait dans l’intérêt des forces du capital qui doivent étouffer le danger insurrectionnel porté par la classe ouvrière et les couches populaires. D’ailleurs, le tissu de mensonges concernant « l’état mental des Français » est d’ores et déjà perceptible dans les médias fallacieux du type BFM-TV. Il n’est pas impossible que le conseil scientifique soit renforcé par des médecins psychiatres d’ici quelque temps ou qu’un comité de médecins psychiatres soit formé en parallèle. Vous penserez à votre auteur lorsque cela se produira !

Broomberg et Simon affirmèrent que les idéologies d’Elijah Muhammad, Malcom X et des autres leaders du mouvement de libération menaient à la folie. « Une enquête minutieuse portant sur le contenu mental des patients », écrivaient-ils, « démontre des productions et des attitudes anti-blancs. Il devient évident que la dissociation intellectuelle est à l’origine d’un refus partiel d’accepter la langue syntaxique de l’anglais standard. Souvent, les détenus font des dessins ou rédigent des textes de nature islamique, orientant leurs idées vers l’idéologie africaine, avec un accent « primitif » prononcé. Le langage utilisé est peut-être emprunté au « veve » ancien. Les noms islamiques sont adoptés ou modifiés de manière à rejeter l’anglicisation initiale de leurs noms. Les idées religieuses bizarres, qu’elles soient improvisées ou directement issues de la pratique mahométane, présentent un caractère musulman ».

Dans ce texte à vomir, on remarquera que la folie est corrélative à l’idéologie et à la religion musulmane. Ces trois axes sont actuellement repris dans les débats, d’une manière différente évidemment. Zemmour (entre autres) s’attaque aux musulmans ; les Français seraient proches de la folie à cause des confinements, de la Covid-19 et toutes les formes d’idéologie deviennent « terroristes ». La forme change, mais le principe est identique : la maladie de classe a été remplacée par la maladie de race. Nous parlons effectivement d’une maladie de classe ! Une réalité qui se cache sous la pompeuse sémantique du type « la première ligne dans l’effort de guerre » !

Il n’y a pas de « première ligne » et l’acceptation de cette terminologie est une grave erreur. C’est la classe ouvrière et les couches populaires qui sont le socle de la nation impérialiste française et sans elle cette nation serait morte : c’est elle qui serait malade de la Covid-19 évidemment ! Lors de la « vague psychiatrique » qui s’amorce, ce sont les éléments de la classe ouvrière et des couches populaires qui seront enfermés.

L’axe central de Broomberg et Simon stipulait que « la participation aux révoltes des droits civiques provoquait des symptômes de schizophrénie violente au sein des populations noires ». C’est un peu identique lorsqu’actuellement, l’on interdit les manifestations susceptibles de provoquer les symptômes de la Covid-19. Mais, bizarrement, on ne risque rien lorsque nous travaillons et que nous produisons du profit pour la classe capitaliste.

C’est ainsi que dans leur article « Six ans de sit-in : causes et effets psychodynamiques » qui avait été publié dans « l’International Journal of Social Psychiatry », les Médecins Pierce et West affirmèrent que « les nègres souffraient de délires, de mégalomanies, de pensées magiques et sentiments agressifs dangereux quand ils participaient à des sit-in pour défendre leurs droits ». Dans une série d’articles nommés « conflit social et comportement schizophrène chez les jeunes adultes nègres de sexe masculin » et qui avaient été publiés dans « psychiatry : Journal For the Study of Interpersonal processes », le socio-psychiatre Eugène Broby se déchaînait ainsi :

« De nombreux Nègres américains, si ce n’est tous, semblent souffrir d’un ensemble de problèmes en matière d’identification, problèmes découlant à la fois des conflits culturels, des restrictions liées à la caste et de leur statut minoritaire ; des facteurs qui leur sont en partie transmis par leur structure familiale. En définitive, leur unification de plus en plus importante autour d’aspirations communes pourra déterminer certains changements par rapport aux différentes formes de maladies psychiatriques observées. Ces considérations semblent indiquer que le fait de grandir en tant que Nègre en Amérique peut produire des distorsions ou des altérations dans la capacité à prendre part à la culture environnante, un facteur susceptible de favoriser le développement de comportements de type schizophrène ».

Dans un autre article qui était intitulé « Hallucinations et délires chez les schizophrènes blancs et nègres », les psychiatres Vitols, Waters, Keeler affirmèrent que « l’incidence des hallucinations est nettement plus élevée chez les schizophrènes nègres que chez les schizophrènes blancs venant d’être admis dans le système hospitalier d’Etat et qu’il existe au sein de la culture nègre des facteurs prédisposant à une maladie schizophrénique plus grave ».

La schizophrénie était donc devenue une maladie racialisée dans les années 1960 et ceci à des fins de domination. Certains médecins psychiatres, sous couvert du DSM et autres textes institutionnalisés, avaient clairement vendu « leur âme au diable capitaliste » pour maintenir la domination, le massacre des Hommes noirs par les Hommes blancs. Il n’est pas impossible qu’en 2021, la classe capitaliste utilise toujours les rouages médicaux pour maintenir sa domination de classe. En effet, l’impérialisme français étouffe sous le poids de ses propres contradictions.

Notamment l’opposition fondamentale entre le degré de développement des forces productives et les rapports de production qui sont déterminés par la propriété privée des moyens de production et d’échange. La division sociale du travail internationalisée a considérablement réduit les capacités productives des procès de production capitaliste. La production a été socialisée à outrance, alors que la propriété reste dans les mains d’une élite qui s’enrichit toujours plus. Ces éléments objectifs deviennent un obstacle aux guerres impérialistes inévitables.

L’arnaque capitaliste de la Covid-19 permet dans le même temps de réintégrer certains capitaux dans le cadre national, de fermer les frontières, de faire monter le nationalisme qui est le chemin le plus court vers le fascisme, de confiner le surplus des forces productives, de ralentir la contagion révolutionnaire, de contrôler les esprits confinés en leur insufflant la peur, la terreur, et de préparer une guerre impérialiste pour le repartage d’un monde déjà partagé.

La maladie raciale a été remplacée par la maladie de classe et « Haldol » a été remplacé par « Pfizer » uniquement. L’étude historique démontre que la sémantique médicale et notamment psychiatrique s’adapte aux conditions sociales, économiques d’une séquence historique donnée. Elaine Showalter, une historienne, a montré par exemple que le terme « hystérie » avait été constamment utilisé contre les mouvements féministes qui s’opposaient à l’ordre patriarcal : il y en a eu beaucoup des Alice Wilson malheureusement ! Dans les années 1920/1940, la schizophrénie était matérialisée par une femme au foyer, blanche qui n’obéissait pas à son mari et subissait un fort isolement émotionnel.

Le philosophe Michel Foucault a fait une analyse intéressante de la corrélation savamment entretenue des dimensions locales, politiques et neurobiologiques. Pour lui, la différence entre « normalité » et « anormalité » met à jour un ensemble de relations entre savoir et pouvoir. Le fait de définir quelque chose comme anormal établit inévitablement une relation de pouvoir. Ceci permet à la classe dominante (celle des Carlos Ghosn ou des Jeff Bezos pour notre époque) de rejeter, diagnostiquer et incarcérer ce qui menace son idéologie et qui se voit défini comme un crime, une transgression, une maladie.

Selon Michel Foucault « Les prisons, les asiles, les mentalités abordent la schizophrénie de la même manière car le discours psychiatrique est un élément essentiel du pouvoir décentralisé. Incarcérer, diagnostiquer selon des critères racialisés, craindre les personnes souffrant de schizophrénie, etc, contribue à une dynamique d’ensemble visant à subjuguer les corps et à contrôler les populations ».

Selon Foucault, cadrer la discussion dans les bornes de la santé mentale considérée comme un bien universel permet simplement de faire échapper à la critique les idéologies et mécanismes de ce qu’il appelle le biopouvoir. Et ce processus de domination se reflète dans ces incohérences de tous les jours. Par exemple, sortir sans attestation fait de nous de « mauvais citoyens indisciplinés », alors qu’éborgner un jeune homme sous prétexte qu’il porte un gilet jaune serait un exemple de « maintien de la paix » ! Et pourquoi l’acceptons-nous ? Il est possible aussi que la classe des plus riches se prépare à un prochain bond qualitatif. Ce bond qualitatif serait une « révolution dans les moyens de production de la bourgeoisie », comme le définissait Marx et Engels dans le Manifeste du parti Communiste. En d’autres termes, une autre façon pour la classe des plus riches de faire du profit en exploitant la force de travailler du prolétariat.

Il est certain que, dans ce bond qualitatif matérialisant une révolution des moyens de production, des éléments comme l’intelligence artificielle seront des éléments clefs. D’une manière générale, nous subissons de plein fouet un développement du cyberespace et une nouvelle vie sociale modifiée dans laquelle les formes de circulation M-A-M et A-M-A s’articulent d’une nouvelle façon. Il est aussi possible que l’économie capitaliste s’effondre et que les plus riches s’affolent parce qu’ils éprouvent la hantise de la chute possible : alors ils confinent en attendant une solution qui ne vient toujours pas.

Ce qui est certain, c’est que la force motrice de l’histoire restera la lutte des classes et que le nouvel ordre mondial capitaliste/fasciste se met en place sous couvert de la Covid-19. Je terminerai cet article par « un coup de gueule ».

Connaissez-vous l’unité 731 ? C’est un centre de torture ou camp de concentration qui prospéra au Japon durant la Seconde Guerre mondiale. Dans ce centre de torture, des personnes subirent les pires atrocités. Le film « massacre à la tronçonneuse » est un centre de loisirs à côté de ce qu’il s’est malheureusement passé dans l’unité 731. Son dirigeant se nommait Shiro Ishii. Et connaissez-vous sa formation de base ? Il était médecin…

Et Josef Mengele qui avait été surnommé « l’ange de la mort » dans les camps de concentration nazis : n’était-il pas médecin ? Et certains membres des gouvernements impérialistes d’aujourd’hui ne sont-ils pas médecins ? Cessons de nous noyer dans des préjugés pétrifiés du type « ils sont médecins, ils ont fait des études et ils ont certainement RAISON » ! car cet esprit de soumission nous pousse à donner raison aux Mengele et aux Ishii. Cet esprit non critique et sclérosé est une chaîne cérébrale.

Le grand Ernesto Che Guevara était dans le vrai lorsqu’il arguait que nous devons d’abord viser à notre « émancipation cérébrale » pour ensuite délivrer les masses de la dictature du capital.

A bas le capital ! A bas le capital !


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30 réactions à cet article    


  • Une excellente vidéo sur LE SIECLE DU MOI. Je précise qu’il faut attendre avant que la vidéo apparaisse. Pour Frud, c’est clair. LA masse a besoin d’un autorité ferme et éclairée...https://lunesoleil.forumactif.com/t1884-le-siecle-du-moi. Cela donne à réfléchir...


    • . Pour Freud, c’est clair. LA masse a besoin d’un autorité ferme. Très pessimiste on sent bien qu’il était l’opposé de BERNAYS : l’extraverti...


      • ASTERIX 29 janvier 20:40

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        Après les malaiseS du peuple des bas salaires GILETS JAUNES règlés a coups de grenade et lance balles énucléations 1 FRANCAIS SUR 2 VA AVOIR UN PROBLEMES PSY les gros labos pharmas ou big pharma vont FAIRE DES SACRES BENEFICES 50 % DE DEPRIMES ET 50 % DE NANTIS lobbyistes LOBBYISTES ET ACTIONNAIRES POURRONT continuent a aller a la neige 2 fois par an et A LA MER a toutes les vacances scolaires confinéS R plutot OU LES CON....FINIS SE RETROUVENT BRAVANT LES REGLEMENTS §§§§§§§
         
        LES FLICS « ENUCLEEURS et CASSEURS DE MACHOIRES DEVRAIENT ETRE ARMES DE BATTeS DE BASE BALL

        TROP D ANCIENS TROP DE SOINS MEDICAUX TROP DE RETRAiTES A PAYER lll
         ET D AUTRES DRH OU CONSEILLERS DU CHOMAGE DOIVENT SE FAIRE DU MOURON ON N AIME PAS LES PROFESSIONS QUI ONT » LE CUL ASSIS ENTRE 2 CHAISES" QUI VOENT BlANC LE MATIN ET ROUGE LE SOIR APRES 6 APEROS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


      • ASTERIX 30 janvier 11:36

        @ASTERIX
        IL parait que tous les samedis soirs les boites et bars clandestins libertins sont OUVERTS ET PLEINS A CRAQUER 90 Ont été verbalisés

        pas de suite car la plupart sont dés élus avec leur cour-harem vois CASTANER §§§§


      • ASTERIX 30 janvier 16:04

        non MALVOYANT insoumis ! chef !!!!!!!!!!!!!


      • Jeekes Jeekes 29 janvier 15:44

        ’’une cure à coups de fouet permettait la guérison’’

         

        C’est là qu’on voit que les temps (et les méthodes) ont changés.

        Aujourd’hui c’est par des cures de coups de matraque, des arrestations et des condamnations en masse qu’on soigne les récalcitrants.

         

        Y’a pas à dire, vive le progrès !

         


        • Le421... Résistant Le421 29 janvier 18:41

          @Jeekes
          Quel est l’imbécile qui vous a mis « une étoile » ?


        • Ouallonsnous ? 29 janvier 19:31

          @Le421

          Le poudré t’a fait les gros yeux ?


        • Jeekes Jeekes 29 janvier 20:19

          @Le421
           
          ’’Quel est l’imbécile qui vous a mis « une étoile » ?’’
           
          Aucune idée, il ne s’est pas présenté.
          Bah, au moins il se sera fait plaisir !
           
           smiley
           


        • Le421... Résistant Le421 30 janvier 08:21

          @Jeekes
          Bah... Genre d’idiot qui note au pseudo vu que c’est à peu près tout ce qu’il arrive à lire !!  smiley


        • Tout cela est complexe. Le DSM fut élabore à l’initiative des lobbies homosexuels qui ne voulaient plus être assimilé au risque de pédophilie et perversion en réaction avec les manuels de pathologies venant de France (surtout celui de Jean Bergeret). Ce qui contribua à un désastre. Le diagnostic étant posé sur base du symptôme et pas l’ensemble du contexte de la personne. Ce qui demande une anamnèse approfondie. Idem pour la Ritaline prescrite à tout enfant un peu trop actif et turbulent. alors qu’il s’agit souvent de l’expression d’un traumatisme lié à un contexte familial peu épanouissant. Les psychanalyste savent pertinemment que les les traits de personnalité sont liés à la culture ambiante. La névrose oedipienne étant propre à la société viennoise du début du 20ème siècle. Aujourd’hui, on parle de spasmophilie. L’Oedipe chinois n’a rien à voir avec l’Occidental... Et les maladies ne son fonction que de l’ensemble du contexte. Exemple : être borderline ou Etats-limites dans une certaine limite est considéré comme normal aux Etats-Unis. Société où la psychopathie est intégré dans les moeurs. Trump autrement ne serait jamais arrivé au pouvoir..Attention maintenant avec le Covid : il a des effets secondaires qui touchent les fonctions cogniotiveS. Un proche atteint d’un cancer du cerveau avait complètement changé de comportement. Au téléphone, il me demande ce qu’on va lui donner comme médicament. Il se renseigne et me réponds : de l’HADOL on donne cela au personne psychotique. Mais tu sais bien que je ne suis pas psychotique... Bien sûr.... Mais je l’ai calmé en lui disant que parfois on donne aussi ce médicament quand la personne est angoissée ou agitée..A lui, qui a cette chance de ne pas devoir vivre dans le monde actuel...


          • Jeekes Jeekes 29 janvier 15:49

            ’’les journaux psychiatriques soutenaient que la schizophrénie était un mal touchant « les nègres » et qu’elle se matérialisait par l’agressivité’’

             

            Dingue, j’viens de découvrir que ce minus de macaron est un nègre.

             

            Du coup je comprends mieux son addiction à se frotter contre des torses ’’colored’’ et luisants.

            Mais chapeau à son maquilleur, trop balaise le mec...

             

             smiley

             

             


            • On sait bien qu’une population placée dans des conditions « anormales » perdra ce qui lui tenait lieu de système de défense plus élaboré avec des risque de décompensations qui ne disent rien sur l’état mental de la personne en situation de plus grand équilibre social (à l’inverse du chaos actuel).


              • Freud était clair dans Malaise dans la civilisation. Si l’humain se sent menacé dans son bien-être et sa survie, il perd toute forme de civilité et retombe au stade animal : Moi d’abord ou son clan. Seuls quelques êtres plus évolués et philosophes acceptent l’inéluctabilité de la fragilité de la condition humaine. Et ne cherchent aucun bouc émissaire. Mais ce n’est pas donné à tout le monde.


                • rhea 1481971 29 janvier 17:35

                  La réalité est conditionnée par l’environnement spirituel que l’on inculque

                  au peuple, on change l’éducation et le discours scientifique : la réalité 

                  change.

                  Dans les effets secondaires de certains psychotropes, on peut lire trouble

                  de la pensée ou rêves anormaux ce qui est pareil le rêve conditionne le

                  comportement quand on est éveillé.


                  • I.A. 29 janvier 18:18

                    J’ai rarement lu un article si intéressant. Une vraie leçon d’histoire aussi captivante qu’un roman. Merci beaucoup.

                    Entre « l’ange de la mort », Shiro Ishii, les infirmiers pratiquant l’injection létale aux E.U., nos Delfraissy, nos Salomon et autres Véran  il serait effectivement grand temps de cesser « de nous noyer dans des préjugés pétrifiés du type « ils sont médecins, ils ont fait des études et ils ont certainement RAISON » ! »


                    Il était déjà frappant de parler de « distanciation sociale » (plutôt que physique ou sanitaire) dans tous les communiqués, messages et affiches : presque une propagande de classes.

                    Idem pour ces émissions et journaux télévisés : ils sont en train d’habituer toute la population à voir des animateurs, des journalistes, des politiques, des médecins et des vedettes sans masques. Pour bien marquer la différence, le fossé qui continue à se creuser...


                    "Certains médecins sont persuadés de faire « une bonne action ». Ils ne comprennent pas que les rapports médecins/patients sont conditionnés par des institutions au service d’une classe exploiteuse, dominante, violente. Certains médecins ne comprennent simplement pas que les institutions d’une séquence historique donnée ne sont que les reflets des idées dominantes de cette séquence historique."

                    Je confirme, et tenez, j’en rajoute même une petite couche :

                    Throwback Thursday : When Doctors Prescribed ’Healthy’ Cigarette Brands (adweek.com)

                    When Smoking Was Just What the Doctor Ordered | The Saturday Evening Post


                    Sinon, moi, j’en ai fini avec la lutte des classes, ayant remarqué que j’étais de plus en plus allergique aux cons, quelle que soit leur bord politique ou leur classe sociale.

                    Mais encore bravo pour ce texte.


                    • velosolex velosolex 29 janvier 21:06

                       Un fait, la psychiatrie était totalitaire. Elle a servi à mettre à l’ombre des malades, vrais ou imaginaire, pendant des siècles. Foucault a écrit l’histoire de la folie à l’Age classique qui reste une référence. Les lois de 1838 ont obligé les département à s’occuper de leur malades mentaux, et a jeté les bases de la psychiatrie qu’on connait encore, mais qui s’est renouvelé dans la politique du secteur, avec des prises en charge ambulatoire, dans des services de jour..... Bref celle ci ne correspond plus en rien avec ce qu’elle était. Le séjour des patients qui était parfois de plusieurs années, dépasse maintenant rarement quelques semaines. Voir quelques jours. Et il y a toutes les raisons de s’en plaindre. Car si on pratiquait autrefois l’hospitalisation abusif parfois, c’est maintenant l’époque des sorties aberrantes. On met à la porte des malades qui ont besoin de soin, car le nombre de lits a dramatiquement chuté, comme tous les autres secteurs de la santé, au risque de leur vie, et parfois de celles des autres. 

                      Arrêtons le fantasme. Ce secteur n’a plus rien à voir avec ce qu’était ce secteur dans le passé. Il faut savoir tout de même qu’hospitaliser quelqu’un contre son gré, et c’est parfois indispensable, en cas de menace envers lui même ou les autres, exige plusieurs certificats médicaux convergents, qui doivent être réaffirmés par d’autres praticiens à plusieurs échéances, avec avis du maire d’officiers de justice, du préfet. C’est un processus lourd qui évite les erreurs et les partis pris, ce qui apparaissait comme des lettres de cachet par le passé. Le malade de plus est informé de ses droits et peut contester.

                      Cela dit les enfermements contre le gré du patient, qui offrent des options différentes, sont de moins en moins nombreux, pour la bonne raison qu’ils sont maintenant très difficiles à mettre en place, et que les médecins qui ne connaissent pas les procédures parfaitement, font des erreurs qui invalident leur démarche, au risque de couac retentissant. Un malade est d’abord quelqu’un qui souffre. Parfois ils perdent leur discernement, et parfois non. Mais chacun est unique, comme sa vie, son vécu, et on ne peut se suffire de les ranger dans un tiroir nosographique

                      C’est un sujet qui a toujours fait fantasmer les profanes. On écrit souvent des âneries sur le sujet. Ce qui est sûr c’est que la folie, la dépression et les troubles de la personnalité sont en lien avec la société, sa tolérance, ses interdits, et son propre équilibre. Mais ce n’est pas une science exacte. Il y a plusieurs façons, et raisons, de devenir déséquilibré et il y autant de voies et de prises en charge différentes pour s’en sortir. 

                      Mon billet est bien trop court pour la richesse du sujet. La psychiatrie a mal. Enormément de soignants se sont mobilises pour défendre la disparation des lits, des moyens, des postes, jusqu’à se lancer dans de très longues grèves de la faim, comme à l’hôpital de Rouen


                      • I.A. 29 janvier 22:01

                        @velosolex

                        Bjr, velo.

                        J’apprécie énormément la description de votre pseudo : c’est beau, intelligent, humain. (Limite artisan de la publication, quand même !)

                        Je dis bonjour ici à un professionnel de la santé (le mot « secteur » vous démasque, désolé, ainsi que votre défense des modalités d’hospitalisations en secteur psychiatrie d’aujourd’hui)

                        Ca m’a rappelé mes cours (d’avant-avant-hier) : hospitalisation libre, à la demande d’un tiers, d’office... Le temps a tellement passé... ! Et l’humanité tellement régressé... !

                        Mon dieu... il n’y a plus que des singes, aujourd’hui, et j’ai l’impression d’avoir rêvé la civilisation humaine ! 

                        Très cordialement


                      • Pauline pas Bismutée 30 janvier 07:56

                        @velosolex

                        Il y a des modalités similaires très strictes en Australie et NZ pour les « internements » en psychiatrie. Par contre des lits ont été fermés et un psychiatre en Australie m’a dit un jour « ils ont du ouvrir le même nombre de places... en prison ». Un autre sujet...


                      • velosolex velosolex 30 janvier 12:54

                        @I.A.
                        J’ai évoqué sommairement les textes car comme vous le dites, il faut bien s’appuyer sur du concret et le législatif accouplé au médical sont le mieux pour établir un cadre, et éviter le plus possible l’arbitraire. C’est une autre façon de contenir la folie, et même de rassurer les protagonistes. 
                        Il y a beaucoup de gens « border line » dans les prisons. Beaucoup de criminels tentent de se faire passer pour malade afin d’échapper à la justice. Outre le fait qu’ils peuvent être dangereux, ils rencontrent parfois une oreille compatissante, pour un séjour en psy, car ils sont volontiers manipulateurs. Et s’ils sont dangereuse, il va de soi que le personnel aura inconsciemment l’envie de faire passer le mistigri à d’autres. Par contre des psychotiques notoires qui ne poseront aucun problème, tout en étant complètement déstructurés, ne seront pris en charge qu’après une grosse décompensation, voir une tentative de suicide. Au mieux. 
                        Il y a actuellement une vraie envie de prendre en charge les détenus en souffrance. C’est très bien mais cela ne peut se faire qu’avec des moyens supplémentaires dans les prisons, et autant en psychiatrie. Là, leur séjour est difficile à prendre en charge, du fait de leur spécificité.
                        .On remarquera la magie de l’informatique modifiant le réel, faisant passer un détenu dans un service libre avec les obligations de surveillance qui sont associées, les risques sur les autres patients, tout cela grâce à la magie d’un technocrate faisant passer sur son ordinateur le statut de détenu à celui de malade. Ainsi, m’avait t’on dit, soyez rassurez, il rentre dans vos compétences....Kafka, au secours ! 
                        Mais c’était un job très intéressant, que je ne regrette surement pas d’avoir fait, tant au niveau relationnelle il est riche. A la vue de ce que j’ai vu à l’étranger des malades laissés à eux mêmes, et transformés parfois en bouc émissaire, ou laissés à eux mêmes, car non ils ne sont pas transformés en « voyants » on peut voir ce que cela peut donner dans l’avenir si notre politique d’extérnement abusif faisait florès. 
                        Nous venons de très loin. J’ai rencontré bien des gens au passé difficile, passés parfois par ce qu’on appelait dans le temps« les bagnes d’enfant », comme celui de Belle Ile. Des institutions qui existaient dans la plupart des pays, l’Irlande étant particulièrement présente par ces cas. Ca me fait penser à quelques romans. «  Le garçon boucher » de Patrick Mac cabe, et « dans la forêt », d’edna O’Brien. Deux très bons romans sur la psychose, et la relation avec une société rejetante. « Riven rock » de TC Boyle est aussi remarquable. 



                        • troletbuse troletbuse 30 janvier 08:01

                          1000 clients dans un magasin de 30 000 m2 = DANGER

                          2000 clients dans 10 000 m2 =BON

                          La loguique est : on va donner des aides a ces grands groupes. 


                          • troletbuse troletbuse 30 janvier 08:03

                            Dans une petite echope de moins de 16 m2, si un client entre, le patron doit sortir smiley


                            • troletbuse troletbuse 30 janvier 08:10

                              8 m2 est un cercle de 1,60 de rayon. Je n’ai jamaos vu de ma vie un magasin entierement occupe comme cela, surtout ceix de 30000 m2


                              • troletbuse troletbuse 30 janvier 08:13

                                Frontieres UE fermees ? Il me semble que c’etait deja le cas

                                 Donc on rereferme a double tours


                                • troletbuse troletbuse 30 janvier 08:19

                                  Conseil aux migrants : surtout ne pas passer par la Suisse et surtout ne pas passer avec une paire de skis. smiley


                                  • troletbuse troletbuse 30 janvier 08:39

                                    Pour les commerces, le gvt qui a toujours des idees lumineuses a la hauteur de son idiotie va faire fabriquer, en Chine bien sur, des colliers-aboiements qui seront distribues a l’entree de tous les commerces. Les aboiements se declencheront si vous etes a moins de 1 60 m d’une autre personne, soit un cercle de 8m2. Les aboiements seront differents afin que le concert soit plus agreable a ecouter.

                                    Si cette mesure a des effets positifs, il pense la generaliser a tous les francais et meme dans la rue.

                                    Ce collier deviendrait obligatoire a partir de 4 ans.

                                    Les journaputes en seraient dispenses vu qu’ils n’ont pas besoin de collier pour aboyer ce qu’on leur dit. smiley


                                    • Eric F Eric F 30 janvier 12:20

                                      « ...Il avait été vu dans l’excellent documentaire “Hold-Up” »

                                      Excellent pour ceux qui sont dans le « déni », car cette vidéo sortie juste avant le rebond épidémique de cet automne avait affirmé que ce rebond n’aurait pas lieu.

                                      Dommage d’avoir commencé par une remarque idéologiquement connotée, car l’article en lui-même est instructif et intéressant.

                                      Ceci étant, s’ il y a eu de tout temps et encore maintenant des dérives du système psychiatrique, cela ne doit pas être considéré comme une généralité, il y a de « vrais » malades pris en charge par des soignants efficaces et dévoués dans un environnement par nature difficile.
                                      Par ailleurs, il y a dans nos pays bien davantage de personnes qui relèvent de la psychiatrie qui déambulent hors des hôpitaux qui pourraient les traiter, que de gens internés « pour raisons idéologiques ».


                                      • Tout est question de personnalité : Une femme de 103 ans : Belle leçon : https://lunesoleil23.wordpress.com/2021/01/30/les-quatre-phases-de-saturne/ Et pourtant, à la naissance elle avait son soleil conjoint à Saturne. Comment tenir face aux épreuves de la vie.


                                        • troletbuse troletbuse 31 janvier 18:03

                                          Alerte rouge : les distances d’eloignement passent de 8 m2 a 10 m2. Le Dr Defraichi et tous ses experts en tout et rien munis de pied a coulisse ont mesure la distance de vol du virus variant qui passe de 1.60 m a 1.80m. En revanche dans les grands espaces de plus de 20 000 m2, il vole plus loin et comme ces eminents zecperts n’avaient de double metre et ne sachant compter plus que 2 n’ont pu determine la distance a respecter. Ils sont plus specialises pour compter les pots de vin en dollars.

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Jimmy Dalleedoo

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