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Dynamique lourde du capitalisme, analyses du PIB et de la croissance

 Dynamique lourde du capitalisme, analyses du PIB et sa croissance

 

1) Introduction

Le but de l'article est l'analyse du PIB et celle de sa croissance.Mais cela ne peut se faire que dans le cadre de l'étude du mouvement capitaliste sur une longue période. 

Les analyses du PIB et de sa croissance ont été simplifiées par souci de vulgarisation. Pour approfondir, la lecture de la troisième partie du livre 2 du Capital(Karl Marx) est indispensable.

2) Gestation du capitalisme du XIVe siècle à la Révolution de 1789

Le capitalisme n’a pas toujours été tel qu’il est aujourd’hui dans ses rapports sociaux. Il a fallu une révolution économique en 1789. Le point de départ de cette révolution est une population constituée majoritairement de bourgeois. Que le bourgeois soit petit (paysan libre, petit bourgeois des villes) ou grand (riche paysannerie, bourgeoisie urbaine), il reste toujours un bourgeois, un propriétaire de moyens de production.

La majorité de la population active était constituée de petits propriétaires des campagnes dont les moyens de subsistance nécessaire étaient menacés par les privilèges féodaux. L’antagonisme entre la superclasse féodale et la superclasse capitaliste avait atteint le stade terminal, le stade révolutionnaire. L'État féodal fut renversé et les conditions économiques générales tel qu'on les connaît maintenant furent érigées en lois juridiques.

4) Dynamique du capitalisme 

a) Jeunesse du capitalisme de 1789 à 1866.

Après une douloureuse naissance, la jeunesse du capitalisme est marquée par la domination de la petite propriété privée et en particulier la propriété paysanne. Mais une petite propriété nouvelle par suite de l’abolition des droits féodaux.

Cette phase s’étend en France de 1789 jusqu’à 1866 ou la part des actifs non-salariés (les bourgeois petits ou grands) tombe de plus de 80 % vers 1789 à 49,9 % en 1866.

b) Apogée du capitalisme-salariat de 1866 à 1975.

Cette période commence en France en 1866 quand le taux de salariat était de 50,1% jusqu’à 1975 ou le taux de salarisation atteint 83,8%. Mais à partir de cette période on observe une hausse tendancielle du taux de chômage. Ce changement structurel nous amène dans une nouvelle phase du capitalisme.

c) Déclin du capitalisme-salariat de 1975 à nos jours.

Cette période commence à partir de 1975 jusqu’à nos jours, elle se caractérise par la hausse tendancielle du chômage qui passe de 2 % en moyenne en 1950-1974 à 10 % (catégorie A) et toutes catégories confondues on arrive à un taux de plus de 25 % (Voir wikipedia ). Le taux de salariat est donc en déclin et le taux de chômage en hausse.

En outre on observe une baisse du taux de croissance sur cette période qui passe de 5% en moyenne sur la décennie 1965-1975 à 0,75 % en moyenne sur la décennie 2007-2016.

 d) Stade terminal du capitalisme-salariat 

Cette période se caractérise par la décroissance inévitable causée par la loi de la baisse du taux de croissance. Le taux de croissance décroît, s’annule puis devient négatif de façon irréversible. 

Le taux négatif de la croissance entraîne une généralisation du chômage parmi la population active. 

Les conditions historiques, qui ont servi de prélude à la révolution féodale vers l’an 1000 et à la révolution bourgeoise en 1789, seront de nouveau effectives mais sous une forme nouvelle.

Cette fois-ci c'est la superclasse des chômeurs qui sera forcée d'émanciper l'humanité de l'aliénation de la propriété privée. 

5) Le moteur interne du capitalisme

La hausse de la productivité du travail dans un pays implique la formation de la main d’œuvre pour mettre en mouvement les nouvelles techniques. Plus le pays se développe sur le plan technique, plus la niveau de qualification moyenne de sa population active est haut.

Les pays développés ont un niveau de qualification moyenne supérieure et un niveau de revenu moyen supérieur par rapport aux pays émergents ou sous-développés. 

Par ailleurs, lorsque la population est composée essentiellement de petit paysans (1789-1866 en France), le niveau de qualification bas entraînait un niveau de revenu moyen bas.

La base de l’élargissement du marché sous le capitalisme est la hausse du niveau de qualification de la population active qui entraîne la hausse du salaire moyen dans un pays.

Mais cependant la hausse de la productivité crée le chômage. D’où la nécessité du marché extérieur pour les pays capitalistes Une partie minoritaire des marchandises qui ne peuvent pas être consommées par les chômeurs sont réalisées à l’extérieur.

Le différentiel de productivité permet aux pays développés de réaliser leur marchandises sur le marché mondial et de faire baisser le taux de chômage(1866-1975 France). Mais plus ce différentiel diminue, plus les pays émergents rattrapent leur retard technologique sur le marché mondial et ce phénomène se traduit par une hausse tendancielle du taux de chômage (période 1975 à aujourd’hui)

En résume, la croissance du PIB est déterminée par la demande des biens de consommation qui entraîne à son tour une demande pour les biens de production. La hausse de la demande des biens de consommation est déterminée par le niveau de qualification moyenne d’un pays. Le niveau de qualification d’un pays est à son tour détermine par sa productivité du travail. La concurrence pousse chaque capitaliste particulier à hausser sa productivité du travail. 

6) Analyses du PIB et de sa croissance

a) Analyse du PIB

L’ensemble du PIB est divisé en deux grandes sections : la section des biens de production et la section des biens de consommation.

Chaque section du PIB est composée en valeur (argent), de capital constant (c :machines, outils de travail, moyens de travail ), de capital variable (v : salaires avant impôts) et de plus-value (pl : profits, rentes et intérêts avant impôts).

La composition organique du capital est le rapport v/c. La concurrence entre les capitalistes entraîne une égalisation du taux de profit général et qui implique à son tour une égalisation de la composition organique du capital entre les deux sections de la production sociale. Dans notre analyse, le rapport v/c est supposé à 1/5.

Pour simplifier notre analyse, nous supposons le taux de plus-value (pl/v) à 100 %.

Supposons l’ensemble du PIB à 9000 mds (milliards) € en marchandises.

I. Production de biens de production :

Capital :5000c + 1000v=6000 mds € .C’est à dire 5000 mds € en capital constant + 1000 mds € sous forme de salaires avant impôts.

Produit-marchandise : 5000c + 1000v +1000pl= 6000 mds € qui existe sous forme de biens de production. (les 1000 pl signifient, en valeur, 1000 mds € de profits, de rentes et d’intérêts avant impôts.)

II. Production de biens de consommation :

Capital :1430c +285v =1715 mds €.C’est à dire 1430 mds € en capital constant + 285 mds € sous forme de salaires avant impôts. 

Produit-marchandise :1430c +285v+ 285 pl =2000 mds €. (les 285 pl signifient 285 mds € sous forme de profits, rentes et intérêts avant impôts. )

En récapitulant on a le PIB annuel total

I.5000c + 1000v +1000pl =7000 mds € en biens de production

II.1430c + 285v +285 pl =2000 mds € en biens de consommation. Valeur totale du PIB =(7000 + 2000 )mds €.

b) Analyse de la croissance

Nous supposons que l’investissement moyen dans la section I est de 50%. La moitié de la plus-value soit 500 mds € est investie et l’autre moitié est dépensée comme revenu. D’abord 1000 Iv(salaire en argent) est échangé contre 1000 II c (biens de consommation sous forme de marchandises), puis 500 mds doit être réalisé en marchandises équivalentes de la section II ; D’où (1000 v + 500 pl)I doivent être échangés contre 1430IIc(marchandises en biens de consommation). Mais pour cela, la section II doit investir 70 pl car 1430IIc est plus petit que 1500 (v+ pl)I. Ces 70 pl seront prélevés dans 285 II pl.

Voici le résultat de ces opérations :

I.5000c + 500 pl + 1500 (v+ pl).

(les 500 pl sont destinés à l’investissement et les 1500 (v+ pl) constituent le fonds de consommation que les capitalistes et les salariés convertissent en marchandises IIc).

II.1500IIc +285v + 215 pl.

(les 215 pl constituent le fonds de consommation des capitalistes)

En maintenant l’ancien proportion entre v et c (v/c=1/5),II devra avancer, pour mettre en œuvre un capital de 70c, un nouveau capital de 14 v en salaires qu’il prélever sur les 215 pl . D’où :

II.1500c + 285v + 201 pl.

I investit 500 pl et en transforme 417 en capital constant et 83 en capital variable. Ces 83 seront puisés éventuellement dans 201 pl C’est-à-dire que des biens de consommation d’une valeur de 83 mds € seront consommés par les salariés de la section I au lieu de l’être par les capitalistes de la section II ce qui permettra à ces derniers d’investir une valeur de 83 mds €. Il reste ainsi 118 mds € sur les 201 II pl ; mais en ajoutant 83 à leur capital constant, les capitalistes II doivent majorer de 17 (16,6) leur capital variable ce qu’ils ne peuvent faire qu’en prélevant 17 sur leur plus-value de sorte que finalement il pourront affecter 118-17=101 mds € à leur consommation. Touts ces échanges réels ou virtuels faits, les capitaux ont pour expression :

I. (5000c + 417c) + (1000v + 83 v)

II. (1430c + 70c +83c) +(285v +14 v + 17v)

Ou

I.5417c + 1083v =6500 mds €

II.1583c + 316v=1899 mds €

       Somme=8399 mds €

Le capital I est passé de 6000 à 6500 mds € ; soit une croissance de 8,33%.

Le capital II est passé de 1715 à 1899 mds € ; soit une croissance de 10,72%.

Le nouveau PIB est :

I.5417c + 1083v + 1083pl =7583 mds €

II.1583c + 316v + 316 pl =2215 mds €

           Somme    =9798 mds €

Le PIB est passé de 9000 à 9798 mds € ; soit une croissance de 8,87%.

 

7) Lois générales de la croissance du PIB

a) Échange entre I et II. 

La quantité I (v+ pl) doit être supérieure à IIc sans cela la croissance du PIB est impossible. Dans notre exemple I (v+ pl) = 2000 mds € supérieur à IIc qui n’est que de 1430 mds €.

b) Croissance absolue de la section I par rapport à la section II

Sur l’ensemble de la plus-value investie, une grande partie doit toujours être investie sous forme de biens de production. La croissance absolue de cette section est donc plus rapide. La section I a investi 500 mds € de plus-value alors que la section II a investi seulement 184 mds € sur une plus-value totale investie de 684 mds € .En d'autres termes au point de vue du capital total, le capital I va absolument plus vite que le capital II.

c) Croissance relative de la section II par rapport à la section I.

Nous avons vu que le capital II s’est accru de 10,72 % alors que le capital I ne s’est accru que de 8,33 %.Cette croissance relative du capital II est absolument nécessaire parce que sinon la partie I (v + pl) en argent qui s’échange contre IIc (en marchandises de biens de consommation) s’accroît plus vite que IIc et provoque une pénurie de biens de consommation et une grave inflation (URSS, les régimes « communistes » d’Europe de l’Est, etc.).

 

Bibliographie 

Salariat et non salariat dans une perspective historique Olivier Marchand.Année 1998.

Livre II du Capital,section 3 Karl Marx.

 


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26 réactions à cet article    


  • pipiou 23 janvier 13:11

    « la loi de la baisse du taux de croissance » euh ......... c’est quoi déjà cette « loi » ?


    • Alren Alren 23 janvier 13:40

      « Le 21 e siècle vit et vivra la plus grande lutte de classes de toute l’histoire de l’humanité, entre la superclasse actuelle vivant du salariat(actionnaires des grandes entreprises, salariés, travailleurs indépendants, petits et moyens patrons) et la superclasse formée par ceux et celles qui en sont exclus(chomeurs, semi-chomeurs), et se terminera par la victoire de la superclasse des chômeurs, par le création d’un nouveau ordre politique et économique mondial. »

      Mettre dans la même classe les rentiers et les travailleurs et dans une autre les chômeurs est clairement une aberration : les travailleurs peuvent devenir chômeurs et les chômeurs redevenir travailleurs mais ni travailleurs, ni chômeurs ne peuvent devenir rentiers !

       L’histoire du capitalisme démontre bien cette réalité encore plus vraie peut-être aujourd’hui que disons durant les années soixante du XXe siècle.


      • Le421 Le421 23 janvier 18:31

        @Alren
        1% de la population mondiale a capté 82% des richesses en 2017. Source Oxfam.
        Comment cautionner ce hold-up ??


      • Spartacus Spartacus 23 janvier 13:40
        La démonstration est totalement incompréhensible et non synthétique. 
        Impossible de répondre a un tel gloubiboulga

        On est pétrifié devant les approximations
        « la hausse de la productivité crée le chômage. »
        Non la hausse de la productivité crée l’emploi. L’offre devient plus compétitive.

        « L’ensemble du PIB est divisé en deux grandes sections : la section des biens de production et la section des biens de consommation. »
        Non le PIB est déterminé indifféremment entre bien de consommation et production. L’important est que la production ne soit comptée qu’une fois.

        « La concurrence entre les capitalistes entraîne une égalisation du taux de profit général »
        Non. Hyundai, Peugeot ou Porche ont des taux de profits totalement différenciés. C’est justement le capitalisme condamne la mauvaise gestion et oblige les entreprises a se renouveler et trouver des débouchés permanents et une diversité de taux de profits...

        • Le421 Le421 23 janvier 18:33

          @Spartacus
          Non la hausse de la productivité crée l’emploi. L’offre devient plus compétitive.

          Ou comment produire n’importe quoi du moment que c’est PAS CHER...

          La planète en a plein le cul des gens comme vous.

          De toute façon, vous paierez aussi l’addition. Comme tout le monde !!
          De gré ou de force.


        • Ouam Ouam 23 janvier 21:06

          @Le421
          et la question que ces gens oublient toujours de ce poser...
          c’est que contrairement à ce qu’ils pensent....
           
          1) le marché ne peut etre infini ...

           parce que tout betement...

          2) ils vivent dans un environnement fini !!!
          enfin jusqu’a peurve du contraire la terre l’est (avec ses ressources etc)
           
          le point ciommun de ces gens qui pensent que tout est ifin, cad leur marchés, leurs merdes consuméristes jetables, qui est d’ailleurs le reflet de ce qu’ils pensent de l’humain (jetable aussi)
           
          c’est les dégats au bout, et surtout pour les générations suivantes qui seronts ellesn, cher dans la mouise à cause de l’inconstitace crasse, la médiocrité avéré de ces décérébrés profonds.
           
          c’est d’ailleurs ces meme la qui sonts pour la supopulation modiale, car pour euxs l’individu ne peut etre qu’un client consumériste, alors que le signal d’alame de la planete (ressources hydriques, pollution du à celui est au max grave)

          cf ici ou c’est tres documenté :
          https://www.demographie-responsable.org/
           
          C’est la meme logique consumériste a l’’extreme des négriers alter-mondialistes, pour qui l’aboutissement ne peut etre que l’homme unique (cad l’interchangable, sans culture , car client universel), pour qui le produit de masse doit l’etre aussi.


        • Spartacus Spartacus 24 janvier 10:17

          @Ouam
          Le marché est infini simplement parce que les besoins humains sont infinis...


          On exploite pas 0,1% des ressources de la terre. Sans compter que depuis 25 ans l’économie est à 40% immatérielle et la ressource c’est le cerveau humain programmateur.

          On est au micro début de l’exploration spatiale des autres planètes.
          On est au début des modifications génétiques qui permettrons de créer des gens qui pourront vivre dans des environnement différents comme les autres planètes.

          A la préhistoire il y en avait surement qui disaient que si on tue tous les mammouths on mourra de faim.
          Au 17eme siècle il y en a qui croyaient que le cheval ne serait jamais remplacé. 
          Au 18eme siècle il y en avait qui condamnaient le courant électrique, qui allait griller les générations suivantes.

          La surpopulation ? 
          Y’en a au 18eme siècle qui croyaient que la terre pouvait pas contenir plus de 1 milliard. On est entre 7 et 8 milliards.
          Y’en a qui croyaient que les gens mourraient de faim.
          On a mis fin à la famine. Et les mal nourris ne sont plus que 15% de la planète ou hier c’était 40%.
          L’espérance de vie a mont dans la quasi totalité de tous les pays de la terre.

        • Alren Alren 24 janvier 12:18

          @Spartacus

          « Le marché est infini simplement parce que les besoins humains sont infinis... »

          L’infini des mathématiciens n’existe pas en réalité.
          Les besoins humains sont peut-être « infinis » (ce que je ne crois pas car les démunis seraient révoltés depuis longtemps) les ressources de la planète ne permettront pas de les satisfaire, rien que pour les besoins en eau potable dans les pays arides ou semi-arides qui deviennent majoritaires sur la planète.

          « On exploite pas 0,1% des ressources de la Terre. »

          Les eaux du lac Baïkal pourraient satisfaire les besoins en eau douce de l’humanité pendant des siècles. Le problème est que nous ne pouvons pas transporter les quantités nécessaires sur d’aussi longues distances.

          La famine touche une minorité d’êtres humains, mais la malnutrition, source de mauvaise santé, touche le monde entier soit par manque de protéines (lysine) soit par la consommation de produits industriels frelatés.

          Le seul espoir, mince, est dans la création de centaines de centrales nucléaires au thorium ne serait que pour désaliniser l’eau de mer ou purifier les eaux par osmose inverse.
          Hélas, on n’en prend pas le chemin !


        • JL JL 24 janvier 12:22

          @Spartacus
           
           
          ’’Le marché est infini simplement parce que les besoins humains sont infinis... ’’

           vous confondez vraiment besoins et désirs ?
           
          « La planète compte suffisamment de ressources pour répondre aux besoins de tous, mais pas assez pour satisfaire le désir de possession de chacun. » Gandhi


        • Spartacus Spartacus 24 janvier 12:49

          @Alren
          En fait c’est surtout l’hystérie contre le déni de réalité de la grande amélioration que les pauvres ont le plus a craindre.


          Vous trouverez dans ce lien l’accès aux ressources en eau douce par personne et par pays :
          Vous bougez le curseur de 1962 à 2014 et vous verrez que les ressources se sont bien améliorées...

          Il ne reste plus qu’a l’admettre par des gens qui en misérabilisme doctrinaire sont en déni et ne veulent pas admettre que le monde va mieux pour les plus pauvres.

        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 23 janvier 13:41

          Que dit votre chapitre 3 ? ? ?...


          2) Gestation du capitalisme du XIVe siècle à la Révolution de 1789

          Le capitalisme n’a pas toujours été tel qu’il est aujourd’hui dans ses rapports sociaux. Il a fallu une révolution économique en 1789. Le point de départ de cette révolution est une population constituée majoritairement de bourgeois. Que le bourgeois soit petit (paysan libre, petit bourgeois des villes) ou grand (riche paysannerie, bourgeoisie urbaine), il reste toujours un bourgeois, un propriétaire de moyens de production.

          La majorité de la population active était constituée de petits propriétaires des campagnes dont les moyens de subsistance nécessaire étaient menacés par les privilèges féodaux. L’antagonisme entre la superclasse féodale et la superclasse capitaliste avait atteint le stade terminal, le stade révolutionnaire. L’État féodal fut renversé et les conditions économiques générales tel qu’on les connaît maintenant furent érigées en lois juridiques.

          4) Dynamique du capitalisme 



          • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 23 janvier 13:49

            C’est peut-être son absence qui rend votre article abscons...

          • Choucas Choucas 23 janvier 13:50

            BOOBALAND
             
            = DÉFICIT COMMERCIAL + RECORD DES DIVIDENDES + PRIVATISATIONS
            = DÉPEÇAGE COLONIAL
             
            En pib ppa (pondéré en pouvoir d’achat, c.a.d sans tenir compte des cours mondiaux des monnaies, donc le vrai pib en production) le pib russe équivaut à celui de l’Allemagne, la Chine est maintenant 1ère, Inde 3ème,
             
            PIB Boobaland 9eme
            au mieux grâce au bronze fesses au bétonnage immigratoire financé par les impôts et aux musées industriels
             
            Part du pib indutriel de 19% à 9% en 30 ans
            (avant dernier en Europe)
             
            PISA 1980 4eme, 2000 17ème, 2017 27ème, plus d’ingénieur, baisse du QI etc...
             
            75% DE LA VARIANCE ÉCONOMIQUE S’EXPLIQUE PAR LE QI
             
             
            https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_%28PPA%29#2014
            https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Flynn
            https://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/0211738901390-linquietant-recul-du-quotient-intellectuel-2060740.php
            http://www.lepoint.fr/societe/le-qi-des-francais-en-chute-libre-25-07-2017-2145715_23.php
            https://fr.wikipedia.org/wiki/Idiocracy
            https://www.intelligence-humaine.com/qi-par-pays-et-economie/
            http://french.ruvr.ru/news/2015_01_24/Colere-apres-la-publication-dun-tableau-ou-Algeriens-et-Marocains-auraient-le-QI-le-plus-bas-du-monde-5027/
            https://www.youtube.com/watch?v=m0ywzRYSHR0 (bande annonce Idiocracy)
            https://m.youtube.com/watch?v=6lNz5vmKEFA (sélection parentèle, 2ème partie)


            • bibou1324 bibou1324 23 janvier 14:58

              D’après le FMI, le PIB ça ne sert à rien. Il faut regarder le PIB PPA.


              Quand à votre cours tout plein de chiffres ... je le trouve barbant au possible. Je ne saurais même dire la thèse défendue.

              • BA 23 janvier 15:02

                Jeudi 28 septembre 2017 :

                Le Secours populaire face à « un raz-de-marée de la misère ».

                « Un raz-de-marée de la misère » : le président du Secours populaire particulièrement touché par les retraités qui demandent à manger.

                En marge de la manifestation des retraités contre la hausse de la CSG, Julien Lauprêtre, président du Secours populaire, a témoigné jeudi 28 septembre sur franceinfo du « drame » des personnes âgées touchées par la pauvreté. Celui qui le touche « le plus ».

                « Le nombre de personnes âgées qui viennent demander de l’aide au Secours populaire français est en augmentation croissante, a-t-il détaillé. L’année dernière, nous avons aidé trois millions de personnes en France et il y avait parmi elles de nombreux retraités. C’est un raz-de-marée de la misère. »

                « C’est le drame qui me touche le plus, voir des retraités qui ont travaillé toute leur vie et qui viennent demander à manger au Secours populaire, c’est vraiment douloureux. »

                http://www.francetvinfo.fr/economie/retraite/un-raz-de-maree-de-la-misere-le-president-du-secours-populaire-particulierement-touche-par-les-retraites-qui-demandent-a-manger_2393236.html



                • Armelle Armelle 23 janvier 15:17

                  C’est plutôt « gonflé » comme analyse car au delà du coté « vague et approximatif » vous partez de postulats totalement erronés !!!
                  Depuis quand la hausse de la productivité augmente t-elle le taux de chômage ?


                  • Xenozoid Xenozoid 23 janvier 18:41

                    @Armelle

                    Depuis quand la hausse de la productivité augmente t-elle le taux de chômage ?


                    l’enfant : papa j’ai froid

                    le pêre : il n’y a pas de boulot

                    la fille : mais tu travaille dans la mine

                    le pêre : il y a trop de charbon


                  • Ouam Ouam 23 janvier 19:22

                    @Xenozoid
                    Elle à évideement raison xéno , il n’y a que toi qui comprends pas...avec ta pensée néo libérale .
                     
                    je vais te filer un exemple auquel toi meme pourra réfléchir (enfin j’espere)
                     
                    Un paysan il y à deuxs cents ans (p ex) pouvait cultiver lui meme combien d’hectares ?
                     
                    Et la en 21018 ce meme paysan tout seul en cultive combien ?
                     
                    Si tu veut on peut prendre ca dans le tertiaire itou...
                    tu mettais combien de temps à la main pour sortir 200 racines carrées d’un nombre à la main ?

                    Avec un vieux pc tout pourri et un prg en basic p ex (ou en C) ou mathlab,ou fortran ou ce que tu veut ..... tu y passe combien de temps ?
                     
                    La productivité ne sert qu’a enrichir le capitalisme lorsqu’elle n’est PLUS au service de l’humain...

                    Je TE pose la question à TOI
                    OU sonts passés les bénéfices (cette marge de productivité) pour LE PEUPLE ?
                     
                    C’est comme le grand remplacement, qui va avec en général.
                     
                    Ces deuxs idéologies se rejoingnent pour que quelque uns aient « encore PLUS que plus »
                     
                    Seul toi ne l’a pas compris , d’hyper capitaliste à hyper négrier il n’y à qu’un pas...
                    un tout petit pas.....


                  • Ouam Ouam 23 janvier 19:23

                    @Ouam
                    ET c’est pour armelle aussi


                  • Ouam Ouam 23 janvier 19:25

                    @Ouam
                    vu que sinon elle n’aurai pas pu mettre cette question et toi xéno cette réponse idiote


                  • Xenozoid Xenozoid 26 janvier 17:20

                    @Xenozoid
                    vu que sinon elle n’aurai pas pu mettre cette question et toi xéno cette réponse idiote

                    c’est parce que on ne se comprend pas, le père n’a plus de boulot car il y a trop de charbon sur le marché,donc il est sans boulot car il y a trop de charbon,et comme il est trop con pour déposéde son propriétaire(expropriation), il crêve de froid quoique mineur de fond


                  • JL JL 23 janvier 15:37

                    « la hausse de la productivité crée le chômage. »
                     

                    Si les gains de productivité créaient des emplois, ça se saurait !
                     

                    C’est faire un déni de réalité que de soutenir le contraire.
                     
                    Le capital s’octroie une part de plus en plus grosse : les profits ne cessent de grimper.
                     
                    La part qui est concédée à l’emploi est de plus en plus réduite : les salaires sont de plus en plus réduits.
                     


                    • Le421 Le421 23 janvier 18:34

                      @JL
                      Ben y’en a qui pensent le contraire de vous... A moins qu’ils ne soient un peu débiles ou azimutés sur les bords...


                    • Ouam Ouam 23 janvier 19:29

                      @Le421
                      ben sui la preuve...
                      tu vois c’est pas...gagné ^^ smiley


                    • velosolex velosolex 23 janvier 19:40

                      @JL
                      Le chômage est lié à de la rencontre de l’amélioration d’une amélioration prodigieuse de la productivité à l’absence d’une diminution du temps de travail qu ne serait pas anecdotique. 


                      Divisons donc par deux le temps de travail...
                      Les salaires seront bien sûrs impactés, mais si on tend à les resserrer leur échelle, cette diminution devrait ne pas concerner ceux qui gagnent le moins. 

                      Bien sûr ceux qui gagnent le plus ne seront pas d’accord pour la plupart.

                       Ils préfèrent vivre dans une société conjuguant injustice et risque de collapsus sociétal, avec tous les problèmes contingents pouvant se retourner un jour contre eux ( chômage, violence, perte de sens, perte du lien social, absence d’horizon et de perspective) que de participer à une société heureuse. 
                      Ils mourront riches, stupides, dans une société en dislocation. 

                      Mais où sont les pique niques et les 2 chevaux d’antan ? 



                    • Ouam Ouam 23 janvier 19:27

                      pour revenir à l’article
                      le capitalisme evoqué du passé n’a strictement plus rien à voir avec le financier de ce jour.
                      ni à son échelle, ni au taux d’enrichissement, ni à sa redistribution.

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