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Accueil du site > Tribune Libre > De l’urgence d’un grand débat public sur les textes fondateurs (...)

De l’urgence d’un grand débat public sur les textes fondateurs de l’islam

Je ne suis pas le seul à lancer l'alerte, mais force est de constater qu'on ne traite pas le problème à sa source ; je cite :

Après les attentats du 11 septembre 2001, les polémiques autour de l’islam, du Coran et du personnage de Mahomet, les deux derniers débats télévisés de « C dans l’air » et de « Ripostes » montrent à l’évidence la nécessité de revenir aux sources de l’Histoire. (Mon article du 10/10/2006).

Face à l’islamisme radical, une solution existe...et je n'en vois pas d'autres. Malheureusement, je crains que cela ne soit trop tard. Cette solution, la seule, c'est de revenir aux sources des religions du Livre. Il s'agit de réexaminer les textes fondateurs, d'ouvrir un grand débat public ayant pour sujet et pour but une relecture critique de ces textes ; et cela, afin de déterminer une bonne fois pour toutes ce que ces textes disent vraiment et non ce qu'on veut leur faire dire (Mon article du 8/10/2012).

Comme de plus en plus d'auteurs, je suis très étonné que nos gouvernants politiques et militaires n'aient pas encore compris que la guerre à laquelle nous sommes actuellement confrontés ne se gagnera pas par l'épée mais par la plume, en l'occurence par la retraduction et la réinterprétation des textes religieux fondateurs, ceci pour savoir exactement ce qu'ils disent et ce qu'ils ne disent pas. Je suis très étonné que les médias n'abordent pratiquement jamais cette question. Est-ce par manque de culture ou par pusillanimité ? (Mon article du 12/10/2017).

Marre de tourner toujours en rond ! Sept livres publiés et pas de réaction publique. Cela fait quarante ans que j'écris, arguments et preuves à l'appui, pour affirmer et réaffirmer que d'Abraham jusqu'à Mahomet, en passant par Jésus, nous n'avons pas affaire à des individus mais à des conseils et que leurs femmes, quand ils en ont, sont des troupes militaires. Marre de toujours répéter la même chose à des sépulcres blanchis qui ne réagissent pas ! Médias, intellectuels, professeurs et hommes politiques... parfois quelques frémissements, sans suite. (Mon article du 27/10/2017).

Fin de citations.

Mon curriculum vitae : vingt-cinq ans de services, cinq ans de campagne, légion d'honneur, mérite national, valeur militaire, lieutenant-colonel, proposition au grade de colonel dans les réserves à laquelle je n'ai pas donné suite, je suis d'origine saint-cyrienne, auteur de sept ouvrages auto-édités abordant notamment la question des trois religions du Livre. Encouragé par plusieurs lettres de Mme Claudie Haigneré, ministre délégué à la Recherche, gouvernement Raffarin, je lui ai adressé par lettre écrite en date du 11/02/2004, mon ouvrage sur Mahomet... sans réponse. Je l'ai proposé sous le titre 'Le Prophète au visage voilé", à diverses maisons d'édition qui font confiance à des comités de lecture d'historiens en cour et d'archéologues qui s'entêtent à situer Bibracte au mont Beuvray... sans succès. 

Concernant les textes musulmans, j'ai montré que leurs auteurs en avaient donné la clef de lecture dans certains passages, notamment lors du siège de Médine, les femmes de Mahomet y étant présentées clairement comme des troupes militaires, à condition de bien traduire le texte. (Mon article du 27/10/2017).

Camarades généraux, nous ne sommes plus au temps des guerres classiques ! Vous avez connu, comme moi, la problématique des conflits dits subversifs. Vous devriez être conscients, comme moi, qu'il faut traiter le problème à la source - à la source de l'idéologie islamiste. Il s'agit de l'interprétation des textes fondateurs. Dites-le au Président de la République ou démissionnez ! Nos théologiens s'égarent. Nos intellectuels ont failli. Notre université s'embrouille. Je veux l'écrire ici, haut et fort : ce n'est pas par des discours creux et de circonstance qu'on règlera le problème. Il faut remonter à la source. Il faut réinterpréter la Sîra. Il faut retraduire correctement le Coran. Il faut le comprendre en le replaçant dans son contexte. 

Il faudra ensuite que cette plus juste lecture s'impose au secteur public, au monde de l'édition, à celui des écoles et à celui des prisons.. Pour rééduquer les égarés, pour sauver les générations futures, c'est la solution radicale et je n'en vois pas d'autre. 

Bien sûr que cela ne peut pas se faire, de but en blanc. Cela se joue au sein des populations, et nos armes, ce sont les médias, si elles le veulent bien.

À part Agoravox, quelles sont les médias qui s'intéressent à cette opération salutaire ? Combien de commentateurs sont-ils venus sur le fil de mes derniers articles ? Une infime minorité ! Dans les récents débats télévisés, a-t-on évoqué la question des sources ? Une seule voix s'est élevée dans ce sens : celle de M. Pascal Bruckner, et son propos était très clair. Le mal se trouve dans l'esprit des islamistes, dans l'interprétation des textes musulmans qu'en fait DAECH, interprétation, ni vraiment démentie, ni clairement condamnée, faute d'argumentateurs avertis. Mais je crains que M. Bruckner se trompe en pensant que la réforme de l'islam pourrait venir de l'Académie du Caire.

Il me revient à l'esprit la critique d'un commentateur récent qui voulait me ridiculiser en me demandant si j'avais tenu la chandelle pendant les relations intimes du Prophète. Il faut vraiment être d'une grande naïveté pour ne pas deviner que les femmes du Prophète étaient, en réalité, des troupes militaires. Chaque soir et à tour de rôle, le Prophète les visitait (dans leurs casernements) et y passait la nuit pour des questions de sécurité. Par ailleurs, il est absurde de penser qu'il ait eu des relations sexuelles avec un enfant de sept ans. Aïcha était, en réalité, une troupe militaire mise sur pied par Abou Becker, une troupe militaire de sept ans d'âge qu'Abou Becker avait donnée à Mahomet.

Qu'on invite sur le plateau les mollahs radicaux, pour qu'ils y défendent leurs convictions et qu'ils s'y ridiculisent ! Plus que les armes, c'est le Ridicule qui tuera nos adversaires.

Qu'on invite sur le plateau la jeune convertie pour qu'elle nous explique comment on peut monter au ciel d'Allah après avoir égorgé un homme pour effacer ses turpitudes ?

Quant à la mort du Prophète que Tabari relate sur plusieurs pages, c'est un étonnant récit poétisé. Il ne s'agit pas de la mort d'un homme ordinaire. Mahomet n'existait qu'en tant que conseil. Cette agonie est celle d'un conseil aux prises avec les difficultés d'une fin de règne, avec des hauts et des bas, des accès de fièvre et des retours de santé, jusqu'à sa dissolution.

Ce conseil Mahomet n'a jamais voulu porter la guerre au dehors de l'Arabie. Reconnaissant à l'Occident la primauté de s'être donné des Apôtres, véritable chef de guerre bien que parfois contesté, son oeuvre est d'avoir réalisé l'unité politique du Hedjaz en y imposant la pratique d'une seule religion, modèle pour ses voisins d'Arabie.

Ce sont ses grands disciples qui, dans la suite de son enseignement, se sont lancés dans les grandes conquêtes militaires qui ont suivi sa mort. Ironie de l'Histoire, ce sont les disciples qui ont tué Mahomet en faisant éclater le conseil qui les liait les uns aux autres.

Et voilà comment est née cette mortelle utopie que Mahomet ne voulait pas, qui veut étendre au monde entier un système de croyances qui n'était prévu, au départ, que pour l'Arabie et que pour un VII ème siècle aujourd'hui bien lointain.

Reste l'intérêt qu'il y a à comprendre ce que les auteurs des textes fondateurs musulmans ont voulu dire.

Ces rédacteurs étaient cultivés, connaissant les textes anciens et disposant de bibliothèques monastiques. J'ai fait l'hypothèse raisonnable qu'il s'agissait du monastère de Ba Hira, à Bosra. On y voit encore des fresques représentant l'ange Gabriel, celui qui inspirait le Prophète (lorsque Gabriel lui parlait, il faut comprendre que c'était, en réalité, le monastère qui lui envoyait ses instructions). Ces auteurs ont cherché à écrire leur histoire comme il leur semblait que leurs prédécesseurs avaient écrite la leur... avec un sens littéral apparent pour les simples, un sens caché pour les intelligents. Aveugles que nous sommes qui ne voulons toujours pas comprendre que les brebis bêlantes d'Abraham étaient en réalité les soldats d'une troupe militaire mercenaire chargée de maintenir l'ordre égyptien en pays de Canaan ! et cela, sous les ordres d'un chef, Abraham, un conseil de prêtres.

J'irai même jusqu'à penser que ces rédacteurs se sont parfois amusés à abuser de la crédulité de leurs lecteurs jusqu'à l'absurde sans que ceux-ci s'en rendent compte. C'est ainsi qu'avant de s'emparer de La Mecque, Mahomet se trouva glorifié comme un héros antique, ses disciples recueillant jusqu'à sa salive quand il crachait (Tabari, page 145).

Bref, il s'agit d'un style d'écriture qui remonte à la nuit des temps bibllques avec les allégories de la création du monde et du péché originet. Une écriture qui, en l'absence d'une législation détaillée, servait de guide au peuple, avec, en épée de Damoclès, la terrible menace du jugement dernier.

Que les théologiens de l'islam viennent sur le plateau pour nous expliquer ce double langage !

Le Mahomet de la Mecque s'élèvait, certes, contre les pratiques idolâtres (sourate 6) mais, dans un premier temps, il ne condamnait ses adversaires qu'à l'enfer. Après la mort d'Abou Thalib, les persécutions redoublèrent contre lui et ses disciples. On lui lançait des pierres ; on lui recouvrait la tête de boue. Un jour, alors qu'il faisait sa prière dans la mosquée, les persécuteurs lui versèrent sur la tête une grande quantité de terre. Ses longs cheveux, sa tête, ses joues, ses épaules furent entièrement recouverts (Tabari page 96).... Que doit comprendre le lecteur ? Qu'en réalité, Mahomet est mort, lapidé et enterré ? De retour à sa maison, une de ses filles, en lui nettoyant la tête (toilette funéraire ?) pleura (des pleureuses accompagnant la levée du corps ?). Le Prophète (mort) lui dit : ne pleure pas ! Ces choses-là arrivent quand on perd ses parents et ses oncles (Tabari, page 96).

Accablé d'injures, d'outrages et de misères pendant encore deux ans, Mahomet (ressuscité ?) partit pour Taïf. Il y a entre Taïf et La Mecque, trois journées de marche (Tabari, page 97). Trois jours, n'est-ce pas le temps qu'il faut pour une résurrection ? N'est-il pas écrit qu'ils tueront le Fils de l'Homme, mais qu'une fois tué, trois jours après, il ressusciterait ? (Marc 9, 31). Mahomet se présenta aux portes de Tâïf pour y demander l'hospitalité, comme un pauvre. Il y avait non loin de là une vigne (Tabari, page 98). Un esclave s'approcha de Mahomet, un plat de raisins à la main... Le Prophète en détacha un grain et, le mettant dans sa bouche, il dit : « Au nom de Dieu ! »... L'esclave s'exclama : « Quel est le mot que tu viens de prononcer ? Il y a longtemps que je ne l'ai pas entendu… depuis que j'ai quitté ma patrie de Ninive. » Mahomet lui répondit : « Ninive est la ville de mon frère Jonas ; Jonas était un prophète et tous les prophètes sont frères. » Symbole de la résurrection, Jonas est le prophète qui, après avoir été avalé par la baleine, fut recraché trois jours après.
 — Qui es-tu ? interrogea l'esclave. Mahomet répondit : Je suis Mohamed et Ahmed (c'est-à-dire le Mahomet qui est venu et le Mahomet qui vient). — Es-tu celui dont parle l'Évangile ? Il y est dit que Dieu t'enverra aux habitants de La Mecque, que ceux-ci te chasseront, que tu reviendras pour les soumettre et pour établir sur eux ta religion (Tabari, page 97 à 99).... Un Mahomet/conseil.

La sourate de la vache, sourate 2, marque le passage du Mahomet pacifique de la Mecque au Mahomet guerrier de Médine.

Constatant l'échec de la prédication du Mahomet de la Mecque, le nouveau Mahomet de Médine dresse un long et sévère réquisitoire contre les idolâtres, les chrétiens et les juifs incrédules (verset 99). Ces incrédules ont refusé de croire au Coran, notamment les deux derniers, qualifiés plus précisément d'infidèles. Ils auraient dû l'accueillir puisqu'il confirmait leurs écritures (verset 83). S'ils vous attaquent, baignez-vous dans leur sang ! Telle est la récompense due aux infidèles (verset 187). Mais s'ils quittent l'erreur, le Seigneur est indulgent et miséricordieux (verset 188). Nous sommes à l'époque où le Mahomet deux, devenu guerrier, lance depuis Médine ses expéditions contre les caravanes mecquoises tout en appelant au soulèvement ses partisans restés sur place (Tabari, page125).

Ce Mahomet exhorte ses partisans restés à la Mecque à le rejoindre dans son exil (sourate 4, verset 101). Il durcit sa position contre les juifs et la modère à l'égard des chrétiens (sourate 5, verset 85).

La sourate 8, le butin, est un chant de victoire après la victoire musulmane de Beder sur les Koraïchites de La Mecque (Tabari, page 137).

Dieu avait dit à ses anges : encouragez les croyants, j'épouvanterai les impies... n'épargnez aucun d'eux (verset 12). Dieu vous montra en songe l'armée ennemie peu nombreuse. S'il vous l'eut fait paraître plus formidable, vous auriez perdu courage, et la discorde vous eût désunis... (verset 45)

Après cette victoire, ce Mahomet II s'est trouvé conforté dans sa nouvelle religion et dans son projet de réforme d'une société plus juste. Ô croyants ! obéissez à Dieu et à son apôtre ; ne vous écartez jamais de ce devoir ; Écoutez sa parole ! (verset 20). Juste rétribution, toujours selon lui, les biens des impies vaincus sont donnés aux vainqueurs comme une aumône de purification et d'expiation à cause de leur désobéissance... ceci pour la paix de leur âme... si Dieu, l'indulgent et le miséricordieux, le veut bien (sourate 9, versets 102 à 105).

Mais après le désastre d'Ohod, où, de toute évidence, ce deuxième Mahomet a trouvé la mort - Abou Sofyan l'a affirmé - le troisième Mahomet (ressuscité) se voit bien obligé de renouveler l'acte de foi. Il s'agit de la sourate 3. Il y réaffirme l'origine divine du Coran dans le prolongement du Pentateuque et de l'Évangile mais tout en admettant qu'il s'y trouve des versets allégoriques prêtant à interprétation (verset 5 ou 7 dans d'autres versions). Pour ne pas perdre la face, il rappelle la prodigieuse victoire de Beder de un contre deux que les musulmans avaient remportée avec le secours de Dieu (versets 11 ou 13, 119 à 122 ou 121 à 124). Il réaffirme l'unicité de Dieu (verset 55 ou 62) mais il tend la main aux juifs et aux chrétiens de bonne foi. ... Dis aux juifs et aux chrétiens : terminons nos différends, n'adorons qu'un Dieu, ne lui donnons point d'égal ; qu'aucun de vous n'ait d'autre Seigeur que lui. S'ils refusent d'obéir, dis-leur : vous rendrez témoignage que nous sommes croyants (verset 57 ou 64), c'est-à-dire des hommes de foi, ni idolâtres, ni incrédules, ni infidèles.

Après avoir rappelé la victoire de Beder, ce troisième Mahomet aborde le sujet délicat de la tragique défaite d'Ohod. Tout naturellement, il en rejette la responsabilité non pas sur Dieu mais sur les musulmans qui, après un premier engagement victorieux, avaient couru au butin permettant ainsi à Abou Sofyan de lancer une contre-attaque victorieuse. Dieu avait réalisé ses promesses quand vous poursuiviez vos ennemis défaits ; mais, écoutant les conseils de la lâcheté, vous disputâtes sur les ordres du Prophète (verset 145). Tandis que vous preniez la fuite en désordre, vous n'écoutiez plus sa voix qui vous rappelait au combat (verset 147 et Tabari page 189).

Pour répondre aux survivants qui, dans leurs folles pensées, prêtaient un mensonge à Dieu. Sont-ce là, disaient-ils, les promesses du Prophète ? Le Très-Haut serait-il l'auteur du désastre ? (verset 148), le verset suivant descendit du ciel : Dieu donne la vie et la mort. Il voit vos actions (verset 150). Puis : Dieu choisit les envoyés qu'il lui plaît (verset 174).

C'est ce troisième Mahomet qui, finalement, l'a emporté.

Cela commence par une bavure (Tabari, page 211). Le musulman Amrou avait tué, par erreur, deux ambassadeurs d'une tribu qui voulait se rallier. La tribu envoya un message au Prophète : « Ces ambassadeurs ont été tués par ton serviteur Amrou. Paye-nous le prix du sang ou prépare-toi à la guerre ! » Le Prophète répondit : « Vous avez raison. Je payerai le prix du sang ». Puis il décida que les juifs des forteresses voisines payeraient en application d'un traité. Dans ce traité, il n'était pas prévu qu'un juif paye pour la bavure d'un musulman, mais il était écrit qu'en cas de contestation, il fallait s'en remettre au Prophète. Mahomet décida qu'on commencerait par faire payer les juifs Beni Nahdir.

Le Prophète sortit de Médine et il assiégea leur forteresse (Tabari, page 214). Il ordonna de couper les dattiers. Les juifs criaient du haut des remparts : « Couper des arbres est un crime et Dieu ne peut ordonner des crimes de ce genre. » Allah l'a permis leur répondit-on (Sourate 59 v. 5). Au bout de onze jours, les Beni Nahdir capitulèrent. Ils furent autorisés à partir avec leurs femmes et leurs enfants, mais sans leurs biens. Dieu les donna au Prophète. Ce que Dieu a enlevé aux juifs dans les faubourgs de Médine, vous ne le donnerez pas aux riches mais au Prophète, à ses proches, aux émigrés, aux pauvres et aux orphelins (Sourate 59, v. 7).

Les Benî-Qoraïzha résistèrent 25 jours. Ils étaient 800. Le Prophète leur fit couper la tête (Tabari page 230). Holocauste réel ou symbolique ? Je ne sais pas. Aucun texte extérieur à l'islam en a fait mention, ce qui est très étonnant. À Beder, le Prophète reprochait à Ali son interrogatoire musclé ; à Kaïbar, il donne l'ordre qu'on continue la question jusqu'à ce que l'interrogé parle ou qu'il meure (Tabari, page 256)... images de guerre.

Image de paix retrouvée, entouré de 700 de ses hommes habillés de blanc comme des pénitents, Mahomet se rendit à la Mecque pour accomplir le pélerinage. Les Mecquois se soumirent.

Références : Tabari, Mohammed, sceau des prophètes, édition Sindbad, 1980. Le Koran, traduction par Savary, Éditions Garnier Frères, 1958. (les numéros de versets peuvent varier en fonction des éditions).

Nous sommes là à un moment de l'Histoire, une Histoire importante et intéressante, rapportée dans un langage étonnamment poétique, accessible à tout lecteur intelligent de bonne foi...

... une Histoire que les djihadistes feraient bien de relire avec un oeil neuf.

Emile Mourey, 27 mars 2018

 


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95 réactions à cet article    


  • Attila Attila 28 mars 09:45

    La vraie source, la voilà :
    " Dans une interview accordée à The Washington Post, le prince héritier Mohamed ben Salmane a révélé que Riyad avait propagé l’idéologie wahhabite pendant la guerre froide, à la demande de ses alliés occidentaux afin de contrer l’URSS. "
    Lien.

    .


    • Trelawney Trelawney 28 mars 11:18

      @Attila
      Etonné de savoir que Riyad a été obligé de propagé l’idéologie wahhabite. De la à dire qu’ils se sont fait prier, il n’y a qu’un pas que je ne ferrais pas


    • Attila Attila 28 mars 13:21

      @Trelawney
      L’information importante que nous donne le prince saoudien : les dirigeants occidentaux sont responsables de la diffusion du wahhabisme.

      .


    • Onecinikiou 28 mars 14:04

      @Attila


      Oui..oui, on a compris votre raisonnement : l’Islam n’a rien à voir avec l’Islam, et les responsables occidentaux, la CIA, l’OTAN, le Mossad et le grand capital, sont seuls responsables de son expansion à partir du VIIème siècle a.p. JC !

    • Attila Attila 28 mars 16:36

      @Onecinikiou
      Pas du tout, vous n’avez rien compris car cela ne vous intéresse pas.

      Pour les autres qui, comme moi, cherchent à comprendre : jusque dans les années 1970, l’islam ne posait pas de problèmes, beaucoup de musulmans étaient sécularisés. Beaucoup de pays arabes étaient laïcs : Algérie, Tunisie, Égypte, Syrie, Irak et d’autres. La preuve par la vidéo montrant Nasser parlant des Frères Musulmans : Lien

      Si les dirigeants occidentaux n’avaient pas foutu le souk, c’est le cas de la dire, on ne parlerait pas d’islamisme aujourd’hui.

      .


    • Cadoudal Cadoudal 28 mars 16:42

      @Attila
      « on ne parlerait pas d’islamisme aujourd’hui. »

      A Budapest ou a Varsovie, on en parle pas trop..

      Est-ce que Varsovie serait moins occidentale que Saint Denis ?


    • V_Parlier V_Parlier 28 mars 17:33

      @Cadoudal
      Justement, elle est beaucoup moins occidentale, contrairement à ce qu’elle a prétendu. C’est pour cela :
      - Qu’elle n’a pas autant d’interventions extérieures pro-charia à son actif
      - Qu’elle se prémunit à l’avance, et de façon drastique, des conséquences.

      Et pourtant je ne suis absolument pas un adorateur de la Pologne (à laquelle j’ai un tas de reproches à faire sur d’autre sujets).


    • Cadoudal Cadoudal 28 mars 18:16

      @V_Parlier
      L’Occident s’arrête ou ?

      A Tokio, à Washington ?

      Ça m’a l’air un peu compliqué dans votre tête...

      Ne seraient pas occidentaux tous ceux qui s’opposent à l’invasion musulmane ?

      J’étais pas trop charlieislamobobocompatible, me voila content d’apprendre que je ne suis plus non plus un occidental...

      Et pourtant j’existe, il faudra bien trouver une case ou me ranger..


    • Cateaufoncel 28 mars 18:37

      @Cadoudal

      « Ne seraient pas occidentaux tous ceux qui s’opposent à l’invasion musulmane ? »

      Si cela était, il faudrait exclure les partis politiques qui s’intègrent aux nouvelles donnes :

      — le Parti libéral allemand (Freie Demokratische Partei) en 2017, par rapport à 2005

      https://pbs.twimg.com/media/DZNwXLnXcAAJfWV.jpg

      — le Parti du Centre suédois (Centerpartiet)

      https://pbs.twimg.com/media/DZNvxViWAAAKini.jpg


    • karim 28 mars 18:43

      @Attila

      Pour avoir bien étudié l’Islam, les Occidentaux connaissent bien l’Islam authentique. Cette révélation de MBS montre bien l’implication des Dirigeants Occidentaux dans la propagation de l’idéologie wahabite, pour contrer l’URSS, au temps de la guerre froide. Mais cela continue toujours, pour créer des foyers de tensions comme en Tchétchénie, aux Philippines, en Chine avec les Musulmans ouïghours….. Ou tout simplement créer des groupes terroristes : quaïda-bokoharam-les groupes du Sahel Africain, pour trouver un alibi, intervenir, moyennant  une « taxe sur la sécurité », méthode utilisée par la mafia pour escroquer  les commerçants, ou tout simplement pour déstabiliser un régime, comme en Syrie. Et le but ultime étant bien sûr de véhiculer à travers le monde, une image négative de l’Islam et des Musulmans. Le basculement de  l’opinion américaine en quelque décennie en faveur d’israël en est une preuve. Enfin, je pense que le wahabisme est infiltré, pour détruire l’Islam de l’intérieur, de la même façon que fut infiltrée l’Eglise catholique et le Vatican pour détruire le Christianisme.



    • Cateaufoncel 28 mars 18:50

      @karim

      "Pour avoir bien étudié l’Islam, les Occidentaux connaissent bien l’Islam authentique."

      Ce serait quoi l’islam authentique ?


    • Cadoudal Cadoudal 28 mars 18:52

      @Cateaufoncel
      C’est un peu rassurant que les « non-occidentaux » soient de plus en plus nombreux en Europe...

      Les européennes occidentales voilées comme « vouzémoi » paieront elles un jour le prix de toutes les exactions commises par les aïeux sanguinaires et colonialistes des non-occidentaux Suédois, Autrichiens ou Suisses ?

      http://www.fdesouche.com/978617-les-mureaux-78-des-policiers-attaques-aux-cocktails-molotov-par-une-vingtaine-de-jeunes-qui-ont-egalement-incendie-des-poubelles


    • Cadoudal Cadoudal 28 mars 18:53

      @Cadoudal

      Cocktails Molotov 5 - 0 Interpellation.

      Écrasante défaites de l’équipe des Interpellations, contre l’équipe des Cocktails.
      Mais il faut dire que le match se jouait à domicile, au Stade Crasseux.


    • Cateaufoncel 28 mars 19:18

      @Cadoudal

      « C’est un peu rassurant que les « non-occidentaux » soient de plus en plus nombreux en Europe... »

      On y ajoutera ceux qui ont essayé de cacher que le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame est mort égorgé, parce que c’est un mode opératoire trop connoté.

      Cette lâcheté de la France d’en haut atteint à l’obscène.

      Et, dans la foulée, il vaut la peine de lire l’éditorial de Jean Daniel (bon, 97 ans...), mis en ligne, aujourd’hui, sur le site de L’Obs, comme on dit maintenant :

      "Un jeune homme né en France parce que ses parents ont choisi de l’y faire naître et, la plupart du temps, s’en félicitent. Il est français mais il ne pense qu’à tuer des Français parce qu’ils sont français. Insupportable !"

      On se frotte les yeux, on lit une deuxième fois, une troisième fois... Et c’est bien écrit noir sur blanc :

      https://www.nouvelobs.com/edito/20180327.OBS4261/comment-decourager-la-barbarie.html?xtor=RSS-164&google_editors_picks=true


    • Cadoudal Cadoudal 28 mars 19:42

      @Cateaufoncel
      Si vous allez racler les fonds du panier de la « gauche » française, c’est sur que vous y trouverez toujours Jean Daniel...

      L’égorgeur Marocain était né au Maroc en 1992...

      Jean Daniel Bensaid en Algérie en 1920...


    • pipiou 28 mars 20:58

      @Attila
      « jusque dans les années 1970, l’islam ne posait pas de problèmes » ...

      Vous avez arrêté l’école avant qu’on vous parle de Charles Martel et de Poitiers.
      Tant mieux pour vous, mais quand vous dites à Onecinikiou qu’il n’a rien compris vous avez oublié de tourner 7 fois votre clavier dans votre bouche.


    • magma magma 28 mars 21:28

      @Attila
      ouf j’ai cru pendant un moment que c’était parce qu’on avait 7 m de musulmans 


    • Eric F Eric F 28 mars 22:33

      @Attila
      Vous partez du fait que les occidentaux ont soutenu ponctuellement des groupes moudjahidines fondamentalistes préexistants pour contrer les soviétiques en Afghanistan, en les renforçant par des milices saoudiennes, pour prétendre que l’occident aurait lui-même répandu le fondamentalisme dans le monde. Les monarchies du Golfe n’ont pas attendu l’occident pour faire, grâce à leur pactole pétrolier, du prosélytisme wahhabite dans le monde musulman, variante intégriste et anti-« infidèles » s’il en est, donc foncièrement anti-occidentale (anti civilisation occidentale est la signification de Boko Haram). De même ces mêmes monarchies pétrolières sunnites ont initié des groupes rebelles dans des pays à gouvernement chiites pour étendre leur hégémonie, et l’occident y a contribué pour ses propres objectifs.
      Il y a une forme de déni de vouloir absolument attribuer toutes les turpitudes au seul occident, en escamotant toute responsabilité interne au monde musulman.


    • karim 28 mars 22:52

      @Cateaufoncel

      Vous voulez connaître l’Islam authentique, voici un exemple :

      32. C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu’en dépit de cela, beaucoup d’entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre.

      (Coran : La Table Servie)

      PS / le message coranique s’adresse à tous les hommes.


    • magma magma 28 mars 23:14

      @Eric F
      cette geopolitisation a l’extrême finit par être gavante et méprisante pour les peuples les cerveaux dont certains voudraient se croire supérieurs.


    • Onecinikiou 28 mars 23:15

      @karim


      Pourquoi ne citez-vous pas la dizaine de sourates qui lui sont ultérieures et en violente contradiction avec cette première, et qui, en droit musulman, l’abroge puisque plus récentes donc et prescrivant de tuer partout où ils se trouvent les apostats, les mécréants et les infidèles ?!

      Cela nuirait-il à votre vaine tentative (une charlatanerie) de faire passer l’Islam pour une religion de paix, d’amour et de tolérance, et qui fait se bidonner tout le monde qui a des yeux pour voir, et des oreilles pour entendre ?!

      Aussi il va falloir que finissiez par comprendre que la France et l’Europe ne sont pas terre d’Islam. Jamais.

    • Onecinikiou 28 mars 23:21

      @Eric F


      Vous comprenez : c’est tellement plus commode d’attribuer à d’autres les raisons de vos cruels échecs, et qui sont pourtant intrinsèques de votre référentiel et système de pensée actuels.

      C’est bien moins douloureux et intolérable que de devoir assumer de les réformer, et qui est pourtant la seule et nécéssaire solution pour vous faire sortir du complet marasme dans lequel vous végétez depuis quatre siècles.

    • Cateaufoncel 29 mars 13:12

      @karim

      « Vous voulez connaître l’Islam authentique, voici un exemple... »

      Avec cet exemple, vous ne faites qu’illustrer le problème majeur de l’Islam, à savoir que n’importe qui peut brandir la sourate qui lui convient pour illustrer ce qu’est, selon lui, l’Islam authentique.

      Un djihadiste préférera, par exemple aussi, 2:191 : "Et tuez-les, où que vous les rencontriez ; et chassez-les d’où ils vous ont chassés : l’association (avec les ennemis de l’Islam) est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu’ils ne vous y aient combattus. S’ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants"


    • karim 29 mars 14:09

      @Cateaufoncel

      Comme beaucoup de gens, vous êtes aveuglé par la propagande contre l’Islam. En lisant ces passages du Coran, vous devriez en déduire par vous-même que l’appel au combat est subordonné à une attaque ennemie :

      « chassez les d’où ils vous ont chassés »

      « ne les combattez pas prés de la Mosquée sacrée avant qu’ils ne vous y aient combattus »


    • Eric F Eric F 29 mars 14:42

      @karim
      " l’appel au combat est subordonné à une attaque ennemie", oui, mais en remontant aux croisades s’il le faut, les jihadistes trouveront toujours une raison de se dire attaqués.


    • Cateaufoncel 29 mars 15:07

      @karim

      Pourquoi est-ce que vous contestez le fait que les djihadistes puisent trouver, dans le Coran, le justification de leurs actions ? Pour nous refaire le coup de « l’Islam, c’est pas ça » ? Nous savons très bien, et nous ne l’oublierons pas, que c’est aussi ça :

      Sourate 4, verset 89. Ils aimeraient vous voir mécréants, comme ils ont mécru : alors vous seriez tous égaux ! Ne prenez donc pas d’alliés parmi eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le sentier d’Allah. Mais s’ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez ; et ne prenez parmi eux ni allié ni secoureur.


      Salem Ben Ammar, docteur en sciences politiques :

      « L’islam qui est en train de déployer le voile de la mort sur l’humanité est celui dont les maîtres d’œuvre et bailleurs de fonds sont les Wahhabites saoudiens et qatariens véhiculés par les frères nazislamistes, Boko Haram, al Qaïda, les Shebabs, Daech, les Talibans, Ennaahdha, le FIS,…


      «  Ils sont l’incarnation vivante et factuelle de l’islam de Mahomet qui plutôt que de prophétiser s’était adonné au massacre des Juifs, au viol des femmes captives, aux razzias et aux pillages.

      « Ils ne le dévoient aucunement, ils le mettent fidèlement en scène dans le strict respect du scénario élaboré, conçu et réalisé par son fondateur.

      « A ce jour aucune voix autorisée ne s’est élevée pour condamner leurs pseudos dérives. Les condamner reviendrait à condamner les sources doctrinaires dont ils s’abreuvent. »

      Salem Ben Ammar, docteur en sciences politiques, pour Dreuz.info.


    • Cateaufoncel 29 mars 15:14

      @Eric F

      « ...les jihadistes trouveront toujours une raison de se dire attaqués. »

      Je ne voulais pas entrer en matière sur l’interprétation des mots, mais l’attaque commence avec l’islamophobie, qui est le rejet (légitime) du corps étranger à notre civilisation qu’est l’Islam.


    • rogal 28 mars 09:46

      Ne serait-il pas plus efficace de donner à lire Galilée, Descartes et Buffon ?


      • Jean Roque Jean Roque 28 mars 09:56

        @rogal
         
        Dans une madrassa il est interdit de faire de la philosophie et même de la logique. Juste rabâcher ; Avicenes a eut plein d’emmerdes avec les oulémas (le philosophe solitaire) et aussi Avéroès obligé de faire le faux-cul sophiste... Les 2 de te façon furent totalement oubliés dès leur mort...
        A noter qu’Avicenes était perse et Avéroès catalan, et tous les textes grecques furent traduits par des non-musulmans dans le califat.
         
        Le capital préfère un peuple crétin plutôt que cultivé, ça revient moins cher !
         


      • Jean Roque Jean Roque 28 mars 13:48

        @Jarnicoton
         
        Les textes grecques sous-entendent Platon et Aristote, Euclide, Thalès des néoplatoniciens, stoïciens. Les traducteurs étaient chrétiens, syriaques araméens, nestoriens et des païens sabéens (Irak) et juifs (tradition herméneutique forte dans le judaïsme), coptes, grecs d’Égypte etc. avant et après l’Hégire. Puis comme les mongols empereurs de Chine s’entouraient de savants bouddhistes tibétains, les califes d’autochtones chrétiens cultivés. Vu que le bédouin arabe était une crasse. Souvent aussi pour des médecins, Avérroès était médecin du calife aussi.
        C’est souvent Byzance qui envoyait les textes grecques d’ailleurs. Entre empereurs et califes nomades s’installant nouvellement en ville on restent des gens du même monde.


      • Cadoudal Cadoudal 28 mars 18:19

        @rogal
        L’incendie vient dire aux bibliothèques : « vous êtes de l’autre côté, pas du nôtre ! ».

        http://www.archimag.com/bibliotheque-edition/2014/04/16/pourquoi-brule-bibliotheques-france-denis-merklen


      • jeanpiètre jeanpiètre 28 mars 19:07

        @Jarnicoton
        Inutile, ça passe au dessus de ses sphères


      • Eric F Eric F 28 mars 22:36

        @Jean Roque
        alors, textes grecs ?


      • magma magma 28 mars 23:42

        @Eric F
        partis se faire voir


      • Étirév 28 mars 09:55

        Toutes les religions se sont copiées les unes sur les autres, en empruntant toujours à leurs devancières les dogmes et les rites sur lesquelles elles se basaient.

        En remontant dans le passé pour chercher l’origine de la Religion primitive, nous découvrons qu’elle était basée sur les lois de la Nature, qu’elle était naturelle. Et c’est en cela qu’elle diffère des religions modernes qui, toutes, sont basées sur la violation de la Nature, qui sont surnaturelles. Et comme toutes les erreurs triomphantes sont intolérantes, elles ne se laissent pas discuter, parce que leurs prêtres ont une conscience vague des absurdités qu’ils enseignent. Comme tous les usurpateurs, ils condamnent, avec la dernière rigueur, le régime antérieur au leur, celui qu’ils sont venus renverser.

        L’islamisme, cette religion moderne, comme le christianisme, n’échappe pas à ce principe.

        Disons donc quelques mots sur l’Islamisme, Mohamed mais aussi la civilisation Arabe.

        C’est au milieu des luttes que l’Église catholique soutenait contre les premiers Chrétiens féministes, qui gardaient fidèlement le culte de la Déesse, que retentit un cri de révolte d’un autre genre contre l’ancienne Théogonie : « Dieu seul est Dieu, et Mohammed est son Prophète. »

        Il n’est plus question de savoir de quel Dieu il s’agit, il n’y en a plus qu’un : c’est Dieu  ; impossible d’être plus simple, et c’est avec ce cri et ce drapeau qu’une horde de cavaliers arabes va envahir l’empire d’Orient et celui des Perses, en guerre depuis 30 ans.

        L’an 630, Mohammed tombe comme une avalanche sur le territoire sacré de la Mecque, avec une armée de 10.000 hommes. La ville, incapable de résister, se rend, et le forban fait purifier la Kaabah (le sanctuaire) et détruire les images des anciennes Divinités pour anéantir le culte antérieur.

        « La Vérité est venue, dit-il, que le mensonge disparaisse. »

        Ce triomphe amena à Mohammed la plupart des hommes. Toutes les tribus de l’Arabie se soumirent à sa doctrine qui se résume en cette phrase fameuse : « Dieu seul est Dieu, et Mohammed est son Prophète.  »

        Cet homme audacieux naquit à la Mecque, vers 571, d’une famille pauvre de la tribu des Koraïshites (amasseurs). Les traditions qui relatent son enfance sont incertaines, elles ont été arrangées après sa mort.

        On sait qu’il était orphelin ; d’abord pâtre, puis serviteur d’une femme riche, qu’il séduisit et qu’il épousa. Enfin, il était marchand de chameaux, d’après le Dictionnaire de Voltaire. Il eut une apparition céleste, dit la légende, un rêve qui fut le point de départ de sa propagande.

        Il résidait à la Mecque. Ses premiers partisans furent les membres de sa famille. Sa doctrine était celle du « Dieu unique » ; il voulait détruire ce qui restait de la religion théogonique, qu’il appelait « l’idolâtrie officielle ».

        Il rencontra une vive opposition, subit des déboires et des injures ; ses disciples furent persécutés et se réfugièrent en Abyssinie. Cependant, il gagna des partisans. Tous les hommes pervertis se rallièrent à lui. Il convertit le farouche Omar. Il trouva des partisans dévoués parmi les habitants de la ville de Yathrib. Vers 621, douze d’entre eux vinrent prêter un serment d’obéissance à sa personne et de fidélité à sa religion, sur la colline Akabah, près de la Mecque. L’année suivante, ils étaient 75. Ils furent obligés de s’enfuir vers la fin de l’été de l’année 622. C’est cette année de la fuite qui sera le commencement de l’Hégire (l’ère nouvelle des Musulmans).

        La civilisation arabe prit un grand développement de 500 à 800. Les sciences arabes étaient protégées par le khalife El-Mansour, en attendant Haroun Er-Rashid au 8ème siècle, El-Mamoun, El-Motassem.

        On vit s’élever des écoles nombreuses à Damas, Baghdad, Alexandrie, Tripoli, Cordoue et Grenade.

        L’industrie, le commerce, l’agriculture suivirent le progrès des sciences et s’étendaient partout, en Syrie, en Egypte, dans le Nord de l’Afrique et le Midi de l’Espagne. Ces progrès seraient venus vers le Nord s’ils n’avaient été arrêtés à Poitiers par Charles Martel.

        En 756, une dynastie de khalifes s’établit à Cordoue, fondée par Abdérame, de la famille des Ommayades (elle dura jusqu’en 1031).

        Parmi les femmes intellectuelles de l’Orient qui émigrèrent en Espagne avec eux, il faut citer Valadata, fille du roi Mohammed, Aïshah de Cordoue, Sophia de Séville, et Bent Achali, fille du fameux poète Ahmed. Ces femmes transportèrent en Andalousie les rites des anciennes sociétés secrètes, qui depuis se sont perpétués en Espagne. C’est à leur influence que l’on doit en partie l’exquise éducation du peuple espagnol, qui, pendant la domination arabe, réagit contre la brutalité que le régime masculiniste des Suèves et l’infiltration romaine avaient essayé d’introduire.

        La civilisation avait commencé en Orient. Elle revenait en Occident de différentes manières, par les Arabes, par les Juifs, par les Cathares, par tous les hérétiques, par les idées rapportées d’Orient lors des Croisades.

        L’influence de la civilisation arabe surtout se faisait sentir. Elle avait déjà sa littérature, ses arts, sa poésie, et surtout sa brillante architecture. Les Arabes avaient fondé des écoles en Egypte, au Maroc, en Syrie, en Perse, en Andalousie ; ils avaient une philosophie qui se développait et qui s’inspirait de la philosophie indienne et de la philosophie grecque. C’est ce mouvement qui, remontant vers le Nord, vint apporter aux écoles de Paris le germe de toutes les grandes idées nées et cultivées autrefois en Orient.

        C’est ainsi que les écrits d’Aristote, connus et enseignés depuis longtemps dans les écoles de Cordoue et de Séville, furent introduits en France en 1215 par un Espagnol nommé Maurice. C’est à la civilisation arabe que la France doit ses arts, ses sciences, ses mathématiques, son architecture, c’est-à-dire tout ce que l’Église laissa passer.

        Lien


        • Attila Attila 28 mars 10:12

          @Étirév
          " Toutes les religions se sont copiées les unes sur les autres, en empruntant toujours à leurs devancières les dogmes et les rites sur lesquelles elles se basaient. « 
          Témoignage de Kofi Yamgane, ancien maire, ancien député et ancien ministre : »En Afrique, nous avions le dieu Éléphant, le dieu Lion, le dieu Crocodile. Alors, quand on nous a demandé de rajouter le dieu Jésus ça ne nous a pas posé de problème« . Faut vraiment rien connaître des religions du monde pour oser dire que les religions se sont copiées les unes sur les autres.
          Les analphabêtes qui causent sans savoir, commencez donc par lire l’ouvrage de référence en la matière : »Les formes élémentaires de la vie religieuse« d’Emile Durkheim (PUF).

           » En remontant dans le passé pour chercher l’origine de la Religion primitive, nous découvrons qu’elle était basée sur les lois de la Nature, qu’elle était naturelle. Et c’est en cela qu’elle diffère des religions modernes qui, toutes, sont basées sur la violation de la Nature, qui sont surnaturelles "
          La Nature n’existe pas, ce n’est qu’une croyance primitive, une croyance religieuse inventée il y a 2500 ans. La croyance en l’existence de la Nature n’existe nulle part ailleurs que dans la tête des bobos occidentaux. Le reste du monde ignore l’existence de la croyance en la Nature.

          .


        • Pierre Régnier Pierre Régnier 28 mars 11:11

          @Attila

          Dans les religions, seule la croyance en « une bonne violence voulue par Dieu » mérite aujourd’hui d’être combattue.

          Mais elle doit être combattue avec la plus grande énergie. Ce qui suppose que sont combattues aussi les prétendues « bonnes interprétations » des appels à massacrer explicitement attribués à Dieu par ceux qui croient en Dieu.


        • Hermes Hermes 28 mars 11:46

          @Etirév

          Je ne saisis pas le lien entre les deux paragraphes suivants :

          "Ils furent obligés de s’enfuir vers la fin de l’été de l’année 622. C’est cette année de la fuite qui sera le commencement de l’Hégire (l’ère nouvelle des Musulmans).

          La civilisation arabe prit un grand développement de 500 à 800. Les sciences arabes étaient protégées par le khalife El-Mansour, en attendant Haroun Er-Rashid au 8ème siècle, El-Mamoun, El-Motassem."

          D’après les dates données, il ne semble pas qu’il y ait de rapport entre l’expansion d’une civilisation arabe et l’Islam. Est-ce cela que vous vouliez montrer ? Si oui ce serait intéressant de l’expliciter un peu plus. Si non, est-ce la thèse inverse ? Dans ce cas elle ne semble pas tenir vu les dates.

          Peut-être votre objectif n’est pas dans ces deux thèses ? En tout cas votre commentaire est intéressant bien que son intentionalité ne soit pas très évidente.

          Cdt.


        • magma magma 28 mars 21:37

          @Hermes
          itou

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