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Accueil du site > Tribune Libre > Dix années de guerre n’ont pas pu arracher la Syrie à son Arabité et (...)

Dix années de guerre n’ont pas pu arracher la Syrie à son Arabité et à la Résistance - Par Bachar al-Assad

Ce deuxième extrait du discours du Président Bachar al-Assad à l’issue de sa prestation du serment constitutionnel pour un futur mandat, le 17 juillet dernier, est essentiel pour comprendre l’engagement de la politique syrienne envers l’Arabité et la Résistance, d’autant plus qu’une majorité de dirigeants et de partis arabes a indiscutablement soutenu ne serait-ce que le « changement de régime », en s’associant avec une coalition occidentale féroce qualifiée d’internationale, contre la Syrie, son État, son peuple et son territoire. [NdT].

***

Mesdames et Messieurs,

Aujourd'hui, nous faisons partie d'un monde en turbulence dont les pôles sont en conflit. Un conflit qui ne pourra s’apaiser tant que l'une des parties ne l’aura pas emporté ou qu’un rapport de force n’ait été atteint. D’ici là, notre monde restera une jungle où il n'y a pas de place pour l'humanité et la morale.

Guerres directes ou par procuration, soutien au terrorisme, États faillis, peuples affamés, arène sans frontières ni règles avec nous en plein milieu et nulle part où aller pour y échapper ou prétendre à la neutralité ; le plus grand danger étant la guerre psychologique qui vise à dompter les peuples après démolition de leurs cultures et remodelage de leurs concepts.

Nous avons prouvé au cours de cette guerre que nous sommes un peuple dont on ne peut dominer la conscience, trafiquer l’identité ou rompre l’appartenance, que les peuples anciens vivent dans la réalité effective, non dans une réalité virtuelle et qu’en conséquence, ils ne se laissent pas programmer par des charlatans, ne perdent pas leur mémoire sous l’effet de virus trompeurs, ne tombent pas dans le piège d’une reddition gratuite sur les plateformes virtuelles.

Le but des guerres modernes est l'homme bien avant la terre. Celui qui bat l'homme gagne la guerre. Ainsi, Israël n'a pas gagné la guerre lorsqu'il a occupé la Palestine en 1948, mais s'en est approché lorsque certains Palestiniens et certains Arabes se sont imaginés que les concessions humiliantes restaurent les droits, et lorsque d’autres ont cru que la résistance est une habileté au lieu d’être d’un principe, un commandement à partir d’un hôtel au lieu d'un quartier général avancé, un combat sur un plateau de télévision au lieu d'une tranchée, une trahison inattendue d'un frère au lieu d’une frappe surprise sur l’ennemi.

L'ennemi gagne lorsque la majorité est convaincue que la résistance est un gros mensonge, que sa force est une illusion, que son pouvoir de dissuasion est une chimère, que son existence est un fardeau, que la prospérité de la patrie réside dans son aplaventrisme et son indépendance dans l’émancipation de soi-même, de son peuple, de son histoire et de son environnement. Autrement dit, l'ennemi gagne lorsque les concepts se retrouvent sens dessus-dessous.

Or, une partie du problème en Syrie et l’une des causes de la guerre sur la Syrie sont liées à cette inversion des concepts, elle-même liée au jeu terminologique dans lequel l’Occident s’est engagé depuis des décennies. Et, pour notre plus grand regret, nous, en cette région arabe, et d’autres au-delà de notre région, nous marchons avec lui vers le précipice que nous atteindrons lors de l’effritement des sociétés et du déclenchement de la guerre civile en leur sein. Il n'est donc pas possible de parler d'avenir ou de combattre un ennemi sans unifier nos propres concepts dans un cadre strictement patriote.

S’agissant de la Syrie, nous serons vaincus psychologiquement et intellectuellement si nous croyons que notre appartenance nationale se limite aux frontières politiques dessinées par l'occupant et qu’il ne nous reste qu’à présenter des excuses à ses descendants pour ce que nous avons pu dire contre lui durant le siècle passé. En effet, selon la pensée naïve et superficielle de certains, il aurait eu raison de nous séparer. Auquel cas, le lien entre Alep, Mossoul, Deraa, Ramtha, Damas, Beyrouth, Homs et Tripoli ne serait qu’une illusion née de notre imagination.

Nous serons vaincus si nous confondons arabité et gouvernements arabisés et si nous ne distinguons pas entre l’appartenance à l’arabité et l'arabisme politique sous sa forme actuelle. Auquel cas c’est inconsciemment que nous ferions de la trahison un synonyme de l’arabité.

Nous serons vaincus si nous pensons que l’arabité est une invention du même ordre que toute idée ou récit devenus une doctrine destinée à être remplacée lorsqu’elle n’est plus adaptée aux exigences de l'époque. Auquel cas nous oublions que l’appartenance est une réalité acquise par la naissance, puis par l’interaction avec la société du lieu de naissance, plutôt qu’un choix personnel dépendant de telle ou telle théorie volontairement adoptée.

L'appartenance ne se limite pas à une race, une religion, une confession ou un dialecte, tout comme elle ne se limite pas à un intérêt commun ou à une volonté, commune, une histoire ou une géographie, car l’appartenance est une conception civilisée et humaniste qui englobe tout ce qui précède.

Telle est notre conception de notre arabité et de son contenu civilisationnel et rassembleur, d’autant plus riche que la société se diversifie. Elle incarne la continuité entre les composantes civilisées du passé et les composantes sociales du présent, lesquelles fusionnent harmonieusement par l’intégration, sans dissolution, de toutes les composantes de la société.

En d’autres termes, c’est une arabité qui unifie l’appartenance tout en préservant les identités. Et cela, car toute patrie ou toute société a besoin d’une dénomination unique à condition qu’elle n’affecte aucune de ses composantes, qu’elles soient religieuse, confessionnelle ou ethnique.

Dire que la Syrie est arabe ne veut pas dire que tous ses citoyens sont arabes. L’arabité dont nous parlons n’implique pas l’abolition d’une quelconque composante de la société. Au contraire, nous pensons que la disparition de n’importe quelle composante la dévaloriserait et l’affaiblirait.

Lorsque, par méconnaissance de la Syrie, certains se contentent de souligner sa diversité, ils rejoignent ceux qui considèrent que nous aurions plusieurs dénominations ; ce qui revient à la partition de la patrie.

Par conséquent, l’arabité n'est pas une question d'opinion, d’accord ou de désaccord. C’est une question fatidique non seulement pour la Syrie mais aussi pour toute la région arabe. Tout ce qui s'est passé au cours des dernières décennies avait pour but la destruction de ce concept de l’arabité dans l'esprit des citoyens et des sociétés arabes avec tout ce qu’elles contiennent de composantes d’une grande richesse.

Nous perdons lorsque nous croyons que la distanciation est une politique et qu’elle découle assurément des troubles sévissant dans notre environnement.

Nous perdons lorsque nous croyons que les causes de ceux qui nous entourent n’ont rien à voir avec la nôtre. Et nous gagnons lorsque nous comprenons que la cause palestinienne est la plus proche de nous, que les Palestiniens sont nos frères, que notre engagement envers leur cause et leurs droits est ferme, non modifiable par les événements, les circonstances, les trahisons ou la duplicité des uns et des autres.

C’est là une question inséparable de notre engagement envers les nôtres au Golan, lesquels ont donné le plus bel exemple d’appartenance à la patrie et d'adhésion à leur identité arabe et syrienne, tout comme ils ont prouvé qu’ils resteront un obstacle épineux aux yeux des envahisseurs momentanés de leur terre jusqu'à son entière libération.

Mesdames et Messieurs,

La libération de nos terres encore occupées par les terroristes et leurs parrains turcs et étasuniens reste au premier plan. Jusqu’ici nous avons procédé par étapes successives : d’une part, pour laisser du temps à ceux qui veulent revenir vers la patrie ; d’autre part, pour laisser une chance aux démarches politiques des amis.

Lesquelles démarches visent à persuader les parrains du terrorisme d’abandonner leur approche et de convaincre les terroristes de se retirer des régions qu'ils occupent, afin d'éviter encore plus d’effusions de sang et de destructions. Cette politique a obtenu des résultats satisfaisants dans certaines régions et a échoué dans d'autres. Ce dernier fait n’a laissé qu’une seule solution, celle de l’intervention de nos forces armées pour éliminer le terrorisme, libérer la population civile et imposer l'État de droit.

Nous continuerons à suivre cette politique pour libérer le reste de notre territoire en gardant à l’esprit que le Turc est perfide et que l’Étasunien est hypocrite.

Nous ne manquerons aucune occasion susceptible de sauver des vies, de réfuter les mensonges des ennemis et aussi, de dire notre confiance en nos amis, tels la Russie et l’Iran, lesquels ont eu le mérite de se tenir de notre côté et de peser grandement sur le cours de la guerre et la libération de nos terres, en plus du rôle de la Russie et de la Chine quant à la défense de la légitimité et du droit international.

Nous saluons tous les honorables patriotes du nord-est syrien pour s’être dressés face à l'occupant étasunien et avoir tenté de l’expulser alors qu'ils n’étaient pas armés, et aussi pour avoir affronté ses agents et ses mercenaires au prix de leur vie.

En revanche, nous n'oublierons pas que dans leur voisinage, certains détenteurs de passeports syriens qui avaient prétendu être prêts à faire face à l’agression turque se sont retirés consentants et serviles lorsqu’elle a eu lieu. Nous les voyons aujourd’hui s’en donner à cœur joie sous les yeux des Turcs, sur leur sol et dans leurs maisons. Ils ont donc poignardé leur patrie à deux reprises : la première lorsqu'ils ont prémédité de ne pas soutenir l'Armée nationale et ont affirmé le contraire ; la seconde, lorsqu’ils ont fui devant l’agression. La première a été le prélude de la seconde et dans les deux cas, ils ont été la base et l'outil ouvrant la voie aux envahisseurs. Ce faisant, ils ont fait partie d'une pièce écrite et dirigé par le maître étasunien, chacune des parties ayant défini avec précision son rôle, ses positions sur le terrain, la marge de parole autorisée et même l’intensité de l’expression des sentiments de colère ou de satisfaction.

Dans ce contexte, nous affirmons le devoir constitutionnel, juridique et moral de l'État de soutenir toute forme de résistance, pacifique ou armée, contre l’occupant sur tout le territoire. Ce devoir est une obligation absolue, indépendante de toute autre considération, jusqu'à la libération totale du territoire et l’expulsion du dernier occupant comme du dernier terroriste.

Docteur Bachar al-Assad

Président de la République arabe syrienne

17/07/2021

Source : Vidéo de la Présidence syrienne [extrait : 1H – 1H27’]

https://www.youtube.com/watch?v=ATC54C4eiPo&t=2s

Traduction de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

 


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33 réactions à cet article    


  • sylvain sylvain 26 juillet 11:32

    un discours glaçant . Aucune considération pour tous ceux qui ont contestés son régime, seulement assimilés a des traitres, après 60 années de tyrannie clanique et familiale . Les salles de tortures n’ont pas finies de tourner en syrie


    • Attila Attila 26 juillet 12:56

      @sylvain
      « Les civils qui se sont échappés des terroristes font état de nouveaux crimes commis par les combattants de l’opposition dite « modérée » dans l’est d’Alep. Nous avons eu confirmation de faits d’abus, de tortures, d’exécutions publiques, ainsi que de massacres sans motif de la population »


      .




    • Attila Attila 26 juillet 13:02

      @sylvain
      « le chef du département des médecins légistes à Alep, Zaher Hajjo, a déclaré qu’il avait reçu pour le moment 21 corps dont « cinq enfants et quatre femmes ».

      Il a expliqué que les corps avaient été trouvés « dans des prisons qui étaient administrées par les groupes terroristes dans les quartiers de Soukkari et Al-Kallassé ». Après examen, le médecin a conclu que les civils avaient été tués à bout portant, suggérant qu’ils avaient été exécutés juste avant que les rebelles ne quittent la zone. »

      La guerre selon les rebelles « modérés » : charniers, torture, armes chimiques et boucliers humains

      .


    • sirocco sirocco 26 juillet 13:11

      @Attila
      "...crimes commis par les combattants de l’opposition dite « modérée »...

      Les potes à Fabius sont des monstres de sauvagerie ? Mais ça fait un bout de temps qu’on le sait !


    • Attila Attila 26 juillet 13:13

      @sirocco
      Nous oui, mais pas Sylvain.

      .


    • sylvain sylvain 26 juillet 13:27

      @Attila
      premièrement RT est un media russe, qui n’est absolument pas neutre dans cette affaire
      deuxièmement, qu’est ce que ça veut dire rebelle modéré ?? qui crée ces catégories et qui décide de qui rentre dedans ?? Il a existé, avant d’être noyé sous la violence, autant de la faction bachar alaouite que de la plupart des groupes islamistes, un mouvement civil massif et pacifique . Vous pouvez en trouver les traces un peu partout .
      troisièmement, bachar lui même a libéré des djihadistes par centaines (il ne le nie même pas), exactement au moment de ces mouvements


    • Attila Attila 26 juillet 13:37

      @sylvain
      Déclaration du Parti Communiste Syrien en 2012 :
      « le mépris des masses populaires Syriennes pour les rebelles est né et a grandi. Ces rebelles ont dévoilé de plus en plus clairement leur agressif et sauvage visage au cours des crimes qu’ils ont commis contre la population civile, en particulier dans les zones qui refusent de se placer sous leur giron. En raison de cet obstacle salutaire des masses populaires, les forces rebelles armées terroristes multiplient leurs opérations en ciblant les rassemblements des habitants et des objectifs civils. Ce qui renforce la haine du peuple envers ces forces rebelles de façon exponentielle. »
      Lien

      .


    • sylvain sylvain 26 juillet 14:31

      @Attila
      quel est le rapport de ce que vous montrez avec les kurdes ou avec les manifestations anti régime qui ont précédées le conflit ??
      On sait tous qu’il y a eu des terroristes islamistes en syrie, comme je vous l’ai précisé, bachar en a lui même libéré pas mal . Le problème du discours de bachar, problème que vous exacerbez vous même, est d’assimiler toute forme de contestation a des terroristes contre qui on peut tout se permettre .
      C’est une stratégie ignoble et très classique



    • Xenozoid Xenozoid 26 juillet 14:50

      @sylvain

      est d’assimiler toute forme de contestation a des terroristes contre qui on peut tout se permettre .
      C’est une stratégie ignoble et très classique

      10 ans de guerre, ce ne sont plus des contestations,les 20 ans de guerre en afghanistan ont dépasser la contestation...aussi

      ce qui est sur, c’est que regarder sans y vivre,ne te permet pas de faire une conclusion a une situation de guerre,si la paix revient on passera peut être a une auto critique,et peut etre a une compréhension qui ne soit pas extérieur....

      pour le moment bashar a toutes les cartes,même si des troupes étrangeres sont au garde a vous, pour rappelé à assad qu’il y aura encore de la « contestation »..n’est ce pas




    • sylvain sylvain 26 juillet 18:59

      @Xenozoid
      10 ans de guerre, ce ne sont plus des contestations,les 20 ans de guerre en afghanistan ont dépasser la contestation...aussi


      Mais qui parle de ça ??? je n’ai jamais parlé de la période de guerre, encore moins de l’afghanistan ou pour le coup il n’y avait absolument pas de contestation avant que les ricains ne débarquent, même si la vie devait y être sacrément merdique .

      ce qui est sur,

      c’est que regarder sans y vivre,ne te permet pas de faire une conclusion a une situation de guerre
      Je ne conclus pas non plus « a une situation de guerre » me semble t il, et je peux parler de la syrie au même titre qu’à peu près n’importe qui sur ce site . C’est un vieil argument qui ne permet, si on l’appique, à quasiment personne de parler sur quoi que ce soit

      même si des troupes étrangeres sont au garde a vous, pour rappelé à assad qu’il y aura encore de la « contestation »

      Encore une fois je ne parle pour ma part que des mouvements de contestation (importants) qui ont précédé la guerre et qui n’avaient rien a voir avec des troupes étrangères . Votre message énigmatique n’a pas grand sens, quels sont ces troupes ?? comment créent elles de la contestation ?? Je ne vous dénie pas le droit, quand a moi, de parler de la syrie, mais parlez clairement


    • Xenozoid Xenozoid 26 juillet 19:35

      @sylvain

      que la guerre a tout faussé, et que maintenant cherchez l’oueuf de la poule, ne peux que rajouter la guerre a la guerre


    • Attila Attila 26 juillet 20:06

      @sylvain
      L’existence et les prises de positions du Parti Communiste Syrien qui soutient les revendications du peuple, s’oppose aux mesures libérales prises par le gouvernement et demande plus de démocratie démontent votre affirmation que Bachar-al-Assad assimile toute forme de contestation à des terroristes.

      .


    • sylvain sylvain 26 juillet 20:53

      @Xenozoid

      que la guerre a tout faussé

      la dessus, on est d’accord


    • sylvain sylvain 26 juillet 20:56

      @Attila
      vous croyez vraiment a ce que vous dites ??


    • chantecler chantecler 26 juillet 21:00

      @sylvain
      C’est cette guerre et tous les mercenaires qui sont ignobles .


    • Attila Attila 26 juillet 21:40

      @sylvain
      Je crois surtout que vous n’avez rien à répondre de sérieux. Vous avez choisi de soutenir le mauvais camp des « rebelles modérés » et votre choix vous aveugle.
      Vous voulez absolument faire de Bachar un diable qui massacre toute opposition : vous n’y pouvez rien, le Parti Communiste Syrien s’oppose à la politique libérale du gouvernement et il est légal en Syrie. Peut-être existe-t-il d’autres mouvements d’opposition dans ce cas.

      .


    • sylvain sylvain 27 juillet 15:50

      @Attila
      Vous faites un transfert . Je ne soutiens aucun camp, je n’ai absolument pas besoin d’en avoir un dans ce cas de figure .
      Eh sinon je ne pense pas que bachar soit le diable, c’est un énième dictateur, dont le pouvoir est fondé sur la répression, et qui s’écroulera le jour ou il arrêtera de l’appliquer


    • Pascal L 26 juillet 13:59

      Rarement vu un texte autant dénué de sens. Quel galimatias... Hier, France 3 publiait un reportage sur un réfugié syrien qui a fait plus de 40000 photos de la crise, histoire que nous n’oublions pas. Une de ses photos a été primée, ce qui lui donne une bonne visibilité. Curieusement (ou pas) son discours rejoignait parfaitement celui que j’ai déjà entendu de la part de mes amis réfugiés syriens. Assad est bien le bourreau de son peuple. Il est responsable de la plupart des morts depuis les snipers qui ont tiré sur les premiers manifestants pacifiques du printemps arabe. Il a libéré les salafistes pour ne pas se salir les mains, mais comme cela ne suffisait pas, il a bombardé son peuple et lâché les bombes chimiques. Parce qu’il avait des études de médecine en Angleterre, tous ont pensé qu’il ferait une politique plus humaniste que son père. En fait, c’est le contraire, car il n’a pas été préparé à prendre le pouvoir dans un tel contexte. Son pays est miné par la corruption et seuls les Alaouites peuvent prétendre à des postes élevés. Il a soigne sa tribu pour se maintenir au pouvoir.


      • sylvain sylvain 26 juillet 14:37

        @Pascal L
        Rarement vu un texte autant dénué de sens.

        C’est le discours d’un dictateur qui s’apprête a continuer de faire ce qu’il a toujours fait, en pire puisqu’il n’a plus aucune raison de faire autrement . Peut être la Russie, ou la chine qui commence a s’investir pourront limiter les dégats


      • JC_Lavau JC_Lavau 26 juillet 14:53

        @sylvain. D’autant que tous ces syriens sont rien que des goyim, et qu’ils devraient illico tous clamer leur soumission entière à la caste d’élite, sûre d’elle-même et dominatrice...


      • Mouna Alno-Nakhal 26 juillet 17:02

        @Pascal L
        Rappelez ces deux informations à vos amis (?) serait charitable de votre part :

        Hillary Clinton : Nous avons crée Al-Qaïda, Nous avons financé les Moudjahidin

        https://www.dailymotion.com/video/xsgyjs

          Vidéo-Donald Trump : Obama et Clinton ont créé Daech https://www.youtube.com/watch?v=QcEMH5YuI6E

        Ils arrêteront de vous crever le coeur par indignation injustifiée face à la vraie tragédie vécue par les Syriens.

        Et soit dit en passant, le président du Parlement syrien qui accueille le Président syrien à la tribune de la grande salle du Palais du peuple est chrétien (voir vidéo en fin de texte)... Et c’est, entre autres, cette véritable diversité au sein d’une même appartenance que défend ce texte que vous traitez de galimatias, comme si vous ne saviez pas ce qui s’est passé en Syrie pour justifier la légitimité et la suprématie d’un État juif, uniquement juif, du Nil à l’Euphrate et, par conséquent, l’hégémonie des « faux amis de la Syrie » par le biais de cet État constituant leur plus grande base militaire dans le monde... Nul ne vous empêche de persévérer à diffuser vos contre-vérités à l’instar des médias dominants, mais comme ces vérités ne sont plus un secret pour personne, vous feriez mieux de changer de registre.
        Les Syriens ont payé très cher leur résistance et ce n’est pas fini, loin de là. Ils ont néanmoins déjouer le projet visant à transformer leur patrie en État vassal et sinon, en petits états sectaires à la solde de l’un ou l’autre des coalisés à cet effet, malgré les appels de certains de vos amis (?) à bombarder leur pays et à sanctionner leur peuple pour l’amener à adopter votre vision et la leur. 

        Cordialement 

         


      • sylvain sylvain 26 juillet 18:59

        @JC_Lavau
        D’autant que tous ces syriens sont rien que des goyim, et qu’ils devraient illico tous clamer leur soumission entière à la caste d’élite, sûre d’elle-même et dominatrice...

        Si vous le dites...


      • Pascal L 26 juillet 20:10

        @Mouna Alno-Nakhal
        C’est curieux, mais il y a beaucoup de chrétiens parmi les réfugiés qui arrivent en France. Il y a aussi des personnes qui ne revendiquent que de pouvoir vivre en paix. Il est vrai que les Assad ont protégé les chrétiens avant cette guerre, principalement pour des raisons tactiques, les aléoutes ne sont pas considérés comme des Musulmans par les Sunnites. mais que valent vraiment ces chrétiens face aux salafistes alliés d’Assad.
        Si les américains ont financé al-Qaïda, c’était pour combattre les Russes dans le cadre de la guerre froide. Cette n’existe plus, ou du moins plus pour cette forme. L’Al-Qaïda qui existe aujourd’hui n’est plus financé par les USA depuis longtemps. Réveillez-vous, nous avons changé de siècle.

        Un état Juif, du Nil à l’Euphrate, vous avez vu ça où. Quelque soit la puissance des alliés d’Israël, c’est impossible à réaliser. Ce n’est pas parce que quelques cinglés nostalgiques d’un grand Israël qui n’a jamais existé, même à l’âge du bronze tardif, en rêvent que cela est réaliste. Ils ne sont que quelques poignées et aucun Etat occidental ne prendra le risque de les suivre et n’y trouvera son intérêt.
        Vous avez un fantasme anti-américain basé sur des mensonges comme toutes les idéologies. Pour qu’une idéologie fonctionne il faut désigner un camp du mal pour justifier la valorisation du camp du bien. Ce sont forcément des mensonges car dans le monde réel, il ne peut exister un camp du bien et un camp du mal ; il y a juste des individus bienfaisants et des individus malfaisants. Ceux qui inventent ces mensonges sont forcément des malfaisants.
        Le mensonge vous convient lorsqu’il vous valorise. Il peut même vous rendre la vérité insupportable à cause de ce que vous risquez de perdre avec la vérité. La vérité sur Assad vous est insupportable, pourquoi ?


      • Pascal L 27 juillet 00:29

        @Pascal L
        Alaouites et non Aléoutes. Ils s’appelaient Nosaîris (Nazaréens) avant le protectorat français qui a autorisé le changement de nom.


      • Mouna Alno-Nakhal 27 juillet 03:58

        @Pascal L

        "Un état Juif, du Nil à l’Euphrate, vous avez vu ça où."


        Plus précisément : Il s’agit de la « légitimité » de l’État juif justifiée par sa présence au sein d’une région RE-divisée en fonctions des religions et/ou des ethnies des États qui la composent et de l’« hégémonie » de cet État juif du Nil à l’Euphrate.

         

        « Où ? » Une source parmi d’autres : 

         

        L’article d’Oded Yinon, ancien fonctionnaire du MAE israélien "concerne le Moyen-Orient, à savoir la division de la région en petits Etats, et le démantèlement de tous les Etats arabes… On perçoit très clairement le lien étroit qui existe entre ce projet et la pensée néoconservatrice américaine, particulièrement dans les notes de l’auteur pour son propre article...".

         

        Initialement publié en hébreu sous le titre "Une stratégie pour Israël dans les années 80", il a été traduit et republié en 1982 par Israël Shahak :

         

        Une stratégie persévérante de dislocation du monde arabe

        https://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2007-2-page-149.htm


        Stratégie imaginée par Ben Gourion, poursuivie par Sharon et les suivants…

        Projet d’hégémonie de l’Égypte à l’Irak = du Nil à l’Euphrate !

        Bonne lecture ou relecture à la lumière des événements des dernières décennies...  

         


      • Pascal L 27 juillet 10:29

        @Mouna Alno-Nakhal
        Des fous, il y en a toujours eu, mais il ne faut pas attribuer plus de pouvoir à ce groupuscule qu’au vôtre... Aucun pays occidental ne suivra dans une telle logique. Vous leur servez de caisse de résonance pour servir votre propre vérité. Le moyen Orient voit la confrontations de plusieurs idéologies totalitaires qui se renforcent mutuellement. Les peuples se sentiront mieux lorsqu’elles auront toutes disparues. La destruction est toujours le fruit de l’orgueil et de la jalousie. C’est cela que nous devons dénoncer avant qu’il ne soit trop tard.


      • Attila Attila 27 juillet 11:41

        @Mouna Alno-Nakhal
        Merci pour ce document très instructif : c’est noté.

        .


      • Mouna Alno-Nakhal 27 juillet 14:07

        @Attila

        Merci à vous... sincèrement.


      • simir simir 27 juillet 23:12

        @Pascal L
        « C’est curieux, mais il y a beaucoup de chrétiens parmi les réfugiés qui arrivent en France. »
        Ah bon c’est curieux... Quand tu te prends les projectiles et bombes diverses sur la tête c’est curieux de se sauver !!!
        Qu’on fait les français en 40 avant même l’arrivée des allemands ?
        Mais je doute que ce soient des chrétiens de Syrie qui viennent en France. Ce sont plutôt des chrétiens d’Irak dont 90 % sont partis depuis l’intervention étasunienne.

        Les USA et la CIA ont financé Al quaïda jusqu’en 2010 soit bien après la fin de l’URSS.
        Le mal est fait car c’est au départ que les financements sont importants.

        Ne vous en déplaise Assad reste populaire dans son pays.
        Les propagandistes occidentaux comme vous, n’arrivent pas à expliquer comment un homme que l’Occident essaie de renverser par tous les moyens depuis quatre ans et qui a une multitude d’ennemis dans le monde arabe pourrait se maintenir au pouvoir s’il ne bénéficiait pas d’un soutien massif du peuple syrien, a constaté Steven MacMillan un analyste britanique.

        Il est resté à son poste quand les terroristes avaient conqui 70 % du pays alors qu’il aurait pu filer dans un exil doré.
        Je lui tire mon chapeau pour cela et son refus de se soumettre à la tutelle atlantiste.


      • Pascal L 28 juillet 14:02

        @simir
        Vous êtes aveuglé par une idéologie et Assad ne sera d’aucun soutien pour vous. La Syrie est tout en bas du classement de la corruption à la 188ème place, vraiment très près du dernier. Je ne vois pas comment un tel niveau de corruption peut amener à la prospérité du pays. En Syrie, il faut être alaouite si vous voulez prétendre à un haut poste dans l’administration et l’industrie. 
        Contrairement à ce que vous croyez, c’est bien avec des réfugiés syriens que je suis en contact. Je suis également en contact avec des personnes encore présentes en Syrie. Ces Syriens là ont une peur bleue des services secrets d’Assad et pourtant, ils ne font pas de politique. Je ne pense pas que la peur amène à un vote libre dans une élection et je tiens la réélection d’Assad pour une mascarade digne de la grande époque du stalinisme. Un président qui a sciemment bombardé son peuple avec des bombes conventionnelles et également avec des bombes chimiques ne peut pas être populaire. La vie de ces innocents ne semble pas avoir de valeur à côté de votre idéologie. Confrontez là un instant face au réel et vous verrez que ce ne sont que des mensonges. Vous avez sans doute plus à perdre de chercher la vérité plutôt que de diffuser ces mensonges car c’est ainsi que toutes les idéologies fonctionnent. Le simple fait que vous puissiez définir un axe du mal est déjà un déni du réel. Le mal, ce sont toujours des individus qui le portent et non des pays.


      • MagicBuster 26 juillet 14:45

        Les arabes sont asynchrones ; il y en a du 7ème au 21ème siècle.

        Cohabitation impossible sans delorean DMC12.

        Pour résumer : dans le monde arabe, il n’y a pas d’arabes

        https://www.youtube.com/watch?v=wqT8uR1_-E0

        (depuis l’institut du monde arabe).

        MDR smiley


        • vachefolle vachefolle 26 juillet 21:15

          Depuis quand Agoravox s’est transformé en copier/coller des discours des dictateurs... C’est vraiment devenu une poubelle.

          Ou sont les modérateurs ?

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