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Accueil du site > Tribune Libre > Du rapport entre les « islamistes », le covid et Greta Thunberg

Du rapport entre les « islamistes », le covid et Greta Thunberg

Le transport est la continuation de la production notait Marx. En effet, l'économie repose sur les flux logistiques : il faut amener des machines sur un terrain pour extraire des matières premières brutes, les amener à une usine de transformation, les transporter vers une autre usine qui en fera des produits de consommation, puis acheminer ces marchandises vers un lieu de distribution, d'où il sera encore transporté vers le lieu de consommation. toutes ces étapes sous-entendent qu'il a fallu aussi apporter les travailleurs vers leur lieu de travail, ou s'ils sont sur place, leur fournir -transporter- les subsistances nécessaires à la reproduction de leur force de travail, ainsi que l'énergie nécessaire aux machines. 

 

Or, dans l'union européenne, la part du pétrole dans les transports, de biens ou de personnes, représente environ 95% [1]. Cet ordre de grandeur est comparable à très peu près dans le monde entier. Pour donner une idée des rapports entre énergies, la part de l'électricité dans les transports de l'U-E est de ... 0,5%, majoritairement le train électrifié.

Très concrètement, l'économie mondiale moderne repose sur une ressource clef : le pétrole. L'économiste vulgaire voit souvent le pétrole comme une simple « commodity », une matière première parmi les autres, dont la valeur se fixe par un marché d'offre et de demande. Or, sans pétrole, pas d'économie. Si le pétrole représente par exemple 3% des dépenses d'un pays, il soutient 96% de son économie. Coupez le robinet, les 3%, tout le reste s'effondre. Raisonner autrement revient à dire : « le sang représente 3% de la masse corporelle, retirez-le d'un corps, il sera à 97% de ses capacités ».

Il faut immédiatement battre en brèche quelques idées reçues concernant les alternatives au pétrole : il n'y en a pas. Ce n'est pas une idéologie ou une opinion, c'est la physique qui le dit. Le diagramme suivant illustre cette assertion :

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Les énergies qui condensent l'optimal en matière de poids et de volume sont sur la diagonale, ni en haut à gauche, ni en bas à droite, et encore moins en bas à gauche. A part quelques produits exotiques et inexploitables, les sous-produits du pétrole dominent. À poids et volume équivalent, rien ne délivre autant d'énergie convertible en motricité.

Mais le diagramme est encore incomplet pour décrire la suprématie du pétrole sur les autres sources d’énergie. Contrairement au « dernier de la classe », l'accumulateur électrique (la batterie) le plus efficace, le fameux lithium-ion, le pétrole ne nécessite pas de processus de fabrication en amont. Il est extrait du sous-sol. Seule son extraction nécessite un processus industriel. Les terres rares qui font les batteries, tout comme les aimants des éoliennes ou les panneaux photovoltaïques, nécessitent des dizaines de procédés de fabrication, gloutons en énergie -principalement fossile-, et des centaines de procédés amont pour fournir les produits chimiques d'extraction et de raffinage de leurs matières premières, ainsi que des machineries complexes. Pour finalement fournir un rapport poids/énergie minable.

Les pétroles dits non conventionnels (sables bitumineux, pétrole de roche-mère) ou les carburants de synthèse ont la même tare, les procédés industriels nécessaires à l'obtention du produit fini sont complexes, énergivores, et la rentabilité énergétique finale est extrêmement faible.

Le cas des agro-carburants est similaire. Parcourez la France, vue de l'espace, tout ou presque du territoire est déjà cultivé. Une production accrue de végétaux destinée aux agro-carburants signifie une concurrence directe avec les cultures actuelles. D'autre part, l'agro-industrie française est certainement la plus chimique du monde et totalement mécanisée, corollaire de sa place dans les rendements au m² les plus hauts au monde. L'industrie chimique qui la soutient est grosse consommatrice d'énergie. Un cas d'école historique, de laboratoire même, étant donné la position particulière de ce pays, est celui de la Corée du Nord dans les années 1990. Son agriculture était fortement industrialisée. L'arrêt des fournitures de pétrole par l'URSS en décomposition a entraîné... la famine. La production s'est effondrée, par manque de fertilisants et d'énergie pour les machines.

Pas d'alternative connue au pétrole. L'électricité n'est tout simplement pas transportable de manière autonome, sans un réseau extrêmement coûteux en infrastructure et logiquement limité dans l'espace. Comment allez-vous alimenter un avion en vol ou un camion qui circule, l'électricité n'étant pas stockable de manière efficace ? Le pétrole cumule les qualités du rapport poids/énergie, volume/énergie, est facilement transportable sous sa forme liquide, facilement stockable, sans compression, et disponible dans la nature, sans processus industriels lourds. Jackpot.

La question qui se pose maintenant est celle des réserves de pétrole. Le quidam mal informé (et qui peut-être cherche à se rassurer) vous sortira le couplet des éternelles « 40 ans de réserves ». La presse n'est pas d'un grand secours dans ce registre. Un article de presse récent « Pétrole : inauguration d'un méga gisement au large des côtes norvégiennes ». Quelle réserve dans ce « méga gisement » ?

« Les réserves sont estimées à 2,7 milliards de barils… C’est tout simplement la plus grande découverte faite ces trente dernières années en mer du Nord ».

Relativisons tout de suite l'enthousiasme du journaliste, en voyant l'état des découvertes dans le temps :

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Dans la décennie 1960, c'est 500 milliards de barils qui ont été découverts, principalement au Moyen-orient. Une moyenne par an frisant les 50 milliards de barils. En chute permanente depuis. Le « méga gisement » perd de ses couleurs... L'extraction et la demande n'ont cessé de croître avec le temps, poussées par ce qu'on nomme les pays « émergents ».

Quid de l'état des réserves des gros producteurs ? Bien malin qui peu le dire. Le cartel de l'OPEP, dans ses règles de fonctionnement, attribue un quota de production en fonction des réserves déclarées. Or, les pays producteurs sont majoritairement dépendants de leurs exportations pour leur budget étatique.

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Et le miracle advint : quelle que soit leur production, leurs réserves ne baissent jamais, sont toujours adaptées à leur besoin de fonctionnement, sans qu'aucune découverte majeure n'ait été faite. Pour rassurer, on parle de réserves « prouvées », mais prouvées uniquement par la « bonne foi » de l'émetteur du chiffre, qui n'a aucunement besoin d'argumenter ses assertions.

30 milliards de barils qataris brûlent lors de la première guerre du golfe ? Aucun problème, les réserves ne baissent pas... L'artifice comptable compense.

Autre tour de passe-passe, mélanger le pétrole facilement extractible du pétrole non conventionnel, tout cela c'est du pétrole non ? Sauf que pour exploiter les gisements « merdiques », le rendement réel sera diminué au mieux des 3/4. C'est le cas des « formidables » réserves vénézuéliennes. L'effort et la consommation d'énergie nécessaire à l'exploitation de ces gisements par transformation, réchauffage et infrastructure se solde par un bilan énergétique tout juste rentable.

Vient le concept de pic pétrolier. Le pic pétrolier, c'est quand la production n'est plus capable de suivre l'augmentation de la demande, et condamne la disponibilité en pétrole à décroître progressivement et irrémédiablement. Si on veut bien admettre qu'il est là, on comprend bien mieux les grandes manœuvres de ces derniers temps, et en venir à la conclusion de l'article reflétée dans son titre.

Le point commun entre tous les événements majeurs de la dernière décennie, psychose écologiste du climat et du CO2, psychose du terrorisme « islamique », et désormais psychose sanitaire, c'est le pétrole. Les mesures dites sanitaires, ou celles qui découlent de l'écologisme, sont concrètement une économie de pétrole : télétravail, déplacements limités, mort du transport aérien de masse et autres taxes carbones. Le maintien du désordre dans le Moyen-Orient, la destruction systématique des états ayant des velléités d'indépendance, premier facteur de terrorisme, tout cela est organisé par les puissances occidentales, à l'endroit du monde qui comporte les réserves pétrolières les plus abondantes et facilement exploitables.

« Déstabilisation » du Venezuela, de l'Afrique. Ne croyez pas que l'armée française opère dans la bande sahélienne pour apporter la paix. C'est tout le contraire : ils sont là-bas pour maintenir le chaos, maintenir des hommes de paille dans des états fantoches, empêcher qu'un état souverain émerge, et garder le contrôle des ressources. Penser qu'on ne soit pas capable d'endiguer le flot d'armes et de munitions qui tombent aux mains des « islamistes » relève du délire, en particulier dans des zones éloignées de tout centre de production, et avec les moyens d'observation et de renseignement dont on dispose.

 

Avant de « penser printemps », pensez pétrole, vous verrez qu'on comprend bien mieux le monde et ses transformations.

[1] (Fig.4) https://www.eea.europa.eu/data-and-maps/indicators/transport-final-energy-consumption-by-mode/assessment-10

 


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43 réactions à cet article    


  • sirocco sirocco 6 janvier 16:00

    "Ne croyez pas que l’armée française opère dans la bande sahélienne pour apporter la paix. C’est tout le contraire : ils sont là-bas pour maintenir le chaos, maintenir des hommes de paille dans des états fantoches, empêcher qu’un état souverain émerge, et garder le contrôle des ressources."

     

    C’est plutôt bien résumé !


    • V_Parlier V_Parlier 6 janvier 22:01

      @sirocco
      Un peu dur cette fois, car je ne crois pas que cette mission-là soit la pire par rapport à la coopération de la France à la destruction de la Libye et, moins directement, de la Syrie.
      Néanmoins : Un article surprenant de lucidité qui surprend agréablement après la lecture de son titre semblant farfelu à première vue.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 7 janvier 09:42

      @V_Parlier
       A vrai dire c’est la destruction de l’état Libyen qui a conduit a la situation au Sahel. Kadhafi avait négocié avec les chefs de tribut de la région et arbitrait équitablement leurs différents, avec la crédibilité et les moyens d’un état fonctionnant correctement. Détruire cet état condamnait logiquement la région au chaos. 


    • Ben Schott 6 janvier 16:19

       

      Au fait qu’est-ce qu’elle devient la petite autiste mal élevée ?

       


      • V_Parlier V_Parlier 6 janvier 22:02

        @Ben Schott
        C’est vrai, on n’en entend plus parler. Peut-être qu’elle s’est auto-confinée...


      • Attila Attila 6 janvier 16:39

        Une mise au point bien utile.


        • Attila Attila 10 janvier 14:44

          @Attila
          L’hydrogène n’est pas produit uniquement par électrolyse de l’eau. Une grande partie l’est comme produit secondaire de l’électrolyse de la saumure (NaCl) pour produire la soude caustique, le chlore, l’eau de Javel, l’acide chlorhydrique. Dans l’usine où j’ai travaillé pendant 35 ans, c’est ainsi des millions de m³ par an d’hydrogène qui étaient lâchés dans l’atmosphère faute de débouché. "
          Lien

          .


        • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 10 janvier 15:17

          @Attila
          L’électrolyse a un rendement énergétique ridicule. L’hydrogène industriel n’est jamais produit comme ça. Après, récupérer l’hydrogène des procédés industriels est extrêmement complexe. D’autre part, la densité de l’hydrogène étant extrêmement faible, « des millions de m³ » d’hydrogène à pression ambiante, c’est très peu d’énergie. En stocker une masse utilisable dans un petit volume nécessite de le refroidir à très basse température pour le liquéfier, et de le maintenir à cette température, sous risque d’éclatement du réservoir... Les problèmes d’étanchéité, face au plus petit atome de la nature sont à s’arracher les cheveux...


        • Attila Attila 10 janvier 20:05

          @Opposition contrôlée
          «  des millions de m³ » d’hydrogène à pression ambiante, c’est très peu d’énergie »
          C’est la question que je me posais, merci de votre réponse.

          .


        • pierrot pierrot 6 janvier 16:42

          Le nucléaire est une bonne alternative aux énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz, houille, tourbe etc.) car c’est une énergie mature depuis 1948, massive, n’émettant pas de gaz à effet de serre lors de son fonctionnement ni de polluants gazeux.

          La Chine, L’inde, la Russie, le royaume Uni, le Viet Nam, la Biélorussie, la Pologne, la Tchéquie etc. ont de vastes programmes de plusieurs centaines de réacteurs sures de troisième génération.


          • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 6 janvier 16:45

            @pierrot
            Merci de lire l’article avant de faire des commentaires.


          • V_Parlier V_Parlier 6 janvier 22:04

            @pierrot
            La France est déjà le pays qui a le plus de centrales nucléaires par unités de surface. Et comme il l’a été remarqué : Votre argument ne s’oppose pas valablement au constat de l’article très factuel.


          • McGurk McGurk 6 janvier 16:53

            On sait tous que le covid est islamiste...  smiley

            Et que Greta est positive (au covid).

            Résultat : Greta est une islamiste positive.

             smiley


            • leypanou 6 janvier 19:05

              Le genre d’articles qui fait que je ne quitte pas encore définitivement agvx : longueur, contenu, conclusion, tout y est.


              • sylvain sylvain 6 janvier 23:35

                article intéressant . Un point sur lequel je doute est que le but des confinement et autre mesures ait été une économie de pétrole . On serait directement passé d’un système qui vous fait consommer le plus de pétrole possible à l’inverse ... ca parait improbable .


                • Inquiet 7 janvier 08:50

                  @sylvain

                  Un point dont l’auteur n’a pas évoqué (ou alors en filigrane) c’est la proportion de pétrole nécessaire et disponible par humain.

                  Si on prête l’oreille à ce qu’on considère a priori comme des thèses complotistes, on pourra entendre qu’il existe des réflexions (sic) pour réduire considérablement le nombre de « parts de gâteau ».

                  Du coup, terrorismes, pandémies, guerres, biotechnologies (vaccins) ... ne seraient pas seulement un « heureux hasard ».


                • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 7 janvier 09:59

                  @sylvain
                  Ce que j’essaye de montrer, c’est que le dit système n’est de toutes façons pas viable à moyen terme. D’une manière ou d’une autre, il était nécessaire d’y mettre fin. J’ai écrit dans un autre article qu’une grosse part de la consommation de carburant est due à des comportements rendus obsolètes par la technique. Il y a un vrai gâchis de ressources qui vont devenir de plus en plus précieuses, à cause de pratiques sociales irrationnelles. 


                • sylvain sylvain 7 janvier 11:41

                  je suis d’accord avec ces réflexions . Mais je parle de logiques de fonctionnement . A priori, depuis des décennies maintenant, le système fait tout pour que vous consommiez au max, que vous preniez l’avion le plus souvent possible ( avec carburants subventionnés...), que vous consommiez le plus possible ( l’obsolescence programmée partout) des produits importés du bout du monde ...
                  C’est une politique consciente et assumée de maximisation de la croissance économique, c’est a dire des dépenses

                  Il parait étonnant que cette logique ait changée du tout au tout sans en plus qu’il n’y ait aucun signe de comment ce changement ai pu se produire . Je ne dis pas impossible, mais surprenant


                • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 7 janvier 11:59

                  @sylvain
                  Je ferai un article pour éclaircir ce point.


                • BA 7 janvier 08:57

                  Jeudi 7 janvier 2021 : le scandale du jour porte sur l’argent des CONtribuables français, qui sert à enrichir une entreprise privée étatsunienne, McKinsey, à hauteur de 2 millions d’euros par mois, chargée d’assurer le succès de la campagne de vaccination en France ! ! !

                  Ce scandale a été possible grâce à un homme politique français, Maël de Calan, qui est un Young Leader, formé par la French American Foundation, et qui est salarié par cette entreprise McKinsey ! ! !

                  Vaccin : McKinsey, une prestation à 2 millions d’euros par mois. On connaît le tarif du cabinet de conseil américain qui s’occupe de la campagne de vaccination avec le résultat que l’on connaît.

                  La polémique autour de la campagne de vaccination se poursuit. Le journal Politico a révélé que le ministère de la Santé aurait fait appel au cabinet McKinsey pour l’aider sur la stratégie vaccinale. Dans ses ordres de mission, la société de conseil est censée s’occuper du cadrage logistique et de la coordination opérationnelle. Une information corroborée par Le Canard enchaîné. Le palmipède a précisé que Maël de Calan, ancien prétendant à la présidence des Républicains et associate partner pour la firme américaine, était présent aux réunions portant sur la vaccination au ministère.

                  https://www.lepoint.fr/sante/vaccin-mckinsey-une-prestation-a-2-millions-d-euros-par-mois-07-01-2021-2408585_40.php


                  • Le Sudiste Le Sudiste 7 janvier 10:14

                    @Opposition contrôlée

                    Il faut immédiatement battre en brèche quelques idées reçues concernant les alternatives au pétrole : il n’y en a pas. Ce n’est pas une idéologie ou une opinion, c’est la physique qui le dit.

                    Houlà ! Lol.

                    C’est justement ça un dogme. En partant comme ça, vous êtes sûr de vous ramasser.

                    Ici, par exemple, c’est sans pétrole. Des blocs jusqu’à 1500 tonnes, extraits d’une carrière, transportés, taillés, positionnés, ajustés...

                    Et le plus drôle, c’est qu’il y a plusieurs milliers d’années, partout sur la planète, les mecs savaient tous déplacer, tailler et assembler des blocs de plusieurs dizaine ou centaines de tonnes.

                    Facile, sur des bouts de bois ça roule tout seul, trois cordes et un bout de bois pour faire levier et on le monte comme on veut. ... Voilà la réponse universitaire. Pourquoi ? Parce que notre physique n’a pas trouvé d’autre solution, trouvé au moins celle utilisée.

                    On ne connait rien de la matière, de l’énergie, de la physique... ou alors on est juste convaincu de tout savoir.


                    • Le Sudiste Le Sudiste 7 janvier 10:28

                      @Le Sudiste
                      Dans l’idée de la réflexion de votre article et si vous ne l’avez pas vu, vous pouvez regarder Oil, smoke and mirrors, ici sous-titré en français. Ca doit dater de 2005, avec de très bons intervenants, c’est le 11 septembre vu sous l’angle du pétrole. C’est dans ce cas à coup sûr une erreur selon moi, mais vous, vous verrez, vous devriez être convaincu par le raisonnement.



                    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 7 janvier 11:26

                      @Le Sudiste
                      L’énergie musculaire humaine peut développer dans les 300 W pendant quelques temps, avec un rendement de 20 à 25%.
                      Un petit moteur diesel (40 ch) développe 30 000 W aussi longtemps qu’il a du carburant, de l’huile, et qu’il ne surchauffe pas, avec un rendement dans les 40%.

                      Donc dans le moindre pot de yaourt diesel, vous avez l’équivalent en puissance de 100 cyclistes qui pédalent pour vous...


                    • Le Sudiste Le Sudiste 7 janvier 11:38

                      @Opposition contrôlée
                      Oui, et si je ne le savais pas, je l’aurais au moins appris il y a 13 ans (alors depuis j’ai eu un peu le temps de gamberger à la question) vers 2007 en regardant le documentaire dont je vous ai donné le lien au dessus.
                      Le problème du pétrole se résume donc ainsi : cheap oil, cheap energy.


                    • Le Sudiste Le Sudiste 7 janvier 14:21

                      Voici d’ailleurs quelques propos que l’on entend dans ce documentaire, qui nous parle d’une crise majeure à venir un an avant 2007-2008, sous certains aspect nous raconte aussi le Covid, mais plus globalement nous avons l’exacte trajectoire de nos sociétés déjà visible depuis bien longtemps, une vision donc de ce qui allait advenir, et qui est bien advenu et qui continue aujourd’hui plus que jamais et bien moins que demain.

                      Parlant du 11 septembre, en 2006, Andreas Von Buelow, ancien ministre allemand cite le livre de Samuel Huntington The Clash of Civilisations comme étant un des éléments d’une même propagande déjà montante.


                      "C’est un clash de civilisation, c’est un thème amené au débuts des années 90, Samuel Huntington nous disait qu’il nous fallait de nouveaux ennemis, sans quoi l’occident ne pourrait plus dominer,

                      Vous voyez donc cette idée derrière tout cela, je ne crois pas en Ben Laden, je ne crois pas en Al Qaida. Je pense que tout est amené par une perpétuelle manipulation du renseignement. Propaganda."

                      Tout est dit.


                    • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 7 janvier 13:10

                      Merci à l’auteur pour ce formidable article.

                      Toute l’économie, les infrastructures, le travail, les loisirs, les habitudes que l’on croit aujourd’hui étre la résultante d’un progrès humain est en réalité la manifestation applicative d’un cadeau empoisonnée de dame-nature.

                      Grace au pétrole, chaque français possède en moyenne l’équivalant de 350 esclaves énergétiques qui travaillent 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

                      Il ne faut pas oublier que même avant l’ère du fossile, les plus délicates entreprises n’auraient pu se faire sans l’apport musculaire des gros animaux tels que les chevaux dont la population est aujourd’hui réduite à peau de chagrin.

                      Le déclin de la ressource dans un environnement ou l’individualisme est devenu la norme ne peut malheureusement que signifier l’avènement d’un totalitarisme impitoyable d’une minorité justifiant l’accaparement des ressources par sa méritocratie au détriment d’une majorité dont il faudra bien s’occuper de leur cas avant que ceux-ci ne soit rattraper par l’inacceptable réalité. C’est d’ailleurs ce qui est en train de se manifester. 


                      • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 8 janvier 21:48

                        Erratum :

                        30 milliards de barils qataris brûlent lors de la première guerre du golfe ? Aucun problème, les réserves ne baissent pas... L’artifice comptable compense.

                        Il s’agit du Koweït et non du Quatar.


                        • nemesis 10 janvier 10:20

                          maintenir des hommes de paille dans des états fantoches, empêcher qu’un état souverain émerge, et garder le contrôle des ressources.

                          C’est la stricte vérité mais, nos media nous vendent le contraire :

                          le souci de la liberté face à l’obscurantisme religieux

                          C’est gravé dans le marbre comme le 911 et tout le monde est prié de diffuser cette bonne parole depuis la décolonisation, ça ne fait que 60 ans environ !

                          Pour stigmatiser la concurrence chinoise en Afrique, nos oligarques sont bien en peine de trouver un argument « choc » !


                          • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 10 janvier 11:03

                            @nemesis

                            la concurrence chinoise en Afrique

                            Effectivement, c’est bien la clef de l’affaire.

                          • Citoyen de base 12 janvier 12:29

                            @ auteur :

                            Un grand merci pour votre article. C’est exactement celui que j’aurais rêvé d’écrire si j’en avais eu le temps et le courage. Le pic pétrolier, dont Jean-Marc Jancovici nous dit qu’il a eu lieu fin 2018-début 2019, est le grand impensé de cette dictature sanitaire improbable. Les nombreux auteurs et lecteurs de ce magnifique site alternatif qu’est AV se focalisent sur la réalisation d’un coup d’état mondial au prétexte d’un virus ; je pense qu’ils ont raison dans les faits, mais s’il n’ont pas dans leur champ de vision cette toile de fond, ils se condamnent au chaos et à l’anarchie d’une contestation vaine.

                            JMJ l’a parfaitement démontré, PIB et production pétrolière sont totalement corrélés. Nous sommes passés d’une production de 100 M barils/jours en 2019 à 90 M en 2020. -10% de PIB, au doigt mouillé !

                            Nous voila donc en décroissance structurelle, et ceci pour longtemps, même si nous pourrons compter un peu sur quelques restes, tant nous avons gaspillé ce cadeau énergétique tombés du ciel en 200 ans de civilisation thermo-industrielle.

                            Du coup, en haut-lieu où ils savent tout ça mieux que nous, certains se sont dit :

                            Bon, la décroissance, c’est nous qui allons l’organiser, et ce ne sera pas à notre détriment.

                            Bien à vous, et bonne année 2021 quand même, certains seront sauvés !  smiley


                            • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 14 janvier 10:13

                              @Citoyen de base

                              Bon, la décroissance, c’est nous qui allons l’organiser, et ce ne sera pas à notre détriment.

                              J’admire votre optimisme, mais en effet, c’est bien là tout l’enjeu de l’avenir...

                            • HELIOS HELIOS 10 février 23:02

                              Si le petrole est a-biotique, comme on le suppose, alors toutes ces spéculations sont vaines et anxiogènes.

                              Pour preuve, comment explique-t-on les hydrocarbures sur les lunes des diverses grosses planetes du systeme solaire ?... comme Titan, lune de Saturne... et on a pas creuser sur place pour chercher du pétrole... Il y avait-il des dinosaures avant ?


                              • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 11 février 09:17

                                @HELIOS

                                Si le petrole est a-biotique, comme on le suppose

                                Non, c’est une théorie extrêmement minoritaire. Et je ne vois pas en quoi ça remettrait en cause le fond de l’article. Les gisements étant ce qu’ils sont.


                              • HELIOS HELIOS 11 février 11:49

                                @Opposition contrôlée

                                Je ne remets pas en cause le développement de votre article, j’ajoute seulement une hypothèse que vous n’avez pas mentionnée.

                                Quand aux gisements qui sont effectivement ce qu’ils sont... sauf que si la théorie est vraie, ils se remplissent avec le temps !
                                On pourrait, par exemple, aller jeter un oeil sur les puits « épuisés »...

                                A nous de consommer seulement ce qu’ils produisent....


                              • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 11 février 14:03

                                @HELIOS

                                ils se remplissent avec le temps

                                Reste à savoir combien de temps, face à la consommation.

                              • Zeb_66 11 février 21:55

                                @HELIOS
                                Vous avez parfaitement raison.
                                Les Russes ont des connaissances très avancées sur les hydrocarbures abiotiques.
                                Ils ont même reproduit en laboratoire les réactions chimiques qui se produisent
                                à très grande profondeur, qui engendrent tout d’abord du méthane, qui en remontant vers la surface réagit avec divers composants pour aboutir à des chaines d’hydrocarbure.
                                Ils ont également constaté qu’en Sibérie - un massif exclusivement cristallin donc selon la théorie du pétrole d’origine organique, impropre à la présence de gisements d’hydrocarbures -
                                donc, en Sibérie, riche en gisements pétroliers et en gaz, ils ont découvert que des gisements de pétroles abandonnés depuis plus de quarante années s’étaient « rechargés » !
                                C’est d’ailleurs cette découverte qui a fortement relancé les études sur les hydrocarbures abiotiques.
                                L’explication de la « recharge » de ces gisement est qu’ils sont alimentés par des failles verticales venant de très grandes profondeurs (150 à 250km) là ou se produisent les réactions chimiques aboutissant aux hydrocarbures grâce aux températures élevées et aux pression exercées (50 à 150 kbar).
                                Ces processus chimiques ont été reproduit en laboratoire par 2 éminents
                                savants Russes, membres de l’académie des sciences.
                                Et c’est pourquoi il n’est pas étrange de découvrir du méthane et des hydrocarbures sur les planètes de notre système solaire.


                              • Iris Iris 11 février 23:49

                                Bonjour. C’est vrai que depuis le temps qu’on nous parle de la fin du pétrole... Alors roule ma poule, on va pouvoir continuer à flamber. Ya plus qu’à croiser les doigts et espérer que le CO2 n’est pas le monstre qu’on nous décrit.
                                Votre démo pour montrer que le pétrole est irremplaçable, la densité, le rendement... je trouve pas ça convaincant.


                                • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 12 février 08:38

                                  @Iris

                                  depuis le temps qu’on nous parle de la fin du pétrole

                                  On en parle depuis les années 1970, quand le phénomène à été décrit. Le diagramme dans l’article sur les découverte montre très bien le pourquoi du « choc pétrolier » de ces années. Les quantité découvertes ont chuté de moitié. 

                                  je trouve pas ça convaincant.

                                  Voyez ce diagramme.


                                • Iris Iris 12 février 11:30

                                  @Opposition contrôlée

                                  Voyez ce diagramme

                                  Merci, mais ce diagramme montre que nous nous sommes appuyé sur le pétrole, pas qu’il est irremplaçable.
                                  De plus, sans être un décroissioniste forcené, je prétends qu’il ne faut plus privilégier la croissance comme nous l’avons fait jusqu’à aujourd’hui.

                                • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 12 février 11:36

                                  @Iris
                                  La croissance, c’est le pétrole. Donc dans tous les cas, la croissance est devenue impossible.
                                  En tant qu’énergie facilement transportable, avec une densité énergétique très forte et un coût de production extrêmement bas (uniquement le coût de l’extraction) , remplacez simplement « irremplaçable » par « sans équivalent ».


                                • Iris Iris 12 février 12:19

                                  @Opposition contrôlée

                                  Alors nous convergeons à peu près, ce que je pensais impossible après lecture de votre article.


                                • JulietFox 13 février 11:32

                                  @Opposition contrôlée
                                  Et pendant ce temps là les ricains fabriquent et roulent dans des caisses qui consomment 25 L
                                  En France, la voiture la plus vendue, c’est la petite Clio IV avec une faible consommation d’un peu moins de cinq litres au 100.

                                  - Aux États-Unis, la voiture la plus vendue, c’est le Pick-UP Ford F150 avec une consommation sur sa fiche constructeur de 15,7 litres au 100.
                                  - Autre voiture vedette le pick-Up RAM de Chrysler (3e modèle le plus vendu) qui, lui, est à 17 litre au 100 kilomètres toujours selon sa fiche constructeur. (Les Echos)


                                • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 13 février 11:33

                                  @JulietFox
                                  A mon avis, ça va pas durer longtemps ce genre de fantaisies.

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