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Accueil du site > Tribune Libre > De la France et des Français

De la France et des Français

J’aime la France, et j’aime le peuple français. Ca ne veut pas dire que je n’aime pas les autres, j’aime aussi les autres, les Anglais, les Américains, les Chinois, les Russes… mais ça veut dire que j’aime la France et j’aime le peuple français. Je nous aime, nous, le peuple français.

Tout d’abord, je tiens à faire immédiatement le point sur le fait que je ne fais aucune différence entre les Français en fonction de l’endroit de la planète d’où ils sont originaires, leur couleur de peau, leur religion, etc etc. Un Français, administrativement parlant, c’est quelqu’un qui a la nationalité française. Pour moi, ça va plus loin, un Français, pour moi, c’est quelqu’un qui vit en France. Point. D’ailleurs, il y a bien des gens qui ont la nationalité administrative, mais pas celle du coeur. D’autres ont la nationalité du coeur, et pas encore (ou n’auront jamais, pour des raisons qui n’appartiennent qu’à eux) la nationalité administrative. Je m’en fiche royalement de ces questions administratives, qui souvent ne font que rendre la vie impossible à des gens qui ne méritent pas qu’on les traite avec un tel manque d’humanité. Et je laisse volontairement de côté ici le débat de savoir s’il faut ou non retirer la double nationalité aux grands criminels. Ce n’est pas mon propos.

Ceci étant affirmé, j’aime les Français parce que c’est un peuple composé de gens sincères et authentiques. Des gens un peu compliqués, c’est vrai, un peu bruts de décoffrage aussi, parfois.

Un peuple composé de gens qu’il faut parfois prendre avec des pincettes, certes, qui a toujours été un peu révolutionnaire “sur les bords” (on sait où ça mène : la plupart du temps nulle part, ça ne change rien sur le très long terme) qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, et ça c’est bien, un peuple qui dit ce qu’il pense, c’est génial, mais jusqu’à en devenir parfois un peu brutal dans ses propos, là est le problème car ça rend le dialogue difficile, mais qui a le sens (pas toujours mais la plupart du temps) de la solidarité, de la fraternité (de moins en moins ? si l’on en juge par la montée de l’intolérance tous azimuts, c’est triste…), de l’égalité (jusqu’à en faire une vraie névrose par moments, voulant l’égalité à tout prix, même au prix de nier que les gens sont tous différents et ont le droit de l’être) un peuple qui fait parfois preuve d’une pointe de manque de discernement qui pousse certains à rejeter en bloc des propositions qui pourraient pourtant être discutées, remaniées, changées dans certains de leurs aspects. Les choses ne sont jamais entièrement noires ou entièrement blanches, et ce manque de souplesse, ce “tout ou rien”, ce manque de volonté de trouver le compromis, est l’une de nos plus grandes faiblesses.

Un peuple parfois trop radical à mon goût, donc, avec qui la discussion peut, en conséquence, s’avèrer très pénible, mais en tout cas un peuple vrai, profondément sincère, et authentique. Un peuple composé de gens plus sensibles au fond d’eux mêmes qu’il n’y paraît à première vue, de gens qui ont du mal parfois à gérer leurs émotions et les laissent prendre le dessus, les laissent les submerger.

Si les Français sont un peuple brut (j’ai pas dit “brute”, attention…) alors c’est du diamant brut. Il faudrait juste le tailler un peu, ce diamant, le polir, en arrondir les angles.

J’aime la France peut-être même encore plus depuis que j’ai quitté notre beau pays. C’est peut-être ce qui me fait tant aimer cette chanson de Michel Polnareff : “Lettre à France”, bien que je trouve cette chanson triste. En général, je n’aime pas les chansons tristes, d’abord parce que ça me fiche le cafard et surtout parce que je crois fermement que la musique qu’on écoute influence tellement notre humeur qu’elle influence notre vie entière et, en vertu de cette loi de cause à effet à laquelle je crois fermement, qui fait que chaque action entraîne des conséquences sur la suite des événements, influence la société tout entière. Mais comme j’adore Polnareff, je lui pardonne même ses chansons tristes.

Depuis que je vois la France de l’extérieur, que je l’observe en silence, l’air de rien, je lui pardonne, à elle aussi, bien plus facilement ses défauts. Je les appelle même volontiers des “faiblesses bien humaines” plus que des défauts. Certains penseront que c’est parce que je ne les supporte plus au quotidien, ces défauts. Il y a peut-être de ça, mais il me semble que c’est surtout parce que le fait de prendre de la distance est terriblement bénéfique. Ca permet de voir et apprécier l’ensemble du tableau, dans sa globalité, et non plus de se focaliser sur des petits détails, souvent insignifiants quand on y pense. Grâce à la prise de distance, je me suis pleinement rendue compte que les Français sont des gens humains. Profondément humains. Ils n’ont pas peur de se montrer tels qu’ils sont, avec toutes leurs qualités et tous leur défauts. Ils n’ont pas peur de se dévoiler. Ils ne sont pas en permanence en train d’essayer de plaire. Je le savais, avant, mais je ne l’analysais pas, je ne l’appréciais pas de la même façon.

Les Français sont des gens qui se battent, en permanence, pour leur dignité, pour leur liberté. Et c’est ce qui fait la force et la beauté intérieure de ce pays. C’est une des choses qui touche le plus. La France est peut-être un pays qui a tendance à patiner un peu économiquement, pensent certains (et il y a du vrai la dedans, “pense je”, les réformes étant toujours difficiles à mettre en place, même quand elles sont justifiées, car il y en a qui le sont, et il faut toujours y aller avec tellement de prudence quand on veut réformer…), mais où l’on trouve un véritable bouillonnement d’idées, un débat quasi permanent sur la société et ses problèmes, c’est un pays où l’on trouve encore des gens qui ont l’envie chevillée au corps de changer le monde et le rendre plus beau, même si parfois cela tombe naivement dans l’utopie irréaliste et irréalisable…

Cependant, la France est un pays où la contradiction veut qu’il soit en mouvement, en bouillonnement, permanent, tandis que le changement concret est si difficile à mettre en place. Du coup, tous ces débats d’idées ne dépassent jamais, en tout cas difficilement, le stade des débats d’idées. Sortir des mots, de l’attitude consistant à refaire le monde avec un groupe d’amis autour d’un pot dans un café puis rentrer tranquillement chez soi sans avoir trouvé ni même proposé de solution concrète, sans avoir fait avancer d’un pas le schmilililili… blick… c’est ce qu’il faut à ce pays pour véritablement entrer dans l’action et le voir envisager le bout du tunnel (où l’on voit très bien la lumière, à l’autre bout, mais sans pour autant jamais parvenir à l’atteindre). Entrer dans l’action, changer rééellement, et pas juste parler de changement, semble faire paniquer tout le monde.

Je contrebalancerai juste ces propos, qui semblent reprocher aux Français de ne jamais s’engager, ce qui est totalement faux, en rappelant le nombre impressionnant d’associations qu’il y a également en France, toutes cherchant avec sincérité et un maximum d’énergie, mais parfois avec de maigres ressources, à faire avancer une cause. Malheureusement, les associations perdent parfois leurs subventions ou ne parviennent pas à collecter suffisamment de fonds, alors qu’elles font un véritable travail de terrain bénéfique, voire salutaire, pour un groupe de personnes, et par extention pour l’ensemble de la société.

Les Français seraient-ils un peu trop routiniers ?

Au niveau de leur caractère individuel, les Français peuvent être brusques dans leurs discussions, vous balancer des trucs à la figure (au moins les choses sont dites, me direz-vous)… mais par contre collectivement, ouh la… il ne faut surtout pas les brusquer dans leur vie quotidienne. Lorsque c’est le cas, le pays s’arrête. Full stop.

La contradiction est, me semble-t-il, une des caractéristiques majeures de la France et de ses habitants. Je crois n’avoir jamais rencontré autant de gens empêtrés dans leurs contradictions, prisonniers de leurs contradictions.

Ou alors on prend le parti d’accepter que la France est seulement un pays de débat d’idées, et non un pays d’action. Pourquoi pas, après tout, c’est une approche intéressante, dans la mesure où les idées, si elles sont bonnes, finissent toujours par faire leur petit bout de chemin et “faire des petits”, comme les économies que l’on place sur son Livret A, en tout cas peuvent contribuer à poser la première pierre à un projet, et la France a d’ailleurs eu et continue d’avoir de si bonnes idées qu’elles nous sont parfois empruntées ailleurs dans le monde. Cependant, dans le monde dans lequel nous vivons désormais, et qu’il est d’autant plus difficile de changer à notre image, et seulement à notre image, que nous ne vivons pas en vase clos (heureusement !) mais en permanente interaction avec les autres pays du monde, il est tout aussi important de prendre le taureau par les cornes sans mettre la charrue avant les boeufs, et agir. Concrètement. Foncer. Quitte à revenir en arrière si l’on se rend compte, avec l’expérience acquise, que l’on s’est planté. Mais gare aux dégâts éventuels, évidemment, si l’on se plante…

Cependant, il ne faut pas laisser la peur de l’échec l’emporter sur la volonté d’essayer, de se lancer. Si on se plante, eh bien on se plante, et puis c’est tout. Pas de quoi en faire un drame. On fait une nouvelle tentative dans la même direction, ou alors on bifurque un peu et on change de chemin pour arriver à son but.

J’aimerais voir les Français plus sûrs d’eux, j’aimerais les voir s’aimer un peu plus, les voir un peu plus conscients de leurs immenses qualités, sans pour autant tomber dans l’arrogance, bien sûr. Les Français ont cette fâcheuse habitude de se dénigrer du matin au soir, de s’autoflageller en permanence. C’est une très bonne chose d’avoir un regard critique sur soi-même, de ne pas se considérer avec complaisance, c’est exactement ce que je fais dans cet article, mais cette façon qu’ont certains Français de croire que la France est un pays peuplé uniquement de c..s et c….s, est complètement absurde. Chaque peuple a des défauts et ses qualités. Les Français ne sont pas plus c..s que les autres ! Ils sont bourrés de qualités et de bonne volonté. Ils sont compétents dans leurs boulots, (par contre, ils ont beau clamer à tout bout de champs qu’il n’y a pas de sot métier, ils refusent volontiers de faire, même temporairement, des boulots qui ne correspondent pas à leurs bac + 30, alors que toute expérience est enrichissante) certes ils ont des compétences qui parfois sont très orientées vers l’intellectuel et moins sur le côté pratique (il n’y a qu’à voir certaines études qui ne préparent pas du tout au monde du travail), certes ils ont encore un peu tendance à mépriser le travail manuel et l’apprentissage (mais cette mentalité évolue peu à peu) certes ils manquent parfois de pragmatisme, mais ils ont vraiment, vraiment, quelque chose de positif à proposer. Ainsi, je crois qu’il y a un vrai souci de maintenir une certaine éthique, une certaine morale, en France. Il me semble, et j’espère ne pas me tromper, que la majorité des Français n’est pas en train de chercher à tout bout de champs le profit financier, frôlerait-il l’indécence, par exemple.

A l’époque de François Mitterrand, on se prenait pour le phare du monde. Pas moins. Je précise, bien que ce ne soit pas le propos de cet article, que j’ai adoré cette période et les projets culturels, grands et moins grands, qui l’ont accompagnée. Grande bibliothèque, nouvel opéra, agrandissement du Louvre, La Villette et sa Cité des Sciences (projet de Giscard en fait, mais ”réalisation Tonton”) fête de la musique, du cinéma… Au delà de tous les problèmes que la France a connus à cette époque, j’en garde un souvenir extraordinaire. Mais cette forme d’arrogance de se croire le phare du monde n’était-elle pas, malgré tout, en dépit de tout ce que cela peut avoir de déplaisant pour les autres, meilleure que de se considérer comme des minables ? L’herbe n’est ni plus verte, ni moins verte ailleurs. Il y a de l’excellent, du bon, et du moins bon partout, les problèmes ne sont pas les mêmes, c’est tout. Alors que s’est-il passé ? Pourquoi les Français passent-ils désormais leur temps à se dévaloriser, à se dénigrer ainsi ?

Quand j’étais à la fac, j’ai rencontré des gens en provenance du monde entier. Les étudiants étrangers que je côtoyais au quotidien arrivaient de tous les pays du monde pour faire leurs études à Paris, avant de vouloir retourner plus tard dans leur pays d’origine une fois le diplôme en poche ou de décider de rester en France et de s’intégrer, et mes nouveaux amis et amies étaient Sénégalais, Espagnols, Egyptiens, Mexicains, Afghans, Polonais, Colombiens, Japonais, Iraniens, Ivoiriens, Coréens, Algériens, Guinéens, Vietnamiens… La liste pourrait durer des pages. Non seulement c’était génial de connaître ces gens venant d’horizons différents, ils m’ont apporté de nouvelles visions du monde et un autre regard sur nous-mêmes, mais je n’ai jamais rencontré autant de gens qui aimaient aussi sincèrement et profondément la France et avaient de nous une si haute opinion. Ils nous aimaient plus que nous nous aimons désormais nous mêmes. Et quand je pense que certaines de ces personnes ont, en retour, souffert de racisme dans leur vie quotidienne d’étudiants à Paris…

Leur vision était peut-être un peu idéalisée au départ, et peut-être sont-ils par la suite parvenus à nous voir dans la globalité, avec plus de justesse, mais ils n’ont jamais perdu de vue que leur haute opinion correspondait aussi à une réalité, pas à de simples fantasmes. Cette réalité que nous-mêmes avons tendance à oublier, la routine du quotidien aidant.

Je me souviens de cette amie coréenne qui m’a dit, quelques jours avant son départ pour le Canada où on lui proposait un boulot de traductrice quadrilingue (c’était vraiment une tête, cette nana !), qu’à part l’administration étouffante (on lui avait demandé une tonne de paperasse qu’elle ne pouvait en aucun cas fournir, afin de régler une démarche administrative toute bête, toute simple, et du coup sa vie avait tourné au cauchemar pendant plusieurs semaines), la France était l’un des pays du monde où elle avait le plus aimé vivre. Pas pour son administration, évidemment, mais pour nous.

Parce qu’au delà de nos défauts (les gens ne sont pas aveugles…) qui sont si évidents pour qui ne nous connaîtrait pas en profondeur et prendrait en pleine figure le choc culturel, elle avait découvert en nous de véritables qualités humaines, faites notamment de sincérité, de passion, de sens de l’entraide et de la solidarité (même si certains croient qu’il n’y en pas pas du tout) que nous aurions tout intérêt à cultiver, avec passion, et surtout à maintenir, avec détermination.

On peut très bien s’aimer, reconnaître et apprécier ses qualités sans pour autant passer son temps à se regarder le nombril. C’est, peut-être, finalement, la peur de tomber dans l’arrogance qui fait que les Français passent leur temps à se dénigrer. C’est tout à notre honneur, mais il faut que cela cesse.

Pour que la France retrouve l’estime d’elle-même qui, parfois, lui fait défaut et bouche sa vision de l’avenir, sans pour autant retomber dans l’arrogance, il faut tout d’abord que les Français apprennent à voir en toute chose le verre à moitié plein et non plus le verre à moitié vide, ou encore le verre, “oh la la, je laisse tomber d’avance…”, qu’il va falloir remplir. (Cela dit, un verre à remplir avec les problèmes administratifs qui vont avec, normal que cela puisse couper les ailes des plus motivés. Mais les choses s’améliorent, je crois, de ce côté là.)

Il faut ensuite que les Français arrêtent de craindre l’échec, de se sentir minables s’ils ont raté un truc, mais considérer au contraire l’échec de façon positive, comme une excellente occasion de s’améliorer, d’apprendre de ses erreurs. Cette vision positive de l’échec est courante dans les pays anglo-saxons, tiens voilà une très bonne chose qu’on aurait tout intérêt à leur emprunter.

Et qu’ils arrêtent aussi de s’endormir sur leurs lauriers dès qu’ils en décrochent un. Le chemin n’est jamais achevé. Une réussite doit en appeler une suivante. On le voit bien dans le monde des sciences, où chaque découverte ne fait que paver le chemin vers la découverte suivante. Je crois même qu’Einstein lui-même n’a pas “trouvé” E=mc2 tout seul, mais qu’il s’est appuyé sur les travaux de prédécesseurs qui lui ont pavé le chemin. Le chemin n’est jamais un cul de sac bouché par un miroir devant lequel on s’arrête un jour pour s’admirer en se répètant en boucle, avec satisfaction, qu’on est les plus beaux.

On s’est planté ? On recommence. On a reussi ? Très bien, mais la vie continue, alors on continue vers l’étape suivante.

Le monde n’est fait que d’étapes. On n’est encore jamais arrivé nul part, et on n’arrivera sans doute jamais nulle part. C’est quelque chose que les scientifiques, mais aussi les artistes, ont parfaitement compris.

 

Source de l'image : https://pxhere.com/fr/photo/1411686


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32 réactions à cet article    



    • Franck Einstein Franck Einstein 31 octobre 2017 13:15

       
       
      « Ce qu’il y a de bien avec la France, c’est qu’au moins on n’a pas besoin de la quitter pour en avoir la nostalgie » R Camus
       
       smiley
       


    • ZenZoe ZenZoe 31 octobre 2017 10:24

      Bonjour Surya,
      Hum, un peu de homesickness peut-être ? Faites-vous partie de ces quelques Français qui envisagent un retour au bercail après le Brexit ? (Tiens, d’ailleurs, si vous pouviez nous écrire un article avec votre expérience de terrain là-dessus, ça vaudrait vraiment le coup).

      Ceci dit, j’ai vécu un peu partout, et à vrai dire mon expérience est qu’il y a du bon et du moins bon chez tous les humains, et ceci est indépendant de leur nationalité - même si certains traits dominent quelquefois en effet.
      En Angleterre, et ceci va dans votre sens, alors que les Français dénigrent volontiers la France, j’ai toujours été surprise de la fierté inébranlable des autochtones pour leur pays, leur reine, leurs paysages, leurs coutumes..., et leur capacité à s’unir quand une menace arrive - mais ce n’est peut-être plus le cas ?


      • Fergus Fergus 31 octobre 2017 14:02

        Bonjour, ZenZoe

        « il y a du bon et du moins bon chez tous les humains, et ceci est indépendant de leur nationalité »

        Entièrement d’accord avec vous sur ce constat. Mais Surya - que je salue cordialement - pense la même chose, à mon avis.

        « leur capacité à s’unir quand une menace arrive - mais ce n’est peut-être plus le cas » 

        Cette solidarité semble en effet mise à mal par le Brexit. A cet égard, je mettrais ce soir en modération un article sur le sujet.


      • ZenZoe ZenZoe 31 octobre 2017 14:12

        @Bonjour Fergus
        Bonne idée l’article.
        Les Britanniques font ce qu’ils veulent et je n’ai pas à juger, mais je suis terriblement triste qu’ils quittent l’Europe. J’ai vécu toute ma vie d’adulte avec l’Angleterre à l’intérieur et quand j’étais jeune je faisais souvent le va et vient. Les Britanniques semblaient bien apprécier la situation aussi. Tout fout l’camp comme disait l’autre.


      • mmbbb 1er novembre 2017 09:01

        @ZenZoe les Anglais n ont jamais ete dans l Europe Lors des negociations Chirac Thatcher ou celle ergotait pendant des heures sur les compensations agricoles, Chirac exaspéré lança « Qu est ce qu elle veut l épicière ? Mes couilles sur un plateaux d argent ? » Cela fut traduit Et la miss fut « choquing  ». Les anglais decidèrent d abaisser la temperature de cuisson des fameuses farines animales, les francais suivirent et cela donna la crise de la vache folle puisque le prion ne fut plus detruit . De Gaulle refusa l entree des anglais dans l europe . IL n avait pas tort L histoire lui donne raison . Les british reprennent leurs billes. Quant a Mitterrand, il voulait clouer les allemands avec l euro, c ’est exactement l inverse qui se produit, Les allemands mènent une guerre economique sans aucun ressentiment alors que la propagande officielle nous vend le « glamour » du couple franco allemand Quant a la defense , les pays europeens achètent l avion F35 , Les polonais alors beneficiant des aides de l europe ont achete des F 16 Belle solidarite . Cette europe n est plus qu une europe de facade la france ce delite dans ce« machin » . Moi je ne suis pas ipso facto europeen Je me sens de moins en moins europeen cette entite ne veut rien dire Quant a etre francais idem 


      • ZenZoe ZenZoe 1er novembre 2017 10:39

        @mmbbb
        Que du vrai dans ce que vous dites.
        Reste que les Britanniques n’ont jamais fait mystère du fait qu’ils ne voulaient pas d’une Europe type fédéral, ils voulaient juste une zone de libre-échange. Ils n’ont jamais varié là-dessus.

        Et je pense comme eux. L’Europe est composée de pays trop disparates et ne marchera jamais en tant qu’entité. Mieux vaudrait tout effacer, chaque pays reprend sa souveraineté entière et on s’en tient à un traité de libre échange bien négocié avec une poignée de pays de niveau économique similaire.

        Enfin, chacun a sa vision là-dessus.


      • JL JL 1er novembre 2017 11:03

        @ZenZoe
         
         L’UE c’est comme on dit, ni fait ni à faire.


      • mmbbb 1er novembre 2017 11:41

        @ZenZoe Vous pouvez agiter aussi longtemps que vous le voulez de l eau et de l huile, cela restera toujours une emulsion L europe est a cette image Cordialement 


      • Yvance77 Yvance77 31 octobre 2017 11:23

        Salut,

        Moi aussi, j’aime la France, j’ai vécu loin pendant une dizaine d’années et y suis revenu. Mais je ne suis pas d’accord avec vous, il y a un fort distinguo entre Français à faire. Surtout pour la catégorie arabo-musulmane qui est très éloignée de ce qu’est être français hormis posséder une « carte d’identité » et aller voir les matchs du PSG.


        L’assimilation, c’est aussi ce qui nous différencie, et cela est moins prégnant ailleurs ... bien que ...


        Je le disais, il y a peu ici même, le français est aussi un drôle d’animal, un des plus politisés que j’ai pu rencontrer, et avec une lucidité assez bonne de ce qui touche le monde. Râleur à ses heures, mais pas un mauvais bougre au fond.


        Ce qui m’a toujours fait rire, c’est de certaines qualités ou certains défauts, dont on nous affuble. Un exemple parmi d’autres : nous sommes arrogants et prétentieux.

        Pour celui, qui connaît un peu les Américains ... non eux ne le sont pas ... ils sont patriotes dira-t-on ! Ben voyons... la différence, c’est qu’au moins sans être des lumières, on a un surplus d’intelligence qui est indéniable.

        Idem, pour un Anglais ... à qui je reconnais une vertu, celle d’avoir été un peuple de valeureux guerrier et cela se ressent encore...


        Alors, on n’est pas forcément meilleurs, mais en rien pires ... par contre, oui il y a un remplacement que l’on nous force à accepter et qu’il faut rejeter par tous les moyens, car c’est cette identité qui est en jeu.


        Et si les gens sont un peu honnêtes, il y en a beaucoup qui ont entendu le discours de touristes venus dans la capitale ou ailleurs et qui sont choqués par la proportion de couleurs que l’on trouve et qui ne reconnaissent pas la France comme telle désormais.


        Ma femme qui n’est pas française et ne parlait pas notre langue (la apprise mal avec le temps bien sûr) m’a un jour dit alors que nous étions en voiture et que j’écoutais le titre « Ma France » de Jean Ferrat : « cette France n’existe plus » ... je pense qu’elle à mille fois raison.

        De plaines en forêts de vallons en collines
        Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
        De ce que j’ai vécu à ce que j’imagine
        Je n’en finirai pas d’écrire ta chanson
        Ma France

        Au grand soleil d’été qui courbe la Provence
        Des genêts de Bretagne aux bruyères d’Ardèche
        Quelque chose dans l’air a cette transparence
        Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
        Ma France

        Cet air de liberté au-delà des frontières
        Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
        Et dont vous usurpez aujourd’hui le prestige
        Elle répond toujours du nom de Robespierre
        Ma France

        Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
        Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
        Celle qui construisit de ses mains vos usines
        Celle dont monsieur Thiers a dit qu’on la fusille
        Ma France

        Picasso tient le monde au bout de sa palette
        Des lèvres d’Éluard s’envolent des colombes
        Ils n’en finissent pas tes artistes prophètes
        De dire qu’il est temps que le malheur succombe
        Ma France

        Leurs voix se multiplient à n’en plus faire qu’une
        Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
        En remplissant l’histoire et ses fosses communes
        Que je chante à jamais celle des travailleurs
        Ma France

        Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
        Pour la lutte obstiné de ce temps quotidien
        Du journal que l’on vend le matin d’un dimanche
        A l’affiche qu’on colle au mur du lendemain
        Ma France

        Qu’elle monte des mines descende des collines
        Celle qui chante en moi la belle la rebelle
        Elle tient l’avenir, serré dans ses mains fines
        Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
        Ma France


        • Attilax Attilax 31 octobre 2017 16:28

          Jolie declaration d’amour. Rassurez-vous on est encore nombreux a l’aimer, et pour une fois on n’est meme pas jaloux !


          • Le Comtois 31 octobre 2017 16:56

            un peu révolutionnaire “sur les bords” (on sait où ça mène : la plupart du temps nulle part, ça ne change rien sur le très long terme)


            c’est vrai, mais « bon diou » qu’est ce que ça fait du bien de virer de temps en temps les pourris....

            Vive la France
            Et les joueurs d’accordéon 
            Vive les bals et les flonflons
            Vive la France ...


            • Pauline pas Bismutée 31 octobre 2017 17:01

              @ Surya

              Bonjour Surya (ou Namaste !)

              Vivant en dehors de l’Europe depuis plus de trente ans, je suis sur le fond d’accord avec votre analyse, qui est d’ailleurs plus un mélange de recul et de cri du cœur.. Et très certainement le recul est un miroir à l’envers, un escalier à rebours qui permet une vue d’ensemble qui manque à ceux trop impliqués dans leur train-train.

              Je préfère le silence à la musique mais en pensant à mon pays, j’oscille entre « Hexagone » (et même « ou c’est qu ’j’ai mis mon flingue ») et « ma France » …

              Rien ne m’a jamais manqué de la France, ni la langue, ni la bouffe, ni le climat, car (peut-être parce que française depuis aussi loin que je puisse remonter dans mon arbre généalogique) issus d’une vieille terre, nous possédons en général un profond « sens de nous-mêmes » que l’on n’a pas besoin de crier sur les toits. Notre histoire coule dans nos veines, avec nos coups de gueule et notre fameux romantisme, notre sang « latin » que certains nous envient (si si) mais qui peut nous jouer des tours.Peut être quelquefois un prisme de lumière, une odeur, me renvoyaient en arrière ...

              Et pour certains d’entre nous, gypsies jusqu’au bout de l’âme, le monde est trop intéressant … Et, bien sûr qu’il y a du bon et du mauvais partout, il faut simplement vivre ou l’on est avec le bon dans la tête, et relativiser le moins bon (j’ai rencontré pas mal d’expats qui faisaient le contraire, par principe, je les évite tous ou presque, les « expats » !)

              Mes seuls pincements de cœur sont en pensant à mes ancêtres tombés au champ d’horreur, blessés et mutilés sur le sol de France pour me permettre d’ avoir la liberté de partir et d’avoir maintenant des petits enfants à l’autre bout du monde ; comme une douce ingratitude de ma part ? Mais je crois trop à l’être humain en opposition à l’avoir humain pour me sentir vraiment coupable, et je préfère mourir sans possessions, mais sans regrets, avec des ressentis plein les méninges …

              Dans beaucoup de domaines, il faudrait quand même que la France évolue ! Par exemple un citoyen français ayant étudié dans une langue étrangère en dehors de l’Europe (donc bilingue français et …) avec années d’expérience dans son métier, ne peut avoir son diplôme reconnu en France et donc travailler en France (alors qu’un Polonais, Espagnol etc. … ne parlant pas français peut exercer en France !) Peut-être que les français bilingues avec métiers et expériences professionnelles seraient des atouts pour la France ??????? C’est sans doute comme les privilèges, faut pas trop en demander ! Et la fameuse bureaucratie …. bon, il y aurait trop à dire … je ne vais pas « franchouiller » et commencer à râler !

              Mais souvent, les étrangers ont encore une idée positive de la France, grâce à son patrimoine et sa culture, et aussi quelquefois grâce aux français eux-mêmes (« bien plus sympas que leur réputation, à quelques exceptions près ! » ce à quoi je réponds que les pas sympas et cons le seraient avec moi aussi, donc pas de jaloux !)

              Ce qui fait le plus mal aux français « d’ailleurs », c’est ce sentiment de gâchis, d’inachevé, de potentiel bousillé … car la France est un pays magnifique ! Ou sont les français aux grands cœurs et grandes idées ? Pas au pouvoir, c’est  sûr ! Quant aux français eux-mêmes, il suffirait d’un peu moins d’égoïsme, et peut-être …

              Cordialement

              PS J’ai lu il y a bien longtemps un très beau passage sur les « exilés », les « entre deux rives » dans un livre de Marguerite Yourcenar je crois, le titre m’échappe complètement … J’allais oublier ; bien sûr que je l’aime la France !


              • OMAR 31 octobre 2017 17:03

                Omar9

                @Surya : « J’aime la France, et j’aime le peuple français... »
                .
                Tiens, vous n’êtes pas la seule.....


                • V_Parlier V_Parlier 31 octobre 2017 17:51

                  De l’article : « A l’époque de François Mitterrand, on se prenait pour le phare du monde. »
                  -> Nos hommes politiques et journalistes semblent toujours être dans cette situation.

                  Puis : « C’est, peut-être, finalement, la peur de tomber dans l’arrogance qui fait que les Français passent leur temps à se dénigrer. »
                  -> Vous venez peut-être de trouver une explication : Entendre des prétentieux à la TV vous chanter sans fin que la perfection règne autour de vous (alors que vous voyez qu’il n’en est rien) vous incite à une sur-réaction. Peut-être que moi même j’ai été sujet à de telles sur-réactions parfois, surtout en entendant certains membres du gouvernement Hollande estimer (par sous entendus ou même explicitement) que la France pouvait se permettre de décider des chefs d’états qui seraient dignes de rester ou nom à la tête de leur pays. Si ce n’est pas de l’arrogance, ça... une sur-réaction passagère, ça défoule parfois !


                  • roby 31 octobre 2017 18:01

                    La France représente tout ce que les fanatiques religieux du monde détestent : profiter de la vie sur Terre de plein de petites manières différentes : une tasse de café parfumé avec un croissant au beurre, de belles femmes en robes courtes qui sourient librement, l’odeur du pain chaud, une bouteille de vin partagée avec des amis, un peu de parfum, des enfants qui jouent au jardin du Luxembourg, le droit de ne pas croire en Dieu, ne pas s’inquiéter des calories, flirter et fumer et profiter du sexe hors mariage, prendre des vacances, lire n’importe quel livre, aller à l’école gratuitement, jouer, rire, se disputer, se moquer des religieux comme des hommes politiques, laisser l’inquiétude sur ce qu’il y a après la vie aux morts. Aucun pays sur Terre ne profite mieux de la vie que les Français. Les forces des ténèbres reflueront. Elles perdront. Elles perdent toujours. 


                    • Le421 Le421 31 octobre 2017 18:44

                      @roby
                      Enfin, vous êtes visiblement un grand optimiste.
                      Je ne me déplace plus en voiture que les yeux rivés sur le compteur et sur les panneaux.
                      Clope et alcool vous renvoient au rang de pestiféré.
                      Le pain est de plus en plus immangeable, l’eau est polluée, le croissant au beurre coûte une blinde et les vacances... Pour ceux qui peuvent.


                    • V_Parlier V_Parlier 31 octobre 2017 19:58

                      @roby
                      « Aucun pays sur Terre ne profite mieux de la vie que les Français. »
                      -> Si ce n’est pas prétentieux, ça...


                    • roby 2 novembre 2017 18:33

                      @V_Parlier
                      Honni soit qui mal y pense


                    • Le421 Le421 31 octobre 2017 18:40

                      Bah...
                      Reste quand même notre « monument du cinéma », ce bon « Gégé » Depardieu, qui n’aime pas les français et les considère comme des minus.
                      En quoi il a raison puisque ces mêmes français le badent et se précipitent pour le voir, lui ou ses films, participant ainsi de sa réussite financière.
                      Drôle de pays, rempli de paradoxes.
                      Rempli de crève-la-faim qui mettent un banquier des riches pour les gouverner.
                      Ouais.
                      Drôle de pays.


                      • psynom 31 octobre 2017 19:05

                        lu d’un spécialiste en relations internationales expliquant qu’au USA, entre autres, il fallait, au moins dans le monde du travail, faire trois compliments avant d’émettre la moindre critique (dommage je ne retrouve pas le lien). Contrairement aux français, un des rares peuples qui émettent tout de go leurs critiques. Nous ne serions donc pas si arrogants que le ressentent les étrangers, mais seulement trop directs.


                        • Attilax Attilax 31 octobre 2017 19:15

                          @psynom

                          D’où le nom : les français étaient autrefois les « Francs », mot qui aujourd’hui signifie sincère et direct. Ce qui est à la fois une grande qualité et un terrible défaut : tout le monde dit préférer la vérité, mais en général personne ne l’accepte...

                        • V_Parlier V_Parlier 31 octobre 2017 19:57

                          @psynom
                          "Nous ne serions donc pas si arrogants que le ressentent les étrangers, mais seulement trop directs.« 
                          -> Pourtant nombreux sont ceux (par exemple les slaves) qui considèrent que les français ne sont pas sincères, et ceci sous prétexte (injustifié) de politesse. Et j’admets que quand on voit des »amies« françaises se complimenter durant un quart d’heure sur leurs tenues alors qu’elles n’en pensent rien (on a droit à de belles moqueries une fois la rencontre terminée), je me dis que ce n’est pas totalement faux. Le compliment démesuré, non sollicité et non sincère fait quand même partie des habitudes de beaucoup de français. Ca peut aussi servir à faire comme les américains : critiquer autre chose juste après : »Il est très gentil, mais...".


                        • arthes arthes 31 octobre 2017 21:36

                          @Attilax
                          C est d ailleurs une caracteristique bien francaise...Ex : traiter chacun les autres de feneants mais ne pas accepter de se l entendre dire.


                        • psynom 1er novembre 2017 00:54

                          @arthes

                          si vous êtes français, vous venez surtout de prouver que la caractéristique bien française est de s’auto-dénigrer. Vous n’aurez pas cette réaction, par exemple, chez un étatzunien qui considère son pays comme le centre du monde, chez l’allemand qui se considère comme l’aryen....


                        • arthes arthes 1er novembre 2017 06:40

                          @psynom


                          L esprit d auto derision caracteristique de l humour francais alors ?


                        • Christian Labrune Christian Labrune 31 octobre 2017 21:08

                          Depuis plus d’un quart d’heure, je cherche en vain mon béret, même sous les meubles, et je me demande bien ce que j’ai pu en faire.
                          Je ne peux quand même pas aller acheter ma baguette pour le petit déjeuner de demain sans mon béret !
                          Je ne bois jamais d’alcool, mais je vais peut-être quand même acheter une bouteille de beaujolais, si j’en vois de jolies. Ce sera purement décoratif, mais je suis français et je tiens à assumer pleinement mon identité. Chacun, je pense, pourra le comprendre et m’approuver.


                          • mmbbb 1er novembre 2017 07:57

                            @Christian Labrune « Je suis francais » ne dites pas cela n importe ou dans certaines assemblées cette assertion parait douteuses . Il parait plus facile de porter la burqua le volie que d afficher les signes identidaires francais dont le beret Cette identite francaise , elle a ete mise a mal dont la langue en particuller et je quittais ce pays je ne pense pas que j éprouverai une nostalgie si je vivais dans un endroit propre et calme .


                          • UnLorrain 31 octobre 2017 22:59

                            « chroniques désabusée d’un pays en lente décomposition » : d’un blogueur...rationnel hélas. « la France rabougrie » : un autre blogueur qui me semble être le plus érudit d’entre tous ceux que j’ai parcouru depuis trois lustres révolus. La France,épilogue. « nous sommes au début du lessivage de notre espèce » ...amère constat d’un médecin. Ce mot de lessivage m’insupporte,affreuse usure.


                            • L'enfoiré L’enfoiré 2 novembre 2017 09:43

                              Bonjour Surya,
                               Non, je ne vais pas vous parler au masculin, comme je l’ai fait dans un autre commentaire smiley
                               Vous êtes bien une femme et donc bien française d’esprit, malgré votre « exil » à UK.
                               Donc, on pourrait continuer la conversation en anglais mais ce n’est pas sûr que vos compatriotes comprendraient. smiley
                               Vous pourriez un jour écrire un billet sur votre vie outre-Manche.
                               J’ai été lire ce que vous dites de vous sur votre blog.
                               Donc, vous aimez la France et les Français.
                               J’ai recherché un mot dans votre déclaration « dérision » ou « autodérision ».
                               Donc, il y a une lacune du côté français.
                               Nous sommes dans un tout petit pays nommé surréaliste.
                               « L’auto-dérision, un produit de la belgitude » écrivais-je un jour.
                               « Etre patriote aujourd’hui », un autre.
                               Notre humour n’est pas le même qu’en France et pourtant avec le partage de la même langue, cela pourrait être très proche.
                               Voyageurs et expatriés est très commun chez nous.
                               Tous les dimanche, on appelle les « Belges du bout du monde »
                               On parcours moins de 100 kilomètres à partir de Bruxelles, et nous entrons à l’étranger.
                               Trois communautés, une flamande, une francophone et une allemande.
                               ... et les Bruxellois, les zinneke « Manneken pis minded », au milieu du jeu de quilles européen dans lequel on fait du tourisme international rien qu’en ouvrant les yeux et les oreilles en parcourant moins d’un kilomètre.
                               C’est tout un programme avec des difficultés parfois inimaginables, surréalistes et que l’on règle de manière fédérale, ce que l’Espagne n’a jamais pu installer ...
                              @+


                              • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 28 janvier 14:45

                                Un bel article !

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