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Accueil du site > Tribune Libre > De quoi le stalinisme est-il le nom ?

De quoi le stalinisme est-il le nom ?

Bien souvent, on se plait à présenter le petit père des peuples, le camarade Iossif Djougachvili, plus connu sous le nom de Staline, comme l’exemple-type de la barbarie communiste. Il est un peu devenu avec le temps l’image d’Epinal du communisme inhumain broyant des millions de vies dans ses infrastructures totalitaires. En fait, en partant de Joseph Staline on veut faire croire aux masses que le communisme aboutit forcément, à l’instar du nazisme qui serait son frère jumeau, au totalitarisme, dans le but, et c’est une évidence, de discréditer toute vision révolutionnaire de l’économie. D’ailleurs, c’est en grande partie pour cette raison que, malgré la grave crise qu’a connu le capitalisme international, il n’ait pas eu en face de lui d’opposition idéologique crédible. Par conséquent, à cause de ce rejet du socialisme au sein des travailleurs, l’extrême-droite parvient à surfer sur des positions protectionnistes ambigües tout en assurant bien le patronat (ou tout au moins son antenne vedette le MEDEF) qu’il n’y a pas de danger pour les bases de la société capitaliste. Ainsi, le système politique actuel se maintient sans rencontrer de grande résistance, faute de mouvement révolutionnaire structuré audible. Dans cet article, je vais expliquer de quoi le stalinisme est-il réellement le nom grâce à une analyse paramarxisante et une fois pour toute je vais tuer la légende prétendant que le stalinisme est une forme de communisme, voire la forme la plus aboutie du communisme.

Tout d’abord, intéressons nous à la situation pré-révolutionnaire présente en février 1917. Après, des siècles d’autocratie, la Russie, pays arriéré sortant à peine du féodalisme et rentré à toute vitesse dans le capitalisme, est en ébullition. La plupart des classes sociales composant la société russe veulent la mort du régime tsariste ou tout au moins la tête de son tsar Nicolas II. Evidemment, le prolétariat et les paysans sont ceux ayant le plus d’intérêt à l’effondrement du tsarisme afin d’une part de mener une révolution sociale mettant fin à la germination du capitalisme russe et d’autre part pour s’emparer de la terre des propriétaires terriens nobles. De même, l’aristocratie et les propriétaires terriens tirent leur richesse de la survie du régime en tant que tel et font donc partie de ses plus fervents soutiens. Les petits-bourgeois, bien qu’eux aussi excédés par le régime ne l’attaquent pas pour autant à cause de leur esprit conservateur. Quant à la bourgeoisie capitaliste, celle-ci s’est rapprochée du tsar durant la guerre, quitte à mettre de côté ses principes libéraux, par peur d’une révolution sociale et populaire qui mettrait à mal les bases d’un pouvoir qu’elle n’a même pas essayé de conquérir par la force les siècles précédents et qu’elle a reçu des mains mêmes de l’aristocratie bureaucratique. Enfin, la bourgeoisie intellectuelle est certainement la classe sociale dont les membres souhaitent le plus la mort du régime. En effet, l’Intelligentsia russe est essentiellement composée d’intellectuels divisés en tendances politiques révolutionnaires. La plus connue de nos jours, celle qui émerge avec la Révolution, est la tendance bolchevique représentée par Vladimir Ilitch Oulianov dit Lénine. Ainsi, les bourgeois intellectuels n’agissent jamais en leur nom mais en celui du peuple, du prolétariat, de la masse travailleuse ou encore de la paysannerie.

En tout cas, en février 1917, la vieille société russe est à bout et toutes les classes de la société, même les aristocrates liés au régime tsariste, veulent du changement. Tout le problème se résume en : quel changement va-t-il advenir ? Et, suite à la Révolution, la Russie se transforme du mois de février au mois d’Octobre 1917 en une immense arène dans laquelle les différentes classe sociales composant le pays s’affrontent afin d’avoir la domination politique et, par conséquent, les clés de l’avenir de la Russie. Bref, l’ensemble des acteurs de février sont poussés à ce mouvement révolutionnaire, mais pour des raisons différentes. Les paysans veulent en finir avec les restes de féodalisme se caractérisant par les propriétaires terriens, tandis que les ouvriers exigent la destruction du capitalisme naissant représenté par la bourgeoisie capitaliste. Logiquement, la bourgeoisie intellectuelle progressiste désire ce que la classe sociale dont elle prétend être le porte-parole désire. Ainsi, les militants Socialistes-révolutionnaires (SR) axent leurs discours sur la terre des paysans, alors que les mencheviques préfèrent s’en prendre à la propriété bourgeoise des moyens de production. Quant aux bolcheviques, ils comprennent rapidement, sous l’impulsion de Lénine, qu’il faut parler à la fois aux paysans et aux prolétaires. De plus, la guerre dans laquelle est plongée la Russie accentue la colère populaire et fait apparaître un autre acteur dans le mouvement révolutionnaire, les soldats. La plupart du temps ces soldats sont des paysans en armes qu’on vient d’arracher à la vie de cul-terreux pour les faire combattre officiellement au nom du tsar et de la Sainte-Russie, mais officieusement pour les intérêts des bourgeois et des aristocrates. Cependant, les soldats n’agissent plus en paysan car ils font de l’arrêt de la guerre leur objectif principal et non plus du partage des terres. Néanmoins, que ce soient les paysans, les ouvriers et les soldats, aucune de ces classes ne demande ouvertement en février l’expropriation des nobles de leurs terres, l’expropriation des industries des capitalistes, ou la paix sans condition. En effet, il va y avoir par la suite une gradation révolutionnaire au sein des masses qui les fera aller au bout de leurs objectifs. Enfin, en plus de la guerre, un autre facteur primordial entre dans les causes de février, celui de la monarchie absolue. Cette monarchie absolue énerve et mécontente l’ensemble de la société russe, des bourgeois aux ouvriers en passant par les petits-bourgeois, sauf les aristocrates et les nobles dont la survie politique et économique dépend de celle du régime. Néanmoins, même les aristocrates veulent du changement. Au lieu que ce soit un changement d’état par une réelle révolution populaire, ceux-ci souhaitent un changement de couronne à la tête du vieille état tsariste par une révolution de palais. En parlant de cette idée de révolution de palais, le révolutionnaire Léon Trotsky, dans son Histoire de la Révolution Russe, écrivit : “Ils auraient voulu, mais n’osaient”. Effectivement, les aristocrates et l’état-major militaire désirent ardemment une révolution de palais à cause de la nullité du tsar et de l’influence néfaste de son entourage. Bref, pour résumer, la situation à la veille de la Révolution ne peut plus tenir. Le réel a cessé d’être rationnel. Or, lorsque le réel n’est plus rationnel, il ne peut pas être fonctionnel, alors advient le moment de la Révolution.

Cette Révolution de février est advenue par surprise. En effet, la manifestation et la grève du 23 février, qui sont à l’origine de la Révolution, ont été voulues par les masses, tandis que les bourgeois censés les représenter au sein des organisations politiques ne sont aucunement enthousiasmés à cette idée et se soumettent à la base en rechignant. La suite appartient à la légende. La montée graduelle des tensions révolutionnaires, l’expansion du mouvement, sa radicalisation croissante, la mutinerie des soldats, provoquent directement la Révolution au moment même où les militants politisés se disent que tout est perdu. Mais le déroulement de la Révolution de février ne nous intéresse guère puisque l’article ne porte pas sur ça. Il est plus intéressant de s’intéresser aux conséquences de février et à l’état de chacune des classes sociales. L’insurrection est donc menée par les ouvriers et les soldats et a pour conséquence première l’abdication du tsar devant la pression populaire. La République proclamée se dote d’un parlement, la Douma. Celle-ci est issue de l’Ancien Régime et est donc majoritairement bourgeoise. Les membres du gouvernement provisoire issue de la lutte sanglante de février sont des libéraux et des membres du parti constitutionnel-démocrate, et ceux-ci espèrent mettre en place une politique qui allie aussi bien le développement économique de l’industrie russe et la pérennité de leur pouvoir politique. En fait, ils souhaitent un système politique officiellement démocratique, mais qui en réalité ne permette pas la contestation réelle de la société bourgeoise qu’ils désirent. Cependant, ce ne sont pas eux qui ont mené la Révolution, c’est le peuple, et à ce peuple ils sont obligé de céder des mesures comme la convocation d’une Assemblée Constituante élue au suffrage universel (dont ils ont peur) et la tolérance du Soviet de délégués. Ainsi, on en vient au Soviet. Ce Soviet de délégués apparu avec la Révolution de février est une copie conforme du Soviet de la Révolution de 1905, dans lequel les ouvriers et les soldats sont représentés démocratiquement. De fait, ce Soviet est à la base une institution populaire qui a pour rôle d’être le parlement défendant les intérêts des soldats et des ouvriers, c’est à dire du socialisme et de la révolution. Cependant, dès le début le Soviet est noyauté par des militants politiques membres des différentes tendances révolutionnaires de la bourgeoisie progressiste. En fait, les militants défendent les intérêts de leurs partis qui, officiellement sont ouvriers, mais qui en réalité sont dirigés par des membres de l’Intelligentsia, des bourgeois intellectuels, qui se disent porte-parole de la classe ouvrière et des masses travailleuses. Bref, en réalité, le Soviet se retrouve sous possession des partis politiques, et les ouvriers sont obligés de se remettre aux partis. Par conséquent, les masses se mettent à créer spontanément d’autres institutions comme les Soviets des comités d’usines et les Soviets des comités de quartiers. Par la suite, la période transitoire entre février et mai voit la Russie se remplir de ces institutions directement aux mains du peuple et les partis ouvriers essayer de les contrôler via le Soviet de délégués, ce qui veut dire que la bourgeoisie progressiste, qu’elle soit menchevique, socialiste-révolutionnaire, bolchevique ou que sais-je encore, a tout fait pour que les masses la suivent, exécutent ses ordres et mènent la poursuite de la Révolution comme elle l’entend, sous le prisme de ses idées et de son idéologie.

Ensuite, entre février et octobre, la Russie est le théâtre de multiples rapports de classes et d’affrontements. Certains communistes réduisent ces affrontements à une simple lutte entre la bourgeoisie capitaliste et le prolétariat. Or, la réalité est plus complexe que ça. Tout d’abord, cette lutte entre les ouvriers et les capitalistes existe bel et bien. Les ouvriers revendiquent de plus en plus la possession des moyens de production et se radicalisent. Il suffit de voir à quelle vitesse les effectifs du parti bolchevique augmentent, étant donné qu’il est le seul parti organisé à réclamer l’expropriation des bourgeois. Les ouvriers mènent donc une lutte qui se traduit par de multiples grèves, par des révoltes, par leur propre organisation en Soviets, et en Juin ou en Octobre par la participation à des tentatives d’insurrection. Le patronat répond en multipliant les renvois, les lock-out, en soutenant coute que coute le gouvernement provisoire, voire pour certains en essayant d’organiser un putsch avec l’armée. Pour ces mêmes communistes, la lutte tourne par la suite à l’avantage des ouvriers et grâce au parti bolchevique en Russie est instauré le premier état ouvrier au monde sous le principe de la dictature du prolétariat. Pour les staliniens cet état reste ouvrier jusqu’à la mort de Staline tandis que pour les trotskystes celui-ci dégénère après la mort de Lénine et le bâillonnement de l’opposition par Staline et devient ainsi aux mains d’une bureaucratie contre-révolutionnaire. Néanmoins, les deux ont tort car aucun ne remonte à l’origine du problème, celui qui fait qu’il n’y a jamais eu de dictature du prolétariat en Russie. Comme je l’ai indiqué précédemment le Soviet de délégués est dès février contrôlé par les partis ouvriers, qui eux-même sont dirigés par des bourgeois intellectuels, si bien que les ouvriers se rabattent sur les comités d’usines et les comités de quartiers pour avoir un contre-pouvoir ouvrier. Au début, ce sont les mencheviks et les SR modérés qui tiennent le Soviet de délégués entre leurs mains. Donc, les ouvriers (et les soldats) s’investissent dans les comités d’usines ou de quartiers et s’opposent aux partis au pouvoir au sein du Soviet en soutenant les bolcheviks. Petit à petit, les masses se tournent de plus en plus vers les bolcheviks pour deux raisons :

  • les Mencheviks et les SR contrôlent le Soviet principal et ne tiennent pas compte des volontés ouvrières mais de leur volonté de bourgeois progressiste.
  • les Mencheviks et les SR tentent de freiner la guerre entre les capitalistes et les ouvriers en soutenant le gouvernement provisoire, qui est toujours entre les mains de personnes ne voulant pas remettre en cause les intérêts de la bourgeoisie capitaliste.

Par conséquent, les bolcheviks gagnent en popularité et parviennent même à prendre le contrôle du Soviet. Alors que les partisans de Lénine ont critiqué la bureaucratisation du Soviet de délégués, ce qui leur a valu leur popularité, ceux-ci ne se gênent pas pour bureaucratiser à leur tour non seulement le Soviet de délégués, mais aussi les Soviets des comités d’usines et des comités de quartiers. Ainsi, avec le soutien des ouvriers, Lénine prépare puis effectue son insurrection armée en Octobre.

Cette fameuse Révolution bolchevique est qualifiée de révolution prolétarienne et populaire par les communistes, ce qui est faux, et de coup d’état d’une minorité communiste par les conservateurs, ce qui est également faux. En réalité, les intérêts de la bourgeoisie léniniste sont les mêmes que ceux des ouvriers : l’établissement d’un régime communiste. Cependant, les bolcheviks, en tant qu’avant-garde du prolétariat deviennent les seuls maîtres à bords. Premièrement, l’insurrection d’Octobre effectuée au nom du Soviet est en réalité faite par et pour le Comité Révolutionnaire de petrograd, lui-même aux mains de Trotsky et ses alliés. De plus, le gouvernement des commissaires du peuple dirigeant de manière autoritaire le nouveau régime socialiste est essentiellement bolchevique et SR de gauche. Les Soviets, eux, sont bureaucratisés par les bolcheviks et perdent leur caractère démocratique. Enfin, les anciens alliés des bolcheviks, comme les SR de gauche, sont progressivement éliminés et poussés de côté par l’Intelligentsia bolchevique. En réalité, rapidement, le parti bolchevique concentre tout le pouvoir. Les communistes prétendent que le parti met simplement en place la dictature du prolétariat. En effet, leur thèse tient la route. Pour Lénine, la prise de conscience du prolétariat est impossible en Russie, il faut une avant-garde au prolétariat pour le guider et l’éclairer. Donc, cette avant-garde doit elle-même mettre en place la dictature du prolétariat, c’est à dire sa dictature à elle, la dictature de l’avant-garde du prolétariat. Si effectivement le parti bolchevique aurait été une réelle avant-garde du prolétariat, cette thèse serait juste. Or, ce n’est malheureusement pas le cas. Les bolcheviks n’agissent pas en avant-garde du prolétariat viable. D’une part, ils ne prennent jamais appui sur les ouvriers, toutes leurs décisions sont prises par une poignée de dirigeants, de bourgeois léninistes, sous le principe du centralisme dit démocratique. D’autre part, les bolcheviks ignorent la classe ouvrière et tient le pouvoir via des mécanismes bureaucratiques. Enfin, les bolcheviks se retournent contre les ouvriers lorsque ceux-ci s’opposent à leur pouvoir ou à leur idéologie. En témoigne la répression des marins de Kronstadt et celle des grévistes par Lénine. En fait, le pouvoir bolchevique est un pouvoir bourgeois, celui d’une poignée de membres de l’Intelligentsia progressistes voulant imposer à la société entière leur idéologie. Alors que l’avant-garde aurait du être l’outil du peuple pour aller vers le communisme selon ses conceptions, c’est le peuple qui a été l’outil de l’avant-garde pour mettre en place son idéologie.

Cependant, la classe au pouvoir via le parti bolchevik à partir de 1917, c’est à dire cette bourgeoisie idéologique léniniste représentée par Léon Trotsky, perd peu à peu le contrôle du parti au profit de l’alliance entre une petite partie de la bourgeoisie idéologique menée par Staline et ceux que l’on nomme les apparatchiks. En fait, le parti bolchevique, pendant et suite à la guerre civile, s'institutionnalise de plus en plus et passe progressivement du parti unique contrôlant les institutions au parti en tant que seule institution dirigeante. Par conséquent, les nouveaux membres du parti qui sont, soit d’anciens soldats ou ouvriers devenus des bureaucrates au sein des Soviets et voulant à tout prix garder leurs nouveaux privilèges, soit des fonctionnaires de l’Ancien régime gagné au bolchevisme par opportunisme, ne sont plus des idéologues et font passer leur intérêt personnel avant celui de l’idéologie léniniste. Ainsi, tous ces bureaucrates qui doivent leur place au parti bolcheviks forment la classe des apparatchiks et se coupent du reste du peuple travailleur. Certains membres de la bourgeoisie léniniste du départ vont par opportunisme s’appuyer sur la masse de ces apparatchiks afin d’arriver au pouvoir. C’est la cas de Staline, qui va avec d’autres verrouiller le parti en s’appuyant sur les apparatchiks, puis après la mort de Lénine éliminer la vieille garde bolchevique (Trotsky, Kamenev, Zinoviev….). On passe alors d’une bourgeoisie idéologique pour qui l’idéologie léniniste est son premier intérêt à une bourgeoisie bureaucratique composée d’apparatchiks zélés à la cause stalinienne et de quelques hauts dirigeants comme Staline pour qui l’idéologie léniniste, bien qu’ils y soient toujours fidèles, passe après leur intérêt personnel. Les apparatchiks s’embourgeoisent donc progressivement et remontent dans la hiérarchie du parti jusqu’aux plus hautes sphères (voir Brejnev), tiennent donc totalement le pouvoir, tandis que la bourgeoisie idéologique de départ disparaît totalement avec la mort de Staline. Par conséquent, les dirigeants de l’URSS ne sont pas vraiment communistes, mais tiennent juste les rennes du pouvoir, ce qui leur permet de s’enrichir via l’Etat (qui contrôle toute l’économie) sur le dos du peuple. Voilà tout le drame de l’URSS.

Pour conclure, le stalinisme est pour moi, bien au-delà de l’idéologie de Staline, est le processus par lequel au sein d’un régime “communiste” la bourgeoisie idéologique communiste se fait remplacer par une bourgeoisie bureaucratique cherchant avant tout à satisfaire ses intérêts personnels. Ce processus ne s’est pas déroulé qu’en Russie, il a eu lieu, sous des formes (très) diverses, partout où un régime a pris le nom de communiste. Voilà tout le drame du communisme…


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45 réactions à cet article    


  • Cateaufoncel 12 mars 18:49

    « ...le communisme aboutit forcément, à l’instar du nazisme qui serait son frère jumeau, au totalitarisme... »

    Inévitablement.

    Les révolutionnaires victorieux vivent dans la hantise du retour de la « réaction ». Résultat, ils surveillent tout le monde, incitent tout le monde à surveiller le tout monde, et à dénoncer les hooligans, les asociaux, les ennemis du peuple, les vipères lubriques, et tout cela finit par des déportations et des massacres.

    De ce fait, le communisme, c’est aussi la providence des cocus, comme le furent, sans aucun doute, le nazisme, et l’occupation


    • Dictature du peuple Dictature du peuple 12 mars 19:34

      @Cateaufoncel
      Non, j’explique que ceux qui ont conquéris le pouvoir au nom des ouvriers n’étaient pas les ouvriers, mais une intelligentsia bolchevique. 

      En fait, les ouvriers et soldats ont manifesté leur opposition à l’autoritarisme de Lénine par les grèves et les révoltes (Kronstadt). Et pourtant ils étaient communistes, libertaires et progressistes. Eux c’étaient les vrais révolutionnaires et ils ne voulaient pas du totalitarisme et l’ont même affronté lorsque celui-ci germait sous le léninisme les armes à la main.

    • Cateaufoncel 12 mars 20:09

      @Dictature du peuple

      « ..ils ne voulaient pas du totalitarisme... »

      Mais eux aussi auraient commencé par vouloir défendre leur conquête contre le retour de la « réaction ». Je ne crois pas que l’on puisse éviter ça,


    • Dictature du peuple Dictature du peuple 12 mars 21:36

      @Cateaufoncel
      Donc d’après toi vouloir défendre les conquêtes de la Révolution, les droits des travailleurs c’est faire preuve de déviance totalitaire ? C’est normal que les révolutionnaires se défende face à la contre-révolution, le sujet de l’article ne se posait d’ailleurs pas là.


    • Cateaufoncel 12 mars 22:39

      @Dictature du peuple

      « C’est normal que les révolutionnaires se défende face à la contre-révolution... »

      Evidemment et, comme la contre-révolution, est vicieuse, il faut épier les gens partout et tout le temps pour étouffer toute velléité dans l’oeuf

      Résultat, ils surveillent tout le monde, incitent tout le monde à surveiller le tout monde, et à dénoncer les hooligans, les asociaux, les ennemis du peuple, les vipères lubriques, et tout cela finit par des déportations et des massacres.

      Le problème, avec la révolution, c’est qu’elle se veut, et se croit, irréversible. Parce qu’elle sait, subconsciemment, que le jour où elle ne se croit plus irréversible, elle est cuite.

      Ma conviction est que le système soviétique est tombé quand est arrivée au pouvoir, une génération qui pensait qu’il ne valait pas la peine de tirer dans le tas pour le sauver.

      Vos idéalistes auraient fini tout pareillement, parce que l’idéalisme prolétarien n’est pas héréditaire et, passées quelques générations, les gens en ont marre d’un régime, d’un système, d’une idéologie...

      Telle est la nature humaine.

      L’émancipation des prolétaires par la propriété collective des moyens de production, c’était fabuleux comme perspective, en 1850. Pour le prolo d’aujourd’hui, l’émancipation, c’est pastis-pétanque-côte d’Azur, fut-ce en logeant aux camping des Flots Bleus.


    • Dictature du peuple Dictature du peuple 13 mars 07:12

      @Cateaufoncel
      Non, après une Révolution arrive un moment où celle-ci s’impose au coeur des masses et ne recontre plus de vélléité adverse. 
      Par exemple, plus personne ne remet en question le système électif et la fin du féodalisme qui ont été conquis lors de la Révolution française. Et pourtant cette révolution a été au combien violente à son époque. 
      Bref, si les ,ouvriers et les paysans avaient réellement pris le pouvoir par les Soviets (assemblées du peuple), une fois qu’ils auraient vaincus militairement les armées blanches, ils n’auraient plus eu d’oppositions à leur construction de leur communisme. 
      Mais malheureusement, le système soviétique a été gouverné par une classe d’apparatchiks (bourgeois bureaucrates) qui se servaient du socialisme pour régner et s’enrichir. C’était une classe conservatrices et c’est pourquoi une autre Révolution est advenue : celle de 1989-1991. 


    • Alren Alren 13 mars 15:56

      @Dictature du peuple

      La Russie a perdu la guerre contre l’Allemagne. Si les conditions de l’armistice étaient tolérables, c’est que l’Allemagne avait perdu la bataille essentielle de Verdun à l’ouest et que les généraux allemands redoutaient désormais une armée française techniquement plus avancée que la leur (camions, avions, artillerie, technique d’offensives).

      Mais il était clair que si elle remportait la « victoire finale » face à la France malgré le blocus naval britannique, cet armistice serait remis en cause, car l’objectif principal de l’Allemagne poussant l’Autriche en 1914 à entrer en guerre contre la Serbie qui comme État n’était pour rien dans l’assassinat de l’archiduc et de son épouse, et donc responsable de la Grande Guerre, quoi qu’en ait dit certains anglo-saxons, cet objectif principal était d’empêcher la Russie (tsariste) de l’égaler en puissance puis de la surpasser avec un territoire et un population plus grands (ce qui a pu se constater lors de la Seconde Guerre mondiale).
      Accessoirement une seconde victoire après 1870 sur la France perçue comme rurale et faible, permettrait de l’affaiblir durablement notamment par le biais d’énormes dommages de guerre (ce qui a été fait après 1940) et d’une annexion supplémentaire de territoire.

      Lénine savait depuis l’écrasement de la Commune de Paris en 1871, que prendre le pouvoir est une chose, le garder en est un autre.
      Il n’ignorait pas que toutes les grandes puissances de l’époque, USA, GB, France feraient tout ce qui était en leur pouvoir pour faire échouer la Révolution communiste et qu’en Russie, certains « blancs » étaient près à tout, y compris vendre le pays à l’étranger pour rétablir une république bourgeoise, alliant comme en Allemagne la riche aristocratie aux capitalistes roturiers.

      Tant que la guerre durerait entre puissances capitalistes, l’URSS serait épargnée.
      Mais dès que la paix à l’ouest serait rétablie, des attaques de Russes blancs armés par les Occidentaux, seraient menées depuis les frontières.
      C’est ce qui s’est passé et qu’on appelé un peu vite la « Guerre civile » alors qu’elle était largement une guerre tenue à bout de bras par les bourgeoisies occidentales contre-révolutionnaires.

      C’est pourquoi, il fallait rétablir d’urgence l’ordre en Russie, remettre en marche les usines et non palabrer indéfiniment devant des machines arrêtées.
      Il fallait que la marine de guerre redevienne opérationnelle avec, sur chaque navire, le rétablissement de l’indispensable hiérarchie de commandement et de la discipline de fer qui y est nécessaire pour combattre au péril de sa vie.

      Voilà les vraies raisons pour lesquelles le gouvernement de Lénine exerça son autorité.

      Staline fut un exécrable chef d’État. C’était un paranoïaque non soigné. Ses purges imbéciles dans l’armée fut la cause de l’avancée allemande durant l’été 1941. S’il avait laissé ses généraux organiser la défense en profondeur du territoire, les nazis auraient eu dès le début de l’agression les mauvaises surprises que furent les chars russes, l’artillerie russe et l’hiver russe.
      En ordonnant des contre-offensives prématurées il a causé la mort et la capture d’armées entières de ses meilleurs combattants.
      Heureusement, moins atteint que Hitler, il finit par laisser ses brillants tacticiens comme Joukov ou Konev mener les offensives victorieuses qui s’enchaînent après la mi-1943.


    • Fanny 13 mars 18:27

      @Alren
      « C’est ce qui s’est passé et qu’on appelé un peu vite la « Guerre civile » alors qu’elle était largement une guerre tenue à bout de bras par les bourgeoisies occidentales contre-révolutionnaires. »


      Faux.
      Les bourgeoisies occidentales se sont sagement tenues à l’écart de la guerre civile.

    • mmbbb 14 mars 19:25

      @Dictature du peuple des que Lénine a constitué la Tchéka , une police politique donc au service du pouvoir , sous l egide de Dzerjinski , la revolution russe etait désormais confisquée au peuple Mise en place de la terreur comme elle le fut sous la révolution francaise . C est un schéma historique connu lorsque les revolitions naissent du chaos Quant a celle de Russie, elle est tout de même la conséquence de l effondrement des empires liberaux suite a la guerre de 14 18 . 


    • rogal 12 mars 19:01

      Le titre ne veut rien dire.


      • Christ Roi Christ Roi 12 mars 19:12

        @rogal
        L’article non plus, alors c’est raccord.


      • Dictature du peuple Dictature du peuple 12 mars 19:27

        @Christ Roi
        En quoi cet article ne veut-il rien dire ? 
        Certainement que pour votre cerveau limité (et au vu de votre pseudo) il y avait trop de contenu pour que vous compreniez. Mais je m’en excuse, la prochaine fois je ferai un article sur la connerie religieuse, qui lui éclaircira votre commentaire, vide....


      • Dictature du peuple Dictature du peuple 12 mars 19:30

        @rogal
        Le titre est la problématique à laquelle je répond dans la conclusion. Encore faut-il daigner lire l’article jusqu’au bout. 
        Ce titre signifie juste que j’analyse ce qu’il y a derrière le stalinisme et que je ne me contente pas de rester en surface comme bon nombre d’Historiens bataillant sur le nombre de victimes du stalinisme.


      • François Vesin François Vesin 12 mars 19:54

        @Dictature du peuple
         « la prochaine fois je ferai un article sur la connerie religieuse »


        Dans ce cas, le titre se suffit à lui-même !!

      • Paul Leleu 14 mars 22:18

        @Dictature du peuple

        c’est rigolo de voir les commentaires des réac’ qui ont peur du retour du communisme... smiley 

        ils sautillent dans tous les sens sur leur fauteuil à l’évocation du terrible nom de Staline... Même Hitler était jaloux de Djougachvili !! 

        En tous cas, le retour du communisme est quasi inévitable... tout le monde se met à reparler de l’URSS, ce qui était inimaginable il y a quelques années... on commence à se poser des question sur Lénine et Trotsky, les vrais hommes d’action... on ne se contente plus des gargouilles débiles des anarchistes...  les gens finiront par se lasser de ne rien faire... même si c’est condamné d’avance, ils feront la révolution « pour voir »... tellement on se fait ch... on s’ennuie... 

        le capitalisme est barbare (15 millions de morts de la famine chaque année dans le monde, alors que les greniers sont pleins... mais il faut « maintenir les cours »... alors on laisse crever des « basanés » en disant que c’est la faute à pas-de-chance... sans compter les guerres à tire-larigot (millions de morts), les déplacements de populations, les blocus génocidaires, et l’exploitation infâme dans nos goulags africains. Et puis les coups d’état, façon "les chars français à Abidjan, etc.) ... en fait Staline était un agneau à côté de ce que font les capitalistes dans le monde aujourd’hui loin de nos yeux délicats... 

        je ne sais pas ce que sera une révolution au 21ème siècle... je ne sais pas ce qui est bien...



        • Cadoudal Cadoudal 12 mars 19:50

          @Montdragon
          Salut Mondragon, y a çui là aussi comme stalinisme, il est pas nouveau...

          « contrôle social intense et un maillage du territoire » : « Les enfants d’élémentaires rappellent à leurs pairs ce qui est autorisé ou pas, contrôle des allées et venues dans certains immeubles, rappel sur les tenues, les heures et lieux pour sortir (pour les filles) et les heures de prière (pour les garçons), porte-à-porte pour convaincre, recruter, rappeler à l’ordre ».
          http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/03/11/01016-20180311ARTFIG00158-trappes-l-islamisation-toujours-galopante.php?redirect_premium


        • Diogène Diogène 12 mars 21:11

          Il est des avocats dont même le diable se passerait bien...


          • Dictature du peuple Dictature du peuple 12 mars 21:47

            @Diogène
            Tu prétends que je défend Staline, que je me fais son avocat, parce que sinon je ne comprend pas le sens de ta phrase.


          • Matlemat Matlemat 12 mars 21:31

             La Russie n’était pas préparée à la premiere guerre mondiale et les combattants ont autant souffert que sur le front de l’ouest, les distances et le froid en plus. 


             Le climat rigoureux de la Russie est plus propice que chez nous à l’entraide et à la mise en commun de certains biens, c’est une question de survie.

             J’ai toujours été méfiant quand j’entends le nombre de victimes de Staline, je crois qu’on lui impute bien souvent les morts des deux guerres mondiales, avec le nombre de disparus qui est énorme c’est difficile de savoir si une personne a été tuée ou non surtout avec l’immensité du pays.  

            • Christian Labrune Christian Labrune 12 mars 23:20

              Les magasins de la Samaritaine ont dû fermer, et il y a déjà bien longtemps, mais tous les Parisiens se rappellent encore le slogan publicitaire : « On trouve tout, à la Samaritaine ».

              Heureusement, il y a encore AgoraVox. On trouve tout, sur AgoraVox, même ce dont on n’a nul besoin et dont on préfèrerait se passer éternellement.


              • Dictature du peuple Dictature du peuple 13 mars 07:15

                @Christian Labrune
                « même ce dont on n’a nul besoin et dont on préfèrerait se passer éternellement. »

                Il est vrai que cette phrase vous correspond parfaitement, à vous et votre pitoyable atlantisme.

              • Cadoudal Cadoudal 15 mars 00:50

                @Dictature du peuple
                Et Robert Hue, il va bien, vous avez des nouvelles ?


              • hdelafonte 13 mars 08:30

                Merci pour cette analyse intéressante. Elle me rappelle un essai de Orwell, « le quai de Wigan », qui est assez analogue à votre thèse, à savoir que ceux qui prennent le pouvoir dans un régime communiste vivent dans un mensonge permanent en se faisant passe pour l’émanation du peuple, alors que ce sont des « petits bourgeois » qui rejettent leur classe initiale.

                 A noter que pour Orwell, tout comme pour Bertrand Russell, le ver était déjà dans le fruit avec Lénine. Selon Russell, le défaut du marxisme était de s’ériger comme une philosophie, mais néanmoins de viser à changer le monde, deux objectifs inconciliables selon lui : on ne peut s’inscrire dans une démarche de recherche de vérité (le propre du philosophe) et simultanément se fourvoyer dans un jeu politique de prise de pouvoir. Les seuls à pouvoir assumer sans honte cette inconsistence logique sont précisément ceux qui ont construtt leur vie sur un mensonge (les petits bourgeois qui s’apparentent au peuple).

                Troisième lecture que je trouve intéressante pour faire écho à votre analyse : le Spartacus de Arthur Koestler, qui montre (tout comme Russell) le socntradictions internes du régime communiste en ce qu’il prétend faire le bien du peuple « malgré lui »....


                • alinea alinea 13 mars 10:11

                  Vous dîtes que le Stalinisme n’est pas un communisme, ce que chacun devrait savoir, mais cela induit que tant qu’il y aura des gens, de toute classe, qui récupéreront un mouvement révolutionnaire, le communisme sera impossible.
                  Comme on suppose certainement à juste titre, qu’il y aura toujours des gens comme ça, on peut supposer que le communisme est une utopie !
                  Malheureusement pour nous,les dictatures n’en sont pas.
                  Mon interprétation est que tant qu’il y aura « dictature » ou « pouvoir » dans le but d’une révolution, celle-ci sera dévoyée par quelques-uns !


                  • antiireac 13 mars 12:20

                    La période communiste que subissait plusieurs peuples un peu partout dans le monde est souvent associé à une période de misère noire qui ne donne sûrement pas envie de revenir à ce régime sauf peut être pour certains privilégies de cette époque là.


                    • zelectron zelectron 13 mars 13:14

                      le marxisme conduit à l’horreur !


                      • Matlemat Matlemat 13 mars 13:35

                        @zelectron
                        le capitalisme se défends pas mal non plus.


                      • antiireac 13 mars 13:51

                        @Matlemat
                        Ce n’est pas pareil pendant le capitalisme il y a encore de l’espoir alors que sous la tyrannie communiste il n’y a aucun espoir que la situation s’améliore on peut juste espérer que le régime s’écroule ce qui est arrivé mais seulement après plusieurs décennies d’errements ( 70 ans pour l’urss et 50 ans en moyenne dans les autres cas)


                      • LE CHAT LE CHAT 13 mars 14:24

                        le communisme mène à la fin des libertés et à la ruine partout où il s’est implanté , c’est vraiment de la merde ....


                        • julius 1ER 13 mars 14:53

                          @LE CHAT


                          et le Capitalisme c’est le contraire !!!

                        • antiireac 13 mars 15:18

                          @julius 1ER
                          Pas du tout le capitalisme comme je le déjà dit plus haut est source d’espoir ce qui n’est pas le cas du communisme qui fonctionne grâce à la dictature et en plus est incapable d’innover et réduire la pauvreté du peuple.

                          C’est bien simple on a jamais vu le régime communiste rendre le peuple heureux et prospère comme c’était le cas aux E-U ou en Europe Occidentale.

                        • LE CHAT LE CHAT 13 mars 15:34

                          @antiireac
                          si ça marche en Chine , c’est parce qu’ils font du capitalisme , loin du communisme officiellement affiché !


                        • julius 1ER 13 mars 15:45

                          @antiireac


                          ta vision est celle de Paris-match camarade ...car même les abeilles sont plus heureuses à Cuba !!

                          un apiculteur cubain gagne mieux sa vie qu’un apiculteur français avec 4 fois moins de ruches ???

                          si çà ce n’est pas le triomphe du socialisme dans un pays sous embargo depuis 60 ans qu’est-ce que c’est ?????? 

                        • julius 1ER 13 mars 15:38

                          Pas facile de faire un résumé cohérent et intelligible de cette période très complexe ce qui aboutit forcément à des simplifications voire des simplismes qui oblitèrent la vision et l’idée que l’on voudrait en donner ....


                          ce qui me gène le plus dans ce récit c’est cette idée que vous voulez donner de cette notion de parti.. 

                          d’abord il faut dire que Bolchevik(minorité) et Menchévik (majorité ) sont issus du même moule et du même parti cad le Parti socialiste ouvrier russe finalement divisé en 2 tendances la majoritaire et la minoritaire ce qui reflétait l’effectif de l’époque ... pré 1914 cad après la Révolution de 1905 (révolution ratée ) les effectifs de ce parti ne dépassaient pas 30/40 000 individus suite à ce que le pouvoir Tzariste pourchassait et envoyait au Goulag tout ce qui avait l’apparence révolutionnaire !!!

                          la minorité bolchévique suite à la Révolution de Février 1917 s’est approprié cette idée de Dictature du prolétariat pour imposer cette vision de la Révolution afin de transformer le pays et avoir les moyens pour gouverner car à y regarder de plus près " la Dictature du Prolétariat est une organisation militaire qui peut-être efficace en temps de guerre ou de guerre civile quand dans un pays complètement disloqué il faut retrouver une organisation qui permette de faire circuler l’information de bas en haut et de haut en bas mais car il y a un mais ce type d’organisation ne pouvait fonctionner dans l’intérêt de tous que si les gens en haut de la pyramide étaient vertueux et bienveillants.... or si ce n’est pas le cas cela devient très vite une dictature tout court c’est ce qui est arrivé à la mort de Lénine où Staline a particulièrement bien manoeuvré dans ce type d’organisation afin de bien verrouiller tous les échelons de ce système qui n’avait plus rien de vertueux sous sa coupe !!

                          et c’est malheureusement ce qui s’est passé cette dictature aurait dû cesser sitôt les orages( guerre guerre civile ) définitivement éloignés or le pouvoir de cette bureaucratie dont vous parlez ne voulait plus rien céder bien au contraire tout était devenu prétexte pour renforcer cette dictature au détriment d’un pouvoir et d’une démocratie véritablement populaire et ce modèle a perduré ce qui fait dire à certains et à tous les gens qui veulent ne rien changer que tout était inscrit dans les gènes du communisme ce qui à mon avis est totalement faux car même Marx lorsqu’il parlait de Dictature du Prolétariat ne définissait ce stade que comme une étape temporaire, transitoire dans la mise en place d’une société nouvelle et pas d’une fin en soi !!!

                          ce que l’on peut dire au jour d ’aujourdhui c’est que si l’on veut que la fusée aille dans le bon sens il faut de la Démocratie à tous les étages hors cela tous les abus et dérives surviennent très vite !!!!

                          • antiireac 13 mars 17:44

                            Un détail important

                            Les sociétés communistes ont largement féminisé les emplois.
                            Pourtant il faut constaté que cette<<nouveauté>> n’a pas amélioré le sort des citoyens de base qu’étaient les ouvriers et les agriculteurs voir le contraire on a vu une régression du sort de ces catégories sociales qui étaient complètement rongé par l’alcoolisme jusqu’à l’écroulement du système en 1991.
                            Bref la féminisation intensive de la société comme on voit actuellement en France n’apporte rien de bon à la société voir le contraire.

                            • pasglop 13 mars 18:10

                              @antiireac


                              Votre première phrase est assez juste mais , ensuite, vous semblez faire un lien entre le degré d’alcoolisation et le fait que beaucoup de femmes travaillaient comme salariées à l’extérieur.
                              J’interprète mal ?

                            • antiireac 13 mars 18:33

                              @pasglop
                              C’est pourtant simple

                              la féminisation des emplois qui était le synonyme de la modernisation de la société d’alors s’est avéra .catastrophique psychologiquement parlant.
                              C’était avant tout la dévalorisation des métiers que tout le monde pouvait faire et qui en plus étaient très mal payés.

                            • Fanny 13 mars 19:16

                              Ce résumé est assez bien vu. Effectivement, Lénine (père inspecteur de l’éducation), Trotsky (père propriétaire terrien) et même Staline étaient instruits, les deux premiers, d’origine bourgeoise ou petite bourgeoise, étant des intellectuels de première classe, doublés d’hommes d’action efficaces. Les œuvres complètes de Staline (père cordonnier) sur le marxisme « appliqué »  (il a peut-être été aidé par des « nègres ») ne sont sans doute plus guère consultées, mais elles existent et sont assez copieuses. Ceci dit, on n’a jamais vu de révolution dirigée par des analphabètes (Castro, grand lecteur de la littérature française, Hô Chi Minh à Paris …). Votre rêve de révolution emmenée et dirigée par des soviets de prolétaires et paysans pur sucre, ça n’a pas encore existé. Dans l’avenir, peut-être, comptant sur le fait que des docteurs en sciences physiques sont aujourd’hui, pour certains d’entre eux, des prolétaires d’une valeur intellectuelle et sociale bien supérieure à certains des milliardaires du « soviet » des 1%.  

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