• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Débat Bayrou-Royal : Enfin ! Enfin ! Enfin !

Débat Bayrou-Royal : Enfin ! Enfin ! Enfin !

Une simple carte de presse m’a permis d’assister au débat entre Ségolène Royal et François Bayrou (samedi 28 avril entre 11 heures et 12 h 30). Moins d’une dizaine de CRS dehors : on voit tout de suite la différence avec un déplacement de Nicolas Sarkozy. Le débat a été retransmis sur la radio RMC et la chaîne BFM TV en direct de l’hôtel Westin, dans le 1er arrondissement de Paris.

Le premier tour de l’élection présidentielle a vraiment donné des choses étonnantes. La recomposition que j’attendais est en train de se dérouler sous mes yeux. A la gauche du Parti socialiste, Henri Emmanuelli prépare un Congrès de Tours à l’envers et entend créer un parti prolétarien qui, de fait, a disparu depuis l’effondrement du Parti communiste. Ce dernier n’a plus de raison d’être depuis que la cause de la scission de Tours n’existe plus, à savoir la reconnaissance de l’URSS comme "avant-garde" qui se devait d’organiser le mouvement prolétarien mondial. La droite du Parti socialiste, de fait, va devenir un parti social-démocrate (ce qu’il est majoritairement aujourd’hui). Si François Bayrou va au bout de sa démarche (et, là, je ne vois pas comment il pourrait maintenant faire marche arrière), il y aura un véritable centre "démocrate", correspondant grosso modo à l’ancien Parti radical dans une forme modernisée digne du XXIe siècle et n’hésitant pas à s’allier tantôt avec la droite, tantôt avec la gauche. Je pense que l’UMP va éclater entre "centristes conservateurs" et "libéraux conservateurs".
En effet, que peut-on retenir de ce fameux débat entre Ségolène Royal et François Bayrou ? Je crois que la conclusion de François Bayrou est la plus marquante : il veut que les élus se prononcent sur les textes (au Parlement), sur les projets, et pas sur qui les propose : "Ni bénis oui-oui, ni bénis non-non". Tous les élus ont, selon lui, une coresponsabilité dans l’avenir du pays. La France a besoin de solutions complexes et de politiques menées à long terme.
Au cours de ce débat, il n’y a eu aucun compromis, aucun ralliement et aucun reniement. Ségolène Royal et François Bayrou ont dialogué, simplement. Un véritable débat d’idées. Les quatre intervieweurs (BFM-TV, RMC, Le Parisien, Aujourd’hui en France) ont plusieurs fois tenté d’arracher un tel ralliement à François Bayrou. En ultime tentative, ils ont tenté de faire avouer une déception à Ségolène Royal mais sa réponse a été claire : "A ceux qui ont écouté ce dialogue de juger. Oui, nous avons des points communs importants", "nous pouvons sans doute faire un bout de chemin ensemble".
Le désintérêt condescendant de Nicolas Sarkozy qui assimile un dialogue à une compromission ou à une gesticulation médiatique marque l’obsolescence de ce politicien imbu de lui-même et égocentrique, persuadé que le monde se résume à ce qu’il veut et à ce qui lui résiste. D’autant qu’il a tout fait pour empêcher ce débat qui le marginalise.
Accessoirement, le débat a démontré une nouvelle fois les qualités personnelles de Ségolène Royal et de François Bayrou.

Au cours du débat, que s’est-il dit ?
Tout d’abord, il a été rappelé que ce débat (ce "dialogue" ont corrigé François Bayrou et Ségolène Royal), réunissant le deuxième et le troisième du premier tour de l’élection présidentielle, était absolument inédit dans l’histoire de la Ve République. Mais c’est aussi la première fois que trois candidats "républicains" réunissent autant de voix réparties sur trois noms. L’objectif ? "Informer les seize millions d’électeurs ayant choisi l’un ou l’autre au premier tour sur les points d’accord et de désaccord". Selon les mots de Ségolène Royal : "c’est la preuve que nous vivons la fin de l’affrontement bloc contre bloc, 50% contre 50%. La France perdra tant qu’on restera dans ce système. Il est donc très important de voir sur quels thèmes on peut faire un bout de chemin ensemble. Je n’attends pas un ralliement. Je respecte la liberté des électeurs. Mais je pense pouvoir faire émerger des cohérences, même s’il y a des désaccords". François Bayrou a marqué son accord sur ce point et a rappelé qu’il avait proposé le même dialogue à Nicolas Sarkozy mais que celui-ci a refusé. Alors même que "rien n’est plus nécessaire dans la vie politique française que de faire bouger les lignes". "Il est incroyable qu’il y ait eu tant de cris d’orfraie" contre ce débat alors qu’un tel dialogue devrait être la norme. "Nous avons à bâtir en France quelque chose qui n’y existe plus : le pluralisme. Depuis des dizaines d’années, le parti dominant confisque le pouvoir. (...) Il faut que chaque courant puisse donner un avis, ni toujours pour, ni toujours contre". Le principe d’une démocratie vraiment participative a été un point commun aux deux candidats.
Quatre thèmes ont été abordés successivement :

- Les institutions,

- L’Europe,

- Economie & emploi,

- Vie quotidienne.

Les institutions
Le sujet des institutions a marqué une forte convergence entre Ségolène Royal et François Bayrou. Parmi les réformes techniques mais symboliques voulues : que l’on ne puisse plus voter au Parlement si l’on n’est pas physiquement présent. Une réforme du Conseil supérieur de la magistrature, du Conseil supérieur de l’audiovisuel, du Conseil constitutionnel, etc. a été également consensuelle. Ségolène Royal a rappelé qu’elle souhaitait que les membres de ces organismes soient nommés avec une large majorité (3/5 du Parlement, 3/5 de l’Assemblée nationale dans un premier temps, en attendant la réforme du Sénat). Une petite passe d’armes assez amusante a eu lieu sur le thème "C’est moi qui tape le plus fort sur les groupes qui concentrent de fortes commandes publiques et la propriété de médias".
La question du statut des élus a été plus vigoureusement attaquée par François Bayrou que par Ségolène Royal. Certes, les "cinq ans d’indemnité chômage" que se sont octroyés les députés avant les élections ont été fort mal jugés par les deux. Mais Ségolène Royal a aussi rappelé que, s’il y avait autant de fonctionnaires à l’Assemblée nationale, c’est aussi parce qu’un salarié du privé y entrant et étant ensuite battu était de fait au chômage. Certains se sont retrouvés au RMI alors qu’ils se sont souvent fortement dépensés pour la France. Le principe d’un "statut de l’élu" avec une "indemnité chômage dégressive" a semblé à peu près consensuelle.

L’Europe
François Bayrou veut restaurer la confiance entre l’Europe et les Français. Le vote non au dernier référendum a bien sûr été partiellement antieuropéen mais l’essentiel provient de personnes qui ont considéré qu’un texte aussi illisible recélait sans aucun doute un piège. Ségolène Royal a appelé à la rédaction d’un texte utile, pour construire une Europe forte, capable de lutter contre le chômage et les délocalisations. Ségolène Royal a rappelé qu’elle discutait de la chose avec nos partenaires, comme Mme Merkel, M. Zapatero et M. Prodi. Et les deux débatteurs ont insisté sur la nécessité d’un référendum.
Par contre, il y a eu un désaccord sur la question du salaire minimum européen. "Comment le fixer ?" a plaidé François Bayrou. "Si on le fixe au niveau des pays de l’Est, nous sommes désavantagés. Si on le fixe à notre niveau, ce sera impossible à supporter à l’Est". Ségolène Royal a plaidé pour le principe d’un salaire minimum par pays avec une convergence progressive au fil du temps et du développement, admettant volontiers qu’un salaire minimum commun n’était pas pour demain.
Sur la Banque centrale européenne (BCE), les deux débatteurs ont également été en désaccord, Ségolène Royal souhaitant une réforme plaçant la BCE sous une autorité politique, ce à quoi François Bayrou s’est opposé, plaidant pour les avantages d’un euro fort et rappelant que l’Allemagne, avec la même monnaie que nous, est championne des exportations. Il a également rappelé qu’étant élu des Pyrénées, il avait vu le développement de l’Espagne et le bien qui en avait résulté pour sa région. Il compte sur le même phénomène en Europe de l’Est.

Economie et emploi
Les désaccords ont, là, été nombreux. François Bayrou a insisté sur son leitmotiv : "Ce n’est pas en dépensant un argent que l’on n’a pas que l’on améliorera les choses", considérant que les programmes de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy coûteraient 60 milliards d’euros (avec, en plus, côté Sarkozy, des réductions de recettes fiscales). Ségolène Royal a contesté le chiffre, avançant celui de 30 milliards, mais en insistant aussi sur le fait qu’il s’agissait là de "dépenses utiles qui rapporteraient plus qu’elle ne coûtent".
Surtout, globalement, le leader centriste a reproché une approche étatiste à Ségolène Royal. Un symbole a été mis en exergue : la résolution du problème des cautions pour le loyer des gens modestes (notamment les jeunes). Ségolène Royal propose un "service public", François Bayrou veut interdire les cautions et rendre obligatoire une assurance pour les locataires.
Les trente-cinq heures ont aussi été l’objet d’une belle passe d’armes, François Bayrou étant hostile au système actuel et souhaitant largement le libéraliser. "Oui, la deuxième loi a été mal faite. Mais quand le Medef fait des trente-cinq heures la cause de tous les maux, c’est un scandale car c’est faux" a affirmé Ségolène Royal. Elle a notamment noté : "70% des salariés ont pu ainsi mieux s’occuper de leur famille", et, grâce aux discussions et aux réorganisations en entreprises, "c’est un accord gagnant-gagnant".
Les retraites ont aussi vu s’affronter les deux candidats. François Bayrou a affirmé que la retraite de sa mère était de 641 euros. Une augmentation de 5% comme voulue par Ségolène Royal, c’est 1 euro/jour. Sur ce point, il veut être plus dépensier qu’elle. François Bayrou veut cependant allonger la durée de cotisation tandis que Ségolène Royal veut surtout miser sur un retour au travail des chômeurs pour financer les retraites. L’inégalité frappant les femmes s’étant arrêté de travailler pour élever des enfants a également scandalisé la responsable socialiste.

Vie quotidienne
Sur la question de la police, de la sécurité et de la justice, l’accord a été global. "Il faut moins d’arrogance" a souligné Ségolène Royal. "Aujourd’hui, l’Etat est ce qui vient de l’extérieur. Il y a un sentiment et une réalité d’antagonisme entre la police et les jeunes. Il n’y a aucune chance d’instaurer la sécurité sans apaiser" a complété François Bayrou. La restauration d’une police de proximité a clairement été voulue.
La responsabilité parentale a été évoquée. François Bayrou a marqué son scepticisme. Ségolène Royal a estimé qu’il ne fallait pas enfoncer des parents déjà en difficulté, préférant la mise sous tutelle des allocations familiales à leur suppression. Elle a également rappelé l’expérience - interrompue lors de l’alternance suivante - des "internats de proximité" où des éducateurs aidaient les parents et leurs enfants.
Sur la question de la carte scolaire, François Bayrou a clairement été rigide : c’est la garantie d’un enseignement d’une même qualité pour tous. Ségolène Royal a estimé que c’était en effet la théorie mais que le discours sur l’égalité des chances, aujourd’hui, ne passe plus car les différences existent entre établissements. Elle préfère donc introduire un peu de souplesse et mettre des moyens supplémentaires dans les établissements délaissés par les voeux des parents.
Concernant l’immigration, François Bayrou a condamné le discours démagogue de Nicolas Sarkozy sur un durcissement des conditions du regroupement familial "déjà très dur", affirmant un droit pour tout travailleur de vivre avec sa famille.
Sur l’énergie, François Bayrou a estimé que le nucléaire étant un impératif pour respecter le protocole de Kyoto, les énergies renouvelables étant insuffisantes. Ségolène Royal a rétorqué qu’il était certes évident qu’on ne pouvait pas sortir tout de suite du nucléaire mais que, dans trente ans, il y aurait de toutes les façons une pénurie d’uranium. Il faut donc accroître la proportion de l’énergie renouvelable. Les deux ont été d’accord pour souhaiter une remise à plat du choix de l’EPR, les investissements nécessaires étant considérables et l’utilité à long terme (donc la rentabilité de l’investissement) très contestable, d’autant que la question des déchets n’est toujours pas résolue...

Conclusion

Les échanges ont été cordiaux et de très bonne tenue. Bref, un vrai débat d’idées. Je souhaite vivement que la démocratie française de demain soit à l’image de ce débat.


Moyenne des avis sur cet article :  4.08/5   (174 votes)




Réagissez à l'article

106 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 30 avril 2007 10:12

    SARKOZY vient de perdre un peu plus d’électeurs en démontrant sa lacheté de refuser de participer à un débat véritablement démocratique,qui casse un peu la passivité complaisante des « médias-amis » qui attendent beaucoup de Nicolas Sarkozy,leur candidat choisi et approuvé !

    Ce débat ROYAL-BAYROU à été un très grand débat démocratique et peut etre dans l’intêret de la France une Président socialiste et un 1er ministre centriste pourraient dans l’intêret de la France,faire un bout de chemin ensemble,pour écarter un danger,dont les fondations sont d’extrème droite


    • nantor nantor 30 avril 2007 10:32

      Quelles que soient les opinions de chacun et les commentaires élogieux ou cassants qui ne manqueront pas de déchaîner sur ce sujet, force est de constater qu’on a, POUR LA PREMIERE FOIS EN FRANCE, assisté à un débat intéressant et de grande tenue.

      Les désaccords se sont exprimés franchement, avec conviction mais sans AGRESSIVITE ou MEPRIS.

      Bien sûr Ségolène y est pour quelque chose, mais je pense que c’est surtout l’attitude de François Bayrou qui a permis cette qualité. Plus on avance, plus il prend une réelle dimension ... Il mérite le respect de tous et j’espère qu’il arrivera à faire évoluer la vie politique dans le bon sens. On peut espérer que les enseignements seront tirés pour le débat de mercredi, mais je n’en suis vraiment pas certain.


    • patrick patrick 30 avril 2007 10:37

      mon pauvre lerma

      Faut arreter de rever et de dire n’importe quoi !

      FB 1ér ministre de SR, je n’arrive a cesser de rire !

      A part les « grands principes » ils ne sont d’accord sur rien !

      Rien sur l’économie, rien sur le social... Comme a dit FB « et bien vous n’avez que de defenseur de votre pacte, je vous promets bien des soucis »...

      Elle ne lui proposera, bien sur, pas d etre son 1 er ministre et lui , de toutes façon ne l’accepterait pas !

      Il y a un moment ou il faut revenir sur terre !

      Ils se sont mutuellement instrumentalisés. Le seul resultat est l’implosion previsible du PS. c’est aussi le jeu de FB dont l interet evident est la defaite deSR


    • jps jps 30 avril 2007 10:43

      INVITATION Demain Mardi 1er mai : Meeting de Ségolène à Paris, au stade Charlety à 17 heures (Paris XIIIe, métro porte d’Italie - Tram et RER cité universitaire). Le stade ouvrira ses portes dès 15h30. Le meeting sera précédé d’un grand concert festif qui réunira, dès 17h, Bénabar, Cali, Michel Delpech, Indochine, Kéry James, Renaud, Sanseverino, Disiz la peste, Dyonisos, Grand corps malade, Leny escudéro, juliette, Yvan le Bolloch, Mafia Kafri, Mokobe, Georges Moustaki, Olivier Ruiz, Têtes Raides, Tiken Jah Fakoly et de nombreux autres artistes, notamment Yannick Noah .Stade Charléty 99 boulevard Kellermann 75013 Paris RER Cité universitaire Venez nombreux !


    • patrick patrick 30 avril 2007 10:49

      C’est sur qu’il en faut des chanteurs pour deplacer du monde pour madame royal !

      Et Bayrou, il viendra chanter " Et maintenand que vais je faire ... !!!


    • NEMROD34 NEMROD34 30 avril 2007 11:13

      Je cite un ami au sujet du metting de sarkotler le 29/04/2007

      Les peoples qui soutiennent sarko tous les droiteux plein de pognon, avec bien sur johnny le fuyard, bigard le poujadiste, salvador, clavier, virenque, reno, nadia fares, la clique de ringards de TF1 : le commissaire moulin (ahahaha), julie lescaut (ahahaha) navarro (ahahaha) arthur, son pote farrugia, enrico macias, gilbert montagné, collaro, les sportifs qui veulent mettre de côté leur petit capital : candeloro, henri leconte, douillet enfin bref touts ceux qui cherchent à mettre leur pognon de côté et qui comme on le voit sont tres representatifs de la france !!!

      Niveau ouverture en chanson c’est la grosse qui a gagné le truc de télérealité de chanteur à la noix dont je sais plus le nom (y’en a tellement de ces trucs là).

      Ah et là il se pointe avec faudel (la caution immigration) il doit avoir des probleme de pognon celui là

      Quelque chose à dire ? ...


    • PasKal 30 avril 2007 11:17

      C’est sur que Sarkosy, lui, il préfère (via son entourage proche et immédiat) « faire chanter » les autres : exemple, faire faire (illégalement) des enquêtes par les RG (qui se sont ’soumis aux ordres’, imitant dans leurs actions le droit fil de leurs ainés au temps du ’Régime de Pétain’) sur la VIE PRIVEE de certains journalistes (y compris ceux du Figaro comme la presse étrangère l’a révélée) pour ensuite leur donner le ’marché’ : « Soit tes articles sont plus bienveillants envers Sarkosy, soit on révèle à ta femme que tu as une maîtresse... ».

      Se comporter ainsi avec des journalistes, museler la presse, exercer des pressions innommables sur les médias, ’faire chanter’ sur leur vie privée des journalistes, manipuler ainsi l’opinion, mentir au Peuple de France, attenter par là même à la « Liberté de la Presse », c’est attenter à la « Démocratie » dans notre Pays.

      Ces méthodes ne sont pas celles de « Démocrates » ; ces méthodes ne sont pas celles de « Républicains » ; ces méthodes ne sont pas celles d’Hommes d’Etat. Ces méthodes ’mafieuses’ sont des méthodes de ’félons’ et de ’traitres à notre Patrie’, de ’traitres à la Démocratie’.

      Ce faisant, au vu de ce qui a été ses agissements innommables durant cette campagne présidentielle,

      JE DENIE QUE SARKOZY SOIT UN « DEMOCRATE » !

      JE DENIE QUE SARKOZY SOIT UN « REPUBLICAIN » !

      Si ce ’sale type’ devait, par toutes ses magouilles et après toutes ses manipulations de ’racailles’ (comme disent les ’trous-du-cul’ et autres ’petits merdeux’), sortir en tête de cette élection, je le dis tout net : JAMAIS JE NE RECONNAITRAIS SON ELECTION pas plus que je ne reconnaitrais l’autorité d’un quelconque Gouvernement nommé par cet ’individu’, par cet ’imposteur’ sans la moindre « Légitimité Démocratique » !

      Lui apporter ma voix ? ....’il’ peut toujours crever !


    • patrick patrick 30 avril 2007 11:32

      @ Paskal

      interressant ton texte..

      Figures toi que c’est toi qui n’est pas democrate puique tu ne reconnais pas le vote des français....

      cest extraordinaire c est gens qui pensent avoir raison contre la majorité


    • NEMROD34 NEMROD34 30 avril 2007 11:37

      Parce que la majorité aurait forcément raison ? On revient au temps de Galilée ou quoi ?

      La majorité exprime une opinion, rien à voir avec le fait d’avoir raison ou pas ...

      Et que je sache dans une démocratie on a le droit de ne pas être d’accord, ce n’est pas confisquer le vote des autres ! Exprimer un avis différant de la majorité c’est être anti démocratie ? Quelle est ta conception de la démocratie s’il te plaît ?

      Pas de commentaires sur les peoples de sarkotler ?

      Pas de commentaires sur les peoples de sarkotler ? ...


    • 1984 30 avril 2007 11:48

      Tiens pour ton information : http://clubobs.nouvelobs.com/article/2007/04/29/20070429.REU106944.xml

      Qui manipule qui ??


    • 2002-2007 30 avril 2007 11:48

      Sarkosy s’est exclus lui-même du débat refusant tout débat d’avant premier tour, refusant un débat avec Bayrou où il aurait été obligé d’exprimer clairement ses idées, ses dérives extrème droites et son racolage FN... Bref il aurait risqué d’être chahuté alors qu’il veut se montrer consensuel entre les 2 tours, ce qu’il ne serait certainement pas après son élection comme il l’a clairement démontré pendant ses 5 dernières années au gouvernement.

      Comment la France a pu tolérer les propos d’un ministre de l’intérieur sur des décisions de justice ?

      Comment la France a pu tolérer qu’un ministre puisse peser sur les instances judiciaires jusqu’à les fragiliser, les décridibilser ou menacer des juges (Bobigny et autres...) ?

      Comment tolérer les propos discriminatoires d’un ministre de l’intérieur envers les jeunes ou les exclus ?

      Comment tolérer les méthodes de pressions constantes de ce ministre envers les préfets, les forces de l’ordre pour manipuler les chiffres et produire un affichage complaisant de ses résultats en vue de sa candidature aux élections présidentielles ?

      Résultats de sa politique de pressions et de ses manipulations : les simples citoyens se voient refuser des dépots de plainte, leur demande sont transformées en main courante etc...

      Dernier avertissement avant dimanche prochain donnant un aperçu de la France Sarko : Monsieur Sarkosy s’est abstenu de répondre au questionnaire de la Ligue des Droits de l’Homme... ce qui laisse augurer des lois liberticides qui ne manqueront pas d’intervenir avant l’été...

      Monsieur Sarkosy sait tortiller du croupion devant les caméras mais a du mal à afficher ses vrais résultats ainsi que ses vraies intensions.

      Faire semblant de paraître consensuel, de pouvoir être le président de tous ... rassemblement d’entre 2 tours pour avancer masquer.

      Il n’y en a plus qu’un qui rêve d’être président en se rasant, espérons qu’il sache aussi faire pompier quand il sera grand...


    • PasKal 30 avril 2007 14:13

      Pétain a été régulièrement porté au pouvoir par un Parlement de la honte. Fallait-il se ’soumettre’ et accepter pour autant ce Régime honni ?!

      Les Allemands ont-ils eu raison de se soumettre à l’autorité d’un Hitler, sous le prétexte qu’il avait été élu ’démocratiquement’.

      Je ne doute pas que des Sarkozystes d’aujourd’hui nous diraient qu’un Hitler ou un Pétain étaient de parfaits ’démocrates’ (à l’aune de leur propre définition de la Démocratie, où l’on malmène allégrement la Liberté de la Presse et l’on se faire élire sur le mensonge, la ’forfaiture’ et la ’félonie’ !) puisque ’démocratiquement élus’ !

      Je ne doute d’ailleurs pas qu’un Sarkozy (et bon nombre de son entourage, tout droit sortis des ’chiottes’ des groupuscules d’Extrême-Droite), s’ils avaient été en âge à l’époque, auraient été cavaler pour quémander quelque poste que ce soit dans un Gouvernement honni de Vichy ou pour diriger quelque ’milice’ que ce soit, juste pour satisfaire leur ’appétit’ et leur ’soif’ de pouvoir sans limite ! Pour moi, ces ’types’ sont de la même engence.

      Plusieurs dans ma famille ont refusé l’élection ’démocratique’ d’un Pétain à la tête du Pays et ont rejoint (très tôt) un De Gaulle qui a su dire « NON ! » aux salauds ! Je n’oublie pas mes aînés qui sont restés debouts !

      Un pouvoir, fut-il ’démocratiquement’ élu, lorsqu’il est ’félon’ ...ne se reconnait pas ; ’il’ se combat !!!

      Pas plus que ma famille n’a reconnu le « Régime de Pétain » de Vichy, je ne reconnaitrais le « Régime Sarkosyste » de Vichy-sur-seine - JAMAIS !


    • maxim maxim 30 avril 2007 14:36

      c’est ça Vos artistes Jps ????....

      Escudero ,qui doit pas avoir vendu un disque depuis 40 ans ,Juliette une une coco bien contente de trouver des gogos pour la faire vivre ,et une autre bande de repechés où decatis qui s’accrochent comme ils peuvent pour bouffer ....

      le mot artiste a perdu de son sens ,mais si Royal a besoin de ces paumés pour etre soutenue ,pourquoi pas ......


    • kako 30 avril 2007 15:18

      @ john eastwood, Tu votes Sarko, c’est ton droit et nous respectons celà. Ce que nous souhaitons en grande majorité, c’est du respect, de la logique et du raisonnement. Pas de fanatisme ou de dogmatisme. Nous sommes en majorité de gauche sur ce forum, mais nous n’en sommes pas encore au stade du refus du débat d’idées. Si tu viens avec un esprit d’ouverture, non sectaire, mais prêt à défendre tes idées, alors tu seras bien venu. Par contre si ton objectif est de faire de la propagande et uniquement de la propagande, tu seras traité en conséquence.


    • pierre theobald 30 avril 2007 17:24

      @ patrick Petite précision arithmétique qui a son importance : les 31% de Sarkozy ne sont pas synonymes de majorité. Loin de là.


    • IP115 30 avril 2007 17:45

      Je ne doute d’ailleurs pas qu’un Sarkozy (et bon nombre de son entourage, tout droit sortis des ’chiottes’ des groupuscules d’Extrême-Droite) (...) Pas plus que ma famille n’a reconnu le « Régime de Pétain » de Vichy, je ne reconnaitrais le « Régime Sarkosyste » de Vichy-sur-seine - JAMAIS !

      MDR, encore un guignol qui vient de passer le point Godwin

      Cet ignare (comme beaucoup dans son genre) ne sait pas que Hitler dont il nous gararise les oreilles est un homme d’extrème gauche bien plus proche de l’idéologie socialiste que tout autre idéologie. Il est arrivé au pouvoir à la tête du DAP (Deutsche Arbeiter Partei) qui portait l’idéologie National-Socialiste (l’un des 5 courants du socialisme).

      « Le parti national-socialiste était à l’origine un parti révolutionnaire voulant imposer des réformes sociales en faveur des classes populaires. Nombreux parmi ses fondateurs comme Ernst Röhm, Otto Strasser et Gregor Strasser (au milieu de la photo) étaient à la fois socialistes, marxistes et révolutionnaires. »

      Bien que les socialistes allemand rejetent en bloc toute association avec un régime totalitaire et fasciste (évidemment) ...

      "Au niveau idéologique, cependant, il est important de noter que certains auteurs, tels Fichte, Robertus et Lassalle, qui exercèrent une forte influence sur la pensée national-socialiste allemande sont également perçus comme des pères fondateurs du socialisme.

      De nombreux auteurs libéraux dont F. A. Hayek ont également souligné la dimension collectiviste du national-socialisme et ses instincts anti-capitalistes qui plongent leurs racines dans le ressentiment des classes populaires allemandes. Ainsi, la genèse du NSDAP remonte au Parti ouvrier allemand, le DAP (Deutsche Arbeiter Partei) d’orientation socialiste : fondé par Anton Drexler en 1919, le DAP était l’un des nombreux mouvements populistes (völkisch) et ouvriers qui émergèrent en Allemagne après la défaite du pays à la fin de la Première Guerre mondiale.

      En 1921, Adolf Hitler évinca Anton Drexler et prit la tête du parti - il le réorganisa totalement pour en faire un parti de masse, recrutant des cadres, rachetant un journal (le Völkischer Beobachter), et surtout en formant avec Ernst Röhm des sections d’assaut, les Sturmabteilungen ou SA, soit de véritables milices chargées d’assurer l’ordre dans les meetings et dans la rue.

      Toutefois, le parti nazi conserve encore de nombreux cadres d’extrême gauche dans ses rangs. Ernst Röhm, Otto Strasser, Gregor Strasser, tous étaient socialistes, tous également marxistes et ils reprochaient à Adolf Hitler d’être trop modéré dans ses convictions."


    • IP115 30 avril 2007 17:51

      Et en ce qui concerne le « Régime de Pétain » de Vichy tu te trompes sur toute la ligne. Ce n’est pas du côté des gaulistes qu’il faut ragarder.

      N’oublions pas qu’au gouvernement de Petain, on retoruvait un certain Mitterrand et un certain Papon (entre autres) qui sauf erreur de ma part étaient plus socialistes que gaulistes ... smiley


    • un autre 30 avril 2007 17:57

      les meetings sont ouverts à tous et pas seulement aux partisans... amuses toi bien ;)


    • PasKal 30 avril 2007 18:10

      Un Sarkosy ou un Devedjian y auraient eu TOUTE leur place tant leur idéologie est LA MÊME !!


    • archieleach 30 avril 2007 22:13

      La lacheté de Sarkozy. Non juste la logique. ce débat aurait pu avoir lieu après le 6 mai. L’inventaire de leur programme, on le connaissait déja. Et quand on se souvient des discours d’avant 22 avril, ca ressemble a un grand retournement de veste. Les médias amis. Arrétez vos fantasmes, en France la liberté des médias existe, sinon Sarko serait un peu plus menagé (le canard, C plus...)


    • archieleach 30 avril 2007 22:23

      Vous acceptez le débat mais personne ne dit rien contre un gars (paskal) qui compare les électeurs de Sarko a ceux qui ont soutenus pétain et hitler, waouh. Pour info, un soutien de sarko, c Veil rescapé de la Shoah, tu pourras toujours lui expliquer ta théorie (pour paskal). Quand aux histoires de people, les gouts et les couleurs... Ah oui, je vote Ump, moi, et comme dirait l’autre, c mon choix.


    • Lucrezia 30 avril 2007 10:27

      Quelle Naïveté ! Que nous faut-il donc comme Président ? Un Président « naïv...e », qui réfléchit en temps réel par rapport aux inputs des débats participatifs ? Qui prône un évangélisme Politique ? Mais réveillez-vous, nous avons besoin d’un Président fort qui propose un projet et qui bâtisse des réseaux sur ses convictions ... car le Monde et la Mondialisation auront tôt vite fait de « bouffer » la France ...ses Entreprises, et de nous laisser notre dette, notre chômage et nos acquis sociaux ...Alors votons plutôt sur des engagements de résultat que des engagement de méthode. La Méthode, on s’en fout ! Seuls les résultats comptent ...Il y a les idéaux vers lesquels ont doit tendre et les réalité ...


      • PasKal 30 avril 2007 11:28

        Je préfère (DE LOIN) une Présidente présentant un « RISQUE ECONOMIQUE » mais que l’on peut ramener à la raison (je compte notamment sur DSK et Bayrou pour le faire), à un ’cinglé’ anti-Démocratique et anti-Républicain qui manipule la presse et se comporte comme un ’chef de gang mafieux’ pratiquant la méthode de la pression (« Tu fais ce que que je te dis ou je t’abats ! », comme il le fait avec les ’Centristes’), pervertissant la Démocratie dans notre Nation, attentant aux Libertés Fondamentales (Liberté de la Presse entre autres) et qui présente un bien trop grand « RISQUE DEMOCRATIQUE » pour notre Pays.

        Plutôt le « RISQUE ECONOMIQUE » (corrigeable) d’une « DEMOCRATE » qui respectera les LIBERTES FONDAMENTALES, PUBLIQUES et INDIVIDUELLES qu’un « RISQUE DEMOCRATIQUE » d’un « cinglé autocratique » haineux et assoiffé de pouvoir personnel qui mettra en péril la Démocratie dans notre Pays au risque de plonger notre Nation dans une guerre civile !


      • 2002-2007 30 avril 2007 12:11

        Je ne pense pas que l’on puisse se moquer de la méthode surtout quand elle s’appuie sur inexactitudes ou des manipulations ou des non-dits.

        La France n’est pas au mieux actuellement tant au niveau de ses finances que de sa place dans le monde depuis son non à l’Europe.

        Mettre tout sur le dos de l’Europe et de la BCE cela rappelle curieusement la méthode et l’immobilisme chiraquien en la matière et cette désinformation continue aboutit à des référendums manqués. L’Europe est en panne depuis 2 ans mais le débat est resté tronqué pendant toute la campagne afin de ne pas effrayer les nonistes. Il faudrait peut-être réveiller tout ça en expliquant et en clarifiant au lieu de continuer sur la même voie...

        La voie du changement ne m’apparaît que dans la méthode Sarko : poudre aux yeux, médias et ronds dans l’eau. On fait des lois, inapplicables pour la plupart, on ne donne pas à la justice les moyens de travailler et on déplore les décisions judiciaires qui choquent l’opinion...

        La justice, deuxième oubliée de cette campagne tant les moyens qui lui seront alloués que dans son indépendance.

        Rassurez vous j’ai noté que ces thèmes avaient été oubliés par tout le monde et que les médias avaient eux-même réussi à éviter les sujets qui fâchent...

        Tristounnet..


      • Mango Mango 30 avril 2007 13:51

        « La méthode, on s’en fout ! Seuls les résultats comptent... »

        Je suppose que l’auteur de cette affirmation se croit du côté des « forts », de ceux qui « en ont », de ceux qui n’ont pas peur de boire la tasse car ils enfonceront le voisin pour ne pas couler, de ceux qui ont des certitudes et tous ceux qui ne les partagent pas sont des faibles, des ratés, des aigris, des assistés, et suprême injure, des « naïfs » !

        Moi, je veux bien, après tout... Vite, vite, réveillons nous ! Protégeons nous de « l’anti - France », bouffons les tous avant qu’ils ne nous bouffent ! Consentons enfin à suivre le modèle américain, cumulons 2 ou 3 jobs précaires et sous-payés qui nous permettront de survivre (mais pas de nous soigner les dents !), pendant que nos enfants délaissés et devenus obèses à force d’ingurgiter des sodas sucrés et des graisses saturées s’abrutissent devant les programmes « disponibilisants » des écrans géants achetés à crédit. Ah ! Quel monde merveilleux ! Mais comment, comment peut-il encore se trouver des « naïfs » qui n’adhèrent pas à ce noble idéal ? Les hordes asiatiques et africaines sont à nos portes, et c’est sûr, elles vont bientôt nous rattraper ! Horreur ! Elles vont bientôt être aussi riches que nous ! Non, non !!! Assez ! Je ne supporterai pas qu’une ménagère de moins de 50 ans chinoise ait un plus beau réfrigérateur que le mien ! Un aspirateur plus performant ! Et pourquoi pas de la crème anti-cellulite drainante-liftante- remodelante-restructurante auto-bronzante aussi ? Mais où va-t-on, je vous le demande ? A la catastrophe, je vous l’accorde, car le gâteau ne s’agrandira pas à l’infini et il n’y en aura pas pour tout le monde si nous continuons à nous empiffrer. Hauts les cœurs, défendons nos miettes !

        Après tout, moi aussi, je fais partie des « forts » : bonne santé, âge moyen, suffisamment éduquée pour avoir un boulot passionnant et plutôt bien payé, des enfants bien élevés dont la rébellion se cantonne à quelques expérimentations capillaires et vestimentaires plus ou moins heureuses...Ca va pour moi... Sauf que justement, comme ça va plutôt bien, je suis encore capable de réfléchir car je ne suis pas dans l’urgence de la survie : ça s’appelle « la civilisation » et tout ce qui insécurise la fait reculer. Avoir une plus grosse bagnole que le voisin, un plus grand appartement, un PC plus moderne ne m’intéresse pas, et je dirais même plus, si j’osais (allez, j’ose !), si ça aide mon voisin à se sentir mieux parce qu’il se verra supérieur grâce à la marque de ses baskets, ça me fait plaisir : j’aime les gens, et j’aime qu’ils se sentent bien. Et figurez vous qu’il existe plein de naïf comme moi qui n’ont pas besoin d’écraser les autres pour se sentir exister. Je sais, c’est difficile à croire, je n’espère pas vous convaincre, c’est si loin de vous... Soyons tous du côté des forts : sélectionnons les embryons et détruisons impitoyablement ceux qui seront porteurs de gènes dangereux (pédophilie, violence, agressivité... Ouille ! Il manque déjà pas mal de monde !) et improductifs (dons artistiques, philosophie, psychanalyse...). Gardons quelques sportifs pour amuser les masses que nous éduquerons à coups de recettes qui ont fait leurs preuves : transmettons des savoirs savants incontestables par l’intimidation (si on est un grand baraqué ou si l’éducation nationale autorise le port d’arme aux enseignants), la manipulation (si le prof intelligent- on en gardera peut-être quelques uns-) ou la séduction (si on est une « bombe » préalablement sélectionnée pour la reproduction de l’espèce). Dès 3 ans, repérons ceux qui vont poser problème (des gènes encore indétectables, comme l’insoumission...), séparons les des autres et gavons les de sous culture tout en les dressant à devenir de bons ouvriers ou employés précaire en fonction des besoins du marché. Gardons aussi quelques moches, déficients, ou malades : on les mettra en scène à la TV et tout le monde pourra se trouver drôlement chanceux de ne pas être aussi minable. Encore une fois, je veux bien, car j’imagine que ni vous, ni moi ne nous reconnaissons dans ce troupeau décérébré ! Que nenni ! Vous et moi sommes intelligents (une valeur qui n’est pas cotée en bourse mais bien utile à ceux qui en sont pourvus, n’est-ce pas ?), lettrés (ce qui nous permet de nous exprimer autrement que par des coups), bref, « civilisés ». Mais savez vous que la roue tourne ? Que demain, nous pouvons être renversé par le gros 4X4 que nous avons vendu en nous frottant les mains au « blaireau » qui s’est endetté sur 10 ans à 18%, demain notre môme peut péter un plomb et décrocher le fusil de chasse, demain nous pouvons découvrir les premiers signes d’un Alzheimer ou d’un Parkinson (précoce , en ce qui me concerne...), demain, un minuscule vaisseau du cerveau peut céder sous la pression,( la joie de voir Sarkozy président !) et nous laisser vous et moi , incontinents et bavassants devant une infirmière (privée), dans un fauteuil roulant, ( que bien sûr, nous aurons payé de nos propres deniers, car, rappelons le, la mentalité d’ « assistés » nous fait horreur !). Enfin, en bons « forts » que nous sommes, dans un éclair de lucidité qui jettera brièvement la lumière sur notre improductivité, nous mettrons fin à nos jours grâce à la loi sur l’euthanasie qui aura été votée pour faire des économies (d’argent, mais aussi de dévouement et de compassion. Et puis l’image de la déchéance qui pourrait être la notre , c’est mauvais pour la consommation parce que ça fait réfléchir à la vanité du matérialisme... Pas bon ça, pour le moral des ménages !). Et qui c’est qui va être content ? Hum ? Le Marché ! Youpi ! Ca c’est du résultat ! Que pensez-vous de la méthode ? J’exagère ? Je délire ? Tout ça n’arrivera pas ? Vous êtes trop « fort » pour ça ? Ce que vous pouvez être... « naïf » !!!

        Laurence


      • arrakeen 30 avril 2007 14:02

        risque economique corrigeable !!!!!!!! on aura vraiment tout entendu... quel sera le prix de la correction ? des centaines, milliers ou millions de victimes sociales en plus, d’un pays exangue avec une dette exponantielle....c’est le prix a payer d’un programme economique surement faible et pas très fiable mais je rassure les futurs laissés pour compte il sera corrigeable... la palme du social


      • kako 30 avril 2007 15:27

        Sauf que ton champion n’a pas grand chose à proposer, qu’il n’est en réalité qu’un tigre de papier, et que la fin n’a jamais jutifié les moyens. C’est tout celà qui fait qu’on est vicéralement opposé à Sarkozy. POUR LUI JUSTEMENT LA FIN SEMBLE JUSTIFIER LES MOYENS !


      • kako 30 avril 2007 15:42

        @Laurence, Madame je vous salue ! Votre contribution est un vrai ravissement. Merci.


      • Mango Mango 30 avril 2007 16:24

        @ Kako. J’ai voté pour vous car c’est ma première intervention, que j’avais peur de me lancer et que je suis flattée... C’est « naïf », je sais... Laurence


      • NEUF 30 avril 2007 18:30

        C’est vrai que la justice a été oubliée : il n’a jamais été question de l’opinion de SG sur la police et la justice...chinoises, réputées pour leur respect des « droits de l’humain » et de leur mansuétude... 19 smiley


      • karg se 30 avril 2007 21:07

        t’a réservé ta place pour les bidonvilles ? les sarkocity vont fleurir dès l’automne avec le super programme anti profiteur de Mr Sarkozy, il va faire de Reaggan et couler le pays. Quoiqu’on pense du programme de Royal (penser que toutes les dépense de l’état son sans effet sur la croissance et l’économie c’est risible) il faut bien admettre que le programme ultra libéral de sarkozy va mettre le pays en ruine.

        Alors oui, il en faudra des flics pour mater la populace, car il y aura toujours des super riches à braquer, des désespéré à droguer, des putes à maquer pour que les bourgeois aient leur petit moment de plaisir...


      • Lucrezia 30 avril 2007 10:29

        Quelle Naïveté ! Que nous faut-il donc comme Président ? Un Président « naïv...e », qui réfléchit en temps réel par rapport aux inputs des débats participatifs ? Qui prône un évangélisme Politique ? Mais réveillez-vous, nous avons besoin d’un Président fort qui propose un projet et qui bâtisse des réseaux sur ses convictions ... car le Monde et la Mondialisation auront tôt vite fait de « bouffer » la France ...ses Entreprises, et de nous laisser notre dette, notre chômage et nos acquis sociaux ...Alors votons plutôt sur des engagements de résultat que des engagement de méthode. La Méthode, on s’en fout ! Seuls les résultats comptent ...Il y a les idéaux vers lesquels ont doit tendre et les réalité ...


        • Ornithorynque Ornithorynque 30 avril 2007 10:32

          Je n’ai pas du écouter le même « débat ». En fait, cette aimable causerie m’a rappelé le sketch entre Le luron et Desproges... Une petite causerie entre amis, et sans enjeu.

          La force d’un débat, c’est lorsqu’il y a un enjeu ; que les idées de l’un vont faire la preuve de leur supériorité ou infériorité sur les idées de l’autre.

          on peut aussi faire un débat Royal - Emmanuelli (et au nom de quoi voudrait -on l’interdire ?) puis un débat Royal Montebourg (et au nom de quoi voudriez vous l’empêcher ?)

          Un débat sans enjeu, c’est une causerie. Rien de plus.


          • 2002-2007 30 avril 2007 12:28

            Le choix ne me paraît pas aussi simpliste, j’ai personnellement préféré Bayrou au premier tour pour ses idées en matière économique (prise en compte de l’endettement de la France, Europe, PME, emploi, ...) et je ne peux cautionner Sarko par sa méthode, son autoritarisme, ses manipulations et son arrivisme.

            Je ne pense pas qu’avec un tel personnage la France puisse grandir.

            Désolé...


          • karg se 30 avril 2007 21:15

            Le choix est simple : sarko veut liquider l’état et appliquer chez nous les modèles américains.

            Connaissant la culture francaise les effets sont simples :

            Concentration des capitaux : problème de financement pour les entrepreneurs

            Disparition de la recherche, sauf au seins de quelques multinationale : disparition de PME innovante, finit les thésards qui se lancé en bioteck ou en électronique

            Stratégie basé sur la compétitivité prix : suppression du code du travail, de SMIC, du RMI, privatisation des assurances chômages, retraites et santé

            Disparition de la classe moyenne : d’un coté quelques managers, des professions libérales, des rentiers, de l’autre un immense population de travailleurs pauvres

            Disparition de l’unité national, situation insurrectionnel permanente, guerre civile larvé

            Elle promet la France d’après, elle ressemble beaucoup à l’Argentine d’avant Kirchner


          • Jack @ UK 30 avril 2007 10:35

            Bon article qui résume bien l’essentiel du débat entre François Bayrou et Ségolène Royal.

            Ce débat a le mérite de permettre d’éclaircir le positionnement respectif de François Bayrou et de madame Royal pour l’électeur même si les dissentions, économiques majoritairement, étaient connues à l’avance. Ce qui m’amène à cette question : Pourquoi un débat télévisé quand Ségolène raille la politique spectacle. La réponse semble simple : François Bayrou, souvent caricaturé en bègue simplet, se révèle être un fin politticien... Sa tactique est simple : occuper le paysage politique et prier pour une victoire de Nicolas Sarkozy, qu’il ne porte pas dans son coeur, pour vampiriser l’électorat socialiste en crise aux futures législatives.

            Enfin, ma seule critique concernera votre manque de réserve concernant Nicolas Sarkozy. Il est en effet inutile de verser dans une diabolisation grossière du personnage ! Le premier tour de l’élection démontre clairement que cette entreprise initiée par la droite chiraquienne et relayée avec force par la gauche qui possede, ne nous voilons pas la face, également d’un fort réseau médiatique est vouée à l’échec.

            Cordialement,


            • Rosachacha 30 avril 2007 10:36

              Je vais faire très court :

              Outre que le débat était excellent, je suis rassurée de voir que ce débat inédit ai bien eu lieu malgré tout le tintamare qui a été fait autour !

              La France a encore quelques libertés.


              • PasKal 30 avril 2007 11:30

                « La France a encore quelques libertés. »

                POUR COMBIEN DE TMEPS SI LE « CINGLE » (comme dit Anglea Merkel) ARRIVAIT AU POUVOIR ??!!


              • Icks PEY Icks PEY 30 avril 2007 10:36

                Evidemment que le débat a été d’une grande tenue ! Tout le monde y avait intérêt !

                Royal a besoin des électeurs de Bayrou pour être élue alors elle ne risquait pas de lui rentrer dans le lard !

                Et Bayrou voulait profiter de ce débat pour exister dans la perspective des législatives !

                Donc, dans unn échange de bons procédés, tout s’est très bien déroulé : leurs intérêts bien compris étaient convergents.

                C’est le contraire qui aurait été anormal.

                Moi, je le dis et je le pense : Bayrou a commis son suicide politique : il s’est définitivement privé de sa base droitière et ne réussira pas à casser le PS : les législatives au scurtin majoritaire le lamineront. Et même si le PS passe, je ne crois pas qu’ils auront la tentation suicidaire de faire passer la proportionnelle avant les législatives.

                Le succès de Bayrou n’est pas un succès personnel, c’est une agrégation de gens qui ne se reconnaissent pas dans Sarko ou Ségo. Mais une fois que le choix aura été fait, ils retourneront naturellement à leur famille politique.

                Bien cordialement

                Icks PEY


                • patrick patrick 30 avril 2007 10:45

                  @ cks PEY

                  Je partage totalement cette analyse de bon sens. les fantasmes ne resisteront pas à la réalités des urnes du 2 eme tour que de celles des legislatives qui seront bien peu sympathiques avec FB.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON








Les thématiques de l'article


Palmarès