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Défaite impérialiste, talibans et terrorisme

Après leVietnam, l'Irak et la Syrie, l'impérialisme américain vient de subir à la veille du vingtième anniversaire des attentats du World Trade Center une humiliante défaite en Afghanistan. Les images des derniers GI quittant dans la précipitation l'aéroport de Kaboul font penser immédiatement au Vietnam. Les mêmes scènes de sauve-qui-peut et de chaos ressemblent étrangement à l'évacuation en catastrophe de Saïgon en avril 1975. La comparaison s'arrête là. L'Afghanistan n'est pas le Vietam et les talibans religieux n'ont rien de commun avec les communistes vietnamiens. Mais dans les deux cas il s'agit d'une défaite impérialiste avec des conséquences géostratégiques très différentes. Cette débacle vient confirmer le lent déclin de l'hégémonie des Etats-Unis dans le monde. Mais pour sauvegarder, vaille que vaille, leurs intérêts économiques et stratégiques, les Etats-Unis s'appuient non seulement sur les régimes les plus rétrogrades, les dictatures les plus féroces, mais aussi et de plus en plus sur des mouvements fondamentalistes et terroristes. En combattant partout les idées, les mouvements et les gouvernements progressites, les Etas-Unis ont ouvert la boîte de Pandore libérant ainsi des terroristes qui se répandent un peu partout à traves le monde avec toutes les conséquences dramatiques que l'on connaît.

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L'ironie de l'histoire, ce sont quand même les américains et leurs alliés locaux comme le Pakistan et l'Arabie Saoudite qui ont créé, financé, armé et entraîné les Moudjahidins de la liberté qu'on appelle aujourd'hui les talibans ! Les Etats-Unis avaient besoin de ces combattants fanatisés pour renverser le gouvernement pro-soviétique installé à Kaboul. En effet, en juillet 1979, le président américain Jimmy Carter décide d'apporter une assistance clandestine aux opposants religieux du régime communiste afghan. En septembre 1979, le Président de la République Démocratique d'Afghanistan Mohammed Taraki pro-soviétique est renversé. L'Union soviétique intervient alors militairement en décembre de la même année pour maintenir, vaille que vaille, le gouvernement afghan sous son influence. Pour combattre les troupes soviétiques présentes sur le sol Afghan, Washington avait besoin du Pakistan : " Le Pakistan fut le préservatif dont les Américains avaient besoin pour pénétrer en Afghanistan" disait un général pakistanais à la retraite (1).

 

Rappelons pour mémoire, que c'est le Général Zia Ul-Haq qui a renversé en juillet 1977, avec le soutien décisif des américains, le gouvernement démocratiquement élu d'Ali Bhutto le père de Benazir Bhutto. Pour asseoir son pouvoir et mater toute opposition laïque, le général dictateur instrumentalise l'Islam : "Le nouveau régime avait décidé d'utiliser l'Islam comme machine de guerre". Des Madrassas (écoles coraniques) fleurissaient alors un peu partout au Pakistan avec l'aide financière saoudienne. En plus de la formation religieuse, on apprenait à ces talibans (étudiants) le maniement des armes et les techniques de la guérilla (2). Il s'agit en fait de centres d'endoctrinement gérés et contrôlés par les fameux services secrets pakistanais ISI (Inter-Services Intelligence). De ces écoles religieuses naquirent des dizaines de milliers de fanatiques prêts à tous les sacrifices. Ces étudiants en théologie sont envoyés par la suite de l'autre côté de la frontière, en Afghanistan. Les talibans sont ainsi devenus, par la grâce des dollars américains et des pétrodollars saoudiens, les "moudjahidins de la liberté" qui allaient mener le djihad (la guerre sainte) contre les "communistes" afghans et leur protecteur soviètique. Dans son interview accordée au Nouvel Observateur, le chef de la sécurité nationale de Jimmy Carter, Zbigniew Brzezinski déclarait qu'il ne regrettait pas d'avoir utilisé les terroristes contre les soviétiques :

- "Vous ne regrettez pas non plus d’avoir favorisé l’intégrisme islamiste, d’avoir donné des armes, des conseils à de futurs terroristes ?"

- Zbigniew Brzezinski : "Qu’est-ce qui est le plus important au regard de l’histoire du monde ? Les talibans ou la chute de l’empire soviétique ? Quelques excités islamistes ou la libération de l’Europe centrale et la fin de la guerre froide ?" (3)

 

Rappelons également que pendant la guerre contre l'Union soviétique, le dictateur pakistanais

Zia-ul-Haq (1924-1988) et ses services de renseignements ont demandé à l'Arabie Saoudite de dépêcher un membre de la famille royale pour superviser la "guerre sainte". Faute de pouvoir trouver un émir, c'est Oussama Ben Laden, fondateur d'Al Qaïda, qui fut envoyé ! Al Qaïda est née de la guerre contre les soviètiques en Afghanistan.

 

L'armée soviétique a quitté définitivement l'Afghanistan en 1989. Dix ans de guerre dans ce pays ont contribué à l'effondrement de l'URSS à la grande satisfaction des Etats-Unis. C'était là justement le but principal de leurs interventions dans ce pays comme le disait clairement Zbigniew Brzezinski.

Les talibans sont entrés à Kaboul en avril 1996. Le mollah Omar (beau-père de Ben Laden) prend le pouvoir et le dernier président de la République Démocratique d'Afghanistan, le docteur Najibullah prosoviétique est pendu par les talibans en septembre de la même année. Il est clair que les talibans n'auraient jamais pu s'emparer de l'Afghanistan sans les Etats-Unis et le Pakistan.

 

De 1996 à 2001, les talibans ont installé en Afghanistan un régime de terreur où la moindre contestation était sauvagement réprimée :"Hors des rangs de l’armée, toute forme de dissidence était brutalement réprimée par une politique de terreur sans précédent dans l’histoire afghane. Le credo des talibans est une variante de l’islam de l’école deobandi (du nom de la ville de Deoband en Inde) qui est professé au Pakistan par un courant sectaire et encore plus extrémiste que le wahabbisme, puisque même le régime saoudien n’a pas privé la moitié de sa population de tout droit civique au nom du Coran" (4). Ils ont interdit aux femmes d'aller à l'école, de travailler, de faire des courses, bref elles étaient tout simplement exclues de presque toutes les activités sociales.

 

Mais ce régime n'a soulevé aucune indignation, ni aucune protestation de la part des américains ni des occidentaux en général tant qu'il servait leurs intérêts. Il faut dire que les Etats-Unis, en plus de combattre l'URSS, avaient un ambitieux projet de 10 milliards de dollars dans la région : construire un gazoduc à travers l’Afghanistan, le Turkménistan et le Pakistan. Le groupe pétrolier californien Unocal devrait superviser l'opération (5). Les talibans, de leur côté avaient leurs propres objectifs, construire une fédération islamique de Samarkand à Karachi. Ils espéraient également " avoir accès à la mer et ne font pas mystère de leur conviction que le Pakistan et son arsenal nucléaire tomberont un jour entre leurs mains" (6). Leurs relations avec les dirigeants d'Al Quaïda se sont renforcées au point qu'en 1998 Ben Laden lance une Fatwa depuis l'Afghanistan légitimant les attaques contre les intérêts et les ressortissants américains (7).

Le 11 septembre 2001, les tours du World Trade Center de New York ont été détruites par des terroristes majoritairement saoudiens comme Ben Laden, faisant près de 3 000 victimes civiles. Quelque semaines après, les Etat-Unis ont utilisé cette tragédie comme prétexte pour envahir l'Afghanistan au prix quand même de milliers de morts (8).

Le gouvernement taliban a été renversé. Un nouveau gouvernement intérimaire est installé à Kaboul sous la houlette des américains. Hamid Karzai, ancien consultant pour le compte d'Unocal lors des négociations sur le gazoduc, est désigné chef de l'exécutif. "Le comportement d'une nouvelle élite regroupée autour de Karzaï et des forces d'occupation, qui s'est spécialisée dans l'écrémage de l'aide étrangère pour créer ses propres réseaux criminels de corruption et de clientélisme, alimente également le ressentiment. Les corruptions de cette couche se développent chaque mois comme une tumeur non traitée" écrivait Tariq Ali dans " Afghanistan : le mirage de la bonne guerre " (9).

 

Rappelons qu'en mars 2003 c'est-à-dire moins de deux ans après l'invasion de l'Afghanistan, l'armée américaine a franchi les frontières irakiennes sous prétexte que Saddam Hussein possédait "des armes de destruction massive" et qu'il avait des liens avec Al Qaïda. Depuis cette invasion militaire, la population irakienne vit un long et interminable calvaire (10).

 

Pendant ce temps, les talibans se sont reconstitués au Pakistan et dans les montagnes afghanes. Ils vont se transformer progressivement en un véritable mouvement de guérilla, moderne et efficace. Les nouveaux talibans sont devenus aux yeux de la population le seul mouvement de libération. Ils étaient comme des poissons dans l'eau pour paraphraser Mao, contrairement à l'occupant américain et le gouvernement fantoche de Karzai. L'histoire nous enseigne que toutes les guerres coloniales se terminent par un échec.

 

De 2001 à 2021, l'invasion américaine de l'Afghanistan appelée Enduring Freedom (Liberté immuable) a fait des milliers et des milliers de morts, de blessés, de mutilés, de refugiés, de veuves, d'orphelins... Elle a provoqué de grands traumatismes et de souffrances humaines dans la population civile afghane (11). Dans son discours du 31 août 2021, Joe Biden a reconnu que les Etats-Unis ont dépensé 300 millions de dollars par jour pendant deux décennies pour soutenir cette guerre impérialiste (12).

L'objectif officiel de leur intervention, comme le souligne Joe Biden lui-même, était de combattre le terrorisme et de détruire Al Qaïda. Or, force est de constater que les organisations djihadistes n'ont jamais été aussi nombreuses qu'aujourd'hui ! En Afghanistan, les Etats-Unis ont combattu non pas le terrorisme, mais les gouvernements communistes et l'Union soviétique à l'aide des fanatiques religieux. Il ont finalement installé dans ce pays meurtri l'un des plus rétrogrades et des plus réactionnaires des régimes, celui des talibans.

 

L'histoire de l'impérialisme américain nous apprend que les Etats-Unis ont une longue tradition d'interventions militaires directes ou indirectes, d'ingérence politique dans les affaires des pays qui refusent de se soumettre à leur diktat et de soutien aux organisations religieuses fondamentalistes sous prétexte de la lutte contre le terrorisme, de la liberté, des droits de l'homme, de la démocratie etc. Les dirigeants américains ont ainsi dressé les fanatiques religieux contre Nasser en Egypte, contre Bhutto au Pakistan, massacré des communistes avec l'aide des milices islamistes en Indonésie, imposé un terrible embargo à Cuba, renversé le premier ministre démocratiquement élu Mohamed Mossadegh en Iran, Allendé au Chili, soutenu le coup d'État du général Videla en Argentine, détruit la Yougoslavie, écrasé les régimes laïcs en Irak et en Libye...etc. Il ne s'agit là que de quelques exemples parmi tant d'autres. Pour préserver leurs intérêts économiques et géostratégiques, l'impérialisme ne recule donc devant aucun moyen y compris la guerre, les coups d'Etat ou le soutien aux groupes religieux fanatiques.

Maintenant que les talibans sont confortablement installés dans le palais présidentiel de Kaboul, vont-ils devenir des alliés des américains et collaborer avec eux contre la Chine, la Russie et l'Iran, ou au contraire, vont-ils essayer de trouver un modus vivendi avec les pays voisins et instaurer une logique de paix et de coopération dans la région ? Seul l'avenir nous le dira.

 

Mohamed Belaali

Blog M Belaali

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(1)https://www.lemonde.fr/archives/article/2001/09/19/attention-au-pakistan-par-tariq-ali_222616_1819218.html)

(2)Tariq Ali, " Le choc des intégrismes". Textuel,2002.

(3)https://www.monde-diplomatique.fr/2021/09/A/63447

(4)https://www.cairn.info/revue-mouvements-2002-1-page-105.html

(5)https://www.monde-diplomatique.fr/2002/01/ABRAMOVICI/8328

(6)https://www.cairn.info/revue-mouvements-2002-1-page-105.html

(7)https://www.monde-diplomatique.fr/2002/01/ABRAMOVICI/8328

(8)http://www.comw.org/pda/0201strangevic.html.

(9)https://newleftreview.org/issues/ii50/articles/tariq-ali-afghanistan-mirage-of-the-good-war

(10)https://www.belaali.com/article-les-ravages-de-la-guerre-imperialiste-en-irak-48981793.html

(11)https://apnews.com/article/middle-east-business-afghanistan-43d8f53b35e80ec18c130cd683e1a38f

(12)https://www.youtube.com/watch?v=ZwWD8xGiRVk

 


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6 réactions à cet article    


  • Pierre Régnier Pierre Régnier 1er octobre 10:58

    Très utile article.

    Il montre bien la toujours actuelle persistance des États Unis dans la terrible idéologie de Zbigniew Brzezinski :

    "Qu’est-ce qui est le plus important au regard de l’histoire du monde ?


    • Attila Attila 1er octobre 11:31

      Bon article, belle synthèse.

      Le gouvernement américain a négocié avec les talibans : rencontre entre le Secrétaire d’État Mike Pompeo et le mollah Abdul Ghani Baradar, négociateur en chef des talibans, le 21 novembre 2020, à Doha, au Qatar.

      Nous ne savons pas tout sur les accords entre américains et talibans.

      .

      D’autre part, les renseignements russes ont observé des va-et-viens d’hélicoptères dans le nord de l’Afghanistan :

      « Un faisceau d’indices permet aujourd’hui d’affirmer que Washington a coopéré avec des combattants de Daech* dans le nord de l’Afghanistan, a déclaré ce jeudi 22 juillet la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova. »

      « Nous avions beaucoup de questions sur les vols d’hélicoptères banalisés, enregistrés depuis 2017 dans les zones d’activité de Daech*, surtout dans le nord de l’Afghanistan. Selon des sources afghanes, les troupes de Daech* ont reçu par ce biais des renforts, des armes et des munitions. Des terroristes morts et blessés ont aussi été retirés des champs de bataille » Lien


      .


      • JC_Lavau JC_Lavau 1er octobre 13:40

        "Le 11 septembre 2001, les tours du World Trade Center de New York ont été détruites par des terroristes majoritairement saoudiens« . Bah non.

        Seuls les leurres désignés étaient saoudiens. Certains sont toujours vivants. Ils n’ont rien à voir avec les quatre avions télécommandés et sacrifiés. Le reste est falsification. Sur les Guignols, le lieutenant Colombo posait la question qui fâche : »A qui le crime profite ?".


        • Jonas 2 octobre 10:28

          A l’auteur , 

          C’est bien de critiquer l’impérialisme américain , c’est bien de le rendre responsable de tous vos maux , mais vous , arabo-musulmans et musulmans non arabes , qu’avez -vous fait de bien pour vos frères en religion ? Qu’avez-vous fait sur le plan politique et diplomatique pour trouver un règlement pacifique aux Yemen , Liban , Irak, Syrie , Libye , Somalie , Soudan, Mali , conflit Maroc/ Algérie , sur le Sahara occidental etc ?

          Vous êtes de simples spectateurs , sans force et sans énergie , sauf pour vilipender les autres ,c-à-d les pays non musulmans 

          Encore une fois c’est très facile et tranquillisant pour l’esprit de blâmer vos ennemis , mais que faites vous pour vos frères et amis ?  

          Selon le dernier rapport de Fondapol.org. 95 % des attentats terroristes islamiques se sont concentrés , au Moyen-Orient , Afrique du Nord , Asie du Sud et Afrique subsaharienne. 

          Et pour paraphraser l’écrivain Tahar Ben Jelloun sur l’Afghanistan pourquoi en tant que musulmans , vous ne réagissez pas au détournement horrible de votre religion par des voyous et des barbares ? Pourquoi une instance comme Al-Azhar ne se prononce pas de manière ferme et sans ambiguïté contre ces bandes de destructeurs de l’islam ? 


          • Pierre Régnier Pierre Régnier 2 octobre 16:08

            @Jonas

            Bonjour Jonas.

            Posez-vous aussi cette autre question : Pourquoi le pape François s’entend-il si bien avec le Grand Imam d’Al-Azhar Ahmed Al-Tayeb ?

            Ma propre réponse est celle-ci : Parce que tous deux mentent ensemble sur la violence religieuse, comme on le voit dans l’encyclique FRATELLI TUTTI du 3 octobre 2020 : 

            « le Grand Imam Ahmad Al-Tayyeb et moi-même avons déclaré « fermement que les religions n’incitent jamais à la guerre et ne sollicitent pas des sentiments de haine, d’hostilité, d’extrémisme, ni n’invitent à la violence ou à l’effusion de sang. Ces malheurs sont le fruit de la déviation des enseignements religieux, de l’usage politique des religions et aussi des interprétations de groupes d’hommes de religion qui ont abusé – à certaines phases de l’histoire – de l’influence du sentiment religieux sur les cœurs des hommes.  »


          • Jonas 3 octobre 09:20

            @Pierre Régnier

            Bonjour a vous et merci pour vos nombreuses interventions pertinentes et bien documentées. 

            Je n’ai aucune sympathie pour ce pape. Le conclave qui l’a désigné a commis une grande erreur . Depuis qu’il est a Rome , un grand nombre de catholiques se sont éloignés de l’Eglise, ce qui est ion comble pour un pape. 

            Les grands chefs religieux musulmans ont l’habitude de faire de grandes déclarations de fraternité et d’humanisme quand ils reçoivent des chefs religieux d’autres religions ou à la suite de crimes abominables commis par des musulmans. C’est classique, tout cela sans lendemain. Ce n’est pas le Grand imam d’Al-Azhar , qui va chercher des familles chrétiennes persécutés au Pakistan , en Turquie , en Syrie ou en Irak, comme notre pape argentin.  

            Comme la écrit dans un article Tahar Ben Jelloun concernant la situation des femmes en Afghanistan : << Pourquoi une instance comme Al-Azhar ne se prononce pas de manière ferme et sans ambiguïté contre les bandes de destructeurs de l’islam ? >> 

            Le Grand imam d’Al-Azar Ahmed Al-Tayeb , la plus grande institution de l’islam sunnite, est le même qui a déclaré après la mort de Samuel Paty  après les formules bidons ceci : << J’insiste sur le fait qu’insulter les religions et attaquer leurs symboles sacrés au nom de la liberté d’expression est un double standard intellectuel et un appel a la haine >> Ce grand imam a oublié que la France n’est pas un pays musulman et que la liberté d’expression existe comme la liberté de pensée. Et surtout la laïcité , qui considérée par l’islam comme athéisme , donc à condamner . 

            Le même Grand imam d’Al-Azhar Ahmed Al-Tayeb , a jugé raciste le discours du président français Emmanuel Macron contre le « séparatisme islamiste » l’accusant de viser l’Islam. 
            Je rappelle pour votre gouverne , qu’en Egypte , les Coptes sont persécutés et souvent agressés et leurs Eglises incendiées , sans que le Grand imam , ne condamne les faits . C’est plutôt , le président Al-Sissi qui rappelle Al-Azhar , de changer et même de révolutionner l’islam.

            Bonne journée. 

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Mohamed Belaali


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