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Accueil du site > Tribune Libre > Cri du cœur d’une jeune enseignante : pourquoi je fais (...)

Cri du cœur d’une jeune enseignante : pourquoi je fais grève

Les jeunes professeurs d’aujourd’hui s’entendent dire tous les jours par leurs collègues plus âgés que l’enseignement est un métier sans avenir. Ils se sentent abandonnés injustement par l’état, lancés dans la fosse aux lions sans armes, c’est-à-dire sans formation, sans moyens, sans assistance, sans écoute (les multiples grèves continuent à rester lettre morte) ; ils se sentent chargés d’une mission immense et insurmontable dont les ordonnateurs semblent avoir oublié, sinon l’existence, du moins la noblesse et la difficulté.

Lorsque je suis entrée dans l’enseignement il y a trois ans, certifiée de lettres modernes, c’était par vocation. Apprendre, transmettre, et de surcroît apprendre à lire et à écrire me paraissait une vocation noble, digne de tous les sacrifices. J’ai déchanté. Au cours de mes trois premières années d’enseignement, la nécessité urgente de plusieurs réformes au sein de l’Education Nationale m’a sauté aux yeux.

Dès la première année, les fondations de l’édifice sont apparues minées. L’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres), qui était censé me former n’a été qu’une source d’ennui : contraints à venir passer chaque semaine deux matinées entières à l’IUFM (8h), les jeunes stagiaires se sont vite rendus compte de la vacuité du contenu des cours. Aucun conseil efficace ne nous fut donné, ni au niveau pédagogique, ni au niveau de la construction de l’autorité de l’enseignant (ce dernier point est pourtant devenu d’une importance capitale) ; on ne nous fit parvenir aucune bibliographie pédagogique, aucune bibliographie non plus sur l’enfance et l’adolescence. Les cours dispensés ressemblaient à des cours de collège améliorés, comme si nous ne nous étions jamais interrogés au cours de nos études sur la nature de la poésie. Par contre, et sans que les fondements leur en aient été expliqués, les stagiaires ont été assaillis par une sorte de pensée pédagogique unique et péremptoire. Certaines pratiques, comme par exemple faire des leçons de grammaire distinctes d’un travail sur un texte, ou faire trop d’histoire littéraire, étaient clairement censurées. Il ne s’agit donc pas de mettre en cause les divers acteurs des IUFM, comme cela est trop souvent le cas, mais la mission dont ils sont investis. Bref, en l’absence de toute réflexion pédagogique, les stagiaires s’ennuyaient, et, quand ils venaient, c’était pour corriger leurs copies et comparer leurs expériences avec leurs collègues stagiaires. Ce partage de nos expériences a sans doute été l’élément le plus constructif de cette année de formation, et je ne pense pas que ce soit normal. Quel est l’intérêt alors d’allonger à deux ans la durée de formation des enseignants, comme cela a été proposé récemment ? Ne vaudrait-il pas mieux la réformer
- voire la créer - cette formation, avant de l’allonger ?

Il s’agit là d’un témoignage isolé, me direz-vous, et peut-être non représentatif de l’ensemble des IUFM. Mais que direz-vous quand vous saurez que tous les jeunes collègues de français que j’ai rencontrés au cours de mes trois années d’enseignement, portent le même regard sur l’IUFM ?

La deuxième année, celle où les stagiaires, titularisés, ont pour la première fois 18h de cours hebdomadaires, vit la chute libre de nos idéaux.

Passons sur les difficultés - l’impossibilité dans certaines matières - à obtenir en première année un poste géographiquement satisfaisant, proche du conjoint (est-il nécessaire de rappeler qu’à 23, 24, 25 ans, on commence à vouloir fonder un foyer ?), proche des amis, du reste de la famille. Passons encore sur les fins de mois difficiles (1400 euros mensuels l’année où il faut acheter une voiture, payer trois mois de caution pour emménager dans un logement décent - autre qu’une colocation...). Passons encore sur le fait qu’aucun des stagiaires que je connais n’ait obtenu de poste fixe, et sur toutes les difficultés qui en découlent : changement de résidence tous les ans pour certains, présence sur deux ou trois établissements (ce qui, au passage, nuit terriblement à la concertation avec les autres enseignants), difficultés à s’adapter aux établissements, qui fonctionnent tous différemment, transports longs et pénibles...et même affectation anormale en SEGPA (Section d’Enseignement Général et Professionnel Adapté, consacrées aux élèves en très grande difficulté) pour certains collègues. Se retrouver en SEGPA sans aucune expérience de l’enseignement, mais où va le monde ? C’est la catastrophe à coup sûr !

Passons sur tout cela, donc, nous sommes jeunes, motivés - à ce degré là ça devient même de la foi - et nous n’allons pas nous décourager pour si peu. Les élèves sont là, ils nous attendent, ils ont besoin de nous.

Besoin de nous ? Nous ne soupçonnions pas à quel point...Tout ce qui concerne sa situation personnelle, un jeune enseignant missionnaire est prêt à l’accepter. C’est dans le contrat de départ, en quelque sorte. Mais se rendre compte que tous ces sacrifices sont inutiles, et que les conditions sont telles que la transmission du savoir, pour laquelle il se bat, devient impossible, voilà qui casse la vocation d’un jeune enseignant. Se rendre compte que les jeunes sont abandonnés, que l’Etat ne remplit plus, ou menace de ne plus remplir son rôle auprès d’eux, qui est de les faire accéder à l’état de citoyen avisés et responsables, et se rendre compte qu’on n’y arrivera pas tout seul, voilà qui décourage véritablement.

Les élèves passent d’un niveau à l’autre sans que l’on tienne compte des avis des professeurs, les parents ayant le droit de faire appel. Ce qui arrange bien l’Etat, qui ne devra pas recruter d’enseignants en plus pour faire face à des effectifs croissants. Les structures spécialisées, tant en primaire que dans le secondaire pour accueillir les élèves en grande difficulté sont pleines à craquer et il n’y en a pas assez. Les résultats ? Un flot d’élèves qui arrive au collège sans savoir lire ni écrire ou presque, et que l’on fait passer ensuite « au bénéfice de l’âge » jusqu’à ce qu’ils arrivent en troisième. Au collège, donc, nouvelle démission de l’Etat : à l’exclusion d’une ou deux classes par collège (classes constituées d’élèves naufragés en perdition, souvent très instables et parfois violents, qu’on parviendra rarement à faire émerger, quelque soit l’énergie mobilisée pour eux, parce qu’il est trop tard), les autres classes - celles que l’on pourrait encore sauver - sont surchargées. J’ai cette année une classe de quatrième qui ne sait pas lire. Déchiffrer un texte en détachant chaque syllabe à l’oral, et ne pas parvenir à lui donner un sens après l’avoir lu silencieusement deux fois, ça s’appelle ne pas savoir lire. Ces élèves ne savent pas non plus écrire, cela va de soi. Et dans cette classe, il y a 29 élèves. 29 élèves de 14 ans, qui amorcent leur crise d’adolescence, et qui ne savent pas lire.

Alors moi, je pose la question : Quoi faire ?

M. Sarkozy voit dans le renforcement de l’autorité au collège la solution à tous les problèmes. Il est certain que la question de l’autorité est cruciale dès lors qu’on a affaire à des enfants. Il est certain que les établissements scolaires souffrent d’un discrédit de l’autorité des enseignants et qu’il faut rétablir cette autorité. Seulement, ce que l’on oublie trop souvent, c’est qu’on ne peut le faire en revenant à d’anciennes méthodes, comme celles qui avaient cours dans les établissements scolaires de la troisième République, ou même comme celles qui avaient cours dans les années 50 et 60. Et ceci pour une raison très simple, c’est que la société a changé. L’autorité des adultes, et en premier lieu des parents, n’est plus ce qu’elle était. On ne peut plus envisager, alors que toute la société aujourd’hui tourne autour de la psychologie de l’enfant et de l’adolescent, de recréer les classes d’avant où, bien qu’on soit 30 élèves, on entendait les mouches voler, et ceci quelque soient les moyens autoritaires mis en œuvre. Aujourd’hui, les adolescents s’expriment, se rebellent de vive voix contre l’autorité de leurs parents, s’habillent comme ils veulent et sont soumis aux lois des médias (publicité débridée qui les cible spécifiquement, violences diverses dont ils étaient protégés avant).

Pour les aider malgré tout à accéder au statut de citoyen avisé et responsable dont on parlait plus haut, et pour ne pas démissionner auprès d’eux, de nouvelles méthodes sont nécessaires pour rétablir l’autorité à l’école. Parmi celles-ci, il en est une d’évidente : la multiplication des adultes dans le système éducatif. Plus d’enseignants, mais aussi plus de CPE (ceux-ci sont souvent débordés), plus de surveillants, plus d’éducateurs spécialisés, plus de psychologues, plus d’infirmiers(ères) et plus de conseillers(ères) d’orientation en 3e, (si un élève arrive à voir deux fois individuellement le conseiller d’orientation, c’est un miracle). Comment peut-on parler de renforcer l’autorité sans penser à augmenter la présence des adultes dans le système éducatif ?

N’est-il pas évident que c’est une question de moyens ? Il faut dédoubler toutes les équipes pédagogiques dans chacune des classes en difficulté dès la sixième. Il faut recruter et former plus d’instituteurs pour permettre aux élèves de redoubler selon leurs besoins et sans considération d’effectifs. Leur permettre de redoubler dès le CP, une classe cruciale à l’issue de laquelle on doit savoir déchiffrer un texte, et sans attendre les dernières classes du collège où cela devient souvent inutile. Il faut multiplier aussi les structures spécialisées (comme les SEGPA au collège), avec possibilité de rejoindre la filière principale au bout de quelques années, auprès des élèves en grande difficulté, qui vivent souvent des situations familiales extrêmement difficiles, et pas seulement auprès des élèves auxquels on a reconnu un handicap.

J’ai le défaut, paraît-il, de tous les jeunes professeurs à leur entrée dans l’Education Nationale, celui de vouloir changer le monde comme il va, et surtout le monde de l’éducation. C’est ce qu’on me dit souvent d’un air un peu condescendant, tout en reconnaissant finalement que tout ce que je dis est fondé en raison. La question que je me pose aujourd’hui est de savoir pourquoi ces réformes, dont la nécessité saute aux yeux dès la première année d’un enseignant, ne sont pas amorcées. Le prétexte invoqué est souvent la force d’inertie de ce système titanesque, enlisé depuis trop longtemps dans des erreurs de faits, et que les protestations incessantes des syndicats empêchent de réformer. Or, si les réformes proposées par les ministres successifs allaient dans le bon sens et respectaient les enseignants qui, souvent, le méritent largement, nul doute que les syndicats les applaudiraient. La vraie raison, c’est que les réformes nécessaires coûtent très cher et que toutes les réformes envisagées - dont la dernière sur la bivalence - tendent à faire des économies en réduisant le nombre des postes d’enseignants, au détriment de ce qui est bon pour les élèves. C’est évidemment une question d’argent, de moyens, contrairement à ce que M. Sarkozy se plait à répéter. Comment a-t-on pu espérer amener 80% des jeunes au baccalauréat sans baisser le niveau de ce diplôme et sans augmenter à proportion le budget de l’éducation ?


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111 réactions à cet article    


  • Nathanael (---.---.252.222) 9 février 2007 11:43

    Je répondrais juste sur une partie de votre texte, concernant le salaire et la mobilité géographique :

    Le salaire tout d’abord : 1400 euros c’est déjà une belle somme pour un jeune de 23 ans ! par comparaison directe, je suis chef d’équipe à 34 ans, responsable d’une dizaine de salariés dans un restaurant qui fait 100 000 euros de chiffres d’affaires au mois... et mon salaire net est de : 1450 euros nets... et ne parlez pas d’ancienneté, de carrière, ca n’existe plus... si dans 20 ans je suis toujours au même poste, mon salaire sera toujours le même...

    LA mobilité ensuite : avant de vous engager (engagez vous qu’ils disaient) vous connaissiez les difficultés non ? Toujours en comparaison, quand j’ai attaqué des études d’hôtellerie, je savais déjà que j’allais me taper 60 heures dans la semaine, WE compris.... Vous avez choisi, il ne faut pas venir pleurer après....

    Après concernant l’éducation.... ce n’est surement pas en doublant-triplant des effectifs que cela résoudra quelque chose... La dérive vient surtout des parents qui ont démissionné depuis longtemps et qui sont incapables d’inculquer le respect à leurs enfants (voir pire d’ailleurs).... Vous voulez faire mal ? Allocations familiales couplées à la bonne tenue et l’assiduité des gamins en classe, voir aux résultats.... Il faut mettre le doigt où ca fait mal. L’éducation ne doit pas se faire qu’à l’école, elle doit se faire partout.. Ce n’est pas 3 profs derrière chaque éléve qui le feront changer, il aura juste trois fois plus de raisons de vous emmerder...


    • seb (---.---.12.18) 9 février 2007 12:06

      L’éducation ne doit pas se faire qu’à l’école, elle doit se faire partout.. Ce n’est pas 3 profs derrière chaque éléve qui le feront changer, il aura juste trois fois plus de raisons de vous emmerder...

      FOUTAISE partielle

      Savez vous que pour une même dictée (3000 élèves) :

      des enfants de CM2 en 1987 ont commis en moyenne 12 fautes. des enfants de 5ème en 2006 ont commis en moyenne 18 fautes.

      On ne donne plus de moyens à l’école il n’y a qu’une infirmière scolaire dans ma communauté des communes (250000 habitant)...


    • Hal Eurode (---.---.118.66) 9 février 2007 14:24

      Je trouve particulièrement dégueulasse tous ces commentateurs qui disent gagner moins que ces 1400 Euro et travailler plus (Sous-entendu : de quoi vous plaignez vous ?).

      Le CAPES est un concours ouvert à tous les titulaires d’une licence (Sauf dans le cas de SVT où c’est une maîtrise).

      Pourquoi ne passent-ils pas le CAPES, voir l’agrégation ?

      D’autre part, je connais un jeune enseignant de SVT qui prépare de super cours et réussi en pratiquant l’inverse du pédagogisme régnant : Eh bien, il les fait ses 60 heures.

      Hal smiley


    • space_cowboy (---.---.56.43) 9 février 2007 15:22

      on passe pas le concours pask’on a pas tous envie d’être prof !

      ce que ces gens disent, c’est que être prof c’est dur certes mais c’est dur pour tout le monde, merde ! Alor les pleurnicheries sur votre sort des fois c’est saoulant !

      vous regardez même pas la misère des cadres B et C quivivent dans le même établissement que vous... on va s’apitoyer sur votre sort alors que vous ne vous apitoyez jamais sur le sort des autres bordel !

      je ne vous reproche ni votre salaire, ni vos conditions de travail. Je vous reproche ce corporatisme pleurnichard qui vous rend souvent égoïste.

      Vous dites que vous avez perdu du pouvoir d’achat ? et nous ? non ? rien du tout ?

      Quant aux concours ? parlons-en ? concours de quoi ? de la meilleur disssertation ? un concours, ça vous donne koi ? une droit de passage c’est tout ! ça rend ceux qui restent à la porte moins bon ?

      Ensuite bac +3, il est ou le brassage social des bac +3 ? bac +4 ? bac+5 ? qui y va ? des gamins de chômeurs ? des gamins de rmiste ? des gamins d’ouvriers ? oui c’est vrai, on en mets quelques uns ! pour faire joli !

      Alors bon ! tout le monde en chie ! pas seulement vous ! J’ai trente ans... je suis passé par l’éduc nat et j’en suis parti... pourquoi ? paske j’entendais dans la salle des profs des choses immondes sur les les élèves et leurs parents qui s’adaptaient pas à vos pédagogisme ou il fallait avoir un éveil sacrément bien installé depuis l’enfance pour pouvoir vous suivre ! vous vous vautrez dans votre savoir et dans votre pédagogisme élitiste et vous vous croyez intouchable !

      je suis parti pour la territoriale ou je suis moins bien payé mais ou les fonctionnaires sont pas pignous et pourtant là je vous jure qu’y a de quoi gueulé... salaire de misère... cadres B qui font le boulot de cadres A... le élus, nos chefs sont jsute à côté de nous... vous votre ministre peut bien parler ! sans compter les animateurs de la territoriale qui, le soir, récupère les gamins qui sortent de vos établissement, pour leur faire faire leur devoir une fois que vous avez fait vos 6h maxi par jour !

      Vive la territoriale, vive les cadres B et C, vive la décentralisation ! Ce sont nous les fonctionnaires de demain, les fonctionnaires près des gens... j’ai jamais entendu un prof parler de service public... nous on fait que ça !

      désolé pour les fautes... je les laisse pour vous montrer que j’écris avec un clavier agacé...


    • Gnole (---.---.192.187) 9 février 2007 15:34

      La différence c’est que l’enseignement c’est la base complète et définitive de TOUT la société et l’économie de notre pays.

      un chef d’entreprise ou un salarié n’as d’impact que très localement, un enseignant, durant sa vie va former des milliers de futurs chefs d’entreprise ou de salarié à lire, écrire et compter, bases sans lesquelles ils ne seraient pas à leur poste.

      Finallement que demande cette enseignante ? Les moyen de faire son boulot correctement... ça parait si absurde que ça ?


    • ahurissant (---.---.4.237) 9 février 2007 17:10

      @ Space cowboy : dis-moi space cow boy de mes deux, des frères Dalton, t’es le petit ou le plus grand ?


    • equité (---.---.31.8) 9 février 2007 19:06

      Pour répondre à nathanael

      Le nivellement par le bas est une imbécilité. 1400 mois par mois est dérisoire même pour un restaurateur qui n’a pas fait d’études. Je suis encore étonné que des jeunes s’emmerdent à passer le capes ou l’agreg, salaire minable, gouvernement minable pour des résultats minables. Un vrai gachis de talents. Un enseignant a les capacité de faire autre chose. Quant à ceux qui disent moi je ne gagne rien donc les autres ne doivent pas se plaintre sont contre-productif et sont sans doute la base imbécile de l’ump


    • equité (---.---.31.8) 9 février 2007 19:13

      La territoriale ? Certains aiment les fiefs j’ai bossé dans ce nid à magouille, favoritisme, incompétence. Je suis contre la décentralisation car c’est le retour au systèm féodal. Tant mieux si certains s’y plaisent, il en faut peut être mais un prof avec un capes ou une agreg c’est une autre catégorie (et un cadre c’est A pas B ou C qui sont des techniciens avec cap oui bac et dans le meilleur des cas un concours du genre 2+2 = ?)


    • (---.---.82.62) 9 février 2007 19:53

      Pas de quoi être frustrée parce que tu ne sais pas écrire une dissertation et que tu n’as su obtenir qu’un concours territorial de catégorie C, voyons ! Tu es la « fonctionnaire de demain », si, si !

       smiley

       smiley


    • gem gem 9 février 2007 12:07

      Beau texte. Malheureusement vous avez encore des illusions. Les syndicats d’enseignants sont faits, et c’est bien normal, pour défendre les enseigants, et les syndicalistes contre les non-syndiqués. Pas pour défendre les élèves ou la qualité de l’enseignement. Et, accessoirement ou principalement, pour SE défendre eux-même, leur boulot, leur pouvoir, leur idéologie égalitariste où il n’y a ni compétence spécifique ni mérite individuel, mais seulement une grosse file d’attente vers les « bons » postes et les promotions, où on avance à l’ancienneté et aux « points ».

      Ne comptez pas sur eux pour accepter des réformes. Il suffit d’ailleurs de voir quelle a été, et reste, leur position sur les UIFM : ils les adorent, ils les ont voulu, et défendu bec et ongles... Ne compter pas non plus sur le haut encadrement, qui n’est pas là par hasard, ni le ministre, qui n’est quand même pas maso.

      Vous avez le choix de capituler et rentrer dans le moule. Vous finirez par avoir une affectation plus sympa, ça ira mieux pour vous, et vous finirez par répéter, vous aussi, ce « qu’on [vous] dit souvent d’un air un peu condescendant », sans pour autant cesser de penser que le petit jeune à raison...

      Vous pouvez vous battre : il y a pléthore d’association de profs (et de parents) qui se battent, qui ont une exigence forte à l’égard des élèves parce qu’ils veulent le mieux pour eux ; et qui finiront, j’en suis sûr, par l’emporter. Pas besoin de sous ni de poste : en réalité, le mammouth est trop riche (d’où les UIFM, par exemple, en autre gabegie)

      Sinon, il vous reste l’enseignement privé... c’est pas forcément mieux, mais souvent, si.

      Et puis, surtout, ils vous restent vos élèves. Vous êtes en première ligne, tenez bon, SVP ! Même si le commandement est nul, même si il a une guerre de retard, et que vous avez l’impression, justifiée, qu’on vous a envoyée au-casse pipe sans soutient ni le matériel nécessaire. A l’arrière on compte sur vous, quand même.


      • popov (---.---.186.130) 9 février 2007 13:47

        Respect, en effet, ne rernoncez pas, c’est grace à des gens comme vous que certain s’en sortent.


      • Popov De Kerl popov 9 février 2007 13:57

        Tres bel article, avec plus de professeur dans votre genre on pourait avancer, mais certaine réaction me gene.

        Depuis quand le futur à un prix, et pourquoi les parents ont démissionnés, il faut réagir, non pas en punissant les parents, mais en rappelant que le savoir à un prix, ce n’est pas quelque chose qu’on te donne à tous les coups, réapprendre aux enfants que celui qui transmet le savoir a droit au respect

        Et je suis désolé mais un système qui refuse un minimum de répression ne peu pas inculquer le respect, l’école c’est un apprentissage de la vie et dans la vie quand tu fait une bétise, tu es puni, ca devrait être la même chose a l’école

        Remettre le respect a la base, et former les prof a distribuer de la conaissance mais aussi a apprendre des rêgles de vie, les parents ont démissionné et bien c’est a eux d’en payer le prix.

        Au lieu d’acheter une console pour le gosse, on paye un peu plus cher l’école pour qu’il ai le droit a une éducation correcte


      • ben (---.---.88.187) 10 février 2007 00:10

        « Depuis quand le futur à un prix ? »

        Depuis que l’Etat français est completement endetté. Il faudrai mettre plus d’argent dans l’education nationale, mais on le prend d’ou cet argent. C’est deja un pays surtaxé, ça suffit comme ça, donc c’est pas la population qui va payer. Et surtout pas les riches, parce que si on les fait payer encore quelques % de plus, il n’y en aura plus aucun en france. C’est un pays qui vit au dessus de ses moyens, on le sait tous, alors arretons de demander une augmentation continue des depenses. Si un ministre prevoit de faire des économies sur un budget, c’est pas pour son plaisir personnel, mais parceque un de ces jours, les banques ne voudront plus suivre, et tous le monde sera bien embetté. Alors arretons de tout reclamer a l’etat, des augmentations de salaires (ça j’aimerai bien quand meme), un doublement des effectifs,... Pourquoi pas qu’il paye le loyer et la voiture !!!! Soyons réalistes, C’EST PAS POSSIBLE, et celui qui dira le contraire est un menteur.


      • (---.---.149.144) 10 février 2007 00:45

        Ne mélangeons pas tout :

        C’est vrai que les IUFM sont une telle ineptie que l’on est en droit de se demander s’ils ne sont pas la partie visible d’un plan concerté pour abaisser les Français.

        Par contre, il faudrait quand même avouer que du primaire aux lycées (je ne parle pas du supérieur) il est manifeste que l’argent ne manque pas.


      • JP (---.---.75.111) 9 février 2007 12:18

        Vos difficultés entrent dans le cadre de difficultés qui sont générales et non particulières à votre métier. J’ai 30 ans et je gagne moins que vous, de plus je ne suis pas certain de pouvoir garder mon poste l’année prochaine. Ce qui me dérange, c’est le côté nombriliste de votre texte. Vous avez la possibilité de vous faire entendre, alors que beaucoup de salariés sont ecrasés par leur hierarchie et ne peuvent élever la voie. Par cette possibilité que vous avez de vous exprimer, je pense que vos revendications devraient entrer dans un cadre beaucoup plus large.


        • equité (---.---.31.8) 9 février 2007 19:42

          Il n’y a pas de nombrilisme dans cet article mais une vocation et un combat pour l’avenir. Certains se taisent pour garder leur vie médiocre d’autres marchent dans la rue pour ne pas perdre leurs acquis. Respect pour cette deuxième catégorie. Les autres se font bouffer par leur hiérarchie parce que cette dernière sait qu’elle a à faire à des faibles et des laches. Marci à cette enseignante pour ce formidable article.


        • Fred (---.---.222.36) 10 février 2007 12:14

          la deuxieme peut se permettre de faire greve sans consequence. Et a chaque fois que quelque chose est accorde, dites vous bien que quelqu’un doit payer. L’etat signe des cheques en blanc pour faire taire une minorite qui prend le pays en hotage tous les ans.

          L’education nationale est deja le plus gros budget, le nombre d’eleves diminue et il y a 50000 equivalent temps plein qui n’ont pas de classe. C’est pas plus de moyen qu’il faut mais une meilleure utilisation de ceux deja engages.


        • idiot (---.---.4.237) 10 février 2007 12:28

          @ Fred, t’as bien appris ta leçon : toujours les mêmes arguments. Pauvre « hotage » !. Pitoyable...Tu es convaincu que ton chef bien aimé va te prendre par la main et te fournir un beau travail...Tu peux croire au père Noël...Au plus vous serez embrigadés dans des systèmes paramilitaires et il trouvera bien l’occasion de vous envoyer dans une guerre au Moyen Orient ou en Afrique...Alea jacta est !....


        • Aérien (---.---.94.146) 12 février 2007 16:56

          Quel mépris pour les travailleurs du privé, à ce point c’est dégoûtant... Je suis soufflé !

          Et dire qu’ils font grève grâce à l’argent de nos impôts !!? Sans rien risquer...


        • (---.---.38.189) 9 février 2007 12:26

          Ce qui interpelle dans le système d’enseignement tel qu’il est devenu, et ceci en dehors de tout partisianisme, est que :

          - les enseignants sont mal formés. Après le gros effort pour passer CAPES ou CAPET, ils sont quasiment livrés à eux mêmes sans formation pédagogique digne de ce nom. Ils ne bénéficient pas au cours de leur carrière de stage de formation continue.

          - Leurs heures travaillées (prépa et corrections comprises) sont insuffisantes malgré les besoins, ils sont donc mal payés.

          - Ils ne sont plus ni respectés ni protègés et sont de plus en plus en danger de se faire menacer, intimider, tabasser par leurs élèves.

          - Ils risquent en début de carrière d’être envoyés dans des écoles ghettos de non droit où leur intégrité physique et mentale est exposée

          - les programmes d’enseignement sont imposés par les politiques qui se succèdent sans consultation préalable, en toute ignorance de cause. Celà provoque le gachis que l’on sait. Montée d’un quasi analphabétisme, ignorance des règles de calcul etc.

          - les infrastructures scolaires sont archaïques, vétustes sauf dans les établissements pilotes

          Voilà où nous en sommes arrivés ! Et il faut prendre conscience que le microcosme de l’école n’est que le reflet de la société toute entière. Autorité, respect, civisme, gouvernance rationnelle ont depuis longtemps disparus.

          Sommes nous encore capables de réagir ? Le doute est permis...


          • faxtronic (---.---.127.45) 9 février 2007 12:48

            C’est un gros probleme, l’educatin, dans beaucoup de pays. la situation est la meme au Japon, les memes problemes, les meme indignation. Reponse de Mr Abe (premier ministre) : retour des chatiments corporels. Bof moyen je trouve. De plus il faut avoir qu’au japon les profs ont autorité sur les eleves en classe et hors de la classe, meme dans la rue un dimanche. Neamoins, la jeunesse japonaise est assez desenchantée : avant il y avait une preparation intense, mais un emploi a vie a la clef et zero chomage : motivant. maintenant c’est la competition intense, avec en echange plus de securité. Donc les jeunes se tournent vers autre choses, differentes facon de vivre, au grand dame du reste de la societe.


            • pôvredenous (---.---.4.237) 9 février 2007 19:46

              Ah les maîtresses éducatins,on en sort jamais !


            • equité (---.---.31.8) 9 février 2007 19:45

              Le premier budget est les sommes colossales donner aux entreprises. Je prefers voir mes impôts servir à l’éducation nationale qu’à de vulgaires commerçants. L’avenir c’est la connaissance pas le coup de tournevis.


            • Fred (---.---.222.36) 10 février 2007 12:17

              c’est pas des sommes versees mais des baisses de charges, cet argent est cree par l’entreprise.


            • Grosse Patate (---.---.144.163) 9 février 2007 13:04

              « Comment a-t-on pu espérer amener 80% des jeunes au baccalauréat sans baisser le niveau de ce diplôme et sans augmenter à proportion le budget de l’éducation ? »

              Heu ? Vous avez vu l’explosion considérable du budget de l’éducation en 30 ans ??

              Il est au maximum possible, l’Etat n’a plus les moyens, et n’ira pas plus loin.


              • ZEN zen 9 février 2007 13:18

                @ Christine, bonjour

                Bon courage. Il ne faut pas rester seule. Voilà un lien qui peut peut-être vous aider :

                http://www.sauv.net/


                • Higgins (---.---.6.24) 9 février 2007 13:25

                  Constat édifiant sur le bateau ivre qu’est devenue l’(In)éducation nationale. Je ne crois pas que c’est en faisant grève que vous gagnerez le nécessaire respect que vous êtes en droit d’attendre des élèves et de leurs parents.

                  Higgins


                  • equité (---.---.31.8) 9 février 2007 19:49

                    Ne pas faire grève et faire quoi, laisser l’éducation entrer dans le mur ? Peut être, la renaissance vient du chaos, Tatcher l’avait bien compris, détruire l’économie de son pays , ça a permis une nouvelle croissance (mais sans elle, ouf.) Bref, à part la grève il n’y a sans doute aucun autre moyen, je ne pense pas que les profs ont grand chose à attendre des parents.


                  • Darkfox (---.---.141.125) 9 février 2007 14:00

                    Pour reprendre votre article, vous omettez la bête noire ... l’administration de l’éducation nationale ! car c’est là justement que ce joue en fait le vrai débat.

                    Il y a trop d’administratifs... et bien entendu quand on doit supprimer des postes et que vous êtes dans l’administration quel est votre choix :

                    - je vire du personnel administratif, cela se verra peu mais me donne plus de travail..

                    - je vire des profs qui vont se voir et qui feront manifester les gens et donc je recupère des sous et l’éducation nationale en ressort la grande persécutée.

                    De plus, l’IUFM et les principaux dirigeants d’école sont contre des réformes afin de garder leur petits pouvoirs ( exemple de faire une unversité géante sur Paris avec des moyens énormes quelques économies de personnel qui seraient renvoyer en investissment et toujours refuser car les présidents d’unversités perdraient leurs postes..)

                    Donc à l’heure actuelle, je pense qu’une réforme devient évidente et que cette fois il va falloir y aller de manière directe.. et ca ne plaira sans doute pas.

                    Sinon pour l’éducation des enfants.. Ils seraient bien qu en classe on est le droit de coller des baffes et des punitions et que les parents suivent cela plutot que de contester (déjà vu des parents débiles engueuler une prof parce qu’elle avait donner une punition à leur gamin qui semble bien être un petit perturbateur..)

                    Enfin bref de toute facon, le prochain président devra faire des réformes sur le status de fonctionnaire car la fracture devient immense !


                    • Floruf (---.---.123.101) 9 février 2007 16:37

                      ...je suis assez d’accord avec vous ! Je n’ai que 30 ans mais on peut dire que j’ai tout de même connu les techniques pédagogiques à l’ancienne (assez musclées par rapport à aujourd’hui) dès le CP ,l’instituteur d’alors ne se genait pas pour nous mettre 1 ou 2 calottes quand ça ne filait pas droit ! C’est vrai qu’on avait un peu l’impression de partir au front en entrant en classe mais résultat : tout le monde savait lire et compter en sortant de cette année !


                    • çassetient (---.---.4.237) 9 février 2007 17:21

                      çassetient, çassetient, çassetient, çasset... smiley


                    • un passant (---.---.19.243) 9 février 2007 14:04

                      Malheureusement, si votre article pose le doigt sur un problème juste, les solutions seraient avant tout de baillonner une bonne fois pour toutes les idéologues de l’admnistration du mammouth, ses « penseurs » (ceux qui ont pondu les « apprenants » pour « élèves ») et les syndicats avec eux...

                      Ce n’est pas le Ministre qui fixe le programme, mais bel et bien les « penseurs » de l’Ed’Nat, qui sont là depuis trente ans (sauf que ces penseurs, si l’on se fit aux ouvrages d’enseignants, ont rarement, voir jamais enseigné ; ils oublient que penser, c’est bien, mais la pensée se nourrit d’action et non l’inverse)...


                      • Hal Eurode (---.---.118.66) 9 février 2007 14:21

                        Je trouve particulièrement dégueulasse tous ces commentateurs qui disent gagner moins que ces 1400 Euro et travailler plus (Sous-entendu : de quoi vous plaignez vous ?).

                        Le CAPES est un concours ouvert à tous les titulaires d’une licence (Sauf dans le cas de SVT où c’est une maîtrise).

                        Pourquoi ne passent-ils pas le CAPES, voir l’agrégation ?

                        D’autre part, je connais un jeune enseignant de SVT qui prépare de super cours et réussi en pratiquant l’inverse du pédagogisme régnant : Eh bien, il les fait ses 60 heures.

                        Hal smiley


                        • levoisin (---.---.84.10) 9 février 2007 14:29

                          Je comprends votre point de vue et votre idéalisme mais j’aimerais que vous compreniez le mien :

                          - je ne pense pas que le rôle de l’Etat soit de faire accéder les jeunes à l’état de citoyens avisés et responsables. Le rôle de l’Etat est d’appliquer la justice, même l’école sort en fait de son domaine régalien. Nous sommes une démocratie qui a décidé que l’Etat, en plus, assurait l’enseignement gratuit pour tous les enfants et adolescents. Mais il ne faut pas lui demander d’être également le garant de la conscience des élèves. C’est le rôle de la société publique et des parents qui sont seuls capables, par l’exemple, de transmettre les valeurs morales, fussent-elles républicaines et laïques.

                          - quant à la solution évidente de l’augmentation de moyens et de l’encadrement adulte pour améliorer la qualité des échanges entre élèves et professeurs et réduire les violences scolaires, franchement cela sonne exactement comme la solution évidente de l’augmentation de moyens et de l’encadrement policier pour améliorer la vie dans les cités-banlieues-qui-vont-mal et réduire les violences et la délinquance. La police de proximité a coûté beaucoup pour des résultats mitigés. Je crains une nouvelle dépense inutile similaire au niveau de l’Etat.

                          - Par contre, je suis de votre avis sur le problème du redoublement et surtout de l’apprentissage en section primaire. Notre ministre de l’éducation nationale (que j’aimerais tant voir renommer enseignement public) a lancé des réformes à ce sujet, de manière fort directive certes, mais j’espère que vous soutiendrez ce type d’initiatives.

                          - Par expérience, je doute très fortement de l’efficacité des passerelles que vous voyez partout. Si elles doivent formellement exister sur le papier pour traiter les rares dossiers d’élèves qui peuvent reprendre un cursus normal, il vaut mieux envisager le cas quasi-systématique où cela est impossible. Dans ce cas, plutôt que de vanter les passerelles, il serait plus utile de mettre en place un enseignement technique qui donne de vraies compétences métier et donc modifier les BACs pros dans cette optique, quitte à voire les BTS ne recruter que des BACs classiques.

                          Cordialement


                          • schroen (---.---.175.112) 9 février 2007 14:55

                            Encore un article dont le fond de commerce est encore basé sur les revendications annuelles des profs...

                            Gagner 1400€ c’est po normal !!! Et bah ma petite, bouge tes petites fesses de ta classe et tu verras ce que vont te faire des semaines à 5O heures de travail pour le même tarif...et là pas de pause tte les heures...

                            Il devient insupportable à l’ensemble des français d’entendre vos jérémiades à longueur d’année, à longueur de septennat ou de quinquennat...

                            Horaire plus que tranquille, des vacances toutes LES 5 SEMAINES, oui vous avez bien entendu toutes les 5 semaines, 1 journée et demi d’absence NON JUSTIFIEE PAR TRIMESTRE !!!!!! Plus les cours au black le week-end ou en centre de formation pour adulte... Vous n’êtes pas à plaindre...

                            Le problème vient que cette profession (ou maladie a vrai je ne sais plus quoi penser) est gangrené par l’extrême gauche et ses concepts de toujours plus. A les écouter, on devrait leurs donner la légion d’honneur et un mois de vacances supplémentaires...

                            A oui, j’allais oublier l’épineuse question de la préparation des cours et de la correction des copies !!! Mais laisser moi rire franchement, plus d’orthographe, plus de dissertation, et les programmes de math et d’histoire qui changent chaque année... La faute à Jack Lang qui revisionne l’histoire à lui tout seul peut être...

                            Bref, vous me dégoûtez Madame, faire vos jérémiades parce que vous gagnez seulement 1400€ en début de carrière en comparaison de tout les bac+5 qui bossent pour le SMIC me semble très déplacé...

                            Retourner dans votre caste, vu que de toute manière il paraîtrait que les profs se reproduisent ensemble...

                            Schroen

                            Qui aime entendre se plaindre des gens qui bossent peu, gagnent pas trop mal leur vie et qui en plus auront un taux de retaitre supérieur...


                            • Gnole (---.---.192.187) 9 février 2007 15:41

                              Encore un qui est sorti de l’école sans savoir lire... ou alors il n’a pas lu l’article ?


                            • schroen (---.---.175.112) 9 février 2007 16:41

                              Merci Actias, tu as déjà du lire mes interventions donc je suppoose que tu sais que j’ai bien galéré des années avec mon Bac+5 au SMIC.

                              Ce qui m’enerve par dessus tout, c’est les jérémiades chaque année, les grêves plus ou moins suivit, y en a marre, un de ces quatre les salariés du privé vont manifester contre les grêves à répétitions et là il y aura du grabuge...

                              De plus, si c’est un sacerdoce vous êtiez au courant, moi je reve de vous entendre vous plaindre...

                              Des mauvais profs y en a foison en particulier dans le domaine des langues vivantes...et dans le primaire, je vais vous conter l’histoire du prof de maternelle qui faisait la sieste avec ses élèves...

                              Bref, marre de voir ces pulls jackards semelles crepé, braillé parce qu’ils ont une retraite plus importante et plus jeune que nous... des salaires de débutant à 1400€, c’est ce que je gagne en tant que cadre (avec des primes mais bon vu le ratio horaire/paye et prime, je suis au niveau d’un mineur dans les mines de sel au paraguay), bref marre d’entendre ces nombrilistes pleurnicher sur leurs avantages...

                              Schroen en futur retraite à 67 ans


                            • dscheffes (---.---.26.14) 9 février 2007 17:29

                              attention : les maladies psychiatriques -comme toute autre maladie- évoluent. Il me semble que chez vous une prise en charge d’urgence s’impose !!!


                            • armand (---.---.220.71) 9 février 2007 23:08

                              Eh ben mon petit, va passer un concours, certainement inaccessible compte tenu de l’intelligence de tes propos, et puis va porter la bonne parole à une classe du 93 qui attend ta première défaillance pour se déchainer. Et puis on t’entendra.


                            • Bob (---.---.59.15) 9 février 2007 14:56

                              Avec un copain on était dans le métro hier quand des grévistes enseignants sont passés. On s’est dit : sécurité de l’emploi, retraite, salaire, syndicat pour les défendre ... Nous, bientôt diplomé bac+5, tout l’inverse.

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