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Accueil du site > Tribune Libre > Démocratie à l’arrêt

Démocratie à l’arrêt

On peut partager des positions portées par tel ou tel parti politique sans y adhérer, il y a loin entre la réception favorable de certaines propositions et l’adhésion militante ! Tout le monde, sans toujours l’avouer, picore ici et là des idées en se gardant de tomber dans une marmite de droite, de gauche (ou entre les deux…), la potion étant rarement satisfaisante… pour faire un mélange à son goût. (Seul Obélix a réussi à tirer le meilleur d’une, mais dans les autres il n’y a rien de magique, il le sait, et nous aussi !)

Macron a joué cette carte du melting idéologique, et s’il a été élu, c’est bien que ça correspondait à l’attente d’un mélange nouveau pour oublier le bruit de fond des candidats en campagne fait de phrases convenues, de déclarations, de positions idéologiques usées… servies avec une sauce marketing qui sent le réchauffé, le tout validé par des sondages pilotés par les médias qui vérifient que leurs manipulations de l'opinion a bien produit les résultats attendus dans une mise en abyme qui se développe sans frontières.

Mais les Institutions étant ce qu’elles sont, la vie politique reprend son cours et la dure réalité doit être affrontée avec la boîte à outils institutionnelle en jouant avec les vents contraires pour naviguer au plus près en tirant des bords, et voir ainsi les lignes d’arrivée s’éloigner comme l’horizon quand on est en pleine mer !

Comment reprendre le pouvoir monarchique (quasi divin) accordé aux Conseils d’Etat et Constitutionnel, pour faire passer des Lois et décrets que la population approuve, alors qu’ils les jettent à la corbeille d’un trait de plume. Sans possible recours ! Cette aberration démocratique ne peut être corrigée que par une révision de la Constitution – qui ne peut se faire, chaque parti voulant en être l’auteur s’oppose à celui qui la porte devant les Assemblées réunies. Or ne serait-ce pas un impératif démocratique que de donner au Parlement le cut final sur l’approbation des Lois et décrets, et s’il le faut aux Français par referendum ? Les Conseils doivent donner des conseils, et rien de plus !

Alors on bricole, on gagne du temps en jouant avec les médias : par exemple on crée une Convention citoyenne, qui accouche de ce que l’on sait déjà, et qui, ignorant les obstacles pour mettre en œuvre toute mesure collective, se dresse sur ses ergots en se jugeant bafouée par le pouvoir lorsqu’il renonce à prendre les décisions qu’ils attendent ! Avaler des couleuvres a prétendu Hulot, pourtant au fait des process (il s’attendait à quoi ?). Evidemment passer de 130 à 110 sur les autoroutes dépasse les capacités d’un gouvernement, incapable de rappeler que le 110 est en place depuis plus de dix ans dans les Alpes Maritimes sans poser de problème, nonobstant la mauvaise humeur de quelques propriétaires d’hyper-cars qui rêvent de débouler sur l’autoroute de l’Esterel à 250km/h (on comprend leur frustration).

Bref le bricolage est un effet collatéral de la démocratie qui l’amène sur le terrain de la participation : démocratie participative, dit-on. Pour faire quoi ?, puisqu’on ne peut pratiquement rien faire entre les oukases des Conseils d’Etat et Constitutionnel, et les décisions de justice qui trouvent toujours, dans un droit pléthorique et incohérent, les motifs de dire non (ex : le Center parc de Roybon). La démocratie participative permet en effet à tous de participer au bavardage incessant qui fait le fonds de commerce des médias en ne gênant personne puisqu’il ne débouche sur rien. Mais ça occupe, c’est son grand mérite !

Bref, notre démocratie ne produit pas grand-chose, les recours des assos de ceci et cela s’ajoutant à l’obésité des services de l’Etat et à une Institution judiciaire en coma profond, pour compléter le dispositif. Jadis la question était : qui t'as fait Roi , Aujourd'hui elle est : qui t'as fait Juge ? Les magistrats revendiquent une indépendance dont ils abusent, n'ayant de comptes à rendre qu'à eux-mêmes ; le principe de la représentation nationale est bafoué ; et après la monarchie c'est à la chute de la république qu'ils travaillent. Non, je ne fais pas confiance à la justice de mon pays !

Si l’intelligence peut se penser artificielle (IA), la bêtise, elle, est bien naturelle (BN) !


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61 réactions à cet article    


  • Bendidon Bendidon 2 mars 11:50

    Bref, .... smiley


    • Le421... Résistant Le421 2 mars 18:48

      @Bendidon
      Démocratie ? Quelle démocratie ?
      Ces derniers temps, heu, je veux pas dire mais...


    • Le421... Résistant Le421 3 mars 13:53

      @Le421
      À la limite, « démocrassie », je veux bien...


    • binary 2 mars 11:54

      La démocratie est un concept. Un concept n a pas de but, mais une justification.

      Les démocrates sont des individus, dont l’activité principale à pour but d empêcher les électeurs de choisir leur bulletin de vote.


      • Arogavox Arogavox 3 mars 14:17

        @binary
          Je verrais plus le concept de démocratie comme un idéal (plutôt qu’un but  L’intérêt de l’idéal, non voué à être jamais ’atteint’ comme un but, c’est de fixer un consensus sur la direction souhaitée).
          Ainsi, la demo-cratie (pouvoir du peuple, par le peuple, et pour le peuple) n’est en fait pas compatible avec l’élection ! Le vote, pour parler vrai (honnêtement) signifie ’voeu’ (i.e. : volonté), et ce sens devrait cesser d’être dévoyé.
          Il est ontologiquement incohérent que des être libres (de choisir sans contrainte), et égaux en dignité, se laissent aller à désigner un panel de gens pour leur accorder une dignité supérieure (fusse pour prétendre gouverner à la place du peuple. Un simple arbitrage du contrôle constitutionnel n’a même pas besoin de ce surplus anti-démocratique de dignité ).
         cf piste des « KDO fraises » ...
         


      • Étirév 2 mars 12:46

        La démocratie n’existe pas.
        Elle ne peut donc pas être à l’arrêt.
        En effet, définir la « démocratie » comme le gouvernement du peuple par lui-même, c’est là une véritable impossibilité, une chose qui ne peut pas même avoir une simple existence de fait, pas plus à notre époque qu’à n’importe quelle autre.
        C’est pour créer cette illusion qu’on a inventé le « suffrage universel » : c’est l’opinion de la majorité qui est supposée faire la loi. Mais ce dont on ne s’aperçoit pas, c’est que l’opinion est quelque chose que l’on peut très facilement diriger et modifier ; on peut toujours, à l’aide de suggestions appropriées (sondages, attentats, pandémies, etc.), y provoquer des courants allant dans tel ou tel sens déterminé.
        Après 1789, la France est passée d’une monarchie qui avait pour contre-pouvoirs tous les corps intermédiaires, à une oligarchie financière dénuée de tout contre-pouvoirs, le tout sous le vocable trompeur de démocratie. La démocratie est le vêtement dont se pare le pouvoir sous le prétexte qu’existe une représentation populaire (pouvoir législatif). Mais cette représentation est, dans les faits, c’est-à-dire concrètement, catégorielle et non pas populaire parce que contrôlée par des partis politiques sous influence des puissances d’argent.


        • Gerald 2 mars 13:20

          @Étirév
          La démocratie représentative est une réalité. Le pb est dans les règles du vote, et des campagnes électorales. 
          Se réfugier dans un idéal mythologique comme la prétendue démocratie directe athénienne est facile, mais elle n’a jamais existée : Athènes c’est 30.000 hommes libres et 300.000 esclaves ! So what ?


        • Yann Esteveny 2 mars 13:50

          Message à Gérald,

          La Démocratie directe athénienne était bien une réalité et d’ailleurs pleine de leçons pour notre époque.
          L’une de ces leçons est de jamais immiscer des gens aux affaires de la cité qui ne consentent pas à mourir pour leur patrie.
          Parler actuellement de démocratie pour la France est une mauvaise farce. Glisser des bulletins dans des urnes est un spectacle qui n’a rien à voir avec la démocratie. Il y a largement plus de gens prêts à tuer pour s’enrichir que d’hommes prêts à mourir pour leur patrie. Au final, cela produira des files d’attentes pour le vaccin de la dictature sanitaire.

          Respectueusement


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 2 mars 14:37

          @Yann Esteveny

          L’autre leçon, c’est que la « démocratie » athénienne ne concernait que les citoyens mâles libres ce qui devait correspondre à 5 ou 10% de la population, 50% étant des femmes et, dans la moitié porteuse du chromosome « y », la majorité étaient des esclaves et une bonne partie (les commerçants en particulier) des étrangers (non athéniens) ou même des barbares (dont la langue maternelle n’étaiy pas le grec).

          Ce qui fait que cette pseudo « démocratie » n’était rien d’autre qu’ne ’oligarchie’ de fait (du grec ancien ὀλιγαρχία / oligarkhía, dérivé de ὀλίγος / olígos, « petit », « peu nombreux », et ἄρχω / árkhô, « commander »), une forme de gouvernement où le pouvoir est détenu par une élite restreinte de dirigeants 


        • Gerald 2 mars 15:20

          @Yann Esteveny
          La démocratie athénienne c’est le bavardage de « Nuit debout ».
          Elle n’a pas produit de beaux fruits : la Grèce n’a jamis existée comme nation ; Athène a été une Ville conquérante qui s’est perdue contre Sparte dans la guerre du Péloponèse, en Sicile contre Carthage... et c’est un éttranger de Macédoine, Alexandre, qui a repoussé et écrasé les Perses etc.
          La démocratie athénienne a produit quoi ?... le socialisme français peut-être, pétri de platonisme... immobile comme Narcisse, en se regardant dans les reflets du pouvoir... baratineur comme la mauvaise philosophie.


        • Yann Esteveny 2 mars 15:21

          Message à avatar Séraphin Lampion,

          Les différences entre une oligarchie et la démocratie athénienne sont nombreuses :
          - le nombre de citoyens participant aux choix de la cité,
          - l’égalité de voix instituée entre les citoyens grecs,
          - les devoirs des citoyens envers la cité,
          - etc...

          Je ne prends pas la Démocratie Athénienne comme modèle absolu mais lui reconnais quelques principes sains qui sont complètement ignorés par les thuriféraires de la démocratie de spectacle actuelle.

          Respectueusement


        • Yann Esteveny 2 mars 15:50

          Message à Gérald,
          Je vous cite : « La démocratie athénienne c’est le bavardage de « Nuit debout ». »
          Vous vous méprenez. C’est « Nuit debout » qui est le bavardage de la Démocratie Athénienne.
          L’examen des fruits de notre Régime invite à ne pas juger péremptoirement la Démocratie Athénienne après vingt-cinq siècles.

          Respectueusement


        • sirocco sirocco 2 mars 18:02

          @Gerald

          « La démocratie représentative est une réalité. »

          Le fait que Wikipedia, les merdias et les sites gouvernementaux annoncent : « La France est une démocratie représentative » vous suffit comme réalité ?... 

           
          « Le pb est dans les règles du vote, et des campagnes électorales. » 

          Vous élisez un député censé vous représenter. Si par la suite il ne pense qu’à se remplir les poches, à obéir à un chef de parti qui le récompense et à céder aux sollicitations des lobbies, cela ne vous gêne pas ?


        • Gerald 2 mars 20:14

          @sirocco
          Un député qui se remplit les poches... c’est la base de l’antiparlementarisme primaire. Sans intérêt.


        • sirocco sirocco 3 mars 10:11

          @Gerald

          Ben oui je m’adonne à l’antiparlementarisme. Primaire ? je ne sais pas trop ce que ça signifie, ni s’il existe un antiparlementarisme secondaire...

           
          Quand vous voyez la personne que vous avez élue pour vous représenter se complaire dans des actions moralement condamnables un exemple parmi tant d’autres :

          https://trombi-neonics.agirpourlenvironnement.org/ 

          vous réalisez que vous n’avez pas élu un « représentant » mais une pourriture qui vend son vote pour le bakchich d’un grand groupe chimiste, et vous ne pouvez plus croire à la « démocratie représentative ». 

           
          Ce qui est dommage, c’est que vous préférez balayer ma remarque d’un revers de main sans argumenter. Si vous n’aimez pas la contradiction, écrivez plutôt un livre mais ne venez pas sur un forum de discussion.


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 2 mars 12:49

          « Le mot qui convient le mieux pour désigner un système qui gomme les frontières entre le Gouvernement avec un G majuscule et l’Entreprise avec un E majuscule n’est ni “libéral”, ni “conservateur”, ni “capitaliste”. Ce serait plutôt “corporatiste”. »

          Naomi Klein


          • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 2 mars 13:05

            @Séraphin Lampion
             
             Le corporatisme est un terme faisant référence à deux concepts distincts, l’un doctrinal et idéologique, l’autre factuel et sociologique : une doctrine économique et sociale fondée sur le regroupement de différents corps de métier au sein d’institutions défendant leurs intérêts ; l’utilisation de pouvoirs économiques, sociaux et politiques pour créer des groupements d’intérêt puissants et influents.
             
             La définition du corporatisme selon Naomi Klein : « la grande entreprise et le gouvernement tout puissant combinant leurs formidables puissances respectives pour mieux contrôler les citoyens. »
             
             Curieusement, cette définition rejoint celle que Mussolini donnait du fascisme  : « Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’État et des pouvoirs du marché. » (Benito Mussolini)
             
            « Structurellement, l’équivalent politique de l’entreprise est l’État totalitaire. » (Noam Chomsky)

             
             


          • Gerald 2 mars 13:22

            @Francis, agnotologue
            Chomsky n’a rien compris, ni de l’entreprise, ni de l’état. Ce qui est vrai pour l’un ne l’est pas pour l’autre, et réciproquement !


          • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 2 mars 13:41

            @Gerald
             
             vous devriez lui expliquer. Ici peut-être ?


          • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 2 mars 14:13

            @Gerald

            Quand j’étais en terminale, un élève de la classe avait dit au prof de philo qui lui objectait des arguments tirés de la « Critique de la Raison Pure » : « je conteste Kant ! »
            Et le prof lui avait répondu : « Vous êtes gonflé ! ».


          • Gerald 2 mars 20:19

            @Séraphin Lampion
            Oui, elle est bonne. Et moi je crois que l’on a trop parlé de Platon qui a défendu l’autocratie, l’élitisme... En politique que lui doit-on ?


          • Gerald 2 mars 20:28

            @Francis, agnotologue
            l’Etat a des entrées d’argent qui viennent des impôts et taxe, pour assurer ses missions et payer ses fonctionnaires ; et avoir une dette qui n’est pas amortie, et qui peut se prolonger indéfiniment. Et quoiqu’il se passe l’Etat est immortel, le recours à l’impôt et la planche à billets est une assurance tou- risque

            Une entreprise doit vendre des produits à des clients pour payer ses fournisseurs, les taxes, les impôts, les salaires, amortir ses dettes (capital et intérêts), et avoir un profit pour assurer la rentabilté des capitaux investis. Sinon elle meurt ! 

            L’un et l’autre ne relèvent donc pas du même type de gestion. Point barre.


          • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 3 mars 09:19

            @Gerald
             
             une pomme n’est pas une poire. Mais structurellement parlant elles sont identiques.
             
             Apprenez à lire et le sens des mots que vous lisez.


          • Zolko Zolko 3 mars 09:26

            @Gerald

            Et quoiqu’il se passe l’Etat est immortel, le recours à l’impôt et la planche à billets est une assurance tout-risque

             
            N’importe-quoi : la Russie des Tsars, la Yougoslavie, la RDA ... sont autant d’états qui ont cessé d’exister. Et la France ne peut pas avoir recours à la planche à billets puisqu’elle n’a plus de planche à billets, demandez-donc à la Grèce.
             

            Point barre


            je vois le niveau « argumentaire »

          • sirocco sirocco 3 mars 13:11

            @Francis, agnotologue

            Voyons ! Francis !... Vous savez bien que Chomsky est un sombre imbécile qui ne comprend rien à rien !  smiley


          • Gerald 3 mars 16:50

            @Zolko
            Ces Etats et avant eux des Empires ont cessé d’exister, mais ce n’est pas pour le mêmes raisons qu’ont cessé d’exister aussi des entreprises. 
            Rien à voir, c’est absurde de rapporter sur l’un ce qui appartient à l’autre. Y compris en matière de gouvernance.


          • Gerald 3 mars 16:51

            @Francis, agnotologue
            Structurellement parlant Etat et Entreprise ne sont pas identiques. 


          • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 4 mars 08:39

            @Gerald
             
            Chomsky n’a pas dit que l’État et l’entreprise sont structurellement identiques.
             
            Il a dit : « Structurellement, l’équivalent politique de l’entreprise est l’État totalitaire. » Nuance.
             
            Apprenez à lire.
             
             J’ajoute :
             
            « Le capitalisme contemporain est devenu par la force de la logique de l’accumulation, un « capitalisme de connivence ». Le terme anglais « crony capitalism » ne peut plus être réservé aux seules formes « sous-développées et corrompues » de l’Asie du Sud est et de l’Amérique latine que les « vrais économistes » (c’est à dire les croyants sincères et convaincus des vertus du libéralisme) fustigeaient hier. Il s’applique désormais aussi bien au capitalisme contemporain des États-Unis et de l’Europe. Dans son comportement courant, cette classe dirigeante se rapproche alors de ce qu’on connaît de celui des « mafias », quand bien même le terme paraîtrait insultant et extrême. » Par Samir Amin, économiste et président du World Forum for Alternatives.
             


          • Passante Passante 4 mars 08:44

            @Francis, agnotologue
             le concept a été dernièrement amélioré par Chris Hedges en « corporate fascism »..


          • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 4 mars 11:53

            @Passante
             
             merci pour l’info.


          • eau-pression eau-pression 4 mars 12:15

            @Francis, agnotologue

            Dans le reportage « derrière nos écrans de fumée » les acteurs de base des GAFAMs s’interrogent sur les conséquences qui ne leur plaisent pas de leur oeuvre en cours. Ils identifient plutôt l’argent que leurs patrons comme cause des menaces totalitaires que l’hydre numérique engendre. Dans le monde occidental : réussite = capacité à faire de l’argent avec un concept.
            Seule issue : revoir notre rapport à l’argent-possession


          • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 4 mars 14:00

            @Passante
             
            Merci pour l’info.
             
            J’ai trouvé ça  : Friendly Fascism : The New Face of Power in America

             

            « En 1980, la politique capitaliste américaine portait un « masque de gentilshommes », un déguisement troublant pour dissimuler un despotisme rampant dans lequel les ultra-riches et les superviseurs des entreprises fusionnaient avec un pouvoir étatique centralisé afin de gérer la population.

            Cet autoritarisme corporatif immanent menaçait de subvertir la démocratie constitutionnelle. Mais contrairement aux usurpations violentes et soudaines qui ont conduit au fascisme à l’époque d’Hitler, de Mussolini et des bâtisseurs d’empire japonais, cette nouvelle race américaine « souriante » de fascisme gagnait du terrain par des atteintes progressives et silencieuses aux libertés du peuple américain.

            Publié pour la première fois il y a plus de trois décennies, le Friendly Fascism est un ouvrage qui prédit étrangement les menaces et les réalités des tendances actuelles des puissances politiques et économiques.

            L’auteur Bertram Gross, conseiller présidentiel à l’époque du New Deal, retrace l’histoire et la logique du déclin de la démocratie dans les pays du Premier Monde et identifie la croissance transnationale capitaliste et les réponses inappropriées aux crises mondiales comme étant les sources du despotisme de la fin du XXe siècle en Amérique.

            Il lance des avertissements de plus en plus pressants sur ce qui se passe lorsque les grandes entreprises et les grands gouvernements deviennent copains - inflation chronique, récession récurrente, chômage déclaré et caché, empoisonnement de l’environnement - et propose simultanément un changement de perspective pratique qui pourrait aider les citoyens américains à construire une démocratie plus vraie.

            Il imagine une Amérique dans laquelle les héros ne sont plus nécessaires et où le leadership est un groupe de non-élitistes qui ’reconnaissent l’ignorance des sages ainsi que la sagesse des ignorants’. »

            Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)


          • Xenozoid Xenozoid 4 mars 14:04

            @Francis, agnotologue

            Appelez-le « fascisme secret » ou « fascisme smiley face. » Appelee le une dictature tranquille. Appelez cela ce que vous voulez, mais il est ici avec nous aujourd’hui, et il est de plus en plus présent.

            Certes, il n’y a aucun casque aligné en rangs dans nos larges avenues, aucun Tonton Macoute ravageant les dissidents, aucun Khmers rouges qui n’abattent que les intellectuels et les citoyens des villes pour mourir par millions sur les routes jonchées de crânes. Les principaux atouts de notre nouveau fascisme est qu’il parle doucement. Il ne se présente pas de manière aussi évidente que ceux qui subsistent les dogmes que notre grandeur peut pointer et dire là, ça y est, je le vois.

            Ce nouveau fascisme n’est pas alimenté uniquement par des mensonges, même si bien sûr les mensonges sont là en abondances et absurdes. Ce nouveau fascisme est alimenté par les mythes, nos mythes, les mythes que nous absorbons nous-mêmes pour dormir. Ce nouveau fascisme est en vérité un fascisme élémentaire, qui renaît aujourd’hui par une confluence d’événements ; le zèle des rares, en combinaison avec la passivité du plus grand nombre, ont donné un signal à ce nouvel ordre.

            L’écrivain Umberto Eco, dans un essai de 1995 intitulé « votre-fascisme, » délimitait plusieurs éléments de base qui ont existé sous une forme ou une autre dans chaque État fasciste dans l’histoire : « la démocratie parlementaire est par définition pourrie, parce qu’elle ne représente pas la voix du peuple, qui est celle du chef sublime. Doctrine dépassant la raison et la science est toujours suspect. L’identité nationale est assurée par les ennemis de la nation. Argument équivalent à trahison. Perpétuellement en guerre, l’État doit gouverner avec les instruments de la peur. Les citoyens n’agissent pas ; ils jouent le rôle de soutien du « peuple » dans le grand opéra qui est l’État".


          • Passante Passante 4 mars 14:28

            @Francis, agnotologue
            https://www.youtube.com/watch?v=2bNRjELHj3k
            y’a dix ans il voyait clair


          • Coriosolite 2 mars 14:23

            Bonjour,

            Un des socles du régime démocratique, c’est l’équilibre des pouvoirs entre exécutif et judiciaire.

            Peut-on estimer qu’en France cet équilibre est rompu et que les juges ont pris le pouvoir ?

            Il faut déjà se mettre d’accord sur deux principes de base de philosophie politique : 

             les juges ont-ils une légitimité pour contrôler la constitutionnalité ou la simple légalité des textes de lois et des décisions de l’exécutif ?

             les normes constitutionnelles sont-elles supérieures ou non à la souveraineté populaire quand celle-ci s’exprime sous forme arithmétique d’une majorité de votants.

            En clair est-ce que 50,1% de votants pourraient abolir la démocratie sans recours possible pour les 49,9% et les abstentionnistes ?

            Ou bien existe-t-il des règles écrites ou non-écrites issues de la volonté générale, règles qui fixent un socle commun (droits fondamentaux, constitution etc.) nécessaire à la stabilité de la société et à la paix civile, et inaliénables ?


            • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 2 mars 14:38

              @Coriosolite
               et que faites vous du pouvoir législatif ?


            • Coriosolite 2 mars 14:51

              @Séraphin Lampion
              Je commente l’article. Et sauf si j’ai mal lu, l’auteur n’aborde que le rapport entre exécutif et judiciaire.
              Ceci dit, et j’espère ne pas vous décevoir en vous le révélant, mais le législatif a beaucoup perdu (en France) de son pouvoir. Entre les lois et directives de l’UE et l’initiative législative quasi monopolistique des gouvernements successifs, il reste peu de place aux parlementaires.


            • Jeekes Jeekes 2 mars 16:51

              @Coriosolite
               
              ’’il reste peu de place aux parlementaires’’

               
              Pour ce qu’ils font (ou ne font pas), pour ce qu’ils valent (rien, peau d’balle, des minables, vendus, lâches, corrompus), ils leur reste largement assez de place.
               
              La preuve, citez-moi une seule séance pour laquelle ces tristes enflures auraient été présents à 100% !
              A part le jour de la paye, bien sûr...
               


            • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 2 mars 17:06

              @Coriosolite

              Donc, si j’ai bien tout suivi :
              le législatif ne légifère plus, puisque c’est l’UE qui légifère
              l’exécutif ne gère plus rien puisque ce sont les financiers et les multinationales qui dictent la politique économique
               le judicaire vacille entre le barreau et le parquet, ce qui reste de l’état républicain et ce qui constitue l’état profond ?

              Il y a bien équilibre ! On est dans l’« allégé » !


            • Coriosolite 2 mars 18:48

              @Séraphin Lampion
              Ajoutez y une partie non négligeable des citoyens qui ne s’inscrit plus sur les listes électorales, une autre partie en expansion qui ne vote plus et se dépolitise, et vous avez une conjoncture de plus en plus favorable pour un collapsus de la démocratie.


            • Zolko Zolko 3 mars 09:38

              @Coriosolite

              Entre les lois et directives de l’UE et l’initiative législative quasi monopolistique des gouvernements successifs, il reste peu de place aux parlementaires.

               
              et avec les lois d’urgence et de sécurité absolue (ou je ne sais pas comment ils appellent ça en ce moment) les parlementaires n’ont même plus de rôle consultatif : le parlement serait aboli que ce serait pareil. Mince, faudrait pas donner des idées à Macron 1er.

            • tashrin 2 mars 17:34

              C’est beau de faire des articles sur des sujets qu’on comprend pas ou mal

              Comment reprendre le pouvoir monarchique (quasi divin) accordé aux Conseils d’Etat et Constitutionnel, pour faire passer des Lois et décrets que la population approuve, alors qu’ils les jettent à la corbeille d’un trait de plume

              Or ne serait-ce pas un impératif démocratique que de donner au Parlement le cut final sur l’approbation des Lois et décrets

              C’est drole ca me rappelle... Ah oui, le droit français :)

              Ce sont bien les parlementaires de l’Assemblée nationale qui ont le dernier mot sur l’adoption d’un texte après la navette avec le Sénat.

              Mais ca n’empeche pas que les Lois votées doivent respecter le cadre supérieur de la constitution, ce qui empeche n’importe quel farfelu élu par hasard d’etre à l’origine d’un bouleversement majeur si la majorité qualifiée des deux assemblées n’est pas d’accord. Ca s’appelle un garde fou, ca existe, marche plutot bien, et y pas vraiment de raison de le changer.


              • Gerald 2 mars 20:30

                @tashrin
                Tou dépend du rôle que l’on donne au Parlement. Les Anglais sont en avance sur les Français.


              • Zolko Zolko 3 mars 09:44

                @tashrin

                Mais ca n’empeche pas que les Lois votées doivent respecter le cadre supérieur de la constitution, ce qui empeche n’importe quel farfelu élu par hasard d’etre à l’origine d’un bouleversement majeur si la majorité qualifiée des deux assemblées n’est pas d’accord. Ca s’appelle un garde fou, ca existe, marche plutot bien

                 
                heu ... vous êtes au courant que les règles de base de la constitution (liberté de circuler, de se réunir...) sont suspendus depuis 1 an ? Vous êtes au courant que le régime Macronien s’est adjugé les pouvoirs absolus depuis 1 an, et que le conseil constitutionnel n’a pas émis la moindre limite ? Vous n’êtes pas au courant que le régime politique Français vit un « bouleversement majeur » ?

                Il est où le garde-fou ?


              • I.A. 3 mars 14:50

                @tashrin

                C’est presque drôle, ce que vous dites là...

                Virtuellement, vous avez raison, cela dit. Mais ni vous ni moi ne sommes virtuels.

                Les garde-fous ne fonctionnent pas, monsieur. Pour preuve : lisez la loi initiale sur le régime d’exception qu’est sensé être l’état d’urgence. Durée initiale 12 jours. Ne peut être prorogé indéfiniment. Etc...

                Le Gérant de « l’ephad France » a ouvert la brèche. 
                Les prochains gérants de notre ephad national n’auront qu’à imiter, quitte à créer une nouvelle épidémie ou à armer quelques islamistes...

                La France est en train de sombrer. Merci les institutions ! Merci l’assemblée nationale, merci les conseils d’État et Constitutionnel ! Et bravo, les garde-fous !!


              • tashrin 4 mars 00:06

                @I.A.
                C’est pas que virtuel, le Conseil d’Etat et le conseil constitutionnel ont adopté des décisions notamment sur la reforme du chomage, celle des retraites, ... Parfois au grand dam de l’exécutif
                L’article parle de changer le droit. Mais le droit tel qu’il est pensé va très bien. Le probleme vient des personnes qui aujourd’hui exercent le pouvoir et de la facon dont ils l’exercent. Qu’on se contente déjà d’appliquer réellement les regles actuelles avant d’imaginer tout foutre parterre pour on ne sait quel résultat


              • tashrin 4 mars 00:08

                @Zolko
                L’etat d’urgence est prévu par la constitution, le conseil constitutionnel n’a donc pas failli
                Les parlementaires qui votent n’importe quoi n’importe comment en revanche...


              • Gerald 4 mars 11:34

                @I.A.
                Un garde-fou constitutionnel pourrait être de confier au Sénat ce rôle. Ce serait démocratique et ses décisions plus pertinentes que celles du CC. Pas difficile de faire mieux ! 
                Les britiches n’ont pas de constitution écrite... et ce n’est pas plus mal !


              • tashrin 4 mars 12:47

                @Gerald
                Le senat représente les collectivités, pas la population
                c’est pas son role
                Tiens, un exemple actuel : le Conseil constitutionnel  vient de remballer le gouvernement sur les interdictions de sortie des Ehpad...


              • Xenozoid Xenozoid 2 mars 20:45

                comme d’autre je pense que la démocratie est un mythe,,la question n’est plus de savoir si on a perdu ce qu’on a jamais eu.

                la question serait plutôt ,qui en profite ?



                  • troletbuse troletbuse 3 mars 08:00

                    On sait que l"e Poudré aime baisser son froc

                    Pour obtenir des voix, il va même plus loin.

                    https://www.lefigaro.fr/actualite-france/guerre-d-algerie-macron-reconnait-que-le-militant-ali-boumendjel-a-ete-torture-et-assassine-par-l-armee-francaise-20210302

                    C’est un nouveau sans-culotte bien différent des vrais sans-culottes. Il est vrai qu’il pervertit absolument tout.


                    • Gerald 4 mars 08:48

                      En voilà une bonne nouvelle : L’opinion et les médias désinguent les magistrats. Enfin ! Après Fillon, la cible numéro 1 des magistrats c’est Satkosy... Le Juge m’a tuer ! pourraient-ils dire. Cahuzac s’en est mieux sorti... mais il est vrai qu’il est de GÔCHE ! car pour faire carrière dans la Justice, il faut être de GAUCHE, of course ! Et quand on est de gauche, on s’aime entre gens de gauche !

                      Mais l’opinion n’en veut plus de ces juges qui sont des cas sociaux, des juridico-psychopates enfermés dans leur tribu. Le Droit ne peut être contre le bon-sens, contre la raison qui raisonne à partir des faits, contre la logique... ce n’est pas un artifice pour choisir les têtes à couper... Le Droit n’est pas la boîte à outis des Juges pour défendre leur boutique, et leur carrière. On a ridiculisé le rite japonais... mais que dire du français ? Pas terrible... mais terrifiant pour qui a le malhleur de donner prise à la hiène judicaire... (haine judiciare voulais-je dire, mais hiène c’est mieux...).

                      Jadis on disait « qui t’a fait Roi ? » ; aujourd’hui c’est « qui t’a fait Juge ? ».

                      Non, je ne fais pas confiance à la justice de mon pays !


                      • tashrin 4 mars 12:51

                        @Gerald

                        Lol

                        Quelle indignité !


                      • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 5 mars 08:23

                        @Gerald
                         
                        ’’pour faire carrière dans la Justice, il faut être de GAUCHE’’
                         
                         Mal nommer les choses c’est ajouter aux malheurs du monde disait Albert Camus.
                         
                        La gauche ce n’est pas le PS. Le PS ce n’est pas la gauche.
                         
                        Vous ne valez guère mieux que les politiciens en faisant comme eux.


                      • Gerald 4 mars 18:08

                        Voilà un exemple de démocratie à l’arrêt :

                        Aujourd’hui le Conseil d’Etat retoque une décision du gouvernement concernant la sortie des résidents en Ehpad ! Mais de quoi je me mêle cher Conseil ! Quelles informations avaez-vous pour décider celà alors que le ministère de la santé a jugé que ce n’était pas opportun ? Qui gère la crise, Vous ou le Gouvernement ? Ras le bol de cet entrisme des juges dans nos vies en dehors de tout processus démocratique. Chut up ! gentlemen... c’est au ministre de la santé que l’on demande des comptes et c’est de lui qu’on attend des propositions. 



                        • Gerald 5 mars 09:01

                          @Francis, agnotologue
                          C’est la réincarnation de Louis XIV qui décide parce que la Loi c’est lui ! Pas acceptable. Que ce Conseil donne des conseils... oui. Mais le cut final doit revenir au Parlement suivant une procédure particulière. C’est trop facile de retoquer des Lois et décrets quand on n’est pas responsable devant les citoyens ! Le lien démocratique doit prévaloir ; il faut donc trouver un autre mécanisme. Et ce d’autant que la Constitution n’est pas gravée dans le granit, qu’elle est constamment enrévision, et n’a rien du Droit Canon ! 
                          Les Britanniques n’ont pas de Constitution écrite et ont donc plus de souplesse pour faire évoluer leur législation. Chez eux ce qui prime, c’est la Parlement. Chez nous les Conseils d’état et constitutionnel : on est perdant ! 
                          Combien de malheurs et de misèrères eurent été épargnées à la France si des lois passées n’avaient pas été retoquées par ces Conseils ?


                        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 5 mars 09:03

                          @Gerald
                           
                           ’’ il faut donc trouver un autre mécanisme.’’
                           
                           Peut-être. En attendant il faut faire avec ce qu’on a.


                        • Gerald 5 mars 09:50

                          @Francis, agnotologue
                          Non, on ne peut attendre : aujourd’hui, avec le principe de récaution, n’importe quelle loi peut être bloquée par un zélé conseiller... qui se fiche des répercussions puisqu’il n’est pas élu. Pas de lien démocratique ! 
                          On peut réfléchir sur une solution qui consisterait à donner au Sénat le dernier cut, la décision finale, saisi par un Conseil qui serait dans son rôle de donner des conseils.
                          Ou réunir les deux chambres pour prendre cette décision, 
                          Ou encore mettre en place un référendum spécifique.
                          Rester prisonnier des ces Super Juges je trouve que c’est abandonner la démocratie. Démocratie à l’arrêt §


                        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 5 mars 10:56

                          @Gerald
                           
                           cherchez, trouvez, ne vous gênez pas. ...

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Gerald


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