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Accueil du site > Tribune Libre > Débat présidentielle 2007 : la mante religieuse royale passe à (...)

Débat présidentielle 2007 : la mante religieuse royale passe à table

23h40, ce mercredi 2 mai 2007 : le grand débat présidentiel tant attendu entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy prend fin. Au terme de cet affrontement de près de 2h40, une impression franche se fait sentir : Ségolène Royal, contre toute attente, l’emporte par KO.

On craignait le pire pour la candidate socialiste. On s’attendait à ce qu’elle se fasse détruire, laminer, humilier, mettre en morceaux, par le champion des médias, Nicolas Sarkozy. On imaginait un match à sens unique, au résultat connu d’avance. La seule question était : la fragile Ségolène va-t-elle pouvoir résister un minimum au rouleau compresseur Sarkozy ? Ou encore : le bulldozer de l’UMP va-t-il épargner quelque peu sa pauvre victime, témoignera-t-il d’un peu de délicatesse à son endroit, ou sera-t-il, au contraire, sans pitié envers elle, dans cet exercice du débat oral et télévisé qu’il maîtrise parfaitement, et où il la domine d’évidence (pensait-on, du moins, jusqu’à ce soir) ?

Les premières minutes n’ont guère dû rassurer les supporters de la candidate du PS. On interroge, en effet, les deux protagonistes sur leur conception de la présidence. Nicolas Sarkozy, qui est le premier à s’exprimer, répond avec calme et précision. Puis vient le tour de Ségolène Royal, qui se lance dans une tirade assez alambiquée, manifestement hors-sujet, où elle mélange de manière vague tout un tas de problèmes, sorte de bouillie indigeste qui laisse présager du pire. A ce moment précis, on a l’impression de retrouver la Ségolène Royal du début de campagne, quasi inaudible, sortant des phrases fourre-tout d’un ton monotone, et qui laissent franchement perplexe. Bref, à ce moment-là, on se dit que la boucherie annoncée va bel et bien avoir lieu. Et que l’élection est définitivement pliée.

Et puis, petit à petit, l’impensable se produit. La machine Royal se met en route, chauffe doucement, prend progressivement son rythme de croisière, finit par atteindre son rendement optimal, et se transforme bientôt en machine de guerre impitoyable, devant laquelle le soldat Sarkozy se retrouve de plus en plus démuni. Ce basculement se produit insensiblement et se matérialise par l’inversion de la domination en terme de temps de parole. Alors que les premières minutes voient Nicolas Sarkozy faire la course en tête, assez nettement, l’écart se resserre progressivement, jusqu’à ce que Ségolène Royal passe en tête, monopolisant de plus en plus la parole, prenant de plus en plus clairement l’ascendant. Un avantage de temps de parole qu’elle conservera jusqu’au bout, et que Nicolas Sarkozy (gentleman ?) acceptera de lui concéder.

Une histoire de regards

Il n’est pas question ici d’analyser le contenu des discours des deux prétendants à l’Elysée, mais simplement de dire une impression à chaud sur la forme du combat, de dégager un premier ressenti. Des observateurs ont déjà fait remarquer des erreurs factuelles, techniques, de la part des deux candidats. Ségolène Royal nous a ainsi assuré que la part de l’énergie nucléaire dans la production d’électricité en France s’élevait à 17 %, alors qu’elle avoisine plutôt les 78 % ! Nicolas Sarkozy avait, lui, avancé le chiffre (moins fautif) de 50 %. 17 %, cela correspond, en fait, approximativement, à la part de l’énergie nucléaire dans la production d’électricité mondiale. Au final, lequel des deux candidats a commis le moins d’erreurs ? Lequel a tenu le discours le plus sérieux ? Je laisse soin aux observateurs compétents de le mettre en évidence. Mais sur la forme, Royal a gagné sans grande discussion possible, me semble-t-il.

Il a sauté aux yeux de tous que Ségolène Royal n’a cessé de regarder son adversaire dans les yeux, ne déplaçant son regard que rarement vers les deux animateurs, Patrick Poivre d’Arvor et Arlette Chabot. Son regard volontaire et serein tranchait avec celui, très fuyant et mouvant, de Nicolas Sarkozy. L’ancien ministre de l’Intérieur s’adressait manifestement davantage aux deux animateurs, en particulier monsieur Poivre d’Arvor, qu’à sa concurrente, qu’il ne regardait que par intermittence, comme s’il ne parvenait pas à soutenir son regard. On aurait dit qu’il venait chercher une sorte de refuge dans le regard de Poivre, presque un soutien, une amarre pour échapper à sa dérive. Et puis, il y avait ces incessants regards vers la table, ses notes peut-être, qui toujours évitaient madame Royal. Dans cet usage du regard, Nicolas Sarkozy a fait une assez mauvaise impression. A l’inverse, le regard franc et direct de Ségolène Royal lui a fait marquer des points.

On a pu noter aussi une différence de posture. La candidate du PS se tenait, en effet, très droite sur sa chaise, se redressant dès qu’elle se sentait un brin fléchir, tandis que le chef de l’UMP se tenait davantage penché en avant. Ce qui faisait apparaître madame Royal plus haute que monsieur Sarkozy. Physiquement, elle le dominait. Telle une mante religieuse dressée devant sa proie pour la subjuguer, et qu’elle s’apprête à dévorer. Celle en laquelle on ne voyait hier encore qu’une inoffensive "madone" au sourire béat se voyait transformée en une redoutable mante religieuse, mangeuse de Sarkozy...

Maîtresse de la parole

Ségolène Royal a su s’accaparer la parole. Elle a parlé davantage que son adversaire, mais elle a aussi donné l’impression d’avoir beaucoup plus parlé que lui. Souvent, elle a su l’interrompre. Mais, à l’inverse, lorsque celui-ci s’est essayé à la couper, il s’est souvent fait remettre énergiquement à sa place. Sans doute, la féminité de l’élue du Poitou-Charentes a-t-elle ici constitué un avantage : interrompre madame Royal, sans tenir compte de ses protestations, aurait pu passer pour de l’odieux machisme, et c’était là le piège qui était, à l’évidence, à éviter.

Si Ségolène Royal a donné l’impression d’avoir bien plus parlé que Nicolas Sarkozy, c’est aussi parce qu’elle a mieux parlé que lui ; et là réside la grande surprise de ce débat. Il était communément admis que Ségolène Royal était une très piètre oratrice, pour ne pas dire pire... On tremblait pour elle, dès qu’elle débutait une phrase, de peur qu’elle ne s’écroule, qu’elle perde le fil de sa pensée. On sentait une fragilité. Sa parole n’était pas sûre. Et, pour ma part, je dois confesser avoir eu beaucoup de mal à m’intéresser à elle durant cette campagne présidentielle, ayant éprouvé beaucoup de difficulté à l’écouter durant ne serait-ce que quelques secondes... Je n’y prenais rigoureusement aucun plaisir. Ce mercredi soir, mis à part quelques envolées incertaines, quelques (rares) phrases qu’il vaudrait mieux ne pas avoir à relire à l’écrit, Ségolène Royal s’est bien exprimée, parfois même assez remarquablement. Elle a fait impression.

Une parole sûre, franche, marquée d’un volontarisme très puissant, face à laquelle celle de Nicolas Sarkozy, plus simple et pragmatique, paraissait pauvre et manquant quelque peu de grandeur, de souffle. En écoutant Royal, on imaginait entendre la présidente de la République. La transfiguration avait déjà eu lieu. Sarkozy, ce soir, n’a pas su atteindre la même dimension. Sans doute Ségolène Royal s’est-elle nourrie de l’incroyable énergie qui lui a été donnée la veille de ce débat, lors de son meeting-concert à Charléty, rassemblement populaire assez inouï, qui avait drainé entre 60 000 et 80 000 sympathisants (à l’intérieur et à l’extérieur du stade), et qui pouvait rappeler la ferveur qui accompagnait les plus grands matchs de l’équipe de France de Zidane en Coupe du monde. La piètre oratrice qu’on connaissait jusque-là avait déjà eu l’occasion de faire montre de ses incroyables progrès, en emportant l’enthousiasme d’un immense public.

L’inversion des rôles

Reste à savoir si Ségolène Royal a bluffé lors de ce débat. Car sur certaines questions techniques, face auxquelles le téléspectateur de base est dépourvu et ne peut guère juger par lui-même, elle a fait la leçon à Nicolas Sarkozy. Celle dont on raillait l’incompétence a joué, à maintes reprises, la maîtresse d’école du petit Nicolas, qui, d’après elle, avait mal appris sa leçon (tandis que ce dernier usait fréquemment de cette étrange expression, un brin enfantine : "c’est pas gentil"). On peut relever, à ce propos, leur polémique autour du nucléaire (où il y avait, en l’occurrence, erreur des deux, et notamment de la "maîtresse"). Ségolène Royal a eu l’audace d’accuser son adversaire d’incompétence, et cette singulière stratégie a semblé le décontenancer. Vers le milieu du débat, on a pu sentir Sarkozy proche de la déroute, pétrifié par l’attitude offensive, voire guerrière, de sa "challengeuse". L’incompétente présumée se métamorphosait (ou faisait mine de se métamorphoser) en experte, et assommait son adversaire, présumé expert, qui restait médusé.

Et puis il y eut ce moment fort, cette colère de Ségolène Royal en réaction à la proposition de Nicolas Sarkozy d’un "droit opposable" qui permettrait aux parents d’enfants handicapés de les inscrire dans des écoles "classiques". La candidate socialiste fit remarquer que le gouvernement auquel appartenait Nicolas Sarkozy avait supprimé des milliers d’emplois d’aides-éducateurs, ainsi que le plan Handiscol, qu’elle avait mis en place, et qui permettait précisément d’intégrer les enfants handicapés à l’école. Elle mit énergiquement en cause l’exploitation sentimentale que son concurrent opérait, selon elle, sur le thème du handicap, allant jusqu’à parler de "summum de l’immoralité politique".

Nicolas Sarkozy ne manqua pas de sauter sur l’occasion pour rappeler qu’un chef d’Etat se doit de rester calme et de ne jamais perdre ses nerfs - c’était l’hôpital qui se moquait de la charité... Mais "il y a des colères très saines", rétorqua justement madame Royal, qui avait gardé son sang-froid, quoi qu’en ait dit son adversaire. Le chef de l’UMP, tellement attentif à ne pas déraper, à ne pas se montrer agressif et nerveux, pour contrer les attaques récentes touchant sa personnalité, s’en est montré presque trop terne ; sa contenance s’est avérée presque excessive. En comparaison, l’émotion mise dans ses mots par Ségolène Royal pouvait facilement passer pour de l’emportement.

On notera, au passage, cette savoureuse remarque de Sarkozy, demandant à sa concurrente de ne pas le pointer du doigt avec son index, lui qui est justement coutumier de ce genre de menaces, l’index pointé, notamment en direction des journalistes qui ne lui sont pas assez favorables. On notera encore, à un autre moment du débat, cette remarque sarkozyste, tout aussi pittoresque, sur la nécessité, pour un responsable politique, de tenir un langage mesuré et de ne jamais user de "mots qui blessent", par lesquels "on divise son peuple" au lieu de le rassembler... Le Kärcher et la racaille étaient alors manifestement effacés de sa mémoire. Ségolène Royal, peut-être consciente que ces termes avaient largement participé à sa popularité, eut la bonne idée de ne pas les lui rappeler.

Une victoire pour rien ?

D’un point de vue tactique, Nicolas Sarkozy aura cherché à susciter un certain apaisement autour de sa personne, en mettant en oeuvre un self-control assez inédit chez lui, n’hésitant pas à dire ses points d’accord avec sa rivale socialiste. Cette dernière, donnée perdante par tous les sondages, avait pour obligation de partir à l’abordage, de "rentrer dans le lard" de son adversaire, de lui marcher dessus. Elle a rempli son contrat, avec une audace et un aplomb qu’on ne lui soupçonnait guère - à ce point. Sarkozy a cherché à ne pas perdre, il a voulu gérer son avance. Il a voulu éviter le dérapage qui l’aurait plombé et fait dévier de sa trajectoire toute tracée vers l’Elysée, qui aurait compromis, à seulement quatre jours de l’arrivée, son sacre annoncé, brisé son fabuleux "destin en marche". Royal a joué le tout pour le tout et a déjoué tous les pronostics qui la donnaient fatalement perdante pour ce débat. Pour user d’une métaphore sportive, Sarkozy a joué "petit bras", tandis que Royal a exercé sur son adversaire un "pressing" de tous les instants, en jouant très haut.

De mon modeste point de vue, Ségolène Royal a remporté cette confrontation, dans la forme en tout cas, dans l’impression générale produite, et cela assez haut la main. Certes, son tout début de débat m’est apparu laborieux, et la fin de sa prestation avait perdu en intensité (comme celle de Sarkozy d’ailleurs, le débat ayant été un brin longuet...), mais elle seule a su incarner, durant plus de 2h30, la fonction présidentielle avec prestance. On aurait parfois dit François Mitterrand réincarné en femme... Bien sûr, je néglige là le fond des programmes, qui est ce qui doit prédominer dans nos considérations. Mais au terme d’un tel débat, plus que quelques questions de fond, il reste surtout une impression, un sentiment. Et force est de constater que Ségolène Royal a remporté ce combat de pure forme. Je suis le premier surpris de cette victoire, même si je la sentais venir depuis quelques jours, et surtout le choc du meeting de Charléty.

Les experts en matière de débat présidentiel nous assurent que cet exercice, certes toujours très attendu par les Français, ne joue quasiment aucun rôle dans le scrutin, et qu’une émission ne fait pas basculer une élection. Dans ce cas, Nicolas Sarkozy sera élu dimanche prochain, dans un fauteuil. C’est l’hypothèse qui demeure la plus probable. Mais qui aurait pensé que le débat de l’entre-deux-tours pourrait prendre une telle tournure ? Personne. D’ici dimanche à 20 heures, le vent pourrait donc encore tourner...


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124 réactions à cet article    


  • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 3 mai 2007 10:22

    Salut Taïké,

    J’ai trouvé ce lien sur Yahoo-Actualités.

    Pour revoir le débat Ségo/Sarko de hier soir :

    http://www.publicsenat.fr/accueil/open_debat.asp

    @+ P@py


    • La mouche du coche La mouche du coche 3 mai 2007 12:03

      @ l’auteur,

      vous n’avez rien compris à ce à quoi sert un débat présidentiel. Cela ne sert pas à écraser son adversaire mais à convaincre les indécis. smiley


    • RC de Toulouse 3 mai 2007 12:27

      Et alors, à votre avis, quel était la cible de Ségolène ?

      Les centristes bien sûr ou peut-être.

      Ont-ils été convaincus ? Auront-ils fait la même analyse que l’auteur de cet article ?


    • Prêtresse Prêtresse 3 mai 2007 15:44

      Soupçonner votre mère d’une telle bassesse ?

      Contentez-vous de la regarder !

      ___


    • Prêtresse Prêtresse 3 mai 2007 16:42

      Une nuance de dédain.

      ___


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 3 mai 2007 17:02

      Merci Gilbert Spagnolo. Je retourne voir le débat de toute urgence, car celui que j’ai vu n’est certainement pas le même que Taiké...

      PJCA


    • Max Pintcy 3 mai 2007 10:32

      De l’art de rêver les yeux ouverts. La longueur de la « démonstration » montre d’ailleurs à quel point l’auteur cherche à se persuader lui-même. Moi, j’avais parié sur Ségo, et je reste persuadé que son programme est nettement meilleur pour la France que la merde en boîte proposée par le valet du Fric d’en face. Seulement voilà, le valet s’est montré meilleur vendeur et la brave Ségo s’est fait baiser. Je pense donc que mon pari est perdu et j’en tire la leçon : ne pas sous-estimer l’art de la démago en politique.


      • Darkfox 3 mai 2007 10:32

        c’est intéressant de noter qu’un autre article d’Agora à une vision totalement différente.  smiley en tout cas chacun s’est fait son opinion, c’est ce qui compte.


        • Olivier 3 mai 2007 10:52

          Nous n’avons pas du voir le même débat.

          Pour ma part, j’ai trouvé Ségolène Royal très inquiétante dans ses propositions « toujours plus d’Etat », « toujours plus d’assistanat ». C’est le conservatisme à reculons : avec elle, la France repart en marche arrière ; non seulement on change rien, mais surtout, on va installer des solutions qui ne marchent pas.

          Une mante religieuse, oui, et qui fait peur !


          • Icks PEY Icks PEY 3 mai 2007 11:04

            @ l’auteur

            Vous manquez légèrement d’impartialité dans votre jugement et il me semble profondément erroné de parler d’une victoire par OK.

            Cela étant dit, je vous rejoint, effectivement, pour dire qu’elle n’a pas été aussi nulle qu’on le dit. J’en conviens volontiers car je n’aime pas les avis partisans qui perdent tout objectivité.

            Mais, une fois qu’on lui a accordé ce point positif, cela n’en fait pas une vainqueur.

            Car, moi, j’ai relevé quand même de nombreux défauts dans son discours. Vous semblez excuser cette confusion permanente dans ses propos. Elle passait du coq à l’âne et se permettait le manque de courtoisie de ne jamais répondre aux questions quui lui étaient posées. Alors, forcément, vous en concluez qu’elle a eu la main sur le débat et qu’elle l’a dirigé. C’est sans doute vrai, elle l’a même squatté, etouffant son adversaire pour l’empêcher de débattre. Combien de fois a-t-elle fait des reproches à Sarko sans même lui permettre d’y répondre. Donc, au final, c’est une très mauvaise débatteuse que nous avons eue là : et votre titre est justifié : une véritable mante religieuse qui dirige les opérations d’une main de fer.

            Maintenant sur le fond, le résultat est déplorable : aucune idée précise là où Sarkozy a excellé pour détaillé son programme. Royal a fait un déballage insipide de ses idées renvoyant tantôt à des négociations futures ou à des études ultérieures. Combien de fois Royal a-t-elle dit qu’elle voulait telle ou telle chose mais qu’elle laisserait les partenaires sociaux en débattre ? Quelle est cette façon de gouverner ? Qui décide en France ? Le Président et son gouvernement ou les partenaires sociaux ?

            De même, elle affirme que le code du travail ne sera pas modifié sans l’accord des syndicats ? Mais réalise-t-on que cela veut dire que la volonté démocratique et polulaire que sont les dépuités doivent s’incliner devant les puissances syndicales ? C’est le monde à l’envers !

            Enfin, Royal a brillé par tout un lot d’incompétences. Dire qu’une loi ne doit pas pouvoir être votée tant que la précédente n’est pas appliquée est ridicule et pathétique. les décrets d’application relèvent du gouvernement et non du Parlement. Donc cela veut dire que le gouvernement peut bloquer le travail du parlement. Et que dire en cas de loi mort née qui ne rélève inapplicable : le sujet serait-il figé ?? Allons, allons, soyons sérieux ...

            Egalement, Royal n’a pas compris comment fonctionnent les finances publiques. Sa confusion sur la transférabilité des fonctionnaires des douanes à l’hopital public est pathétique : ce sont des budgets différents avec des ressources différences. La sécu repose sur les cotisations socials et l’Etat sur les impôts et TVA. Ce sont deux postes budgétaires strictement étanches.

            Elle a même parfois été ridicule lorsqu’il s’agit de parler des places en crèches à créer pour son service public de la petite enfance (elle ne se rend pas compte des besoins que cela générerait) ainsi que pour les femmes fonctionnaires qu’il faudrait racompagner chez elles !! Les flic n’ont que cela à faire !

            Concernant Sarkozy, et bien il a très bien joué, au contraire. Vous dites qu’il a été dominé, mais il aurait été domninant, cela lui aurait été reproché vis à vis d’une femme. Il l’a joué serein, technicien, calme, retenu et c’est tout à son honneur. Les Français n’y ont pas vu le roquet que les gauuchistes se plaisent à décrire. Au contraire, en face de lui, Royal s’est emporté comme une furie (sur un sujet, en plus, qui est important, mais n’est quand même pas capital ! En tout cas, c’est la première fois que Royal évoque ce nouveau cheval de bataille que sont les handicapés)

            Donc mon bilan est moins virulent que le votre : Royal a fait preuve d’une certaine capacité au débat sur la forme mais s’est révélé gravement à côté de ses pompes sur le fond, alors que Sarko y a gagné en crédibilité présidentielle.

            Donc, à Dimanche !

            Bien cordialement

            Icks PEY


            • un autre 3 mai 2007 12:33

              juste une petite remarque sur le dialogue aves les partenaires sociaux : vous semblez oublier que les syndicats sont élus par les travailleurs (les gens qui se lèvent tôt comme disent certains smiley ) et qu’ils ont donc autant sinon plus matière à dialoguer des modifications du travail car chaque branche a ses représentants et connaît réellement les problèmes du travail. L’assemblée est en effet élue par le peuple mais les députés sont malheureusement souvent très éloignés de la vie des vrais gens


            • IP115 3 mai 2007 13:14

              « vous semblez oublier que les syndicats sont élus par les travailleurs (les gens qui se lèvent tôt »

              Oui enfin les syndicats ne représentent que 8% des « gens qui se lèvent tôt » et pas les plus mal lotis (régimes spéciaux and co) ... smiley


            • un autre 3 mai 2007 14:24

              c’est complètement faux : 8% des travailleurs sont effectivement syndiqués mais beaucoup plus votent aux élections syndicales (pas assez je vous l’accorde mais tout de même)... d’ailleurs, pour suivre votre raisonnement, quel pourcentage de la population a sa carte d’un parti politique ??? je n’ai pas la réponse mais il ne me semble pas que ce soit les 85% d’électeurs du 1er tour


            • CAMBRONNE CAMBRONNE 3 mai 2007 14:25

              SALUT XP

              Je viens de vous lire et je suis assez d’accord avec vous .

              Je dis sur l’autre fil consacré au sujet que je suis moyennement pour ce genre de débat où finalement le spectacle l’emporte sur le débat démocratique .

              Il faut souligner que Nicolas Sarkozy se sachant attendu sur le thème de l’agressivité a fait l’agneau alors qu’on l’aime mieux quand il est incisif .

              Madame Royal a retrouvé sa vraie nature , dure et autoritaire en tout cas franchement désagréable que nous lui avons vu les soirs d’élections perdues par le PS .

              Comme vous dites donc cher XP rendez vous Lundi .


            • bozz bozz 3 mai 2007 15:40

              @ un autre, savez vous quels sont les critères de représentativité des syndicats ? en premier ne pas avoir collaboré avec l’ennemi (et oui donc pas de syndicat depuis) dommage mais c’est l’état qui déclare la représentativité des syndicats selon des critères de 45 !


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 3 mai 2007 18:53

              A Icks Pey ; Je partage votre inquiétude. Si on sourit, même quand il n’y a vraiment pas de quoi sourire, quand on interrompt et qu’on impose le non sequitur, quand on parle plus et qu’on écoute moins, quand on préprogramme de toute évidence une colère, quand on énonce trop de principes et qu’on erre sur trop de fait... On ne fait pas le poids. Dommage, mais il faut que le meilleur gagne. Pour la France.


            • Blastm 3 mai 2007 13:06

              Sarkozy avait eu, lui, l’audace d’insister sur son erreur sur le modèle de la centrale (c’était bien une troisième génération). Même quand il a tord, il insiste toujours. c’est une constante chez lui : ne jamais admettre qu’il a eu tords en public. jamais. Il a montré une grosse méconnaissance de notre système scolaire (comment ca, il est impossible de devenir ingénieur via la filière technique ? non seulement c’est faux, mais en plus ce serait totalement ridicule) Et même en économie et en droit international, il a montré une fois de plus qu’il n’était pas si bon que ca (ex : ses proposition sur la TVA sont impossible aux regards des traités européens et même internationaux signé par la France..)

              Mais l’enjeux pour SR était de toute facon tout autre hier soir : elle base toute son programme sur la concertation et le dialogue. Il lui fallait montrer qu’elle était capable de le mener d’une main ferme, ce dialogue. elle y est parvenue. elle saura défendre l’image de la France à l’étranger, sans la détériorer, contrairement a ce qu’a fait l’UMP ces 5 dernières années avec les crises sociales et sécuritaires, qui nous obligent aujourd’hui à mener des campagnes de pub (au japon notamment) pour faire revenir les touristes.

              Je pense que l’on retiendra tous ce passage, après un retour au calme brutal, après sa colère théâtrale et organisé : « Il ne faut pas utiliser des mots qui blessent... ». « Vous êtes blessé ? » s’amuse Mme Royal, « Non », répond-il. « Alors tout va très bien ! »

              Le petit garçon boudeur qui baissait les yeux en tripotant son stylo comme s’il avait peur -à raison- de se faire gronder était particulièrement présent à ce moment là.


            • VAHINE 3 mai 2007 11:23

              Sarkozy a ete plus convaicant car il connais ses dossier et il sait exactement se qu’il veut pour la France alors que Royal n’a cessé de s’abriter derriere deux ou trois réferendums et les décisions des partenaires sociaux avec ça nous irons loin. et permettez moi de vous dire que la colére n’est pas une qualité elle a fait preuve de faiblesse ne vous en déplaise. Heureusement que les français ne sont pas aussi cons que vous croyez.


              • Benito 3 mai 2007 11:25

                Je suis du même avis qu’Olivier. Ségolène Royale m’a beaucoup inquité lors du débat, son « programme » renvoie la France quelques années en arrière ! Je suis inquiet également de voir qu’elle n’a pas vraiment defendu son programme, mais critiqué celui de Nicolas Sarkozy, et lors que celui-ci l’interrogeait sur ce qu’elle comptait faire, c’était un renvoie quasi systématique à un dialogue entre les partenaires sociaux ! Certes il est important de connaître l’avis des principaux concernés pour ne pas prendre de décisions unilatérales, mais ceci est tout de même inquiétant ! Pour quelqu’un qui souhaite être présidente, ne pas avoir d’idées concrêtes sur des sujets importants (retraites, 35h, economie, energie..) il y a de quoi se faire du soucis ! Il y avait d’autres part le sujet du nucléaire, soit disant M. Sarkozy ne maîtrise absolument pas le sujet, mais entre nous, on se demande qui était la plus catastrophique !? Combien de fois a-t-elle insisté pour que Sarkozy lui donne la part du nucléaire dans l’energie en France...il nous répond 50%...elle crie au scandale ! mais non c’est pas ça, zéro Mr Sarkozy mais vous ne savez rien...verdict..88% alors qu’elle nous affirmait - plus que convaincue ! - qu’elle n’était que de 17%. Bien sûr il fait développer les energies renouvelables, mais de là à planter des éoliennes partout pour reduire considérablement la plus efficaces des ressources énergetiques ? Par ailleurs elle se contredit en anoncant qu’elle remettrait à zero plusieurs lois existante (ex : lois fillion) tout en les conservants..hein ?! Je soutiens le candidat UMP (vous avez du le voir !!) mais je respecte Mme Royale, cependant elle m’a beaucoup décue..tant par la pauvreté des ses arguments, le survol des sujet importants et un programme très flou ; mais aussi par son attitude ! Son emportement n’était nullement justifié ! Enfin bref, passons mais ce n’est absolument pas digne d’une candidate à la présidentielle ! D’autre part, elle interrompait sans arrêt Mr Sarkozy, qui lui, lui laissait bien souvent la parole et ne s’est jamais montré aussi odieux et irrespectueux ! Bien sûr le candidat ump n’ap pas été parfait non plus je le reconnais, mais n’a pas fait autant de cinéma !

                Bien à vous smiley


                • mtblagazelle 4 mai 2007 17:52

                  Bonjour,

                  L’image de N. Sarkozy, plus crédible et plus solide, ne me convainc pas justement en raison de son programme. Le marketing politique ne m’atteint pas ; je ne m’attache pas à la personne ou à l’image, pas plus aux discours pour faire mon choix mais aux solutions proposées que j’étudie.

                  Concernant, par exemple, la TVA sociale, qu’il préconise selon lui pour protéger le travail et éviter les délocalisations, cette mesure, qui peut faire rêver, est inefficace. Une fausse bonne idée traitée par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études d’Ixis CIB, dans un article paru dans L’Express en octobre 2005 que je vous invite à lire afin de vérifier par vous-même la crédibilité de N. Sarkozy sur ce point. Il est disponible en ligne à l’adresse suivante :

                  http://www.lexpress.fr/idees/tribunes/dossier/tribune/dossier.asp?ida=435287

                  Cet article vous amènera peut-être à comprendre également que la hausse du pouvoir d’achat qu’il promet par l’exonération des heures supplémentaires, s’il y a augmentation de la demande, serait gommée par la hausse des prix liée à l’augmentation de la tva déjà existante.

                  S’agissant de l’exonération des heures supplémentaires présentée à travers le fameux slogan « Travailler plus pour gagner plus », de la pure rhétorique, cela ne me parait pas efficace tant pour doper la consommation que pour réduire le chômage. De plus, elle accentue les inégalités, d’une part entre les personnes à la recherche d’un emploi et les salariés, et d’autre part au sein même de l’entreprise puisque tous les postes, de par la fonction dans l’entreprise, ne sont pas liés directement à un accroissement évetuel de productivité. Je vous laisse réfléchir sur quelques raisons de ce jugement :

                  - les heures supplémentaires existent s’il y a un accroissement de travail
                  - le dirigeant est seul décideur de la gestion du temps de travail
                  - le salarié ne choisit pas, contrairement à ce que le slogan laisse entendre, en fonction de son budget et/ou de son envie, d’effectuer des heures supplémentaires
                  - l’exonération est applicable seulement à partir de la 36ème heure, pas en-dessous
                  - les contrats à temps partiels (moins de 35h) ne sont pas concernés
                  - tous les contrats à 35H/semaine en modulation annuelle, au forfait... ne sont normalement pas concernés par la mesure puisque le temps est réparti en fonction du cycle d’activité et l’entrepreneur bon gestionnaire s’attache à respecter le planning
                  - l’exonération implique que les heures supplémentaires effectuées ne sont pas comprises dans le calcul des droits au chômage et à la retraite
                  - le déplafonnement total des heures supplémentaires stoppe l’embauche : le coût du travail horaire étant abaissé, l’entreprise privilégie le recours aux heures supplémentaires plutôt quu l’embauche ; le chômage persiste
                  - l’éventuelle rémunération supplémentaire est absorbée par l’augmentation de la tva : le pouvoir d’achat n’augmente pas.
                  - les heures supplémentaires sont totalement aléatoires ; elles ne constituent pas un revenu régulier, garantie réclamée en cas de demande d’un crédit, de demande d’un logement...
                  - etc.

                  Sur la constance de son programme qu’il dit respecter scrupuleusement sans rien changer, tout le monde a eu connaissance des allers et retours sur la promesse de baisser de 4 points le taux de prélèvements obligatoires. On voit avec quel sérieux la mesure a été étudiée. La mesure, dont on attend selon Le Monde une réduction d’environ un point d’ici 5 ans, n’avait pas d’autre effet que de faire une annonce. Nul besoin de vous rappeller que le coût de cette proposition n’avait pas été intégré dans l’estimation total du projet. On sait bien pourquoi. Alors en terme de précision, je pense qu’il n’y a pas de quoi donner des leçons. Un article du Nouvel Observateur confirme la valeur et la consistance de ses promesses. Vous le trouverez à l’adresse suivante :

                  http://hebdo.nouvelobs.com/p2207/articles/a333877.html

                  J’en terminerai sur 2 qualités indispensables à un Président de la République : la capacité de gestion et d’anticipation. M. Sarkozy est-il doté de ces qualités ? Si oui, cela revient à dire qu’il savait ce qui allait/ ce qui risquait de se passer dans les banlieux ; il a donc engendré volontairement le problème. Ou alors il n’a rien vu arrivé et danc ce cas il n’a pas l’envergure d’un Président. Au regard du désastre du dossier, vous conviendrez, et c’est bien légitime, que dans les 2 cas il n’a pas sa place à la tête de la France.

                  Bonne réflexion.


                • Max 3 mai 2007 11:28

                  Une Ségolène stressé, par sur d’elle, vague... Et plutôt énervé, pas maître de ses nerfs.

                  C’est bien les incantations « il faut s’aimer les uns les autres », « vivre ensemble », « rassembler les républicains de progrès », etc.

                  Mais comment résout on le PB des retraites ? Les jeunes d’aujourd’hui n’en auront pas, tout en cotisant pour payer celles des générations précédentes.

                  Comment gérer l’arrivé massive en France, d’étrangers sans qualification, donc de futurs chômeurs de longue durée, à qui en plus il faudra trouver un logement ?

                  Et-il normal que cela soit les proviseur de collèges et lycées qui aient le pouvoir de régulariser des familles entières de sans papier comme actuellement ?

                  Pourquoi certains privilégiés des régimes spéciaux du public cotisent moins et ont une meilleure retraite que les autres, notamment les ouvriers qui travaillent dur ?

                  Comment redonner le goût de la création d’entreprise aux entrepreneurs, source du plein emploi ? En les taxant plus ? En ajoutant des impôts ?

                  Pourquoi l’Education Nationale est une usine à chômeur ? Et comment s’en sortir ?

                  Que faire de l’extrême gauche, véhiculant des idéologies menant sûrement à la dictature (voir l’Histoire !) ?

                  Que faire pour l’Europe ? Suivre Bayrou qui a militer pour le Oui ou l’extrême gauche viscéralement antieuropéenne, qui a fait campagne pour le Non au dernier référendum ?

                  Une candidate coincée entre sa gauche et sa droite, ne pouvant absolument pas s’entendre...

                  Une assistante sociale alors que la France à besoin de décisions, d’un cap, de gestionnaires, d’une dynamique...


                  • nessoux 3 mai 2007 11:41

                    Agressive et imprévisible. Merci madame Royal pour cette prestation qui a brisé le mythe de la femme rassurante


                  • Yannick J. Yannick J. 3 mai 2007 11:45

                    Pour vous répondre, j’ai trouvé effectivement ségolène mieux que d’habitude... malheureusement l’essai n’est vraiment pas transformé tant son discours était confus, vague... Puis j’ajouterai qu’à certains moment j’ai presque pris ça pour un monologue tant elle n’a pas voulu jouer le jeu du débat...... Sarko m’a étonné par son calme, démago peut-être mais il a su tirer son épingle du jeu dans un côté où on ne l’attendais pas... Il a laissé faire ségo sans se départir de son calme, qu’elle a totalement perdu sur la fin, peut-être se rendait elle compte qu’elle n’avait pas du tout la maitrise de la chose... enfin moi qui était indécis je le suis moins maintenant...


                  • ExSam 3 mai 2007 13:37

                    Max

                    Je vois ps où elle s’est écroulée sur la fin. Ce serait plutôt le petit Nicolas qui s’est effondré au milieu, sous le poids de l’accusation « d’immoralisme politique »...

                    Sérieusement, le match était au moins équilibré et certainement Royal à montré beaucoup plus l’être humain qu’elle est et qu’elle sera, élue. Sarkozy, c’est inquiétant, s’est enferré, s’est caché dans une posture gestionnaire.

                    Pire, il n’a pas pu répondre sans bafouiller aux accusations claires et graves de Royal.

                    Il n’était pas vrai, pas plus hier que dans les mois passés. Elle ne se trompait quand elle a démontré son immoralisme politique, au moins sur les handicapés.


                  • citoyennelibre 3 mai 2007 15:41

                    La France n’est pas une entreprise, un Etat n’est pas une entreprise. Qui était le plus stressé ? Je crois bien que c’était M. Sarkozy , lui qui ne cessait d’écrire sur ses fiches pour ne pas regarder Mme. Royal, lui qui, au moment de la question épineuse de la fiscalité et du remboursement de 7.7 millions d’euros à une riche héritière, s’est mis a barrer avec énervement les quelques mots qu’il avait écrit. Le fameux lapsus du « Parce qu’avec moi, ce sera pire » montre bien que M. Sarkozy bouillait intérieurement !!

                    Le problème des retraites sera difficlement réglé avec les multiples exonérations fiscales que propose M. Sarkozy !! Car ce sont bien les salairiés et les entreprises qui financent les retraites. En exonérant à tout va, il risque d’y avoir un trou conséquent dans les caisses de retraite !!

                    Gérer l’arrivée massive d’immigrés ne se résoudra certainement pas avec « l’immigration choisie » qui ne fera que peser sur des branches où les salaires pourraient être augmentés (c’est la logique de l’offre et de la demande). M. Sarkozy a été ministre de l’intérieur pendant 5 ans, et pendant cette période, l’Espagne comme la Grèce et l’Italie ont demandé aux pays européens une politique commune sur l’immigration accompagnée d’une aide policière immédiate pour lutter contre l’arrivée des pirogues de la mort. Qu’a fait Sarkozy pour aider ces pays ? Rien. Il n’a pas envoyé un seul bateau pour aider ces pays. Alors, l’efficacité de M. Sarkozy sur la question de l’immigration reste à prouver !!

                    Ce ne sont pas les établissements scolaires qui ont le pouvoir de régulariser les sans papiers mais bien les préfectures !! (Et selon les cas, M Sarkozy lui-même).

                    Taper encore une fois sur les régimes spéciaux c’est écarter le problème du régime des hauts fonctionnaires qui est bien plus indécent que les régimes spéciaux (faut-il préciser que les fonctionnaires ont leur propre caisse de retraite, donc cotisent pour leur propre retraite tandis que les salariés du privé ont leur propre caisse de retraite). De plus, si les caisses de retraite, toutes confondues, sont en déficit c’est bien à cause des nombreuses exonérations fiscales qui existent aujourd’hui. L’Etat doit rembourser des milliards à ces caisses mais ne rembourse jamais.

                    Le problème des entrepreneurs aujourd’hui n’est pas tellement les impôts (car ils bénéficient d’exonérations saariales) mais bien la paperasse !

                    L’Education nationale serait donc une usine à chômeurs ? Qui a fait des coupes franches dans le personnel de l’Education nationale avec la suppression de 20000 postes ?

                    Que faire de l’extrême gauche ? Mais que faire de l’extrême droite (qui a conduit à autant de dictatures que l’extrême gauche) à qui M. Sarkozy a largement emprunté ses thèmes de campagne ?

                    Pour l’Europe, faudrait-il faire fi du référendum 2005 en imposant par voie parlementaire un mini traité ? Quelle belle leçon de démocratie !!

                    Un candidat qui dans son parti aliemente les luttes intestines... qui traite Alliot-Marie de salope, Douste-Blasy de connard et sui dit de Hortefeux « Je l’ai trop gavé »...

                    Encore une fois la France n’est pas une entreprise (à moins qu’on puisse la délocalisée elle aussi !!)


                  • tvargentine.com lerma 3 mai 2007 11:50

                    La démagogie populiste et démagogique des methodes de Nicolas Sarkozy viennent de s’écrouler sous les yeux des français qui viennent de découvrir un pauvre petit nicolas Sarkozy déstabilisé car non crédible dans ses propositions.

                    En face d’un orateur ou oratrice,il ne dit pas la route et il est vrai que « sa popularité » vient beaucoup de TF1 et de groupes de médias qui,attendent beaucoup de leur candidat

                    Au revoir Nicolas DEMAGO Au revoir Nicolas SARKOZY-LEPEN

                    Vive la République et enfin,nous allons vivre libre en France !


                    • vachefolle vachefolle 3 mai 2007 11:51

                      Tu as regarde le match de foot cest ca ?


                    • vachefolle vachefolle 3 mai 2007 11:51

                      Quelqeus details. Un debat politique n’est pas un mtahc de boxe. Lorsqu’on interrompt en permanence son adversaire, cela n’est pas gagner la partie, mais au contre montrer son intolerance et son sectarisme.

                      Lorsque aggresse son adversaire, cela signifie tout simplement manquer de respect.

                      Pour finir chacun avait des objectifs differents.

                      Hier on a vu le futur president et la future chef de l’opposition, chacun dans leurs postures


                      • roms 3 mai 2007 12:02

                        Discours partisant.

                        Pour ma part je suis de droite et j’ai eu l’impression que Nicolas Sarkozy maîtrisait mieux à la fois le fond et la forme de son discours, ce qui fait qu’en autant de temps, il en a dit plus.

                        Mme ROYAL, par un discours alambiqué (essayez-vous à un transcript de ses dires), n’a fait que se perdre elle-même dans ses phrases à rallonges...

                        M. SARKOZY avait le regard fuyant, c’est vrai. L’impression que j’ai eu, c’est que c’était pour éviter le regard éternellement inquisiteur de Mme ROYAL qui remet tout en cause sauf elle-même. Egalement certainement pour éviter d’avoir l’air de la prendre de haut.

                        J’ai quand même été vraiment choqué du nombre de fois où elle a proposé de faire appel aux partenaires sociaux pour décider. D’un on sait que les partenaires sociaux arrivent rarement à se mettre d’accord, et de deux un décideur qui ne décide pas n’en est donc pas un... un président est un décideur par définition, Mme ROYAL n’en est pas.

                        Ce qui m’a fait beaucoup rire, c’est qu’elle a essayé de démontrer que M. SARKOZY ne connaissait pas la part du nucléaire dans la production d’énergie en France... et elle ne la connaissait pas elle-même ! certes M. SARKOZY s’est également trompé en indiquant en fait ce vers quoi il voulait tendre à l’horizon 2020, mais bon c’est tout de même assez cocasse de vouloir faire la leçon (encore une fois) sur un sujet qu’on ne maîtrise pas

                        Ce n’est que mon avis, évidemment.


                        • stephanemot stephanemot 3 mai 2007 15:15

                          Je crois comme vous que Sarkozy cherchait à fuir inconsciemment ce mur réfractaire, se réfugiant dans le regard compatissant des modérateurs du débat. Comme les auditeurs, ces derniers étaient noyés par le monologue de Ségo mais respiraient un peu à chaque fois que Sarko reprenait la parole sur un mode plus pédagogique et précis, moins monocorde et ennuyeux.

                          Je remarque que Bayrou a lui aussi eu du mal à terminer le « non débat », à communiquer avec une personne qui fondamentalement n’écoute pas ce que l’autre veut dire, se contentant de saisir dans son discours ce qu’elle veut bien entendre.


                        • bozz bozz 3 mai 2007 15:46

                          voir les explications de PPDA sur les échanges de regard ! Royal ne regardait que l’épaule droite de Sarkozy en ne voulant surtout pas soutenir son regard (très impoli mais très efficace pour déstabiliser son adversaire) donc sarkozy pour développer son argumentation avait besoin d’un regard et il s’est donc tourné vers ceux des animateurs


                        • ExSam 3 mai 2007 16:19

                          Je vois pas comme on peut dire qu’elle regardait l’épaule droite de Sarko, vu qu’on les a jamais vu avec un plan où la caméra aurait filmé de derrière Sarko, ce qui aurait permis seul de juger de la direction du regard de Royal.

                          Et PPDA était situé perpendiculairement à elle, il ne pouvait distinguer, ni juger évidemment de la direction du regard de Royal.

                          C’est à peu près comme si PPDA nous avait assuré avoir obtenu une interview prochaine avec Castro. smiley


                        • fabien 3 mai 2007 12:12

                          Après lecture de cet article, quelques aspects me choque :

                          * Tout d’abord, on peut interpreter les chiffres comme bon nous semble : 17% corresponds ainsi au pourcentage de production nucléaire mondiale, la question était francaise, et au bout de mes recherches ce nombre corresponds aussi au nombre de centrale nucléaire en activité en france... A vous de choisir

                          * Ensuite, dire qu’elle l’emporte par KO, je trouve que c’est un peu fort : combien de personnes orienté à droite (centriste ou extremiste) vont retourner leur veste et inversement ; ils ont chacun montré ce qu’on attendait d’eux (sarko calme et détendu, et au courant de ces dossiers, ségo toujours aussi flou mais cette fois ci hargneuse (première qui a pris la parole de force) qui défends ses idées)

                          * Enfin, il faut surtout retenir les idées des candidats et la clairement il faut faire son choix : L’un propose des actes (exemple du problème des économies il faut se dire qu’elle équivaux à peu près à 2/3 du PIB, donc rammené à une personne qui touche 10000€/an, elle devrais s’aquiter en plus des impositions actuelles de 6000€ pour rembourser celle ci en une année : déjà impossbile pour un bas salaire faiblement imposé alors, je n’imagine meme pas sur les gros salaires ), l’autre des discours afin de se mettre d’accord...

                          Maintenant est venu le temps de choisir, bon dimanche !


                          • simplet simplet 3 mai 2007 12:39

                            vous êtes aussi flou dans votre commentaire que celle que vous décriez ...


                          • fabien 3 mai 2007 12:51

                            Si vous voulez...

                            Cdt


                          • ExSam 3 mai 2007 13:32

                            sarko calme et détendu

                            C’est pour ça qu’il bafouillait et que son regard partait dans tous les sens, à croire qu’il s’était pété un poopers juste avant le début.

                            C’est gentil pour Sarko, bien sûr, mais ça ne le sert pas, tu sais.


                          • fabien 3 mai 2007 13:48

                            En même temps Ségolène avait des spasmes (souvent lié à un manque de confiance en soit) dans les 2/3 du débat , il lui reste l’agression dans la derniere partie.

                            D’autre part elle me fait peur : j’ai trimé pour arriver à un salaire qui dépasse le SMIC (de pas beaucoup, mais quand meme), aujourd’hui on m’indique que mon salaire va revenir au niveau des autres ... Je n’ai pas repris mes études 3 ans aux cours du soir pour voir le fruit de mon travail fondre au soleil par soucis d’égalité (avis personnel) !


                          • kolymine 4 mai 2007 13:03

                            Tu réflechis à l’envers. ton salaire ne baisse, pas, c’est le salaire minimum qui augmente, donc si tu trouve que ton salaire merite plus que le salaire minimum c’est que tu es sous payé. et non pas que le smic est trop elevé :) Je ne releverais meme pas l’egoisme explicite de ta réaction :) Moi je... c’est pas juste que le salaire minimal augmente alors que je suis payé à peine.. bref.


                          • caramico 3 mai 2007 12:25

                            Les Pro-Sarko montent au créneau comme d’habitude, en oubliant que l’article de l’auteur ne porte pas sur les programmes annoncés par les candidats, mais sur : Qui domine, qui est dominé ?

                            Et à ce jeu là, Sarkozy partait perdant d’avance, ayant c’est vrai l’impossibilité de se servir de ses armes qu’il a du laisser dans leur fourreau.

                            Il ne pouvait pas faire l’agresseur, celà n’aurait pas plu.

                            Il a donc joué le jeu de l’agressé, ce qui a révèlé ses faiblesses (mauvais pour un futur président de la république)


                            • simplet simplet 3 mai 2007 12:35

                              bon, le débat fini, je me retrouvai une fois de plus dans le flou...

                              dans le flou ?? pourquoi ?? je vais vous le dire ( principale phrase commençant les argumentaires de NS ! )

                              Ségolène ne m’a pas convaincu d’être plus affutée pour les débats que sarko, il est resté très très calme ( de façade.. ) et malheureusement on n’a pas le droit au plan sur l’adversaire quand parle ségolène car on le sentait tomber dans son fauteuil à chaque fois. Oui il se perdait dans ces notes qu’il écrivait nerveusement mais au retour de la caméra sur lui le self control était la, rien que sur ce point, il a battu ségo...et je peux vous dire que çà me fait mal qq part de devoir l’avouer...

                              d’une manière générale je les ai trouvé hésitants et bafouilleurs ( les 2 ! )

                              ségo se perdait dans son programme la ou sarko était parfaitement affuté car sur de son fait ( il n’a pas peur d’appliquer des réformes impopulaires, son personnage droit dans ses santiagues US il l’endosse totalement )

                              sur le fond ségo aurait pu le clouer plusieurs fois ( 4000€ ce n’est pas beaucoup a t’il dit à un moment mais celà faisait suite à une attaque de NS sur hollande et elle n’a pas du le remarquer... c’était du pain béni pour une candidate socialiste tout de même 4000€... ) et elle a tenté de montrer ses manipulations suite à l’exemple des femmes battues qu’il comtait régulariser, l’idée était là, la forme n’a pas été convaincante car OUI sarko fait dans le démago et elle a prit trop de temps pour l’expliquer une fois de plus...

                              alors sur le fond, ségo a été plus convaincante et dominatrice, mais ce matin je pense que sarko a réussi son coup en se faisant passer pour ce petit mouton qu’il n’est pas, ce gars cool cool zen qu’il n’est pas et ce bonhomme de changement qu’il n’est pas non plus...

                              il a su passer au delà de cette image de petit dictateur et a sans doute convaincu du monde de se rallier à lui... augmenter des salaires ( par des heures supp au volontariat quelle blague.. ) donner plus aux retraites et virer les sans papiers ( ou est le rapport entre la fin du regroupement familial de sarko et la crise au darfour ??? a t’il cru jugé bon de lancer cet argument à ce moment parce que le débat approchait de la fin et qu’il n’avait pas encore lancé sa diatribe pour les anciens du FN qui l’ont rejoint ??? :-0 ) sont des leviers évidents et populistes pour faire basculer l’opinion.

                              Sarko est un manipulateur de premier ordre et réussira sans doute à se faire élire...

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Taïké Eilée

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