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Accueil du site > Tribune Libre > Déjà, la « Pax Romana », c’était la guerre

Déjà, la « Pax Romana », c’était la guerre

Trump a tweeté aujourd’hui 13/11/2018 :

“Emmanuel Macron suggests building its own army to protect Europe against the US, China and Russia. But it was Germany in World Wars One & Two.” Et il a ajouté : “How did that work out for France ? They were starting to learn German in Paris before the U.S. came along. Pay for NATO or not ! »

Traduction : « « Emmanuel Macron propose de créer sa propre armée pour protéger l'Europe contre les États-Unis, la Chine et la Russie. Mais (l’ennemi) dans les deux guerres mondiales c’était l’Allemagne. Comment ça s’est passé pour la France ? Ils commençaient à apprendre l'allemand à Paris quand les États-Unis sont arrivés. Vous allez payer vos dettes à l’OTAN ou pas ? »

Ce morceau d’anthologie qui ne manquera pas de scandaliser les cœurs purs de ce côté-ci de l’Atlantique remplira d’aise tous les « rednecks » de l'autre côté de l'océan, car il n’est que l’expression banale de deux mythes qui ont la vie dure aux Etats-Unis, le mythe de l’Oncle Sam sauveur providentiel des peuples opprimés et celui de la « Pax Americana », garante des valeurs de la « civilisation » contre la « barbarie ».

Or, l’histoire de l’expansion des empires racontée dans les manuels et les journaux n’est pas forcément la bonne.

Le plan Marshall et les traités de coopération politique, économique ou militaire de la même période ont été présentés comme une nouvelle ère qui coïncidait avec l'abandon de la neutralité politique des Etats-Unis à l'égard des affaires internationales, et avec leur domination économique et militaire à l’échelle planétaire, y compris dans l'espace, une nouvelle Pax Romana exerçant un rôle hégémonique et une position de gendarme à l'échelle mondiale.

Cette position s’est imposée définitivement et a pris le relais de la « rule Britannia » avec la crise de Suez en 1956, lorsque les États-Unis ont menacé de suspendre le financement dont la Grande-Bretagne avait besoin, si ses forces ne se retiraient pas du canal de Suez, et de ses derniers avant-postes impériaux. .

Or aujourdhui, comme la Grande-Bretagne en 1947, les États-Unis ont de plus en plus de difficultés à maintenir leur statut militaire et géostratégique au Moyen-Orient et ailleurs. Leurs dépenses de défense représentent près du tiers de leur budget global. A la suite des fiascos militaires en Irak et en Afghanistan et après la crise financière de 2008 et la grande récession qui a suivi, les patriciens et sénateurs américains ont fait savoir qu'ils ne soutiendraient plus l'utilisation des ressources du pays au maintien d’une force militaire budgétivore et ils ont procédé à un "changement de régime" présenté comme le résultat des urnes en installant à la Maison Blanche un président attaché à un nouveau programme : « America First ».

Pour comprendre le processus de grandeur et déclin des empires, un « flash-back » à la mode hollywoodienne n’est pas inutile.

Il n'était pas inscrit dans le « destin » de l'Europe méridionale qu'elle avait pour vocation d’être romaine, et ce n'était pas non plus le projet de César. Pour lui, la conquête était un moyen d'obtenir du sénat l’attribution de moyens militaires qui lui donneraient ultérieurement le pouvoir à Rome. C'était avant tout un outil de politique intérieure et, en passant, un moyen d'enrichir les chefs militaires et les sénateurs qui le soutenaient par un pillage systématique, en même temps qu'un moyen de se procurer des esclaves... 

La « guerre des Gaules » a coupé en deux le monde celto-germanique et réduit les Celtes à devenir une annexe du monde latin. La tactique la plus courante (que Trump n’a manifestement pas oubliée) a été la politique de division : dresser les peuples les uns contre les autres. L'élément militaire a été décisif : les Romains disposaient de techniques de guerre plus avancées. 

Un tiers de la population gauloise a été éliminé physiquement. C'est ce qu’on appellerait aujourd’hui un « génocide ». Quand César passait des accords avec les chefs de tribus, c’était pour les faire prisonniers et faire massacrer hommes femmes et enfants par ses légionnaires. Pour le carnage des Belges, il a écrit : « C'est ainsi que, sans courir de danger, nos soldats en massacrèrent autant que la durée du jour le leur permit. » C’est par la violence et les génocides que la Gaule et le monde celtique ont fusionné avec la « civilisation romaine ». Le terme « gallo-romains » est une imposture du récit historique de l’histoire de France initiée par Napoléon III et diffusée par le troisième république pour faire croire aux Français que leurs « ancêtres » étaient déjà les égaux des conquérants.

En fait, la matrice du mode opératoire romain (et de toute conquête impériale) était la répression des révoltes d’esclaves, enjeu crucial de l'histoire de la République romaine. Le mot « terroristes » n’existait pas encore. Quand des esclaves se révoltaient, on les éliminait physiquement jusqu’au dernier, comme en Sicile en - 135, ou lors de révolte de Spartacus, entre - 73 et - 71, qui s'est terminée par l'« exposition », le long de la via Appia, de milliers d'esclaves crucifiés. Le modèle, c’était l'élimination totale de l'adversaire, justifiée par une discrimination irréductible : les esclaves n'étaient pas considérés comme des hommes, pas plus que ne l’étaient le peuples combattus dans les guerres de conquêtes ultérieures.

Il était exclu que les « Barbares » puissent avoir un sens de l'honneur et de la loyauté, comme il sera exclu, pour les conquistadors espagnols, que les Indiens d'Amérique puissent avoir une âme, et on pourrait étendre l’analogie à des conflits actuels. Il était donc normal de les exterminer, d'autant plus que cela contribuait à un enrichissement conséquent des patriciens romains. 

L'économie romaine était fondée sur un système d’exploitation sommaire et efficace : massacrer ses adversaires ou les asservir, et à les dépouiller entièrement de leurs richesses. Ils commençaient par la répression, exterminaient les populations, puis, quand la résistance était réduite à zéro, soumettaient les élites qui avaient collaboré en leur accordant le plus grand des « privilèges », la citoyenneté romaine.

Corrompre jusqu’à l’os les classes dirigeantes locales a été la recette de base de la domination romaine, l’instrument de l'unification impériale. Il ne faut pas oublier que Vercingétorix avait été officier dans l’armée romaine avent de fédérer les « irréductibles gaulois ». Pour César, l'idée d'« Europe » n’avait pas de réalité ni de sens, il s’agissait de construire une Italie souveraine contrôlant des provinces... « Italy First »
En réalité, ce que les cartes des atlas historiques présentent comme un glacis figé d’un empire stabilisé est une représentation fictive : on combattait sans interruption sur le Rhin et le Danube, en Angleterre et en Espagne... La conquête de César s'est réalisée progressivement par les grands axes de communication, les agglomérations urbaines, mais les campagnes n'étaient pas contrôlées. Pendant les siècles qui ont suivi sa conquête, le territoire de l'Europe actuelle était le théâtre de guerres permanentes. La pax romana, c'était la guerre.

La période « pacifique » de l'Empire est une illusion héritée des historiens italiens de la Renaissance puis des campagnes idéologiques du second Empire (français celui-là).

L’effondrement s’est produit quand les Romains n’ont plus été en mesure de se procurer de nouveaux esclaves et de nouvelles richesses. C’est alors que le déclin (et non pas la « décadence » qui est un concept moralisateur) a commencé. L'analogie avec la période actuelle est sans doute trompeuse, mais elle est inévitable.

Aujourd’hui, le peuple américain n'est prêt à faire la guerre ni aux Nord-Coréens ni aux Iraniens, et il n’est pas nécessaire d’être un expert militaire pour comprendre que les décisions de la Corée du Nord et de l’Iran de défier les États-Unis sur la question nucléaire se fondent sur le constat selon lequel les "marines" en mesure de mener une guerre terrestre.

La différence avec le passage de relais de la Grande-Bretagne en 1947, c’est qu’il n’y a pas de candidat à la reprise du flambeau.

En dépit des timides avancées de Macron, l’Union européenne n’a ni la capacité militaire ni la volonté politique de jouer ce rôle. Le rival présumé de l'Amérique, la Chine, son principal créancier qui possède d'énormes réserves de devises étrangères, principalement en dollars américains, pourrait utiliser son pouvoir économique pour faire pression sur les États-Unis. Mais rien ne montre que les Chinois aient envie de rester enlisés dans les sables mouvants du Moyen-Orient.

Personne ne s'attend à ce que les rivaux mondiaux potentiels des États-Unis (l'Union européenne, la Russie, la Chine et l'Inde) dépassent les États-Unis en termes de défense et les dépassent à court terme dans la sphère militaire. L’Amérique n’a plus envie d’être un empire, mais elle reste le pays le plus puissant. La « Pax Americana » n’avait pas plus de réalité que la « Pax Romana », et les messages de Trump ont le mérite de faire tomber les masques pour montrer le vrai visage de la domination et son jeu de la division. Trump veut simplement rester sur le siège du conducteur et demander aux Européens, aux Russes ou aux Chinois de vérifier la pression des pneus et le niveau d'huile. Seulement voilà, les intéressés ne sont pas d’accord.

Et ça, ça agace énormément Trump !


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49 réactions à cet article    


  • leypanou 13 novembre 18:09

    car il n’est que l’expression banale de deux mythes

    ... : les 2 mythes dont l’article parle est moins « mythe » que celui qui consiste à croire que la Russie (ou la Chine) va venir envahir l’Europe.

    Depuis la fin de la 2ème guerre mondiale, on n’a vu aucun « rapprochement physique » de la Russie en Europe, alors que l« Axe du Bien » n’a cessé de se rapprocher des frontières russes.


    • NEMO NEMO 13 novembre 18:20

      @leypanou

      un mythe, ce n’est pas seulement de l’intox comme celles dont vous parlez
      un mythe est fondateur de toute une idéologie alors que l’intox n’est qu’un arme de propagande


    • Le Panda Le Panda 14 novembre 11:08

      @NEMO
      Bonjour
      Vous me boudez ou c’est un silence du clavier ou un accord avec MACRON je n’ai jamais connu plus à lancer à la décharge et pour lui cela serait un privilège non ? 
      Le Panda


    • Le Panda Le Panda 13 novembre 18:37

      @NEMO

      « Emmanuel Macron propose de créer sa propre armée pour protéger l’Europe contre les États-Unis, la Chine et la Russie. Mais (l’ennemi) dans les deux guerres mondiales c’était l’Allemagne. Comment ça s’est passé pour la France ? Ils commençaient à apprendre l’allemand à Paris quand les États-Unis sont arrivés. Vous allez payer vos dettes à l’OTAN ou pas ? »

      Il est plus que difficile de se prononcer autant sur l’un que sur l’autre, j’ai le sentiment que nous avons à faire à deux dérangés mais de quels côtés là se pose l’énigme il n’y a qu’une seule place pour deux et ils ont acheté un cercueil à « quatre places » le tout est de savoir avec qui ils pensent y aller ?

      Bon article

      Le Panda 


      • baldis30 14 novembre 10:27

        @Le Panda

        bonjour à vous et à Nemo
         Autant j’apprécie l’article et le commentaire autant je me pose la question d’un piège dans l’attitude de Macron ..
        Piège vis-à-vis de qui ? dans l’espoir d’avoir quelle connaissance ou quel renseignement ? La proposition d’une nouvelle C.E.D. est trop grossier et pour ma part recèle un piège ... ou alors son auteur est inconscient parlant pour ne rien dire !

        Macron a commis une gaffe monumentale en renvoyant le général de Villiers, au mépris des usages et du droit du Parlement ! Essaye-t-il un discours réparateur vis-à-vis de l’armée ? Ou alors la situation serait elle grave au point d’effectuer une fuite en avant ... avec un discours inconscient ... en se piégeant lui-même .
        Perplexe  !


      • Le Panda Le Panda 14 novembre 11:12

        @baldis30
        Bonjour,
        Macron a commis une gaffe monumentale en renvoyant le général de Villiers, au mépris des usages et du droit du Parlement ! Essaye-t-il un discours réparateur vis-à-vis de l’armée ? Ou alors la situation serait elle grave au point d’effectuer une fuite en avant ... avec un discours inconscient ... en se piégeant lui-même .
        Perplexe !

        C’est avec plaisir que je vous retrouve, mais mon article est en panne de passage. Le jour ou Macron finira par voir clair et ne fera pas écrire ses discours combien sont ceux qui ont compris son choix du Boléro de Ravel, et Bach vous avez une partie dans ce sens mais nous pouvons poursuivre merci de votre réaction
        Le Panda


      • baldis30 14 novembre 19:28

        @Le Panda

        bonsoir,
        « Le jour où Macron finira par voir clair »
        je crois que vous êtes optimiste en usant de l’indicatif ! en effet le conditionnel s’imposerait bien plus et je me permets de vous soumettre plutôt mon pessimisme sous la forme suivante
        « Le jour ou Macron finirait par voir clair, n’est pas programmé pour la prochaine décennie ... »


      • #Shawford #Shawford 19 novembre 03:07

        @Le Panda

        Mec, t’essaie pas de me lourder de l’U0 ?


      • #Shawford #Shawford 19 novembre 03:08

        @#Shawford

        AVIS A LA POPULACION

        More than ever :

        Never say no to Panda !!!!!!!!!


      • Claude Simon Claude Simon 13 novembre 20:24

        Sauf que Rome était encore l’époque où un prophète ou un messie pouvait faire tomber un empire.

        Depuis que les belles paroles sont au château...

        Les intérêts commerciaux sont contraires aux intérêts militaires.

        Au moins, l’Europe ne rentre pas dans l’hegemon idéologique du moment, celle des idéologues de Poutine.

        On peut comprendre la volonté de Macron d’être plus autonome.

        Mais c’est souvent un fantasme, il s’agit plutôt d’hétéronomie.


        • NEMO NEMO 13 novembre 20:36

          @Claude Simon

          Quel prophète ?
          Quel Messie ?
          Jésus ?
          La conversion de l’empereur Constantin en 312 a été un événement considérable, mais l’empire n’est pas tombé, au contraire, il s’est conforté.
          Avant 312, cinq à dix pour cent de la population de l’Empire romain était chrétienne. Quatre-vingts ans plus tard, le christianisme est devenu la religion majoritaire. Rien n’était changé pour autant à la religion officielle de l’État dont l’empereur demeurait le pontife suprême, si ce n’est que les chrétiens cessaient d’être suspects et que les possessions des communautés étaient garanties par la loi.


        • zzz'z zzz’z 13 novembre 21:14

          Le peuple français, qui à cors et à cris réclame d’ailleurs plus de migrants, celui rincé par la surévaluation de l’euro, n’a que foutre de savoir qui sont les pov’ types qui mourront dans l’arène pour la gloire de LUE. 


          • math math 14 novembre 07:46

            Trump à raison, il traite Macron comme il se doit...un petit enfumeur qui courtise avec l’ennemi (l’Allemagne)..alors que l’OTAN depuis la fin de la seconde guerre mondiale protège l’Europe..Faut choisir..Merkel et son « Mark » et être un collabo comme Pétain, ou être libre afin d’avoir le choix de sa politique dans son pays ?


            • NEMO NEMO 14 novembre 09:09

              @math

              Je pourrais comprendre ce que vous dites si ce n’était pas exactement ce que Trump cherche à provoquer comme réaction : diviser pour régner.
              Ce piège grossier fonctionne malheureusement souvent assez bien, avec les enfants en particulier (quand ils ont des parents pervers ou limités intellectuellement), et préfèrent se priver de quelque chose plutôt que d’avoir l’impression d’être lésés.
              Dans le cas de Trump, deux choses sont incohérentes :
               il provoque Macron pour titiller la fibre patriotique des Français et destabiliser son adversaire du moment (qui est son copain par ailleurs), mais c’est pour renforcer sa propre domination à travers l’OTAN qui est présenté comme une réalité irrémédiable
               il remet en question les déclarations et agissements de ses propres prédécesseurs (alors qu’il n’y a pas eu de révolution aux USA), et en particulier Kennedy et son : « ich bin ein Berliner »
              Macron n’est pas ma tasse de thé, l’UE non plus, mais Trump représente une idéologie de domination des autres peuples par la violence militaire et verbale, et ça, c’est ce que je déteste au-dessus de tout.
              Si ça vaous plait d’être le larbin des Tommies ou des Yankees plutôt que celui des Teutons, grand bien vous fasse, mais ce n’est pas comme ça que vous serez « libre afin d’avoir le choix de (votre) politique dans (notre) pays ». 


            • math math 14 novembre 09:20

              @NEMO...Votre point de vue..pas le mien...Trump va taxer les produits de notre pays comme ceux d’autres pays déjà taxés..Il protège son pays, ne le vend pas comme le fait Macron !


            • NEMO NEMO 14 novembre 09:23

              @math

              John Kerry vient de déclarer que Donald Trump est ce président qui dit d’un côté qu’il est amoureux de Kim Jong-Un, et qui de l’autre, insulte son plus vieil allié. Il a aussi rappellé que la France avait sacrifié 88 soldats en Afghanistan après le 11 septembre. Il a conclu "Arrêtez de tweeter. L’Amérique a besoin d’amis".


            • NEMO NEMO 14 novembre 09:27

              @math

              c’est vous qui vendez votre pays, puisque vous admirez celui qui le taxe !
              on dirait que pour vous, le seul choix est de choisir son maître


            • math math 14 novembre 09:51

              @NEMO....Trump est lucide et voit très bien qui est en face de lui..Le « bouffon » Macron est de ceux là !
              Les USA sont au sommet en économie..moins de chômage et redevenu le premier sur la scène internationale...qu’à fait Jupiter en face ?...RIEN sinon taxer les pauvres pour donner aux riches !


            • math math 14 novembre 09:52

              @NEMO....Vous délirez mon bon ?


            • NEMO NEMO 14 novembre 09:54

              @math

              «  Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas où vous voulez ? 
              Pas toujours, mais qu’importe ?

                Il importe si bien, que de tous vos repas, je ne veux en aucune sorte, et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.  »


            • baldis30 14 novembre 10:35

              @math

              bonjour
              «  il traite Macron comme il se doit...un petit enfumeur qui courtise avec l’ennemi (l’Allemagne).. »
              Il y a beaucoup à réfléchir aux termes utilisés ... beaucoup, beaucoup ... !
              En ces temps de célébration de l’armistice on ne peut pas oublier l’attitude de plusieurs généraux et maréchaux de la grande Guerre qui voulaient aller jusqu’à Berlin ... Y compris celui qui déclara que ce qui avait été signé durerait moins de vingt ans ( auquel cas il se trompa au maximum d’un an ...) !
              Ensuite la complaisance actuelle des « élites-sic » françaises est trop manifeste pour qu’elle ne soit pas téléguidée ...


            • math math 14 novembre 10:39

              @baldis30...L’Allemagne a toujours été l’ennemi de notre pays..Merkel utilise « le Mark » pour détruire notre pays..ça c’est une évidence...donc 
              Macron à genoux devant ce pays est un collabo de la trempe d’un Pétain en son temps...Ce type est un traitre...


            • baldis30 14 novembre 11:09

              @math

              bonjour,
              « .L’Allemagne a toujours été l’ennemi ...... »
               meuh non ! meuh non ! c’est pas possible ... ce sont nos amis, ils sont là pour nous donner des leçons ... ne le saviez-vous pas ?  smiley  smiley
              Ils font tout bien : leurs voitures sont parfaites un peu lourdes, leurs campings au bord de l’Ardèche sont parfaits, un peu inondables... c’est cette p... de rivière cévenole qui n’a pas voulu collaborer ... ah la s.... 


            • Jelena Jelena 14 novembre 09:55

              Si les rosbifs veulent quitter l’UE, c’est parce que cela fait quelques années que l’indépendance Berlin/Washington est en cours. Quand à l’armée de l’UE qui sera indépendante de l’Otan, je doute que ce soit un projet fictif.


              • microf 14 novembre 11:23

                J´aurai été á la place du Président TRUMP, j´aurai répondu ceci au Président francais qui veut une créer une armée Européenne pour se protêger des Usa son allié « la France n´a jamais gagnée ni la première guerre mondiale, ni la seconde, guerre mondiale, sans les Usa, les francais parlerai aujourd´hui l´Allemand, mais il n´est jamais trop tard, cela peut encore arriver ».

                " Corrompre jusqu’à l’os les classes dirigeantes locales a été la recette de base de la domination romaine, l’instrument de l’unification impériale." Ceci est écrit dans le texte de l´article.

                La France l´a bien comprit et utilise cette lecon apprise aux Romains, en Afrique et les résultats chacun peut les vérifier en Afrique, sont lá bien visibles


                • kako 14 novembre 13:01

                  @microf
                  Vous ne connaissez pas trop bien l’histoire semble t-il, car vous oubliez le rôle majeur des russes dans cette affaire. Russes qu’aujourd’hui, on nous présente comme l’ennemi. Sans les russes qui ont mis en déroute le front de l’Est, au prix de pertes humaines effroyables, le conflit aurait perduré et rien ne dit que même avec les américains, on aurait gagné quoi que se soit. 
                  Macron est européiste, mais la France n’est pas forcée de rester dans l’Otan. On a vécu sans eux durant des décennies et nous ne nous portions pas plus mal. Je ne vois que des inconvénients à cette participation à l’Otan. Il faut donc commencer par en sortir. 
                  Maintenant, dire que les Usa sont nos alliés ce n’est pas faux, mais puis-je vous rappeler cette prière du sage : « seigneur, protégez moi de mes amis, je m’occupe de mes ennemis » ... Depuis quand les Etats ont des amis ? Ils n’ont que des intérêts !!! Et les américains nous le font bien sentir. 


                • microf 14 novembre 13:45

                  @kako

                  Merci @kako de votre commentaire en réponse au mien.

                  Je connais très bien l´histoire, vous devez certainement être nouveau dans ce Forum, je ne me rappele pas vous avoir déjá lu, ou sinon, cela fait très longtemps.
                  En relisant mes commentaires de ce forum, vous y trouverez le role que j´ai octroyé á la Russie lors de la seconde guerre mondiale.
                  Je ne peux pas dire que j´ai oublié de mentionner la Russie parceque ce n´était pas le contexte, ici, il s´agissait des Usa, j´ai préféré m´y arrêter.

                  Le Président Francais a commis un impair en se confrontant de cette manière au Président Usa. Vous écrivez que les états n´ont pas amis mais que des intérêts, ce qui est vrai, mais pensez vous que le Président Francais en se confrontant au Président Usa de cette manière brutale il protêge les intérêts de l´état francais ?.

                  Le Président Poutine celui á qui, j´ ai donné le nom du « Mozart de la politique », car il est á la politique ce qu´était Mozart á a musique, á savoir, un virtuose, n´aurait jamais fait une telle déclaration, pourquoi ? parcequ´il protêge justement les intérêts de son pays la Russie. Au plus fort des tensions entre la Russie et l´Occident, il n´a jamais fait une déclaration qui pourrait nuire aux deux, car les hommes passent, les Nations restent. Existe t-il une telle tension entre la France et les Usa ? ne sont-ils pas tous deux membres de l´Otan ?. Ne sont-ils pas tous deux ceux qui sanctionnent la Russie ? Le Président francais en faisant une telle déclaration même s´il dit vrai, s´adresse á toute l´Amérique en est-il conscient ?.
                  Le Président Trump va partir, un autre Président viendra et il s´en souviendra.
                  Il aurait dû faire comme mon « Mozart de la Politique, le Président Poutine » en trouvant les mots qu´il faut. Le Président francais n´a pas dit de sortir de l´Otan, mais de créer une armée pour faire face aux Usa et aux Russes, en plus il le dit lors d´une cérémonie commémorant la fin de la guerre oú il a invité ceux qui sont une ménace pour lui, quel impair !                       Les Usa peuvent se fâcher et les conséquences seront immédiatement ressenties par la France, qui aura perdu ?. Est ce qu´en créeant une armée Européenne elle pourra contrer les Usa ?.


                • Zolko Zolko 14 novembre 13:27
                  1. La Pax Romana n’évoquait pas la paix telle que nous l’entendons aujourd’hui. La Pax Romana signifiait que ceux qui labouraient un champ et y semaient étaient assurés de pouvoir aussi récolter et vendre la production. C.à.d. que les agriculteurs n’avaient pas à craindre de hordes barbares qui allaient leur piller ou détruire les champs. C’est tout.

                   

                  Ca ne concernait en rien les guerres à la periférie de l’empire. 


                  • Tall Tall 14 novembre 13:28

                    Macron veut défier les USA ?

                    Ben voyons ...tandis que la Darpa investit 2 milliards dans l’IA forte, à Paris on demande à un philosophe déguisé en Descartes de faire un rapport sur « c’est quoi l’IA ? »


                    • Xenozoid Xenozoid 14 novembre 13:32

                      @Tall
                      ils ont bient investi des milliers de milliard pour la « démocratie »,et pourtant même toi tu te poses des questions sur ce cirque


                    • Tall Tall 14 novembre 13:37

                      @Xenozoid
                      Mais la démocratie fonctionne, la majorité des gens sont cons, et ce sont bien des cons qui sont élus, non ?


                    • Tall Tall 14 novembre 13:40

                      @Xenozoid
                      Mais si tu parles des pays militairement envahis, là je n’ai jamais cru à une démocratisation.


                    • Xenozoid Xenozoid 14 novembre 13:42

                      @Tall
                      sont pas élus ils sont sélectionnés..c’est un americain qui disait ça,they are not elected they are selected


                    • Emile Mourey Emile Mourey 14 novembre 13:31

                      Excellent article. Je me permets toutefois une petite correction en tant que modeste latiniste. Il n’y a aucune preuve qui permette de dire que Vercingétorix ait été dans l’entourage de César. Je pense même que si cela avait été, César l’aurait dit clairement. Si l’on traduit correctement les textes et les mots dans leur sens d’origine, c’est l’ancienne alliance « amicitia » suite à la défaite de Bituit, que César reproche à Vercingétorix d’avoir rompue. La pensée politique de Vercingétorix se trouve dans cette phrase que César rapporte en termes parfaitement clairs mais, hélas, toujours mal traduits : « Je ferai de toute la Gaule un seul conseil (de gouvernement) dont personne au monde ne pourra contester les décisions dès lors qu’elles auront été prises dans une volonté commune » (DBG VII, 29, traduction très précise E. Mourey).


                      • NEMO NEMO 14 novembre 15:05

                        @Emile Mourey

                        Merci pour votre commentaire. 
                        Je n’ai pas écrit que Vercingetorix avait fait partie de l’entourage de César, mais qu’il avait été officier dans l’armée romaine, comme l’ont écrit Serge Lewuillon ou Vincent Guichard.
                        Vercingétorix, comme de nombreux jeunes 
                        aristocrates gaulois, reçu une éducation scolaire et militaire romaine avant de prendre les armes contre les conquérants dominateurs qui avaient contribué à la « déchéance » des sa famille (son père, ancien roi, aurait voulu rétablir une monarchie sans succès).
                        Il aurait été alors un Gaulois déjà romanisé, tiraillé entre ses origines et son éducation et aurait fini par choisir son camp (comme l’ont fait certains officiers vietnamiens pendant la guerre d’Indochine ou des officiers algériens formés par l’armée française qui sont passés au FLN).
                        De toutes façons, en ce qui concerne les « sources » dont vous vous souciez à juste titre, celles concernant la « guerre des gaules » sont à 999% celles de César qui, on le sait, a « arrangé » l’histoire dans le but de circonvenir le sénat.
                        Pour d’autres « sources », il faut attendre davantage de l’archéologie que des écrits.


                      • Emile Mourey Emile Mourey 14 novembre 16:57

                        @NEMO

                        Votre réponse est très intéressante. Le problème, c’est l’archéologue Vincent Guichard qui est loin d’être une référence. Tant que le monde érudit, dont vous êtes, se référera à lui, tant je serai suspecté d’errance.

                        Si César cite en effet, dans son entourage, certains nobles ou fils de nobles Gaulois dans sa guerre des Gaules, il est pour moi évident qu’il aurait évoqué Vercingétorix, alors que celui-ci était fils de Celtillos, « Princeps » des Arvernes. Quant à l’armée, je ne vois de Gaulois servant dans l’armée romaine que dans les légions recrutées dans une Italie du nord à la population mélangée.

                        Quant à César qui ne serait pas crédible, c’est une fable que les archéologues ont répandue pour masquer leur incompétence à traduire correctement son texte. Seul critique de son temps, Asinius Pollion prétend que les Commentaires ont été composés avec trop peu de soins et trop peu de respect pour la vérité, parce que, le plus souvent, César a pris pour argent comptant ce qui lui était rapporté par les autres. Quant à ses actions, soit à dessein, soit par défaut de mémoire, il les rapporte d’une façon inexacte.

                        Cicéron : Ses commentaires sont un livre excellent ; le style en est simple, sans détours et plein de grâce, dépouillé de toute pompe de langage : c’est une beauté sans parure. En voulant fournir aux futurs historiens des matériaux tout prêts, il a peut-être fait plaisir à des sots, qui ne manqueront pas de charger d’ornements frivoles ces grâces naturelles ; mais il a ôté aux gens de goût jusqu’à l’envie de traiter le même sujet.

                        Hirtius : La supériorité en est si généralement reconnue, que l’auteur semble plutôt avoir ravi que donné aux historiens la faculté d’écrire après lui. Mais nous avons plus de motifs que personne d’admirer ce livre : les autres savent avec quel talent et quelle pureté il est écrit ; nous savons, de plus, avec quelle vitesse et quelle facilité il le fut.

                        Bref, aucun auteur contemporain de César n’a dit que les Commentaires aient été faux en dehors de la présentation tout à son avantage qu’en fait l’auteur, et on ne voit pas comment il pourrait en être autrement, vu que qu’il s’agissait de rapports envoyés au sénat où siégeait un certain nombre de ses adversaires.

                        Je conclus : Il n’y a absolument rien à attendre des archéologues du mont Beuvray qui se sont complètement fourvoyés. ; voyez mon article Agoravox d’hier 13 Novembre : À MM les archéologues Pierre Nouvel et Vincent Guichard : qui sont les fous ? Moi ou vous ? Copie au Ministre (Bibracte, Gergovie etc...) 


                      • NEMO NEMO 14 novembre 17:19

                        @Emile Mourey

                        Oui, merci M. Mouray
                        Je lis vos articles qui sont toujours très documentés et j’apprécie la rigueur de vos argumentations pleines de scrupules.
                        Vous êtes mieux placé que moi pour évoquer la personnalité et le personnage de Vercingetorix, et je n’ai pas la prétention de trancher un débat de spécialistes plus compétents que moi.

                        Mon allusion à Vercingetorix avait pour unique but dans cet article de mettre en avant le fait que le phénomène des « young leaders », ces jeunes gens issus de l’« élite », sélectionnés par le « parrain » américain pour recevoir à ses frais les éléments qui leur permettront d’être durablement à son service, était un des aspects de l’action menée par un conquérant pour imposer durablement sa domination sur les peuples conquis.

                        La scolarisation des enfants en langue française et la formation de médecins africains dans les facultés françaises ont certainement été aussi efficaces que les actions militaires dans l’implantation de la France en Afrique, mais elles ont un avantage moral évident : les victimes sont reconnaissantes.


                      • baldis30 14 novembre 19:33

                        @NEMO @Emile Mourey
                        bonsoir
                         merci à tous les deux pour ces précisions historiques


                      • Zolko Zolko 14 novembre 13:34

                        2) concernant les guerres à la périphérie, il est faux de dire que les Romains saccageaient et détruisaient tout. L’empire Romain fonctionnait à la fois par les esclaves, mais aussi par la relative bonne volonté des pays soumis, qui profitaient de la civilisation Romaine : égouts, thermes, jeux, théatre....

                         

                        Et les esclaves venaient des conquêtes militaires : ils tuaient les chefs et vendaient les autres. Contrairement aux USA, les enfants ne naissaient pas esclaves, au contraire les vieux esclaves étaient souvent libérés. Massacrer tout le monde aurait été très mauvais économiquement. C’est d’ailleurs ce phénomène qui a mené l’empire à sa perte : comme ils avaient toujours besoin d’esclaves, ils devaient mener des guerres expansionnistes de plus en plus loin, ce que les communications de l’époque ne pouvaient permettre.

                         


                        • NEMO NEMO 14 novembre 15:31

                          @Zolko

                           « bonne volonté des pays soumis, qui profitaient de la civilisation Romaine  »

                          c’est cela, oui, un peu comme la « bonne volonté » des larbins de Washington qui envoient même leurs enfants faire leurs études aux USA et les « young leaders » pétris de globish et de franglais qui consomment à tire larigaud les produits yankees made in China

                          c’est exactement ce que le veux illustrer dans l’article

                          un bémol à ce que vous dites : les villes se situant actuellement sur le territoire de la France qui bénéficiaient des aménagements que vous évoquez se trouvent à 90% en Provence, l’ancienne « provincia » qui était romaine à part entière. Au nord, Trèves, Rotomagus ou Avaricum étaient des chefs lieux administratif importants de « colonies » (mot à l’origine du nom de la ville de Colgne) où le nombre élevé de fonctionnaires et militaires romains justifiait la construction (en utilisant la main d’oeuvre locale) de thermes-lupanars ou de théatres destinés au repos du guerrier

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