• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > De Dieu : Dieu est Femme

De Dieu : Dieu est Femme

Postulat : Dieu ne peut être pensé

Lemme : Si Dieu est, Dieu est femme.

Hypothèse 1 : accepter une représentation de Dieu ; par commodité l’homme fait de l’anthropomorphisme et donne à Dieu ses propriétés humaines. Cette attitude, non dépourvue de sentimentalité, s’inscrit dans le droit fil des dieux antiques, de ceux de la Grèce notamment qui étaient dotés de qualités et de défauts humains. La liste est longue. Certains humains, Pythagore en particulier, ont d’ailleurs revendiqué avant Jésus une qualité divine ou quasi divine : Pythagore cet homme pas tout à fait dieu, mais plus qu’un homme...

Si l’on tient tellement à ce qu’il y ait un Dieu et à lui coller une composante anthropomorphique pour en fixer les traits, pourquoi pas se donner un « Dieu-femme » ? Une Dieu ! Oui, par exemple une « Belle Rousse » de 35 ans (1m78, 68 kg, 90-60-90), ça a de la gueule ça, non ! C’est autre chose que la mythologie ecclésiastique qu’on nous sert depuis deux mille ans, avec cette pauvre fille aux épaules tombantes en chemise de nuit ! « Reine des Cieux » par-dessus le marché ! Une Dieu femelle c'est plus sympa et plus vendeur qu'un Dieu mâle : enfin un marketing agressif qui permettra d’aller draguer sur les terres des autres religions. Tout au moins pour les emmerder... A chacun ses fantasmes, faut respecter au moins ça.

Cette « Belle-Dieu » - femme fatale évidemment -, remplace donc le « Bon-Dieu », ce vieux à la barbe blanche qui s’emmerde sur son nuage, ce vieillard cacochyme et barbu qui se fabrique tout seul un fils qu’il envoie au casse-pipe chez ces salauds de Romains, et qui se laisse coller un Esprit Saint (dit encore Saint-Esprit) comme s’il était trop stupide pour avoir lui-même la moindre idée. Pour faire Trinité, dit-on dans les amphis théocratiques. Allez savoir pourquoi ! Sans parler de toute la tribu, des anges, archanges, saints, bienheureux (pas encore saints mais sur la bonne voie...), et autres créatures ailées asexuées...

Elle, la « Belle-Dieu », n’est pas un avatar d’une quelconque déesse mythologique, une nouvelle Athéna aux yeux pers sortie toute casquée d’airain du crâne de Zeus son père, ou encore la réincarnation d’Aphrodite à la poitrine abondante de seins. Non, elle est Dieu elle-même, et rien d’autre. Déesse, c’est un second rôle ; ça suppose un dieu quelque part : c’est donc une moitié, seulement

Quelles perspectives insondables cela ouvre-t-il dans notre univers infini !... A Elle, Dieu la Rousse, on peut lui en prêter des choses ! Je rêve... Voilà-t-il pas que je crois en Dieu ! « merdre alors », comme dirait Père Ubu. Si l’on me disait qu’elle a une fille – la Fille de Dieu -, je serais même prêt à le croire. Pour Elle. Qui la lui aurait faite ? Un inconnu : un coup foireux et hop !... Ou encore de l’insémination artificielle avec de la semence artificielle, de synthèse... Dieu est enceinte ! pas mal... Mais éliminons la fille de Dieu ; le Fils aussi d’ailleurs, on en a déjà trop parlé de celui-là. Ras-le-bol du fils et du père... ils ont trop servis, ils sont usés, passés de mode.

Est-Elle le bien ? On peut le voir comme ça, mais à condition d’ajouter qu’Elle est aussi le mal. Par-delà le bien est le mal, serait plus juste, (pour reprendre l’expression prémonitoire de Nietzsche). Ses yeux bleus de cobalt ne sont pas en effet braqués sur notre monde où s’affrontent le Bien et le Mal ; ils ne regardent qu’Elle-même. Elle se fout de nous en se mirant dans sa propre beauté. Elle, si incompréhensiblement belle, n’a pas de corps incarné, mais Elle est la beauté faite - une beauté virtuelle pourrait-on dire. C’est ça la divinité. Elle ne sait même pas qu’on existe disent certains qui en savent long sur le sujet. J'aime bien cette hypothèse, personne pour nous emmerder ! Enfin.

Hypothèse 2 : faire de Dieu un pur esprit hors de l’espace et du temps. La question reste de savoir ce qu’est un pur esprit, ou l’esprit tout court en dehors de considérer qu’il ne s’agit que du produit de notre activité cérébrale, la pensée – qui ne peut se transmettre que par des intermédiaires : paroles, écriture, arts etc. Alors pourquoi ne serait-il pas dans l’espace quantique ? Au-delà du temps et de l’espace, un corpuscule quantique : Dieu ne peut donc être scientifiquement pensé. (A creuser.)

 

Scolie : Dans l’une et l’autre hypothèse, les religions développent, en fonction de leurs mythes fondateurs, leurs propres croyances sur un solide fond d'anthropomorphisme, d’où découlent dogmes, doctrines, liturgies, livres sacrés, prophètes, institutions, clercs, clergés, fidèles (et infidèles par symétrie), etc., ce qui n’affecte en rien le postulat : Dieu ne peut être pensé.

To be or not to be ? Cette question ne se rapporte pas à Dieu, et les hommes ne devraient pas se la poser puisqu'ils n'ont pas de réponse !


Moyenne des avis sur cet article :  2/5   (8 votes)




Réagissez à l'article

29 réactions à cet article    


  • Choucas Choucas 17 janvier 2018 11:22

    Non Dieu n’est pas du simple anthropomorphisme, seul le gogochon (simplet donc) peut croire ça.
     
    Thèses sur Feuerbach
     
    « Tous les mystères dans lesquels s’égare une mythologie en mal de mysticisme trouvent leur solution rationnelle dans la praxis rituelle et dans l’intelligence de cette praxis » Marx
     
    qui fait du Hegel (religions positives et absolue)
     
    « La théologie a tout d’abord ce sens : il s’agirait de connaître Dieu comme le Dieu seulement objectif, absolu, qui demeure absolument dans la séparation vis-à-vis de la conscience subjective et est ainsi un objet extérieur – en pensée il est vrai – comme le soleil, le ciel, etc., sont de tels objets extérieurs de la conscience, l’objet ayant alors pour détermination permanente d’être quelque chose d’autre, d’extérieur.
    En opposition à cette manière de voir, on peut présenter le concept de la religion absolue de telle manière que ce dont il s’agit, l’essentiel dont il s’agit n’est pas cet extérieur, mais la religion elle-même, c’est-à-dire l’unité de cet objet avec le sujet, la manière dont cet objet est dans le sujet. »

    Leçons sur la Philosophie de la religion. Hegel


    • Choucas Choucas 17 janvier 2018 11:25

      Dans les tribus qui ont une « déesse mère » (la grosse qui ressemble à un poussah), le temple est souvent interdit... aux femmes !
       
      Quand à l’image de Dieu elle est simplement logique (sans parler de la dialectique de la trinité, le top de la sophistication religieuse) :
       
       
      LA MÉFIANCE INNÉE DE L’ALTÉRITE CHEZ LES ENFANTS (expérience sociologie)
       
      http://www.youtube.com/watch?v=gl6Qu2kpMUM
       
      DIVIDE ET IMPERA et La Baudruche négrière sera client préféré de Rothschild...


    • Alren Alren 17 janvier 2018 12:43

      Amusant ces délires sur le mythe divin !

      Rappelons d’abord qu’il y a contradiction absolue entre omnipotence et omniscience, un pouvoir absolu qui suppose une liberté absolue et la capacité de voir l’avenir à l’égal du présent qui suppose un « destin » incompatible avec la liberté absolue de décider de l’avenir.

      Sans compter que si Dieu est éternel, le temps a toujours existé. Le passé étant infini, si on le représente par un axe, il est impossible d’y fixer un présent, impossible d’y fixer un moment où débute la Création.

      Si nous adhérons cependant un instant au mythe divin, on mesure toute l’absurdité d’en faire une femme (ou un homme) : Dieu ne peut pas être enceinte avec le sperme d’un mâle humain !


      • Gollum Gollum 18 janvier 2018 09:38

        @Alren

        Puisque vous critiquez, ci-dessous, robert de ne pas répondre à vos fameux paradoxes, soi-disant incontournables, je vais m’y coller.

        Il n’y a pas contradiction entre omnipotence et omniscience. Dieu créant tout d’un coup, passé, présent et futur, il connait par conséquent tout ce qui est en aval de lui-même.

        Si Dieu est éternel le temps a toujours existé. Là aussi vous confondez éternité et perpétuité. L’éternité est hors du temps. En amont donc de celui-ci.

        Perso, pour des raisons philosophiques, je suis pour un Univers perpétuel. Sans début, ni fin, donc.
        C’est d’ailleurs vers cela que tend la science moderne avec une multitude de Big-Bang.

        Sur le dernier paragraphe, bien évidemment qu’il est absurde de faire de Dieu un homme ou une femme. Ce que fait malheureusement, quelque peu, la théologie chrétienne, en faisant de Dieu, un Père..

      • Enabomber Enabomber 18 janvier 2018 21:23

        @Gollum
        La science moderne ne tend vers rien du tout, à ce niveau de spéculation on est loin de la définition d’une science. Il ne suffit pas d’être un scientifique pour avoir un discurs scientifique.


      • Gollum Gollum 19 janvier 2018 11:28

        @Enabomber


        La science spécule souvent avant d’avoir des preuves concrètes… ou pas.

      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 17 janvier 2018 12:55

        Dieu ne peut qu’être androgyne. Comme Tirésias.


        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 17 janvier 2018 12:56

          suite : et Hermès Trismégiste.


          • Taverne Taverne 17 janvier 2018 14:10

            Dieu est une femme...à barbe !


            • robert robert 17 janvier 2018 14:44

              Il (psl) a dit

              ne méditez pas sur l’essence même de Dieu car elle est au delà de toute compréhension et de toute interprétation ; méditez seulement sur ses créations


              • Alren Alren 17 janvier 2018 17:59

                @robert
                « ne méditez pas sur l’essence même de Dieu car elle est au delà de toute compréhension et de toute interprétation »

                Ben voyons ! C’est bien commode pour ne pas répondre aux paradoxes que j’évoque ci-dessus !

                On ne vous demande pas de comprendre, d’analyser, on vous demande de vous aplatir et d’obéir aux représentants auto-désignés sur Terre. Circulez !


              • JL JL 17 janvier 2018 17:05

                Bonjour GéraldCursoux,
                 
                J’ai pris grand plaisir lire cet article.
                 
                GéraldCursoux = Easy ?
                 
                ’’Par-delà le bien est le mal ’’ Comment faut-il le lire ?


                • JL JL 17 janvier 2018 18:50

                  Ne faudrait-il pas écrire Dieue ?


                • popov 18 janvier 2018 01:53

                  @JL

                  Ou dieuzesse ?


                • GéraldCursoux GéraldCursoux 18 janvier 2018 09:23

                  @JL
                  Un exercice d’assouplissement de l’esprit...


                • arthes arthes 17 janvier 2018 17:20

                  J’aime bien l’hypothèse 2...Dieu un pur esprit, peut être dans l’espace quantique, hors espace et temps etc...Ne peut être pensé par la science physique, à creuser oui...

                  Dieu reste une idée, créatrice...A l’origine même de l’origine ....Mais comment ?
                  Parce que bon, en vieux barbu sur son nuage...Boaf...En superbe créature féminine...ça va pas le faire, elle va trop subjuguer et orienter les pensées vers un truc précis hors champs de l’esprit.

                  • kalachnikov kalachnikov 17 janvier 2018 17:30

                    @ arthes

                    Ouais, un vent. Mais qui c’est dans ce cas qui a pété ?

                    Pour comprendre ce qu’est ’dieu’, il faut faire de la généalogie. Car il s’agit d’une idée, qui a une origine, et a subi des altérations. L’idée de dieu, telle qu’on l’entend usuellement, paraitrait à la plupart des cultures une pure aberration. Je me souviens d’un passage de Malinovvski où un Trobriandais lui dit que s’il veut il l’emmène dans une grotte lui montrer une empreinte de pas laissée par un grand Ancêtre (un des Ancêtres du mythe) et le met au défi de lui montrer la m^me chose de son Iésou Kristi.

                    De surcroît, la croyance en dieu fonctionne avec la plasticité du cerveau et les différences de celui-ci dans une culture orale ou écrite. c’est pour cette raison que la science débloque total sur des choses comme Lascaux ou des peuples anciens, le mental est différent. Quand on lit la Bible, on est frappé que Abraham ou d’autres voient Dieu et que personne dans le public ne crie ’espèce de tqué, t’as une hallu’. Parcequ’ils n’ont pas d’hallu, très simplement.

                    Bon, je radote, c’est pas assez superficiel tout ça.


                  • arthes arthes 17 janvier 2018 18:32

                    @kalachnikov

                    Oui, un vent et autre chose...De digéré, mais quoi et par quoi/qui ?
                    La terre et tout ce qu’il y a sur la terre, et tout l’univers que nous voyons, c’est un gros caca, une défécation divine ou spirituelle, ça aussi c’est une idée que j’aime bien smiley

                  •  C BARRATIER C BARRATIER 17 janvier 2018 21:57

                    Bien sur, l’hypothèse vaut les autres, les dessus et dieux,ar définition immortels sont tous vivants...sinon aucun ne le serait et n’existerait. Un beau détour pour rejoindre ma très ancienne conclusion. Merci


                    •  C BARRATIER C BARRATIER 17 janvier 2018 21:59

                      Ma tablette écrit toute seule.il s’agit bien sur des déesses e des dieux....j’ajoute que je préfère les déesses. 


                      • karim 17 janvier 2018 22:12

                        Les faux dieux, chacun peut les imaginer comme il veut.


                        • popov 18 janvier 2018 01:56

                          @karim

                          C’est comme les faux allahs.


                        • karim 18 janvier 2018 08:12

                          @popov
                          faut apprendre l’arabe.
                          Allah est un nom unique réservé à Dieu, tout comme les faux dieux portent aussi des noms.


                        • popov 23 janvier 2018 11:50

                          @karim
                           

                          Allah est un nom unique réservé à Dieu, tout comme les faux dieux portent aussi des noms.

                          Bonjour

                          1 Expliquez-moi donc pourquoi l’usage du nom « allah » dans la bible des chrétiens a été interdit en Malaisie par les oulémas de ce pays ? Il n’y a pas d’autre mot pour désigner le dieu du monothéisme dans leur langue. Les chrétiens de Malaisie faisaient donc comme les chrétiens arabes : ils utilisaient le mot « Allah » pour désigner leur dieu. Désormais, c’est interdit.

                          2 Les « faux dieux » ne sont pas plus faux ni plus vrais qu’Allah, qui n’est finalement que l’idole des Bédouins.

                        • Ouam Ouam 17 janvier 2018 22:25

                          Si dieu (*) est une femme.....
                          l’église catholique va avoir certaines difficultées avec son conseil d’administration smiley

                          (*) enfin pour ceux qui y croient....encore....


                          • Étirév 18 janvier 2018 04:37
                            Sexes : Égalité ou non ?
                            Dans l’état primitif et naturel de l’humanité, nous voyons l’homme se livrer à la chasse, à la pêche, à la construction des habitations, des instruments, à la culture de la terre. Il fait ce que son instinct lui dit de faire et il le fait bien.
                            La femme s’occupe de la direction intérieure, de l’administration, de l’éducation des enfants ; elle est Reine au foyer, elle dirige et gouverne, à elle incombe tout ce qui demande du discernement, de la prudence, de la patience, du raisonnement, de la persévérance.
                            Cette famille primitive représente la première forme de l’Etat.
                            Dans les nations modernes, dites civilisées (ce qui, aujourd’hui veut dire, par antithèse, soumises au régime de la Force), on a renversé cet ordre de choses.
                            On a donné à l’homme les fonctions féminines (celles qui ne peuvent être remplies qu’à la condition de posséder des facultés de femme) telles que l’administration, la direction morale, l’enseignement sous toutes ses formes, la médecine, le droit, la justice, fonctions qui demandent de la logique, du raisonnement, de la patience, de l’équité, de la prudence, de la persévérance, c’est-à-dire toutes les qualités déterminées par l’agent nerveux sensitif.
                            On a donné ces fonctions sensitives à des hommes « moteurs » qui n’ont ni patience, ni prudence, ni équité, ni raisonnement, ni logique, ni persévérance, puisqu’ils n’ont pas l’intensité sensitive qui donne ces facultés. Mais, en échange, ils ont l’égoïsme, l’emportement, l’inconstance, l’injustice, qualités négatives qui existent, à des degrés très divers, il est vrai, dans les hommes et qui rendent impossible l’exercice de ces fonctions sensitives.
                            Les hommes, en prenant pour eux les fonctions des femmes, ont, en même temps, pris, pour eux, les droits des femmes, droits qui sont inhérents aux facultés que ces fonctions supposent. Ces droits sont les privilèges de l’aristocratie de l’Esprit.
                            Ce n’est que peu à peu que les hommes ont envahi le domaine des femmes et les en ont chassées. Mais, une fois établis, en conquérants, sur ce terrain, ils s’y sont maintenus par la force et par la ruse. La femme a été déchue de ses droits.
                            C’est la force brutale qui a assuré, à l’homme, une position à laquelle il n’avait pas de droits naturels. En agissant ainsi, il violait les lois psychiques et les lois morales, qui en sont la conséquence, il violait le droit.
                            L’homme s’étant fait une supériorité factice par l’instruction, était arrivé à se croire véritablement supérieur à la femme. Cette opinion que l’homme avait de lui-même prouvait, cependant, son ignorance, car, s’il avait été en possession de la vraie science il aurait compris qu’elle était sa place dans la Nature.
                            L’homme, en demandant que la femme soit l’égale de l’homme, semble donc faire une concession. C’est l’usurpateur qui veut bien laisser le vaincu occuper une partie du terrain qu’il a conquis, mais, à la condition qu’il n’en sera pas expulsé ; il veut bien partager la conquête, il ne veut pas abandonner ce qu’il a enlevé par la force et qu’il considère, aujourd’hui, comme légitimement à lui. En réalité, déclarer l’égalité des sexes, c’est encore donner à l’homme une position à laquelle il n’a pas droit, c’est encore faire des concessions à la force, au détriment du droit, c’est monter l’homme, injustement, à la hauteur morale de la femme.
                            Les femmes qui réclament l’égalité de droits pour les deux sexes font preuve d’ignorance ; elles montrent, par-là, qu’elles ne connaissent pas la loi des sexes, elles ne savent pas ce qu’elles valent puisqu’elles aspirent à s’inférioriser en abdiquant une partie des droits que leur qualité de femme leur assigne. Elles font preuve, aussi, de servilisme et de lâcheté puisqu’elles semblent, par cette conduite, reconnaître la supériorité que l’homme s’est adjugée.
                            Les premiers législateurs religieux, en faisant des lois morales pour entraver les fonctions sexuelles, n’avaient visé que le sexe mâle. C’est aux hommes que l’on recommandait de combattre l’instinct et d’obéir à la raison qui en est, pour ainsi dire, le pôle opposé.
                            L’instinct, en effet, c’est l’abandon de soi-même aux impulsions de la Nature. Or, depuis le moment où les sexes se séparent, le mâle est poussé par le besoin qu’il ressent d’éliminer l’élément sensitif, à s’enfoncer dans une voie décroissante qui lui donne des caractères physiques qui le rapprochent de l’animal, de l’Anthropoïde. (C’est alors qu’il affirme que le singe est son ancêtre, pour justifier cette ressemblance).
                            On a dit, depuis des siècles, que l’homme livré à ses instincts se rapproche de la brute, et ce n’est pas une figure, c’est l’expression d’une vérité physiologique. Il n’y a que le Darwinisme qui ait nié cette vérité, et l’ai renversée.
                            L’homme décroit moralement, c’est-à-dire sensitivement, à mesure que la sexualité s’accentue en lui. Dans l’enfance il possède une douceur de caractère, une vivacité d’imagination, une rectitude de jugement, une lucidité d’esprit qui s’atténuent peu à peu, et disparaissent dans l’homme livré à ses passions.
                            C’est pourquoi tant d’hommes, qui n’ont pas su mettre un frein aux impulsions de leur instinct sont devenus des êtres dégradés chez lesquels tous les bons sentiments ont disparu et qui n’ont plus en partage que la brutalité, l’orgueil, l’envie, l’égoïsme. Chez eux, plus rien de l’exquise sensibilité de l’enfance et de l’activité intellectuelle qui en résulte, plus aucune élévation d’esprit, plus aucune notion de justice.
                            En considérant un homme arrivé à cet état de déchéance, dans son évolution sexuelle, on est forcé d’affirmer une loi toute contraire à celle de la théorie Darwinienne.
                            L’homme qui s’abandonne aux impulsions de sa nature, c’est-à-dire qui agit selon la sélection naturelle, cet homme-là ne vient pas du singe, il y va.

                            • Étirév 18 janvier 2018 04:42

                              @ux lecteurs
                              Ce message ne concerne pas cet article.

                              Désolé.

                            • Étirév 18 janvier 2018 05:36
                              DIEU ?
                              Lorsque l’on envisage DIEU, il y a d’abord une distinction à faire entre un principe cosmique, l’Etre sans nom, et un principe moral, la Mère, l’Être suprême avec un nom.
                              L’Etre sans nom crée le ciel et la terre, puisqu’il est la « Force cosmique » (action atomique - mouvement spontanée naturel)
                              L’Etre nommé, la Mère, crée toutes les choses d’ordre moral.
                              L’une est toute la science physique, l’autre est toute la science morale.
                              Toute l’antiquité a proclamé la genèse naturelle des êtres organisés, et il ne pouvait pas en être autrement puisqu’elle ne connaissait pas le Dieu personnel dont les modernes ont fait la cause de toutes choses.
                              Le seul Dieu que l’antiquité connaissait était l’Élément-Créateur, le Principe subtil qui engendre la vie :  ???.
                              Il fallait donc bien affirmer la genèse naturelle puisque l’on savait que le Principe de la vie est un agent de la Nature.
                              Le surnaturel est une conception moderne qui caractérise une ère de décadence intellectuelle et d’ignorance que le genre humain a traversée mais dont nous sommes à la veille de sortir.
                              Remontons donc jusqu’à l’origine des idées qui nous ont été transmises par les générations et nous verrons que ces idées sont les principes fondamentaux et indestructibles de la science humaine.


                              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 18 janvier 2018 16:10

                                L’Hermès Trismégiste était Homme et Femme. Lunaire éclairé par la lumière solaire. Deux serpents s’enroulent autour du Caducée. L’ombre et la lumière. Tiens, Macron est Serpent de feu (solaire-jupiter) et Brigitte : serpent d’eau (lunaire, très taureau). C’est elle qui relit toutes ses interventions. 

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès