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Accueil du site > Tribune Libre > Crise financière en 2017 : forte augmentation des probabilités

Crise financière en 2017 : forte augmentation des probabilités

Poser cette question exige de regarder tous nos engagements, de les relier aux besoins de financements liés à la bio-crise, au changement énergétique et l’insécurité engendrée par ces évolutions. La situation en 2017 s’est en fait très dégradée depuis 2008 et nous approchons d’un retournement de cycle. Probabilité accrue par un récent rapport du FMI. Article également lisible dans sa version détaillée sur Mediapart (https://blogs.mediapart.fr/pierre-bellin/blog/120817/2017-quand-anticiper-une-nouvelle-crise-type-2008-partie-1)

2016, LE CRI D’ALERTE DU FMI : ENFIN UN CHIFFRAGE DE LA DETTE MONDIALE PUBLIQUE ET PRIVEE Marialuz Moreno Badia est cheffe de division adjoint au Département des finances publiques du Fonds monétaire international ; Vitor Gaspar est Directeur du département des finances publiques du FMI. Ils viennent de publier Les mauvais grands acteurs : une vue mondiale de la dette (https://www.imf.org/external/french/np/blog/2016/100516f.htm). Ils ne décrivent ni plus ni moins qu’une bombe à retardement, que synthétise le graphique ci-dessous, un article de fin 2016 passé inaperçu en France en raison de la campagne présidentielle :

« Jusqu’à présent », expliquent les deux analystes, « un tableau complet de la dette mondiale faisait défaut. Pour la première fois, l’édition d’octobre 2016 du Moniteur des finances publiques a chiffré le volume de la dette (…). Et ce tableau n’est pas beau à voir. La dette mondiale atteint un record de 152 000 milliards de dollars, soit 225 % du PIB mondial (…). Près de 100 000 milliards de dollars, soit environ deux tiers, sont des engagements de sociétés non financières et de ménages, c’est-à-dire des dettes privées. (…) Comme Fisher (un économiste) l’avait dit, cette dette élevée représente un obstacle majeur pour la reprise de l’économie mondiale, qui accentue le risque de tomber dans une spirale dette-déflation ». Les auteurs pointent l’endettement de la Chine, de beaucoup de pays « avancés », de pays émergents. « (Cette situation) sème le doute quant à la santé fondamentale des positions budgétaires. » Cette dette privée est si importante qu’en cas de crise elle ne pourrait être transformée en dette publique (voir annexe sur le refinancement des créances douteuses par une banque centrale), en raison des « positions budgétaires fragiles » de nombreux états. L’article insiste : les récessions financières sont plus longues et plus profondes que les récessions normales « avec, en fin de compte, un lien avec la dette et les déficits publics ». Ces déficits amplifieraient une telle récession ; on ne peut enfin attendre de la croissance qu’elle permette de réduire cette dette privée, notamment en Europe, en raison de sa faiblesse. Cet article a le mérite de souligner le rôle de la dette privée : ce fut en effet celle-ci qui, aux Etats-Unis, fit exploser le système financier. Il s’agissait d’une dette immobilière, ou plutôt hypothécaire, que garantissaient non les revenus des emprunteurs (trop faibles), mais l’augmentation hypothétique du prix du m2 de leurs maisons au cas où, ne pouvant plus assumer leurs prêts, ils revendraient leurs biens (ou que les établissements financiers le feraient pour eux, plus exactement, après les avoir expulsés). De surcroît, on ne savait plus ni qui avait emprunté, ni dans quels établissements : les créances douteuses étaient noyées dans des sortes de « paniers », des titres de titres, rachetés, vendus, au comptant, à terme, etc. Tout ou presque étant imaginable.

LA PERTE DE L’HORIZON TEMPOREL AU PAIEMENT DE LA DETTE DE LA FRANCE : 2017-2023 ? SUPER-CONVERGENCE DE TOUTES LES CRISES ?

Comment lire ce graphique ? 1 - Il y a un effet de ciseau entre l’effondrement des populations animales sauvages et l’augmentation des populations humaines. C’est la fin de la biodiversité et des forêts, l’effondrement des captures liées à la pêche mondiale ; la chute des rendements agricoles, déjà montrée par les chiffres de l’ONU (dues à la remontée des sécheresses). L’homme, en tête à tête avec le porc, la vache et les céréales OGM dès 2063 ? (Noter que j’ai pris une base 10 pour l’effondrement des populations animales en 1970. Mais il faudrait mieux le faire à partir des Grandes découvertes de la Renaissance, ce serait là encore plus frappant ; en 1970, fin des Trente Glorieuses et en pleine agriculture industrielle, la situation était déjà très dégradée). 2 – Cela a lieu sur fond d’augmentation des températures mondiales : ici, + 2°C en 2063. C’est le scénario moyen du GIEC. Ici, on suppose qu’il est dépassé, peut-être avec l’effet méthane de la fonte des permafrosts arctiques. L’effet est exponentiel sur les populations animales et végétales. 3 – La population humaine, qui consomme en 2017 plus de la moitié des ressources biologiques renouvelables, en consommera la totalité dès 2063. A cette date, il reste 1,6 % des populations animales sauvages par rapport à 1970. Ce qui n’avait pas été fait jusqu’à présent (c’était trop tôt), c’est lier ces bio-évolutions avec les cycles financiers de la manière suivante : 4 – La dette de la France augmente, voire est doublée, passant de 2 000 milliards d’euros à près de 4 000 : l’échec du nucléaire (185 milliards y compris les déchets), la nécessité d’investir dans les énergies renouvelables, le coût du passage du parc automobile à l’électrique, l’isolation des logements (1 400 milliards). Ne sont pas pris en compte les investissements dans la biodiversité… Si l’on veut que l’agriculture industrielle respecte la biodiversité, il y a une baisse des rendements d’une quinzaine de pour cents, compensable par la réduction de la consommation de viande (et l’augmentation en nutriments de telles productions). N’est pas pris en compte le coût des catastrophes naturelles, comme la montée des eaux. Le coût et donc sous-estimé : en plus donc du fait qu’il faut solder la facture EDF-Areva-ERDF/Enedis… au moins 10 % du PIB. Et ré-investir : 3 % du PIB/an. Si pour empêcher l’émigration des populations décimées par l’effondrement de leurs écosystèmes, la réponse n’est que militaire… on ne peut plus prédire aucun coût, puisque nous entrons dans une guerre généralisée, sur fond de dissémination nucléaire (les coûts du réarmement mondial ont ré-atteint les niveaux de la Guerre froide). Si elle mixe les solutions, ce sera une dépense de plusieurs milliards d’euros/an. 5 – Le cycle du CAC 40 (Bourse de Paris) : en 2017, l’indice a commencé à plafonner aux sommets qui ont précédés la crise de 2008. Le problème vient en outre du fait que les états, sur-endettés, n’ont plus de marges de manœuvre pour s’endetter davantage, sans même tenir compte du coût de la transition énergétique et de la protection des écosystèmes ; j’ai donc extrapolé un effondrement du CAC 40 dans la période 2017-2023 (le mandat de Monsieur Macron, pour résumer), en fait une remise à niveau avec le coût réel d’une action (Price earning ratio, PER). 6 – En outre, cela correspond bien au retournement du cycle financier que montrait Philippe Ariès, dont j’ai juste retourné les données (les – devenant des +) pour mieux faire comprendre les choses. (En annexes, je montrerai pourquoi on ne peut pas faire fonctionner la « planche à billets ».)

Conclusion Je n’ai pas souligné le fait que j’ai extrapolé un remboursement de la dette de France de 3 % du PIB par an jusqu’en 2063 : pour dire que c’est impossible. Bien sûr, le coût des énergies renouvelables plonge, comme l’a souligné la banque Morgan-Stanley en août 2017, mais cela condamne les structures type EDF dès 2020 (l’action a été divisée par cinq depuis son entrée en Bourse, accentuant encore la méfiance des épargnants pour les actions ; comme pour le Crédit Lyonnais, il faudra certainement créer une structure de relégation des actifs douteux d’EDF et Areva, voir d’ERDF, sur la base du financement des contribuables). En somme, cela fonctionne comme si toutes les courbes se trouvaient en ciseau à la même période « P », en 2017-2023 : restent aux traders à décider l’instant « T », puisqu’en nous endettant nous leur avons abandonné notre souveraineté (ainsi qu’aux moteurs de trading automatisés). Je ne prends même pas en compte les marchés gris, qui échappent à toutes règles, et la volonté de Monsieur Trump de dérégulation financière.

La seule solution envisageable constitue à purger les passifs financiers, supprimer des normes souvent inventées pour perpétuer des monopoles économiques, poser un modèle de gouvernance national et international, limiter le réchauffement de manière drastique, désindustrialiser l’agriculture, naturaliser les zones artificialisées, accepter les migrants, afin de gagner le temps nécessaire à la transition démographique en cours qui verra la population humaine diminuer naturellement. Ce renouvellement nécessite aussi, comme le disait Philippe Ariès, à laisser s’exprimer le modèle schumpetérien de création-destruction des activités, en adoucissant peut-être le passage par la création d’un revenu universel. Tous les outils techniques et sociaux existent pour résoudre ces problèmes. On pourra aussi lire à ce sujet le débat sur la dette publique entre Messieurs Mélenchon et Attali, daté du 5 juin 2010, invités par Daniel Schneidermann à l’occasion du livre écrit par l’ancien conseiller de François Mitterrand, au titre choc : Tous ruinés dans dix ans ? Ils conjuguent de manière inattendue le même cri d’alarme et des diagnostics convergents (voir : https://www.youtube.com/watch?v=LeAI_O2Zmc4), mais sans envisager le coût de la bio-crise. Sept années après ce livre qui apparaîtra certainement prophétique, la situation est toujours la même dans son essence, mais beaucoup plus dégradée à mon sens sur le plan planétaire, environnemental et aussi sur le plan des finances publiques françaises.


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53 réactions à cet article    


  • chantecler chantecler 19 août 17:00

    Cher monsieur ,
    Vous êtes outrageusement pessimiste .
    Tout va très bien, tout est maîtrisé .
    Notre argent va dans les banques de dépôt , l’autre , le spéculatif , dans des banques d’affaires .
    Le revenu des financiers est limité et très taxé .
    Le trading haute fréquence , les produits dérivés, les LBO , le shadow banking ont été interdits .
    Nos déficits commerciaux maîtrisés .
    Nos dettes remboursées .
    Les canailles sont en prison .
    Bref pas de quoi s’alarmer .


    • amiaplacidus amiaplacidus 19 août 18:13

      @chantecler
      Vous avez oublié : Macron est président.


    • Jeekes Jeekes 19 août 18:30

      @amiaplacidus
       
      Et puis quand on est rien, on ne peut pas perdre grand-chose.

      Même pas ses dents... 
       


    • Le421 Le421 20 août 18:21

      @Jeekes
      Exactement.
      Ceux qui vont se retrouver avec un gros trou de balle sont ceux qui auront le plus rempli le bide !!


    • hervepasgrave hervepasgrave 21 août 20:49

      @chantecler
      Bonsoir, voila un commentaire qui est agrée positivement,mais le hic pour moi simple plouc tu ne fais qu’accepter la dette.Et là je ne comprends pas ? Oui ! il ne me resta qu’a penser que la critique n’est que du vent pour accepter l’inacceptable. Car de partout ,nous savons que la dette est fabriquer de toutes mains par ceux qui alimente les planches a billet sans que derrière il y ai des réserves en conséquences.Ils jouent avec l’argent et nos vies,mais cela ne fait sursauter personne. La dette est un fait que nous devons accepter sans broncher ? Le vice se cache parfois dans les soit disant rebelles.Mais cestpasgrave !


    • Alain Dussort Alain Dussort 19 août 18:48

      La question est : faîtes-vous partie de la propagande ? la propagande du parti ?

      « Purger les passifs financiers ». C’est quoi la purge ?
      En 580 avant Jean-Christophe, je crois, le sénateur Solon avait fait abolir toutes les dettes. Cela est clair !
      « Dans les cités de la Grèce antique, la Boulè (en grec ancien Βουλή, aussi transcrit Boulê) est une assemblée restreinte de citoyens chargés des lois de la cité. Son nom a souvent été traduit par « Conseil » et, plus rarement, par « Sénat ». »

      Alors quoi ? Roulez boulet, roulez boulet, roulez boulet .....

      • Pierre-Gilles Bellin 19 août 21:57

        @Alain Dussort
        Cher Monsieur,
        non je ne fais aucune propagande pour qui que ce soit. « Purger les actifs » cela signifie liquider les passifs ou au moins une grande partie d’entre eux. Il y a eu beaucoup de cas similaires dans l’histoire et je vous conseille de lire à ce sujet « la dette publique dans l’histoire ». cela va des cités grecques à aujourd’hui. Je travaille actuellement sur un article à ce sujet. Mais n’hésitez pas à prendre connaissance de cet ouvrage, certes une commande de Bercy, mais très bon, très objectif. Pierre-Gilles Bellin


      • Croa Croa 20 août 08:45

        À Alain Dussort, « purger les passifs »
        Il faut effacer les dettes publiques et re-nationaliser les banques centrales, seules autorisés à frapper monnaie. Les services bancaires ne devraient plus être rémunérés par l’usure mais à la valeur réelle de la prestation.


      • Allexandre 21 août 18:22

        @Alain Dussort
        Absolument d’accord avec vous M. Dussort. Puis-je vous demander de quelle région vous êtes, car j’ai connu un Alain DUSSORT qui habitait à Paris, mais originaire du Sud-Ouest.

        Merci

      • Alain Dussort Alain Dussort 19 août 18:50

        Certes, j’ai l’Adam dur .....


        • Yvance77 Yvance77 19 août 20:03

          Bonsoir,


          La dette, la crise la fin du monde .... j’ai commencé à lire cela avec LEAP 2020, cela fait plus d’une décennie déjà.

          Bon la crise il y en a eu une ... pour les pauvres seulement, les milliardaires sont toujours plus nombreux, riches et bien portants. Aussi tout va très bien.

          La dette, les dettes elles n’existent que sur des graphiques, rien ne changera, tout au plus une ou deux banques disparaîtront et voilà tout. Puis au recours ultime si on y arrive, la connasse de Largarde fournira la gomme pour en effacer une partie ... pour les plus méritants ... Uncle Bens en premier cela va s’en dire.

          • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 19 août 20:22

            @Yvance77

            « Bon la crise il y en a eu une ... pour les pauvres seulement, les milliardaires sont toujours plus nombreux, riches et bien portants. Aussi tout va très bien. »


            Pas plus nombreux, sinon le système ne marcherait pas...

          • nono le simplet nono le simplet 20 août 05:13

            @Jeussey de Sourcesûre
            selon Forbes les milliardaires étaient 1011 en 2010 et 2043 en 2017 

            le double en 7 ans ce n’est pas une augmentation ?

          • Croa Croa 20 août 09:07

            À nono le simplet,
            *
            NON ! : Il y a plus de milliardaires mais la richesse est de plus en plus concentrée autour de quelques personnages. En effet la part de PIB se concentre sur de moins en moins de gens. Par ailleurs avec une augmentation de plus de 20% des masses monétaires considérer le nombre de milliardaires c’est amorcer un magnifique sophisme. 


          • Croa Croa 20 août 09:09

            « augmentation de plus de 20% »
            Comprendre bien sûr  : augmentation de plus de 20% par an.
            (Moi aussi je manque de rigueur smiley )


          • nono le simplet nono le simplet 20 août 12:29

            @Croa
            Ah ok, en gros le milliardaire classé dans les derniers des 2000 est un milliardaire pauvre ?

            j’avais pas vu ça sous cet angle ...
            va falloir faire un classement des billionnaires alors ? ah nan, c’est encore un sophisme smiley


          • nono le simplet nono le simplet 20 août 12:37

            @Croa

            je m’excuse d’avance mais encore une question qui me taraude :
            à partir de combien de milliards on est riche ?
            c’est juste pour plus dire de bêtises à l’avenir

          • Croa Croa 20 août 17:02

            À nono le simplet,
            Richesse et pauvreté sont des valeurs relatives. Pour le SDF qui dort dans un carton et ne possède que sa chemise nous sommes presque tous riches alors que pour un milliardaire presque tous les autres sont des pauvres. À partir de 1 milliard on est milliardaire, c’est tout. Mais avec une masse monétaire qui augmente c’est normal qu’il y ait plus de milliardaires.
            Personne ici ne dit de bêtises, un forum est une forme de débat, le but c’est de trouver de bons repères et c’est par l’erreur qu’on apprend.


          • lisca lisca 23 août 18:07

            @Yvance77
            Pas bien portants, c’est des malades.


          • Pierre-Gilles Bellin 19 août 22:11

            Il faut bien voir qu’il ya un effet de ciseau entre l’augmentation de la population humaine et l’effondrement des populations animales et la « bio-ressources ». Maintenant il est aussi possible d’extrapoler le prochain cycle du CAC 40, le cycle financier et le cycle des « affaires ». Ce sont des concordances statistiques avec de courtes prédictions, disons à 5 ans. C’est tout à fait en phase avec la physique du chaos, c’est une notion de convergence de cycles. Après ce n’est pas non plus la fin du monde, mais plus probablement la fin « d’un » monde.


            • nono le simplet nono le simplet 20 août 04:55

              @Pierre-Gilles Bellin
              sur ton graphique, j’ai du mal à comprendre comment la dette sans la Chine peut être supérieure à la dette mondiale si la dite Chine est fortement endettée ...




            • nono le simplet nono le simplet 20 août 04:58

              @nono le simplet
              de plus les deux courbes se rejoignent alors qu’il me semble que la dette chinoise croît ...


            • nono le simplet nono le simplet 20 août 05:03

              @Pierre-Gilles Bellin
              oups, comme c’est écrit tout petit je n’avais pas vu que c’était écrit tout petit que c’était un ratio ...

              là je comprends mieux ...

            • nono le simplet nono le simplet 20 août 05:05

              @nono le simplet
              en plus, j’écris des phrases bizarres smiley


            • popov 20 août 09:05

              @Pierre-Gilles Bellin


              C’est tout à fait en phase avec la physique du chaos, c’est une notion de convergence de cycles.

              Bonjour

              Ça, ça m’intéresse. Vous n’auriez pas quelques références sur ce sujet ? Pas sur la théorie du chaos sen général, mais sur son application à ce dont vous parlez.


            • Jao Aliber 20 août 14:02

              @Pierre-Gilles Bellin
              L’ espèce humaine est la meilleure forme d’existence animale, il n’y a donc pas de contradiction dans l’effet ciseaux sauf pour la disparition des animaux qui nous servent de viande(impossible parce que nous allons réagir à cela).


              Nous sommes des animaux conscients de nous-mêmes et capables de modifier et de maintenir l’environnement pour notre survie.La première modification de l’environnement, et au contraire des autres animaux, est la fabrication d’outils puis des machines.Actuellement nous sommes au seuil d’une nouvelle révolution biologique majeure : la fabrication de cellules vivantes animales par des procédés industriels maîtrisés de A à Z.Après ce sera autour de tissus animales, puis des organes etc.




            • Pierre-Gilles Bellin 20 août 15:13

              @popov
              En fait, il faut que vous regardiez du côté des théoriciens du chaos : on s’est aperçu en fait que les cycles étaient des fractals, avec des pics et des creux, et qu’il y avait une analogie frappante entre par exemple la découpe des côtes bretonnes et tous les autres cycles, aussi bien biologiques que non, comme les cycles boursiers. Le trading haute-fréquence est dérivé de cette constatation. On considère qu’il risque de pousser toute baisse à la baisse car une grande partie des transactions sont liés aux ordinateurs qui font du trading haute-fréquence, engendrant à peu près la moitié des ordres d’achats et de vente. L’idée serait de l’interdire en le fiscalisant, mais il n’y a pas d’accord entre les pays... Notamment avec la place de Londres, qui se comporte comme une place off-shore en Europe. Pierre-Gilles Bellin.


            • Pierre-Gilles Bellin 20 août 15:16

              @Jao Aliber
              Oui, cela est vrai. Mais le passage d’un type d’économie à un autre suppose des investissements massifs, or cela se fait dans un contexte où nous avons tiré toutes nos cartouches concernant l’endettement. En outre, le délai se réduit pour la diffusion de ces techniques... puis un monde où tout l’ADN serait industrialisé, ce serait un monde où nous devrions sans cesse payer un copyright à une firme... Plus de liberté, alors ?


            • Le421 Le421 21 août 08:38

              @popov
              La théorie du chaos, sauf erreur de ma part, rejoins ce que l’on appelle l’entropie (en mathématique de l’absurde !!), phénomène qui tends à semer « le bordel » dans tout système organisé.
              Ce qui fait tomber l’étagère bien rangée parce qu’à un moment, une attache va lâcher alors que pourtant...


            • fatallah 21 août 17:05

              @Pierre-Gilles Bellin
              Pour moi, ce qui est cyclique revient périodiquement. Et je ne vois rien de cyclique dans les crises financières ou la bourse ou les autres choses que vous mentionnez. Il y a des bosses et des creux, un chaos, des tendances, .... ce qui semble « revenir » n’est pas identique à ce qui est parti la dernière fois .... utiliser le mot « cycle » implique de penser à une régularité, à un retour forcé à une situation après un creux ou une bosse. Votre article conclut pourtant bien sur une fin qui n’aura rien d’un creux suivi d’une bosse ....
              La dernière goutte permet d’accélérer.


            • Vraidrapo 20 août 00:20

              Merci de l’information. Dans l’ensemble, ça me semble plausible mais, pour le CAC40 à 2500, je trouve que vous y allez assez fort...


              • Pierre-Gilles Bellin 20 août 15:06

                @Vraidrapo
                En fait j’ai repris les chiffres lors des effondrements précédents. En 1987, lors de la création de l’indice, il était fixé à 1000. En 2008, il était retombé à 2500, et son maximum a été de 7000 en 2000. Les autres maximas sont de 5500 en 2008 avant l’effondrement lié à la crise de 2008, de 5200 en 2016. Donc là on avoisine le maxima d’avant la crise de 2008. Pierre-Gilles Bellin


              • fatallah 21 août 17:08

                @Pierre-Gilles Bellin
                Savez-vous que la composition du CAC40 varie et que vous comparez des choses différentes ?
                Le CAC40, à l’échelle de la planète, je crois que l’on peut simplement l’ignorer, vu son insignifiance.

                Dans l’article, l’effet ciseau entre la vie animale et l’humanité est intéressant : oui, notre vaisseau spatial en orbite autour du soleil est un monde fini et si une espèce bouffe tout, les autres n’ont plus rien. On va y arriver !


              • Pierre-Gilles Bellin 24 août 14:12

                @fatallah
                Merci de votre remarque car, en effet, entre la création du CAC40 et maintenant, des entreprises sont rentrées et sorties : mais j’ai conservé la notion de CAC40 en sachant que de toute façon je ne faisais qu’illustrer des tendances générales C’est la limite de cet exercice.


              • bob14 bob14 20 août 07:36

                La France compte plus de 3 280 milliards d’engagements hors-bilan..soit  pas de 97,4% de notre PIB mais de plus de 265% du fait des engagements hors-bilan... !


                • Pierre-Gilles Bellin 20 août 15:37

                  @bob14
                  Vous avez tout à fait raison : mais j’ai pris les engagements en bilan, parce que là les courbes montaient trop... mais de fait il faudrait les prendre en hors-bilan, et aussi chiffrer les coûts supplémentaires non comptabilisés mais que nous rend l’éco-système.


                • Croa Croa 20 août 08:35

                  À l’auteur,
                  Cet article est plus sérieux que ne le laisse supposer le titre. C’est dommage, vous avez sûrement perdu des lecteurs !
                  La prise en compte des ressources est essentielle en économie, ce que ne font jamais les économistes d’élite autorisés sur les médias.


                  • Pierre-Gilles Bellin 20 août 15:39

                    @Croa
                    Merci beaucoup. Vous pouvez le trouver encore plus développé sur Media part, mais là ça atteint 33000 signes


                  • rhea 1481971 20 août 10:47
                    • L’humain a développé des technologies qui obligent ses décideurs à
                    • maintenir le niveau de vie matériel de la population élevé. Comment sortir
                    • du trou que l’on creuse tous les jours ?

                    • Croa Croa 21 août 08:41

                      À rhea 1481971
                      Non c’est le système politique qui oblige à consommer. La technologie permet le progrès mais n’oblige à rien. Les cubains par exemple ne consomment pas plus que leur part de planète, nous si. Or les cubains ne sont pas si malheureux que ça : Ils sont peu nombreux à disposer d’une bagnole mais vivent aussi vieux que nous (en réalité pas tout à fait mais si on corrige les effets de la latitude ils vivent plus vieux.)
                      On ne pourra sortir de trou que par une révolution. (Commencer par constituer une nouvelle République, la nécessaire politique écologique s’imposera d’elle même.)

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