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Accueil du site > Tribune Libre > Deux semaines qui ont tout changé : Qui a gagné la guerre en Syrie (...)

Deux semaines qui ont tout changé : Qui a gagné la guerre en Syrie ?

La Turquie envahit le territoire d'une république voisine et ignore ouvertement la coopération avec la Russie pour résoudre le conflit. Les États-Unis retirent leurs troupes, laissant les Kurdes seuls avec qui ils ont si étroitement travaillé jusqu'à récemment. Il semblait que la Syrie était en train de se déchirer, mais tout a changé de façon spectaculaire, comme si cela avait été prévu depuis le début.

Le point culminant de ce scénario était l'accord entre Poutine et Erdogan, qui prévoyait l'introduction de la police militaire russe et du service de la frontière syrienne à la frontière syro-turque afin de faciliter le retrait des forces kurdes à 30 kilomètres de profondeur en Syrie. Une fois la retraite terminée, une patrouille conjointe russo-turque commence à une profondeur de 10 km de la frontière. Les patrouilles ne s'appliquent pas à la ville de Qamishli, où vivent de nombreux Kurdes. Enfin, l'opération turque « Source de Paix », qui a tout déclenché, a pris fin.

Convenez que Poutine, peu importe comment son point de vue sur lui, a merveilleusement bien joué dans cette situation. Depuis qu'Ankara a annoncé le début de l'invasion de la Syrie, Moscou s'est exprimée avec une sorte de scepticisme diplomatique qui frise la prudence. Et c'est compréhensible, car Erdogan n'est pas moins un partenaire qu'Assad pour Poutine. En outre, la Turquie achète activement des systèmes d’armes russes. Il serait imprudent de perdre un tel allié. Mais valait-il la crédibilité, l’opportunité de jouer le rôle de pacificateur devant la communauté internationale ? Poutine a réussi à maintenir un partenariat fructueux et à résoudre le problème de l'invasion turque.

Ce résultat change complètement les rapports de force au Moyen-Orient. Mais plus important encore, cela peut sérieusement affecter la situation dans le monde. Dans tous les cas, les États-Unis peuvent être considérés comme le plus grand perdant. En mettant en œuvre la promesse électorale, Trump a pris une décision qui n’a séduit ni les démocrates ni les républicains. Les raisons sont évidentes, car il ne s'agit pas uniquement des ambitions d'un président. Il s’agit de questions d’importance stratégique.

Il y a cinq ans, les États-Unis ont dirigé une coalition internationale (coalition anti-EI) contre les terroristes en Syrie. Et toutes ces cinq années ont été annulées par une décision de Trump. Quiconque se souvient des victoires et des succès lorsque les forces américaines se sont échappées au dernier moment ne peut pas dire le contraire. Washington a non seulement perdu les instruments d’influence qu’il possédait en Syrie, mais l’a littéralement confié à son adversaire stratégique.

Les médias russes ont déjà réussi à rire du départ précipité des Américains. Ils ont montré des bases militaires américaines abandonnées où des soldats ont laissé de la nourriture et même des effets personnels.

Les Kurdes sont un autre coup dur porté à la dignité des États-Unis. C’est une étape cruelle de les laisser seuls pour lutter contre l’armée turque. Ironiquement, ils ont trouvé un soutien auprès de Bachar al-Assad, dont le régime a récemment été combattu du côté américain. Cela a résolu l'un des problèmes importants de la Syrie. Finalement, la question kurde a dû être réglée d'une manière ou d'une autre, mais il s'est avéré qu'ils sont eux-mêmes entrés dans le monde. Alors Trump a privé Poutine de maux de tête supplémentaires. Il a montré à quel point un allié de Washington peut être peu fiable.

"La décision scandaleuse des États-Unis, qui a laissé les Kurdes de Syrie à leur sort, devrait convaincre les Européens qu'ils ne peuvent compter sur personne en termes de protection et de constituer leur propre armée unie", a déclaré l'économiste français Jacques Attali.

Les États-Unis ne sont plus bien positionnés en Europe, mais la situation pourrait encore s’aggraver pour eux. Les pays qui considèrent Washington non seulement comme des partenaires, mais également comme des défenseurs, ont décidé qu'une décision prise à Washington et à l'ensemble du contingent militaire américain pourrait disparaître en quelques heures à peine. Il est peu probable que les États-Unis remboursent les coûts d'équipement des bases militaires et autres infrastructures. Certains pays d’Europe et d’Asie peuvent tirer des enseignements de l’histoire de Washington.
Et quiconque a appris la leçon de l’invasion de la Syrie, ne peut plus avoir confiance en un allié tel que les États-Unis. Ankara a été exposée en peu de temps à une vague de critiques et de mesures punitives de la part de ses alliés de l'OTAN. Au milieu de l'offensive turque, Erdogan a accusé l'Alliance de ne pas avoir respecté l'article 5 sur la sécurité collective. Il a maintenant suffisamment de raisons de quitter l'OTAN et de claquer la porte à cette organisation de malfaiteurs.

Un tel précédent ne profitera pas à Washington, mais aidera à renforcer la position du Kremlin. Mais ce n'est plus la lutte pour la domination du Moyen-Orient, Moscou a déjà gagné ici, ce sera un affrontement pour l'Europe. Jusqu'à présent, Washington ne peut pas cacher qu'ils ont quitté leur allié et se sont enfuis, et la Russie peut en tirer parti.

Source : https://dozennews.info/zwei-wochen-die-alles-verandert-haben-wer-hat-den-syrienkrieg-gewonnen/


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27 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 25 octobre 11:43

    « Washington ne peut pas cacher qu’ils ont quitté leur allié et se sont enfuis, et la Russie peut en tirer parti.  »


    Ils se sont peut être « enfuis », mais ils sont toujours là et comptent bien continuer défendre les intérêts de leurs compagnies pétrolières. : 

    Les USA à l’assaut du pétrole et du gaz syrien


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 25 octobre 11:56

      @Séraphin Lampion

      la différence entre Obama et Trump (ou entre les démocrates et le républicains), c’est que Trump ne s’embarrasse pas de justifications moralisantes sur l’axe du bien« ou la »défense de la démocratie« ou les émois de la »communauté internationale" ! il abat son jeu, montre ses carte et il lui reste quelques atouts, ceux que l’empire a piqué aux autres un peu partout dans le monde, soit pas la force soit par la ruse.


    • izarn izarn 25 octobre 13:23

      A propos des kurdes soulignons que le YPG soit disant démocrates ( smiley ) sont les petits copains du PKK, jugés terroristes par la Turquie.

      Et selon un colonel en retraite du renseignement militaire français, la plupart sont des mercenaires qui « se payent sur la population »...

      Vaguement des salopards soutenus par les USA et la France qui se souvient de son protectorat syrien entre les deux guerres...Ha J’oubliais Israel qui voit d’une bon oeil le démantelement de la Syrie : « Assad doit partir »...Pour récuperer le Golan et faire disparaitre les milices iraniennes alliées à Assad...

      Que cette verrue qu’est le « Rojava » disparaisse, c’est une bonne chose, et Trump l’a bien compris.

      Trump a l’intention d’etre réélu et pour cela il doit satisfaire son électorat : Plus de guerres. Il a viré le dingo Bolton, puis s’est retiré de la Syrie. Mieux encore, des frappes contre l’Iran sont visiblement exclues...

      On comprends le désespoir délirant des démocrato-daeshistes, soutenant par ailleurs les nazis en Ukraine....

      Leur occident qu’ils ont conduit dans la merde s’essouflle :

      Quelle catastrophe !

      Bon débarras ! Et reconstruisons par du positif !

       smiley


      • MagicBuster 25 octobre 14:08

        https://www.infonormandie.com/Deux-blesses-lors-d-un-affrontement-entre-turcs-et-kurdes-a-Mantes-la-Jolie-Yvelines_a25483.html

        Les turques contres les kurdes c’est à mantes la jolie ( à coté de Paris ).

        On attend Poutine .

        Vite !!



          • eric 25 octobre 16:15

            Je pense que Trump a trés habilement clôturé, la catastrophe héritée d’Obama.

            Defendre les Kurdes dans la région, revient à se mettre à dos tous les pays voisins important, qui ont des provinces kurdes irrédentes. C’est donc une politique sans avenir. Ce sont Assad et les russes qui ont dégagés les jihadistes qui comptaient en Syrie. En Irak, les chiites et l’occident. Dans les régions kurdes les Ypg ont assuré leur contrôle, un peu d’épuration ethnique envers des sunnites (ceux qui reviennent avec les turques), des règlement de comptes internes.

            Comme autrefois au Liban il faut sans doute ajouter à ces apparences, des aspects tribaux claniques, mafieux, que nous connaissons mal.

            Comme le montrait Georges Korm il y a longtemps, dans des régions multiculturelles, ethniques, religieuse, la disparition de formes imperiales, au pouvoir majoritaire ou minoritaire, laisse la place aux guerre civile généralisée. On le voit avec l’autriche hongrie et l’empire ottoman. La solution anglosaxonne, c’est la cantonalisation. Un peuple, un pays. Cela necessite des déplacements de population. Epuration est le mot. La solution Francaise, c’est une apparence républicaine laïque. C’etait le Liban, la Syrie. La solution orienrale, c’est un pouvoir dictatorial. Hollande et Macron ont choisit le camps le moins proche de la culture et de la tradition francaise. Une des raisons est sans doute que nos banlieues sont sunnites. L’autre que depuis la chute finale du socialisme, les progressistes français sont passé à la remorque des américains. Intersectionalisme et Lgbtisme. La principale raison de leur sympathie pro kurdes, c’est que des femmes se font tuer au combat. De la même façon, Todd remarquait que les démocrates bombardaient l’afghanistan surtout pour enlever les voiles aux afghanes.


            • Olivier Perriet Olivier Perriet 31 octobre 23:20

              @eric

              vous avez donc mis environ 2 ans pour vous remettre du naufrage Fillon. J’espère que ça ira mieux, mais avec Christian Jacob j’ai quelques doutes.

              Bon, sinon, rien de neuf sous votre soleil idéologique :
              Obama c’est le diable, quand bien même Trump fait à peu près la même chose que lui (en Syrie), sa manière brutale en plus

              C’est pas très sympa non plus de pomper du Emmanuel Todd sans le dire, et en ajoutant Macron pour montrer qui vous détestez.

              L’histoire de la diplomatie française qui « a choisi le camp le moins proche de la culture française » est une analyse signée Todd, sur le début du conflit syrien, donc sous Hollande, et aussi Sarkozy, qui a vu la France demander le départ d’Assad au profit de l’insurrection sunnite.

              Donc vous oubliez Sarko et ajoutez Macron, en dehors de toute objectivité, car Macron ne demande plus le départ d’Assad depuis longtemps. Cela ne fait certes pas une politique cohérente, puisque la France semble rester à un « ni, ni, ni » (ni Assad, ni Daesh, ni partition de la Syrie au profit des kurdes), qui ressemble furieusement à un « rien, rien, rien ».

              Enfin bref, on n’était de toutes façons pas taillé pour résoudre tous les problèmes du moyen orient.

              Après, Assad est-il « le plus proche de la tradition française », je ne veux pas chagriner Todd, mais j’ai quelques doutes ;
              enfin, ravi de vous relire


            • HELIOS HELIOS 25 octobre 16:21

              Si l’on regarde sur le long (tres long) terme, il est évident que les américains, et les russes s’entendent comme larrons en foire sur un avenir qui les arrangent sur le dos des autres... et avec les contraintes correspondantes.

              Considerant qu’aucun d’entre eux n’a de reel pouvoir sur la Chine et ont manifestement peur de l’emergence du sous continent indien... ce qu’il reste a « assagir », c’est a dire a controler c’est l’Europe et ses extensions.

              Passons sur le Goenland, dont il n’est pas directement question... cette extension europeenne etant dévolue dans les arrieres pensées des deux protagonistes, aux US... il reste donc a reformater ce qui dimensionellement limité a l’Europe de l’oeust et le moyen orient.

              Pour mémoire, l’Afrique va rester pour un moment encore la cours d’école de tout le monde, surtout les plus forts et il serait normal que nous en defendions notre présence, mais j’ai peur que cela ne soit trop tard, la Chine et les US s’en chargent déjà.

              Donc, dans la partie de dupe qui se joue, l’ideal du point de vue russe et américain, aux details de frontieres et de zones d’influences prés, serait une Europe sous domination Turque, c’est a dire un point de force majeur positionné a l’est, capable de maitriser le glacis arabique... c’est dire depuis le mur irano-irako_afghan jusqu’au glacis des Balkans europeens.

              Pour que cela soit possible, il faut naturellement une force economique que seuls les pays de l’extreme ouest du continent europeen sont capables de maintenir, sous dominations financieres exterieures, évidement.

              Les russes, qui vendent des armes évoluées aux turcs, les américains qui leur permettent de maitriser leurs voisinages hostiles, la destruction programmée de la Syrie, entité concurrente de la Turquie... tout cela fait partie du vaste schema... mais pas seulement... dans la vision technique de ce programme il manque le haut de la tenaille... cette tenaille dont les russes assument la partie nord, la Crimée en est le coin superieur... faut il vous en donner plus d’explications ?

              Une fois mise en oeuvre, il faut voir la grande mutation humaine souhaitée pour que cette Europe qui a encore de beaux restes identitaires se mute en un espace sans racines donc sans valeurs va se perenniser... mais le controle interieur de cette nouvelle Europe doit rester a ceux qui sont les plus proches des modèles occidentaux.

              C’est probablement pour cela que l’extraction du Royaume Unis de l’UE est imperatif... d’abord parce que cela ne peut qu’affaiblir la construction europeenne, quelle que soit sa forme -globale ou par nations- mais surtout que cela permet d’y construire le grand poste de commandement de la nouvelle entité : l’Angleterre va devenir le centre de decision europeen etayé par sa langue, sa culture et son indépendance par rapport au continent... et surtout soumis aux US.

              Alors, entre les usines europeennes d’Allemagne, les restes historiques de l’Europe moyen-ageuse et les essais sociaux du nord... on voit se dessiner le contour que doit prendre notre continent :

              Une entité soumise et ouverte a tous les vents, sous domination plus ou moins directe des US, dont l’histoire, la culture jusqu’aux ethnies (que va devenir l’homme blanc puisque la race n’existe pas) servant de grenier, de banque et surement de chair a canon pour que les américains, les russes, les chinois et aussi les indiens soient tranquilles. Le poste de pilotage anglais se met en place, aussi

              Je ne sais pas si cet avenir me plait vraiment, mais chaque foulard, chaque saillie d’Erdogan et ses successeurs, chaque ONG qui ne peut etre qu’ennemie, sont a combattre... dans la vie il n’y a qu’un chef et des soumis, il n’y a qu’un loup face aux moutons... ne choisissons pas la soumission ; mon père, mon grand père et tous les autres avant, les votres bien entendu, ne doivent pas etre morts pour rien.

              Cela coutera beaucoup moins cher d’etre ferme maintenant que de tenter de subsiter apres, si cela est encore possible.

              Merci de m’avoir lu.


              • Jonas 27 octobre 10:12

                @HELIOS
                Je suis violemment pour l’Europe, et regrette le départ de l’Angleterre , mais les citoyens de ce pays ont décidé leur séparation , il faut respecter leur décision tout en souhaitant que cela se fasse en bonne entente. Il ne faut pas insulter l’avenir comme on dit. 

                Cela permettra à l’Union de ne plus être sous pression des Etats-Unis , par l’intermédiaire de la Grande-Bretagne pour l’admission de la Turquie dans l’Union. Alors que ce pays n’a strictement rien a faire dans cette Union. Le comportement d’Erdogan a montrer a certains partisans de cette adhésion leur erreur d’apprétiation,d’autant que ce pays n’a que 3% de son territoire en Europe. 
                La Turquie fait déjà partie de l’Organisation de la coopération islamique OCI. une organisation communautariste. 

                La Turquie , s’est développée grâce à l’injection des millards d’euros dans les investissements de ce pays, sans l’Union il aurait été incapable de se moderniser , parce qu’ Istanbul , n’est pas toute la Turquie. La Turquie comme tous les pays arabo-musulmans est incapable de maintenir sa population chez elle, comme tous les pays développés .Plusieurs millions de turcs ont quitté le pays et, malgré les exhortations d’Erdogan et la croissance de plus de 6 à 7 % très peu de turcs sont rentrés dans leur pays. En Allemagne par exemple , a peine 0,3%. Ce qui montre le manque de confiance des immigrés turcs installés à l’étranger en leur propre pays. Une chose est le nationalisme débridé et folklorique , une autre est la réalité quotidienne. 

                La Russie , la Chine et l’Inde + certains pays Arabo-musulmans s’installent et achètent des terres arables et des matières premières à l’Afrique et comme par hasard , ces pays, ne sont nullement taxés d’exploiteurs , seuls les pays occidentaux méritent ce qualificatif. 

                Pour moi , a cause de sa démographie galopante , et du personnel compétent l’Afrique , comme disait de Gaulle au sujet du Brésil, « est un pays d’avenir qui le restera toujours ».

                Quant à la Chine , que beaucoup prédisent comme grande puissance de demain, je doute qu’elle puisse concurrencer, les Etats-Unis, car une puissance , ce n’est pas seulement le militaire, l’économie, , c’est aussi la monnaie, la culture, l’innovation , les découvertes , les grandes universités, le niveau de vie des habitants , le PIB, l’IDH , les prestations sociales , , la santé etc. 
                                  
                Vous serez bien incapable, de me citer un ou plusieurs objets que vous utilisez au quotidien dus a la chine ou une innovation spectaculaire , bouleversant le monde. Cela viendra , peut-peut-être , mais pas dans un avenir proche. 

                Non, la Chine est encore loin de se comparer aux Etats-Unis. malgré les difficultés de ce pays. Une anecdote , qui montre que la Chine communiste est plus capitaliste que les pays capitalistes, qui eux dépensent des sommes énormes pour la santé de leurs habitants comme pour les étrangers installés chez eux : " Plusieurs étudiants malgaches faisant leurs études en Chine, malades , n’ont pas pu être hospitalisés , parce que leur gouvernement , avait tardé à leur adresser leur bourse. N’ayant pas la somme demandée , deux sont morts sans soins. Par ailleurs combien de personnes par le monde se battent, prennent des risques au péril de leur vie pour rejoindre la Chine ? 


              • HELIOS HELIOS 27 octobre 17:14

                @Jonas

                Merci pour votre réponse à laquelle je peux être d’accord.

                Moi aussi, je suis pour l’Europe, mais je ne confond pas l’UE et l’Europe. J’ai bien peur que vous defendiez l’UE.

                Pour la Chine, je crois que vous avez une trop courte vision. D’abord, parce qu’on ne fait ps passer 1 milliard d’habitants de la ruralité a celle d’un ensemble tertiaire (service et industrie)... et ensuite parce que les chinois, envoient des engins autour de la Lune construisent ce qu’ils veulent, même si pour l’instant ils sont aidés par des entreprises occidentales.
                Pour la culture, ils ont 5000 ans d’histoire... et leur modèle politico-social est souvent plus transparent que le notre. Il arrive que chez nous, certains patients crevent dans les couloirs, ce qui est guere mieux qu’a la porte.

                Mon propos etait d’objet geostrategique et perspectif. Le futur etant toujours suceptible de changer il n’a de valeur que dans ma tête.
                Regardez votre planisphere et dite moi ce qui pourrait se passer si chacuns des groupes mondiaux (Chine, Russie, US) voulaient se partager le monde sans admettre un nouvel entrant comme l’Europe ?...

                Merci.


              • Jonas 28 octobre 14:50

                @HELIOS
                Bonjour, 
                En effet , je suis pour l’Union européenne , même si cette Union me désole et me désespère telle qu’elle est. Cette Union , qui s’est appliquée plus a élargir , qu’ à approfondir. Cette Union incapable de juguler les flux migratoires , et le déferlement incessant des demandeurs d’asile , chassés par les guerres. Cette Union , honteuse , qui a oublié son identité, judéo/chrétienne. Cette Union , qui n’a rien compris à l’islam, a ses affrontements mondiaux et meurtriers , a sa lutte depuis toujours entre sunnites et chiites. Cette Union qui exhibe pour toute politique étrangère le droit de l’hommisme avec cette maladie , des règlements et des directives : les contenances des chasses d’eau, les fromages, la taille des concombres , des bananes etc. 

                Alors , avec tout cela , me direz-vous, vous tenez encore à l’Union ? Oui, je tiens , encore à l’Union, parce que , je pense , que les responsables politiques prendront finalement conscience qu’ a l’heure où les Etats-Unis s’éloignent et la Russie s’approche . l’Union doit penser que malgré les divergences et les différences entre les pays qui la compose doit s’unir , car aucun pays seul , ne peut se mesurer aux pays Continents, comme la Chine, Inde , Russie . et les Etats-Unis. Mais c’est un autre problème. 

                En ce concerne la Chine , il ne me viendrait jamais à l’esprit , de nier , les grands développements et les avancées remarquables de ce pays dans beaucoup de domaines. Simplement , après , plusieurs voyages dans ce pays comme dans l’autre pays qu’est l’Inde. Je n’oublie pas que ces pays ne sont pas constitués que de grandes métropoles , il y a des provinces pour la Chine et des villages pour l’Inde, et ils sont loin, très loin des visages que donnent les métropoles. 

                Oui, la Chine est un grand pays par sa taille sa culture et son raffinement. Mais quels que soient les progrès , il a beaucoup de chemin à parcourir pour rivaliser , avec les Etats-Unis et les pays Européens , sur le plan des prestations sociales comme sur le niveau de vie. Des indicateurs comme le PIB et l’IDH, sont là pour le démontrer. 
                1) Chine PIB, par personne 9771 dollars . pour l’IDH, 116e.
                 2) Etats-Unis ,PIB par personne, 62 641 dollars , pour l’IDH, 22e
                3) France PIB , par personne , 41 464 dollars , pour l’IDH, 36e
                Bien sûr , que les pays Occidentaux , n’ont plus le monopole de la puissance , ils restent encore , puissants et riches , même avec l’émergence des grands pays non démocratiques. 
                PS ; Vous n’êtes pas sans savoir , que la Chine bénéficie , jusqu’à présent de pays classé en développement , pour échapper aux règles de l’OMC et bénéficier ainsi d’un traitement de faveur. 


              • sls0 sls0 25 octobre 16:59

                Pour rappel l’électorat de Trump ce sont les habitants du midle west qui en ont rien à foutre de ce qui se passe hors des frontières. Si Trump leur dit je suis le premier président depuis Hoover qui n’a pas déclenché une guerre et en plus je fait rentrer nos boys. Le message plaira fortement. Si en plus il dit que 42% de leurs impôts c’est pour jouer à la guerre il tape dans le mille. Même pas besoin d’autres arguments c’est du béton. Il aura prévenu avant le complexe militaro-industriel de ne pas s’inquiéter de son discours.

                C’est surtout les néocons qui sont baisés dans l’affaire. Il était plus que temps avec ces cons là.

                Comme c’est les russes qui vont s’occuper du passage à la paix, ça risque d’être correct. Même ça Trump pourra le reprendre à son compte pour son électorat malgré qu’il n’y soit pour pas grand chose hormi le retrait.

                Comme c’est pas nous qui élisons les présidents US, ce que l’on pense ce n’est que du vent.

                Dans l’article il y a la phrase : « les américains ont des alliés peu fiables » quand on regarde l’histoire c’est plutôt les USA qui ont l’habitude de jeter les alliés comme des klinex quand ils en ont plus l’utilité.

                Ici on le remarque plus parce les kurdes pour les médias et discours politiques c’était le peuple courageux qui se battait et nous protégeait contre les hordes islamiques. 

                La Russie a encore prouvé qu’elle tenait ses engagements tandis que les USA ont encore prouvé l’inverse. Si chez nous ce qui ne tiennent pas leurs promesses c’est presque une normalité, il y a encore des cultures oú c’est très important, le moyen Orient entre autres.


                • troletbuse troletbuse 25 octobre 17:29

                  @sls0
                  Tiens vous ne dites pas que des conneries  smiley


                • leypanou 25 octobre 17:43

                  Cet article date un peu car les choses changent très vite.

                  Aux dernières nouvelles, les États-Unis ne sont pas complètement partis : D Trump a décidé de laisser une force réduite (500 soldats environ) à l’est de la Syrie , sur insistance de tous les néo-cons et assimilés (Lindsey Graham et autres), dont la France -même BHL- , pour garder quelques champs de pétrole et pour laisser un cadeau aux Kurdes pour que les Kurdes puissent continuer à exploiter quelques puits de pétrole.

                  Ceci arrange les affaires de ceux qui n’ont jamais abandonné l’idée de partitionner la Syrie, sous prétexte de la lutte contre Daesh (ce qu’on entend 24h/24 en France).

                  Bref, D Trump veut faire un cadeau aux Kurdes de quelque chose qui appartient à la Syrie (ils restent pour garder les champs de pétrole) et la Syrie est sous embargo (cf pétrolier iranien à Gibraltar).

                  Détails de tout çà ici.


                  • sls0 sls0 26 octobre 03:10

                    @leypanou
                    Dans l’article et dans d’autres ça parle de 200 bidasses mais 500 ça me va aussi.
                    Ce sont des forces spéciales soit ils sont hyper formés pour du non conventionnel. Je ne suis par sur que garde meubles soit leur coeur de métier.
                    Je serai bidasse là bas je me sentirai franchement seul. Après le lachage, les kurdes ont plus tendance à balancer des pierres que des fleurs sur les véhicules US. On excite un peu la population et c’est un remake de Mogadiscio. Pour info ils étaient 21515 bidasses US en Somalie.
                    Le dilemme, se faire égorger ou faire un massacre de gentils (les kurdes sont les gentils, c’est ce que disent les médias et hommes politiques) avant de se faire égorger.
                    Oui les forces spéciales sont de supers soldats quand ils peuvent être discrets et mobiles. Là c’est style fort Alamo ce ne doit pas être trop ça.
                    Ils doivent se disperser pour couvrir le terrain.
                    Tactiquement c’est intenable. A 250km des premiers potes.
                    Il y a une vidéo où l’on voit des kurdes balancer des pierres sur des véhicules US. L’origine de cette vidéo c’est la télévision kurde. Cette vidéo est un message adressé par les responsable kurdes aux kurdes en premier, bonjour l’ambiance pour les 200 bidasses US qui restent.
                    Ces 200 bidasses c’est pour faire plaisir à un sénateur qui n’a vraiment pas apprécié la déculottée, il veut encore du chaos à tout prix. Ils auront vraiment été ridicules jusqu’au bout ces néocons.


                  • leypanou 26 octobre 09:38

                    @sls0
                    il n’y a pas que le sénateur¹, il y a aussi tous les démocrates, le régime sioniste, même notre BHL (v)a participé, un représentant kurde est même allé au Congrès et prêter serment lors de son audition, la « fuite » de quelques djihadistes est arrivée bien opportunément.
                    Ce n’est pas la 1ère fois que D Trump change d’avis sur la question.
                    On verra la suite au prochain épisode.
                    ¹ : j’ai lu que le sénateur est l’un des ardents défenseurs de Trump dans l’affaire d’impeachment, autrement dit Trump a intérêt à l’écouter.
                    PS Ce sont les champs pétroliers à Deir-Ozur, au Sud-Est de la Syrie, loin de la frontière turque, qu’ils veulent « garder » alors que la Syrie est sous embargo.


                  • Samson Samson 25 octobre 18:04

                    Le scénario était de toute évidence réglé comme sur papier à musique, avec pour partenaires Trump, Erdogan, Assad, Poutine. On imagine difficilement que l’Iran, l’Arabie Saoudite et Israël aient été tenus hors de la confidence, mais tout est possible.

                    Jouant de vitesse, Trump a donc déjoué de main de maître le Deep State et mis par terre toute la stratégie impériale amorcée par Bush le 11 septembre 2001.

                    Tout çà au nez et à la barbe d’une part de son propre état-major, du Congrès et hormis la Turquie sans qu’un seul membre de l’OTAN ou de l’U€ n’en soit préalablement informé.

                    Panique dans les chancelleries et chez tous « alliés » ou « partenaires » de l’Empire, ouvertement humiliés d’avoir été traités pour ce qu’ils sont, soit d’impuissants vassaux que nul outre-Atlantique ne juge encore dignes d’être consultés ou avisés des variations ou revirements d’humeur géo-stratégiques du fait du Prince.

                    Bluffée, la même médiacratie qui pleurait des larmes de crocodile sur la « chute » d’Alep des mains de ses proxies jihadistes se fait tout à coup extrêmement discrète quant à l’évolution de la situation sur place,

                    ... et si possible encore plus sur le fait que par son intégration à l’U€, l’OTAN et l’€uro, la France a renoncé à toute espèce de souveraineté stratégique, économique ou budgétaire, et pas même assez audacieuse pour prendre le risque d’annuler un match de foot ne pèse plus d’aucun poids sur la scène diplomatique et internationale.

                    Pour En Marche vers nulle part pallier ses multiples avanies (Goulard, Lubrizol, hold-up sur la sécu, pompiers mutilés par ses cerbères, Kurdistan et lâchers dans la nature de jihadistes dangereux, ...), Mutilator 1er, agitant un hijab pour muleta, n’a rien trouvé mieux que son numéro maintenant classique de duettiste avec le RN, objectivement son meilleur allié et réciproquement !

                    ... et non seulement le giton de Rothschild et sa médiacratie à la botte continuent d’ouvertement prendre les citoyen(-ne)s de cette République pour des con(-ne)s, mais tout indique que çà marche une fois encore ! smiley smiley smiley


                    • Sparker Sparker 25 octobre 22:06

                      @Samson

                      Ho ! Il a remonté le coucou, Samson, je plussoie.
                      Ils réenclanchent le jeu, mais il y aura une fois de trop à un moment.
                      Trop de malhonnèteté, de mensonges, d’omissions, de mépris de classe, quand même, d’idéologie, qui justifie la violence, c’est décadent et ça peut mal finir...
                      En france, la balle réelle n’est pas loin non plus...


                    • leypanou 26 octobre 10:12

                      @tout le monde

                      Cet article intitulé « les États-Unis restent en Syrie pour garder le pétrole » est le dernier épisode de cette affaire qui a déjà trop duré.


                      • Jonas 26 octobre 20:17

                        A l’auteur , 

                        Après la destruction , il y a construction , ce n’est ni les Russes ni les iraniens qui sont aptes a reconstruire la Syrie.Cela demandera des centaines de millards de dollars , des investissent colossaux et des décennies. La victoire de Bachar Al-Assad est celle de Pyrrhus. La Syrie est sous contrôle de Poutine. 

                        Pour votre gouverne.  , « Source de paix » est la troisième opération de la Turquie d« Erdogan en l’espace de trois ans. 

                        La première en 2016, appelée  » Bouclier de l’Euphrate «   a partir de Jarablous, pour chasser, l’Etat islamique mal en point, grâce aux kurdes . Mais en réalité ,elle visait directement les kurdes syriens afin de les l’empêcher de réunir l’enclave d’Afrine au restant du Rojava. 

                        La deuxième , en 2018,  » Rameau d’olivier«  contre les kurdes syriens encore une fois , pour les contraindre à se retirer d’Afrine. Opération renommée  » Bataille d’Afrine"

                        Moi, qui suis , contre toutes les interventions des pays occidentaux dans les conflits du Moyen-Orient et en Afrique, je condamne le comportement immoral de Trump, non pas pour se retirer du bourbier du Moyen-Orient , mais de trahir le peuple kurde , qui a fait confiance a la parole donnée, et sacrifier 11 000 de ses enfants. Il y a une rupture de contrat tacite, c’est une honte et une trahison. 

                        Jamais Erdogan , n’aurait pu intervenir , sans le départ des soldats américains, d’ailleurs des soldats américains en se retirant retirent du Rojava , arborent , en signe de solidarité avec les kurdes , les écussons du YPG. L’armée , turque est pléthorique , mais pas très performante. Erdogan a décimé son armée , en poussant à la retraite des généraux de grandes expériences et en emprisonnant certains. 

                        Comme en Syrie, en Turquie les serveurs des S.400 seront des Russes , donc sous la surveillance de Poutine, qui se souvient du matériel soviétique , livré a des pays pas très capables de l’utiliser. 


                        • Samson Samson 26 octobre 21:00

                          @Jonas
                          Hé bien, reste à espérer pour les Syriens que la Russie soit plus fiable dans ses engagements que l’Oncle Sam, ce qui ne devrait pas être bien compliqué ! (Cf infra)


                        • Jonas 27 octobre 10:21

                          @Samson
                          La Russie d’aujourd’huis comme l’Union soviétique d’hier a toujours soutenu la Syrie , en lui fournissant des armes , des spécialistes dans ce domaine , et la protection politique depuis des décennies. Elle remplira ses engagements là, mais pas pour les investissements, développement et construction de la Syrie. Car elle même est en grande difficulté économique et n’exporte que des hydrocarbures. Et comme tous les pays mono -exportation , elle dépend de la conjoncture économique mondiale. 


                        • Samson Samson 26 octobre 20:55

                          Tout s’éclaire, et il y a de la réconciliation dans l’air à Washington !

                          Faute de respecter des promesses qui n’engagent de toute manière jamais que ceux et celles qui commettent la fatale erreur d’y ajouter foi, en l’occurrence les Kurdes, l’Oncle Sam revient à ses fondamentaux et reste donc en Syrie pour « protéger » et exploiter ses gisements pétroliers et gaziers.

                          Sans même s’embarrasser encore des faux semblants jusqu’ici de rigueur, l’obscénité de l’hubris impériale ne connaît manifestement plus aucune limite !   


                          • Jonas 29 octobre 14:43

                            @Samson
                            La Russie parade en Syrie drapeau au vent , après avoir défendu le régime du dictateur Bachar Al-Assad , bourreau de son peuple. Sa victoire est acquise mais sous la tutelle de ses parrains Russes et iraniens, qui se feront payer , sur le dos de la bête , car les Etats ne font pas de cadeau. 

                            Le paradoxe de la Syrie , le dictateur Bachar Al-Assad , surveille avec sa milice le peuple syrien et lui , est surveillé par ses parrains. Cela se nomme de la Résistance. 


                          • Olivier Perriet Olivier Perriet 31 octobre 23:22

                            @Jonas

                            entre Assad et Poutine, je suis incapable de dire lequel des 2 tient le plus l’autre


                          • Jonas 1er novembre 13:37

                            @Olivier Perriet
                             
                            Je pense qu’au moment ou Poutine est venu au secours d’Assad en 2015 , le dictateur perdait pieds et son aviation à part lancer des barils d’explosifs , était incapable de cibler les objectifs et de venir a bout des terroristes djihadistes Donc , pour moi , c’est Poutine qui tient Assad dans ses mains , sans parler que sa présence fait réfléchir le sultan Erdogan , l’ennemi du syrien. 


                          • JC_Lavau JC_Lavau 1er novembre 13:45

                            @Jonas. Ah ! Le coup des « barrils d’explosifs » !
                            Et qui est à l’origine de la vertueuse rumeur ?

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