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De Sapiens à Sapiens+, du mythe à la dystopie

 

Homo sapiens est le seul survivant de la lignée des hominidés. Sommes-nous à l'aube de l'ère des Sapiens+ ?

Thor 3

Voici 40 000 ans au moins deux sous-espèces humaines, Néandertal et Sapiens, se côtoyaient en Europe. La première est sans doute apparue voici quelques 450 000 années, suivi de la seconde voici quelques 300 000 ans. Plus à l’Est existait, voici encore quelques 50 000 ans, une troisième sous-espèce dite Dénisovan qui est apparue au même moment que Néandertal. De ces trois évolutions issues d’un tronc commun, dotées de différences physiologiques mais faisant toujours partie de la même espèce car capables de se reproduire entre elles, ne reste depuis 30 000 ans que le genre Sapiens. 

Cela fait donc 30 000 ans qu’au-delà des variations superficielles au sein de Sapiens que l’on appelle communément « races », nous sommes tous égaux. A l’époque pré-Néolithique, c’est à dire avant la transformation des sociétés de chasseurs-cueilleurs en sociétés agraires voici quelques 12 000 ans, tout laisse penser que cette égalité existait au sein même des communautés, et que l’inégalité des sexes est une conséquence directe du passage au Néolithique : l’appropriation de terres, de bêtes et de biens impliquant la défense de ceux-ci, les mâles ont pris le pouvoir et ont instauré le système patriarcal (1) : les hommes restent au sein du clan familial, qu’ils contrôlent, et se lient avec des femmes venues de l’extérieur. La propriété se transmet donc par la lignée mâle, et la femme devient soumise et dépendante.

Nous assistons aujourd’hui, à des degrés divers selon les lieux et les cultures mais la dynamique est globale, à la fin de cette inégalité patriarcale : l’égalité des droits entre hommes et femmes bien sûr, mais dans une société où l’avantage physique masculin n’a plus de sens les femmes ont le vent en poupe : elle réussissent mieux à l’école, sont de plus en plus nombreuses dans l’éducation supérieure où elles commencent à dépasser les hommes (2). D’ici quelques temps les femmes seront plus nombreuses que les hommes dans les jobs les mieux payés, et même si aujourd’hui elles restent, en termes numéraires, loin derrière les hommes dans le secteur scientifique il n’y a aucune raison que cela dure.

On peut penser que cette parenthèse inégalitaire associée à la sédentarisation de Sapiens est en voie de se refermer, et que seule restera à combattre l’inégalité économique – et donc politique – entre les bénéficiaires du capitalisme mondialisé hommes et femmes confondues, et les autres.

On peut penser que si la majorité arrive à s’exprimer politiquement, à faire système afin de rééquilibrer la machine économique et de redistribuer de manière beaucoup plus égalitaire les fruits de la productivité humaine (et c’est loin d’être gagné), on arrivera un jour à une forme de convergence du genre Sapiens : tous et toutes égaux en droit, avec des niveaux de vie comparables, des opportunités comparables, des espérances de vie comparables etc….

Mais ceci n’est peut-être qu’une illusion : les inégalités issues de la convergence du néo-capitalisme (visant à enrichir les plus riches nettement plus vite que les moins riches) et du contrôle du développement technologique, sont sur le point de faire passer le concept d’inégalité à un tout autre niveau.

Les plus riches ont d’ores et déjà un accès privilégié à l’éducation, à la santé, à la culture. Les évolutions en cours et déjà prévisibles en matière de manipulation génétique, de médecine corrective (correction de défauts physiologiques) et augmentative (amélioration d’une capacité donnée par l’ajout d’implants) leurs ouvriront l’accès aux techniques d’optimisation de leurs corps et de leurs cerveaux, pendant que les autres en resteront à leurs acquis naturels.

Autrement dit, les plus riches ne seront plus simplement les plus riches, ils seront de facto les plus beaux et forts physiquement, les plus intelligents, les plus performants et on assistera à une différentiation de l’espèce humaine non plus entre hommes et femmes, mais entre humains et sur-humains.

Nul besoin d’invoquer le transhumanisme pour en arriver à une telle hypothèse. Il s’agit juste d’une évolution de la très classique sélection naturelle devenue sélection sociale, qui depuis toujours fait que les humains les plus désirables bénéficient d’un meilleur choix de partenaires, accèdent aux meilleures places et améliorent de ce fait la situation globale de leur descendance. A condition d’éviter les pièges de l’entre-soi et de la consanguinité bien sûr. L’accès inégalitaire aux techniques de pointe est un facteur de la différentiation entre les plus désirables et les autres.

Concrètement, la technologie médicale, génétique ou bionique donnera un grand coup d’accélérateur à cette différentiation entre ceux qui en ont les moyens et les autres. Certains traits, de par la génétique et l’épigénétique, seront transférables à la descendance par voie reproductive classique associée à la manipulation génétique, d’autres seront ajoutés ensuite mais, 30 000 ans après la disparition du genre Néandertal et la suprématie d’Homo Sapiens, nous voici sans doute à l’aube d’une nouvelle ère, celle d’une différentiation entre Sapiens et Sapiens+.

Aldous Huxley avait déjà tout compris quant il écrivit Le meilleur des mondes, mais le principe de différentiation humaine lui est bien antérieur, remontant aux mythologies anciennes qui parlent de demi-dieux, de géants et de héros dotés de capacités surhumaines tel Hercules, né de l’union (volée) d’un dieu et d’une mortelle. Ces êtres appartenant à l’espèce humaine (car capables de se reproduire avec des humains), tout en ayant des dispositions surhumaines, font partie d’un bestiaire ininterrompu depuis la nuit des temps : d’Achille et de Médée nous sommes passés à Superman, Superwoman et leurs nombreux avatars, « Avatar » étant lui-même devenu l’image d’un héro composé d’un esprit humain dans un corps de géant extraterrestre.

Dans la Bible, on trouve ceci dans les premiers verset de la Genèse (6-2) : « Les fils des dieux voient la beauté des filles de l’adam et se font des femmes de toutes celles qu’ils désirent« . Et un peu plus loin (6-4) : « Il y a sur la terre des Nefilim, ces géants de célèbre mémoire toujours là après que les fils des dieux vont aux filles d’adam, qui enfantent« .

Cet épisode s’inscrit dans une histoire où les hommes sont déjà surhumains : Adam meurt à 930 ans, Mathusalem à 969 ans, et Noé a 600 ans quand arrive le Déluge. Fils et petits-fils de Noé vivent aussi plusieurs centaines d’années, mais arrivée à Abraham la vie humaine semble reprendre la durée que nous lui connaissons aujourd’hui : ayant 100 ans, Abraham rigole quand Dieu lui demande de faire un fils, Isaac, à sa femme Sara, elle-même âgée de 80 ans.

Reste que l’origine des Nefilim, souvent interprétés comme des « fils de dieux », des géants ou des anges déchus forniquant avec des humaines, est mystérieuse, et que si toute mythologie a un fondement dans un passé lointain cela renverrait à une forme de sur-humanité ayant un moment existé sur terre. Sur-humanité dont le comportement irrite tellement l’autorité suprême du moment qu’elle décide de tout détruire, ordonnant néanmoins à Noé de faire le nécessaire en prévision d’un nouvel essai.

Ce genre d’histoire existe dans toutes les cultures et nous sommes parfaitement conditionnés pour associer des caractéristiques physiques ou psychiques particulières à des êtres certes humains, mais doté d’un statut particulier : certaines stars, certains sportifs, certains « hommes forts » et figures fondatrices d’Etats ou de religions bénéficient d’un culte de la personnalité et sont considérés par leurs fans comme des demi-dieux.

D’où une question intéressante : vu que d’une part l’humanité actuelle a dans sa mythologie toute une série d’histoires mettant en scène des entités surhumaines, et que d’autre part notre développement civilisationnel va vers la création d’une sur-humanité tout à fait concrète, sommes-nous en train de rejouer un film qui est déjà passé au moins une fois ? Les mythologies fondatrices, où abondent des demi-dieux qui se mélangent aux humains, seraient-elles des échos d’épisodes lointains où certains Sapiens « augmentés » côtoyaient déjà les Sapiens « de base » ?

Quoi qu’il en soit du passé, la question la plus pressante pour nous est de savoir ce qu’il va se passer si, effectivement, une minorité de l’humanité actuelle parvient à s’augmenter et à devenir l’équivalent des demi-dieux mythologiques. Nul besoin d’être devin pour prévoir que la supériorité dont bénéficieront ces gens sera avant tout utilisée à leur propre avantage. La soumission coloniale, la mise en esclavage, voire l’éradication génocidaire des faibles par les puissants étant une constante universelle, il est difficile d’avoir grand espoir en la mansuétude d’un éventuel Sapiens+ vis-à-vis du vulgaire Sapiens de base.

Sans aller jusqu’à un remake de la planète des singes, une possibilité plus crédible me semble être l’usage de la technologie au profit de l’anéantissement de toute volonté des masses plutôt que de leur anéantissement au sens propre : la réalité virtuelle immersive capable de nous évader vers des mondes extraordinaires d’une part, et la surveillance absolue par l’intelligence artificielle de tous telle que la Chine l’expérimente déjà sur sa population d’autre part, sont et seront des outils très efficaces de contrôle des populations non augmentées. Les Sapiens+ créeront et contrôleront ces outils, leur permettant de privatiser une bonne partie de la surface de la terre et d’en faire, peut-être, un paradis pour demi-dieux.

Paradis d’où certains ne manqueront pas de tomber, attirés sans doute par la réserve de femmes ingénues et naturelles que leur abandonneront, un genou à terre, les hommes croyants. Une histoire sans fin.

 

Notes :

(1) https://zerhubarbeblog.net/2018/04/24/a-lorigine-du-patriarcat/

(2) http://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/publications/droits-des-femmes/egalite-entre-les-femmes-et-les-hommes/vers-legalite-reelle-entre-les-femmes-et-les-hommes-chiffres-cles-edition-2017/


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103 réactions à cet article    


  • NEMO NEMO 12 novembre 17:00

    il semblerait que l’évolution de sapiens (et d’autres espèces) ne soit pas linéaire, mais buissonnante et que nous soyons porteurs entre autres de gènes de Néanderthal qui n’aurait pas été exterminé, mis intégré

    une remarque, les hominidés sont une famille de primates simiiformes regroupant les genres actuels orang-outan, gorille, chimpanzé, et Homo.


    il ne faut pas confondre avec les homininés, ou Hominiens qui forment la sous-tribu de grands singes à laquelle appartiennent sapiens et les genres éteints apparentés tels que les Australopithèques ou les Paranthropes. Ils rassemblent les espèces bipèdes postérieures à la séparation de la lignée humaine d’avec celle des chimpanzés.



    • NEMO NEMO 12 novembre 17:03

      @NEMO

      autrement dit, Néanderthal n’a pas plus disparu que les dinosaures
      oil est toujours présent dans nos cellules de sapiens européens (pas les Africains modernes) comme les dinosaures sont présents dans les oiseaux et quelques sauriens 


    • NEMO NEMO 12 novembre 17:04

      @NEMO

      il faut pas trop lire Harai, c’est toxique


    • kako 12 novembre 22:34

      @NEMO Çe n’est pas exactement ça ; Neandertal n’a pas totalement disparu, mais il n’a pas non plus été intégré comme vous semblez le croire. Il n’y a qu’une infime partie de la population mondiale porteur d’une portion presque négligeable du gene néandertalien. Et en Europe où il était implanté on ne trouve quasiment pas de porteur de ce gene. S’il avait fusionné avec le sapiens, on retrouverait sa trace un peu partout dans le monde, or, ce n’est pas le cas ; de plus la présence de leur géne serait bien plus prégnante qu’elle ne l’est. Mais il semblerait que ça rassure certains européens de savoir qu’ils ne sont pas entièrement africains ...



    • kako 13 novembre 00:55

      Visiblement ! Ce qu’il faut savoir c’est que l’hybride Sapiens-Néandertal masculin était très peu fertile. Ce qui sous entend que les gênes résiduels de néandertaliens, viendraient majoritairement des femmes ; ce qui limite pas mal la propagation. N’oublions pas que Sapiens et Néandertal constituent deux espèces différentes, même s’ils étaient interféconds. Donc l’hybridation fut forcément limitée, même si les deux espèces vécurent cote à cote durant une longue période. Le génome néandertalien ne représente que 1,15% du total chez les européens mais pas tous ; et 1,38% chez les asiatiques, car il était plus présent au moyen Orient et en Asie. Même si les disparités dans ce domaine est important. On retrouve aussi des traces de ce génome, chez des kenyans et des afro-américains. En moyenne 0,08% du génome chez les kenyans et 0,38% chez les afro-américains.  Mais c’est prendre un grand raccourci que d’affirmer que nous serions tous descendants de Neandertal ... Loin s’en faut ! La situation est bien plus nuancée que çà. 


    • Cadoudal Cadoudal 13 novembre 01:09

      @kako

      Ces travaux dérangent et inquiètent : on s’attendait à ce que la génétique rende illégitime toute classification biologique des humains, or c’est le contraire qui se produit.

      Wiktor Stoczkowski

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Wiktor_Stoczkowski
      Jusqu’au début des années 2000, la science apportait un soutien unanime à cette idée

      Les commentaires ont été désactivés pour cette vidéo. 

      lol...
      https://www.youtube.com/watch?v=ymLnfHEbkGw&feature=youtu.be


    • Cyrus Alien aplati a 10 000 G 13 novembre 01:29

      @kako

      Ce qu’il faut savoir c’est que l’hybride Sapiens-Néandertal masculin était très peu fertile ... 

      Pourtant je lit le contraire Ceci indique que l’hybridation réussie avec les Néandertaliens se déroulait paternellement plutôt que maternellement du côté des Néandertaliens15,16 sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Hybridation_entre_les_humains_archa%C3%AFques_et_modernes


    • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 13 novembre 11:29

      @kako
      « N’oublions pas que Sapiens et Néandertal constituent deux espèces différentes, même s’ils étaient interféconds. »
      N’est-ce pas une contradiction ? Selon le Larousse une espèce au sens biologique c’est un

      • Ensemble d’individus animaux ou végétaux, vivants ou fossiles, à la fois semblables par leurs formes adultes et embryonnaires et par leur génotype, vivant au contact les uns des autres, s’accouplant exclusivement les uns aux autres et demeurant indéfiniment féconds entre eux.


    • kako 13 novembre 15:03

      @Vincent Verschoore
      Il n’y a pas de contradiction. Vous croisez un âne avec une jument, çà vous donne un hybride qui s’appelle « bardot » ou « mulet », qui lui est stérile ! Pourtant il s’agit de deux espèces différentes, mais interfécondes. 


    • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 13 novembre 15:16

      @kako
      Oui mais stériles, donc sans descendance. Les rejetons de Mme Sapiens et Mr Néandertal (ou l’inverse) furent-ils stériles ? J’en doute, vu que nous en portons toujours l’héritage.


    • kako 13 novembre 15:17

      @Alien aplati a 10 000 G
      Vous devriez lire les découvertes plus récentes faites par les chercheurs ... On y apprend par exemple que loin d’être un être grossier et plus proche de l’animal qu’on le pensait, le Néandertal était plutôt avancé, dans l’utilisation des outils et du feu. Même s’il a eu du mal à développer le langage. Je ne suis pas en train de dénigrer le Néandertal, je dis simplement qu’on tente de lui donne une place qui n’est pas la sienne. Pour répondre plus directement à votre question : je n’ai pas dit que l’homme néandertalien était stérile ; je dis que les hybrides masculins sapiens-néandertal, l’étaient dans la plupart des cas. Donc la conclusion logique, c’est que la propagation du gène de néandertal n’a pu se faire dans les meilleures conditions, puisqu’il fallait surtout passer par les femmes. Or, il n’est pas sûr qu’elles aient été plus nombreuses que les hommes à cette période. Ce qui expliquerait pourquoi, au fil du temps les populations qui se sont mélangées, mais de manière limitée, ont permis l’hégémonie de sapiens sur la population mondiale. Mais il y a surement d’autres facteurs ... Maintenant penser que l’homme moderne serait un métis, sapiens-néandertal est juste un fantasme. 


    • kako 13 novembre 15:27

      @Vincent Verschoore
      Alors je vais être plus explicite : d’abord, nous ne portons pas TOUS l’héritage ; c’est faux. Ensuite, quand je dis que les enfants masculins nés de ces unions étaient stériles, je dis bien masculins ... Qu’en était-il des femmes ? Il est à noter aussi que tout comme pour le mulet il y a toujours quelques exceptions qui confirment la règle. C’est aussi pour çà que les mulets n’ont toujours supplantés les chevaux ... 
      Donc, pour terminer, si néandertal avait pu se reproduire sans cette contrainte, leur descendants seraient aussi nombreux que ceux des sapiens et ils n’auraient pas disparu de la surface du globe. 


    • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 13 novembre 16:41

      @kako
      Pas sûr que nous nous comprenions. Admettons que seuls les hommes issus de relations sapien-néandertal soient stériles, et pas les femmes, cela signifie qu’à terme les génomes des femmes existent de 100% sapiens à 100% Néandertal en passant par tous les mélanges intermédiaires, alors que les hommes restent à 100% soit l’un, soit l’autre  vu que les hommes hybrides ne peuvent se reproduire. Comment relier cela à l’observation actuelle où, hors Afrique, la majorité des Sapiens hommes et femmes ont un petit % de néandertal ? N’est-il pas plus simple de supposer que Sapiens et Néandertal ont toujours été de la même espèce et que la disparition de Néandertal est surtout le fait de facteurs socio-culturels plutôt que génétiques ? Cela dit, les deux possibilités ne sont pas incompatibles. 



    • sls0 sls0 12 novembre 20:06

      Et moi qui croyais que le néolithique c’était le matriarcat et des déesses, ces putains d’archéologues m’ont induit en erreur. 


      • gaijin gaijin 13 novembre 08:38

        @sls0
        non la culture « féminin centrée » ( car ni matriarcat ni déesses qui sont des productions postérieures ) c’est le prénéolithique le néolithique marque la rupture mais attention rupture progressive et variable dans le temps selon les cultures et les lieux ( de la même façon qu’il existe encore des traces de cultures n’ayant pas franchi le cap néolithique : les san et les aborigènes australiens )


      • JC_Lavau JC_Lavau 12 novembre 20:39

        Un délire obéissant, un délire sous contrôle matriarcal et gynarque.


        • Reiki Reiki 12 novembre 20:59

          Jolie, il nous manque juste Lilith pour nous donner une vision d ensemble.


          • xana 12 novembre 21:27

            Bof

            Du verbiage, et des connaissances inspirées de la Bible et du cinéma ne font pas un article scientifique ou philosophique.

            Jean xana


            • kako 12 novembre 22:51

              Beaucoup d’approximations et de choses fausses dans ce que dit l’auteur. Déjà il affirme que les mâles de l’époque se liaient avec des femmes venues de l’extérieur ; c’est totalement faux. On pratiquait l’endogamie. C’est à dire qu’on s’accouplait avec des femmes ou des hommes du coin ; sœurs, Freres, cousins, voisins, avant d’aller chercher une belle dans le village voisin au péril de sa vie ! Il a fallu beaucoup de temps pour que ça change puisque, encore au 20 éme siècle cette pratique perdurait dans certaines régions françaises. Quant aux références à la Bible, je préfère ne pas relever. D’autre part le rôle des femmes était bien plus important qu’on veut bien le dire et elles n’étaient pas si soumises que ca.


              • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 12 novembre 22:59

                @kako
                Vos sources concernant l’endogamie ? Concernant la Bible, je ne dis pas que ce qui y est dit est vrai, je fais juste un parallèle entre cette histoire et ce qui se passe actuellement dans notre histoire.
                Sur le patriarcat : https://zerhubarbeblog.net/2018/04/24/a-lorigine-du-patriarcat/


              • crabo21 13 novembre 00:41

                qui sait vers quoi ca va évoluer ? Les riches entre eux ? Cependant, plus que dans les sociétés anciennes, on repere les esprits superieurs pour les faire monter dans les hierarchie sociale . prenez le domaine de la finance, ils ne prennent pas que les fils a papa mais les bons en maths qui peuvent venir de tous milieux et eux-meme s’enrichir . bref il y a plus de brassage qu’avant et je ne suis pas sur que l’on soit capable d’augmenter l’intelligence par le transhumanisme. Et puis il y a une autre chose : si dans dans un siècle on a l’emmergence d’une I.A. forte, ca change la donne.


                • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 13 novembre 11:25

                  @crabo21
                  Jusqu’à présent les riches ont toujours eu besoin des autres pour s’enrichir, en réalisant un profit sur leur travail. A l’ère de la valeur ajoutée spéculative, financière, bitcoinesque, IA et robots, tout cela change et 80% de la population devient subitement inutile...


                • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 13 novembre 15:58

                  @Vincent Verschoore

                  Argument naïf :

                  Donc, les sans-dents sont plus ou moins exterminés par les sang-sues, qui jouissent pleinement (et également ?) de leurs pouvoirs exhorbitants.

                  Puis il se dégage une élite qui voudra asservir la masse (pour posséder plus qu’eux), et on est repartis pour un tour.


                • Ruut Ruut 13 novembre 07:49

                  L’intelligence ne sert a rien dans son SPA.


                  • math math 13 novembre 08:15

                    Un homo sapien entre dans une bibliothèque et demande à la préposée :
                    - Madame, pouvez-vous m’aider à chercher un livre ?
                    - Certainement Monsieur, lequel ?
                    - Le titre est « L’homme, le sexe fort ».
                    La préposée répond :
                    - Les livres de science-fiction sont au sous-sol, Monsieur !


                    • gaijin gaijin 13 novembre 08:33

                      sapiens + ? sapiens 2.0 ?......zéro évolution

                      c’est toujours du sapiens .....sapiens c’est savoir et sapiens sapiens ( qui sait qu’il sait ) c’est toujours savoir et le savoir c’est quoi : de l’imitation a un stade poussé c’est a dire une aptitude de singe

                      il faut parfois faire une pause pour réexaminer la validité de de nos catégories mentales faute de quoi sapiens ça devient surtout l’accumulation des coprolithes de la pensée ......( en bon français : un tas de merde dans la tronche )

                      a partir de là on pourra tenter de se poser la question de l’évolution c’est a dire non pas ce qu’elle pourrait être, qui est une projection de l’expérience passée dans le futur, mais ce qu’elle est ......c’est a dire une observation des flux en mouvements ...


                      • #Shawford42 #Shawford 13 novembre 08:57

                        @gaijin

                        Hummm, c’est le « Mamotreto » chez Bensayag, ça ! C’est quoi l’équivalent en philosophie orientale ?

                        Sinon, fais nous gagner du temps, Bouddha, montre nous ton/l’écluse ! smiley


                      • gaijin gaijin 13 novembre 09:08

                        @#Shawford
                        " Sinon, fais nous gagner du temps,

                        "
                        le temps appartient a celui qui sait le prendre ....( lao tseu )


                      • #Shawford42 #Shawford 13 novembre 09:16

                        @gaijin

                        Hi HI HI, yep, c’est pourquoi d’ailleurs je n’ai pour ma part strictement aucune honte ni circonspection à jouer les traîne-savate sur AV ! smiley smiley smiley


                      • kalachnikov kalachnikov 13 novembre 09:57

                        En langage darwinien, on suppute que l’un s’est imposé au détriment des autres. ’Il y a compétition entre les individus d’une même espèce et entre les espèces’. ’Evolution et extinction vont de pair’.

                        Selon Darwin, l’évolution s’effectue via la sélection sexuelle (et la transmission des attributs propices à la survie et l’expansion) et en interaction avec le milieu (accès aux ressources, par exemple). Et donc, dans le cas présent ?

                        Toujours selon Darwin, l’évolution chez une espèce ne s’effectue pas de façon ’universelle’ (sic) ; c’est-à-dire que tous les individus d’une même espèce n’évoluent pas de concert sur tout le globe ou même dans une région mais que seuls, quelques individus au sein d’une espèce évoluent (ce que Darwin appelle un isolat qui vivrait dans des conditions particulières, etc). Et donc dans le cas présent ?


                        • gaijin gaijin 13 novembre 10:15

                          @kalachnikov
                          " Et donc dans le cas présent ?

                          "
                          et donc certains évoluent et d’autres pas sauf qu’une caractéristique des singes sapiens c’est de s’être libérés des contraintes environnementales .....( coca cola uber alles ) certains évoluent et d’autres pas reste la norme mais ça dépend plus des individus .....( d’autres formes de pression s’exercent )


                        • kalachnikov kalachnikov 13 novembre 10:28

                          @ gaijin

                          Admettons. Mécanisme ?


                        • gaijin gaijin 13 novembre 13:04

                          @kalachnikov
                          je n’aime pas la notion de mécanisme car elle tend a réduire les choses a un impératif , ce qui peut arriver mais n’est pas le seul moteur ; pourquoi certains poissons ont ils « décidé » d’évoluer vers un nouveau milieu alors que d’autres sont restés des poissons ? il n’ y a pas de mécanisme ....
                          nonobstant cette réserve je dirais : conquête de liberté ....pas au sens philosophique mais au sens physique du terme. l’univers tel que nous le connaissons c’est quoi ? c’est une explosion ( le modèle du big bang reste provisoirement le meilleur ) une explosion ça va où ? partout dans les espaces disponibles ....il y a deux moteurs a l’évolution : contrainte et opportunité. la contrainte impose une adaptation ou la mort l’ opportunité pose une question de choix 


                        • kalachnikov kalachnikov 13 novembre 22:08

                          @ gaijin

                          Conquête d’espace serait plus exact, si je t’entends bien. Pas seulement au sens physique.


                        • gaijin gaijin 14 novembre 09:32

                          @kalachnikov
                          oui c’est peut être plus juste de dire conquête d’espace ..et en effet pas seulement au sens physique
                          satprem disait ( je paraphrase )  :« il n’y a pas de cancer , pas de mort , pas d’extinction des espèces ...il y à la vie qui se lasse de n’avoir pas trouvé son chemin joli alors on attrape des 70 ans idiots et des guerres mondiales .... »
                          vision de mystique et de poète mais vision pertinente
                          https://fr.wikipedia.org/wiki/Satprem
                          on peut l’observer a notre époque au niveau civilisationnel : a la fin du 19 ème siècle la culture occidentale a tout conquis , tout envahit et pour la première fois dans l’histoire connue il n’y a plus d’ailleurs , nulle part ou aller .....résultat au 20 ème siècle : la boucherie . même un rat coincé dans un labyrinthe va s’ auto mutiler .....alors il faut trouver une sortie ailleurs et si elle n’est pas dans l’horizontal elle est dans le vertical : les hippies , le new age .....tentatives maladroites mais significatives de trouver une issue
                          buchenvald ou les gourous .....triste fin pour une civilisation si glorieuse .....
                          mais rien de tout ça n’est bien satisfaisant alors « ça » étouffe et « ça » cherche une nouvelle frontière .... 


                        • kalachnikov kalachnikov 14 novembre 11:03

                          @ gaijin

                          Volonté de puissance : la Vie est ce qui veut toujours se surmonter. Une dynamique, en fait.


                        • gaijin gaijin 14 novembre 11:30

                          @kalachnikov
                          oui une dynamique , c’est pourquoi je disais plus haut : observation des flux en mouvement


                        • #Shawford42 #Shawford 14 novembre 11:31

                          @kalachnikov

                          Qu’est-ce que l’infini ? Nécessairement relatif
                          La vie s’étant peut-être déjà surmontée x fois (42 fois pour moi, c’est pas un scoop smiley smiley ) jusqu’à la « pleine puissance », elle en a donc sans doute (forcément) déduit « d’elle même » le point d’équilibre. smiley

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