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Accueil du site > Tribune Libre > Droit de réponse de Michel Dubec

Droit de réponse de Michel Dubec

Dans une pétition diffusée sur internet, il m’est reproché de me livrer à une justification « des violences faites aux femmes, et même des viols », dans mon dernier livre, Le Plaisir de tuer (co-écrit avec Chantal de Rudder, Seuil), et particulièrement dans les pages consacrées à Guy Georges (pp. 210 et suivantes).

Il va de soi que je condamne sans ambiguïté le viol, ainsi que la violence en général, y compris les violences conjugales, intra-familiales et le harcèlement. M’accuser de « complicité masculiniste » avec Guy Georges, c’est méconnaître d’abord la nature de l’avis que j’ai rendu dans cette affaire et où certains ont même vu la marque d’une excessive sévérité (Libération du mardi 3 avril 2001). C’est ignorer ensuite les chapitres que j’ai consacrés au viol des femmes, à l’inceste et à la pédophilie dans mon premier ouvrage (Crimes et sentiments, co-écrit avec Claude Cherki-Nicklès, Seuil, 1992) à une époque où ces fléaux n’étaient pas combattus avec la même vigueur qu’aujourd’hui.

Du fait de mes responsabilités professionnelles auprès des tribunaux, je suis amené à rencontrer de multiples criminels. Il m’est demandé, dans ce cadre, de comprendre ou d’essayer de comprendre leur comportement avant de rendre un avis sur leur responsabilité pénale. Pour réaliser correctement ce travail, il convient de suspendre un instant le jugement moral pour considérer le monde de la vie psychique, les fantasmes qui la traversent et les modalités particulières d’un passage à l’acte.

La différence entre une personne ordinaire et Guy Georges n’est pas que la première n’aurait ni vie intérieure ni fantasmes, mais qu’elle en reste là. Guy Georges, lui, passe à l’acte, il viole, il tue. C’est en cela, et en cela seulement, qu’il relève de la justice criminelle. Mais, dans le cadre de l’expertise, c’est sur le terrain des fantasmes qu’il cherchait à nouer une forme d’entente avec son interlocuteur. C’est ce que j’ai voulu raconter, sans fard ni détours, dans les pages attaquées par les pétitionnaires.

Toutefois, comme tout récit, celui-ci a un début, un milieu et une fin. En l’occurrence, une rencontre, une épreuve et un dénouement. La rencontre, c’est celle de Guy Georges : je ne l’ai pas choisi, c’est la justice qui me l’a présenté. L’épreuve, ce sont nos entretiens où il cherchait à m’attirer dans une sorte de partage pervers, comme il l’avait fait ou le ferait bientôt avec les autres experts commis dans cette affaire. La description de ce qui se jouait dans ces échanges a pu heurter, voire scandaliser, mais il s’agissait bien d’une épreuve et non d’un simple moment d’empathie. Car on ne sort pas indemne de ce genre d’échanges, même si l’important est précisément d’en sortir, comme je l’ai explicitement souligné à la page 213 du livre incriminé : « On se réveille comme d’un mauvais rêve, brutalement. On se retrouve brusquement dans la peau de ses victimes, solidaire de leurs familles en deuil, broyé par la même insupportable douleur qu’elles, de l’autre côté du miroir, là où le fantasme s’arrête. Et on en veut à Guy Georges du bout de chemin qu’on a été capable de faire avec lui, comme s’il nous avait piégés... ».

Mais il faut, pour le comprendre, lire le récit du début à la fin et comme un ensemble de séquences indivisibles. Au-delà de son dénouement strictement judiciaire (l’avis que je rends finalement à la justice et que certains jugèrent, comme je l’ai dit, non pas complice, mais sévère), c’est aussi le travail d’un dépassement que j’ai voulu rapporter ici.

De ce point de vue, ce livre est un exercice de sincérité sur un métier que je pratique depuis plusieurs dizaines d’années. Celui-ci m’a exposé à bien d’autres épreuves, dont beaucoup sont racontées dans le livre. Etais-je plus vulnérable qu’un autre ? Plus faible ? Moins disposé à traverser ces descentes aux enfers ? Je ne le crois pas. Les experts ne sont pas des machines. Et c’est justement pour cela qu’ils doivent s’astreindre, plus encore que les autres, à voir clair en eux-mêmes et analyser leurs propres affects pour pouvoir faire correctement leur métier.

D’une manière plus générale, j’ai la conviction qu’il y a toujours un avantage à ne pas ignorer nos fragilités, à savoir que le mal est à nos portes, et qu’il y aurait un grand danger, aussi bien individuellement que collectivement, à s’interdire cette reconnaissance. Si l’on veut dominer ses passions, il faut commencer par éviter de se tromper sur soi-même, de se mentir et de s’abuser. C’est aussi le sens de la confession professionnelle que j’ai voulu livrer au public, dans toute la vérité de mon expérience.

Je regrette que mes propos aient pu être mal interprétés et que certaines phrases, a fortiori sorties de leur contexte, aient pu heurter. Mais le choc que certains ressentent à la lecture de ces lignes n’est encore qu’une pâle traduction de la douleur que l’on éprouve au contact des tueurs et des violeurs. Il est en tout cas, en dernière analyse, le prix d’un supplément de conscience que je crois vital.

Michel Dubec


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21 réactions à cet article    


  • pallas 21 avril 2008 12:39

    Le probleme c’est un certain manque de recul et d’essayer d’excuser les auteurs des forfaits qui sont le viol et le meurtre. Je ne peut pas comprendre que des individues puissent a ce point detruire un autre etre, la raison il n’y en a pas. Il ne peut pas avoir de comprehension dans l’annihilation. Ces meurtriers, violeurs, n’ont pas d’intelligences, ils se mentent a eux meme en disant qu’ils sont calculateurs et fort et surtout qu’ils n’ont aucuns sentiment. Car ils ont des sentiments, une extreme inferiorité, un extreme sentiment de vampirisé la victime pour se sentir exister, en plus de sa ils sont lache, agissant comme des traitres, dans l’ombre. Franchement, se sont des etres abominables, ils ne sont en rien excusable, ils ont detruits des vies, ils ne meritent aucunes pitier. Chercher a les excuser, a les victimisés, c’est la pire des aberations, mais a notre epoque folle, ou quelqu’un de bien est traité comme un dechet et qu’un bandit en col blanc est consideré en heros, rien ne m’etonne.


    • Georges Yang 21 avril 2008 14:09

      Il faut relire Crime et Chatiment de Dostoievski. Le crime est utile à la societé en lui permettant d’identifier ses limites.Sans crime, sans délinquence il n’y a pas de possibilité de définir le bien du mal. Comment peut-on encore aimer ses enfants et en prendre soin s’il n’y a pas de menace à leur encontre ? Sans pédophile, sans pervers, sans fou du volant etc... il n’y a aucune crainte et aucune possibilité d’amour. Le chatiment est utile lui aussi, non pour des raisons morales ou religieuses, mais par ce qu’il empêche le passage à l’acte pour la plupart d’entre nous. Qui n’aurait tué , volé, violé, molesté un voisin, un collegue, un commerçant , une fillette ou une plantureuse voisine, s’il n’avait eu peur des conséquences de son acte ? Probablement trés peu de gens. La victime a des droits, le criminel aussi dans un état de droit. Mais le plus important est qu’une societé ne peut s’épanouir sans criminels et sans déviances. De nos jours, l’hygiénisme, le sanitairement et politiquement correct voient dans le fumeur, l’obése, le jetteur de papier gras, dans celui qui traverse en dehors des clous, de celui qui gueule en buvant ou qui donne une gifle à un gamin infame, une replique en petit de Guy Georges.


      • Sébastien Sébastien 22 avril 2008 08:14

        C’est le fait que la vie soit finie et non pas eternelle qui donne du sens. C’est le fait que l’on meurt un jour qui nous pousse a profiter de ses enfants pour reprendre votre exemple. Mais quand on parle de mort, on parle de mort naturelle ce qui suffit amplement. Pas la peine de mourir dans des souffrances atroces pour ressentir quelque chose dans sa vie.

        Et puis le bien et le mal comme vous dites, je pense que l’on peut arriver a definir des limites sans grande difficulte sans avoir besoin d’assassins dans les rues.


      • alceste 21 avril 2008 14:36

        à Michel Dubec,

        je ne connais pas votre livre, et je ne peux pas juger de son contenu.Je n’en connais que les courts extraits cités dans l’article d’un internaute d’Agoravox - pris hors contexte, ces extraits paraissaient en effet assez choquants ; le titre de l’ouvrage ( je ne sais pas si vous l’avez choisi ou si on vous l’a imposé pour des raisons commerciales ) m’avait également semblé regrettable.

        Cependant, j’apprécie les éclaircissements que vous apportez sur votre travail d’expert et sur le cas particulier que vous avez développé dans votre ouvrage. Quoi qu’en pensent certains, la justice doit se pencher sur toutes les affaires criminelles avec la même rigueur et la même lenteur si le cas l’exige. Il faut laisser les exécutions sommaires à d’autres régimes que la démocratie.

        Enfin, je partage le point de vue que vous exposez dans votre avant-dernier paragraphe : "D’une manière plus générale, j’ai la conviction qu’il y a toujours un avantage à ne pas ignorer nos fragilités, à savoir que le mal est à nos portes, et qu’il y aurait un grand danger, aussi bien individuellement que collectivement, à s’interdire cette reconnaissance. Si l’on veut dominer ses passions, il faut commencer par éviter de se tromper sur soi-même, de se mentir et de s’abuser". Je crains toutefois que cet appel à sonder sa propre conscience - thème si bien développé par Montaigne puis par Pascal - ne soit devenu un exercice trop rude pour l’homme moderne. D’abord parce qu’on le confond avec un appel au relativisme, ensuite parce que notre mode de vie actuel tend à nous enfermer dans des raisonnements de plus en plus simplistes.

         


        • Columbo Columbo 21 avril 2008 20:19

          Le texte de la pétition avait des airs de chasse aux sorcières tout à fait gratuite. Votre réponse est parfaitement claire et convaincante. Comme souvent dans ce genre de cas, elle n’aura sans doute pas autant d’écho que vos accusateurs, hélas.

          Bon courage dans cette épreuve qui ne doit pas être facile.


          • Pie 3,14 21 avril 2008 20:42

            J’ai trouvé cette pétition nauséeuse et totalement partiale . On vous reprochait un ensemble de phrases amalgamées tout en précisant que vous condamniez sans équivoques les actes de ces tueurs.

            En réalité ce que ces lecteurs ne supportaient pas , c’était ce que vous évoquez à la fin de votre article. Le mal fait à autrui est potentiellement accessible à tous, il faut se connaître avec honnêteté pour l’éviter.

            Il est plus simple d’imaginer qu’il y a d’un côté des bons et de l’autre des méchants à priori mais ce monde en noir et blanc ne permet pas de comprendre grand chose.

             

            Bravo pour votre honnêteté , vous êtes sans doute un bon professionnel et bon courage dans cette épreuve.


            • SANDRO FERRETTI SANDRO 22 avril 2008 10:58

              @ l’auteur,

              Je crois comprendre assez bien ce que vous exprimez.

              Ceux qui ont beaucoup fréquenté les morgues, les monstres et les voyous, c’est à dire les "éboueurs de la société" que sont les policiers, magistrats, légistes et psychiatres spécialisés , savent bien qu’il faut se prémunir de deux dangers opposés :

              -l’empathie vers l’abject ou plutot la facination vers son vecteur du moment ( le "syndrome de Stokholm")

              -le rejet excessif et viscéral du monstrueux, la psycho-somatisation des horreurs que l’on voit.

              Pour le reste, assez d’accord avec G. Yang.

               


              • genet genet 23 avril 2008 16:01
                REPONSE AU DROIT DE REPONSE DE MONSIEUR DUBEC ( TEINTE D’INTIMIDATION CAR ACCOMPAGNE D’UNE LETTRE DES EDITIONS DU SEUIL TRES MENACANTE SI ON NE PUBLIAIT PAS CES LIGNES. SANS COMPTER TOUTES LES TENTATIVES D’INTIMIDATION HEUREUSEMENT INFRUCTUEUSES DONT CERTAINS RESPONSABLES DE SITES ONT FAIT LES FRAIS) /
                Monsieur Dubec, malgré votre long commentaire hors sujet, dans lequel il n’est quasiment jamais question des lignes indignes écrites dans votre livre, vous n’arrivez pas à convaincre, car les phrases nauséabondes écrites sont ineffaçables, et vous enfoncez des portes ouvertes, car personne n’a dit que vous justifiez l’homicide de Guy Georges, mais ses viols, oui. Et c’est quand il tue que pour vous tout bascule et que vous vous réveillez d’un mauvais rêve, pas quand GG viole. Et vous n’expliquez en rien votre phrase insultant : SI UN HOMME EST TROP RESPECTUEUX D’UNE FEMME IL NE BANDE PAS, ainsi que d’autres charmantes autres délicatesses trouvées dans votre livre. Le double langage, on connait, Le Pen a t-il jamais admis qu’il était raciste ? Il n’est pas assez fou pour cela, vous non plus. Mais vous vous êtes pourtant laissé aller dans votre bouquin à étaler votre perversité. Dommage que vous ne vous êtes pas relu. En tout cas les lecteurs de votre droit de réponse apprécieront que vous ne regrettez pas vos écrits, juste la façon dont ils ont été lus et interprétés. En bref, les lecteurs ne savent pas lire (1350 signataires) et sont des abrutis. Pourquoi ne pas dire toute la vérité ? C’est-à-dire que vous avez été condamné par délibéré du 15 février 2008 du TGI de Paris, affaire n° 07 13 10 82 51 (tout citoyen a le droit d’en demander une copie gratuite au greffe du tribunal, sur simple demande au tél : 01 44 32 56 64 et fax : 01 44 32 78 53 ) et n’avez pas fait appel de ce jugement, et que les délais d’appel ont expiré. Vous avez donc été condamné solidairement avec votre éditeur et la journaliste qui a retranscrit vos propos à payer à Maurice Joffo (ni violeur ni tueur, et c’est ce qui sans doute a accru la sévérité de Monsieur DUBEC dans son expertise psychiatrique, les crimes d’argent devant aux yeux de ce médecin être plus gravement punis que les agressions sexuelles et mortelles ! ), la somme de mille euros (1000 euros) à titre de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi pour les injures, et la somme de deux mille euros (2000 euros) à titre de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi pour les injures à raison de l’appartenance religieuse ( je fais un aparté : des injures extrêment violentes, antisémites et d’un autre âge.).
                Voici ce qu’en a décidé ce jugement EN PLUS DES AMENDES :
                Ordonne la suppression dans les rééditions à paraître du livre Le Plaisir de tuer DE CHANTAL DE RUDDER ET MICHEL DUBEC, des phrases et expressions suivantes :
                SANS SCRUPULE, ABJECT (page 56) et Il (Joffo) ATTENTAIT A NOTRE HONNEUR DE JUIF FRANCAIS COMME SI SON EXISTENCE POUVAIT A POSTERIORI LEGITIMER LE CAMP DES ANTIDREYFUSARDS.
                CONDAMNE HERVE DE LA MARTINIERE, MICHEL DUBEC, ET CHANTAL MAATOUG EPOUSE DE Rudder a PAYER CHACUN a MAURICE jOFFO LA SOMME DE sept cent cinquante EUROS 750 EUROS EN APPLICATION DES DISPOSITIONS DE L’ARTICLE 47561 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ;
                Pour infos, vous avez également écrit dans ce même livre et à propos de Joffo des horreurs à l’instar de : Äpre au gain,AVIDE ; SANS SCRUPULE,ABJECT, JOFFO, c’est Harpagon et sa cassette. Mais il est juif. Une caricature d’antisémite. JOFFO, C’EST LE JUIF SÜSS. (page 56).
                Je laisse aux internautes la liberté d’apprécier votre degré de moralité et d’éthique, Monsieur le Docteur Dubec.

                • Lersock 23 avril 2008 19:39

                  Suite à la réponse de Genet...

                  Je partage tout à fait ses commentaires car le droit de réponse de Mr Dubec ne me convainc pas du tout.Il ignore lui même ce qu’il a écrit et comme tous pervers se justifie par des généralités...donnant une autre teinte ou ton à ses propos.

                  De plus je trouve scandaleux que lui et son avocate interdisent la publication de la pétition à son encontre et qu’ils mettent en demeure les détenteurs de sites en les intimidant dans un jargon de droit....sans parler des lettres envoyées aux associations qui défendent le point de vue des victimes des pervers.

                   

                   

                   


                • genet genet 23 avril 2008 21:14

                  Pouvez-vous m’en dire plus svp sur les lettres envoyées aux associations défendant les victimes des pervers ? Merci d’avance car je sais qu’une campagne calomnieuse et de destabilisation est en oeuvre à l’encontre de celle qui a initié la pétition et écrit un très bel article à ce sujet désormais redisponible après une censure ordonné par dubec sur sisyphe.org On veut la discréditer en utilisant des arguments fallacieux et d’une violence inimaginable.


                • Lersock 30 avril 2008 16:39

                  http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2956

                  Voici le lien qui explique le déroulement et les procédés utilisés par Michel Dubec et son avocate.

                  Il mentionne également les lettres de dissuasion envoyées aux associations féministes.

                  Qui sait à ce jour où en est cette pétition ? quelles réaction du gouvernement ? de la justice ? du milieu psychanalitique ? de l’éditeur et aussi de la journaliste qu’il l’a aidé à le construire car on ne dit rien sur sa participation à l’horreur de ce bouquin.

                  Par avance merci


                • genet genet 27 mai 2008 20:22

                  LU DANS FRANCE SOIR DU 19 MAI 2008 (COUVERTURE + PAGE 11)
                  Procès Fourniret - Condamné pour injures raciales, le psychiatre témoigne
                  Isabelle Horlans et Sandrine Briclot, le lundi 19 mai 2008 à 04:00

                  Le Dr Dubec traverse une zone de turbulences. Condamné pour avoir injurié « l’abject juif » Maurice Joffo, il est l’objet d’une pétition pour « légitimation du viol ».

                  Voir tous les articles sur le procès Fourniret
                  Sale temps pour le très réputé Michel Dubec, psychiatre et psychanalyste, expert national auprès des tribunaux, qui à ce titre dépose aujourd’hui devant la cour d’assises des Ardennes. Gageons que, des entretiens avec Fourniret et Olivier, il fera un livre dans le droit fil de son document paru au Seuil en 2007. Le Plaisir de tuer, rédigé avec Chantal de Rudder, a fait l’objet d’une condamnation par la 17e chambre correctionnelle de Paris. Recueil d’expertises, l’ouvrage rapporte notamment l’entretien mené dans un parloir en 1985 avec le prisonnier Maurice Joffo. Extraits : « Le juge et moi ne parlerons jamais de ce que nous inspire le receleur juif […] Caricature de juif, un rêve d’antisémite. Joffo, c’est le juif Süss (NDLR : personnage de propagande nazie, dont les Allemands firent un film). » Décrit comme « âpre au gain, sans scrupule, abject », il est comparé à Harpagon. « Jean-Louis Debré supporte mal l’image immonde du juif que Joffo renvoie », lit-on page 56 – il est peu probable que le président du Conseil constitutionnel, qui instruisit l’affaire Joffo, apprécie la pensée qu’on lui prête.

                  « Guy Georges nous fait presque rêver »
                  Le tribunal a condamné M. Dubec pour « injures et injures à caractère racial » à payer 3.000 euros au plaignant. Il a ordonné la suppression de trois passages incriminés, dont : « Il attentait à notre honneur de juif français, comme si son existence pouvait, a posteriori, légitimer le camp des antidreyfusards ». « Nous avons décidé de ne pas interjeter appel, indique son avocat, surpris que Michel Dubec soit en outre la cible d’une pétition. Nous n’en avons pas entendu parler. » Il suffit pourtant de surfer sur Internet pour en constater la réalité : elle a recueilli 1.350 signatures de médecins, écrivains, professeurs. Les pétitionnaires s’insurgent cette fois contre l’analyse des faits imputés au violeur et tueur en série Guy Georges. Pages 211, 212, 213, l’auteur écrit : « Le tueur de l’Est parisien a peut-être deviné le trouble que j’ai ressenti en regardant les photos de ses victimes […] Une communauté de désir nous rapprochait, Guy Georges et moi […] Si un homme est trop respectueux d’une femme, il ne bande pas […] Oui, c’était possible de s’identifier à ce violeur qui baise des filles superbes contre leur gré […] Jusque-là, on peut le comprendre et, même, il nous fait presque rêver. »

                   

                  --------------------------------------------------------------------------------

                  Joffo : « Il m’a sali ! »

                  « Injurié » par l’expert psychiatre dans son ouvrage, Maurice Joffo a obtenu gain de cause. Rencontre.

                  L’œil pâle et vif, la stature haute et le cheveu argenté, « Monsieur Joffo », comme l’appellent respectueusement ses employés, ne décolère pas. A 79 ans, il a connu « la période hideuse » : les menaces de la guerre, la déportation de son père, sa mère, libérée à temps du camp de Drancy et les pérégrinations à haut risque sur la ligne de démarcation avec son jeune frère Joseph. Celles qui leur ont inspiré l’écriture d’un roman fameux, Un sac de billes, dont le réalisateur Jacques Doillon a tiré un film éponyme en 1975.

                  « Recel-fiction »
                  Descendant d’une lignée de coiffeurs, Maurice Joffo n’a pas failli à son destin et dirige toujours l’enseigne familiale. Nous l’avons rencontré dans l’un de ses salons, rue Saint-Lazare, à deux pas de la gare parisienne. Bien calé dans l’un des fauteuils de coiffeur rouge pompier qui font l’élégance désuète des lieux, « Monsieur Joffo » s’insurge contre « ce type-là », « ce psychiatre qui s’est permis de (le) mélanger à des assassins et des violeurs », Michel Dubec. « Dans son livre, il me salit », s’exclame-t-il. Et de se souvenir « vaguement » de sa rencontre avec l’expert. A l’époque, en 1985, le coiffeur renommé était incarcéré, sous le coup d’une inculpation pour « recel de vol aggravé ».

                  « Choses infectes »
                  Un dossier bâti, selon lui, « sur des intrigues de recel-fiction », instruit par le juge Jean-Louis Debré, avant qu’il n’embrasse une carrière politique. Désigné par le magistrat, Michel Dubec se rend alors à la prison de la Santé pour expertiser le receleur présumé qui sera par la suite condamné à cinq ans ferme. « Il m’a demandé si j’étais juif. Bien sûr, j’ai répondu, même si, au fond, je suis un peu agnostique. Il m’a parlé de ma mère qui, comme sa grand-mère, s’appelait Hannah », se rappelle Maurice Joffo. Aujourd’hui, il ne comprend toujours pas pourquoi le psychiatre « mélange son propre passé » au sien. Ni, surtout, pourquoi il a choisi de publier « ces choses infectes » sur lui-même. Et si Maurice Joffo se félicite d’avoir emporté sa bataille judiciaire contre l’expert auprès des tribunaux, il n’entend pas en rester là : « Je vais saisir le Conseil de l’ordre des médecins car celui-là n’a pas à salir quelqu’un qui travaille, qui dirige honnêtement des salons de coiffure et a une activité commerciale. »


                  • genet genet 10 juin 2008 22:28
                    nouveau blog à visiter d’urgence

                    Une féministe vient de créer son blog que je trouve de très bon niveau. Elle a été choquée par les propos de dubec et reprend notamment de façon la plus complète possible les infos s’y rapportant. Lucidité, humour, qualité des images : ce blog est à visiter d’urgence. Voici le lien :
                    http://lepsyquijustifieleviol.over-blog.com


                    • céline 27 juillet 2008 15:19

                      Bonjour,

                      Moi je trouve que ce monsieur Dubec manque cruellement de lucidité sur lui-même.

                      D’abord, l’intérêt macabre et obsessionnel qu’il porte à ces sujets glauques est déjà en soi assez parlant.

                      Mais il prétend ne fantasmer les crimes sadiques que par conscience professionnelle, et par pur hasard : « La rencontre, c’est celle de Guy Georges : je ne l’ai pas choisi, c’est la justice qui me l’a présenté. » : il nie complètement l’intérêt morbide qu’il voue à ces criminels.

                      Car non seulement il a choisi sa profession et le milieu dans lequel il l’exerce, mais en plus il écrit des bouquins plus que douteux « le plaisir de tuer » . Tous les psys ne se spécialisent pas dans ce genre d’activité, et tous les psys n’écrivent pas des bouquins douteux sur le sujet.

                      Non, contrairement à ce qu’il voudrait nous faire croire pour se dédouaner de ses goûts morbides, Dubec n’a pas rencontré Guy George par hasard : cela correspond parfaitement à ses centres d’intérêt morbides.

                      Ce qui pose problème chez lui, c’est qu’il nie en permanence l’ intérêt morbide qu’il porte à ces criminels sadiques, et il se déresponsabilise systématiquement vis-à-vis de ses propres penchants sadiques : il les universalise afin de se décomplexer ! Et puis juste après cette complicité morbide, « il se ressaisit », alors il est sévère, sévère pour se dédouaner de ses propres penchants.

                      Mais ce ne sont pas des fantasmes chez Dubec : il est excité par des photos de crimes réels ; c’est la réalité criminelle qui l’excite, pas des représentations. Tout ça est sordide.

                      Et quand il avoue son intérêt morbide pour le sadisme, il prétend alors à l’universalité du sadisme sexuel masculin.

                      Belle leçon de nullité de la pensée.

                      Etre fasciné par des gens aussi cons que Guy George, admirer de pareils imbéciles, ça me laisse perplexe.

                      Penser que ces types là sont virils, admirer leur sexualité perverse, ça dénote la misère affective et sexuelle dans laquelle doit vivre Dubec.

                      Dubec nous offre une vision particulièrement glauque de la sexualité et des rapports homme-femme. Tout indique chez Dubec un profond malaise professionnel, personnel : ce malaise et cette obsession traduit la morbidité de Dubec.

                      Céline


                      • azerty1710 19 septembre 2008 03:24

                        Bonjour,

                        Je ne comprend pas trop bien moi non plus le sens de cette pétition et la hargne de certaines personnes contre ce livre et son auteur.
                        Je pense que M. Dubec a été mal avisé de chercher à répondre à une volonté de censure par une autre volonté de censure. On n’endigue pas le web. Les arguments de ceux qui vous en veulent sont faibles.

                        @ Céline

                        Que pense tu des médecins oncologues ? De ceux qui travaillent au chevet de personnes en fin de vie ? Des policiers ? Des psychiatres qui travaillent avec des personnes suicidaires, qui y pensent tous les jours et qui par la force des choses perdent parfois un patient ?

                        Tu penses que c’est glauque ? Qu’ils sont morbides ? Obsessionels ? Il y a des tas de professions dont la fonction n’est pas très joyeuse et esthétique.
                        Tu n’es jamais allée au cinéma te divertir avec des films dans lesquels des gens souffraient, se faisaient tuer, torturer, violer ?

                        Heureusement qu’il y a des psychiatres et des psychologues qui s’intéressent à la délinquance et à la criminalité. Leur rôle n’est pas d’amirer les criminels, comme tu as l’air de le penser, mais de comprendre la personnalité d’un individu pour évaluer un risque.

                        ’’Belle leçon de nullité de la pensée’’, écris-tu.

                        Je ne suis pas sûr que tes arguments soient d’une grande force, et il vaut toujours mieux essayer d’être respectueux.

                        Cordialement



                        • hector 5 mai 2009 15:47

                          « Expertiser » un tueur est une chose ; devenir « complice » du tueur en est un autre !

                          Monsieur Dubec, auriez-vous écrit ce livre si c’était VOS PROPRES FILLES que Guy Georges avait tuées ?

                          A la fin de votre livre, vous écrivez : « Si l’on veut dominer ses passions, il faut commencer par éviter de se tromper sur soi-même, de se mentir et de s’abuser ». 

                          Mais n’avez- vous pas l’impression de vous tromper sur vous-même ?

                          N’avez-vous pas l’impression de vous mentir ?

                          N’avez-vous pas l’impression de vous abuser ?

                          Monsieur Dubec, prenez vos gouttes et consultez un psychiatre !


                          • genet genet 3 octobre 2009 00:06

                            Expert psychiatre auprès des tribunaux, le Dr Michel Dubec a été convoqué devant la Chambre Disciplinaire du Conseil de l’Ordre des Médecins - au 9 rue Borromée, Paris 15ème - toute la journée du mardi 22 septembre 2009 - faisant face à huit plaignants le matin, et deux (trois étant convoqués) l’après-midi.
                            La séance a été publique. Plusieurs autres plaintes ont également été adressées au Conseil de l’Ordre et seront traitées ultérieurement.
                            Michel Dubec est tristement célèbre pour « Le Plaisir de Tuer », complaisant récit autobiographique où il exhibe, entre autres, l’admiration teintée d’envie que lui inspire le tortionnaire-violeur -tueur : Guy Georges ; ce livre a d’ailleurs valu à son auteur une pétition de près de 1350 signataires à son encontre et adressée au Garde des Sceaux.
                            Ce 22 septembre 2009, le Dr Michel Dubec a tenté de répondre de l’accusation de diffamation et d’insultes racistes envers Maurice Joffo (auteur de « Pour Quelques Billes de Plus »). Cet expert a déjà été condamné le 15 février 2008 au TGI de Paris pour insultes et insultes publiques à caractère racial (que vous trouverez en pièce attachée). Ainsi, cette journée fut l’occasion à ce que plusieurs autres plaignants et avocats expriment leurs désaccords envers ce médecin - toujours en exercice et encore aujourd’hui expert psychiatre auprès des Tribunaux et à la Cour de Cassation - qui dans ce même livre déroge à son droit de réserve inhérente à sa profession. La présidente du CO a pu en effet considérer que le secret médical avait été violé. De même, l’avocate du Conseil de l’Ordre des médecins a-t-elle pu estimer que Michel Dubec « n’a pas mesuré la portée et la gravité de ses actes » et de ce fait « discrédité l’ensemble du corps médical », en se livrant dans son livre à des propos indignes, des injures haineuses, et même des considérations ordurières au sujet des personnes qu’il a expertisées dans le cadre de son exercice professionnelle, via sa mission d’expert psychiatre.
                            Parmi les paroles des avocats, on retiendra qu’ils considèrent l’ouvrage de Dubec caractérisé par le « pathos résultant d’une maïeutique accouchant des problèmes intérieurs de Michel Dubec ». Michel Dubec, lui-même « Narcissique au sens le plus vulgaire du terme (…) cabotin spécialisé (…) roi de l’esquive… ». « On vous fait comprendre qu’il serait intouchable, voire que sa notoriété l’autorise à dire n’importe quoi, » gronda- l’un des avocats, estimant que cet expert « règle ses problèmes à travers ses patients » et qu’il serait « une sorte de danger public >>. Enfin, il sera dit dans cette Chambre disciplinaire que Michel Dubec était presque toujours désigné expert pour les procès à grand retentissement « en raison de copinages de palais de justice ».


                            • genet genet 26 décembre 2009 11:54

                              URGENT DÉCISION DU 4 DÉCEMBRE DE LA CHAMBRE DISCIPLINAIRE DU CONSEIL DE L’ORDRE DES MÉDECINS CONDAMNE le DR ET EXPERT PSYCHIATRE Michel dubec A l’INTERDICTION D’EXERCER PENDANT TROIS MOIS.

                              A DIFFUSER MERCI.
                              Condamnation de 3 mois avec sursis d’interdiction d’exercer pour le dr michel dubec
                              >
                              Ça fait quand même plaisir ! C. quand même une victoire, une <<éclaboussure>> sur un homme qui se prétend irréprochable !
                              Hélas, on me le fait très cher payer :

                              à diffuser le PLUS LARGEMENT POSSIBLE SVP.

                              VICTIME DU DR ET EXPERT PSYCHIATRE MICHEL dubec ET En CETTE PÉRIODE DE FÊTES DE FIN D’ANNÉES JE VOUS DEMANDE DE FAÇON Solennelle de m’aider.

                              A quelques jours des fêtes de fin d’année, je reviens une troisième fois vers vous et de toutes urgence et de toutes les forces qu’il me restent, je vous demande de créer enfin une chaîne de solidarité effective et active afin de me soutenir.

                              Je vous demande à tous, amiEs ou inconnuEs de l’aide ; Vous avez le choix entre plusieurs possibilités :

                              1) D’abord diffuser sur toutes vos listes cet email

                              2) Postez-le sur tous les sites que vous connaissez

                              3) Parlez-en le plus possible autour de vous si possible à des médias et journalistes en priorité

                              4) ( la priorité reste hélas financière )L’aide peut également être d’ordre financier car les très grands avocats assez solides pour lutter contre le pervers national qui m’a faite emprisonnée coûtent très cher et c’est normal : il faut un sacré travail et une énergie incroyable pour se battre contre le personnage en question. Donc, aucune somme ne sera négligeable : 5, 10 euros, et beaucoup plus si vous le pouvez me seront très utiles (je vous enverrai bien entendu un reçu) à mon nom et à l’adresse suivante : 1, rue Vidal de la BLACHE - 75020 PARIS -

                              5) l’aide morale : une lettre, un petit mot gentil me soutiendront car je reste avant tout un être humain que 14 ans de conflits avec dubec ont brisé, même si je veux parfois donner le change - toujours cet amour propre !

                              6) des lettres de soutien à verser au dossier : certificats moraux, lettres qui viennent d’organismes institutionnels, ou associatifs, et contestant dubec - ça peut être pour son acharnement judiciaire contre moi ou pour ce qu’il a écrit dans son livre ou les écrits qu’il a signés lors d’expertises.

                              Merci d’avance à toutes celles et tous ceux qui répondront à ce SOS. Je compte réellement sur vous toutes et tous.

                              Signé : une Brigitte qui traîne dans les rues, fatiguée, sans plus de cerveau ni de courage. (Pardon si c’est un peu trop de chez trop mais c’est ainsi que je le vis tous les jours).

                              Je reste convaincue que SEULE LA MÉDIATISATION DE L’AFFAIRE FERA ÉCLATER LES DIFFÉRENTS SCANDALES QUI POUR L’INSTANT RESTENT ÉTOUFFES PAR LES POTES DE NOTRE PERVERS NATIONAL.
                              Dans mon quotidien, je me découvre un courage que j’ignorais posséder. Est-ce du courage ou bien de la folie ? Je crois qu’il s’agit plutôt de folie car je n’ai pas peur et que la d��finition du courage, c’est de braver sa peur, non ? 
                              Donc sans arme, ni rien qui puisse en faire office, je m’aventure dans des quartiers où s’est réfugiée la part maudite de l’humanité et où il reste ce petit tas d’ordures si cher et salvateur aux yeux de Genet (les expressions en italiques sont de ce grand poète), c’est-à-dire ces personnes aguerries à toutes formes de violences - ce qui est vraiment obscène, Maître, n’est-ce pas cette incessante et brutale confrontation entre la part humaine et les conditions animalières dans laquelle ils vivent ; je me fais cette réflexion sauvage qui vaut ce qu’elle vaut : ce qui est douloureux, ce n ’est pas qu’ils vivent comme des chiens, mais c’est qu’ils demeurent des Hommes.
                              Devant cette part maudite, devant ces êtres que la survie a rendu effondrés, clochardisés, abouliques, sans plus aucune force ou/et au contraire manipulateurs, voleurs, agresseurs, tabasseurs, et parfois criminels, une espèce d’énergie du désespoir me fait tenir la tête haute.
                              Je porte comme une médaille - et surtout un bouclier - les quelques acquis que j’ai pu obtenir par la fréquentation de la prison, les contacts que j’ai gardés et des livres de Jean Genet.
                              J’apprends les quartiers où tout le monde s’en fiche des gens qui vomissent par terre et hurlent leur misère, où tout tient dans vos fringues : votre crédibilité, votre statut, votre honneur : porte-t-il ou porte-t-elle la dernière casquette à la mode ? Où les mots, et pas davantage les promesses ne signifient quelque chose de vraiment réel, où l’on peut rester 3, 4, 5 heures dans un endroit risqué, sombre et froid, en attendant un rendez-vous qui ne viendra jamais, où les paroles de vos interlocuteurs qui vous tutoient d’emblée s’écoulent comme l’eau d’un robinet,dans une langue hybride et souvent incompréhensible. Où tout glisse pour chacun comme dépourvu du moindre d’affect ou morale personnelle, et que rien ne compte, excepté le manque qui rythme le temps ; le manque comme moteur et comme piège ; le manque jamais comblé, le manque qui d’abord, modeste, n’est revenu qu’après quelques jours, puis s’est s’est fait connaître dès le lendemain matin, puis s’est resserré en quelques heures. Et puis on ferait n’importe quoi pour ne pas le supporter encore, ne serait-ce qu’une poignée de minutes. Le manque que seules quelques secondes ne sépareront de la mort. Le manque de drogue ? Pas seulement ! Le manque de tout : abri, considération, chaleur, vêtements, nourriture, téléphone, de monnaie, de cigarettes...Il n’y a ni nuit ni jour comme repères, il n’y a que ce manque à satisfaire jusqu’à l’indécence. Moi, je n’ai pas succombé à ce fléau et c’est bien la première fois que je vis une situation semblable. J’apprends la misère humaine ; plus encore : je l’éprouve, car j’ai toujours su qu’elle existait, bien entendu, mais de façon théorique, à l’instar d’une cancéreuse qui veut se cacher qu’elle est malade.
                              >
                              Dans ces endroits où le nombre de boutiques taxiphones-internet est le baromètre du taux de pauvreté des habitants. Plus ce nombre augmente, plus la misère y est presque palpable. Chaque 50 mètres, vous en rencontrez une, souvent tenu par des pakistanais. On y crie au téléphone, les enfants pleurent, vos doigts s’enfoncent, d’abord hésitants, dans les touches crasseuses des claviers d’ordinateurs collés les uns aux autres dans ces lieux où l’on a toujours trop chaud ou trop froid.
                              > Et le soir, je ne sais pas par quel mystère, je découvre sur mon corps des hématomes et des griffures inconnues, comme si 1) soit j’avais reçu des coups et je n’avais pas eu mal dans l’immédiat de la blessure, 2) soit mon psychisme avait hystérisé ma douleur morale en lui donnant une forme somatique.
                              POUR PLUS D4info, CLIQUEZ SVP SUR CE LIEN TRES UTILE :
                              Affaire Brami-DubecMERCI D’AVANCE A VOUS NE M’OUBLIEZ PAS. UNE CHAMBRE MÊME DE 3 Mètres CARRES ME SERAIT TRÈS UTILE CAR JE N’AI PLUS D’ARGENT POUR PAYER LES HÔTELS CRASSEUX DANS LESQUELS Je me suis trouvé dans l’obligation de résider jusqu’à présent.
                              MERCI D’AVANCE
                              BRIGITTE BRAMI

                            • Jerome F 14 décembre 2009 00:04

                              Oui il a le droit d’avoir ses fantasmes et d’en parler dans un livre

                              Non il n’a pas le droit de violer le secret médical

                              Non les gens n’ont pas le droit de juger quelqu’un sur un sujet qu’il ne connaissent pas ou mal ou lorsqu’ils sont trop nuls tout simplement


                              • genet genet 8 janvier 2010 15:25

                                Remerciements a ceux qui m’ont aidée dans la pénible épreuve que me fait subir volontairement le dr et expert psychiatre : michel dubec qui me fait chèrement payer ma démarche citoyenne suite à son interdiction décidée par le Conseil de l’Ordre des médecins d’exercer pendant 3 mois.

                                Chanson Pour L’Auvergnat de Georges Brassens

                                Elle est à toi cette chanson
                                Toi l’Auvergnat qui sans façon
                                M’as donné quatre bouts de bois
                                Quand dans ma vie il faisait froid
                                Toi qui m’as donné du feu quand
                                Les croquantes et les croquants
                                Tous les gens bien intentionnés
                                M’avaient fermé la porte au nez
                                Ce n’était rien qu’un feu de bois
                                Mais il m’avait chauffé le corps
                                Et dans mon âme il brûle encore
                                A la manière’ d’un feu de joie

                                [Refrain] :
                                Toi l’Auvergnat quand tu mourras
                                Quand le croquemort t’emportera
                                Qu’il te conduise à travers ciel
                                Au père éternel

                                Elle est à toi cette chanson
                                Toi l’hôtesse qui sans façon
                                M’as donné quatre bouts de pain
                                Quand dans ma vie il faisait faim
                                Toi qui m’ouvris ta huche quand
                                Les croquantes et les croquants
                                Tous les gens bien intentionnés
                                S’amusaient à me voir jeûner
                                Ce n’était rien qu’un peu de pain
                                Mais il m’avait chauffé le corps
                                Et dans mon âme il brûle encore
                                A la manière’ d’un grand festin

                                [Refrain]

                                Elle est à toi cette chanson
                                Toi l’étranger qui sans façon
                                D’un air malheureux m’as souri
                                Lorsque les gendarmes m’ont pris
                                Toi qui n’as pas applaudi quand
                                Les croquantes et les croquants
                                Tous les gens bien intentionnés
                                Riaient de me voir emmener
                                Ce n’était rien qu’un peu de miel
                                Mais il m’avait chauffé le corps
                                Et dans mon âme il brûle encore
                                A la manière’ d’un grand soleil

                                [Refrain]


                              • genet genet 8 janvier 2010 15:26

                                Remerciements a ceux qui m’ont aidée dans la pénible épreuve que me fait subir volontairement le dr et expert psychiatre : michel dubec qui me fait chèrement payer ma démarche citoyenne suite à son interdiction décidée par le Conseil de l’Ordre des médecins d’exercer pendant 3 mois.

                                Chanson Pour L’Auvergnat de Georges Brassens

                                Elle est à toi cette chanson
                                Toi l’Auvergnat qui sans façon
                                M’as donné quatre bouts de bois
                                Quand dans ma vie il faisait froid
                                Toi qui m’as donné du feu quand
                                Les croquantes et les croquants
                                Tous les gens bien intentionnés
                                M’avaient fermé la porte au nez
                                Ce n’était rien qu’un feu de bois
                                Mais il m’avait chauffé le corps
                                Et dans mon âme il brûle encore
                                A la manière’ d’un feu de joie

                                [Refrain] :
                                Toi l’Auvergnat quand tu mourras
                                Quand le croquemort t’emportera
                                Qu’il te conduise à travers ciel
                                Au père éternel

                                Elle est à toi cette chanson
                                Toi l’hôtesse qui sans façon
                                M’as donné quatre bouts de pain
                                Quand dans ma vie il faisait faim
                                Toi qui m’ouvris ta huche quand
                                Les croquantes et les croquants
                                Tous les gens bien intentionnés
                                S’amusaient à me voir jeûner
                                Ce n’était rien qu’un peu de pain
                                Mais il m’avait chauffé le corps
                                Et dans mon âme il brûle encore
                                A la manière’ d’un grand festin

                                [Refrain]

                                Elle est à toi cette chanson
                                Toi l’étranger qui sans façon
                                D’un air malheureux m’as souri
                                Lorsque les gendarmes m’ont pris
                                Toi qui n’as pas applaudi quand
                                Les croquantes et les croquants
                                Tous les gens bien intentionnés
                                Riaient de me voir emmener
                                Ce n’était rien qu’un peu de miel
                                Mais il m’avait chauffé le corps
                                Et dans mon âme il brûle encore
                                A la manière’ d’un grand soleil

                                [Refrain]

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Auteur de l'article

Michel Dubec


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