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Accueil du site > Tribune Libre > Ecologie 2.0 : The solution

Ecologie 2.0 : The solution

La solution : appauvrir les pauvres des pays riches et enrichir les riches des pays pauvres. Pourquoi ?

 

 La restriction en énergies fossiles, en produits agricoles, en matières premières, ne pourra pas être contournée quelles que soient les (potentiellement) nouvelles techniques qui seront mises en œuvre. Alors que faire ?

  Les solutions utopiques tout d’abord ! La plupart consistent à cultiver des groseilles dans un petit carré au pied des platanes croulants de suie de l’avenue au bas de chez vous, d’abandonner votre si pratique 4x4 urbain pour un vélocipède partagé que l’on met au fond du canal de l’Ourcq après usage, d’installer une société de l’Amour, du respect, de l’intelligence, du vivre-ensemble, du partage et de la sobriété heureuse ! Mais l’Homme est corrompu, si il ne l’était pas il « jouirait de la vérité et de la félicité avec assurance. », ce qui n’est pas le cas. Il faut donc une proposition pragmatique qui désigne clairement ceux qui commandent et ceux qui obéissent. La solution crédible qui vient immédiatement à l’esprit est d’augmenter la quantité de pauvres dans les pays riches et de riches dans les pays pauvres. Les consommations vont diminuer grâce à la disette chez le plus grand nombre tandis que l’ordre demeurera rigoureux car aux mains de ceux qui profitent de cette misère. Il n’y a pas d’alternative, mais il faut présenter le problème avec habileté pour ne pas susciter de mouvements d’humeur !

 Dans une société qui titille à chaque instant le besoin de consommer le plus possible de tout ce qui créé un plaisir même grossier, la profusion ne peut pas être abandonnée, la multitude doit goinfrer, alors elle consommera en abondance des biens médiocres ou virtuels présentés comme des fleurons du nouveau progrès. 

 Le progrès pour exister doit pouvoir se mesurer : le nombre d’heures de transport de Paris à Strasbourg doit diminuer (à condition de ne pas tenir en compte les embouteillages pour entrer ou sortir des villes), les téléphones doivent être constamment à portée de main (même s’il s’agit dans le meilleur des cas d’y déverser d’affligeantes banalités), la tour d’habitation doit être la plus haute du monde (même si des slovènes s’y ennuient quelque peu), les soins sanitaires doivent permettre les plus grandes espérances de vie (même si c’est au prix d’une consommation massive de stimulants, de tranquillisants ou d’euphorisants), les voitures doivent être suffisamment puissantes et caparaçonnées pour ébaubir un nombre maximum de voisins, un chercheur doit être grand par le nombre élevé de ses publications dans des journaux prestigieux donc américains, un Homme politique doit être évalué par son aura, son physique (ce qui exclut les nains même de droite) et son nombre de followers, un chirurgien doit être reconnu par le nombre de décès qu’il n’a pas engendré par rapport aux statistiques nationales… Tous ces résultats ne se jaugent pas par des érudits mais par les statistiques ou les audiences. La grandeur ainsi définie est établie par un jugement (souvent sans appel) par la multitude plus sensible aux émois et aux effets de mode qu’à la Raison. La multitude est heureuse de donner son avis à propos de sujets dont elle ne connaît rien même si sa vie est déterminée ailleurs et par d’autres processus.

 La multitude aurait-elle opté pour l’énergie nucléaire pourtant indispensable aujourd’hui en France et partout demain ? La multitude accepterait-elle les efforts qui sont inévitablement associés à la liberté de choisir ? La multitude accepterait-elle de faire sa vie grâce à l’intelligence de la main, le travail manuel, le « technique » plutôt qu’avec des parements de savoirs livresques qu’il suffit de répéter à l’envi sans en comprendre un traître mot ? Pour que les choix de bon sens s’imposent il faut qu’une élite se dégage des préoccupations d’ordre affectif et des nuées de groupes d’intérêts : qui peut mieux le faire que les plus riches ?

 Peu à peu mais très rapidement la destruction de tout groupe basé sur une notion commune de vivre-ensemble s’est produit : partis politiques, syndicats, religions chrétiennes, philosophies s’effacèrent. Avec d’immenses manquements, ces groupes réunissaient des gens différents, différent par leur sexe, leur attache social, leurs intérêts immédiats mais tous réunis par une notion de sacré : la Nation, un courant philosophique, l’esprit républicain, une idéologie. Chaque individu était censé s’élever jusqu’au firmament d’une pensée collective indépendamment de ses origines, de ses revenus, de ses intérêts. Cette élévation des âmes nécessitait efforts et réflexions ; des « savants », des doctes personnes ou simplement des amis, servaient de références pour ce dépassement de soi-même. Tous les groupes de pensée sont ou seront détruits, l’alliance des intelligences ne doit plus pouvoir se faire. À la place des réseaux d’amis virtuels dont les membres sont identiques en tous points à ce que vous êtes prennent la place des noyaux de réflexion. Un « sacré » unissait des différences, la réunion des semblables ne lie que les conformismes et est inoffensive pour les pouvoirs.

 Pour dissimuler la perte de liberté de choisir de l’immense majorité des peuples, on peaufina un système où des ignares dictent leur conduite aux autres. De parfaits charlatans se parent des atours de la Science pour parader devant des foules coites. En politique les mots remplacent les faits : ceux qu’il faut utiliser, ceux qu’il faut bannir pour rester sur le devant de la scène. L’usage des mots permet à tous de classer chacun parmi les Bons, les gens biens, les gens généreux ou parmi les renégats qui n’ont plus rien à attendre de leur vie.« Rien n’est plus fatal à une nation que ce fétichisme qui lui fait placer son amour propre dans la défense de certains mots, avec lesquels on peut la mener, pourvu qu’on s’en couvre, aux derniers confins de la servitude et de l’abaissement. » La fabrication de « bons » et de « méchants » ne datent pas des westerns mais arriver à faire croire que les indiens sont abjects et les cowboys de doux angelots est une espèce de chef d’œuvre de manipulation médiatique.

 Dans le monde 2.0 le principe n’est plus d’apprendre pour expliquer aux autres mais de paraître savant pour atteindre les masses. Les technologies modernes permettent de compliquer des choses simples ce qui permet d’augmenter dans des proportions ubuesques la part du secteur tertiaire par rapport à celle des producteurs. Prendre un ticket de train Paris-Abbeville-Le Tréport permet de se faire une idée de cette modernité et du temps gagné par rapport au guichet en gare : vous vous perdez dans les sites offerts, les moyens de paiement, les prix, le temps mis, les compatibilités entre votre moyen de paiement et les diverses sécurités des autres services, la suppression de la desserte du Tréport, diverses propositions alternatives de bus… tout en vous proposant la crème solaire adaptée à votre peau, le slip de bain post-sexy, la coupe de cheveu vue à la télé (car l’ordinateur sait déjà que vous n’avez pas été chez votre coiffeur depuis trois semaines)… Et vous avez des patrouilles armées qui veillent partout.

 Pendant ce temps là, loin des regards et loin du peuple, de très sophistiqués écologistes ne mangent que des légumes sans ajouts chimiques, de la viande de bêtes élevées en plein air, font de la pirogue en bannissant les moteurs polluants, s’éclairent aux chandelles dans les grandes occasions, ne flattent la croupe que des mannequins slovènes élevées à la dure (pour la discipline), partagent avec affectation toutes les richesses qu’ils n’ont pas pour avoir celles des autres. Bref, les écolos ne peuvent qu’être riches si ils ne veulent pas produire eux-mêmes ce dont ils ont besoin, et nos premiers de cordée sont riches tellement même qu’on se demande quelle est la longueur de la corde et le nombre d’assujettis qui leur permettent une si grande accumulation de biens.

 Tel est notre probable futur : des dominants qui possèdent tout même les rêves des dominés, une classe politique qui invente un sacré par des législations et des règlements de plus en plus tatillons mais qui ne concernent que ceux qui n’ont pas les moyens (ou pas envie) de les contourner, les esclaves 2.0 rendus euphoriques voire heureux grâce aux nouveaux apports dans la pharmacopée ou les diverses postures sexuelles récemment expérimentées dans le cadre de l’égalité homme-femme, des enfants triés avant même qu’ils ne naissent, des élections dans le cadre d’un parti unique qui ne décident que de l’incarnation d’une même politique.

 Un Homme satisfait demanderait tout autre chose : un habitat dispersé où il pourrait collecter son énergie sans dommages et sans coût, des apports alimentaires en provenance directe de son environnement, la possibilité d’un bonheur qui soit distinct des instincts et des passions tristes, la domination réduite autant que faire se peut pour laisser place à l’autonomie, la non-ingérence dans les affaires d’autrui même au nom de valeurs universelles… L’avènement d’un Homme satisfait de peu de choses n’arrivera jamais car il ne désire pas le pouvoir et s’il l’avait cependant, ce serait pour protéger pas pour conquérir.

 


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22 réactions à cet article    


  • nono le simplet nono le simplet 2 juillet 2018 09:38
    De parfaits charlatans se parent des atours de la Science pour parader devant des foules coites.
    je ne peux qu’être d’accord !

    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 2 juillet 2018 11:00

      @nono le simplet
      Et je ne comptais pas les frères Bogdanov


    • nono le simplet nono le simplet 2 juillet 2018 11:13

      @Jacques-Robert SIMON
       smiley


    • JL JL 2 juillet 2018 11:44
      Bonjour JRS,
       
      vous posez : ’’La solution : appauvrir les pauvres des pays riches et enrichir les riches des pays pauvres.’’
       
       C’est très facile, il suffit de laisser faire : c’est cela la grande force du capitalisme sans frontières.
       
       « Nous irons vers un nouvel ordre mondial et personne, je dis bien personne, ne pourra s’y opposer » (Nicolas Sarkozy)

      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 2 juillet 2018 18:21

        @JL
        C’est vrai que le processus est déjà bien avancé.


      • Sozenz 2 juillet 2018 13:42

        Cru , lucide ; j aime votre article !


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 2 juillet 2018 19:43

          @Sozenz
          Merci infiniment.


        • eddofr eddofr 2 juillet 2018 14:22

          Le Lion était un gros animal stupide, fainéant, machiste, agressif, goinfre, individualiste mais il était doté d’une grande et belle crinière.

          La hyène était un petit animal intelligent, actif, féministe, modérément agressif, aux appétits modérés, collectif, sociable mais il était doté d’un rire et d’une allure disgracieux.

          Le Lion a dévoré la hyène et tout le monde l’en félicite, lui le premier.

          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 2 juillet 2018 18:22

            @eddofr
            La solution n’est pas dans la concurrence de la bestialité ;


          • zygzornifle zygzornifle 2 juillet 2018 16:23

            La solution c’est une troisième guerre mondiale avec la moitié de la population éradiquée ou une pandémie ou une météorite comme pour les grands lézards un basculement des pôles etc ....

            On est 7,5 milliards de bout de viande avec 2 neurones de connectées et bientôt 10 comment voulez vous que cela change , la pollution ira bien plus vite que la lutte contre ....

            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 2 juillet 2018 18:23

              @zygzornifle
              La seconde guerre mondiale a solutionné des problèmes proches.


            • zygzornifle zygzornifle 2 juillet 2018 16:26

              On s’en fout on sort notre joker .....HULOT le bulot amateur de petite fille Miterrandienne ....


              • eddofr eddofr 2 juillet 2018 18:14

                Recyclage de vieille blague raciste : « Un humain jeté à l’eau, c’est de la pollution. Tous les humains jetés à l’eau, c’est la solution ! »



                • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 2 juillet 2018 18:24

                  @eddofr
                  No comment


                • microf 2 juillet 2018 22:57
                  « La multitude aurait-elle opté pour l’énergie nucléaire pourtant indispensable aujourd’hui en France et partout demain ? ».

                  Non, non, non le monde n´a pas besoin de l´énergie nucléaire, l´énergie nucléaire n´est indispensable, ni en France, ni ailleurs. On a rendu l´énergie nucléaire indispensable en France parceque la France a un accès facile á la matière première, á savoir l´uranium ( AREVA ... )
                  Un pays comme l´Autriche n´a pas de centrale nucléaire, tout y est recyclé, il ya une industrie du recyclage qui créee des milliers d´emplois.
                  Dans les années 70 en Autriche, le gouvernement de l´époque avait fait construire une centrale nucléaire, qui a couté des milliards et a initié un Reférendum en 1978 pour l´ouverture de cette Centrale nucléaire, les Autrichiens ont dit NON qu´ils ne voulaient pas de centrale nucléaire et le gouvernement de l´époque s´est incliné et aujourd´hui, il n´ya aucune centrale nucléaire en Autriche, et cette question du nucléaire, n´est même plus d´actualité en Autriche. 
                   
                  Der Film : Enerkey Wer hat den Schlüssel zur Energiewende ?

                   https://www.youtube.com/watch?v=YKpdKButQ40

                   Le film est en Allemand, mais il n´y aura pas de problèmes pour comprendre de quoi il s´agit.

                  Ce film parle des questions d´énergie, surtout de la production de l´énergie á partir du renouvellable. On peut voir dans le reportage, des personnes en Autriche qui produisent de l´énergie á partir des matières renouvelables et sont devenues á 100 % autonomes dans la production de l´énergie. Elles produisent plus d´énergie qu´elles en ont besoin, utilisent ce dont elles ont besoin et le reste est vendu á une société distributrice de l´énergie, en France se serait impossible á cause du monopole d´État qui fait la promotion du nucléaire.

                  Un des pionnier dans ce reportage dit que si chaque Autrichien installait seulement une seule plaque solaire, l´Autriche produirait plus d´énergie qu´elle en a besoin et ce problème serait résolu.

                  Un point très important dans ce reportage tourné en 2015, le pionnier dit qu´ il ya un plan qui a été concu pour rendre l´Autriche en 5 ans ( 2020 ) autonome dans la production de l´énergie á partir du renouvellable et indépendant des énergies fossiles, malheureusement, la politique bloque tout.


                  En France c´est le gouvernement qui décide, si le gouvernement Francais avait soumit cette question du nucléaire á un Reférendum, certainement que les Francais comme les Autrichiens, auraient dit NON, et l´industrie du recyclage et les autres industries pour la production de l´énergie á partir du renouvellable auraient été très développée, et il y aurait moins de guerres d´énergies oú la France est impliquée.

                  • mmbbb 3 juillet 2018 07:39

                    @microf Autriche 8 millions d habitants pas de TVG pas de grosse d infrastructure nptamment industriel cette comparaison est peu probante Si vous avez pris l avion , cet avion a beaucoup d aluminium La fabrtication de l aluminium demande de l energie notamment par electrolyse J ai toujours aime ces gens la qui ne cesse de combattre la socite de consommation mais qui profitent des avancees technologiques de celle ci  Par ailleurs Mozart trouvait PARIS sale Bon cela n a guere change Ce que l on peut faire en Autriche n est pas transposable dans ce pays Les francais sont des porcs Quant au pays du Sud, la croissance demographique est exponentielle. Comment allez vous faire , vous qui etes pour une immigration massive , Rappel l urbanisation a detruit l equivalent de deux departements en ile de france depuis la seconde guerre


                  • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 3 juillet 2018 08:08

                    @microf
                    Le nucléaire actuel et les technologies futures donnent des solutions à des problèmes autrement insolubles.


                  • microf 3 juillet 2018 10:56
                    @Jacques-Robert SIMON

                    Merci pour le réponse.
                    Je n´ai rien contre le nucléaire, mais lorsqu´on connait Tchernobyl, Fukushima et le problèmes des déchets, celá devient un problème, car rien qu´avec les déchets nucléaire, on les met oú ?.

                    Rien n´est insoluble avec la volonté, tout est possible, même l´Allemagne avec une industrie plus performante qu´en France, ne compte pas sur le nucléaire, le renouvellable y est très développé, n´eut été les lois qui freinent le développement du renouvellable, l´Allemagne en quelques années pourrait sortir complètement du nucléaire grâce aux renouvellables.
                    Souhaitons seulement comme vous le dites, que ces technologies du futures apportent des solutions aux problèmes énergétiques.

                  • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 3 juillet 2018 11:55

                    @microf
                    Le problème de la fourniture d’énergie, du strict point de vue technique, n’est pas compliqué. Il est rendu complexe lorsqu’on y mêle les positions politiques ou philosophiques.


                  • microf 3 juillet 2018 17:07
                    @Jacques-Robert SIMON

                    Encore une fois, merci, vous avez tout dit.

                  • eddofr eddofr 3 juillet 2018 15:13

                    En principe, j’aime bien le pragmatisme : 


                    « plutôt que de tenter l’impossible, choisir le meilleur parmi les possibles ».

                    Une électricité 100% à base d’éoliennes et de solaire ce serait « vachement bien » ... Mais ce n’est pas réaliste, Du moins pas en l’état actuel de la technologie et de notre organisation sociétale.

                    Ce qui m’embête c’est qu’aujourd’hui plus grand monde ne comprends que le pragmatisme ne dispense pas d’une réflexion préalable sur l’objectif à atteindre.

                    Aujourd’hui, ceux qui prétendent au « pragmatisme » sont presque systématiquement au service de l’objectif capitaliste « maximiser le profit ».

                    Définissons notre(s) objectif(s) énergétique(s) ensembles : indépendance énergétique, fourniture d’énergie à tous en quantité suffisante, énergie à un prix raisonnable (accessible à tous), énergie aussi peu polluante que possible, énergie aussi sure que possible, ...

                    Et ensuite, quand on sera d’accord sur les objectifs, on pourra chercher une solution pragmatique.

                    Aujourd’hui, le nucléaire c’est surtout un business très très juteux pour les actionnaires de la filière.

                    Difficile de faire le tri, entre le soit-disant « pragmatisme » au service du business et les rêves doux dingues au service d’une idée romantique et totalement irréaliste d’une écologie plus ou moins teintée de collectivisme régressioniste.

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