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Accueil du site > Tribune Libre > Cri du cœur d’une jeune enseignante : pourquoi je fais (...)

Cri du cœur d’une jeune enseignante : pourquoi je fais grève

Les jeunes professeurs d’aujourd’hui s’entendent dire tous les jours par leurs collègues plus âgés que l’enseignement est un métier sans avenir. Ils se sentent abandonnés injustement par l’état, lancés dans la fosse aux lions sans armes, c’est-à-dire sans formation, sans moyens, sans assistance, sans écoute (les multiples grèves continuent à rester lettre morte) ; ils se sentent chargés d’une mission immense et insurmontable dont les ordonnateurs semblent avoir oublié, sinon l’existence, du moins la noblesse et la difficulté.

Lorsque je suis entrée dans l’enseignement il y a trois ans, certifiée de lettres modernes, c’était par vocation. Apprendre, transmettre, et de surcroît apprendre à lire et à écrire me paraissait une vocation noble, digne de tous les sacrifices. J’ai déchanté. Au cours de mes trois premières années d’enseignement, la nécessité urgente de plusieurs réformes au sein de l’Education Nationale m’a sauté aux yeux.

Dès la première année, les fondations de l’édifice sont apparues minées. L’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres), qui était censé me former n’a été qu’une source d’ennui : contraints à venir passer chaque semaine deux matinées entières à l’IUFM (8h), les jeunes stagiaires se sont vite rendus compte de la vacuité du contenu des cours. Aucun conseil efficace ne nous fut donné, ni au niveau pédagogique, ni au niveau de la construction de l’autorité de l’enseignant (ce dernier point est pourtant devenu d’une importance capitale) ; on ne nous fit parvenir aucune bibliographie pédagogique, aucune bibliographie non plus sur l’enfance et l’adolescence. Les cours dispensés ressemblaient à des cours de collège améliorés, comme si nous ne nous étions jamais interrogés au cours de nos études sur la nature de la poésie. Par contre, et sans que les fondements leur en aient été expliqués, les stagiaires ont été assaillis par une sorte de pensée pédagogique unique et péremptoire. Certaines pratiques, comme par exemple faire des leçons de grammaire distinctes d’un travail sur un texte, ou faire trop d’histoire littéraire, étaient clairement censurées. Il ne s’agit donc pas de mettre en cause les divers acteurs des IUFM, comme cela est trop souvent le cas, mais la mission dont ils sont investis. Bref, en l’absence de toute réflexion pédagogique, les stagiaires s’ennuyaient, et, quand ils venaient, c’était pour corriger leurs copies et comparer leurs expériences avec leurs collègues stagiaires. Ce partage de nos expériences a sans doute été l’élément le plus constructif de cette année de formation, et je ne pense pas que ce soit normal. Quel est l’intérêt alors d’allonger à deux ans la durée de formation des enseignants, comme cela a été proposé récemment ? Ne vaudrait-il pas mieux la réformer
- voire la créer - cette formation, avant de l’allonger ?

Il s’agit là d’un témoignage isolé, me direz-vous, et peut-être non représentatif de l’ensemble des IUFM. Mais que direz-vous quand vous saurez que tous les jeunes collègues de français que j’ai rencontrés au cours de mes trois années d’enseignement, portent le même regard sur l’IUFM ?

La deuxième année, celle où les stagiaires, titularisés, ont pour la première fois 18h de cours hebdomadaires, vit la chute libre de nos idéaux.

Passons sur les difficultés - l’impossibilité dans certaines matières - à obtenir en première année un poste géographiquement satisfaisant, proche du conjoint (est-il nécessaire de rappeler qu’à 23, 24, 25 ans, on commence à vouloir fonder un foyer ?), proche des amis, du reste de la famille. Passons encore sur les fins de mois difficiles (1400 euros mensuels l’année où il faut acheter une voiture, payer trois mois de caution pour emménager dans un logement décent - autre qu’une colocation...). Passons encore sur le fait qu’aucun des stagiaires que je connais n’ait obtenu de poste fixe, et sur toutes les difficultés qui en découlent : changement de résidence tous les ans pour certains, présence sur deux ou trois établissements (ce qui, au passage, nuit terriblement à la concertation avec les autres enseignants), difficultés à s’adapter aux établissements, qui fonctionnent tous différemment, transports longs et pénibles...et même affectation anormale en SEGPA (Section d’Enseignement Général et Professionnel Adapté, consacrées aux élèves en très grande difficulté) pour certains collègues. Se retrouver en SEGPA sans aucune expérience de l’enseignement, mais où va le monde ? C’est la catastrophe à coup sûr !

Passons sur tout cela, donc, nous sommes jeunes, motivés - à ce degré là ça devient même de la foi - et nous n’allons pas nous décourager pour si peu. Les élèves sont là, ils nous attendent, ils ont besoin de nous.

Besoin de nous ? Nous ne soupçonnions pas à quel point...Tout ce qui concerne sa situation personnelle, un jeune enseignant missionnaire est prêt à l’accepter. C’est dans le contrat de départ, en quelque sorte. Mais se rendre compte que tous ces sacrifices sont inutiles, et que les conditions sont telles que la transmission du savoir, pour laquelle il se bat, devient impossible, voilà qui casse la vocation d’un jeune enseignant. Se rendre compte que les jeunes sont abandonnés, que l’Etat ne remplit plus, ou menace de ne plus remplir son rôle auprès d’eux, qui est de les faire accéder à l’état de citoyen avisés et responsables, et se rendre compte qu’on n’y arrivera pas tout seul, voilà qui décourage véritablement.

Les élèves passent d’un niveau à l’autre sans que l’on tienne compte des avis des professeurs, les parents ayant le droit de faire appel. Ce qui arrange bien l’Etat, qui ne devra pas recruter d’enseignants en plus pour faire face à des effectifs croissants. Les structures spécialisées, tant en primaire que dans le secondaire pour accueillir les élèves en grande difficulté sont pleines à craquer et il n’y en a pas assez. Les résultats ? Un flot d’élèves qui arrive au collège sans savoir lire ni écrire ou presque, et que l’on fait passer ensuite « au bénéfice de l’âge » jusqu’à ce qu’ils arrivent en troisième. Au collège, donc, nouvelle démission de l’Etat : à l’exclusion d’une ou deux classes par collège (classes constituées d’élèves naufragés en perdition, souvent très instables et parfois violents, qu’on parviendra rarement à faire émerger, quelque soit l’énergie mobilisée pour eux, parce qu’il est trop tard), les autres classes - celles que l’on pourrait encore sauver - sont surchargées. J’ai cette année une classe de quatrième qui ne sait pas lire. Déchiffrer un texte en détachant chaque syllabe à l’oral, et ne pas parvenir à lui donner un sens après l’avoir lu silencieusement deux fois, ça s’appelle ne pas savoir lire. Ces élèves ne savent pas non plus écrire, cela va de soi. Et dans cette classe, il y a 29 élèves. 29 élèves de 14 ans, qui amorcent leur crise d’adolescence, et qui ne savent pas lire.

Alors moi, je pose la question : Quoi faire ?

M. Sarkozy voit dans le renforcement de l’autorité au collège la solution à tous les problèmes. Il est certain que la question de l’autorité est cruciale dès lors qu’on a affaire à des enfants. Il est certain que les établissements scolaires souffrent d’un discrédit de l’autorité des enseignants et qu’il faut rétablir cette autorité. Seulement, ce que l’on oublie trop souvent, c’est qu’on ne peut le faire en revenant à d’anciennes méthodes, comme celles qui avaient cours dans les établissements scolaires de la troisième République, ou même comme celles qui avaient cours dans les années 50 et 60. Et ceci pour une raison très simple, c’est que la société a changé. L’autorité des adultes, et en premier lieu des parents, n’est plus ce qu’elle était. On ne peut plus envisager, alors que toute la société aujourd’hui tourne autour de la psychologie de l’enfant et de l’adolescent, de recréer les classes d’avant où, bien qu’on soit 30 élèves, on entendait les mouches voler, et ceci quelque soient les moyens autoritaires mis en œuvre. Aujourd’hui, les adolescents s’expriment, se rebellent de vive voix contre l’autorité de leurs parents, s’habillent comme ils veulent et sont soumis aux lois des médias (publicité débridée qui les cible spécifiquement, violences diverses dont ils étaient protégés avant).

Pour les aider malgré tout à accéder au statut de citoyen avisé et responsable dont on parlait plus haut, et pour ne pas démissionner auprès d’eux, de nouvelles méthodes sont nécessaires pour rétablir l’autorité à l’école. Parmi celles-ci, il en est une d’évidente : la multiplication des adultes dans le système éducatif. Plus d’enseignants, mais aussi plus de CPE (ceux-ci sont souvent débordés), plus de surveillants, plus d’éducateurs spécialisés, plus de psychologues, plus d’infirmiers(ères) et plus de conseillers(ères) d’orientation en 3e, (si un élève arrive à voir deux fois individuellement le conseiller d’orientation, c’est un miracle). Comment peut-on parler de renforcer l’autorité sans penser à augmenter la présence des adultes dans le système éducatif ?

N’est-il pas évident que c’est une question de moyens ? Il faut dédoubler toutes les équipes pédagogiques dans chacune des classes en difficulté dès la sixième. Il faut recruter et former plus d’instituteurs pour permettre aux élèves de redoubler selon leurs besoins et sans considération d’effectifs. Leur permettre de redoubler dès le CP, une classe cruciale à l’issue de laquelle on doit savoir déchiffrer un texte, et sans attendre les dernières classes du collège où cela devient souvent inutile. Il faut multiplier aussi les structures spécialisées (comme les SEGPA au collège), avec possibilité de rejoindre la filière principale au bout de quelques années, auprès des élèves en grande difficulté, qui vivent souvent des situations familiales extrêmement difficiles, et pas seulement auprès des élèves auxquels on a reconnu un handicap.

J’ai le défaut, paraît-il, de tous les jeunes professeurs à leur entrée dans l’Education Nationale, celui de vouloir changer le monde comme il va, et surtout le monde de l’éducation. C’est ce qu’on me dit souvent d’un air un peu condescendant, tout en reconnaissant finalement que tout ce que je dis est fondé en raison. La question que je me pose aujourd’hui est de savoir pourquoi ces réformes, dont la nécessité saute aux yeux dès la première année d’un enseignant, ne sont pas amorcées. Le prétexte invoqué est souvent la force d’inertie de ce système titanesque, enlisé depuis trop longtemps dans des erreurs de faits, et que les protestations incessantes des syndicats empêchent de réformer. Or, si les réformes proposées par les ministres successifs allaient dans le bon sens et respectaient les enseignants qui, souvent, le méritent largement, nul doute que les syndicats les applaudiraient. La vraie raison, c’est que les réformes nécessaires coûtent très cher et que toutes les réformes envisagées - dont la dernière sur la bivalence - tendent à faire des économies en réduisant le nombre des postes d’enseignants, au détriment de ce qui est bon pour les élèves. C’est évidemment une question d’argent, de moyens, contrairement à ce que M. Sarkozy se plait à répéter. Comment a-t-on pu espérer amener 80% des jeunes au baccalauréat sans baisser le niveau de ce diplôme et sans augmenter à proportion le budget de l’éducation ?


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111 réactions à cet article    


  • Nathanael (---.---.252.222) 9 février 2007 11:43

    Je répondrais juste sur une partie de votre texte, concernant le salaire et la mobilité géographique :

    Le salaire tout d’abord : 1400 euros c’est déjà une belle somme pour un jeune de 23 ans ! par comparaison directe, je suis chef d’équipe à 34 ans, responsable d’une dizaine de salariés dans un restaurant qui fait 100 000 euros de chiffres d’affaires au mois... et mon salaire net est de : 1450 euros nets... et ne parlez pas d’ancienneté, de carrière, ca n’existe plus... si dans 20 ans je suis toujours au même poste, mon salaire sera toujours le même...

    LA mobilité ensuite : avant de vous engager (engagez vous qu’ils disaient) vous connaissiez les difficultés non ? Toujours en comparaison, quand j’ai attaqué des études d’hôtellerie, je savais déjà que j’allais me taper 60 heures dans la semaine, WE compris.... Vous avez choisi, il ne faut pas venir pleurer après....

    Après concernant l’éducation.... ce n’est surement pas en doublant-triplant des effectifs que cela résoudra quelque chose... La dérive vient surtout des parents qui ont démissionné depuis longtemps et qui sont incapables d’inculquer le respect à leurs enfants (voir pire d’ailleurs).... Vous voulez faire mal ? Allocations familiales couplées à la bonne tenue et l’assiduité des gamins en classe, voir aux résultats.... Il faut mettre le doigt où ca fait mal. L’éducation ne doit pas se faire qu’à l’école, elle doit se faire partout.. Ce n’est pas 3 profs derrière chaque éléve qui le feront changer, il aura juste trois fois plus de raisons de vous emmerder...


    • seb (---.---.12.18) 9 février 2007 12:06

      L’éducation ne doit pas se faire qu’à l’école, elle doit se faire partout.. Ce n’est pas 3 profs derrière chaque éléve qui le feront changer, il aura juste trois fois plus de raisons de vous emmerder...

      FOUTAISE partielle

      Savez vous que pour une même dictée (3000 élèves) :

      des enfants de CM2 en 1987 ont commis en moyenne 12 fautes. des enfants de 5ème en 2006 ont commis en moyenne 18 fautes.

      On ne donne plus de moyens à l’école il n’y a qu’une infirmière scolaire dans ma communauté des communes (250000 habitant)...


    • Hal Eurode (---.---.118.66) 9 février 2007 14:24

      Je trouve particulièrement dégueulasse tous ces commentateurs qui disent gagner moins que ces 1400 Euro et travailler plus (Sous-entendu : de quoi vous plaignez vous ?).

      Le CAPES est un concours ouvert à tous les titulaires d’une licence (Sauf dans le cas de SVT où c’est une maîtrise).

      Pourquoi ne passent-ils pas le CAPES, voir l’agrégation ?

      D’autre part, je connais un jeune enseignant de SVT qui prépare de super cours et réussi en pratiquant l’inverse du pédagogisme régnant : Eh bien, il les fait ses 60 heures.

      Hal smiley


    • space_cowboy (---.---.56.43) 9 février 2007 15:22

      on passe pas le concours pask’on a pas tous envie d’être prof !

      ce que ces gens disent, c’est que être prof c’est dur certes mais c’est dur pour tout le monde, merde ! Alor les pleurnicheries sur votre sort des fois c’est saoulant !

      vous regardez même pas la misère des cadres B et C quivivent dans le même établissement que vous... on va s’apitoyer sur votre sort alors que vous ne vous apitoyez jamais sur le sort des autres bordel !

      je ne vous reproche ni votre salaire, ni vos conditions de travail. Je vous reproche ce corporatisme pleurnichard qui vous rend souvent égoïste.

      Vous dites que vous avez perdu du pouvoir d’achat ? et nous ? non ? rien du tout ?

      Quant aux concours ? parlons-en ? concours de quoi ? de la meilleur disssertation ? un concours, ça vous donne koi ? une droit de passage c’est tout ! ça rend ceux qui restent à la porte moins bon ?

      Ensuite bac +3, il est ou le brassage social des bac +3 ? bac +4 ? bac+5 ? qui y va ? des gamins de chômeurs ? des gamins de rmiste ? des gamins d’ouvriers ? oui c’est vrai, on en mets quelques uns ! pour faire joli !

      Alors bon ! tout le monde en chie ! pas seulement vous ! J’ai trente ans... je suis passé par l’éduc nat et j’en suis parti... pourquoi ? paske j’entendais dans la salle des profs des choses immondes sur les les élèves et leurs parents qui s’adaptaient pas à vos pédagogisme ou il fallait avoir un éveil sacrément bien installé depuis l’enfance pour pouvoir vous suivre ! vous vous vautrez dans votre savoir et dans votre pédagogisme élitiste et vous vous croyez intouchable !

      je suis parti pour la territoriale ou je suis moins bien payé mais ou les fonctionnaires sont pas pignous et pourtant là je vous jure qu’y a de quoi gueulé... salaire de misère... cadres B qui font le boulot de cadres A... le élus, nos chefs sont jsute à côté de nous... vous votre ministre peut bien parler ! sans compter les animateurs de la territoriale qui, le soir, récupère les gamins qui sortent de vos établissement, pour leur faire faire leur devoir une fois que vous avez fait vos 6h maxi par jour !

      Vive la territoriale, vive les cadres B et C, vive la décentralisation ! Ce sont nous les fonctionnaires de demain, les fonctionnaires près des gens... j’ai jamais entendu un prof parler de service public... nous on fait que ça !

      désolé pour les fautes... je les laisse pour vous montrer que j’écris avec un clavier agacé...


    • Gnole (---.---.192.187) 9 février 2007 15:34

      La différence c’est que l’enseignement c’est la base complète et définitive de TOUT la société et l’économie de notre pays.

      un chef d’entreprise ou un salarié n’as d’impact que très localement, un enseignant, durant sa vie va former des milliers de futurs chefs d’entreprise ou de salarié à lire, écrire et compter, bases sans lesquelles ils ne seraient pas à leur poste.

      Finallement que demande cette enseignante ? Les moyen de faire son boulot correctement... ça parait si absurde que ça ?


    • ahurissant (---.---.4.237) 9 février 2007 17:10

      @ Space cowboy : dis-moi space cow boy de mes deux, des frères Dalton, t’es le petit ou le plus grand ?


    • equité (---.---.31.8) 9 février 2007 19:06

      Pour répondre à nathanael

      Le nivellement par le bas est une imbécilité. 1400 mois par mois est dérisoire même pour un restaurateur qui n’a pas fait d’études. Je suis encore étonné que des jeunes s’emmerdent à passer le capes ou l’agreg, salaire minable, gouvernement minable pour des résultats minables. Un vrai gachis de talents. Un enseignant a les capacité de faire autre chose. Quant à ceux qui disent moi je ne gagne rien donc les autres ne doivent pas se plaintre sont contre-productif et sont sans doute la base imbécile de l’ump


    • equité (---.---.31.8) 9 février 2007 19:13

      La territoriale ? Certains aiment les fiefs j’ai bossé dans ce nid à magouille, favoritisme, incompétence. Je suis contre la décentralisation car c’est le retour au systèm féodal. Tant mieux si certains s’y plaisent, il en faut peut être mais un prof avec un capes ou une agreg c’est une autre catégorie (et un cadre c’est A pas B ou C qui sont des techniciens avec cap oui bac et dans le meilleur des cas un concours du genre 2+2 = ?)


    • (---.---.82.62) 9 février 2007 19:53

      Pas de quoi être frustrée parce que tu ne sais pas écrire une dissertation et que tu n’as su obtenir qu’un concours territorial de catégorie C, voyons ! Tu es la « fonctionnaire de demain », si, si !

       smiley

       smiley


    • gem gem 9 février 2007 12:07

      Beau texte. Malheureusement vous avez encore des illusions. Les syndicats d’enseignants sont faits, et c’est bien normal, pour défendre les enseigants, et les syndicalistes contre les non-syndiqués. Pas pour défendre les élèves ou la qualité de l’enseignement. Et, accessoirement ou principalement, pour SE défendre eux-même, leur boulot, leur pouvoir, leur idéologie égalitariste où il n’y a ni compétence spécifique ni mérite individuel, mais seulement une grosse file d’attente vers les « bons » postes et les promotions, où on avance à l’ancienneté et aux « points ».

      Ne comptez pas sur eux pour accepter des réformes. Il suffit d’ailleurs de voir quelle a été, et reste, leur position sur les UIFM : ils les adorent, ils les ont voulu, et défendu bec et ongles... Ne compter pas non plus sur le haut encadrement, qui n’est pas là par hasard, ni le ministre, qui n’est quand même pas maso.

      Vous avez le choix de capituler et rentrer dans le moule. Vous finirez par avoir une affectation plus sympa, ça ira mieux pour vous, et vous finirez par répéter, vous aussi, ce « qu’on [vous] dit souvent d’un air un peu condescendant », sans pour autant cesser de penser que le petit jeune à raison...

      Vous pouvez vous battre : il y a pléthore d’association de profs (et de parents) qui se battent, qui ont une exigence forte à l’égard des élèves parce qu’ils veulent le mieux pour eux ; et qui finiront, j’en suis sûr, par l’emporter. Pas besoin de sous ni de poste : en réalité, le mammouth est trop riche (d’où les UIFM, par exemple, en autre gabegie)

      Sinon, il vous reste l’enseignement privé... c’est pas forcément mieux, mais souvent, si.

      Et puis, surtout, ils vous restent vos élèves. Vous êtes en première ligne, tenez bon, SVP ! Même si le commandement est nul, même si il a une guerre de retard, et que vous avez l’impression, justifiée, qu’on vous a envoyée au-casse pipe sans soutient ni le matériel nécessaire. A l’arrière on compte sur vous, quand même.


      • popov (---.---.186.130) 9 février 2007 13:47

        Respect, en effet, ne rernoncez pas, c’est grace à des gens comme vous que certain s’en sortent.


      • Popov De Kerl popov 9 février 2007 13:57

        Tres bel article, avec plus de professeur dans votre genre on pourait avancer, mais certaine réaction me gene.

        Depuis quand le futur à un prix, et pourquoi les parents ont démissionnés, il faut réagir, non pas en punissant les parents, mais en rappelant que le savoir à un prix, ce n’est pas quelque chose qu’on te donne à tous les coups, réapprendre aux enfants que celui qui transmet le savoir a droit au respect

        Et je suis désolé mais un système qui refuse un minimum de répression ne peu pas inculquer le respect, l’école c’est un apprentissage de la vie et dans la vie quand tu fait une bétise, tu es puni, ca devrait être la même chose a l’école

        Remettre le respect a la base, et former les prof a distribuer de la conaissance mais aussi a apprendre des rêgles de vie, les parents ont démissionné et bien c’est a eux d’en payer le prix.

        Au lieu d’acheter une console pour le gosse, on paye un peu plus cher l’école pour qu’il ai le droit a une éducation correcte


      • ben (---.---.88.187) 10 février 2007 00:10

        « Depuis quand le futur à un prix ? »

        Depuis que l’Etat français est completement endetté. Il faudrai mettre plus d’argent dans l’education nationale, mais on le prend d’ou cet argent. C’est deja un pays surtaxé, ça suffit comme ça, donc c’est pas la population qui va payer. Et surtout pas les riches, parce que si on les fait payer encore quelques % de plus, il n’y en aura plus aucun en france. C’est un pays qui vit au dessus de ses moyens, on le sait tous, alors arretons de demander une augmentation continue des depenses. Si un ministre prevoit de faire des économies sur un budget, c’est pas pour son plaisir personnel, mais parceque un de ces jours, les banques ne voudront plus suivre, et tous le monde sera bien embetté. Alors arretons de tout reclamer a l’etat, des augmentations de salaires (ça j’aimerai bien quand meme), un doublement des effectifs,... Pourquoi pas qu’il paye le loyer et la voiture !!!! Soyons réalistes, C’EST PAS POSSIBLE, et celui qui dira le contraire est un menteur.


      • (---.---.149.144) 10 février 2007 00:45

        Ne mélangeons pas tout :

        C’est vrai que les IUFM sont une telle ineptie que l’on est en droit de se demander s’ils ne sont pas la partie visible d’un plan concerté pour abaisser les Français.

        Par contre, il faudrait quand même avouer que du primaire aux lycées (je ne parle pas du supérieur) il est manifeste que l’argent ne manque pas.


      • JP (---.---.75.111) 9 février 2007 12:18

        Vos difficultés entrent dans le cadre de difficultés qui sont générales et non particulières à votre métier. J’ai 30 ans et je gagne moins que vous, de plus je ne suis pas certain de pouvoir garder mon poste l’année prochaine. Ce qui me dérange, c’est le côté nombriliste de votre texte. Vous avez la possibilité de vous faire entendre, alors que beaucoup de salariés sont ecrasés par leur hierarchie et ne peuvent élever la voie. Par cette possibilité que vous avez de vous exprimer, je pense que vos revendications devraient entrer dans un cadre beaucoup plus large.


        • equité (---.---.31.8) 9 février 2007 19:42

          Il n’y a pas de nombrilisme dans cet article mais une vocation et un combat pour l’avenir. Certains se taisent pour garder leur vie médiocre d’autres marchent dans la rue pour ne pas perdre leurs acquis. Respect pour cette deuxième catégorie. Les autres se font bouffer par leur hiérarchie parce que cette dernière sait qu’elle a à faire à des faibles et des laches. Marci à cette enseignante pour ce formidable article.


        • Fred (---.---.222.36) 10 février 2007 12:14

          la deuxieme peut se permettre de faire greve sans consequence. Et a chaque fois que quelque chose est accorde, dites vous bien que quelqu’un doit payer. L’etat signe des cheques en blanc pour faire taire une minorite qui prend le pays en hotage tous les ans.

          L’education nationale est deja le plus gros budget, le nombre d’eleves diminue et il y a 50000 equivalent temps plein qui n’ont pas de classe. C’est pas plus de moyen qu’il faut mais une meilleure utilisation de ceux deja engages.


        • idiot (---.---.4.237) 10 février 2007 12:28

          @ Fred, t’as bien appris ta leçon : toujours les mêmes arguments. Pauvre « hotage » !. Pitoyable...Tu es convaincu que ton chef bien aimé va te prendre par la main et te fournir un beau travail...Tu peux croire au père Noël...Au plus vous serez embrigadés dans des systèmes paramilitaires et il trouvera bien l’occasion de vous envoyer dans une guerre au Moyen Orient ou en Afrique...Alea jacta est !....


        • Aérien (---.---.94.146) 12 février 2007 16:56

          Quel mépris pour les travailleurs du privé, à ce point c’est dégoûtant... Je suis soufflé !

          Et dire qu’ils font grève grâce à l’argent de nos impôts !!? Sans rien risquer...


        • (---.---.38.189) 9 février 2007 12:26

          Ce qui interpelle dans le système d’enseignement tel qu’il est devenu, et ceci en dehors de tout partisianisme, est que :

          - les enseignants sont mal formés. Après le gros effort pour passer CAPES ou CAPET, ils sont quasiment livrés à eux mêmes sans formation pédagogique digne de ce nom. Ils ne bénéficient pas au cours de leur carrière de stage de formation continue.

          - Leurs heures travaillées (prépa et corrections comprises) sont insuffisantes malgré les besoins, ils sont donc mal payés.

          - Ils ne sont plus ni respectés ni protègés et sont de plus en plus en danger de se faire menacer, intimider, tabasser par leurs élèves.

          - Ils risquent en début de carrière d’être envoyés dans des écoles ghettos de non droit où leur intégrité physique et mentale est exposée

          - les programmes d’enseignement sont imposés par les politiques qui se succèdent sans consultation préalable, en toute ignorance de cause. Celà provoque le gachis que l’on sait. Montée d’un quasi analphabétisme, ignorance des règles de calcul etc.

          - les infrastructures scolaires sont archaïques, vétustes sauf dans les établissements pilotes

          Voilà où nous en sommes arrivés ! Et il faut prendre conscience que le microcosme de l’école n’est que le reflet de la société toute entière. Autorité, respect, civisme, gouvernance rationnelle ont depuis longtemps disparus.

          Sommes nous encore capables de réagir ? Le doute est permis...


          • faxtronic (---.---.127.45) 9 février 2007 12:48

            C’est un gros probleme, l’educatin, dans beaucoup de pays. la situation est la meme au Japon, les memes problemes, les meme indignation. Reponse de Mr Abe (premier ministre) : retour des chatiments corporels. Bof moyen je trouve. De plus il faut avoir qu’au japon les profs ont autorité sur les eleves en classe et hors de la classe, meme dans la rue un dimanche. Neamoins, la jeunesse japonaise est assez desenchantée : avant il y avait une preparation intense, mais un emploi a vie a la clef et zero chomage : motivant. maintenant c’est la competition intense, avec en echange plus de securité. Donc les jeunes se tournent vers autre choses, differentes facon de vivre, au grand dame du reste de la societe.


            • pôvredenous (---.---.4.237) 9 février 2007 19:46

              Ah les maîtresses éducatins,on en sort jamais !


            • equité (---.---.31.8) 9 février 2007 19:45

              Le premier budget est les sommes colossales donner aux entreprises. Je prefers voir mes impôts servir à l’éducation nationale qu’à de vulgaires commerçants. L’avenir c’est la connaissance pas le coup de tournevis.


            • Fred (---.---.222.36) 10 février 2007 12:17

              c’est pas des sommes versees mais des baisses de charges, cet argent est cree par l’entreprise.


            • Grosse Patate (---.---.144.163) 9 février 2007 13:04

              « Comment a-t-on pu espérer amener 80% des jeunes au baccalauréat sans baisser le niveau de ce diplôme et sans augmenter à proportion le budget de l’éducation ? »

              Heu ? Vous avez vu l’explosion considérable du budget de l’éducation en 30 ans ??

              Il est au maximum possible, l’Etat n’a plus les moyens, et n’ira pas plus loin.


              • ZEN zen 9 février 2007 13:18

                @ Christine, bonjour

                Bon courage. Il ne faut pas rester seule. Voilà un lien qui peut peut-être vous aider :

                http://www.sauv.net/


                • Higgins (---.---.6.24) 9 février 2007 13:25

                  Constat édifiant sur le bateau ivre qu’est devenue l’(In)éducation nationale. Je ne crois pas que c’est en faisant grève que vous gagnerez le nécessaire respect que vous êtes en droit d’attendre des élèves et de leurs parents.

                  Higgins


                  • equité (---.---.31.8) 9 février 2007 19:49

                    Ne pas faire grève et faire quoi, laisser l’éducation entrer dans le mur ? Peut être, la renaissance vient du chaos, Tatcher l’avait bien compris, détruire l’économie de son pays , ça a permis une nouvelle croissance (mais sans elle, ouf.) Bref, à part la grève il n’y a sans doute aucun autre moyen, je ne pense pas que les profs ont grand chose à attendre des parents.


                  • Darkfox (---.---.141.125) 9 février 2007 14:00

                    Pour reprendre votre article, vous omettez la bête noire ... l’administration de l’éducation nationale ! car c’est là justement que ce joue en fait le vrai débat.

                    Il y a trop d’administratifs... et bien entendu quand on doit supprimer des postes et que vous êtes dans l’administration quel est votre choix :

                    - je vire du personnel administratif, cela se verra peu mais me donne plus de travail..

                    - je vire des profs qui vont se voir et qui feront manifester les gens et donc je recupère des sous et l’éducation nationale en ressort la grande persécutée.

                    De plus, l’IUFM et les principaux dirigeants d’école sont contre des réformes afin de garder leur petits pouvoirs ( exemple de faire une unversité géante sur Paris avec des moyens énormes quelques économies de personnel qui seraient renvoyer en investissment et toujours refuser car les présidents d’unversités perdraient leurs postes..)

                    Donc à l’heure actuelle, je pense qu’une réforme devient évidente et que cette fois il va falloir y aller de manière directe.. et ca ne plaira sans doute pas.

                    Sinon pour l’éducation des enfants.. Ils seraient bien qu en classe on est le droit de coller des baffes et des punitions et que les parents suivent cela plutot que de contester (déjà vu des parents débiles engueuler une prof parce qu’elle avait donner une punition à leur gamin qui semble bien être un petit perturbateur..)

                    Enfin bref de toute facon, le prochain président devra faire des réformes sur le status de fonctionnaire car la fracture devient immense !


                    • Floruf (---.---.123.101) 9 février 2007 16:37

                      ...je suis assez d’accord avec vous ! Je n’ai que 30 ans mais on peut dire que j’ai tout de même connu les techniques pédagogiques à l’ancienne (assez musclées par rapport à aujourd’hui) dès le CP ,l’instituteur d’alors ne se genait pas pour nous mettre 1 ou 2 calottes quand ça ne filait pas droit ! C’est vrai qu’on avait un peu l’impression de partir au front en entrant en classe mais résultat : tout le monde savait lire et compter en sortant de cette année !


                    • çassetient (---.---.4.237) 9 février 2007 17:21

                      çassetient, çassetient, çassetient, çasset... smiley


                    • un passant (---.---.19.243) 9 février 2007 14:04

                      Malheureusement, si votre article pose le doigt sur un problème juste, les solutions seraient avant tout de baillonner une bonne fois pour toutes les idéologues de l’admnistration du mammouth, ses « penseurs » (ceux qui ont pondu les « apprenants » pour « élèves ») et les syndicats avec eux...

                      Ce n’est pas le Ministre qui fixe le programme, mais bel et bien les « penseurs » de l’Ed’Nat, qui sont là depuis trente ans (sauf que ces penseurs, si l’on se fit aux ouvrages d’enseignants, ont rarement, voir jamais enseigné ; ils oublient que penser, c’est bien, mais la pensée se nourrit d’action et non l’inverse)...


                      • Hal Eurode (---.---.118.66) 9 février 2007 14:21

                        Je trouve particulièrement dégueulasse tous ces commentateurs qui disent gagner moins que ces 1400 Euro et travailler plus (Sous-entendu : de quoi vous plaignez vous ?).

                        Le CAPES est un concours ouvert à tous les titulaires d’une licence (Sauf dans le cas de SVT où c’est une maîtrise).

                        Pourquoi ne passent-ils pas le CAPES, voir l’agrégation ?

                        D’autre part, je connais un jeune enseignant de SVT qui prépare de super cours et réussi en pratiquant l’inverse du pédagogisme régnant : Eh bien, il les fait ses 60 heures.

                        Hal smiley


                        • levoisin (---.---.84.10) 9 février 2007 14:29

                          Je comprends votre point de vue et votre idéalisme mais j’aimerais que vous compreniez le mien :

                          - je ne pense pas que le rôle de l’Etat soit de faire accéder les jeunes à l’état de citoyens avisés et responsables. Le rôle de l’Etat est d’appliquer la justice, même l’école sort en fait de son domaine régalien. Nous sommes une démocratie qui a décidé que l’Etat, en plus, assurait l’enseignement gratuit pour tous les enfants et adolescents. Mais il ne faut pas lui demander d’être également le garant de la conscience des élèves. C’est le rôle de la société publique et des parents qui sont seuls capables, par l’exemple, de transmettre les valeurs morales, fussent-elles républicaines et laïques.

                          - quant à la solution évidente de l’augmentation de moyens et de l’encadrement adulte pour améliorer la qualité des échanges entre élèves et professeurs et réduire les violences scolaires, franchement cela sonne exactement comme la solution évidente de l’augmentation de moyens et de l’encadrement policier pour améliorer la vie dans les cités-banlieues-qui-vont-mal et réduire les violences et la délinquance. La police de proximité a coûté beaucoup pour des résultats mitigés. Je crains une nouvelle dépense inutile similaire au niveau de l’Etat.

                          - Par contre, je suis de votre avis sur le problème du redoublement et surtout de l’apprentissage en section primaire. Notre ministre de l’éducation nationale (que j’aimerais tant voir renommer enseignement public) a lancé des réformes à ce sujet, de manière fort directive certes, mais j’espère que vous soutiendrez ce type d’initiatives.

                          - Par expérience, je doute très fortement de l’efficacité des passerelles que vous voyez partout. Si elles doivent formellement exister sur le papier pour traiter les rares dossiers d’élèves qui peuvent reprendre un cursus normal, il vaut mieux envisager le cas quasi-systématique où cela est impossible. Dans ce cas, plutôt que de vanter les passerelles, il serait plus utile de mettre en place un enseignement technique qui donne de vraies compétences métier et donc modifier les BACs pros dans cette optique, quitte à voire les BTS ne recruter que des BACs classiques.

                          Cordialement


                          • schroen (---.---.175.112) 9 février 2007 14:55

                            Encore un article dont le fond de commerce est encore basé sur les revendications annuelles des profs...

                            Gagner 1400€ c’est po normal !!! Et bah ma petite, bouge tes petites fesses de ta classe et tu verras ce que vont te faire des semaines à 5O heures de travail pour le même tarif...et là pas de pause tte les heures...

                            Il devient insupportable à l’ensemble des français d’entendre vos jérémiades à longueur d’année, à longueur de septennat ou de quinquennat...

                            Horaire plus que tranquille, des vacances toutes LES 5 SEMAINES, oui vous avez bien entendu toutes les 5 semaines, 1 journée et demi d’absence NON JUSTIFIEE PAR TRIMESTRE !!!!!! Plus les cours au black le week-end ou en centre de formation pour adulte... Vous n’êtes pas à plaindre...

                            Le problème vient que cette profession (ou maladie a vrai je ne sais plus quoi penser) est gangrené par l’extrême gauche et ses concepts de toujours plus. A les écouter, on devrait leurs donner la légion d’honneur et un mois de vacances supplémentaires...

                            A oui, j’allais oublier l’épineuse question de la préparation des cours et de la correction des copies !!! Mais laisser moi rire franchement, plus d’orthographe, plus de dissertation, et les programmes de math et d’histoire qui changent chaque année... La faute à Jack Lang qui revisionne l’histoire à lui tout seul peut être...

                            Bref, vous me dégoûtez Madame, faire vos jérémiades parce que vous gagnez seulement 1400€ en début de carrière en comparaison de tout les bac+5 qui bossent pour le SMIC me semble très déplacé...

                            Retourner dans votre caste, vu que de toute manière il paraîtrait que les profs se reproduisent ensemble...

                            Schroen

                            Qui aime entendre se plaindre des gens qui bossent peu, gagnent pas trop mal leur vie et qui en plus auront un taux de retaitre supérieur...


                            • Gnole (---.---.192.187) 9 février 2007 15:41

                              Encore un qui est sorti de l’école sans savoir lire... ou alors il n’a pas lu l’article ?


                            • schroen (---.---.175.112) 9 février 2007 16:41

                              Merci Actias, tu as déjà du lire mes interventions donc je suppoose que tu sais que j’ai bien galéré des années avec mon Bac+5 au SMIC.

                              Ce qui m’enerve par dessus tout, c’est les jérémiades chaque année, les grêves plus ou moins suivit, y en a marre, un de ces quatre les salariés du privé vont manifester contre les grêves à répétitions et là il y aura du grabuge...

                              De plus, si c’est un sacerdoce vous êtiez au courant, moi je reve de vous entendre vous plaindre...

                              Des mauvais profs y en a foison en particulier dans le domaine des langues vivantes...et dans le primaire, je vais vous conter l’histoire du prof de maternelle qui faisait la sieste avec ses élèves...

                              Bref, marre de voir ces pulls jackards semelles crepé, braillé parce qu’ils ont une retraite plus importante et plus jeune que nous... des salaires de débutant à 1400€, c’est ce que je gagne en tant que cadre (avec des primes mais bon vu le ratio horaire/paye et prime, je suis au niveau d’un mineur dans les mines de sel au paraguay), bref marre d’entendre ces nombrilistes pleurnicher sur leurs avantages...

                              Schroen en futur retraite à 67 ans


                            • dscheffes (---.---.26.14) 9 février 2007 17:29

                              attention : les maladies psychiatriques -comme toute autre maladie- évoluent. Il me semble que chez vous une prise en charge d’urgence s’impose !!!


                            • armand (---.---.220.71) 9 février 2007 23:08

                              Eh ben mon petit, va passer un concours, certainement inaccessible compte tenu de l’intelligence de tes propos, et puis va porter la bonne parole à une classe du 93 qui attend ta première défaillance pour se déchainer. Et puis on t’entendra.


                            • Bob (---.---.59.15) 9 février 2007 14:56

                              Avec un copain on était dans le métro hier quand des grévistes enseignants sont passés. On s’est dit : sécurité de l’emploi, retraite, salaire, syndicat pour les défendre ... Nous, bientôt diplomé bac+5, tout l’inverse.


                              • Muthesbest (---.---.197.211) 9 février 2007 15:11

                                J’ai eu droit aussi à des cours affolant de « lentitude » et de brassage d’air professionnel. Je tiens à souligner qu’il y en a qui laissent tomber...avant j’avais du mépris pour eux, maintenant que j’en fait parti j’ai du mépris pour moi. Parvenir à obtenir le concours est déjà bien, jongler avec les impératifs du métiers est une obligation : vous avez signé, c’est pour en chier. Mais rassurez-vous, il existe des cliniques « sponsorisées » par l’Etat pour profs dépressifs et suicidaires, si si ! Alors il faudrait cesser de battre sa couple pour une dérapage contrôlé qui est né bien avant vous... J’ai 30 ans aussi, passé le CAPES 7 fois, vécu avec les minimas sociaux pendant et maintenant, le tout avec une grosse impression de casseroles qui brinquebalent derrière moi. Un conseil : faites votre boulot, faites-le bien. Dites-vous que vous n’êtes pas seule mais que pour avancer c’est chacun pour soi. Ca se saurait si le travail en équipe efficace et détendu existait : lors d’un de mes derniers contrats en école primaire, j’ai vu une instit’ qui bataillait avec l’administration pour rejoindre son compagnon à la prochaine rentrée...quand elle a vu que ça sentait le roussi pour elle, elle s’est syndiquée et la dernière fois que j’ai eu des nouvelles d’elle...elle était dans une école juste à côté du boulot de son fiancé. Alors à quelle administration se vouer et laquelle fustiger ? Entrez dans le débat, engagez-vous syndicalement, politiquement : votre ridicule petite voix de jeune prof fraîche émoulue de l’IUFM ne vaut pas tripette même si comme vous dites vous être beaucoup à penser pareil. Personne ne prendra l’étendard de la passionaria de l’Educ’ Nat’...


                                • O.Z.Acosta (---.---.144.100) 9 février 2007 15:12

                                  Allez donner des cours à des gamins et après on reparlera des 1400 €.

                                  Vous ne pouvez rien savoir du boulot de prof. Quand au stagiaire bac +5 allez-vous en prendre au MEDEF et au Administration qui signe les stages.

                                  La grève d’hier est bien sur un montage des syndicats de fonctionnaires mais le malaise de l’éducation nationale vient du fait que le pouvoir d’achat de cette administration fond comme neige alors que les responsabilités sont de plus en plus importantes.

                                  Les salaires de la fonction publique c’est comme dans le privée regardez les salaires de nos dirigeants et après on verra.

                                  Un fonctionnaire au ministère coute 20% de plus, logement de fonctionn prime de fonction ....

                                  Quand au niveau, pour que des étudiants y arrive la CE à été obligé de crée le LDM car l’echec scolaire universitaire été de 75% en première année. Pour arrivé à 80% au bac il a fallu baisser tellement le niveau que cela devient navrant.

                                  Z


                                  • (---.---.30.92) 10 février 2007 14:25

                                    mais tu crois que le LMD change le taux d’échec ? belle naïveté ! il a été fait uniquement pour qu’il y ait cohérence européenne entre les diplômes !


                                  • Nathanael (---.---.252.222) 9 février 2007 15:22

                                    - On n’a pas dit de quoi vous plaignez vous, mais seulement que question salaire, il faut savoir relativiser... le smic c’est environ 1000 euros par mois, donc déjà ca refroidit les ardeurs... et tout le monde est dans le même cas (payer un loyer, la caution etc...)

                                    - Oui le concours est ouvert à tout le monde et il est NATIONAL.... faut pas râler si on est expédié à l’autre bout de la France...

                                    Après il faut arrêter aussi de croire qu’avec BAC+18 sans expérience professionnelle on va gagner des millions.. ça aussi c’est un sacré défaut français... On rame tous au départ !

                                    Il faut remotiver les parents, point barre.. et de toutes les manières que ce soit ! (perso si mon fils fait une connerie à l’école, en plus de la punition qu’il a déjà eu, il se reprend une sacré enguelade... Je soutiendrais toujours l’enseignant, et j’irais pas lui mettre un couteau dans le dos.....)


                                    • Bruno (---.---.109.53) 9 février 2007 16:04

                                      les profs me donnent envie de vomir... meme pas envie d’essayer de leurs expliquer


                                      • Cyrrus Smith (---.---.73.9) 9 février 2007 16:12

                                        J’ai l’impression d’avoir enseigné dans les mêmes établissement, et pourtant c’était en province.

                                        La question des salaires et du statut. Je lis des commentaires affirmant que finalement ce n’est pas si mal et que biens des gens ont moins. Cela ne retire rien à la difficulté de s’établir avec 1300 eurs par mois, et même de faire vivre une famille avec un salaire de prof. Ce n’est pas parceque dans le secteur privé les gens sont de plus en plus exploités et fragilisés que l’on doit exploiter plus et fragiliser les enseignants, au contraire. Leus conditions servent de point de comparaison et permettent une légère pression positive sur les conditions de recrutement des jeunes diplomés. En fait il faut se battre non pour diminuer les conditions des fonctionnaires, mais augmenter celles des autres. Avec quels diplômes ? Pour les jalous des enseignants, avez vous travaillé à l’école ? Avez vous choisi des filières où on peu avoir le bac sans travailler (enseignement technique ou je travaille) ? Si vous êtes jalous, le concours est ouvert à tout le monde. Il « s’uffit » d’avoir une licence (Capes) ou une maîtrise (Agregation). Montrez que vous êtes aussi qualifiés et passez le !

                                        LES MOYENS. Il est vrai que léducation nationnale est un très gros budget avec pas mal de gaspillages. Mais comme à l’hopital, ou pour la police, il y a quand même manque de moyens aux niveau des soutiers, de ceux qui font fonctionner la machine et permettent au bateau France de ne pas couler. L’enseignement est le métier le plus productif qui soit pour le pays. C’est le niveau d’éducation qui fait la différence entre pays plus que les richesses du sous sol. Il est donc légitime d’investir dans l’enseignement. Mais il faut aussi savoir se limiter à ce qui est possible. On ne peut pas augmenter le budget de l’éducation nationnale, et surtout pas en prenant sur la Défense ou 1/3 au moins du matériel est inutilisable faute de mouens d’entretiens. Bien sur, par moment je me dit que l’on pourrait augmenter les impots de ces pauvres riches, mais ce n’est pas à la mode.

                                        UNE AUTRE ORGANISATION. Ce que je ne peut m’empécher de remarquer, surtout au collège, et surtout en collège de ZEP, où j’ai aussi enseigné, c’est que le système n’est pas fait pour fonctionner. C’est mission impossible. Démagogie envers les associations de parents d’élèves ? Achat de la paix sociale en livrant les enseignants comme victimes sacrificielles ? Délitement de la société, explosion de la famille plus décomposée que recomposée ?

                                        Sabordage de l’institution pour mieux privatiser et mieux organiser une société de castes ?

                                        Je crois surtout à cette dernière hypothèse, mais l’avant dernière a son importance, surtout dans les parties fragiles de la population.

                                        En attendant, le souvenir le plus aïgu que j’ai de mon passage en ZEP est de n’avoir pas pu aider ceux qui veulent s’en sortir par l’éducation, alors que souvent ils(elles) vivent des histoires à la Zola à la maison, quand il y a une maison.

                                        EXCLURE LES VOYOUX. Je ne pouvait les aider à cause du sur-effectif réel, d’une mauvaise organisation (TP de sciences en classe entière), mais surtout à cause de quelques voyoux précoces qui cassaient l’ambiance des classes pour attirer l’attention sur eux et partager leur désérence. Il faut bien se rendre compte que pour ces voyoux il s’agit de propager leur échec pour se sentir moins seuls. Ils empèchent l’accés des autres à la connaissance, et ne s’en sortirons pas eux même par le système scolaire. On me dit parfois, que les structures étant pleines, il vaut mieux qu’ils soient en classe qu’à faire des bétises dans la rue. Et bien justement je préfererai qu’ils soient dans la rue ou au moins il y a encore quelques éducateurs formés à accueillir ce public. De toutes façons l’expérience et le témoignage de mes collègues agés m’a appris que la réalité est affreusement déterministe et conformiste pour ces jeunes « à gros problèmes ». la plupart finirons en prison, et le système scolaire n’y peut rien ou presque. Je suis donc pour leur EXCLUSION DU SYSTÈME. Et oui. C’est innaceptable pour beaucoup d’enseignants, mais il faut savoir se rendre compte de ses limites. On ne peut sauver les gens malgrès eux, et surtout cela empêche de donner leur chance à ceux qui la réclament et qui souffrent des agressions verbales et physiques de ces voyoux.

                                        Bien sur il faudrait prévoir des structures adaptées pour eux mais surtout agir en amont du problème. j’en parle plus bas.

                                        Je remarque aussi que une fois exclus les voyoux, une bonne partie des jeunes sont simplement sans grand atrait pour nos connaissances académiques. On nous dit qu’il faut trouver des méthodes originales, plus expérimenter (en sciences), etc..

                                        Remarque : un système ou seuls les enseignants géniaux sacrifiant leur vie de famile en préparations et animations extra-scolaires peuvent réussir est il fait pour fonctionner ? Ne faudrait il pas un système ou même des enseignant « normaux » peuvent enseigner ?

                                        Le collège est une étape fondamentale pour l’enseignement. les élèves ne travaillent plus au Lycée, surtout en lycée technique, parce qu’ils ont perdu l’habitude de travailler auparavant et parce qu’il n’y a pas de relation de cause à effet entre réussite, passage dans la classe supérieure, et travail.

                                        QUELQUES SOLUTIONS. Des étapes repères. Instituer quelques règles simples qui ré-affirme la validité, l’importance, d’avoir un niveau minimal de connaissances et de savoir-faire..

                                        Par exemple, on ne doit plus passer au collège sans savoir lire et écrire. Ce qui veut dire avoir des structures adaptées, donc des moyens pour cela. Certains de ces moyens peuvent être libérés par la baisse d’effectifs conséquente en collège, mais surtout il s’agit là d’un travail d’instituteur, pas de professeur certifié ou agrégé, et je ne dévalorise pas du tout par là le travail d’instituteur, au contraire ! J’ai connus de vieux paysans qui avait quitté l’école à 14 ans après avoir passé le certificat d’étude, qui étaient plus compétent en orthographe, calcul mental, unité de mesures (système métrique) que la plupart de mes élèves.(et moi pour l’orthographe !).

                                        On devrait pouvoir suspendre le passage au lycée ou en LP à la réussite au brevet des collège sur décission du conseil de classe et d’orientation de fin de 3°. Dans le cas d’un élève qui n’a pas fait preuve de sérieux, la mention << doit faire ses preuves à l’éxamen>> ne me parît pas obscène.

                                        UN SYSTÈME D’OPTIONS. Maintenant il faut tenir compte aussi des voeux et des centre d’intéret des élèves. le monde a changé et on ne leur impose plus comme autrefois de suivre des matières vers lesquelles ils ne se sentent pas d’attirance. J’enseigne la physique, mais ce que je dit est valable pour d’autres matières comme les sciences naturelles (SVT), la technologie, etc.. Je suis absolument convaincu que l’on ne peut être un citoyen complet au XXI° siècle sans un minimum de culture scientifique et technique. On n’aborde pas notre époque avec des conceptions, une vision des choses datant du XVI° siecle. (Les 4 éléments, l’astrologie, et autres fariboles). Cependant force est de constater que l’enseignement des sciences n’est pas passionnant pour beaucoup d’élèves, et ce quelque soit la méthode. On peut multiplier les éxpériences, les travaux pratiques, la main-à-la-patte, etc.., certains n’en retirerons que l’amusement de tripoter des objet et obtenir des effets. Surtout il y a ce problème de moyens pour enseigner.

                                        Mon idées est la suivante : Faire de l’enseignement de plusieures matières des options, comme le latin. L’élève choisi un nombre minimum d’options, qui ne sont pas forcément les même d’un niveau à l’autre. Ces options comptent pour le dossier de passage au lycée ou au lycée professionnel. Ce qui veut dire concrètement qu’un élève qui veut aller dans une formation administrative aura tendace à s’inscrire en langues, et un élève qui veut aller dans une formation scientifique ou technique ira en sciencers. Ce peut aussi être l’occasion de tester différentes matières mais dans de vraie conditions d’apprentissage et d’auto-apprentissage. Ces options doivent se faire l’après midi en groupe de 12 élèves maximum, autour d’un professeur par scéances de 1heur30. On aurra donc un découpage des 4 après midi en 2 scéances de 1h30 au lieu de 3 scéances de 1h. C’est mieux pour ranger le matériel... Dans ce cadre on pourra faire de véritables groupes de travail ou l’enseignant sera là pour guider un véritéble auto-appretissage. Le but n’étant pas de suivre forcément un programme détaillé, mais de choisir des sujets de découverte par l’expérience et le cours, dans une liste pré-établie, liste pouvant être complétée si les élèves trouvent et demandent un sujet particulier, en accord avec l’inspection, qui aura alors un rôle de conseil (enfin) et de validation des sujets.

                                        On peut laisser quelques heures pour des savoirs de bases obligatoires, mais je pense que cela ne prendrait moins du tiers des horraires actuels en physique. le reste serait donc en option.

                                        Un enseignement optionnel, cela veut dire moins d’éleves, mais plus motivés et étudiants dans de bonnes conditions. Je suis prét à pariert qu’il y aurra quand même suffisament d’élève à choisir la physique, qui ne sera pas alors moins attirante. On a généré son enseignement obligatoire en classes surchargées au collège pour provoquer des vocations de scientifiques quimanquent au pays. c’est un échec constatable.

                                        EXEMPLE FINLANDAIS. Cette méthode s’inspire de l’exemple finlandais, ou il n’y a pas de notes au collège. Les élèves font essentiellement des exposés devant leurs pairs, aidés par les enseignants. Le système est fait pour que les faibles soient aidés par les forts (chez nous certains faibles agressent les forts).

                                        Ce système fait fantasmer nos pédaguogues, mais de l’aveux même des finlandais (interview sur ce sujet de Linus Thorwald, l’inventeur de Linux), ce système est difficilement transposable ors de finlande. Un inspecteurs de physique d’une autre académie, donc avec qui j’ai pu librement converser, m’a simplement raconté qu’en finlande les populations en grandes difficultés ont été considérées comme malades, et prises ne charge comme telles. En 25 nas le problème a été résolu. Mais la Finlande est un petit pays, égalitaire, avec peu de différences de revenus (1 à 4) et peu d’immigration. Chez nous manifestement la société est moins solidaire, moins égalitaire, et si ont résolvait le problème des milieux en grande difficulté, l’immigration re-remplirait le réservoi. Ce n’est pas du racisme. Les immigrés de l’avis de collègues marocains ou africains, ne sont pas tous l’élite intelectuelle de leur pays. De plus on observe que l’immigration en soit amène des problème. Combien d’enfants étaient des élèves sages dans leur pays, et deviennent turbulent chez nous. J’ai eu plusieurs témoignage de punitions corporelles très fortes en Afrique , est cela qui leur « manquerait ». Un autre témoignage : des collègues maliens ou tchadiens sont chaque jours désolés d’entrendre des élèves dire <>. peut être les même que ce qui me disent <>. je vous laisse deviner la tête des artisans auquels je raconte ça.

                                        On doit tenit compte de cette réalité.


                                        • Cyrrus Smith (---.---.73.9) 9 février 2007 16:28

                                          Les citations délèves ne sont pas passées. Mes collègues africains entendent : Ce n’est pas la peine de travailler à l’école. Il n’y a cas aller travailler en France.

                                          Moi j’ai entendu : Ce n’est pas la peine de travailler à l’école. Il n’y a cas aller en apprentissage.

                                          ceci chaque année. La dernière fois c’était à l’occasion d’une révision du système métrique.


                                        • Cyrrus Smith (---.---.73.9) 9 février 2007 16:42

                                          Question des salaires.

                                          Quand j’ai commencé en 1986, j’était maître auxiliaire et à peine plus payé que le smic avec bac +4, mais je voyais de nombreux camarades ex étudiants commencer avec plus du double, et beaucoup de jeunes BTS commencer avec un salaire supérieur au mien de beaucoup.

                                          Depuis les salaires des jeunes, et des autres ont été laminé dans beaucoup de branches. On assiste à un écrasement de la classe moyenne. Ce n’est donc pas en rabaissant les salaires somme toute modestes de gens qui ont passé un concours difficile et qui demande beaucoup de qualification que l’on améliorera les choses, mais en donnat de l’espoir aux gens en augmentant les salaires de ceux qui ont faiit l’effort d’acquérir une vraie formation.

                                          Pour cela il faut que nos biens soient fabriqués chez nous et pas en Chine.


                                        • (---.---.30.92) 10 février 2007 14:28

                                          encore n’importe quoi ! une pression positive sur les salaires, mais dans quel monde vivez vous ? ces salaires qui les payent ? c’est pas sur le travail des autres que l’on trouve l’argent pour vous payer ?


                                        • ZeusIrae (---.---.209.130) 9 février 2007 16:21

                                          Bon on a va pas repassé sur les 1400 euros,je crois que certain nombre de commentaire ont montré à quel point c’etait agaçant.

                                          La fameuse solution m’a l’air plus que douteuse.C’est tout de meme le premier budget de l’Etat avec 65 milliard d’euro(soit 19,7% du budget de l’etat) dont 56 milliard pour l’enseignement scolaire(soit 85% du budget de l’EN).Le nombre d’employé s’eleve au chiffre giantesque 1 143 555 pour un chiffre tout aussi astronomique 12 111 900 eleves.

                                          Et ce n’est pas le seul ministere important de l’etat.L’interieur,la defense et bien d’autre ministere ont besoin de budget important pour remplir leur missions. Je ne suis pas certain qu’on puisse faire beaucoup plus sauf à transformer la france en caserne. La voie à explorer est la reorganisation(vive la LOLF).


                                          • jujubinche (---.---.162.94) 9 février 2007 18:36

                                            12 élèves pour 1 personne en permanence.

                                            Est ce beaucoup ou peu ?


                                          • Gnole (---.---.192.187) 9 février 2007 20:53

                                            Sur ces chiffres, combien de proff, combien d’administratif ?

                                            Un des problèmes est sans doute la... Ensuite le premier poste de dépense de l’état ce sont les subventions aux entreprises et enfin en part de PIB consacré à l’éducation nous sommes loin des pays scandinaves...


                                          • ZEN zen 9 février 2007 21:40

                                            @ Gnole

                                            Pertinente mise au point.En précisant bien que certaines aides aux entreprises sont rarement transparentes et suivies...


                                          • (---.---.216.46) 9 février 2007 22:46

                                            comme je l ai dit plus bas , chercher il y a les liens il y a 1 millions de prof 286 milles « encadrement orientation etc... »


                                          • O.Z.Acosta (---.---.144.100) 9 février 2007 16:35

                                            Par contre on peut réduire les ministères, vous savez toutes ces jolies têtes pensante qui ont détruit la France.

                                            La concentration des pouvoirs autour de Paris devient vraiement invivable. De plus ils sont tellement nombreux qu’ils se reproduisent en région donc l’administration devient de plus en plus lourde et même le fonctionnaire le plus courageux et le plus motivé du monde ne sait plus où il habite.

                                            IL faut faire une vrai décentralisation car le cout de la vie parisienne de l’état me fait penser à l’ancien régime et tout le monde sait comment ca se termine.

                                            Il ne faut centraliser que les missions régalienne de l’état à savoir l’éducation, la sécurité, la défense. Tout le reste peu se retrouver en région mais avec l’argent qui va avec car à l’heure actuelle on paie à la fois pour la vie de chateau à Paris mais aussi pour les régions et les départements. Donc payer 2 fois l’entretients des routes nationales qui ont été transféré au région c’est un fois de trop où est passé l’argent ????

                                            Z


                                            • allonsenfants (---.---.4.237) 9 février 2007 17:27

                                              à cette jeune enseignante : agoravox, dans son infinie bonté, tient à disposition des enseignants, des capsules de cyanure de potassium, pour ceux qui veulent en finir...

                                              Sinon, écouter les conseils de Zen....

                                              Sinon, prendre rendez-vous avec Zidane, pour un cour de coups de boule....


                                              • Piah (---.---.65.30) 9 février 2007 17:39

                                                Le problême il est pourtant simple...

                                                Le programme scolaire est à chier, moi pour ma part je sors d’un BAC+5 et pourtant je n’ai appris qu’un ramassis de conneries qui ne me serviront jamais.

                                                Seule mon année de MASTER a été enrichissante avec des cours qui ont vraiment servi à quelque chose (bilan de compétence, actualité internationale, création reprise et transmission d’entreprise, culture générale...)

                                                L’école n’est elle pas censé permettre l’éveil de soi au monde qui nous entoure ? La faculté à penser par soi même ? Permettre le développement des talents et aptitudes de chacun ?

                                                Au lieu de ça, le système éducatif est basé sur un système archaique de notation ou en fontion d’un chiffre sera décidé l’avenir d’un gosse. A notre époque bordel on croit rêver...

                                                On les gave comme des baudruches de données, de dates, d’infos, de règles...L’enseignement Français est un formatage en règle. On crée des moutons. La seule capacité que l’on developpe chez ces gosses c’est celle d’apprendre par coeur.

                                                Ne vous étonnez pas que cette jeunesse apprenne la vie dans la rue car c’est bien plus proche de la réalité que vos théorêmes qu’un gosse de 12 ans n’a que faire.


                                                • Cyrrus Smith (---.---.73.9) 9 février 2007 18:32

                                                  Le programme scolaire est à chier, moi pour ma part je sors d’un BAC+5 et pourtant je n’ai appris qu’un ramassis de conneries qui ne me serviront jamais.

                                                  Seule mon année de MASTER a été enrichissante avec des cours qui ont vraiment servi à quelque chose (bilan de compétence, actualité internationale, création reprise et transmission d’entreprise, culture générale...)

                                                  Ça bien sûr s’il ne faut apprendre que ce qui servira à un jeune commercial aux dents longues pour faire de la tune en Entreprise, nous sommes effectivement hors jeu.

                                                  Mais faut il apprendre seulement ce qui va servir ?

                                                  Savoir que la terre tourne autour du soleil sur une élipse, ne sert strictement à rien sauf pour quelque centaines de chercheurs sur terre. C’est pourtant un savoir essentiel car il change notre vision du monde. Sans la révolution copernicienne pas de technologie moderne en tout cas telle que nous la connaissons.

                                                  En fait j’observe que les savoir « qui servent », comme ce que l’on apprend en ateliers dans l’enseignement technique, est rapidement obsolète, et devient inutile en cas de réorientation, ce qui fait 8 bachelier sur 10 10 ans aprés avoir passé un bac technique.

                                                  Finalement l’apprentissage du raisonnement abstrait en math et en philo est bien plus utile, mais il est moins facile de s’en appercevoir.


                                                • ZEN zen 9 février 2007 18:51

                                                  Cyrrus Smith

                                                  « Finalement l’apprentissage du raisonnement abstrait en math et en philo est bien plus utile, mais il est moins facile de s’en appercevoir. »

                                                  Voila des propos de bon sens. L’apprentissage à l’abstraction et à la rélexion désintéressée est finalement, paradoxalement, trés formateur ,utile à terme...quand il est bien fait.Ce qui est important n’est pas l’immédiatement rentable...


                                                • armand (---.---.32.89) 11 février 2007 16:51

                                                  Bizarre, on ne forme les mômes qu’à apprendre par coeur. Ah, si seulement c’était le cas ! Alors ils feraient moins de fautes d’orthographe ou de syntaxe, sauraient la différence entre Louis Philippe et Napoléon III, entre les Arabes et les Perses, pourraient situer la capitale de la Biélorussie, et j’en passe et des meilleurs !


                                                • Senatus populusque (Courouve) Courouve 11 février 2007 17:02

                                                  @ Piah :

                                                  « La seule capacité que l’on developpe chez ces gosses c’est celle d’apprendre par coeur. »

                                                  Il y a bien longtemps que cela ne se fait plus.

                                                  D’où sortez-vous ? D’un abri anti-aérien de la seconde guerre mondiale ??


                                                • (---.---.216.46) 9 février 2007 18:11

                                                  pour info au 31 janvier 2006 l’effectif de l’éducation nationnale est de 1279701 titulaires, stagiaires et non titulaires. dont presque 1 million d’enseignants... voir le lien ci joint (source l’éducation nationale)

                                                  media.education.gouv.fr/file/31/7/2317.pdf

                                                  par ailleurs l’insee nous annonce 15 millions d’élèves et étudiants...

                                                  http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp?tab_id=359

                                                  si l’on ne prend en compte que le nombre d’enseignats on arrive a .... 15 élèves par enseignants ... et il faudrait dédoubler ?? peut etre qu’une réorganisation interne plutôt que de demander plus de moyens serait judicieux smiley


                                                  • jujubinche (---.---.162.94) 9 février 2007 18:39

                                                    On remarque dans ces chiffres une grande efficacité de l’administration qui encadre le tout, et qui représente peu de monde finalement... non ?

                                                    Je ne suis pas sûr que cela soit un problème d’effectifs..


                                                  • Georges (---.---.98.92) 9 février 2007 20:41

                                                    Une réforme de fond, que n’interdit aucun texte, mais des usages et des syndicats ultra-conservateurs ( pourtant de gauche ) : le licenciement des fonctionnaires incompétents.


                                                    • Capesologue (---.---.187.156) 9 février 2007 22:12

                                                      "Le CAPES est un concours ouvert à tous les titulaires d’une licence (Sauf dans le cas de SVT où c’est une maîtrise).

                                                      Pourquoi ne passent-ils pas le CAPES, voir l’agrégation ?"

                                                      Bien dit, préparant le concours en Histoire Géo, je confirme, c’est pas de la tarte, les 1400 euros, nous ne les volons pas, loin de là.


                                                      • Calmos (---.---.218.66) 10 février 2007 03:18

                                                        Pourquoi vous faites gréve... ????

                                                        Moi je le sais....parce que vous etes fonctionnaire....

                                                        La dureté de votre métier est incontestable....OK....

                                                        Mais qui se soucie de ceux qui ne sont pas fonctionnaires et dont les conditions de travails sont souvent plus dures que les votres...

                                                        Votre article n’est qu’une demande de justification du fait que vous ailliez la possibilité de pouvoir faire gréve....

                                                        Les larmes que vous voulez me soutirer je les réserves pour le monde ouvrier....auquel j’appartiens.....

                                                        D’aucuns me répondront...« syndiques toi ...tu pourras faire gréve aussi ».....Ben voyons... !!!! Vous avez vu LES syndicats qu’on me propose..... ?????

                                                        En gros les memes que vous avez.....Tout est dit.....


                                                        • Senatus populusque (Courouve) Courouve 10 février 2007 03:30

                                                          Les profs de l’Education nationale font grève parce que ...

                                                          ...

                                                          ... c’est ce qu’ils savent le mieux faire.


                                                        • ZEN zen 10 février 2007 07:04

                                                          @ Courouve "Les profs de l’Education nationale font grève parce que ...

                                                          ...

                                                          ... c’est ce qu’ils savent le mieux faire."

                                                          Les profs apprécieront cette magnifique manifestation d’intelligence et d’ouverture d’esprit ,digne d’un beauf inculte.Pour qui roulez-vous ?


                                                        • Christophe (---.---.58.18) 10 février 2007 20:39

                                                          Les deux premières interventions font montre d’un niveau de responsabilité et de jugement qu’il n’est pas bon de transmettre aux enfants ! smiley


                                                        • (---.---.143.122) 10 février 2007 03:53

                                                          il parait qu’on le plus gros budget educ nat de l’europe. Le vrai problème c’est que les jeunes ont tous les droits et ils le savent. Va mettre une claque a un gamin, la prison c’est par là svp... Je dis pas que la violence est une solution mais des paires de claques, c’est bien la seule chose qui manque à la majorité de ces gamins. Après c’est sur si tu veux sauver des jeunes de 15 ans qui ne savent pas lire faut revoir autre chose. (differents horaires, differentes activités...)

                                                          Ensuite pour ceux qui aiment bien taper sur les profs, moi aussi ils m’énervaient un peu avant. Mais j’en connais maitenant et leur semaine elle fait 36 heures voir plus. Ensuite, chaque profession à ces problèmes. Les profs, c’est des gens qui eduquent tes gamins et si tu te dis qu’ils n’ont pas le droit de râler parce qu’ils ne peuvent pas faire leur boulot correctement, ben soit t’es jaloux, soit tu préfères sûrement instruire ton gamin en même temps que tu bosses...

                                                          Le problème est le même partout, il faudrait agir avec bon sens et discipline. Mais va dire ca aux parents, au rectorat, aux associations de toutes sortes qui sont justes là pour leurs propres intérêts ou celui de plus hauts placés.

                                                          Y a pas de miracle en France, la situation pourrira juqu’à la révolution.

                                                          Je suis dans un Lep et les gamins, l’école c’est pas leur monde, ils sont pas intéréssés d’un poil. D’autres sont là juste pour faire le souk, ca crient, ca hurle, c’est des animaux... Sinon y a ceux qui sont mieux en colle que chez eux et 90% ne sait pas lire ni écrire. Les jeunes d’origine étrangère sont pas intégrés, faut voir leur idée de la femme... Pour eux tu fais quoi, allez gamin va te prendre le choux pendant 8 heures... Ca rime à rien.

                                                          Il faut de l’autorité et un système qui permettent des approches selon le niveaux des gamins, il faut aussi que les parents soient éduqués... Après on verra plus clair.

                                                          Le problème de la répartition du budget Une salle informatique et internet pour les gamins avec des ordinateurs tout neufs, avant ils allaient au moins lire au cdi, pas de prof de musique donc pas de musique. Des equipes d’enseignant à sauvegarder donc on gruge les besoins en heures des gamins dans certaines matières (plus d’heures en electro(manque d’élève) pour garder un prof dans le bahut et pas de suplémentaire en francais ou autre...

                                                          Le problème est vaste et les gens de bonne volonté doivent renversé un système ou le contourné à leur risque et péril.

                                                          Simplix


                                                          • (---.---.143.122) 10 février 2007 03:57

                                                            des fautes à gogo, des phrases bancales et des « gamins » partout^^. Il est 4h00 du mat, ça vous va ?

                                                            Simplix

                                                            « Gamin ! Viens gamin, c’était pour rire ! Tu vas pas rester tout seul dans ce bois ? »


                                                          • Socrate (---.---.2.240) 10 février 2007 09:35

                                                            Courage Christine !

                                                            J’aime mon métier, j’aime les élèves, j’aime préparer des cours, j’y consacre en moyenne deux à trois heures pour une séance ,je travaille beaucoup à la maison le mercredi, le samedi matin, le dimanche matin, pendant une bonne moitié de mes vacances de Noël, de février, de Pâques et dès le 10 août environ, je m’y remets...

                                                            J’arrive chaque matin à 7 heures au collège pour tirer mes photocopies, pour préparer mes tableaux, mes rétroprojections , mes scénarios aussi pour les surprendre un peu, si possible !!!

                                                            Quand j’ai effectué 4, ou 5 ou 6 ou 7 heures de cours à me donner à fond, devant des élèves qui sentent bien mon rapport à ma discipline -l’Histoire/Géo- (capital ça !C’est 50% d’un capital de respect des élèves assuré)) bon :dans l’ensemble j’ai l’impression que tout s’est plutôt bien passé mais je suis vidé.

                                                            C’est comme autant d’heures de « scène » pour un chanteur ou un acteur de théâtre !

                                                            J’ai alors besoin de calme, de tranquillité pour corriger les copies, pour préparer ou réviser de nouveaux cours : j’ai besoin de quitter l’atmosphère hystérique du collège, les cris de ces ados, le stress des collègues, j’ai besoin d’être chez moi pour me repositionner afin d’être O.K le lendemain pour... EUX.

                                                            Il m’arrive alors aussi de téléphoner à des parents de chez moi pour leur demander de me donner un coup de main quand leur enfant m’a causé un souci : en général, ils apprécient car cela évite les longues prises de rendez-vous à établir sur le carnet de liaison, cela leur évite de venir au collège, cela permet de régler les problèmes « à chaud » et diminue les risques de malentendus.

                                                            Alors les 35 heures de présence de Ségolène au collège : ces heures je crois bien les effectuer dans le collège et en dehors du collège !

                                                            Et à tous ceux qui ici vomissent leur haine à l’égard des enseignants, je leur dis : mais si vous êtes jaloux : venez ! Venez au club !

                                                            Je vous cède mes chérubins pendant 1 mois : vous faites mon boulot pendant un mois ET APRES ON DISCUTE !

                                                            Je suis fatigué de voir tout le monde s’emparer de ce sujet en méconnaissance de cause.

                                                            Est-ce que moi j’irais dire au boulanger comment il doit préparer sa pâte ?

                                                            Est-ce que moi je vais quitter ma place de passager de l’Airbus pour aller expliquer au pilote le cap qu’il doit prendre ?

                                                            Le travail d’enseignant est un métier de pro : j’estime que je suis un pro et j’aime mon métier que j’ai effectué sous toutes les latitudes avec toutes sortes d’élèves.

                                                            Certes nous sommes tous passés par l’école, c’est pourquoi tout le monde se donne le droit d’en parler : mais nous n’y avons été qu’élève, ne l’oublions pas ou : parent d’élève .

                                                            Pas enseignant.

                                                            Certes nous avons tous eu, parfois, de mauvais enseignants et malheureusement, parfois aussi, une mauvaise exprérience de ces années : quand je rencontre les parents, intuitivement, en quelques secondes je sens quel a été leur vécu d’élève : et si je sens qu’il a été mauvais, je corrige, je ne cède en rien et je leur montre que je respecte leur môme et que je fais le maximum pour lui.

                                                            Courage Christine : on fait un beau métier, un des plus beaux qui soit.

                                                            Un de ceux encore où on reste en contact avec l’HUMAIN et quel Humain !!!

                                                            C’est un aîné qui te parle et qui a consacré sa vie à ça : l’enseignement.

                                                            Et qui partira à la retraite dans deux ans.

                                                            Et qui remercie toutes les petites têtes blondes et brunes, les gentils, les filous, les paresseux, les cossards, les rusés, les sympas : bref : tous ses élèves ! de lui avoir permis d’exercer cette envie de transmettre et la possibilité de rester VIVANT face à eux.

                                                            Sans jamais oublier qu’on n’enseigne pas seulement ce qu’on nous appris à être dans les IUFM ou ailleurs .

                                                            Mais qu’on transmet aussi ce que l’on EST EN PROFONDEUR.

                                                            Et que pour bien faire ce métier, il faut garder qq part, une âme d’enfant.

                                                            Courage Christine !


                                                            • ZEN zen 11 février 2007 10:02

                                                              @ Socrate

                                                              Bravo pour ce commentaire, pour ce témoignage, pour ce vécu. Belle réponse à ceux qui parlent de trés loin,ignorants des réalité,souvent par rancoeur. Ceux qui parfois supportent difficilement leurs enfants,leur cèdent tout, alors qu’il vous faut les faire vivre ensemble à trente...et plus , leur donner le goût de l’effort qu’ils n’ont pas reçu.


                                                            • Piah (---.---.65.30) 10 février 2007 09:48

                                                              L’école n’est pas si loin pour moi donc je sais de quoi je parle...

                                                              Le système éducatif Français est loin mais alors très loin des réalités...C’est pas une critique c’est un simple constat.

                                                              Les jeunes sont peut etre cons, mais ils sont néanmoins réalistes, ce qu’ils veulent c’est qu’on leur donne les armes pour se battre et survivre dans ce monde, est ce que l’école rempli ce rôle ? Désolé mais j’en doute.

                                                              Les jeunes profs ont une vision utopiste et divine de leur futur métier et ça m’étonne absolument pas qu’ils déchantent très vite.

                                                              Moi j’ai une profonde rancoeur envers ce système qui a broyé mon petit frère, ma petite soeur et la majorité de mes amis d’enfance. Les conseillers de désorientation sont des criminels qui gachent des vies ! On ne te donne pas de perspectives d’avenir, à aucun moment tes capacités peuvent voir le jour dans la masse informe, fade et inutile qu’on te fait rentrer de force dans le cerveau.

                                                              Moi je me suis fait tout seul, je ne dois rien à l’éducation nationale. Seuls mes profs de MASTER ont été un tremplin et une réelle aide pour le démarrage de ma vie professionnelle. Jusqu’à mes 17ans j’ai appris bien plus dans la rue que sur les bancs de l’école. C’est dans la rue que j’ai compris très jeune qu’ici bas, le fort encule le faible, et que si tu veux t’en sortir t’as intérêt à te battre et ne pas avoir peur de marcher sur les autres.

                                                              L’école est bien trop loin de ces réalités, elle persiste à croire et à vouloir inculquer aux jeunes qu’on vit dans un monde ou tout le monde peut s’en sortir, ou tout le monde est beau et sympa.

                                                              Les jeunes sont pas dupes, ne vous posez pas de questions pourquoi ils s’éduquent eux mêmes...


                                                              • Cyrrus Smith (---.---.73.203) 10 février 2007 10:03

                                                                C’est à dire qu’il faut enseigner aux élèves à être méchament compétitifs entre eux ? Récompenser les gros qui écrasent les faibles ?

                                                                Aller, monsieur le cadre dynamique aux dents longues, ecrit nous ton programme scolaire.


                                                              • ZEN zen 10 février 2007 11:21

                                                                @Piah

                                                                « Moi je me suis fait tout seul, je ne dois rien à l’éducation nationale »

                                                                Cela tient du miracle !...


                                                              • Christophe (---.---.58.18) 10 février 2007 20:49

                                                                Moi je me suis fait tout seul, je ne dois rien à l’éducation nationale. Seuls mes profs de MASTER ont été un tremplin et une réelle aide pour le démarrage de ma vie professionnelle. Jusqu’à mes 17ans j’ai appris bien plus dans la rue que sur les bancs de l’école. C’est dans la rue que j’ai compris très jeune qu’ici bas, le fort encule le faible, et que si tu veux t’en sortir t’as intérêt à te battre et ne pas avoir peur de marcher sur les autres.

                                                                Il est certain que l’on ne vous a pas appris le sens de la cohérence dans les propos ! Certes, cela n’est guère génant puisque la vie consiste à écraser les autres, plus faibles de préférence.

                                                                Dites-moi, simple curiosité, pour suivre votre Master, aviez vous des bases de raisonnement où sont-elles apparues par l’opération du saint esprit ?


                                                              • Piah (---.---.65.30) 10 février 2007 11:15

                                                                Mais c’est ça la réalité ! Faut se réveiller ! C’est le monde dans lequel on vit ! C’est moche, c’est laid, c’est immoral mais c’est comme ça ! Et plus vite tu te rentres ça dans le crâne plus vite tu t’adaptes !

                                                                Tout et tout le monde est en compétition permanente, mondialisation oblige. C’est pas moi qui fixe les règles du jeu, je préfère m’y adapter le mieux possible voilà tout ! Vous les profs refusez de voir cette réalité en face ! C’est pas parce que vous nagez à contre courant que les choses vont changer ! Adaptez vous bordel !

                                                                Je dis pas qu’ils faut récompenser le fort et laisser le faible de côté, je dis qu’il faut prendre ses gosses les yeux dans les yeux et leur dire qu’il n’y a pas de place pour les faibles dans ce monde ! Que seul les forts réussissent ! Et que vous allez faire tout votre possible pour leur donner les moyens de survivre et de se battre dans ce monde ou la moral n’existe que dans vos rêves. De toute façon vous voilez la face ne sert à rien, les gamins l’aprennent tôt ou tard ça ! Autant que ça se fasse lentement et honnetement par le biais du système éducatif.

                                                                A mois que vous ne formiez tous ces mômes à devenir fonctionnaires, sachez que la compétition sera omniprésente dans leur vie. Ne pas la regarder en face ne sert à rien. L’éducation nationale y est pour beaucoup dans le climat d’immobilisme et de résistance aux changements chez les jeunes.

                                                                Comment se fait-il qu’en France, un pays dans lequel la reprise et la transmission d’entreprise est un problême majeur des prochaines années avec les prochains départs massifs à la retraite, ne propose pas de formation des le plus jeune âge pour l’éveil entrepreneurial ? Pourquoi n’encourage -t-on pas les initiatives personnelles ou collectives ? Comment monter un business plan ? Comment gérer un petit commerce ? Faudrait peut etre pas oublier que les TPE/PME sont un formidable vivier d’emplois et un vecteur de dynamisme et de croissance dont nous sommes bien les seuls à ne pas profiter...

                                                                Voilà ce que j’apelle un enseignement proche des réalités, proche du monde dans lequel nous vivons. C’est peut être pas parfait mais ça sera toujours mieux que le système actuel qui est bord de l’effondrement et dont l’échec latent crève les yeux...


                                                                • filux (---.---.220.222) 10 février 2007 15:19

                                                                  Toujours ce même pretexte débile de prendre l’avenir de nos enfants en otage pour nous appitoyer sur votre sort. Comme dit mon camarade au dessus, c’est moche ! J’en entendais un chouiner l’autre jour parce que monsieur ne gagnait que 2000€ net par mois. Une véritable insulte a tous ceux qui triment dans le privé pour à peine la moitié. Heureusement que j’ai fait mon deuil des idéologies de gauche et que je n’ai plus à vous soutenir tiens. J’aurai encore du prendre sur moi.


                                                                  • Nathanael (---.---.252.222) 10 février 2007 16:03

                                                                    ceux qu’on peut reprocher à ces grèves aussi, c’est de nous prendre en otages, nous parents.....

                                                                    Vous voulez manifester votre colère ? faites le, les samedis, les dimanches, pendant vos vacances.. etc.....

                                                                    Parce que personnelement dès que j’entends grève, je ne vois que les frais supplémentaires que cela va entrainer... (embauche d’une nounou, ou prise de jours sans soldes, ou magouille avec le médecin pour avoir des jours enfant malade etc....)

                                                                    Pour Piah : on n’a jamais dit que le système éducatif devait tout apprendre... d’ailleurs dès que vous atteignez un certain niveau d’études, on vous encourage vivement à travailler seul, en vous fournissant les outils nécessaires... Mais bon je pense quand même que « l’école » vous appris à lire, à écrire et à compter... déjà pas si mal ! Après il y a aussi l’enseignement technique tant dévalorisé... là au moins en sortant de 3eme (exemple pour un BEP) vous pouvez apprendre les bases d’un métier, vous frotter très tot au monde de l’entreprise par des stages de 2-4 mois... Pour avoir commencé à 14 ans à bosser dans un restaurant, je peux vous dire que vous apprenez très vite, et que vous remercier aussi vos profs qui vous ont donné les bases pour débuter !

                                                                    Après votre éducation de rue.... forcément si tous les mômes apprenent la même chose, le système est pas prêt de changer... (et le système ne se fait pas tout seul, nous en sommes tous les acteurs, chacun à son niveau)


                                                                    • Tang (---.---.233.158) 11 février 2007 03:18

                                                                      Merci à Christine pour cet article...

                                                                      Je vais m’adresser à ceux qui pestent contre cette grève : savez vous seulement pourquoi nous faisons grève ?

                                                                      Vous dépenssez en nounou, quelle horreur ? Ca va faire 5 journées de salaire que je sacrifie depuis la rentrée parfois des jours où je ne suis pas au collège (6100€ à chaque fois).

                                                                      Et c’est ma 3ème journée de grève pour la même raison : notre minsitre s’obstine à vouloir signer un texte de décret auquel tout le monde est opposé !!!

                                                                      et pourquoi le rejetons nous ? Parce qu’il dégrade l’enseignement donné à VOS ENFANTS pour de vulgaires raisons d’économies budgétaires !!!!

                                                                      Comment ? en instaurant la BIVALENCE cad la possibilité d’imposer à un enseignant d’enseigner une matière autre que celle pour laquelle il s’est formé et a été validé !!! Oui vois lisez bien : Cjristine professeur de Français pourra à la rentrée prochaine enseigner l’histoire géo ou l’angglais, « si les exigences du service l’imposent »...

                                                                      Et tant pis pour vos enfants si l’enseignement ainsi dispensé n’est pas de qualité (comment pourrait-il l’être ???)

                                                                      C’est cela que l’on peut trouver dans les nouveaux décrets scélérats concotés par de Robien...

                                                                      Ne laissez pas cela !!! Pensez à vos enfants...

                                                                      PS : Oui les médias eux ne parlent que de « décharge horaire » ce qui figure certes dans le texte mais ce n’est pas tt et ce n’est pas la principale préoccupation des grévistes (des syndicats on ^peut se le demander !) les medias ne citent jamaois le texte officiel, l’ont il seulement lu ?

                                                                      Allez les cherchez sur le web et lisez les. ensuite revenez... Et surtout faites vous entendre... ce texte ne doit PAS passer !!!

                                                                      Tanguy, jeune prof de lettres modernes, non syndiqué...

                                                                      PS : désolé s’il y a des fautes je n’ai pas le coeur à me relire à cette heure !


                                                                      • Moué (---.---.16.68) 11 février 2007 10:29

                                                                        Ce que vous ne voulez pas voir ce sont les arguments des gens qui pâtissent de ces grèves. Quand on vous montre les problèmes que cela peut générer en face vous balayez tout cela d’un revers de main en prétendant que VOUS aussi cela vous coûte. Mais nom d’une pipe c’est vous qui avez choisi de faire cette grève et non pas celui d’en face qui subit.

                                                                        Vous nous dites qu’enseigner une matière autre que celle à laquelle vous avez été formé vous est impossible ? combien de français exercent un métier pour lequel ils n’ont pas été formés à la base ? Ce qu’on demande au privé est énorme en terme de requalification au cours de sa carrière. Vous nous agitez des bac+4/5 sous le nez et bien justement à ce niveau d’étude vous êtes aptes à vous réorienter. La pédagogie, vous devriez l’avoir. La transmission du savoir, vous devriez l’avoir. Le programme, les livres, le cours sont disponibles. Après il vous reste à bosser le sujet.

                                                                        Alors arrêtez un peu de nous rabattre les oreilles que ces grèves sont pour nous et nos gosses, ce que nous voyons ce sont des intérêts corporatifs qui nous emmerdent au quotidien.


                                                                      • Christophe (---.---.58.18) 11 février 2007 10:53

                                                                        Parce que les entreprises privées ont développé la polyvalence, on se doit de l’appliquer au monde de l’Education ?

                                                                        Les entreprises admettent que dans le cadre de la polyvalence, lorsqu’un salarié passe de son domaine de prédilection à un autre, il est bien moins productif ; mais cela est toujours plus profitable que de ne rien faire dans son domaine.

                                                                        Le problème de l’enseignement est le matériau que vous travaillez. Faire des erreurs par manque de connaissance / compétences sur un dossier, une pièce, ... n’a pas les mêmes incidences que sur un élève.

                                                                        Pour le reste du discours, ce n’est même pas la peine d’en discuter. Ce n’est plus de l’individualisme mais de l’égocentrisme ; le monde tourne autour de mon nombril ! Avec une telle conception transmise aux jeunes, pas étonnant de la tournure que prend la société ; difficile de faire une société qui tourne autour des préoccupations de 66 millions de nombrils !


                                                                      • Senatus populusque (Courouve) Courouve 11 février 2007 17:24

                                                                        Il n’y a qu’une seule bivalence qui vaille :

                                                                        Tout enseignant d’une discipline devrait être aussi un enseignant de la langue française.

                                                                        Or parfois, ceux qui enseignent la littérature sont les derniers à enseigner la langue ; le politiquement correct leur prend tout leur temps.


                                                                      • Senatus populusque (Courouve) Courouve 11 février 2007 18:10

                                                                        « Le politiquement correct c’est bien ce qu’il y a de plus horripilant dans notre société ! »

                                                                        Et aussi sur AV.

                                                                        Cela décourage parfois d’intervenir plus longuement.


                                                                      • Tang (---.---.233.158) 11 février 2007 14:44

                                                                        Là je suis sidéré... Quand je disais aux profs plus agés : il faut surtout alerter les parents pour la bivalence, ils cautionneront jamais une telle dégradation de la qualité de l’enseignement dispensé à leurs enfants, eh bien ils me riaient au nez... Je me disais qu’ils étaient un peu amers pour tenir des propos aussi insensés... Maintenant au vu du post de Moué je me demande...

                                                                        Mais bordel l’enseignement n’ets pas voué à la productivité : on n’est pas dans une optique quantitative mais qualitative. Comme si les techniciens hautement qualifiés qui bossent sà des postes clefs à forte responsabilité étaient concernés par la réorientation ! Comme si on faisait faire une opération chirurgicale par un dentiste !!!

                                                                        Pour moi et pour beaucoup d’enseignants que vous honnissez participer à l’éducation de 100 élèves chaque année relève du même niveau de responsablité... Et vous osez vous en plaindre ??? Mais pour quels parents infects s’adresse t on ?????

                                                                        outre la qualification stricte, il faut prnedre en compte la passion de m’enseignant pour sa matière. On ne peut pas passionner des élèves pour quelque chose qui nous indiffère. Si j’ai choisi la littérature et le français c’est que cela me passionne. et bon an mal an je communique cette passion à quelques élèves, comme bcp de professeurs je contribue à réconcilier quelques jeunes avec une discipline dont ils ne voyaient pas l’intérêt...

                                                                        Si l’on doit enseigner d’autres matières que celle qui nous passionne pour des histoires de gros sous qu’en sera t il de cet apport capital mais bien peu quantitatif ???

                                                                        Drrnière chose : mais que faites vous du droit de grève ? je conçois qu’il soit plus problématique pour vous salariés du privés rarement e CDI... Mais faut il le remettre en cause ? Moué tu me reponds que je ne demande pas leur avis aux parents mais crois tu que le ministre nous demande notre avis en nous imposant ces nouveaux décrets criminels en dépit de l’opposition de tous les syndicats y compris le plus apolitique qui sot (le SNALC classé à droite jusqu’alors) ??? Et d’un très grand nombre d’enseignants non syndiqués qui se montrent boien plus virulents que leurs syndicats face à ces mesures iniques ???

                                                                        Ouvrez les yeux où est ce satané sdialogue social dont on vous rabat les oreilles à longueur d’ondes ??? J’hallucine !

                                                                        Je ùme répète cela fait 5 journées de salaires que je sacrifie depuis septembre alors que je suis jeune professeur célibataire en région parisienne. Eyt lorsque la grève n’est pas soutenue par l’ensemble des collègues de mon établissements j’ai dispensé mes cours malgré tout (en me déclarant gréviste et en perdant mon salaire). J’ai même fait grève un mercred alors que je ne travaillais pas ce jour là, e tj’ai du aller au collège pour occuper les locaux à cette occasion. A chaque fois c’était uniquement dans l’intéret des élèves.

                                                                        Et tu te permets de me faire une morale à deux sous ??? Et tu oses me traiter de corporatiste alors que je suis le 1er à me prendre le choux avec des collègues ? C’est vraiment n’importe quoi !

                                                                        Je me demande si les élèves ont tous les parents qu’ils méritent... là j’en doute. jusqu’ici AUCUN élève n’a trouvé normale cette bivalence imposée sans formation... car non seulement je préviens tjrs mes élèves quand je fais grève mais je leur donne les raisons de mon implication dans un tel mouvement...

                                                                        Pfff c’est assez écoeurant des propos aussi irresponsables...


                                                                        • filux (---.---.220.222) 11 février 2007 15:21

                                                                          « il faut prnedre en compte la passion de m’enseignant pour sa matière. On ne peut pas passionner des élèves pour quelque chose qui nous indiffère. Si j’ai choisi la littérature et le français c’est que cela me passionne. et bon an mal an je communique cette passion à quelques élèves, comme bcp de professeurs je contribue à réconcilier quelques jeunes avec une discipline dont ils ne voyaient pas l’intérêt... »

                                                                          Que vous fassiez faloir vos « droits » et réclamiez des augmentations de salaire, c’est tout à fait légitime. Ce que je vous repproche c’est, je le répète, de pointer un pistolet en plastique sur la tampe de nos enfants pour mieux faire passer vos généreuses indignations. En gros, vous nous dites : si vous voulez pas qu’on en fasse des gogols, donnez nous du fric ! Je constate avec stupeur que vous déjà commencé à mettre vos menaces à exécution puisqu’il y’a 20 ans, avec votre niveau de Français, vous n’auriez même pas eu la moyenne au BAC ! Je suis désolé d’avoir à vous dire cela mais pour le coup, vous avez raison : ceux qui prétendent à vous faire enseigner une matière en plus de la vôtre et pour laquelle vous n’avez reçu aucune formation sont des inconcients !


                                                                        • Tang (---.---.233.158) 11 février 2007 15:36

                                                                          Filux je crois que ton expérience personnelle avec les profs n’a pas été très heureuse...

                                                                          relis (ils t’ont au moins appris à lire ces salauds ?*), la mesure qui fache le plus grand nombre est cette bivalence de merde. les décharges horaires ne concernent pas la majorité des profs (HistGéo/Svt/Physique et profs de lycée)

                                                                          Et cette mesure n’est préjudicaible qu’aux émlèves parce que si on m’oblige à enseigner une matière à laquelle je ne suis pas formé je ne me sens tenu à aucun résultat je te le dis tout de suite... Aux parents de se bouger pour gueuler au rectorat si ce que je fais n’est pas assez bien pour eux... J’aurai fait mon possible pour que cette mesure ne passe pas pour ma part, eux non...

                                                                          Sinon pour ce qui est du niveau... Pfff t’es à l’ouest gamin... Le CAPES est de plus en plus diffcile car il y a de moins en moins de postes... la définition d’un concours est assez explicite je pense... Qui plus est le temps où l’on pouvait enseigner sans le CAPES ni locence est revolu... Alors la qualification de sprofs en terme disciplinaire (théorie de leur discipline) elle n’a jamais été aussi forte. Ce n’ets pas là que la bât blesse dans leur formatoion si controversé (par les profs eux mêmes du reste !)

                                                                          * procédé stylistique de distanviation nommée « ironie »... je précise pour éviter tte invective inutile...


                                                                        • filux (---.---.220.222) 11 février 2007 16:26

                                                                          « la mesure qui fache le plus grand nombre est cette bivalence de merde. »

                                                                          Je n’ai pas vu des manifestations d’un coté pour une revalorisation des salaires et de l’autre, des manifestations pour plus de moyens dans l’enseignement mais bien les deux en même temps. C’est ce que je me tue à vous expliquer. Ce que j’ai vu, ce sont bien des profs pretexter la seconde pour mieux revendiquer la première, comme à chaque fois. Bref, vous êtes aussi crédibles que des béquilles en pâte à modeler. Voilà encore une fois ce que je vous repproche.

                                                                          « Filux je crois que ton expérience personnelle avec les profs n’a pas été très heureuse... »

                                                                          Selon moi, quelqu’un qui n’est pas fichu d’écrire une ligne de Français sans faire de faute, écrit en abrégé et ne maîtrise visiblement pas la ponctuation, n’est pas digne d’être prof et encore moins prof de Français. C’est soit un imposteur soit quelqu’un qu’on pourrait suspecter d’avoir trouvé son diplôme dans une pochette surprise.

                                                                          Si vous voulez vraiment tout savoir, c’est quelqu’un qui n’a pas le BAC, se gêle les c***** à remplir le rayon yaourt d’une grande surface par 6°C toute l’année, se lêve tous les matins à 3h30 et le tout pour 984€ net par mois qui vous dit ça. Alors pensez bien que le jour ou je pourrai vous piquer la place, je n’ésiterai pas une seconde. Sachez également que votre psychologie grand public m’indifère autant que votre petit salut.


                                                                        • Tang (---.---.233.158) 11 février 2007 17:13

                                                                          les fautes de frappe sont interdites aux profs de français ? de meme que les abréviations ? As-tu jamais entendu parler de la situation d’énonciation ? J’en doute...

                                                                          Sinon votre situation croyez bien qu’elle ne me réjouit pas... mais que vous le vouliez ou non je me bats pour que mes élèves s’en sortent mieux, de même que nombre de mes collègues... Et je comprends mal votre rancoeur... :(


                                                                        • Senatus populusque (Courouve) Courouve 11 février 2007 17:20

                                                                          Les fautes de frappe, c’est une chose ; on les repère par la proximité des touches.

                                                                          Mais les fautes de ponctuation, d’accentuation, d’orthographe générale et de syntaxe sont en effet bien inquiétantes pour un prof.

                                                                          Il n’y a pas que le niveau des élèves qui baisse ...


                                                                        • Tang (---.---.233.158) 11 février 2007 17:30

                                                                          Mais vous vous relisez avant d’envoyer vos messages également truffés de fautes ?

                                                                          Ps : la faute de syntaxe à laquelle vous pensez « s’adresser pour » au lieu de « à » est due à une modification de la phrase non mise à jour...

                                                                          il existe différentes fautes de frappes, les copiés collés non actualisés en sont une catégorie...

                                                                          Accessoirement les réactions stupides m’énervent et je ne prends pas le temps de me relire... Sur un écran on fait plus de fautes que sur une feuille, aucune ne m’échapeperait avec suffisamment de relectures... Mais je ’nai pas que ca à foutre tt prof que je sois...

                                                                          Pfff jamais vu autant de mauvaise foi... Même chez les élèves prétendument réputés pour ce vice...


                                                                        • Senatus populusque (Courouve) Courouve 11 février 2007 17:40

                                                                          « Sur un écran on fait plus de fautes que sur une feuille, aucune ne m’échapeperait avec suffisamment de relectures... »

                                                                          Oui, mais combien de relectures ?

                                                                          Et vos horaires surchargés vous en laisseraient-ils le temps ?

                                                                          Je pense que l’on « n’échapepepepera » jamais à vos fautes, pourtant bien plus facile à corriger sur écran que sur feuille, avec le tippex à tout faire de vos élèves.


                                                                        • filux (---.---.220.222) 11 février 2007 17:40

                                                                          « As-tu jamais entendu parler de la situation d’énonciation ? J’en doute... »

                                                                          Vous vous prenez pour Nietzsche en plus ?

                                                                          « Sinon votre situation croyez bien qu’elle ne me réjouit pas... mais que vous le vouliez ou non je me bats pour que mes élèves s’en sortent mieux, »

                                                                          Votre compassion, je n’en veut pas. Comme le reste, elle ne vous sert que de pretexte pour attirer l’attention sur votre triste sort : regardez les loosers que vos enfants vont devenir si vous ne nous donnez pas un peu plus de pognon.

                                                                          Si vous aviez autant d’empathie que vous le dites pour les pauvres, vous cesseriez de demander à l’Etat de l’argent public qui aurait pu servir ailleurs pour sortir les plus necessiteux de la misère.


                                                                        • Senatus populusque (Courouve) Courouve 11 février 2007 17:41

                                                                          "plus facile à corriger’

                                                                          Rectif : plu faciles


                                                                        • Senatus populusque (Courouve) Courouve 11 février 2007 17:43

                                                                          @ Tang :

                                                                          Rectif de la rectif :

                                                                          plus faciles


                                                                        • Tang (---.---.233.158) 11 février 2007 17:54

                                                                          Filux je ne vous parle pas de compassion... vous évoquez vitre situation comme pour me la reprocher... Je me suis contenté d’une litote (rapport avec Nietzsche ? je ne vois pas)...

                                                                          Pour en finir : seule la dernière grève pose aussi le problème du pouvoir d’achact car elle est mêlée à des revendications de l’ensemble de la fonction publique là dessus.

                                                                          Mais le syndcats - peut etre par calcul - ont placé comme mot d’ordre principal le rejet des nouveaux décrets... et c’ets bien pour cela que j’ai fait grève.

                                                                          Mais bien sur les médias ne causent que de décharge horaire... Interrogez-vous sur leur parti pris : je leur ai envoyé pleind e mails pour attirer leur attention sur cette msure infamante de la bivalence... en leur filant les liens vers les textes et des citations précises. Résultat : néant...

                                                                          Après que des crétins mélangent tt dans leurs banderoles (jusqu’aux sans papiers, c’ets dire) c’ets autre chose... et c’ets pourquoi je reste en marge durant les manifs... (ah oui le corporatisme, où est il ?)

                                                                          Mais libre à vous de vous voiler la face... Pour l’instant la seule chose qui m’importe c’ets le rejet de ces décrets stupides. Et sur ce point précisememnt je ne laisserai personne dire que ce n’ets pas grave...

                                                                          Le reste je m’en carre, personnellement je survis largement avec mon salaire en RP malgré un loyer onéreux. ceci dit c’ets clair qu s’il m’arrive de grosses tuiles ce ne sera pas évident... Mais c’ets mon problème...

                                                                          La bivalence c’ets le problème des élèves, des parents et de sprofs, le problème de tous... Du moins cela devrait l’etre... et ca ne ’est aps : y a memes des collègues que cela ne choque pas tant qu’ils sont payés et n’ont pas à se partager entre plusieurs établissements... Embrassez les de ma part...


                                                                        • filux (---.---.220.222) 11 février 2007 17:58

                                                                          Je ne suis pas prof de Français. Je peut donc me permettre d’écrire comme sur un forum de jeux vidéo pour demander une augmentation de salaire sans risquer de passer pour un petit plaisantin.


                                                                        • nicodelmundo nicodelmundo 11 février 2007 17:31

                                                                          Grand écart,

                                                                          Salarie dans une boite cotée au SBF 120 et pacsé avec une prof, (en plus Fils d’une prof et d’un banquier). Je fais au quotidien le grand écart.

                                                                          Le grand écart

                                                                          - entre le discours tenus pas certains collègues de bureau charriant ou attaquant, (ca dépend de l’humeur) le rythme des profs (spécial dédicace au prof de gym)

                                                                          - et la réalité du boulot de prof au travers de la vie mon amie, et plus en arrière l’expérience de ma mère.

                                                                          *******************

                                                                          Dire que les profs sont « tranquilles », c’est facile Quand je retrouve mon amie le soir, elle est tt aussi crevée que moi. Je sais qu’ils sont nombreux à se bouger pour enseignement de qualité, dynamique.... Je sais aussi que dans nos corps de métiers respectifs on pourrait également trouver qqs collègues peinards.

                                                                          Y a aussi de l’autre cote le corporatisme enseignant. Je ne sais pas si vous avez déjà vécu cette expérience : la soirée entre inst (ne l’étant pas vous mm.) C’est qq chose d’impressionnant : les parents d’élèves, les programmes scolaires, les effectifs... enfin tout y passe. Je comprends qu’on parle alors de corporatisme. Il faut presque, à la fin du repas, s’excuser de bosser dans le prive.

                                                                          *******************************

                                                                          vrai prb :

                                                                          L’IUFM. J’ai effectivement souvent attendu que le seul point positif, en IUFM : c’était l’échange autour des expériences entre collègues... Formation à revoir donc

                                                                          Je rajouterai également que, les 2 Meilleurs profs que j’ai eu. Mr Dussault (collège), et Mr Verniere (lycée)-je l’ai salue au passage- étaient des hommes au parcours atypique. Chacun avait eu, un autre métier que prof dans sa vie. L’un avait travaille « a la chaine » pour Peugeot, l’autre dans les assurances et ce n’est que sur « le tard » qu’ils ont choisit l’enseignement.

                                                                          Garanti !!! Leurs cours, leur implication, leurs passions, leurs envies n’avaient rien à voir avec celles de mes autres profs (qui restent bon également)

                                                                          FAUX PRB :

                                                                          - sur le choix du poste : « proche du conjoint, proche des amis, du reste de la famille. »

                                                                          - sur le salaire : « 1400 euros mensuels l’année où il faut acheter une voiture, payer trois mois de caution pour emménager dans un logement décent - autre qu’une colocation... »

                                                                          C’est la que le « corporatisme » prend le pas.

                                                                          - On est d’accord : ce n’est pas cool d’être parachute en banlieue parisienne ou dans le nord. (J’ai rien contre les ch’tis). Mais, dans le privée, tous les employeurs de France ne se trouvent pas sur la cote d’azur et les premières nominations t’amène bien souvent vers ses destination. IDF, Banlieue : les mêmes....et le coup des amis... (J ai failli pleurer, it’s life)

                                                                          - enfin le salaire, attention tt de même. Une infirmière (avec un an de spec. en plus), un kyne salarie dans un hôpital, un Resp Rayon, un Gestion. Clientèle Banque sont dans cette situation. On est d’accord qu’avec 2000 eur ce serait bien. (peut e même qu’avec 3000 eur, ce serait encore mieux...).Je n’oublie pas non plus ceux qui partent, de plus bcp bas, qui pourraient être choque par ces propos.

                                                                          Je reste persuade, qu’il vous faut « bcp de courage au quotidien » pour exercer « le plus beau métier du monde »

                                                                          Nicodelmundo.


                                                                          • Tang (---.---.233.158) 11 février 2007 18:05

                                                                            Que cela ne vous dispense pas de nous éclairer sur votre position concernant la bivalence sans formation... Je suis toute ouïe !

                                                                            PS : Pour ma maîtrise des règles orthographiques, de syntaxe ou de ponctuation je crois qu’il faudra commencer par lire mes lettres, mails (pas un forum), textes et cours... En attendant merci de nous épargner les commentaires stupides sur ce non-sujet...


                                                                            • filux (---.---.220.222) 11 février 2007 20:25

                                                                              Oui mais c’est pas un sujet, c’est une indignation. Je m’inquiéte de voir qu’une personne payée pour enseigner à nos enfants et qui plus est avec l’argent de nos impôts, se révèle sur un forum d’un niveau étonnamment médiocre dans sa discipline. J’ai le droit non ? Là, ce n’est plus le cri d’une jeune enseignante mais celui du jeune papa que je suis.


                                                                            • Tang (---.---.233.158) 12 février 2007 00:59

                                                                              Ecoute filux : je fais partie des enseignants en lettres capables d’écrire en alexandrins couramment, alors laisse tomber tu veux ? Si tu doutes encore, envoie moi ton email et je t’enverrai quelques textes pour calmer tes ardeurs. C’est bon ?

                                                                              Maintenant t’es sur le fil de réactions à un sujet particulier et soit tu t’y intéresses, soit tu débarasses le plancher razibus où tu te complais doucettement...

                                                                              Merci d’avance ! Ma patience, je la garde pour mes élèves (qui jusqu’ici n’ont JAMAIS remis en cause mes compétences, il doit y avoir une raison à cela), Tang

                                                                              PS : la paternité que tu brandis comme un étendard il faudrait d’abord t’en montrer digne... Notamment en participant intelligemment au débat, si du moins c’est dans tes capacités, ce dont tu finirais par me faire douter à la longue...

                                                                              PS2 : message relu après prévisualisation... Cela s’en ressent je pense mais je préfère t’en avertir...


                                                                              • Bruno (---.---.109.53) 12 février 2007 12:24

                                                                                Quand j’etais en cours, ceux qui parlaient de faire profs c’etait pour les six mois de vacances par ans. Jamais entendu parler de « fibre »

                                                                                Quand a nous les parents, chaque fois qu’on est pas de votre avis c’est parce qu’on est de mauvais parents qui n’en ont rien a foutre de nos enfants...

                                                                                En tout cas moi j’aime tellement peu mes enfants que je me saigne pour les envoyer dans le privé plutot que de vous les confier

                                                                                allez y insultez moi, aucune de vos diarée verbale ne changera l’image que j’ai de vous


                                                                                • Bruno (---.---.109.53) 12 février 2007 15:23

                                                                                  Stephane : Pour aller un peu dans le sens des profs, sur le coup des baffes je suis 100% d’accord.

                                                                                  Je dois reconnaitre qu’on demande aux profs d’avoir de l’autorite sur les eleves sans leur laisser les moyens de l’exercer


                                                                                • Bruno (---.---.109.53) 12 février 2007 15:25

                                                                                  philippe : puisque vous aimez les proverbe pierre qui roule n’amasse pas mousse :)


                                                                                • Tang (---.---.233.158) 12 février 2007 19:03

                                                                                  Bruno : les profs du privé n’ont pas de vacances peut-etre ? ils sont aussi payés par tes impôts sache-le, si comme je le pense il s’agit du privé sous contrat...

                                                                                  Bref ton commentaire est nul et non avenu...

                                                                                  Il faudra aussi que tu nous expliques comment tu obtiens nos 6 mois de vacances !!!

                                                                                  pour ce qui est des relations profs/parents je ne sais que te dire... Je trouve l’approche de bien des collègues très schématique : ils reprochent aux parents ce dont eux mêmes ne sont pas non plus capables parfois (certes avec des effectifs plus conséquents). Quand je me retrouve face à des parents pommés devant leur enfant (cela arrive) je ne sais que leur dire et me dispense de leur faire la leçon (n’étant pas père cela me semble raisonnable).

                                                                                  Après il y a aussi des parents qui cautionnent les écarts de leurs enfants face aux professeurs et là je trouve qu’ils n’assument pas leur part de responsabilité... ceci dit je ne me suis retrouvé face à cela qu’uen seule fois, le reste du temps j’ai eu affaire à des parents responsables, ou conscients de leurs limites... J’ai même eu asez souvcent droit à des remerciements, je n’ai donc pas l’apprcohe de bcp de collègues (pas tous)...

                                                                                  Reste que dans ma ZEP bcp de parents sont difficiles à voir, ils ont peur de l’école, ne s’y sentent pas à l’aise face aux profs... C’est dommage, il faudrait faire quelque chose pour remedier à cela... Au niveau strictement personnel je ne vois pas d’inconvénient à rencontrer les parents hors collège (au cebntre socioculturel où se fait l’accompagnement scolaire). Mais ce genre de pratiques n’ets pas forcément très bien vu je le reconnais...

                                                                                  PS : Au fait Bruno tu sais avant d’enseigner VRAIMENT durant des vacations (avant mon CAPES) je n’avais accepté de me « rabattre sur l’enseignement » (domaine parental) que pour « avoir du temps libre » pour faire d’autres choses... Mais j’ai très vite compris que je m’étais fourvoyé, c’est avec plaisir que je consacre l’essentiel de mon temps à mes élèves (qui me le rendent bien à leur façon)... Evitons les jugements hâtifs par conséquent...

                                                                                  PS : Message non relu... Désolé...


                                                                                • Stephane Klein (---.---.19.227) 12 février 2007 13:03

                                                                                  Article symptomatique : plus, toujours plus, l’Education Nationale est un gouffre a fric mais personne n’en a cure, il faut plus et pas mieux.

                                                                                  J’ai une autre proposition : faire travailler tout le monde 20% de plus en les payant 10% de plus uniquement , degager des marges et reorienter mieux les fonds a budget constant.

                                                                                  Et redonner l’autorite aux profs, y compris celle de baffer un eleve efronte des le plus jeune age ,et celui de faire redoubler.

                                                                                  C’est hallucinant avec quel empressement l’auteure aligne les ’on ne peut pas’, si jeune est deja si vieille.


                                                                                  • Cyrrus Smith (---.---.73.203) 13 février 2007 13:24

                                                                                    Voir : http://forum.framasoft.org/viewtopic.php?t=23373

                                                                                    En juillet 2005 le salaire brut d’embauche d’un professeur certifié représente de 1,14 le SMIC. En 1981 il représentait 2,07 fois le SMIC.


                                                                                    • Benny (---.---.3.69) 14 février 2007 15:49

                                                                                      "Passons sur les difficultés [...] Passons encore sur les fins de mois difficiles [...] Passons encore sur le fait qu’aucun des stagiaires que je connais n’ait obtenu de poste fixe [...] Passons sur tout cela, donc" Il me paraît pourtant clair que l’auteure de l’article ne voulait pas faire de ces sujets le thème central de son article ni de la discussion.

                                                                                      Pourquoi les commentateurs sont-ils incapables de lire le reste ?

                                                                                      Pourquoi cette incapacité à se révolter en voyant que des profs inexpérimentés se trouvent, sans préparation, face à des élèves de SEGPA ? Pourquoi n’y a-t-il aucune indignation sur l’incapacité à lire et écrire d’élèves de collège ??? En tant que parents, et même en tant qu’anciens élèves, c’est ça qui devrait attirer votre attention dans ce texte. Si votre propre enseignement ne vous avait pas permis d’apprendre à lire et à écrire, si on vous avait fait passer des classes contre l’avis de vos professeurs au seul motif que « plus vite il passera les niveaux, plus vite on s’en débarrassera » vous n’auriez même pas l’opportunité de donner votre avis sur ce sujet parce que vous ne comprendriez pas le sens de ce texte et que vous seriez incapable de vous exprimer pour laisser un commentaire.

                                                                                      Mais certains préfèrent arrêter la lecture au premier paragraphe, et ne pas voir que ce qui motive le cri du coeur de cette enseignante, ce n’est pas son salaire, c’est de voir que le système éducatif va mal et que la seule solution de certains est de dénigrer toujours plus les professeurs.

                                                                                      Ne pas avoir eu l’opportunité d’apprendre à lire, c’est une chose, ne pas faire l’effort de lire pour comprendre le sens d’un texte, c’est de la mauvaise foi et de la fainéantise, des qualités qui ne sont pas plus appréciées dans le privé que dans le public.


                                                                                      • Tang (---.---.233.158) 14 février 2007 17:03

                                                                                        Merci à Philipe et Benny : ca fait du bien de lire autre chose que des messages aigris ou hargneux...


                                                                                        • patator4 (---.---.240.240) 7 avril 2007 19:29

                                                                                          Voici les questions qui me viennent à l’esprit : > Quel est l’intérêt du concours (CAPES) pour faire un prof ? Le détenteur d’un CAPES fait-il de lui un bon prof ? > Que pensez de l’AGREG ? Une fois le concours réussi, ces profs ont moins d’heures d’enseignement et sont mieux payés. > Que dire des violences scolaires ? Les parents rencontrent-ils les profs ? > Question salaire : un bon prof ne mérite pas mieux que 1400 euros / mois > La volarisation (salariale ?) des profs qui choissisent des établissements difficiles > Que faire des mauvais profs qui ne peuvent pas être virés (du fait de l’obtention d’un concours que je considère inadapté) ?

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