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Accueil du site > Tribune Libre > Des missiles russes pour la Turquie : une épine dans le pied de (...)

Des missiles russes pour la Turquie : une épine dans le pied de l’OTAN

La Turquie a annoncé mardi que le pays avait conclu un accord avec la Russie pour lui acheter un système de missiles sol-air. Cette décision éclaire l’évolution des relations de la Turquie avec les États-Unis, mais aussi avec l'Union européenne.

Alors que Washington et Bruxelles s’efforcent de maintenir la Turquie (membre pivot de l'OTAN et candidat de plus en plus tiède à l’entrée dans l’UE) dans leur giron fissuré, cet accord survient à un moment où les relations entre la Russie et les « occidentaux » sont à un niveau particulièrement bas. Depuis 2014, les tensions se focalisent sur les accusations d’« ingérence » de la Russie en Ukraine, d’« annexion » de la Crimée et, plus récemment, de piratage des élections américaines de 2016 et même des présidentielles françaises et des législatives britanniques en 2017.

Ce projet d’achat de missiles à la Russie était connu depuis plusieurs mois, mais l'annonce du Président Erdogan est la première confirmation d’un passage à l’acte : "Des accords ont été signés pour l'achat de S-400 à la Russie, et un acompte a été versé. »

L'OTAN, qui intègre la Turquie depuis 1950, n'interdit pas l’achat de matériels militaires en dehors de l'alliance, mais elle dissuade élégamment ses membres d'acheter des équipements « non compatibles avec ceux utilisés par d'autres membres ». Sous couvert de l’anonymat exigé par l’organisation elle-même, un responsable de l'OTAN à Bruxelles a déclaré qu'aucun membre de l'alliance n'utilisait actuellement le système de missiles russe et qu’il n'avait pas été informé des détails de cet achat par la Turquie : "Ce qui importe pour l'OTAN, c'est que les équipements des alliés puissent fonctionner ensemble. L'interopérabilité des forces armées alliées est essentielle pour l'OTAN dans la conduite de nos opérations".

La Turquie avait déjà prévu d'acheter des missiles en provenance de Chine, mais cet accord a été annulé sous la pression des États-Unis.

Les fabricants d'armes occidentaux ont fait pression pour l'expansion de l'OTAN dans les anciens pays satellites de l’Union Soviétiques après son effondrement. Ils maintiennent cette pression sur les nouveaux et les anciens États membres de l'OTAN pour ne pas s'aventurer à l'extérieur pour l’achat d'armes, ce qui réduirait leur marché.

Mais Erdogan avait prévu l’objection, et il a rejeté les questions d'interopérabilité, de loyauté ou de stratégie géopolitique dans cette affaire, et il a déclaré au journal « Hurriyet » : "Personne n'a le droit de discuter des principes d'indépendance de la république turque ou des décisions indépendantes concernant son industrie de la défense. Nous prenons nous-mêmes les décisions sur notre propre indépendance. Nous avons le devoir de prendre des mesures de sécurité pour défendre notre pays".

Cette déclaration faite aux journalistes turcs à bord de son avion présidentiel en revenant du Kazakhstan est une réponse à deux affaires judiciaires annoncées la semaine dernière aux États-Unis qui lui déplaisent fortement : 

  1. - l’une concerne ses gardes du corps qui sont accusés d'avoir agressé des manifestants lors de sa visite à Washington cette année.
  2. - L'autre implique un groupe de citoyens turcs, y compris un ancien ministre, accusé d'avoir enfreint les sanctions des États-Unis contre l'Iran.

Mais l'achat de ces missiles ne répond pas qu’à ces justifications. Le maintien de bonnes relations avec la Russie, et une volonté affirmée de souveraineté nationale fait le reste : "La Turquie recherche un nouvel allié et la Russie est trop heureuse de faire une brèche dans l'alliance de l'OTAN. Du simple point de vue militaire, la défense collective de l'OTAN devrait suffire à la Turquie où des missiles Patriot ont été installés récemment, mais Erdogan semble avoir perdu confiance en l’occident depuis le coup d'Etat échoué de l'année dernière, qu'il a présenté comme un complot occidental pour l'évincer et il semble être déterminé à assurer sa propre défense. Le transfert de technologie russe est attrayant pour la Turquie", a commenté Mme Asli Aydintasbas journaliste d’origine turque, chercheuse au Conseil Européen des Relations Internationales (ECFR).

L'annonce par M. Erdogan de l'accord avec la Russie est venue après que l'Allemagne ait déclaré qu'elle suspendait les principales exportations d'armes à la Turquie en raison de la détérioration de la situation des droits de l'homme dans le pays et des liens de plus en plus tendus entre les deux états : "Nous avons mis en attente toutes les commandes de la Turquie, et elles sont importantes", a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, M. Sigmar Gabriel, lors d'un débat à Berlin lundi, selon l’agence Reuters.

Après 2015, date à laquelle des avions turcs avaient abattu un avion de chasse russe à la frontière entre la Turquie et la Syrie, Erdogan a toujours cherché à améliorer ses relations avec la Russie 2016. Sa visite à Moscou en 2016a représenté une rupture avec l'ère de la Guerre froide, lorsque la Turquie était un allié zélée de l'Occident face à l'Union soviétique. La rivalité russo-turque dans la mer Noire et le Caucase remonte à des siècles.

Poutine, en désaccord avec l'Occident depuis les « événements » d’Ukraine en 2014, a également œuvré pour consolider les relations avec Ankara, voyant en Erdogan un homme fort qui partage sa méfiance envers l'Occident. Le fait que la Turquie appartienne à l'OTAN n'a fait que renforcer la volonté de M. Poutine d’opérer un rapprochement malgré leurs divergences au sujet du conflit en Syrie. L'année dernière, la Russie et la Turquie ont convenu de relancer un projet de gazoducs en souffrance.

Au fur et à mesure que la méfiance envers l'Occident s’est renforcée, les relations avec la Russie se sont réchauffées, en commençant par les relations personnelles entre Poutine et Erdogan qui a exprimé son admiration pour le président russe, à la consternation de nombreux dirigeants européens et américains. Il a également montré une attirance vers l’exemple russe, avec son sens de restaurer un empire perdu évoquant pour lui la nostalgie de la puissance ottomanes et le rejet du modèle « démocratique » occidental.

Les atlas géopolitiques vont sans doute avoir besoin bientôt de mises à jour sérieuses.

 


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65 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 13 septembre 15:11

    La « réflexion » (?) sur les relations « Russie-Europe-USA » n’est aucunement basée sur le plus récent événement HISTORIQUE survenu en 1989-1991, à savoir :
    1)
    La chute du Mur de Berlin ainsi que celle du Rideau de Fer, en 1989, et
    2)
    La dissolution-disparition de l’URSS, en 1991.

    En effet, depuis cette date, les USA n’ont pas cessé de considérer la renaissante Russie comme un ennemi justifiant l’expansion de l’OTAN toujours plus vers l’Est.

    Ce faisant, depuis cette date, les USA se sont placés en dehors du sens de l’HISTOIRE.

    Tout ceci prouve que les cocos avaient tort jusqu’en 1989-1991 et qu’il n’est pas rendu justice à la renaissante Russie depuis 1989-1991 ! ! !...


    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 13 septembre 15:52

      @Jean-Pierre Llabrés

      Faux !

      Vous oubliez l’inénarrable Boris Nikolaïevitch Eltsine, président de la Fédération de Russie de 1991 à 1999 et copain comme cochon avec Bill Clinton qui le téléguidait comme une marionnette ! 

      En mai 1990, il avait été élu président du Soviet suprême de la République de Russie, ce qui faisait de lui le premier président non communiste d’une République soviétique.

      Il a joué un rôle décisif en 1991 dans l’échec du putsch de Moscou, et il a ensuite marginalisé Mikhaïl Gorbatchev , et son action a conduit à la dissolution de l’Union Soviétique. Il est devenu ensuite le premier président de la Fédération de Russie, et tout allait bien avec les USA qui avaient cru trouver un Far-East pour écouler leur production et se procurer une main-d’œuvre à bas coût.

      Il a été réélu pour un second mandat en 1996 dans des conditions polémiques : crises financières et corruption importante, période pendant laquelle les oligarques (dont certains tiennent toujours des pans entiers de l’économie) ont pillé la nation.

      Les conséquences de son alcoolisme l’ont contraint à démissionner le 31 décembre 1999. Vladimir Poutine, qu’il a nommé président du gouvernement quelques mois auparavant, lui a succédé au Kremlin et là, les choses ont commencé à changer. Mais, tant que Poutine n’a pas œuvré d’un manière patente au retour de la souveraineté de son pays, les relations entre les Etats-Unis et la Russie étaient bonnes.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 13 septembre 16:00

      @Jeussey de Sourcesûre

      D’accord avec vous quant à la parenthèse Eltsine (un peu longue).


    • Vraidrapo 13 septembre 18:52

      @Jeussey de Sourcesûre
      Absolutely indeed
       smiley


    • Alren Alren 13 septembre 18:58

      @Jean-Pierre Llabrés

      « Tout ceci prouve que les cocos avaient tort jusqu’en 1989-1991 et qu’il n’est pas rendu justice à la renaissante Russie depuis 1989-1991 ! ! !... »

      Mille pardons, je n’ai pas compris votre « démonstration » que les communistes s’étaient trompés « jusqu’en 1989-1991 ».

      Pouvez-vous être plus explicite ?


    • JP94 13 septembre 21:26

      @Alren


      Faut pas trop lui en demander... c’est juste son intime conviction. Encore heureux s’il pense que la Terre est ronde.

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 14 septembre 08:31

      @Alren

      Leur régime économique (entre autres) fut un immense succès (qui a laissé le capitalisme loin derrière).

    • Analis 15 septembre 12:33

      @Jeussey de Sourcesûre

      Vous oubliez l’inénarrable Boris Nikolaïevitch Eltsine, président de la Fédération de Russie de 1991 à 1999 et copain comme cochon avec Bill Clinton qui le téléguidait comme une marionnette !

      ......

      Les conséquences de son alcoolisme l’ont contraint à démissionner le 31 décembre 1999. Vladimir Poutine, qu’il a nommé président du gouvernement quelques mois auparavant, lui a succédé au Kremlin et là, les choses ont commencé à changer. Mais, tant que Poutine n’a pas œuvré d’un manière patente au retour de la souveraineté de son pays, les relations entre les Etats-Unis et la Russie étaient bonnes.

      Ce n’est pas exact : lorsque Poutine est devenu président, les relations entre USA et Russie avaient déjà commencé à se dégrader depuis deux ans. Eltsine avait sérieusement infléchi son attitude envers les USA, pour une raison très simple : il était confronté à la réalité incontournable de l’activisme étatsunien anti-russe, en Géorgie et Asie Centrale comme en Serbie, et avait fini par se rendre compte que on attitude très amicale envers les USA n’était pas payée de retour. On se souvient de sa sortie bruyante en 1999, au plus fort de l’intervention de l’OTAN contre la Serbie, lorsqu’il rappelait que la Russie était un grand pays qui disposait de l’arme nucléaire. Sortie qui marquait combien il était excédé par les politiques occidentales et leur dédain envers la Russie.

      Donc, si Eltsine a fait beaucoup de mal à la Russie par son suivisme pro-étatsunien, ce n’était pas dans le but de complaire à ces derniers, mais de conserver à la Russie sa place et de l’intégrer à un monde ouvert. Avant de se rendre compte que ce n’était pas possible avec les impérialistes qu’il avait en face.


    • Alren Alren 17 septembre 13:13

      @Jean-Pierre Llabrés

      « Leur régime économique (entre autres) fut un immense succès (qui a laissé le capitalisme loin derrière). »

      La Russie était complètement ruinée en 1920 après la guerre qui n’avait de « civile » que le nom, les « blancs » étant soutenus à bout de bras par les gouvernements réactionnaires de France, d’Allemagne, des USA, du Japon et surtout du Royaume-uni qui a utilisé toute sa puissance financière pour vaincre l’Armée Rouge, soutenue, elle, par les populations, ce qui est la raison de son succès.

      Vint-cinq ans après, et malgré un blocus économique et industriel (la fameux « cordon sanitaire » de Churchill), elle a vaincu la plus grande puissance militaire mondiale de l’époque, un vieux pays industriel, l’Allemagne, qui venait de consacrer des emprunts colossaux souscrits auprès des banques US et anglaises pour une course à l’armement ultra prioritaire.

      Le capitalisme qui commençait en Russie avant la guerre de 14-18, porté essentiellement par la France, n’aurait jamais réussi un tel exploit industriel et une telle mobilisation des citoyens.

      Donc, je suis de votre avis le régime économique des bolchéviques a laissé loin derrière le capitalisme à la Eltsine qui aurait sévi si l’Armée rouge avait été vaincue et qu’une répression féroce eût éliminé toutes les élites du pays, ainsi que la patriotisme.


    • leypanou 13 septembre 15:20

      Comme un membre de l’OTAN va avoir un S-400, le reverse engineering peut maintenant commencer ou au minimum comment le contrer lors d’une éventuelle guerre.


      • HELIOS HELIOS 14 septembre 00:39

        @leypanou

        Le reverse engeneering fonctionne dans les 2 sens ! 
        Ppatriot / S400 et vice versa.

        Dans tous les cas, les baisés se compteront si un conflit vient a se declarer. 
        Ni les russes, ni les euro_americains ne soutiendront la Turquie et si on pense encore « plus vicieux », le plan de partage économique des morceaux de cet « empire » sont déja fait.

      • Alren Alren 17 septembre 13:15

        @leypanou

        Les Turcs ayant acquis les S-400 pour se prémunir (gouverner c’est prévoir) d’éventuelles attaques de pays téléguidés par les USA, je doute fort qu’ils confient des secrets industriels (vous voyez on peut le dire dans la langue de Molière !) aux Étatsuniens !!!


      • QAmonBra QAmonBra 13 septembre 15:40

        Merci @ Jeussey pour le partage.


        Excellent article nous rappelant qu’il se joue une partie capitale pour l’avenir de l’europe, l’otan, voire même l’occident avec l’actuelle Turquie.

        Chassez le naturel et il revient au galop affirme l’adage, en bon connaisseur de l’histoire des peuples et de leurs cultures, l’excellente diplomatie russe n’a fait que pousser l’arbre turc du coté où il penche et, n’en déplaise à feu Mustapha Kemal, ce n’est pas, ce n’est plus l’occident. . .

        • OMAR 13 septembre 16:15

          Omar9

          Salut @Jeussey :«  la consternation de nombreux dirigeants européens et américains... ».

          Que les ricains soient consternés, cela s’explique aisément.
          Mais que les dirigeants européens développent ce même sentiment, là, ça devient vraiment grotesque, fourbe, mesquin....
          L’U.E a tout entrepris pour frapper ’ostracisme la Turquie d’Erdogan ou de ceux qui l’avaient précédé, et dresser d’innombrables problèmes et conditions pour carrément interdire l’entrée de la Turquie en son sein.
          .https://www.tdg.ch/monde/Merkel-ne-veut-pas-de-la-Turquie-dans-l-UE/story/10587040
          Et aujourd’hui, ils jouent à la vierge effarouchée ?
          Pitoyable.


          • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 13 septembre 16:27

            @OMAR

            La double contrainte est une des techniques de manipulation préférées des dirigeants de l’UE, des pervers narcissiques (et de Macron qui est l’un et l’autre). Leur technique consiste à interdire à leurs victimes l’accès à leurs désirs tout en leur interdisant de rechercher une autre solution. Le plus grand talent des grands manipulateurs (et il y en a beaucoup parmi les dirigeants politiques) est de réussir à imposer aux autres ces injonctions paradoxales .

          • OMAR 13 septembre 17:41

            Omar9

            @Jeussey de Sourcesûre


            Que Erdogan soit un islamiste, le doute n’est pas tellement permis.
            Mais que les turcs aient penché vers l’islamiste, incombe totalement à cette U.E qui refusait systématiquement et de manière grotesque d’admettre la Turquie parmi elle, par des moyens frisant le mépris et la détestation et la fourberie,
            La radicalisation d’une majorité des turcs résulte non pas par conviction religieuse, mais par la recherche d’un refuge et d’un exutoire aux humiliations subies.
            Mais quelque part, n’est-ce pas le but inavoué de l’Occident ?


          • francesca2 francesca2 13 septembre 18:01

            @OMAR


            Mais oui mon petit omar. Le but inavoué de l’occident est d’emmerder le muzz. 
            T’as vu, l’Algérie est éliminée de la Coupe du Monde...3-1 contre la Zambie...

          • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 13 septembre 18:05

            @OMAR

            « Mais quelque part, n’est-ce pas le but inavoué de l’Occident ? »

            Quoi ? D’humilier les Turcs ? Je ne crois pas !
            D’autant moins d’ailleurs que les citoyens des pays occidentaux ne sont pas plus responsables des manoeuvres de leurs dirigeants que les Turcs ne le sont des ambitions d’Erdogan.
            L’« Occident » est un mythe forgé par les dirigeants impérialistes européens, renforcé par la saloperie appelée « choc des civilisations » au service d’Israël et bizarrement repris par les frères musulmans. Les peuples sont dressés les uns contre les autres pour permettre à quelques-uns de se goinfrer d’oseille ou de s’enivrer de pouvoir.
            Par ailleurs, je ne pense pas que la majorité des Turcs soit « radicalisée » pour autant que ce terme ait un sens.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 septembre 19:55

            @OMAR
            Erdogan fait partie des Frères Musulmans, non ?
            Obama insistait beaucoup pour que la Turquie entre dans l’ UE.
            Les pays occidentaux utilisent les Frères Musulmans comme la vitrine politique de l’Islamisme. Hollande les a reçu comme des Chefs d’Etats...
            Je n’ai pas compris pourquoi l’ UE ne voulait pas de la Turquie ?


          • OMAR 13 septembre 21:50

            Omar9

            @francesca2 : « l’Algérie est éliminée de la Coupe du Monde...3-1 ».
            .
            La mère de Mbappé Mme Fayza Lamari, est une algérienne.
            Elle a enfanté une vraie perle pour le football français.
            .
            Et toi, qu’est-ce que tu as fait de ton ventre ???


          • francesca2 francesca2 13 septembre 23:22

            @OMAR


             smiley non mon petit omar, sa maman est française, pas algérienne, française.
            Une algérienne ça marie son cousin germain et ça n’enfante pas une vraie perle pour le football français mais un déséquilibré fin de race qu’elle fini d’abêtir à coup de préceptes coraniques. 
            Sinon, t’as vu, l’Algérie est éliminée de la Coupe du Monde 2018.

          • HELIOS HELIOS 14 septembre 00:51

             *****


            @OMAR

            ça vous pose vraiment un problème, hein, de considerer que la culture europeenne ne soit pas comme la votre.

            Il y a clairement incompatibilité en notre vision et celle de l’islam. :

            ***** Mais que les turcs aient penché vers l’islamiste, incombe totalement à cette U.E qui refusait systématiquement et de manière grotesque d’admettre la Turquie parmi elle, par des moyens frisant le mépris et la détestation et la fourberie *****

            votre phrase en est strictement la preuve.
            Les prémices du rejet commencent le jour où Erdogan a autorisé le voile -jusque là interdit- dans les universités turques.
            Les europeens, toujours aussi moutons, ont tout a coup compris et la situation s’est dégradée.

            Nous voyons ou nous en sommes aujourd’hui. Les quelques Turcs qui sont encore euro-compatibles vivent sur leur continent. regardez bien, comptez le nombre de femmes voilées sur la partie européenne d’Istamboul, leur manière de vivre.. bref, leur rattachement culturel !

            Tout le reste n’est qu’episodeinsignifiant au regard de l’histoire... et de la geographie.

            la Turquie, n’a rien a voir avec l’Europe.... on a frisé le dérapage en voulant l’integrer dans l’UE.

          • Olivier Perriet Olivier Perriet 14 septembre 09:22

            @Fifi Brind_acier
            Je n’ai pas compris pourquoi l’ UE ne voulait pas de la Turquie ?

            Oh, je vous fait confiance, vous allez bien trouver à rattacher ça à votre obsession anti Obama et à votre tropisme Poutinien. Et à l’action délétère des merdias qui censurent Saint-François Asselineau.

            Au fait, je vous rappelle qu’Obama n’est plus président et que Clinton n’a pas été élue.


          • OMAR 14 septembre 10:34

            Omar9

            @HELIOS  :« la Turquie, n’a rien a voir avec l’Europe... »

            Voila enfin l’aveu tant refoulé par les fourbes et haineux de ton acabit...

            Car, en quoi ai-je porté un jugement de valeur sur une quelconque culture ?
            J’ai expliqué à ma manière les raisons qui ont poussé une partie du peuple turc à écouter la voix de sirène d’Erdogan, pas plus.
            .
            Donc, j’avais raison de dire que toi et tes semblables n’ont que de la haine et le mépris envers les musulmans, quelques soient leur nationalité, tendance ethnie ou ;race.

            La Turquie, incluse à l’union douanière avec l’U.E  a officiellement été reconnue candidate à l’adhésion en 1999, alors que sa demande datait du 14 Avril 1987.
            Or, Erdogan n’existait pas en ces temps là. Il n’est apparu qu’en 2003.
            Alors, attends au moins le réveillon pour aller raconter tes salades...
            https://fr.wikipedia.org/wiki/Proc%C3%A9dure_d%27adh%C3%A9sion_de_la_Turquie_%C3%A0_l%27Union_europ%C3%A9enne


          • OMAR 14 septembre 10:37

            Omar9

            @francesca2 :"Une algérienne ça marie son cousin germain et ça n’enfante pas une vraie perle pour le football françaisé.
            .
            Oui, Zidane et Fekir, par exemple, c’est toi qui les as fait...

            Sinon, ça marche bien au bois de Boulogne ?...


          • nenecologue nenecologue 14 septembre 12:18

            @OMAR
            juste pour info , Zidane n’est PAS arabe mais kabyle ... il n’a pas les yeux marrons couleur mer.e !


          • francesca2 francesca2 14 septembre 12:28

            @OMAR


            Zidane est un kabyle converti à la religion d’amour de paix et de gaufrettes à coups de gourdin, Fekir est trés loin d’être « la perle du football français » et trés prés d’être l’islamien borné et revendicatif qui emmerde ce pays depuis trop longtemps. 

            Le bois de Boulogne ? C’est drôle que tu parles du bois de Boulogne quand on sait que c’est ta religion qui promet le bordel étérnel à ses fidèles...Ton dieu n’est à la fin qu’un tenancier de bordel...

          • OMAR 14 septembre 16:58

            Omar9

            Eh le @neuneu du bulbe atrophié.

            Apprends à lire : je n’ai jamais écrit que Zidane était arabe...
            .
            Par contre, d’origine algérienne, oui.
            Et fier de l’être, surtout quand c’est lui qui le dit :
            .https://www.youtube.com/watch?v=ZdoAKpkEBd8.
            .
            Et la Kabylie n’est pas une nationalité, mais une région d’Algérie....


          • OMAR 14 septembre 17:08

            Omar9

            Quand je pense à Fernande, je bande, je bande.
            Quand je pense à Félicie, je bande aussi.
            Et quand je pense à Léonor, mon Dieu, je bande encore.
            Mais quand je vois francesca, là,je ne bande pas.
            .
            Tiens, c’était pour cela que mon regretté et vénéré ami Georges Brassens, n’allait plus au Bois de Boulogne...


          • francesca2 francesca2 14 septembre 18:32

            @OMAR


            et quand tu penses à biquette qu’est-ce que tu fais mon petit omar ? 

          • zak5 zak5 14 septembre 20:01

            @nenecologue
            Zidane a quatre fils pas un seul Omar : Enzo, Luca, Théo, Elyaz


          • OMAR 14 septembre 22:02

            Omar9

            @francesca2 : « ...et quand tu penses à biquette qu’est-ce que tu fais mon petit omar ? »

            Ben, je t’offre la cane à pissoter comme sucette....


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 septembre 19:54

            @Olivier Perriet
            Obama a fait 2 mandats et il a insisté à plusieurs reprises pour la Turquie entre dans l’ UE. C’est un fait et vous n’y pouvez rien, c’est ainsi. Les USA n’ont eu de cesse que de pousser l’ OTAN aux frontières de la Russie...


            Si vous n’étiez pas un inculte prétentieux, vous sauriez que depuis le début du 20e siècle, les USA veulent mettre la main sur la Russie.

            (...) Halford J. Mackinder au début du siècle avait tracé déjà ce que nous avions vu plus haut développé par Brzezinski, à savoir que « qui gouverne l’Europe de l’Est domine le heartland, qui gouverne le heartland domine l’île-monde, et qui gouverne l’île-monde domine le monde » (le heartland étant le coeur continental). L’Amérique suit donc cette voie pour parvenir au maintien de son rang." (...)


          • Olivier Perriet Olivier Perriet 13 septembre 18:33

            Quelle blague :
            « L’Occident » serait responsable du putsch (qui avait peu de chances d’aboutir) de l’année dernière.

            Erdogan invoque une union vaseuse entre une confrérie religieuse réfugiée aux USA et des militaires kémalistes : autant évoquer la collusion entre les Insoumis de Mélenchon et les jésuites.

            Vous pensez qu’il croit réellement ce qu’il dit ?

            Tout ça n’est qu’un prétexte pour faire extrader ses opposants. Un peu gros.


            • Olivier Perriet Olivier Perriet 14 septembre 09:12

              @Olivier Perriet

              Je corrige :
              mon exemple est sans doute mal choisi, car Mélenchon est tellement faux derche que rien ne lui est impossible smiley

              Pour des équivalents turcs tels que kémalistes / islamistes il y a des gros doutes à avoir sur la possibilité d’une telle union.

              Que répondre à Erdogan sinon ce qu’il fait lui-même :
              pourquoi on ferait la police de vos opposants sur un motif aussi foireux ?


            • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 15 septembre 11:33

              @Olivier Perriet

              « Tout ça n’est qu’un prétexte pour faire extrader ses opposants. Un peu gros. »

              Je ne suis pas loin de le penser, mais la vérité contient peut-être un peu d’activisme de services secrets divers et variés et beaucoup de prétextes, non ?
              Le récit historique n’est souvent qu’une simplification pour essayer de donner un sens au cous des événements. Vouloir prendre en compte tous les éléments serait un tâche aussi lourde que d’analyser tous les twitts qui circulent. Il faut bien utiliser une grille de lecture !

            • Olivier Perriet Olivier Perriet 15 septembre 13:28

              @Jeussey de Sourcesûre

              Oui, tout n’est que prétexte, tout est bien compliqué, rien n’est utile, et la vie n’est qu’une vaste blague.

              Cela dit, vous n’êtes pas aussi nuancé lorsque vous voyez des complots étatsuniens partout

              Au reste si on transposait ça en France, que dirait-on ?
              Erdogan exige l’extradition d’un opposant, sur un motif vaseux, et on le fait ! Quelle horreur, vous n’y pensez pas


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 septembre 19:59

              @Olivier Perriet
              Bien sûr, les « révolutions colorées » sont du complotisme ?
              Dès qu’on touche à vos chers USA, ce Temple du Bien, vous faites des cacas nerveux.


              Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont :
              • - Tenté de renverser plus de 50 gouvernements étrangers, dont la plupart étaient élus démocratiquement.
              • - Bombardé la population de plus de 30 pays.
              • - Tenté d’assassiner plus de 50 dirigeants étrangers.
              • - Tenté de réprimer un mouvement populiste ou nationaliste dans 20 pays.
              • - Gravement interféré dans les élections démocratiques d’au moins 30 pays.
              • - De plus… bien que cela ne soit pas facile à quantifier… ont plus trempé dans la pratique de la torture que n’importe quel autre pays au monde… depuis plus d’un siècle… pas seulement en infligeant concrètement la torture, mais en l’enseignant, en fournissant des manuels et des équipements.

            • Vraidrapo 13 septembre 18:54

              D’ici qu’Erdogan ne se mette à imiter Kim Jong Un...
               on n’a pas fin de rigoler...
               smiley smiley


              • Alter 13 septembre 19:50

                L’OTAN appartenant aux Etats-Unis, il est donc inconcevable pour eux que les membres de cette organisation (qu’ils considèrent comme leurs employés serviles) puissent aller s’équiper ailleurs que chez eux. (c’est à leurs yeux l’interopérabilité parfaite, puis une obéissance complète de nos armées à leur délire).

                "Personne n’a le droit de discuter des principes d’indépendance de la république turque ou des décisions indépendantes concernant son industrie de la défense. Nous prenons nous-mêmes les décisions sur notre propre indépendance. Nous avons le devoir de prendre des mesures de sécurité pour défendre notre pays" ’(Erdogan)

                Pour un pays souverain et indépendant c’est une déclaration normale, il n ’a d’ailleurs pas à ce justifier en quoi que ce soit ni auprès des Etats-Unis, ni l’UE, ni aucun autre pays sur terre. Ce serait pas mal que nous le comprenions enfin en France. Il ne s’agit que d’un système de défense et un pays doit être en capacité de défendre son territoire contre l’agression venant d’un autre pays.
                Il y a le monde des bisounours où tout le monde est gentils et obéit sagement à la voix des Etats-Unis et il y a la réalité où un pays n’accepte pas qu’un autre pays fasse la loi chez lui et surtout pas les Etats-Unis surtout quand on sait de quoi ils sont capable. (et maintenant incapable car finalement ils n’ont pas encore eu la peau de Al Assad)

                De toute façon l’UE ça sent le roussi et le truc va pas tenir longtemps quant à l’OTAN si les Etats-Unis s’effondrent (ce qui pourrait arrivé), elle pourrait simplement être dissoute sans préavis.
                Déjà que plus personne n’aime le dollars : Russie, Chine et Venezuela et je suis certains que tout un tas de pays aimerait faire le peau au dollars. Comme quoi... peut-être de l’anti-américanisme primaire comme dirait certain ici ou simplement de la lucidité.

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