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Crédit Mutuel Arkéa : plus rien à l’horizon...

 

Et s’il s’agissait d’un naufrage ? 

Jean-Pierre Denis, le président exécutif du groupe breton, accumule insuccès, revers et échecs dans sa quête indépendantiste. Rien ne fonctionne comme prévu : exit le deuxième organe central du Crédit Mutuel, fin de match pour « l’organisme central européen », niet de l’ACPR pour quitter la marque Crédit Mutuel, impasse concernant la supervision BCE… Pour autant, il ne quitte pas son obsession : avoir sa banque à lui et continuer d’empocher de somptueux émoluments qui le placent dans le top 50 des managers d’entreprises françaises. Plus d’1,6 million d’euros (et une multitude de petits avantages qui mériteraient attention) pour une petite banque de moins de 10 000 salariés ! Voilà la véritable prouesse de notre homme qui s’est improvisé banquier après un parcours étonnamment chaotique. Il est ainsi fait qu’il n’aime pas rendre quelque compte que ce soit à qui que ce soit !

Les arguments principaux qui fondaient son projet de scission ont tous été battus en brèche : la centralisation qui menaçait le groupe breton n’existe pas ! Le danger pour l’emploi dans les fédérations d’Arkéa et ses filiales est une vue de l’esprit et les freins mis par la confédération au développement du groupe n’ont pas une seule fois été démontrés. Et pour cause ! Jean-Pierre Denis a raconté d’invraisemblables histoires que certains, embarqués dans cette galère, font encore mine de croire.

Alors que fait-il pour ne pas perdre la face maintenant qu’il est découvert, que la vanité de son objectif saute aux yeux de tous ? Il fait le siège de la BCE. Avec un « dossier » qui ferait 10 000 pages ! Un roman, une épopée ? Peut-être seulement une fiction !

Qui peut penser en effet que le « dossier » de Crédit Mutuel Arkéa se trouve sur le dessus de la pile des dossiers à régler d’urgence ? Dans ces époques bancaires instables, se trouvera-t-il quelqu’un pour vouloir troubler l’univers bancaire mutualiste français ? Quel responsable se risquerait à ne serait-ce qu’une petite secousse sismique sur les établissements financiers de notre pays ? Quel décideur de la Banque Centrale Européenne voudrait apposer une signature valant blanc-seing à une petite banque du bout de l’Europe, vaillante et rentable certes mais dont les velléités expansionnistes interrogent et pourraient vite se trouver contrariées par une concurrence aux dents toujours acérées. On cherche le volontaire et pour l’heure, on ne le trouve pas…

Pour donner le change, le dirigeant breton a adapté son discours à l’absence d’avancées significatives. Après la marche forcée, les séductions et les intimidations, voici venu le temps d’un nouveau refrain orchestré par son agence de communication : nous sommes rentrés dans le temps long et il ne s’agit pas de « faire vite mais de faire bien » soulignant en contrepoint que ce qui était fait jusque-là ne ressemblait pas à grand chose… Les équipes apprécieront… 

Le bateau Arkéa espère donc un chemin dans le petit temps, l’absence de vent portant se fait sentir, le capitaine est nerveux, ses équipages épuisés et rien n’avance plus sur une mer désespérément plate. Le « Pot au noir » disent les marins qui savent tous qu’au vent nul peuvent cependant succéder les vents violents qui font risquer le naufrage à tout moment.

Le collectif des Mutualistes Bretons Inquiets du CMB


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