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Accueil du site > Tribune Libre > Dualité Spirituel-Temporel

Dualité Spirituel-Temporel

Les groupes se constituent dans un premier temps autour de convictions communes issues d’un même vécu, découlant de pensées identiques ou au moins compatibles. Le groupe une fois formé, il s’efforce de se défendre ou de s’accroitre en tant que tel en se dotant de structures de décisions qui ne contiennent plus les convictions que verbalement. La religion chrétienne, comme tout autre groupe humain, s’est doté de concepts pour conforter et agrandir le groupe en affichant les convictions fondatrices liées à l’Amour mais en s’en débarrassant dès que nécessaire. Un individu qui ne se préoccupe pas (trop) des structures hiérarchiques et qui s’en tient éloigné peut vivre sa foi. Mais l’église inévitablement l’en écartera car elle a pour seule fonction de dominer, de convaincre et de réduire tout ce qui peut nuire à son essor. Assurer sa propre cohésion est la seule préoccupation d’un groupe et il ne reculera devant rien pour ce faire. Après les quelques siècles qui ont immédiatement suivi la mort du Christ, le clergé a pris toute la place pour imposer une domination en ne laissant subsister la foi que sous forme de bouffées délirantes pour servir de propagande.

Formater une opinion, pour qu’elle accepte son sort sans trop rechigner, est donc l’objet principal de toute catéchèse qu’elle soit religieuse, politique, économique. Il s’agit de faire émerger une ‘intelligence collective’ qui n’est rien d’autre que l’acceptation plus ou moins consciente d’une soumission, soumission nécessaire pour tout groupe organisé et que l’on nomme dans ce cas plutôt discipline.

Mais les gens ont cessé majoritairement de ‘croire’. Certains prétendent que ce fut sous les coups du rationalisme, des Lumières, d’autres avancent que ce fut le résultat d’un bien être généralisé grâce aux révolutions industrielles elles mêmes rendues possibles par l’utilisation massive des énergies fossiles. Quoi qu’il en soit, le Dieu tout puissant passa la main et il se passa ce qu’avait prédit G.K. Chesterton (1874-1936) : « Quand les gens cessent de croire en Dieu ce n’est pas pour croire en rien, c’est pour croire en n’importe quoi. »

Et les n’importe quoi abondèrent !

À l’origine l’église chrétienne favorisait les valeurs qualitatives, spirituelles sur les biens matériels. Le progrès post-religieux annoncé aurait la forme plus prosaïque de l’optimisation des jouissances immédiates et de la recherche des dominations terrestres et non plus divines.

L’un des tous premiers commandements précise : « Tu n’auras pas d’autres dieux face à moi. » Mais quel dieu pourrait entrer en compétition avec le Dieu-Amour ? Ceux des sortilèges, de la magie, des enchantements, des diableries ? Non ! Le seul maître qui peut surpasser le Dieu-Amour c’est la richesse matérielle :

« Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : ‘Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce.’ En une autre occasion il est précisé : « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où les vers et la rouille gâtent tout, et où les larrons percent et dérobent ; Mais amassez-vous des trésors dans le ciel. »

Le compétiteur temporel du clergé sera l’argent, l’aspect spirituel pour le rendre présentable sera la démocratie, c’est elle qu’on essaiera de saisir sans y arriver, c’est elle qui permettra de rêver, c’est elle qui donnera l’espoir en l’humanité.

Les enfants savent dans leur chair ce qu’est l’Amour, l’apparente toute puissance de leur mère, de leur père les préserve de la médiocrité. La catéchèse est en charge d’en faire de plus ou moins actifs militants, des combattants pour terrasser les autres. Pour les atteindre, il faut donc commencer tôt. Dès 3 ou 4 ans les paroisses proposent des rencontres d’« Éveil à la foi ».

La nouvelle catéchèse, qui prend en compte le fait que Dieu est mort, s’y prend tout autrement. Elle attend que la générosité enfantine disparaisse spontanément pour laisser place aux intérêts, et alors tout est fait pour montrer l’avantage d’avoir beaucoup de n’importe quoi et surtout beaucoup plus que les autres. Il ne s’agit plus de s’élever soi-même au-dessus des contingences bestiales mais tout au contraire de pouvoir les vivre sans limites. Il s’agit de s’élever au-dessus des autres pour se croire supérieur. Amasser un pécule, des biens, une richesse nécessite de dominer le plus grand nombre possible d’Autres. Les officiants pour convaincre les foules ne sont plus en soutane et n’ont pas besoin d’un quelconque livre sacré, ce qui accroit le plaisir est le Bien, le reste se discute au sein de cénacles. Toute forme de sacrifice devient suspecte surtout s’il s’agit de démontrer une volonté de vivre ensemble.

Aucune invention, aucune peinture, aucune musique dignes de ce nom n’ont jamais été faites, peintes, composées pour se montrer supérieurs à autrui, les créateurs ne sont pas les meilleurs, ce sont les seuls qui puissent réaliser une oeuvre donnée. Alors pour régner, il faut utiliser les trucs, les faux-semblants, la rouerie pour s’auto-persuader que l’on est d’une ‘race’ différente, d’une espèce différente qui n’a rien ou presque de commun avec les perdants, les ‘gens-qui-ne-sont-rien’.

Le mot catéchèse provient d’un verbe grec qui signifie « faire résonner ». L’esprit de domination n’a aucun mal à être instillé dans les esprits puisqu’il faut d’immenses efforts pour s’en débarrasser. Il se créé ainsi une élite basée sur la coercition et non pas le talent, elle se croit souvent sincèrement investie de qualités et de missions hors d’atteinte des multitudes.

Il faut toutefois que les classes populaires ne s’aperçoivent pas trop facilement qu’elles travaillent pour une minorité qui les méprise. Une civilisation est toujours associée à élément transcendant qui assure sa cohésion : il peut s’agir d’une sagesse, de coutumes, de dieux... Il est possible de partager un infini ou ce qui n’existe pas. L’accumulation de richesses est certes une vertu unificatrice mais elle est par essence fortement inégalitaire : on ne peut pas (ou très rarement) s’enrichir sans faire travailler autrui. Le cul (pour l’essentiel fantasmé) va permettre de consoler les perdants.

Les intellectuels eurent tôt fait de trouver les théories qui satisfaisaient leurs intérêts et ils purent se répandre dans les média pour annoncer la bonne parole. Personne n’avait jamais douté qu’ils n’y arriveraient pas.


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36 réactions à cet article    


  • malhorne malhorne 29 mars 13:28

    Formater une opinion, pour qu’elle accepte son sort sans trop rechigner, est donc l’objet principal de toute catéchèse qu’elle soit religieuse, politique, économique..............

    Nous connaissons tous l’effet puit , mais le petit peuple a changé , et réffléchit , grace a une autre information ; le phénoméne est lent , mais certain !! tout cela débouchera vers une révolution, salutaire ou pas ; personne ne le sait


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 29 mars 16:43

      @malhorne

      Le « petit peuple » peut avoir de nos jours une quantité inédite d’informations qu’il pourrait trier et transmettre à bon escient. Est-ce le cas ?


    • chapoutier 29 mars 16:00

      bonjour aux gestionnaires d’agoravaox
      pouvez-vous me dire pour quelles raisons j’ai trois articles bloqués en modération à +4 depuis le 20 mars
      cordialement


      • @chapoutier mais articles ne passent pas non plus. Lisez mon commentaire et n’en soyez pas dépité. Perso, je sais qu’il ne sont pas assez étoffé, argumenté, accompagné de photos... Je suis nulle en internet et n’en conçoit aucune rancoeur. Juste des bouteille à la mer..... 


      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 29 mars 16:44

        @chapoutier

        C’est peut-être une bonne question.


      • chapoutier 29 mars 19:17

        @Jacques-Robert SIMON
        j’avoue ne pas comprendre comment fonctionne ago depuis quelques temps


      • chapoutier 29 mars 19:19

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        votre article est également à + 4

        ce qui est drole c’est de constater que certains sont à -7 et sont publiés dans la foulée

        DATE DE CRÉATION DE L’ARTICLE : 28 mars 2022
        Rubrique : Tribune Libre
        Modération de cet article

        Votes : +10 - 6 = +4

        Vous avez donné votre avis pour cet article :
        2022-03-29 19:14:57 chapoutier

      • D’où l’excellent livre de Dany-Robert Dufour : le divin Marché que je conseille. Comment remplacer les dogmes par la spiritualité. ou remplacer le matériel par le mental, la sublimation (artistiques entre autres).... Comment frustrer avec intelligence afin qu’il ne ressente pas chaque limite comme un manque d’amour mais au contraire sa preuve.... comment arriver à transformer le manque en plaisir. La boulimie en enrichissement spirituel. La frustration en amour. Comment vider son verre pour pouvoir le remplir. Comment supporter une séparation comme une marche qui nous emmène vers des acitivité supérieurs. Comment lacher du lest pour en gagner. Comment payer ses impôts avec joie sachant (et c’est là le problème d’un Etat qui fonctionne bien) qu’il ira à bon port : pour l’éducation, la préservation de la nature, l’enseignement, la bonne gouvernance. Comment apprendre à perdre pour gagner. Comment transformer une souffrance en joie. comment vivre une épreuve comme une forme de maturation ou d’étape vers autre chose de plus. Comment n’être pas nostalgique parce que l’avenir est devant nous... Non pas comment devenir un homme mon fils. Mais comment être le dieu que je vois dans le ciel alors qu’il se trouve en soi. C’est le divin qui nous grandit. Surtout parce que nous luis creusons une place. Dans la sueurs des terreurs, JOB, jamais n’a abandonné.. Il avait un Job, tout pour réussir. Et le diable le mit à l’épreuve. Mais cette réussite factice, l’avais-je vraiment méritée.. ?


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 29 mars 16:45

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

          Tout ceci est plein de sagesse mais c’est la chose la plus difficile à acquérir.


        • Lire comment frustrer un enfant...


          • S’il y a tant de pervers et de corruption aujourd’hui, c’est que le reste de la civilisation adore le Veau d’OR. L’individu veut le beurre, l’argent du beurre, le sourire de la crémière et qu’en plus elle lui beurre ses tartine.... démocratie ou idocrassie... La perversion commence quand un être humain sait dans son inconscient que ce qu’il a gagné (en bourse ou autre) il n’a pas suer pour y arriver.. Ce fut le cas de Macron. Qui presque inconscient à fait payer au peuple français sa victoire éclair. Aucune sueur ni pellicule sur sont costard. Les Rothschild déliaient les cordons de la bourses.... Maintenant, il arrive au pouvoir avec de la sueur froide car ce qui l’attend, ben, c’est la vraie vie. L’ouvrier qui trime et n’a pas le temps de se payer un costard. Juste un pour son mariage et un autre pour les enterrements... Eux connaissent le prix de l’argent. Et c’est eux que l’on méprise....


            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 29 mars 16:46

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.

              Je m’intéresse à Macron autant qu’il s’intéresse à moi.


            • J’ai envie de vous raconter l’histoire d’une proche. Je l’appelerai, le ressort... Alors que d’autres craquerait, elle est toujours en forme.. Excepté maintenant, pour la première est accepte ses failles alors qu’il y a trois jours, elle me disait encore : j’ai vraiment de la chance : deux amours comme Jules et Jim. Quatre enfants, à l’aise financièrment, toujours occupée, expo, conférence. Pas du tout desesperate woman. Sauf que : son seul amour la lâche.. Toi tu veux tout, que je te sécurise, que je t’aime, alors que tu n’as jamais divorcé depuis quarante ans de ton mari (bref, elle le garde en réserve au cas où...), je ne t’apporterai JAMAIS cette sécurité. Maintenant qu’elle prend conscience du grand mensonge qu’était sa vie, elle s’effondre. Tout s’effondre (un peu comme JOB). Malgré tout, je suis là et ne l’abandone pas.... Elle est humaine. Simplement, tellement trop humaine... 


              • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 29 mars 16:49

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                L’Amour est tellement rare qu’il faut prendre garde de ne pas le perdre par étourderie ou bêtise.


              • Pascal L 29 mars 16:26

                Dieu est mort ? Bizarre, je l’ai rencontré bien vivant hier !

                Je comprends que vous le préfériez mort, mais ce n’est pas ce que je constate. Il vous faudra sans doute faire comme s’il était vivant. D’un autre côté, je ne vois pas trop quels avantages vous pourriez avoir à ce qu’il soit mort. L’enseignement de Jésus ne concerne que la vie après la mort et il vous laisse libre de faire ce que vous voulez avant votre mort. De plus, le salut annoncé par Jésus reste votre choix personnel. Vous pouvez accepter ou refuser. Si vous acceptez, vous en prenez pour une éternité dans l’amour de Dieu, alors il vaut mieux s’y préparer si c’est votre choix. Aimer signifie pardonner et demander pardon et c’est certainement là que le bat blesse. Beaucoup préfèrent cacher toutes leurs turpitudes sous le tapis, mais je crains qu’il n’y ait pas de tapis (sauf dans le paradis islamique qui l’a explicitement prévu...). Il n’y aura plus personne pour mentir et cacher la vérité, alors notre orgueil nous poussera à refuser. St Augustin nous disait que l’enfer est le paradis des orgueilleux. En tout cas, si nous mettons tous les orgueilleux ensemble, le résultat risque bien d’être encore plus insupportable qu’une éternité dans l’amour.

                En attendant, faites comme il vous plaira, ce n’est pas Dieu qui vous le reprochera, mais n’attendez pas de miracles de sa part si vous n’allez pas dans sa direction. Ceux qui demanderont que l’Esprit-Saint les guide recevront amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi (Galates 5, 22). Ceux qui ne demandent rien risquent fort de recevoir de Satan inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité, jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarisme, envie, beuveries, orgies et autres choses du même genre (Galates 5, 19), tant de choses qui font notre quotidien (enfin, pas le mien). Nous ne sommes pas forcément responsable d’avoir reçu ces choses, car les démons exploitent les blessures inconscientes de notre enfance mais nous sommes responsables si nous les entretenons. Cela fait partie de notre liberté.


                • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 29 mars 16:51

                  @Pascal L

                  Je ne pense pas que les enseignements divins concernent uniquement l’après-mort. Si c’était le cas ils n’auraient aucun intérêt.


                • Pascal L 29 mars 17:44

                  @Jacques-Robert SIMON
                  Ils n’ont bien sûr aucun intérêt pour vous qui ne croyez pas en une vie après la mort. Mais vous n’en n’êtes pas revenu pour nous expliquer, alors vous n’aurez aucune preuve, ni dans un sens, ni dans l’autre. Ceci dit, beaucoup de ceux qui ont posé directement la question à Dieu ont obtenu une réponse telle que cela crée une certitude au fond de leur cœur. Si Dieu prend le temps de nous répondre, c’est que la question du salut impacte notre vie présente. Ce salut ne dépend pas de ce que nous faisons, car nous pouvons faire le bien par pur intérêt mais il dépend de ce que nous sommes et de notre capacité à accepter d’être aimé par Dieu et de désirer sa miséricorde. Après la mort, il sera trop tard pour changer. Dieu vous a fait libre pour que votre choix ne soit pas altéré par la contrainte. Il faut être parfaitement libre pour faire le choix de Dieu. Le refus de lâcher prise est certainement une des portes le plus facilement ouverte à Satan dans un monde où l’homme n’aspire qu’à compter sur lui-même « sans Dieu, ni maître ».

                  Bien sûr, il existe aussi de nombreuses dérives où le salut devient terrestre et dépend de notre capacité à nous choisir des maîtres en ce monde. Ainsi, le marxisme ou l’islam... Ce que nous faisons a alors plus d’importance que ce que nous sommes et la liberté disparaît. Les maîtres terrestres ne sont intéressés que parce que nous faisons et pas par ce que vous sommes.


                • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 29 mars 20:24

                  @Pascal L

                  Je suis chimiste et je traite la vie et la mort en tant que réactions chimiques.


                • Pascal L 30 mars 00:17

                  @Jacques-Robert SIMON
                  Je suis ingénieur et je traite la vie et la mort comme un système complexe... Cette vision, bien qu’exacte, n’est pas suffisante pour caractériser la totalité de notre être. Il y a en nous une dimension spirituelle qui s’ajoute à la dimension matérielle. L’homme est, semble-t-il, la seule espèce animale à avoir la capacité de communiquer avec un monde spirituel qui lui échappe largement et qui n’est pas accessible à nos appareils de mesure. Si Dieu est, il est en dehors du Big-Bang, donc pas soumis à la matière et au temps qui sont nés du Big-Bang. Notre époque a vu naître l’idée que la science pouvait tout expliquer et a rejeté tout ce qui ne rentrait pas dans ce schéma. Or il n’existe pas de preuve que ce que nous rejetons n’existe pas alors même que nous pouvons l’observer par nous-même. Vous trouverez des centaines de témoignages de rencontres avec Dieu sur Internet et la psychiatrie nous dit que cela ne rentre pas dans son champ de connaissance. Les cas de possession par les démons ressemblent souvent à des maladies psychiatriques mais les psychiatres ne savent pas les traiter alors que des méthodes basées sur la prière le peuvent. A l’inverse, la prière de délivrance ne permet pas de traiter des maladies psychiatriques. J’ai assisté plusieurs fois à des guérisons que ni la nature, ni la médecine ne peuvent expliquer. Y compris la guérison instantanée d’un cancer du foie avec métastases. On peut toujours penser que le corps a des capacités insoupçonnées, mais Dieu n’oublie pas d’accompagner la guérison de sa signature, histoire que le doute ne soit plus possible.En fait toutes ces guérisons sont des révélations privées, donc destinées à convaincre l’intéressé et lui seul. Au cas ou vous voudriez en savoir plus, il faut vous adresser à Dieu lui-même et si vous êtes sincère, il vous fera une révélation qui vous marquera suffisamment pour que vous ne puissiez plus douter. Mais si vous préférez ne pas savoir, Dieu vous respecte assez pour ne pas vous déranger.


                • Mais, il y a une explication à son drame. Quand sa mère l’attendait, son père est mort à la guerre et à la naissance elle a abandonné son enfant à sa tante. Pas de racines stables. Ceci pour dire, que notre société aussi a perdu ses racines et Macron le déraciné y a largement contribué (abandonné à sa grand-mère). La dystopie que nous vivons actuellement est plutôt une bonne nouvelle. Frenchie beauty (en référence au film : american beauty...). Ce qui est mal construit DOIT s’effondrer pour reconstruire du neuf. Cette fois bien plus solide.... Tu ne mettras du vin neuf dans une vieille outre au risque de la détruire, mais tu changeras d’outre...


                  • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 29 mars 16:52

                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                    Je suis un très mauvais explorateur de l’inconscient.


                  • Taverne Taverne 29 mars 17:07

                    « Les groupes se constituent dans un premier temps autour de convictions communes issues d’un même vécu... »

                    Ou bien on remplace « convictions communes » par intérêts communs et on comprend alors que les gens se font gruger parce que dans le groupe, une minorité dominante fait passer ses intérêts avant les intérêts généraux. Les convictions cèdent devant l’intérêt. 

                    La « vérité » est constitutive de la cohésion du groupe. Une fois intégré au groupe, l’individu doit lui obéir au nom de cette vérité consacrée. La vérité collective (issue de l’intelligence collective, idée à laquelle je ne crois pas) est aliénante. Contrairement à la liberté qui ne cherche qu’à s’exprimer, la vérité se fixe des règles. La vérité obéit à un corpus de lois.

                    Pour préserver l’intégrité de sa pensée, l’individu doit se détacher de l’autorité, s’en méfier ou trouver des moyens de la contourner (faire mine d’obéir et penser librement). 


                    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 29 mars 20:26

                      @Taverne

                      Vous connaissez sûrement Henri Laborit (celui qui a découvert le premier neuroleptique) qui suit votre conseil.


                    • Claude Simon Claude Simon 29 mars 17:30

                      Islam signifiant soumission, je ne vois pas trop pourquoi vous insistez là-dessus dans le cadre du christianisme.

                      Peut-être que les monothéismes ont apporté une quiétude pour ne pas se battre pour différents dieux, bien qu’il en ait nommés différemment les leurs.

                      Si l’on ne croit plus en Dieu, on peut encore croire en la résurrection. Sous d’autres cieux, en la réincarnation, etc.

                      Certes il reste des rites, des dogmes, des phrasés séculaires un peu éculés. Mais parfois, la poésie qui s’en dégage, la légereté des textes, les chants permettent de décompresser.

                      Et puis, 700 000 ans que l’on enterre nos morts.

                      L’athéisme matérialiste reste circonscrit au fait que nous soyons mortels.

                      S’il est arriviste, le management n’est pas si mal lorsqu’il s’agit de faire travailler de grandes équipes.

                      A ce qu’il paraît, c’est au moins aussi difficile que de travailler par soi-même.

                      "Il ne s’agit plus de s’élever soi-même au-dessus des contingences bestiales mais tout au contraire de pouvoir les vivre sans limites".

                      Lorque cela advient, vous connaissez la haine, la réputation qui s’en dégage pour le sommet de la pyramide.

                      Pour la base, elle finit par s’entretuer du fait de l’influence des puissants, de la fabrique du discours dominant et des circonstances.

                      De ce fait, pour avoir la conscience tranquille, se garder de la bestialité au plus possible, qu’elle que son statut.

                      Bref, je vous trouve un peu pessimiste. Un peu de vanille ne pourrait pas vous faire de mal.



                      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 29 mars 20:27

                        @Claude Simon

                        Merci de votre commentaire, je vais essayer la vanille.


                      • PascalDemoriane 29 mars 18:47

                        @l’auteur
                        « Les groupes se constituent dans un premier temps autour de convictions communes issues d’un même vécu, découlant de pensées identiques ou au moins compatibles. Le groupe une fois formé, il s’efforce de se défendre ou de s’accroitre en tant que tel en se dotant de structures de décisions qui ne contiennent plus les convictions que verbalement. »

                        D’où sortez vous ce théorème ? Qu’appelez vous un « groupe ». Dans quel contexte expérimental ? C’est quoi le premier temps ? C’est quoi une structure de décision ?
                        Je veux bien qu’on soit scientifique, mais bon, autant en suivre un peu les méthodes. Les sciences humaines c’est pas que du bricolage.
                        La base de l’exposé étant bien fragile les bonnes intuitions suivantes (il y en a) sont bien bancales, dommage.

                        Moi j’aurais bien aimé être chimiste, je lui suis pas, je me tais.


                        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 29 mars 20:29

                          @PascalDemoriane

                          Je n’utilise que des mots simples qu’il faut comprendre simplement. Ainsi du mot groupe qui désigne un rassemblement d’individus.


                        • PascalDemoriane 29 mars 22:00

                          @Jacques-Robert SIMON
                          Ok. Je plains vos élèves ou collabortateurs chimistes. Tu m’étonnes qu’il y ait un crise de confiance entre le public et la science.


                        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 31 mars 07:17

                          @PascalDemoriane

                          C’est votre opinion. Les instances scientifiques d’évaluation sont autres.


                        • Pierre Régnier Pierre Régnier 30 mars 17:48

                           Dualité spirituel temporel

                          Le jour où Agoravox publie cet article, un autre paraît dans La Croix sous le titre “Enseignement catholique : le Vatican promeut une “école ouverte”.

                          Les deux articles se situent dans un monde où l’Eglise maintient une école volontairement fermée sur le point précis le plus grave en ce domaine : l’enseignement du caractère maintenu sacré de la croyance en une prétendue “bonne violence prétendument divine, voulue par Dieu”. Le pape François ment délibérément sur ce point. Par exemple dans son encyclique FRATELLI TUTTI du 3 octobre 2020 :

                          « le Grand Imam Ahmad Al-Tayyeb et moi-même avons déclaré « fermement que les religions n’incitent jamais à la guerre et ne sollicitent pas des sentiments de haine, d’hostilité, d’extrémisme, ni n’invitent à la violence ou à l’effusion de sang. Ces malheurs sont le fruit de la déviation des enseignements religieux, de l’usage politique des religions et aussi des interprétations de groupes d’hommes de religion qui ont abusé – à certaines phases de l’histoire – de l’influence du sentiment religieux sur les cœurs des hommes.  »


                          • Pierre Régnier Pierre Régnier 30 mars 17:55

                            Le pape croit pouvoir se réjouir du fait qu’il partage son gros mensonge avec le responsable de l’islam mais cela, au contraire, en aggrave la portée.

                            Mais ce dont il peut se réjouir, de son point de vue, c’est du fait que les athées prétendument défenseurs de la laïcité républicaine s’en foutent, de ce mensonge. Leur tricherie n’est pas moins opérante et moins grave que celle des responsables religieux


                          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 31 mars 07:18

                            @Pierre Régnier

                            Je ne me fie pas aux déclarations seulement aux faits.


                          • Pierre Régnier Pierre Régnier 31 mars 09:56

                            @Jacques-Robert SIMON

                            Le fait est que, depuis 3000 ans, dans des textes sacralisés par les trois grandes religions les plus présentes dans notre monde « Dieu » appelle à massacrer massivement.

                            Ces dernières décennies on assiste à une aggravation considérable : alors que des fidèles de l’islam massacrent effectivement beaucoup, des militants de la laïcité et de l’athéisme affirment que ça n’a pas de rapport. 

                            Pire encore : ils prétendent que l’islamophobie est en réalité du racisme, et ils militent pour la consolidation de l’islam en France.


                          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 31 mars 17:05

                            @Pierre Régnier

                            Veuillez m’excuser mais ceci n’est pas le sujet traité.


                          • Pierre Régnier Pierre Régnier 31 mars 20:37

                            @Jacques-Robert SIMON

                            Veuillez m’excuser mais j’ai cru que le sujet était celui qu’annonçait explicitement le titre de votre article : Dualité spirituel-temporel.

                            Sujet dont vous traitez d’ailleurs très bien, dans votre article, certaines de ses parties.


                          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 1er avril 16:59

                            @Pierre Régnier

                            Je voulais montrer la dualité des motivations qui fonde tout groupe.

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