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Accueil du site > Tribune Libre > Écologie ou politique, il faut choisir

Écologie ou politique, il faut choisir

Que François de Rugy soit un politicien engagé, ce dont s’est félicité publiquement le Premier ministre, n'est-il pas ce qui le condamne à être aussi peu efficace que ses prédécesseurs, tant les uns et les autres ignorent que l'écologie n’est d’aucun autre parti que celui de notre planète et de toutes les espèces qui la peuplent, dont l’humanité est le premier prédateur, responsable de surcroît ?

C’est ainsi qu’entraînées par des slogans du type “Tout pour le climat !”, plus incantatoires que propres à les guider, les meilleures volontés manquent de ligne directrice définissant clairement les urgences de notre temps, moyennant quoi, plutôt que d’agir avec le sang-froid requis, elles se contentent de conduire l’humanité au précipice dans le désordre, à la manière d’un troupeau apeuré, ou au mieux, en tirant ses flèches en direction des sombres nuages qui obscurcissent l’horizon.

Une énergie considérable se disperse dans la multitude de revendications toutes louables – aucun effort n’étant à négliger – l’un enfourchant le nucléaire quand l’autre s’en prend plus largement à la transition énergétique en favorisant l’éolien, le marémoteur ou le solaire, selon la puissance des lobbys, groupes et groupuscules prenant parti pour ou contre, dans une cacophonie enlevant toute crédibilité et autorité aux uns comme aux autres ; quand l’écologie ne se confond pas avec la lutte contre le grand capital, comme si toute multinationale n’était pas la réponse à une demande de même ampleur. Le meilleur exemple n’est-il par offert par la lutte contre Monsanto, davantage que contre son herbicide, dans laquelle chacun use de ses arguments en accusant l’autre de mensonge : Cf. risques relatifs : L’amiante + 1770 % d’augmentation du risque de cancer de la plèvre ; Le tabac + 2360% d’augmentation du risque de cancer du poumon. Pour les utilisateurs de glyphosate, le risque de tout cancer est au maximum de 4 %. https://www.causeur.fr/glyphosate-agriculture-ong-macron-danger-151434)

Deux raisons essentielles expliquent qu’il ne puisse en être autrement :

1° La politique, qu’elle soit libérale ou planifiée, se ramène à l’économie, dès lors que l’être humain est avant toute opinion ou toute autre considération, un consommateur et plus généralement un agent économique ; ce qui la met au service de ce qu’elle prétend combattre.

2° Pour des raisons purement électoralistes, la politique de chaque pays est enfermée dans le carcan de ses intérêts nationaux, quand l’écologie revêt des dimensions inéluctablement planétaires ; véritable tonneau des Danaïdes dont la profondeur est aggravée par la multiplication des pauvres, encourageant la construction de murs impuissants à en maîtriser le flot grossissant, faute de savoir les secourir.

Ces raisons majeures induisent pourtant une feuille de route se réduisant chaque jour davantage à 3 mesures urgentissimes et d’ampleur planétaire, qui permettraient de parer au plus pressé, toutes autres mesures leur étant subordonnées. La première est d’ordre démographique (et par conséquent économique), la seconde d’ordre social et le troisième relève de l’instruction et de l’éducation.

Démographie

Le fait que l’humanité soit en voie de consommer le triple de ce que la planète lui offre pour subvenir à ses besoins indique assez clairement que l’effort à consentir est une réduction des 2/3 de la population existante, alors que nous nous acheminons vers plus de 11 milliards de Terriens dans moins d’un siècle, à la cadence de 230 à 280 000 supplémentaires quotidiennement soit, chaque année, près de 100 millions ou la population de la Belgique, de la France et des Pays-Bas réunis.

Ceci ne requiert-il pas un alignement dans les plus brefs délais des taux de natalité des pays les plus prolifiques sur ceux des pays avancés ; deux à trois générations pouvant suffire à ramener la population mondiale à un niveau compatible avec ses ressources.

« dire que personne ne peut se désintéresser de l’avenir de son pays ne signifie pas que toute famille ait le devoir de procréer. Cela veut dire que l’évolution de la population mérite considération. Par évolution nous n’entendons pas nécessairement accroissement a priori ni même maintien mais seulement que la question existe, que les gouvernements et les personnes soucieuses d’intérêt public ne peuvent s’en désintéresser » Alfred Sauvy in Planning familial, septembre 1960*

« La mortalité millénaire commandait le passé. Il fallait alors qu’une femme mariée, au cas où elle n’était pas morte avant sa 45e année, ait eu en moyenne près de sept enfants pour que le nombre des humains se maintiennent (…). Avec la mortalité nouvelle, il suffit aujourd’hui de 2,2 enfants (…). Avec une fécondité maintenue de sept enfants par femme et la mortalité actuelle, le nombre des humains triplerait tous les trente ans : il y aurait donc deux cent quarante fois plus d’hommes sur la terre qu’aujourd’hui, c’est-à-dire près de mille milliards (…). Tel est l’avertissement des démographes » Jean Fourastié*

Sans tenir compte de ce qui précède, l’homme, s’en remet à ses démographes « ...qui se meu[ven]t dans un décor d’équations, de statistiques, de programmes types, de tables clés. [Leur] univers consiste à mettre en garde la planète contre le surpeuplement dans un espace, le dépeuplement dans un autre. Il[s] nous rappelle[nt] les lois de Malthus, stigmatise[nt] la chute démographique des démocraties populaires et brandi[ssen]t la formule de Pearl pour calculer les échecs de [leur] contraception. Métastasé[s] dans tout l’univers administratif, il brandi[ssent]t [leurs] statistiques qui, pour reprendre la formule de Fournier, servent à [leurs] discours savants [à l’instar de bien des économistes] comme les réverbères aux ivrognes. Ils le[s] soutiennent au lieu de les éclairer. ».

Docteur Pierre Simon - Le Figaro littéraire, 18 novembre 1966*

Social

Revenu universel (RU). https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pyramide-sociale-et-revenu-206010

Mesure à généraliser mondialement pour limiter rapidement et dans toute la mesure du possible, les effets inévitables d’une réduction drastique de l’emploi avec son cortège de misère suite, sinon à une décroissance économique interdite par le progrès, du moins à une plus grande frugalité humaine et surtout à l’émergence de nouveaux moyens de production se passant de main d’œuvre.

Le reste suivra, non sans que surgissent les problèmes que provoquera le vieillissement de la population, mais ce ne sera là que moindre mal et affaire d’adaptation de la société que le temps aidera à résoudre.

Autrement plus à craindre sera la résistance des pouvoirs – en particulier religieux –, à l’obscurantisme desquels l’humanité doit le maître de ses maux qu’est sa surpopulation. Il s’agit donc d’y répondre d’ores et déjà par l’instruction. Des efforts émanant de structures privées comme publiques portent déjà leurs fruits en de nombreux pays, planning familial, lutte contre la corruption, éveil et émancipation des femmes et de filles, etc.

Éducation & instruction

Ouvrir les esprits et par là les rendre moins peureux, plus tolérant ; les libérer de la superstition et de l’obscurantisme conduisant à tous les intégrismes et replis identitaires.

Toujours plus d’instruction, pour un meilleur partage de la richesse immatérielle qu’est le savoir. Comme il pourrait en être concernant la richesse matérielle par l’instauration du RU.

L’instauration d’un revenu universel est en mesure d’éradiquer la pauvreté matérielle profonde par des mesures purement fiscales consistant à injecter à la base de la pyramide sociale une part de la richesse collective de la société, et d’isoler ainsi les plus pauvres de son niveau zéro. Comme la richesse matérielle, la richesse intellectuelle a son niveau zéro, qu’il s’agit donc de relever par l’instruction, en la partageant avec ceux qui en sont dépourvus.

*Cités par Virginie.Barrusse.univ-paris1.fr In Population 2018/1 Le complexe de la dénatalité. L’argument démographique dans le débat sur la prévention des naissances en France (1956-1967).

https://www.ined.fr/fichier/rte/General/Publications/Population/2018/2018-1/POPF_1801_DeLuca.pdf

 


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18 réactions à cet article    


  • Gwynplaine Joker 14 septembre 11:06

    La fonction politique dans un pays dominé par des puissances non élues (états et intérêts privés) se limite à une forme d’électoralisme paradoxal : comment faire élire par le peuple lui-même les serviteurs de ces puissances ?


    Le simulacre de vie parlementaire qui permet à ces larbins de s’engraisser à la gamelle permet surtout de réduire la« politique » à une mascarade, à des joutes oratoires de plus en plus insupportables et à des manœuvres d’états majors pour des accords électoraux.

    L’écologie là-dedans n’a pas plus de sens qu’elle n’en a dans le green-washing des grands groupes transnationaux : repeindre en vert une façade pourrie peut faire illusion le temps de récolter des pépettes ou des voix, mais il faut se renouvelr souvent car les slogans s’usent vite : ce ne sont que des slogans.

    • Christian Labrune Christian Labrune 14 septembre 11:21
      Ouvrir les esprits et par là les rendre moins peureux, plus tolérant ; les libérer de la superstition et de l’obscurantisme conduisant à tous les intégrismes et replis identitaires.
      =================================
      à l’auteur,

      Ce programme exigerait en tout premier lieu de prendre conscience que « la superstition et l’obscurantisme » de notre époque, c’est l’écologie, et qu’on ne devrait jamais utiliser ce mot que pour rire de ce qu’il recouvre.

      Les antiques religions sont mortes. L’écologie est la religion obscurantiste de notre temps. Elle ne considère l’état du monde qu’à partir d’une sorte d’eschatologie définissant les fins dernières et faisant surgir systématiquement le spectre d’une apocalypse qui n’a rien à envier, dans l’horreur, à celle que l’évangéliste (?) Jean écrivit à Patmos. Il faut y croire. Si on ne croit pas au réchauffement climatique par exemple, « on est un con » (NKM), ou bien on se rend coupable d’un crime contre l’humanité (Corine Lepage). Bref, on est un hérétique et on mériterait le bûcher si le bûcher n’était pas générateur d’une grande quantité de CO2.

      La plupart de nos contemporains ; la plupart de ceux qui écrivent sur AgoraVox partagent cette superstition imbécile qui est en train de faire le lit d’un nouveau totalitarisme. Est-ce à dire que lorsqu’on en aura fini avec les islamistes, il y aura encore les écolos à ratatiner ?

      • Claudec Claudec 14 septembre 13:09

        @Christian Labrune

        S’ils ne sont pas cons ils sont aveugles, l’un n’empêchant au demeurant pas l’autre.
        Ceci dit et comme c’est parti, avec ou sans islamistes et écolos, le ménage se fera et probablement dans une douleur d’autant plus grande que le plus grand nombre n’aura rien vu venir, chacun étant trop préoccupé par ses vieilles lunes et ses petites querelles.

      • mmbbb 14 septembre 20:40

        @Christian Labrune je vous croyais plus avise Si l ecologie a ete phagocyté par l ecologie politique , l ecologie est avant tout une science pluridiciplinaire . Il y a beaucoup de scientifiques dans le monde qui sont des travailleurs de l ombre Quant au rechauffement climatique en dehors de la polemique du CO 2 quoique celui est responsable de l acidification des oceans ; c est un acide faible ; ces scientifiques ont observe et etabli des statistiques sur les indicateurs bilogiques les oiseaux migrateurs les poissons par exemple Changement de comportement certains oiseaux n immigrent plus certains poissons gagnent les eaux froides du nord A Lyon il y a désormais le moustique tigre , que je sache ce n est pas une espece endémique ! Allez dans le bordelais , les vignerons ne chaptalisent plus , Ces m^mes vignerons sont a la recherche de plans hybrides afin d anticiper Les vendanges se font au mois d août le plus souvent Allez dans les Alpes les glaciers fondent , je veux bien entendre certains liberaux affirmant que le rechauffement s est arrête dans les années 1990 ; mais la voie Bonati des Drus s ’est effondree en 2005 ! C ’est tout de meme paradoxal ! Certaines voies sont desormais interdites puisque les seracs sont devenus instables ect ect Le chercheur Rodolfo Dirzo de l universite de Stanford met en garde sur l effondrement des populations animales et vegetales .Et je termine par le plastique , un polluant systemique , non seulement sous forme de particule se melant au plancton ( en Médiirannée etude de l IFREMER ) et desormais dans les carottes glaciaires , la il s agit le plus souvent de polyéthylène . je veux bien croire que ces scientifiques sont des cretins ainsi que moi Je lis et j observe J ai passe mon enfance dans l Ain ,cela fait belle lurette que le lac de Syylans n est plus gele sur 60 cm qui fut une glaciere dans les annees 30 une nano seconde a l ere geologique . Quant a l avenir , ce sera la conjugaison de plusieurs problemes rechauffement climatique , explosion demographique pollution tension sur l eau potable et les matieres premieres Sont ce des billevesées que j ose avancer , Georges Friedman affirme que dans 40 ans il y aura des risques de conflits majeurs . PS on se foutait de la gueule de Rene Dumont a propos de l eau potable sauf qu il y a dans de nombreux pays des tensions. Les etats auraient pu ne rien faire et ne pas interdire l emploi des CFC, la couche d ozone en aurait pris un coup Ce sont les scientifiques qui ont donner ce signalement . Quant au anti GIEC ( je ne suis pas un defenseur ) ils nous affirment que la terre a toujours connu des aleas certes mais notre periode de changement est tres rapide , Claude Allegre a dit l homme a toujours su s adapter certes mais il oublie que nous etions quelques millions il y a mille ans et la terre etait vierge ! Pour un scientifique omettre les ordres de grandeur ce n est pas tres fort  !


      • martial martial 14 septembre 12:01

        L’expérience que j’ai des écolos : arracher des vignes, des vergers, goudronner un parking, bétonner des hlm pour des envahisseurs, faire un stade de foot avec des « hormones » désherbant « spécial gazon » qui font crever les grenouilles, des dains énormes, et après planter quelques petits arbustes autour d’un « centre aéré » moche pour des postes au bien vus de la municipalité, et pour clôturer le tout : des éoliennes qui tournent 10% du temps et emmerdent tout le monde quand par miracle elles tournent.
         
        Alors l’écologie je l’emmerde.


        • martial martial 14 septembre 12:07

          des « drains » énormes quand pour ces messieurs immigrés joueurs, et ces messieurs entraîneurs de la prébende communale il ne fallait pas que le terrain de foot soit trempé, vous comprenez... Avec les félicitations du jury écologiste qui a eu en compensation 3 éoliennes inutiles.


        • Le421 Le421 14 septembre 18:51

          @martial

          Emmerder l’écologie, c’est une chose.
          Ceci dit, la planète n’en a rien à foutre de vos états d’âme.
          Vous confondez ceux qui veulent changer les choses et ceux qui en font un bizness...
          C’est votre droit, mais c’est quand même un peu simple.
          « Le réchauffement climatique ? C’est pas pour rien qu’on a inventé la clim !! ».
          C’est un peu votre devise, non ??
           smiley


        • mmbbb 15 septembre 10:23

          @Le421 n etes vous pas le N HULOT de Sarlat ? Vroum VROUM et RE VROUM


        • Attila Attila 14 septembre 12:07

          Tiens, un écolo raisonable sur la question du glyphosate : ça mérite d’être remarqué.
          Effectivement, on comprend que l’on puisse avoir des griefs contre Monsanto, ne serait-ce que pour l’agent orange. Mais pourquoi attaquer Monsanto par le glyphosate ? Il y a certainement des produits bien plus problèmatiques dans la gamme de Monsanto. Le glyphosate est le dernier des produits que j’aurais choisi pour attaquer Monsanto. Ce n’est pas rationnel.
          .
          Je remet le lien vers le blog d’un scientifique, David Louapre, qui a fait une analyse critique de l’étude sur les agriculteurs et le glyphosate :
           Glyphosate, le nouvel amiante ?

          .


          • zygzornifle zygzornifle 14 septembre 13:43

            C’est choisi , le « pognon de dingue » avant tout ....


            • Le421 Le421 14 septembre 18:47
              Je ne sais plus qui a dit « ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent qui change ».
              De Rugy l’a compris.

              C’est plus « En Marche ! », c’est « A la soupe ! »

              • mmbbb 14 septembre 20:42

                @Le421 Edgar Faure un radical socialiste ; la seule chose qu il ait fait en politique Il est comme Rugy il tourne aussi vite qu une eolienne


              • aimable 14 septembre 23:40

                @mmbbb
                mais non , il indique simplement le sens du vent , comme la girouette il est sensible au sens du vent , il ne faut pas oublier qu’il vient du perchoir .


              • bob14 bob14 15 septembre 08:13

                Les « Soubresauts » de la planète...ça dure depuis 4,5 milliards d’années et ça durera encore autant...contre ça il n’y a rien à faire...Par contre pour les déchets de l’humanité, faudrait que les gens qui s’occupent de leur gestion, soit un peu moins con, mais ça c’est pas gagné...


                • babelouest babelouest 15 septembre 10:03

                  Pour ma part, j’avais proposé ceci il y a déjà 6 ans.... certains vont détester ! (seulement une ou deux phrases modifiées depuis). Ne pas se fier aux noms qui apparaissent, il faut lire.

                  https://ti1ca.com/t8oqg46m-Anarchie-A5-2018-08-Anarchie-A5-2018-08.pdf.html


                  • Claudec Claudec 15 septembre 14:00

                    @babelouest


                    Utopie fourieriste on ne peut plus contraire à l’anarchie, par l’ordre devant nécessairement y régner – de gré ou de force – et les ressources nécessaires à son fonctionnement durable.

                    Ignore la démographie et néglige le fait que le caractère pyramidalement hiérarchisé de notre société est incontournable, pour des raisons découlant de la condition humaine ; le nier revenant à lutter contre les inégalités sociales à la manière de celui qui prétend combattre un ennemi sans l’avoir identifié. Des millénaires d’histoire en attestent, à l’issue desquels la frustration des plus déshérités (toujours plus nombreux) n’a fait qu’augmenter, proportionnellement à l’élévation considérable du niveau de vie moyen de l’humanité obtenue, non par la lutte sociale, comme le prétendent ses adeptes, mais par le progrès scientifique et technique (pour le meilleur et pour le pire), ayant toujours nécessité l’existence et l’intervention de capacités aussi naturellement qu’inégalement réparties.

                    Voir à ce sujet : https://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.fr/ https://pyramidologiesociale.blogspot.fr/ et/ou lire "Précis de pyramidologie sociale"



                  • babelouest babelouest 15 septembre 14:09

                    @Claudec Bien sûr, si on refuse de remettre à plat une certaine pyramide, rien ne peut se faire, et l’espèce humaine disparaîtra : dans ce cas on se garderait bien de la regretter !

                    Je rappelle que je ne suis surtout pas libertaire. Mais anarchiste égalitaire.


                  • Claudec Claudec 15 septembre 16:33

                    @babelouest

                    Il ne s’agit pas de refuser ou d’accepter, le problème est que nous n’avons pas le choix. Chacun rejoint à sa naissance la place que lui assigne, au sein de la pyramide sociale, un sort aveugle et le parfait hasard.
                    Les pauvres – qui se multiplient 6 fois comme les riches pour de banales raisons structurelles (la base de la Pyramide sociale étant plus peuplée que son sommet) et démographiques (les taux de natalité des pauvres sont le double ou le triple de ce qu’ils sont chez les riches) – font des pauvres et les riches des riches, quel que soit chaque parcours individuel ensuite, au gré de son héritage aussi bien génétique que social.
                    L’ascenseur social que nous considérons comme collectif, parce que dû avant tout à un progrès scientifique et technique qui profite à tous, est actionné par les seuls efforts individuels de ceux qui en produisent, sachant que le déclassement d’un membre de la société vers le haut, a pour conséquence un déplacement inverse, précisément en raison du caractère immuablement pyramidal de notre structure sociale, même si la croissance démographique nous fait penser à tort qu’il peut en être autrement. 
                    En toute hypothèse, la richesse existe par la pauvreté et réciproquement, ce qui fait que chacun d’entre nous est le riche ou le pauvre de plus pauvre ou de plus riche que lui.
                    En d’autres termes, la pauvreté est une fatalité que nous pouvons au mieux tenter de compenser par la solidarité spontanée ou contrainte.
                    Nous pourrions par contre éradiquer la pauvreté profonde, en commençant par ne pas faire d’amalgame entre les deux. En quoi le sort d’un miséreux qui disposent de moins de 2$ par jour pour survivre (il en existe 1 milliard et demi) est-il comparable à celui qui perçoit des aides codifiées quelle qu’en soit le montant ? Le moyen d’y parvenir est l’instauration d’un véritable revenu universel, dont le mécanisme est décrit par le schéma illustrant cet article.
                    Pour entrer dans le détail méthodologique de ce raisonnement, je ne peux que vous renvoyer aux liens clôturant mon précédent post.
                    Cordialement 

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