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Accueil du site > Tribune Libre > De la nature des dieux et du respect qui leur est dû

De la nature des dieux et du respect qui leur est dû

Comme l’indique le titre emprunté à Cicéron, voici quelques rappels sur les dieux de l’Antiquité – en particulier sur un dieu célèbre et son peuple – indispensables pour aborder l’article suivant consacré à un sujet toujours d’actualité.

Cet article ne concerne pas la religion en général, mais l’Histoire des religions. Il se base sur l’important corpus épigraphique des inscriptions sumériennes, babyloniennes, akkadiennes, assyriennes, hittites, égyptiennes, et les très importantes ougaritiques1 ; quelques auteurs grecs et latins témoignent des pratiques et croyances de leur époque ; l’interprétation des commandements du dieu Yahweh est laissée au respecté Maïmonide, dans une traduction2 préfacée par le philosophe Emmanuel Levinas.

La carte suivante situe la zone concernée ; elle montre les passages de quelques troupes étrangères dans la région de l’antique Canaan entre –1800 et l’an 200.

• Divinités locales

Chez les anciens peuples sédentarisés en général, et les sémites de l’Ouest en particulier, la divinité est “seigneur du lieu”, alors que chez les nomades, elle est dieu de la tribu3 (Toutatis – le dieu d’Astérix – signifie “père de la tribu”.) « Chaque ville a son culte... ; nous avons le nôtre,4  » rappelait Cicéron. Le pouvoir de ces divinités locales s’arrêtait donc aux limites de l’État ou de la tribu, ce qui amène à corriger quelques erreurs assez répandues.

Ne faisant pas exception à la règle, Yahweh n’aime que son peuple : « c’est à tes pères seulement, et à leur postérité, que l’Éternel s’est attaché pour les aimer... » [DEU 10:15].
Pour lui dicter ses lois, il lui déclare :
« Je suis ton dieu ; tu n’auras pas..., tu ne feras pas... » [EXO 20:2-4]
 Conséquence logique : « En règle générale, dans la tradition juive,... le commandement “d’aimer son prochain” s’applique uniquement au prochain qui est juif.5 » Le tweet ci-contre de la JIDF fait référence au passage enseigné de la Mishné Torah, dans lequel Maïmonide écrit : « Il incombe à chacun d’aimer chaque juif comme soi-même » (Hilchot De’ot 6, Halacha 3 ; voir aussi mitsvot 13-15 sur un site pieux).
Deux éminents rabbins ont scandalisé des ignorants en déclarant6 : « l’interdiction “tu ne tueras pas” s’applique uniquement au “Juif qui tue un Juif” » ; ils ne faisaient que se référer à l’interprétation qu’en donnait Maïmonide (mitsva n° 289, p. 3) : « c’est l’interdiction qui nous a été faite de nous tuer les uns les autres. » (Pour plus de détails sur l’interprétation des lois mosaïques, voir Hartung7 et Dawkins.)

• Divinités protectrices et guerrières

Les anciens peuples – comme les modernes – qualifiaient de “divin” ce qu’ils ne pouvaient pas expliquer ; les Dieux étaient donc des êtres surnaturels dotés d’une puissance ou de pouvoirs supérieurs. « Dans l’ancien Moyen-Orient, le mot dieu était assimilé à puissance » [SMI 2008, p. 14] ; celle de Jupiter-Zeus est évoquée 26 fois dans la Théogonie8.
Tout en admettant qu’
« il n’y a rien de si difficile et de si obscur que ce qui regarde la nature des Dieux, » Cicéron reconnaissait leur première qualité en s’adressant aux pontifes : « par la religion, vous défendez Rome plus sûrement qu’elle n’est défendue par ses remparts.9  »

Lors de la guerre de Troie, les belligérants étaient persuadés que, « tant que [la statue de Pallas Athéné] demeurait à Troie, la cité serait inexpugnable10, » raison pour laquelle Ulysse déroba le Palladion.

Le roi des Hittites « est mis en place par les dieux pour veiller su les cultes, et ceux-ci lui accordent leur protection dans la mesure où il respecte ses obligations cultuelles. Il existe un contrat entre le roi et les divinités » [FRE11], qui s’avère très proche de la pax deorum romaine.

Marduk (couramment appelé Bêl – “seigneur” – car son nom n’était pratiquement jamais prononcé...) protégeait Babylone tout comme Aššur protégeait l’Assyrie ; dans l’antique Sumer, le dieu Ningirsu était le « guerrier fort » de Lagaš12, etc.

Ce rôle de protecteur apparaît clairement dans la conduite des guerres : après avoir tué un grand nombre de résistants, pillé et détruit le temple (réservoir de la plupart des richesses cultuelles et économiques13), le vainqueur repart systématiquement avec un important prisonnier de guerre : le dieu local, considéré comme chef de guerre des vaincus.
Cette pratique s’avérant très importante pour le chapitre suivant, voici quelques exemples pour l’illustrer.

– Chez les Hittites (–1750)  : « Autrefois, Uḫna, roi de Zalpuu̯a emporta [notre dieu] Sius de Neša à Zalpuu̯a.14  » Les Annales de Hattushili Ier (–1600) montrent que l’enlèvement des divinités dans les villes conquises était la pratique habituelle.

Vers –1200, l’Assyrien Tukulti-Ninurta « enleva la statue du grand seigneur Marduk et l’envoya en Assyrie.15 »

– Tiglath-pileser I (ca –1100) emporte en de multiples occasions les dieux locaux pour les amener dans les “bons” sanctuaires16.

– En –730, Tiglath-pileser III fait inscrire17 : « Je conquis la ville de Gaza et emportais ses dieux. »

– Vers –720, dans Samarie, l’ancien Royaume “monothéiste” d’Israël, Sargon II prit « comme butin 27 280 personnes avec leurs chars et leurs dieux.18 »

– Vers –650, Aššurbanipal raconte comment le roi d’Élam, « qui n’adorait pas les grands dieux, emporta la statue de la déesse Nanâ. » [LEN19, ch. 8]

– En –615, le roi de Babylone Nabopolassar enlève les dieux20 des villes qu’il « pille et saccage. »

La liste est interminable.

• Le dieu Yahweh

Cet antique divinité locale, « comme les anciens dieux... est anthropomorphe, » Son peuple, « comme les autres peuples, accepte les procédés magiques, reconnaît le pouvoir des bénédictions et des malédictions, et croit que la volonté divine peut être connue par les rêves, les dés et les oracles.21 »

Ce peuple était « une coalition de clans ou de tribus vénérant comme dieu tutélaire la divinité El,... rejoints par un groupe de Shasu/Apiru vénérant Yhwh.22 » Ce mélange hétéroclite d’associaux, d’exilés et de bédouins « sans terre23 » chassés de leurs steppes par le réchauffement climatique24 à la fin de l’Holocène, vivait dans les marches du Croissant fertile, formant des « groupes non structurés, militarisés, agriculteurs et éleveurs en bordure des villes, et mercenaires ou auxiliaires. » Dans les textes égyptiens « qui mentionnent des troupes d’Apiru et de Shasu faits prisonniers [parfois confondus car capturés ensemble]..., les Shasu apparaissent clairement comme des pillards et brigands25, » exactement comme les Apiru des textes assyro-babyloniens, « bandes pratiquant le vol et l’extorsion26. 

Cette coalition de nomades et de quelques tribus déjà sédentarisées va imiter ses puissants voisins en s’emparant par la violence de territoires peu protégés entre l’Assyrie et l’Égypte – les deux grandes puissances affaiblies par des conflits locaux et par les invasions des Peuples de la mer –, et donc se doter au préalable de l’indispensable ADM de l’époque : un dieu de la guerre et de l’orage.

Malgré quelques divergences sur des points secondaires, la majorité des spécialistes s’accorde à voir en leur dieu principal le résultat d’une “union” entre le Yahweh des Shasu27, originaire du Sinaï, et un mélange des dieux cananéens et ougaritiques El et Ba’al, le tout mâtiné de fortes influences mésopotamiennes : « Amoindris, serrés, sanglés, sur le dos de la bête de somme du nomade, macérés pendant des siècles dans des mémoires sans précision et des imaginations comprimantes, les récits proto-chaldéens ont donné les douze premiers chapitres de la Genèse, et, dans la Bible, il n’est peut-être pas de partie qui ait eu plus de conséquence.28 »

Commentant le dernier livre29 de Mark Smith, le professeur Uehlinger écrit : « Smith et une grande majorité de spécialistes considèrent que le Yahwisme et le concept biblique de Dieu ont émergé progressivement d’une matrice ouest-sémitique ou cananéenne. »

« Smith30 a raison d’affirmer l’identification précoce de Yahweh avec des sources dans le désert du sud... El doit être distingué de Yahweh, » confirme Richard Hess31. Yahweh – qui n’est pas attesté dans les toponymes du IIe millénaire, contrairement à El et Baal – est emprunté à Édom (pays de Séir), peuple “cousin” des Shasu tout en étant aussi méprisé (cf. Esaü) que les Madianites chez lesquels apparaît le premier prêtre de Yahweh, avant que ce peuple ne soit massacré sur ordre... du même Yahweh. (Il est possible que l’idée d’avoir été “choisi” par ce dieu ait résulté de la victoire d’une de ces tribus contre une peuplade à laquelle elle avait emprunté ce dieu.)

Par la suite, Yahweh « finira par être égalé au El canaanéite32 » décrit dans les textes d’Ougarit33 comme « père de l’humanité, créateur des créatures, père de soixante-dix enfants [voir DAY, “Sons of El”, détails in Heiser], siégeant dans l’assemblée des fils d’El, » appelé El Shaddai, El Elyon, etc., et à son fils Baal, « compatissant et miséricordieux, cavalier des nuages, dieu de la foudre et du tonnerre, le plus puissant des guerriers, seigneur du ciel et de la terre dont le palais est sur le mont Tsephon. » On retrouve dans le Lévitique les mêmes noms d’offrandes, de sacrifices et du personnel dédié que dans les textes ougaritiques. [SMI 2002, p. 22-23]

Des articles précédents ont montré comment Yahweh transforma le syncrétisme habituel en un plagiat systématique par ses innombrables emprunts aux cosmogonies et mythologies des peuples voisins :

à toute la zone : création du monde et de l’homme, lois divines ;

à Sumer, Akkad et Babylone : déluge, repos du 7e jour, tour de Babel, sacrifices d’animal pour remplacer celui d’enfants, Cantiques, Lamentations, Livre de Job ;

– à l’Égypte : circoncision, interdits alimentaires ;

– à Canaan : bouc émissaire, sacrifices d’enfants, fête de Pâque,

liste non exhaustive…

Importance du plagiat mise à part, cette construction d’un dieu à partir d’autres mythologies n’avait rien d’original, surtout dans une région de passage important fortement marquée par les religions égyptienne, hittite et assyrienne, cette dernière issue de Sumer, via Akkad et Babylone. Le dieu ouest-sémitique El est un lointain descendant de Enlil/Ellil, dieu suprême du panthéon mésopotamien (mentionné au plus tard vers –3000) ; Ba’al est apparenté au Bêl (Marduk) akkadien, Inanna à Ishtar, puis Athtart, Astarté, et peut-être Anat, dont la cruauté dans les combats rappelle celle d’Inanna. Aphrodite, « née de l’écume » dans la voisine Chypre, semble être une “cousine” ayant perdu ses traits guerriers dans les flots. Le parallèle entre divinités grecques et romaines n'est plus à démontrer.

Hérodote ne trouvait rien de choquant dans l’origine étrangère des dieux Grecs : « Presque tous les noms des dieux sont venus d’Égypte en Grèce. Il est très certain qu’ils nous viennent des Barbares : je m’en suis convaincu ... Quant aux dieux que [les Égyptiens] assurent ne pas connaître, je pense que leurs noms viennent des Pélasges [possibles indo-européens] ; j’en excepte Neptune, dont ils ont appris le nom des Libyens.34 »

D’une manière générale, les tribus isolées furent confortées dans leurs croyances en de vagues êtres surnaturels par la découverte des divinités plus élaborées des panthéons de peuples plus avancés ; en s’intégrant – de gré ou de force – à de petits royaumes, chacune apporta sa touche ou son nom personnel.
Goût pour la copie et aspect divin mis à part, Yahweh était donc presque aussi « normal » que notre président.

• Culte

Les anciennes inscriptions révèlent de nombreuses activités cultuelles dans la vie quotidienne des peuples antiques : prières, processions, sacrifices, et offrandes... obligatoires. Les rois se flattent de construire des temples somptueux en l’honneur de leurs dieux. (Pour la petite histoire, fānātǐcus, de fānum = temple, signifiait “inspiré, rempli d’enthousiasme” ; à l’origine, ce « titre honorable » désignait un « desservant ou bienfaiteur du temple. » Ce n’est qu’avec Cicéron qu’il prendra le sens d’exalté. Prŏfānusen avant de l’enceinte consacrée – désignait ce qui n’était pas ou plus consacré.)
Les temples regorgeaint de richesses : « la prospérité du royaume, due à la bienveillance des dieux, entraîne la prospérité des sanctuaires et l’opulence des sacrifices. » [FRE, p. 216] Les Annales hittites font nombre d’allusions aux statues d’or et d’argent qui s’y trouvent ; les textes sumériens évoquent les statues ornées de lapis-lazuli, argent et or. La photo ci-dessus montre les restes d’un taureau d’argent – dont certains attributs en or sont peut-être à l’origine d’une expression populaire – retrouvé dans les ruines du temple d’Apollon à Delphes.

• Respect dû aux dieux

« L’observance rigoureuse des différents rites publics étant liée à la sécurité et aux succès de l’État, l’enjeu de la pratique religieuse était donc de taille. »

Ce rôle essentiel impliquait un profond respect de la divinité, de ses biens et de son temple.

• Le blasphème est sévèrement réprimé ; Aššurbanipal fit savoir : « Les officiers dont la bouche avait proféré le blasphème contre Aššur, je leur arrachai la langue et je les fis mourir... » [LEN,, ch. III et VIII]

La loi ordonnant de lapider celui qui blasphème le nom de l’Éternel est bien connue : Yahweh condamna lui-même à mort un garçon ayant proféré un juron lors d’une dispute. (Une reconstitution historique de 3 minutes expose la difficulté de mise en œuvre de cette punition.) L’anecdote suivante montre que blasphémer les prophètes est très déconseillé : « ...des petits garçons se moquèrent de la calvitie d’Élisée [48] en criant “Monte, chauve !”. Il se retourna et les maudit au nom de l’Éternel. Alors deux ours sortirent de la forêt, et déchirèrent quarante-deux de ces enfants. »
L’Éternel ne souffrait pas que l’on touchât à un seul cheveu de ses prophètes. Depuis cet épisode, plus personne ne se moqua des prophètes hébreux.

• Le vol (ou le recel) d’un bien appartenant au Temple était déjà puni de mort dans le Code d’Hammurabi, vers –2250 (§6).

Yahweh laissa une tribu d’Amoréens mettre une raclée aux enfants d’Israël car un Hébreu, Acan, avait volé quelques richesses réservées au clergé : Josué et tout Israël prirent Acan, ses fils et ses filles, ses boeufs, ses ânes, ses brebis, les lapidèrent et les firent brûler. [JOS 7:24-25] Il est rare que des brebis volent des bijoux, mais l’existence d’animaux voleurs est avérée.

• En Égypte, le parjure (viol de serment fait au nom d’un dieu) « était puni de mort.35 »

• D’après un scoliaste36 de Virgile, le célèbre Laocoon aurait été tué par Apollon pour avoir fait n’golo n’golo avec Antiope dans le temple.

• « Le dieu protège, guide et combat au nom de son peuple. Mais il exige loyauté et obéissance.37 »

Parmi les nombreuses punitions encourues par celui qui « n’obéit point à la voix de l’Éternel, » il en est une peu connue mais particulièrement cruelle : « l’étranger te prêtera [avec intérêt], et tu ne lui prêteras pas » – privant les Hébreux d’un revenu promis par le Très-Haut : « tu prêteras à beaucoup de Nations [avec intérêt], et tu n’emprunteras point. » (Les très respectés Loubavitch donnent de ce dernier commandement une explication étonnante.)

• « C’est faussement qu’on a accusé Socrate de mépriser les dieux de l’État » écrit Xénophon38 à propos d’une des trois accusations39 portées contre le philosophe

« Quiconque ne chercherait pas Yahweh, devait être mis à mort, petit ou grand, homme ou femme. »

Mais la deuxième accusation contre Socrate était beaucoup plus grave : il fut accusé d’avoir « introduit de nouveaux dieux, » ce qui équivalait à introduire dans la cité des agents de l’ennemi. Sous l’Empire et ses nombreux légionnaires étrangers, les Romains envisagèrent cette possibilité : « Que nul n’adore en particulier des dieux nouveaux ou étrangers s’ils ne sont admis par l’État.40 »

Yahweh, «  miséricordieux et juste, plein de compassion » [PSA 116:5], se montra extrêmement strict sur ce point : « Celui qui offre des sacrifices à d’autres dieux sera voué à l’extermination. » [EXO 22:20]

Ce verset termine cette première partie, introduction du prochain article consacré à l’inventeur de la guerre sainte.

Références bibliographiques

Note : certains des liens suivants pointent sur des aperçus de Googlebooks ; ces liens ne sont malheureusement pas pérennes.

1. Les archéologues n’ont exploré que 10 % du site d’Ougarit (actuel Ras Shamra). Situé à 9 km au nord du port alaouite de Lattaquié et à 20 km de la frontière turque, il risque être pillé et/ou détruit, pour le plus grand bonheur des extrémistes monothéistes.

2. Une grande partie du Livre des Commandements est visible sur Googlebooks ; la version intégrale se trouve sur le site des pieux Loubavitch.

3. TEIXIDOR, Javier, “Aspects de la divinité chez les Sémites de l’Ouest”, in Revue de l’histoire des religions, tome 205 n° 4, 1988, pp. 415-424.

4. CICÉRON, Pro L. Flacco oratio, XXVIII.

5. JACOBS, Louis (rabbi), “Loving the neighbour”, in Religion and the Individual : A Jewish Perspective, 1992, p. 26.

6. ESTRIN, Daniel, “Rabbinic Text or Call to Terror ?”, Haaretz, 29-1-2010.

7. HARTUNG, John, LOVE THY NEIGHBOR : The evolution of in-group morality.

8. HÉSIODE, Théogonie (ca –700).

9. CICÉRON, De natura deorum. livre III.

10. APOLLODORE, Bibliothèque, Épitomé, V, 10-13.

11. FREU, Jacques et al., Des origines à la fin de l’ancien royaume hittite : Les Hittites et leur histoire, p. 213.

13. SILVER, Morris, Economic Structures of Antiquity, p. 23 sq.

14. KIMBALL, Sara E., Anitta Text, 39-42.

15. LENDERING, Jona, Assyrian and Babylonian Chronicles, Column 4, lignes 5’-6’, Livius.

16. RAWLINSON, Henry, et al., Inscription of Tiglath Pileser I, King of Assyria, p. 40-41, 50.

17. RINAP 1, Neo-Assyrian royal inscriptions (744-669 BC), Tiglath-pileser III and Shalmaneser V, III 42, 8’b et 10’b.

18. BECKING, Bob, The Fall of Samaria : An Historical and Archaeological Study, p. 28-29.

20. LIVIUS, Mesopotamian chronicles, Fall of Nineveh.

22. RÖMER, Thomas, Le dieu Yhwh : ses origines, ses cultes, sa transformation en dieu unique, p. 409-411.

23. BIETAK, Manfred, “Israelites Found in Egypt”, BAR 29:05, sep/oct 2003.

24. Voir carte p. 806 dans Science,11/8/2006, ou The early to mid-Holocene moist period in Arabia, Jstor.

26. FINKELSTEIN, Israel, The Settlement History Of Jerusalem In The Eighth And Seventh Centuries BC., p. 507.

27. LEMAIRE, André, “Canaan à l’ombre des pharaons (XVIe-Xe siècles av. J.-C.)”, Clio.

28. RENAN, Ernest, Histoire du peuple d’Israël, t. 1, chap. 5.

29. SMITH, Mark S., The Early History of God : Yahweh and the Other Deities in Ancient Israel, 2002.

30. SMITH, Mark, S., The Origins of Biblical Monotheism : Israel’s Polytheistic Background and the Ugaritic Texts, 2001, p. 9 et chap VII.

34. HÉRODOTE, Histoire, livre II, Euterpe, §L.

35. DIODORE DE SICILE, Bibliothèque historique, LXXVII.

36. SERVIUS, in Virgile, Enéide, 201.

38. XÉNOPHON, Mémorables (Mémoires de Socrate), L. I.

40. CICÉRON, De legibus, Livre II, p. 127.

 


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14 réactions à cet article    


  • Daniel Roux Daniel Roux 3 septembre 2014 12:14

    L’histoire des religions, c’est à dire l’histoire des croyances et de la matérialisation des figures attachées, est toujours passionnante.

    Comme toujours, ceux qui veulent contraindre les hommes à limiter leur liberté de penser, dans les domaines politiques ou religieux, s’opposent à la connaissance.

    Les dieux ou Dieu, étaient nécessaires pour permettre aux hommes de surmonter leurs angoisses existentielles et la peur causée par les phénomènes naturels violents. Toutes les questions trouvaient leur réponse dans le caractère et les humeurs des dieux (ou de Dieu).

    Aujourd’hui, les hommes éclairés par la science savent que ce n’est pas parce qu’ils ignorent le fonctionnement d’une montre que la montre est d’origine divine et qu’il en va de même pour tout ce qui existe.

    C’est pour conserver leur pouvoir sur les hommes que les classes dominantes des pays théocratiques maintiennent l’obscurantisme par la religion obligatoire. Parfois même, des tyrans font de leur idéologie forcément néfaste une religion afin d’en interdire la critique et la transgression.

    L’homme est le premier responsable de ses malheurs.


    • Alex Alex 3 septembre 2014 20:32

      @ Daniel Roux

      « les classes dominantes des pays théocratiques maintiennent l’obscurantisme par la religion obligatoire. »

      Il est clair que le christianisme a permis à une certaine classe de profiter de la religion, ce qui explique les réactions un peu « brutales » après la Révolution, car ce n’était certainement pas contre les paroles (supposées) de Jésus que le peuple était remonté.
      Mais je n’irai pas jusqu’à dire que tous les dirigeants actuels qui professent leur religion sont des incroyants-profiteurs : certains me paraissent très « allumés ».


    • L'enfoiré L’enfoiré 4 septembre 2014 10:08

      « L’homme est le premier responsable de ses malheurs. »

      Bien vu Daniel


      • caillou40 caillou40 3 septembre 2014 13:27

        Le plus ancien étant le....Culte de Jatte....homme tronc et sans cervelle qui remonte a la nuit des temps !

        humour

        • amiaplacidus amiaplacidus 3 septembre 2014 15:22

          Je ne demande pas mieux que d’avoir du respect.

          Mais, comment faire pour respecter quelque chose qui n’existe pas ?


          • Emile Mourey Emile Mourey 3 septembre 2014 15:52

            Je salue le travail de l’auteur. Je ferai seulement deux remarques.


            1. Je considère, pour ma part, le Pentateuque ou Torah comme une source historique fiable à condition de bien l’interpréter. Le Dieu d’Israël y est bien présenté comme un dieu révélé à Moïse ainsi que son nom, un dieu spécifique. Bien sûr, cela n’exclut pas des formes orthographiques proches, antérieures http://www.universalis.fr/encyclopedie/yahve-yahweh/, ou des retombées postérieures discutables. 
            Maimonide, 1135 -1204, c’est un peu jeune. Quand aux textes d’Ougarit, « Notre connaissance de l’histoire d’Ougarit n’est bonne qu’à partir du milieu du xive siècle av. J.C » http://fr.wikipedia.org/wiki/Ougarit. Ceux-ci sont postérieurs si l’on fait sortir Moïse d’Egypte en - 1445 (la révélation étant antérieure).

            2. Vous dites : « les Madianites chez lesquels apparaît le premier prêtre de Yahweh, avant que ce peuple ne soit massacré sur ordre... du même Yahweh. » Oui, Il s’agit déjà de Moïse en tant que nom collectif. Cela confirme ce que je viens de dire. Moïse s’était exilé en pays de Madian et c’est sur le mont Sinaï, dans mon interprétation, donc en pays madianite, qu’il a reçu sa « révélation ».

            • Alex Alex 3 septembre 2014 19:07

              @ Emile Mourey

              « Je considère..., mon interprétation... »

              Avant d’interpréter quoi que ce soit, je pense qu’il faut d’abord disposer d’éléments factuels : êtes-vous d’accord ? AVox contient malheureusement trop d’articles d’opinion, donc biaisés, ce que je déplore.

              Je m’efforce de puiser aux meilleures sources disponibles pour exposer des faits. Par expérience, je ne considère pas Wiki.fr comme une source valable pour la Torah et ses personnages malgré la présence de certains contributeurs de qualité.

              Maïmonide est peut-être un peu jeune, mais il est abondamment cité par les Loubavitch, mouvement religieux juif connaissant la plus grosse expansion mondiale, et dont je vous conseille de lire la bonne parole, en particulier sur les idolâtres chrétiens.

              Quant au site d’Ougarit, je crains que nous n’en saurons pas plus avant longtemps. Mais ce qu’il a révélé jusque-là est très intéressant.

              Lorsque les traces de Moïse et la version divine des Tables auront été retrouvées, je ne manquerai pas de m’y intéresser et d’écrire un article sur l’incroyable censure pharaonique qui parvint à interdire pendant des siècles toute publication sur ce merveilleux personnage. D’après mes lectures, les archéologues israéliens ont fouillé la région pendant des décennies sans y trouver le moindre signe de Moïse.

              Si Jésus était né en Inde, je pense que vous n’auriez sans doute pas les mêmes interprétations.


            • Emile Mourey Emile Mourey 3 septembre 2014 19:52

              Dommage, je n’avais pas l’intention, ni de vous blesser, ni de vous irriter, d’autant plus que j’avais voté pour que votre article soit publié.


            • Alex Alex 3 septembre 2014 20:24

              @ Emile Mourey

              Je vous assure que vous ne m’avez ni blessé, ni irrité, et j’espère sincèrement ne pas vous avoir blessé ou irrité car ce n’était pas du tout mon but.
              Bien que je sois au minimum agnostique (mon Dieu, faute d’un terme plus approprié, s’appelle Nature), je pense que les paroles attribuées à Jésus étaient d’un autre niveau que celui des fables mythologiques de la Torah. Entretemps, quelques lueurs de progrès étaient apparues avec les Grecs et les Romains.
              Et comme « rabbi Jésus » et ses apôtres étaient tous juifs, donc croyant peu ou prou au livre des ancêtres, les Chrétiens se sont sentis obligés d’interpréter a posteriori les fables des Hébreux puisque leur « dieu » y croyait. C’est l’explication de ma dernière phrase sur l’origine hindoue de Jésus.
               


            • soi même 3 septembre 2014 20:53
              De la nature des dieux et du respect qui leur est dû !

              La seule réponse valable est de comprendre ce que veux dire vivre le terme Religarer !

              Tous le reste même si c’est un travail d’érudit, c’est qu’une explication de Hobbit !


               smiley

              • L'enfoiré L’enfoiré 4 septembre 2014 09:51

                L’histoire des religions, je l’ai étudié, il y a bien longtemps.

                Cela a mis un an pour en comprendre les « finesses » et « errances » à croire en des dieux.
                Polythéismes des Égyptiens que je comprends parfaitement.
                Monothéismes que je comprends beaucoup moins
                Mais tout cela est ici en un triptyque d’articles.
                Récemment, on m’a demandé pourquoi je n’écrivais pas sur l’EI.
                Ce que j’ai fait.
                Apparemment, on n’avait pas lu. 


                • Alex Alex 4 septembre 2014 18:24

                  « Apparemment, on n’avait pas lu. »

                  Il faudrait que « on » ait vu l’article pour le lire.
                  Perso, je préfère lire moi-même les textes de référence.
                  Si j’ai le temps, je lirai votre article.


                • armand 10 septembre 2014 18:03

                  Ce qu’il faudrait respecter le plus n’est-ce pas plutôt les croyants ?

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