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Accueil du site > Tribune Libre > De Bibracte, Gergovie, Taisey à Jésus ; M. le Ministre de la Culture, MM. (...)

De Bibracte, Gergovie, Taisey à Jésus ; M. le Ministre de la Culture, MM. les élus. Pourquoi ?...

En Saône-et-Loire, dans cette fresque antique de l'église de Gourdon, pourquoi avez-vous effacé le messie guerrier qui descendait du ciel ?

Cela s’est passé en 1993. C’est, pour moi, une année noire. C'est l'année où j'ai publié mon premier ouvrage "Histoire de Bibracte, le bouclier éduen". Arguments incontournables à l'appui, j'y contestais la localisation de Bibracte au mont Beuvray tout en y présentant une traduction plus exacte du texte de César. Seul et sans soutien, j'avais investi mes économies dans cette opération, comptant sur la vente de ce livre pour restaurer un château historique en ruines que je venais d'acheter à Taisey. Hélas ! le journal local m’écrasa en présentant quelques mois plus tard "le vrai livre de Bibracte" d'un professeur au Collège de France, titulaire de la chaire des Antiquités nationales. La médiatisation qui accompagna cette publication m’enleva toute crédibilité. Ensuite, les archéologues me tournèrent en dérision, ce que je vis très mal.

La restauration de l’église de Gourdon est une réalisation exemplaire qui devait montrer à l’opinion l’action de Jack Lang au ministère de la Culture dans le domaine du patrimoine. J’en veux pour preuve, les fréquentes visites à Gourdon de Mme Maryvonne de Saint-Pulgent, directrice du patrimoine, pendant les travaux de restauration.

Dès que j’ai constaté la mutilaton, j’ai demandé à mon épouse de mener l’enquête. Il s’avère que l’affaire s’est jouée entre trois personnes : le restaurateur, spécialiste venu du Japon, la directrice du patrimoine précitée et un habitant de Gourdon ayant la confiance de cette dernière. Il semble que ces trois personnes soient tombées d’accord sur l’idée que le personnage en armure avait été rajouté au XV ème siècle et qu’en l’enlevant, on allait retrouver, dessous, la fresque originale. La grande surprise est que, dessous, on ne trouva que du blanc.

Mon épouse a ensuite eu un entretien téléphonique direct avec madame de Saint-Pulgent qui, manifestement, était au courant de la dégradation. Madame de Saint-Pulgent a été très claire. Elle a affirmé à mon épouse que c’est le restaurateur japonais qui avait pris sous son bonnet de supprimer la partie en question. « Sous son bonnet », ce sont ses termes.

Située sur un site touristique, l’église dite romane de Gourdon, en réalité temple gaulois, se dresse sur une hauteur remarquable, au pied de Mont-Saint-Vincent, là où je situe Bibracte, ancienne forteresse des comtes de Chalon (en tant qu'ancien militaire, je crois à la permanence des points forts du terrain).

Dégagées de l’enduit grossier qui les recouvrait, les fresques antiques de Gourdon sont parmi les plus belles et les plus anciennes de la Bourgogne du sud.

Regardez attentivement le petit personnage représenté, à gauche, sur le côté visible de ce qui est, manifestement, un tombeau. Il s'agit du roi David jouant de la lyre. Au centre du panneau, le fresquiste a représenté le même personnage, mais, cette fois, sortant du tombeau, la jambe en avant. Il s'agit d'une espérance dans la venue d'un nouveauu David. Cette espérance messianique est confirmée par le geste d’accueil du personnage à l’extrême gauche et par le ventre entrant dans le tombeau de la vierge qui a enfanté cette espérance...

Cette colonie juive éduenne, cette Vierge sans péché, est une nouvelle Marie. Voyez, ci-dessous, l'enfant sauveur espéré, en pointillés, qu'elle vous montre dans son berceau.

Dès lors qu’on a compris que les fresques de Gourdon tournent autour d’une espérance messianique symbolisée par le retour d’un nouveau David, je ne pense pas qu’on puisse hésiter non plus quant à l’interprétation de la fresque ci-dessous. Nous y voyons la mule du roi qui se dirige vers la ville sainte de Jérusalem, plus précisément vers le Cénacle où repose le corps du célèbre roi... pour y chercher un nouveau David ou un nouveau Salomon. Le roi David avait dit : Prenez avec vous les serviteurs de votre seigneur, faites monter mon fils Salomon sur ma mule, et faites-le descendre à Guihon. (1 Roi, 1, 33).

Voici ci-après une fresque encore plus étonnante. Les spécialistes y voient la scène des pèlerins d’Emmaüs. Laissez-moi rire ! Comme l'indique le monogramme IHS qui figure au-dessus de l’auréole, c'est par ce signe "In Hoc Signo" que le messie se fera reconnaître quand il viendra. Ce signe, c'est l'offrande du prépuce et du clitoris.

Ce messie a pour nom "Cléopas". C'est un messie juif éduen de Bibracte/Mont-Saint-Vincent d'avant le Jésus des évangiles.

Ainsi s'explique le nom de Cléopas inscrit sur quelques tombes de légionnaires gaulois morts au combat, en Palestine. Il leur suffisait de montrer leur pénis circoncis - in hoc signo - pour se faire reconnaître juifs... et sauveurs.

Ainsi s'explique la guérison par Jésus du centurion Corneille relatée par les Actes des Apôtres mais son auteur se trompe sur le nom de l'oiseau ; il s'agit d'une unité de la légion gauloise des Alouettes.

Ainsi s'explique le langage guttural de ces Gaulois qui, selon Simon Pierre, avaient reçu l'esprit mais pas l'eau du baptême. Ils parlaient bourguignon.

Ce messie éduen juif espéré a-t-il disparu du courant de l'Histoire ? Non ! Il se retrouve à Jérusalem, je cite : À Jérusalem, commémoraison de saint Siméon, évêque et martyr. Fils de Cléopas, selon la tradition, et proche parent du Sauveur, il fut ordonné évêque de Jérusalem après le martyre de saint Jacques, frère du Seigneur ; au temps de l'empereur Trajan, l'an 107, il fut accusé d'être un descendant du roi David, torturé et enfin mis en croix.
(Martyrologe romain).

Inutile de perdre son temps dans les débats stériles ! Tous ces liens entre Cléopas, alias Clophas, ef le Jésus de l'évangile sont des liens de parenté spirituelle, de conversion, de rivalté ou d'alliance.

Ces Éduens juifs n'auraient-ils pas eu queques liens de parenté avec les Iduméens de Palestine ? Fils d'Edom, fils d'Isaac ? Il faut s'interroger sur Hérode et sur son père iduméen Antipater. Etonnant cet Hérode le Grand, maître de Nazareth, qui, au début de son règne, est présenté, lui aussi, comme un messie par ses disciples hérodiens. Etonnant, le fait que deux Hérode de sa descendance aient choisi de venir s’exiler en Gaule, dont l'un à Lyon sous protection éduenne. Etonnante, cette amitié entre Antipater et César, comme si ce dernier avait puisé dans ce peuple iduméen/éduen des combattants pour ses opérations de conquête...

Je récapitule. Voyez mes ouvrages et mes articles.

An - 88 : effroyable crucifixion de 800 juifs esséniens en Palestine. 8000 esséniens s'exilent en Gaule, une partie en Auvergne, à Mozac, non loin du Crest, vrai site de Gergovie, une partie en pays éduen, à Gourdon, au pied de Mont-Saint-Vincent, vrai site de Bibracte. Sur le tympan de Mozac, le migrant porteur de la petite croix rappelle leur crucifixion. À Gourdon, c'est l'agneau sur le chemin symbolique du ciel qui l'évoque.

Nouvelle Marie, population vierge sans péché, les exilés prophétisent que sortira d'eux un nouveau David qui les vengera.

An - 4 : naissance prophétisée d'un Jésus vengeur dans le livre de Jacques. Je lui donne le titre de "prophétie de Jacques" L'auteur reprend l'image d'une naissance entre le boeuf et l'âne de la fresque de Gourdon.

M. le Ministre de la Culture, MM les professeurs, experts et spécialistes, pourquoi repoussez-vous ce texte au II ème siècle alors que son auteur dit l'avoir écrit à la mort d'Hérode, donc en l'an - 4, avant les évangiles ? Pourquoi lui donnez-vous ce titre trompeur de Protévangile qui ne veut rien dire alors qu'il semble avoir porté des titres plus évocateurs tels que Nativité de Marie. Révélation de Jacques ou Évangile de Jacques ? La vérité est qu'il s'agit d'une prophétie... une prophétie que Jacques demande à ses compatriotes d'accomplir ... d'où les quatre évangiles qui suivent.

An + 30 : Ce Jésus prophétisé arrive aux portes de Jérusalem dans l'évangile de Jean. Il est crucifié. La colonie juive de Gourdon, Marie, mère du Cléopas de la fresque, soeur de la Marie galiléenne, est invitée au pied de la croix (Jn 19, 25). C'est un appel au ralliement lancé à la diaspora gauloise de Bibracte et une récupération du mouvement "Cléopas".

An + 34. L'évangile de Marc confirme l'appel au ralliement. La Marie qui est au pied de la croix est mère de Jacob (Israël) mais aussi de Joset, le Joseph de la fresque de Gourdon. Les femmes regardent de loin (Mc 15, 40).

An + 38. Sur le chemin d'Emmaüs, l'évangile de Luc invite Cléophas - le Cléopas de Gourdon - à reconnaître le Christ Jésus qui est descendu dans les évangiles précédents. Ce Christ Jésus fait le signe essénien de la fraction du pain, et aussitôt, Cléophas/Cléopas, qui se rappelle ses textes de Qumrân, reconnaît le signe (Lc 24, 18).

An + 38. Invité par le centenier Corneille, Simon Pierre se rend à Césarée. Il y fait un long exposé, depuis le début, Jésus parlant par sa bouche (Act 10, 1-48). Un centenier, c'est un officier qui commande cent hommes, cent hommes originaires de Cabillodunum, du plateau des Alouettes de Taisey ? Au lieu de Corneille, il faut lire "Alouette", le nom de la légion gauloise. Ces Gaulois parlent une langue rude que Simon ne comprend pas. Deux idées de Christ mais une tentative de conciliation : « Peut-on refuser l’eau du baptême à ceux qui, comme nous, ont reçu l’esprit saint ? »

An + 177. Tentative de saint Marcel pour convertir l'agglomération de Chalon-sur-Saône à l'Évangile. C'est un échec.

An + 268. Un rétable sculpté de l'église/temple de Mont-Saint-Vincent/Bibracte stigmatise et condamne le livre des évangiles. Les empereurs gaulois Postumus et Victorinus maintiennent la croyance essénienne - juive - en un christ à venir.

 

IIIème siècle après JC. Construction du temple de Chalon, actuelle cathédrale ; cf carte de Peutinger. C'est le troisième grand temple des Juifs, après celui de Salomon et celui d'Hérode. Toutes les cités gauloises ont alors leur édifice religieux. Au siècle suivant, le rhéteur Eumène qualifie le temple de Chalon de temple d'Apollon, le plus beau de l'univers. Sur le chapiteau du choeur, messie essénien faisant le signe de reconnaissance du pain consacré.

III ème siècle après JC., tympan essénien de Sainte-Foy de Conques prophétisant la fin des temps et le jugement dernier. ENS REX IUDEORUM, L'étant roi des Juifs (traduction E.Mourey), qui n'était pas descendu du ciel pour sauver les 800 crucifiés apparaîtra dans le ciel au pied de la croix des martyrs. Inscription SANCTORUM CETUS... l'assemblée des Saints des textes de Qumrân !!!. Rien à voir avec le martyre de Sainte Foy.

Début IVème siècle, cathédrale d'Autun. Constance-Chlore est un nouveau Joseph, son épouse Hélène, une nouvelle Marie, leur fils, Constantin, le nouveau sauveur espéré suivant la prophétie de Jacques. Au centre du tympan, Constance-Chlore, le visage divinisé, trône sur le théâtre d'Autun.

An 325, concile de Nicée. Débat sur la nature du Christ. 

Milieu IVème siècle, église de Saulieu, Magnence, nouveau sauveur.

Vers 360, basilique de Vézelay, empereur Julien, nouveau sauveur.

Vers 450. Église Notre-Dame du Port, empereur Avitus, nouveau sauveur toujours suivant la prophétie de Jacques. Aucune évocation des évangiles L'enfant espéré de Mozac rappelle l'origine essénienne des migrants.

Monsieur le Ministre de la Culture, MM les élus, quand est-ce que vous vous déciderez à mettre vraiment en valeur notre fabuleux patrimoine religieux antique, et ceci, en l'expliquant correctement ? Quand est-ce que vous comprendrez qu'il est complètement débile de faire commencer notre histoire sur le mont pelé du mont Beuvray ?

Au sujet des évangiles, voyez mes deux "Histoire du Christ" publiés en 1996 et mes articles Agoravox.

Textes fondateurs, ce n'est pas la faute de leurs auteurs si nous avons été incapables de les comprendre. Dans son évangile, Mathieu affirme que Jésus est descendu dans le corps et dans l'esprit de la communauté essénienne, mais il laisse au lecteur la possibilité de croire, soit que le mystère a pu s'accomplir jusque dans un membre de la communauté, soit qu'il va s'accomplir par l'apparition apocalyptique d'un Jésus glorieux à forme humaine. N'oublions pas que cet évangile est le fruit d'un concile, donc le résultat d'un compromis. Et l'épître aux Hébreux semble aller dans ce sens. Hélas, l'évangéliste s'est trompé dans son estimation du temps. Cet événement extraordinaire qui devait se produire avant que sa génération ne meure s'est trouvé en effet précédé par tous les signes auxquels on pouvait s'attendre - les premiers troubles, puis la guerre de Jérusalem de 70 - mais il ne s'est pas produit. Jésus n'est pas venu ou revenu “en gloire”. Mais attention ! Tant que le monde est monde, qui peut dire aujourd'hui qu'il ne viendra pas. (extrait de mon Histoire du Christ, tome 2, chapitre 15, publié en 1996 sous le pseudonyme de Jean. Cela fait 23 ans).

Ceci dit, bonne journée à tous. À 86 ans, tronçonneuse à la main, je ferme mon ordinateur et je retourne dans mon parc.

Emile Mourey, écrit au château de Taisey, le 6 septembre 2019

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.11/5   (9 votes)




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28 réactions à cet article    


  •  Adibou Adibou 6 septembre 16:34

    Auriez-vous une photo de meilleur qualité concernant ce que vous nommez l’offrande du prépuce et du clitoris ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 6 septembre 17:10

      de nombreux sites spécialisés sont en mesure de vous fournir des documents très pécis à haute résolution, et même en HD pour les vidéos
      certains ont tendance à abuser des gros plans, mais sur la quantité disponible, vous devriez trouver votre bonheur



    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 6 septembre 17:55

      @Emile Mourey

      le site auquel vous renvoyez par le lien a choisi comme illustration de son « chapeau » la tentation d’Eve, le linteau de la cathédrale d’Autun que les chanoines du 18ème siècle avaient vendu à un parvenu pour décorer sa maison et que les maçons avaient cassé
      en fait, les sculpteurs du moyen âge introduisaient des motifs qui n’étaient pas forcément chrétiens mais venaient de religions dites « paiennes », c’est-à-dire antérieures à l’introduction du christianisme, et le clergé cultivé du siècle des lumières avaient compris que l art roman véhiculait des messages peu catholiques et en outre obscènes puisque dévêtues
      cette « Eve » est en fait une déesse gauloise symbolisant une rivière ou un fleuve, ondoyant dans l’eau, et cueillant un fruit symbole de la fertilité qu’elle représentait par sa féminité et par l’eau source de vie


    •  Adibou Adibou 6 septembre 19:32

      @Emile Mourey

      Je reste sur ma fin car dans google image lorsqu’on cherche offrande+prépuce+clitoris, on ne trouve pas d’autre occurrence que cette représentation que vous nous donnez dans l’article et qui viennent d’agoravox et plus précisément de vos pages sur le sujet.

      Je me pose la question car la taille des artefacts sur ladite représentation par rapport a la taille des mains me parait trop grande pour etre un prepuce et un clitoris d’enfant.


    •  Adibou Adibou 6 septembre 19:35

      ps : quant au lien que vous me donnez à 17:26, je vois bien la photo en question mais aucune information ou description sur la nature de la scène.


    • Emile Mourey Emile Mourey 6 septembre 20:00

      @Adibou

      En effet.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 6 septembre 17:16

       l’offrande du prépuce et du clitoris, c’est la circoncision et l’excision ?


      • Emile Mourey Emile Mourey 6 septembre 17:26

        @Séraphin Lampion

        bien vu


      • Emile Mourey Emile Mourey 6 septembre 17:40

        @séraphin Lampion et Adibou

        Merci d’avoir voté même 1 sur 5


      •  Adibou Adibou 6 septembre 19:33

        @Emile Mourey

        Je viens de voter vous au max + vous remontez donc smiley


      • Antenor Antenor 6 septembre 21:02

        Le problème des chapiteaux païens est qu’ils peuvent être des survivances de la pensée druidique qui n’a sûrement pas disparu du jour au lendemain après la christianisation. Au début, Jésus est sans doute apparu comme un dieu supplémentaire dans le panthéon gaulois avant de supplanter tous les autres ravalés au rang de simples « Saints ». Quand on voit les dieux gaulois à trois têtes retrouvés en Gaule, on se dit que les druides n’étaient pas étrangers au concept de trinité.


        • Emile Mourey Emile Mourey 7 septembre 10:00

          @Antenor, copie @Séraphin Lampon

          Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple. Comme le dit très justement Séraphin Lampion, il y a les documents datés... les pièces de monnaies... l’astronomie...

          Comme documents datés, rien de tel que les écrits de l’époque de Flavius Josèphe. Cet historien n’a jamais dit que les 8000 juifs persécutés se sont exilés à Damas. Mais alors où si n’est pas dans la diaspora que le même Flavius dit que rares étaient les pays où elle n’était pas. Mais comme Séraphin est toujours dans la pensée que Bibracte est au mont Beuvray, il n’en trouve évidemment pas trace à proximité.

          De même, il ne peut pas imaginer que le trésor fabuleux, notamment en pièces de monnaies, enterré à Gourdon, s’explique par la présence des rois burgondes à Mont-Saint-Vincent/Bibracte, et par la prise de la dite capitale éduenne par les Francs lors de la bataille d’Augustodunum.

          De même, il ne peut pas imaginer que ces juifs exilés se soient installés à Gourdon sous la protection de notre Bibracte, allant jusqu’a y peindre des fresques faisant référence à l"astronomie chère aux esséniens.

          Bref, Séraphin Lampion est toujours un représentant de l’inquisition qui perdure dans les esprits sans dire son nom.

          Mais vous, Antenor, qui êtes d’accord avec moi de placer Gergovie au Crest et Bibracte à Mont-Saint-Vincent, et même Augustodunum, vous êtes conduits, comme moi, à interpréter les chartes et autres documents, sceau du comte de Chalon etc comme il se doit. 

          M. Séraphin Lampion prétend qu’il n’y a pas de vérité absolue, c’est absurde. La mission de l’historien est justement de la rechercher. Avec de tels raisonnements, la thèse absurde de Bibracte au mont Beuvray a encore de beaux jours. M. Vincent Guichard peut dormir tranquille.

          Voyez l’erreur de Déchelette...https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/a-mm-les-archeologues-pierre-209492


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 7 septembre 10:35

          @Emile Mourey

          « M. Séraphin Lampion prétend qu’il n’y a pas de vérité absolue  »

          ..il n’y a que des consensus : carbone 14 * dendrologie + chartes + simultanéités chronologiques entre cultures qui s’ignoraient (Chine, Egypte, Amérique par exemple)

          quand vous obtiendrez ce consensus, on en reparlera chronologie 


        •  Adibou Adibou 6 septembre 21:07

          Mr Mourey,

          Ce que je n’arrive pas à comprendre, —mais je ne suis pas spécialiste en art roman—,

          c’est que dans votre article (sous la nativité) vous datez les fresques de Gourdon du Ier siècle avant j-c alors que les historiens les datent comme l’édifice du XI ou XII ème siècle après j-c.

          Et les pèlerins d’Emmaüs, comme dans l’évangile selon Saint Luc, pour les historiens il s’agit bien du partage du pain et non une offrande d’un prépuce et d’un clitoris.

          Je sais, c’est moins original mais êtes vous sur de vos datations et de vos interprétations personnelles ?

          Un doute m’habite..

          https://journals.openedition.org/insitu/10671#tocto2n4

          https://bourgognemedievale.com/departement-et-pays/saone-et-loire/le-creusot-montceau/gourdon/

          etc...


          • Emile Mourey Emile Mourey 6 septembre 22:55

            @Adibou
            Un doute vous habite, je le comprend très bien. Il est difficile d’imaginer de but en blanc que l’on se soit trompé à ce point. Comme mon présent article est un résumé de mes recherches, je n’y donne pas les arguments. Il faudrait lire mes livres auto-édités  j’en ai arrêté la vente -, mes autres articles, mes corrections. Les fresques de Gourdon n’en sont qu’un chapitre. Les fresques de Curgy sont une copie de Gourdon ; Les fresques espagnoles s’en sont inspirées ; Normal vu l’importance de Bibracie - Mt-St-Vincent dans l’antiquité. Tout est à revoir concernant l’origine de notre histoire. C’est un scandale, mais c’est tellement gros que je me contenterais, pour commencer, qu’on se repose la question de la localisation de Bibracte. Le problème est que les archéologues qui ont abusé de la crédulité de François Mitterrand ne veulent pas reconnaître leur erreur.


          •  Adibou Adibou 7 septembre 00:07

            @Emile Mourey

            Tant qu’archéologues qui se seraient trompés d’un millénaire ?

            Avez-vous envisagé que ce soit vous qui vous vous trompiez ?


          • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 7 septembre 08:25

            @Adibou

            Certains appellent cette tendance le « récentisme ». Pour le Russe Fomenko, l’histoire du monde commence aux alentours de l’an 800. La vierge était Russe, le Christ aussi. Il a été crucifié en 1086 (ou en 1183) à Constantinople qui est la vraie Jérusalem. La Jérusalem actuelle n’est qu’une invention du 18e siècle construite pour les besoins de la « chronologie officielle ». Par ailleurs Jules César est une projection d’Otton III, et Charlemagne n’a jamais existé. L’Illiade d’Homère ne raconte pas la Guerre de Troie, mais les Croisades. Gengis Khan est en fait le roi russe Youri III, il soumet les peuples européens, il fonde la papauté à Rome, et ses troupes continuent… Alexandre le Grand, chef de la horde cosaque, a fondé l’Islam et le califat à Bagdad, il y a moins de 500 ans. La horde continue, traverse la Chine et fonde l’ordre des samouraïs au Japon (originaires de la ville russe de Samsara ?), puis traverse le détroit de Béring et fonde les civilisations Maya et Aztèque. Les Pyramides de Gizeh sont les tombeaux de Youri-Gengis Khan et ses fils. Elles datent du 14e siècle. Après la dislocation du grand empire russe, les ex-vassaux auraient fait inventer les langues européennes afin d’affirmer l’indépendance de leurs territoires. Même le grec et le latin seraient plus récents que la langue d’origine : le russe.

            Et toutes les religions du monde dériveraient de la religion originelle : le christianisme orthodoxe.

            Omme Emile Mourey n’est pas orthodoxe, il fournit un récit adapté au catholicisme.

            Peu importent les documents datés, les chroniques, les registres, les chartes, validés par l’étude de la nature de l’encre, la paléographie, les formules, les sceaux qui permettent aux experts de parvenir à un consensus sur l’âge des documents.

            Pour des chartes datant de l’an 600 à 1200, presque 5000 exemplaires sont consultables sur Telma.

             Il y a aussi les pièces de monnaie.Qui aurait pu dépenser du temps et des métaux précieux pour enfouir des centaines de milliers de pièces un peu partout ?

             Il y a aussi la radiodatation, notamment la technique du carbone 14. Il y a aussi la dendrochronologie et l’astronomie.

            En histoire, presque rien ne repose sur UNE seule preuve, mais sur quantité d’éléments qui se coordonnent, se valident entre eux et créent un maillage sur lequel on peut faire reposer hypothèses et théories.

            Le récentisme, lui, considère ce fait, lui propose une explication ad hoc en dehors du consensus et du maillage avec les autres disciplines et considère neutralise les relations que ce fait entretient avec le consensus en tentant de discréditer « ce qu’il considère comme les thèses officielles ».

            On n’aura JAMAIS la preuve absolue que Clovis a brisé le vase de Soissons, ni que César a vaincu Vercingétorix ou que l’homme a marché sur la Lune. On n’a même pas la preuve absolue que l’univers n’a pas été créé jeudi dernier, comme font mine de le croire les membres de l’Eglise de Jeudi-Dernier.

            En l’absence de preuve absolue, faut-il croire n’importe quoi ?


          •  Adibou Adibou 7 septembre 09:49

            @Séraphin Lampion

            Ouh la la ! smiley

            Sauf qu’ici Mr Mourey fait le contraire du « recentisme » puisqu’il vieillit d’un millénaire des fresques romanes et fait remonter tout ça avant la naissance de j-c.

            Donc il est un peu embêté pour expliquer la nature des scènes représentées dans cette église comme la nativité ou les pèlerins d’Emmaüs et est obligé d’inventer d’autres explications.

            Cela porte un nom : anachronisme.


          • Emile Mourey Emile Mourey 7 septembre 10:05

            @Adibou

            Cela fait 40 ans que je me corrige. C’est pourquoi mon présent article est, à mon sens, plus proche de le vérité que les premiers où j’ai fait parfois des erreurs.


          •  Adibou Adibou 7 septembre 10:13

            @Emile Mourey

            Sauf que ce n’est pas comme ça que cela marche car sinon vous restez seul avec vos hypothèses que vous auto réévaluez au fil du temps.

            Il convient de les confronter auprès d’autres historiens ou archéologues afin de les valider ou de les voir infirmées.

            C’est bien là le biais dans votre démarche.


          • Emile Mourey Emile Mourey 7 septembre 10:29

            @Adibou

            Je ne suis pas embêté du tout. Je dis, à l’évidence que la nativité de Gourdon n’est pas celle des évangiles mais celle du dit Protévangile de Jacques. Ce sont, à l’évidence, des prophéties. D’ailleurs, c’est bien cette image que l’Histoire a retenue dès l’antiquité car la boeuf et l’âne s’y trouvent. Le boeuf et l’âne ne se trouvent pas dans les évangiles. Quant à la fresque des soi-disant pèlerins d’Emmaüs, il faut vraiment être, comme je l’ai dit, dans la prolongation de l’inquisition pour ne pas y voir prépuce et clitoris.


          • Emile Mourey Emile Mourey 7 septembre 11:07

            @Adibou

            La confrontation a eu lieu dès le début... excusez du peu : entre autres, conférence au sein de ma société d’histoire qui « s’est désolidarisée de ma démarche » sans débat. Sept livres publiés dont nombre d’exemplaires envoyés aux médias (qu’ils remettent en vente sur des sites internet parfois au prix fort). Un Interview à Fr3 Bourgogne commentée par Vincent Guichard. Déclaration de Vincent Guichard à France culture :« on ne va pas recommencer une autre polémique d’Alésia ». Questions écrites posées par une dizaine de députés. Trois réponses « langue de bois » de trois ministres successifs de la Culture publiées au Journal officiel, deux lettres officielles, une du chef de cabinet me traitant pratiquement d’illuminé, l’autre du secrétaire d’État à la Culture m’opposant le poids de la science officielle. 

            Bis repetita : L’inquisition perdure sans dire son nom.


          •  Adibou Adibou 7 septembre 12:34

            @Emile Mourey

            Si vos hypothèses ne rencontrent aucune adhésion parmi les spécialistes en la matière, il est peut-être temps de les revoir au lieu de s’obstiner.

            Pour en revenir au sujet de l’article et aux fresques romanes de Gourdon, votre débat ne porte pas sur une différence d’un siècle ou deux sur leur datation mais d’un millénaire puisque vous les faites remonter avant la naissance de j-c !

            D’autres part ce que vous croyez être un prépuce et un clitoris d’enfant sont beaucoup trop grands par rapport à la taille des mains.


          • Emile Mourey Emile Mourey 7 septembre 12:36

            @Adibou

            Merci pour la photo de l’offrande du prépuce et du clitoris https://journals.openedition.org/insitu/10671#tocto2n4.
            Je pense que vous plaisantez en y voyant les deux morceaux du pain consacré des pèlerins d’Emmaüs et en ajoutant « qu’un doute ma bite ».


          • Antenor Antenor 7 septembre 15:42

            « L’offrande des lèvres sera acceptée comme une délectation de justice et la perfection de la conduite comme une oblation volontaire au bon plaisir divin ».

            Rouleau de la Règle. Qumran.

            Ce que tient le « Christ » de Gourdon dans sa main gauche ressemble beaucoup à des lèvres. Espérons que certains pélerins un peu simples d’esprit n’ont pas pris l’allégorie au premier degré !

            http://www.bourgogneromane.com/edifices/gourdon/GOURDONfrPelerins.jpg

            Par contre, je me demande de plus en plus si le nom de Cleopas n’a pas été ajouté bien après la réalisation de la fresque.


          • Emile Mourey Emile Mourey 7 septembre 17:55

            @Antenor

            Allez sur https://vogage-roman-art.blogspot.com/2011/05/les-fresques-de-gourdon.html où l’image est plus nette Oui, c’est étonnant, mais il est possible que pour la femme, ce ne soit ici qu’un symbole. Reste à savoir si cette coutume a perduré en Gaule, je ne le pense pas. Dans la cathédrale essénienne de Chalon-sur-Saône, c’est l’offrande du pain qui est mise en exergue. Cela veut dire que la colonie qui s’est installée à Gourdon avant 88 était juive imposant la circoncision mais qu’après  88, les 8000 esséniens qui ont émigré en Gaule ont préféré le symbole du pain partagé, symbole attesté par les textes de Qumrân : il y est écrit que lors du saint repas, le prêtre tendait le premier la main sur le pain consacré et que le messie espéré agira de même quand il viendra (Rouleau de la Règle, VI, 2 à 6)...
            Il étendra sa main gauche sur le pain de vie, et de sa main droite aux deux doigts dressés, il bénira toute la congrégation de la communauté (Rouleau de la Règle, II, 18 à 22).


          • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 7 septembre 10:46
            « une partie en Auvergne, à Mozac, non loin du Crest, vrai site de Gergovie, »  

            Paul Eychart a découvert le vrai lieu de la bataille de Gergovie et il est au nord de Clermont-Ferrand aux Côtes de Clermont, la ville de Montferrand ayant la forme du grand camp de César.

            Son livre, « La Bataille de Gergovie » le démontre indubitablement et le petit camp de César est encore bien visible sur place et par Google earth.

             

            Pour info, André Berthier a découvert le vrai lieu de la bataille d’Alésia en utilisant la méthode du portrait robot, à Chaux-des-Crotenay près de Champagnole. Son livre « Alésia » et les très nombreux vestiges sur place le démontrent amplement.

            http://michel.jean.free.fr/edit/Conference-JM-X-HA-160411.pdf

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